9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 06:00

Non, je ne veux pas en faire un fromage. Mais il faut reconnaître que Münster vaut le détour. Pour nous y rendre, nous avons utilisé Mitfahrgelegenheit, le site de covoiturage allemand. 4€ au lieu des 20 du train, et Simon, jeune homme de 25 ans (ah, le bel âge !), dans sa Peugeot ! Nous quittons Bielefeld, où nous sommes établis, sous le soleil, et arrivons 80 km plus loin à Münster, sous la pluie. Dommage ! Une bombe datant de la seconde guerre mondiale doit être retirée du côté de la gare, la ville est en émoi, les policiers sont de sortie.

D’entrée, le centre-ville historique en impose. Plusieurs églises, une porte splendide en l’honneur de la paix de Westphalie et plusieurs petites rues marchandes très fréquentées. L’une des églises, celle de Saint-Lambert, a la particularité d’avoir 3 cages, où ont été suspendus en 1536 3 anabaptistes, qui y moururent de faim. Sympa !Münster (4)

La ville prend toute sa splendeur du côté du château, qui sert maintenant… d’université. En résumé, c’est Lille 3, mais le contraire. Beauté, architecture, sculpture, jardins… le genre d’université où il doit faire bon vivre (peut-être la future université d’Alba soit dit en passant).Münster (8) Derrière, nous nous baladons dans le jardin botanique, où je me rends compte de mon déficit en matière de connaissance dans les arbres, fleurs et plantes en tout genre. Puis direction l’Aasee. Le soleil est à son zénith, plusieurs personnes louent des voiliers pour une balade sur ce lac immense. Je prends un coca à 4,50€, bienvenue en Allemagne. (plus de photos ici)Münster (12)

Münster est officiellement l’une des villes où la qualité de vie est la meilleure du pays. Le centre-ville piéton et la domination des vélos sur les autos expliquent en partie ce phénomène. Cela vaut Amsterdam. Le parking à vélos devait accueillir plusieurs milliers de deux roues, j’avoue avoir été impressionné. Pas facile avec quelques grammes de retrouver son engin ! D’ailleurs, une loi fait figure d’anecdote, à Münster, quand vous êtes contrôlé trop alcoolisé sur un vélo, vous perdez le droit de prendre un vélo et… de monter à cheval ! La loi, parfois, peut faire sourire.Münster (13)

Ce qui fait sourire également, c’est la traduction de Tintin et Milou, qui sont Tim und Struppi de l’autre côté du Rhin ! Münster (14)

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 11:54

C’est fou comme nos souvenirs peuvent être associés à un objet, à une parole, à une odeur, à une saveur. Cette dernière semaine, j’ai eu plusieurs de ces flash-back qui vous font traverser le temps pour revenir à un âge où la vie semblait plus facile, moins compliquée. Les souvenirs de jeunesse, à bord de ma Doloriane personnelle, mon propre cerveau.P1180914.JPG

J’étais chez ma Couchsurfer, à Bielefeld, dans la partie centre-ouest de l’Allemagne. Son appartement, situé au 3ème étage, surplombe le quartier avoisinant. Devant sa fenêtre, une rue droite court à perte de vue, là-bas, vers l’horizon. Et d’un coup, c’est revenu. C’était mon appartement, à Canterbury. Erasmus. La rue qui traversait Parkwood, les bus qui défilaient, les footballeurs qui s’en allaient jouer, les couples qui se retrouvaient. Cette rue se trouvait à nouveau devant moi. Je revoyais les arbres, l’allée pour les piétons, les maisons similaires. Je me revoyais, jeune Français à la recherche d’un apprentissage, à la recherche de l’anglais. J’ignorais alors que j’apprendrais la vie. Cette année-là j’avais une vue parfaite sur mon Erasmus. Je me sentais roi, je l’étais au fond de moi.

Alba évoque la sœur de sa copine, qui aime Justin Bieber et poste un statut par jour sur la vie de sa star. Une vraie adolescente, qui ne rêve que par la vie de mannequin. Mon cerveau m’amène à l’OV, Arras. Les débuts de l’université, la première année, une soirée dans un lieu que nous aimions bien fréquenter. Cette fois, un photographe personnel est là et propose de faire des séances gratuites. Nous n’hésitons pas longtemps. Le début est un peu chiant : maquillage et photo pose sans grande originalité. Puis nous avons le droit à deux minutes en free style. J’avance vers la caméra, fais le gangsta avec mon maillot du FC Barcelone. Cette photo restera dans ma chambre jusqu’en Erasmus. Et aujourd’hui, je porte le même maillot.

La vue d’une barrière. Et me voici plongé dans Tilques, en pleine obscurité. Je suis avec Alexandre, et nous allons chez Antoine, où les « wowowos » sont rassemblés. Nous sommes un peu en retard, et décidons de leur faire peur, alors qu’ils sont occupés à jouer au ping-pong. Nous passons sur la droite de la maison, regardant l’horizon pour ne pas être repérés. La chute est soudaine, brutale. Un grillage était posté là, nous ne l’avons pas vu. Nous sommes au sol, et rigolons plusieurs minutes sans pouvoir nous arrêter, sans même pouvoir nous relever. J’ai mal au ventre. Nous finissons par passer par l’entrée principale, l’air de rien.

D’ailleurs le dernier souvenir me ramène à Alexandre. Alors que je tombe sur le match Federer-Djokovic, une pub pour le base-ball me ramène dans sa cour. Nous expérimentons la batte qu’il a achetée en Allemagne. 14 ans. Comme nous ignorons les règles, nous jouons seulement à (tenter de) frapper dans la balle, de tennis. Je lance la balle, Alexandre est un peu plus bas, vers sa sortie. Il shoote parfaitement et la balle de tennis s’envole au-dessus de la maison. Elle rencontre son antenne, arrondie. La balle se loge exactement dans l’arrondi et ne bougera pas de là pendant plusieurs mois. Probabilité de le faire : 0,00001%. C’était cette fois. Fou rire.

 

A nos souvenirs, ancrés dans nos mémoires, qui font resurgir nos années de gloire.

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 05:05

Finir la publication de mes articles sur une plate-forme bien connue par le commencement, la genèse, représente une symbolique que j’aime beaucoup. Vous devez commencer à vous dire : « mais c’est qui ce type ? A 25 ans, il ne fume pas, il ne boit pas, il ne sera plus sur Facebook, n’a pas de téléphone, et lit la Bible ??? »


Oui, la Bible, et j’ai naturellement commencé par la Genèse, le début, les 70 premières pages (ma version de la Bible comporte un peu plus de 1500 pages). Question n°1 : pourquoi ai-je envie de lire la Bible ? Très bonne question, je vous remercie de me l’avoir posée ! Pour plusieurs raisons. Tout d’abord, c’est le livre le plus connu au monde, le plus possédé, le plus lu. C’est aussi l’un des livres les plus anciens. Le Bible, composée de l’Ancien et du Nouveau Testament, est surtout la source de deux religions des plus puissantes : la religion juive et la religion catholique.

Depuis quelques mois j’ai beaucoup de pensées et de conversations à propos de la religion, qui fait un retour remarqué dans l’actualité politique de nombreux pays, notamment la France. En Europe les questions se portent volontiers sur l’Islam et l’intégration des musulmans dans nos sociétés (comme si ce n’était pas le cas depuis 70 ans). Dans d’autres pays, au Moyen-Orient, au Maghreb ou en Asie, c’est la place de la religion catholique ou juive qui est discutée. Alors lire la Bible, c’est tenter de comprendre les problématiques qui entourent ce sujet. J’ai discuté religion dans une mosquée malaisienne, mon contradicteur m’a renvoyé à la Bible à de nombreuses reprises, notamment sur la question du voile. J’espère y trouver là quelques réponses sur ce sujet, et sur d’autres (le sens de la vie, qu’y-a-t-il après la mort ?...)

Enfin, lire la Bible, c’est aussi espérer pouvoir décortiquer un jour la majorité des peintures classiques ayant ce livre pour thème. Moïse sauvé des eaux ou le Christ rédempteur sont parmi les sujets les plus représentés. Lire la Bible, c’est vouloir comprendre les petits détails que je ne pouvais pas voir auparavant.

 

Pour la Genèse, le premier livre de Moïse, je vous fais un résumé plutôt costaud des épisodes les plus connus. 3 codes de couleur : en vert, les épisodes les plus connus, en rouge les épisodes qui m’ont le plus étonné (ou choqué !), en bleu les passages sur le voile.


Dieu créa les cieux et la terre, puis le jour et la nuit (1er jour),
il sépara les cieux et les eaux (2ème jour), il créa les terres et les mers ainsi que la végétation (3ème jour), il fit le soleil, la lune, les étoiles, d’où découlent les jours, les saisons, les années (4ème jour), il créa des êtres vivants, les oiseaux et les poissons (5ème jour), il différencia les espèces (bétail, reptiles, animaux) et l’homme, à l’image de Dieu, pour qu’il domine les autres êtres vivants (6ème jour). Repos le 7ème jour

Création du jardin d’Eden, interdiction de manger dans l’arbre de la connaissance, du bien et du mal. Il créa Eve d’une des côtes d’Adam. Intervention du serpent, Eve puis Adam mangent le fruit défendu. Punition divine : tu enfanteras des enfants avec douleurs, ton mari dominera sur toi. Tu es poussière et tu retourneras dans la poussière. Expulsion du jardin d’Eden. Obligation de travailler pour se nourrir.

Les fils d’Adam et Eve, Caïn le laboureur et Abel le berger. Jaloux de son frère, Caïn le tua. Punition divine, exil. Interdiction de tuer Caïn sous peine d’être vengé sept fois. Descendance de Caïn… Nouveau fils pour Adam : Seth (remplaçant). Descendance d’Adam (930 ans) par Seth (Méthushélah, 969 ans…) jusque Lémec et son fils, Noé (repos). 3 fils : Sem, Cham, Japhet.

Chapitre 6 de la genèse, 6 : Et l’Eternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il en fut affligé dans son cœur. 7 : et l’Eternel dit : j’exterminerai de dessus la terre l’homme que j’ai créé…

Création de l’arche sur demande de l’Eternel. Alliance. Dans l’arche, Noé (600 ans) et sa famille, ses fils, des animaux en couple. Déluge : 40 jours et 40 nuits. Les montagnes furent recouvertes. Et toute chair expira. Inondation pendant 150 jours. L’arche s’arrêta sur les montagnes d’Ararat.

Noé s’enivra après avoir bu du vin. Cham, père de Canaan, vit Noé nu, et le rapporta à ses frères. Sem et Japhet le couvrirent sans voir la nudité. Noé maudit Canaan, il sera serviteur des serviteurs de ses frères.

Tour de Babel (confusion).
Descendance de Sem jusqu’Abram.
Et l’Eternel dit à Abram : va-t’en hors de ton pays… vers le pays que je montrerai. Descente en Egypte, car la famine était grande.
Guerre des rois de Sodome et de Gomorrhe. Abram délivre son neveu Lot. Agar, servante de la femme d’Abram, enfante le fils d’Abram, Ismaël (Dieu entend). Abram devient Abraham. La circoncision est instituée : signe de l’alliance entre l’Eternel et les croyants. La femme d’Abraham, Sarai, devient Sarah (princesse). Isaac (rire) sera leur fils naturel.

Abraham demande la miséricorde de Dieu si celui-ci trouve 10 justes à Sodome. (Genèse 18, 25 : Abraham à Dieu : Non, tu ne le feras point.)
Destruction de Sodome et Gomorrhe, après le départ de Lot et de ses deux filles (sa femme, se retournant, devint une statue de sel). Les filles de Lot enivrent et couchent avec leur père pour perpétuer la race.
Abraham dit de Sara sa femme, c’est ma sœur. Le roi Abimélec l’enleva, puis la rendit à Abraham après l’intervention divine. Il dit à Sara (Genèse, 20, 16) : ce sera pour toi un voile sur les yeux, devant tous ceux qui sont avec toi ; et auprès de tous tu seras justifiée.

Naissance d’Isaac. Agar et Ismaël sont chassés vers l’Egypte, puis secourus par Dieu.

Abraham veut sacrifier Isaac, son fils. Remplacé finalement par un bélier. Eliézer, servant d’Abraham, envoyé en Mésopotamie pour trouver une femme à Isaac. Rebecca, fille du frère d’Abraham, offre sa cruche d’eau à Eliézer et à ses chameaux. Genèse, 24, 65 : Et elle prit son voile et s’en couvrit (Rebecca apercevant Isaac).

Isaac épouse Rébecca, deux fils : Esau et Jacob. Jacob achète son droit d'aînesse.

Jacob épouse Léa et Rachel, fille de Laban, après avoir servi quatorze ans pour le père. Lutte entre Jacob et un ange à Peniel. Nouveau nom de Jacob, Israël (qui lutte avec Dieu). La hanche de Jacob fut démise, Genèse, 32, 32 : c'est pourquoi les enfants d'Israël ne mangent point le muscle de la cuisse, qui est à l'emboîture de la hanche.

Dina, fille de Léa et Jacob est enlevée et déshonorée par Sichem. Il la veut pour femme. Les fils de Jacob demandent aux Sichémites de se circoncire. Ceux-ci acceptent. Deux fils de Jacob, Siméon et Lévi, frères de Dina, tuent tous les mâles de la ville. Pillage. Jacob est troublé. Genèse 34, 31 : Et ils répondent : Doit-on traiter notre sœur comme une prostituée ?

Jacob ôte les idoles des dieux étrangers de sa maison. Naissance de Benjamin par Rachel, qui meurt. Jacob a finalement douze fils. Mort d'Isaac (180 ans). Ruben, fils de Jacob, couche avec Bilha, concubine de son père.

Songe de Joseph, jeté dans une fosse par ses frères, puis vendu à des Ismaélites qui le mènent en Égypte. Genèse, 38, 14 : Alors elle quitta ses habits de veuve, et se couvrit d'un voile, et s'en enveloppa. 38, 15 : Et Juda la vit et la prit pour une prostituée ; car elle avait couvert son visage.

Joseph travaille pour le Pharaon et résiste à sa femme, il est jeté en prison. Il explique à l'échanson et au panetier du Pharaon leurs songes. Le Pharaon vient à Joseph pour comprendre son songe, l'Égypte va avoir 7 ans de bonnes récoltes, suivis par 7 ans de famine. Joseph est établi sur le pays par le Pharaon. Il rassemble les vivres des 7 années de bonnes récoltes. Manassé et Ephraim sont ses fils.

Début de la famine, les fils de Jacob sont envoyés en Egypte pour acheter du blé. Joseph exige la présence de Benjamin, ce que Jacob refuse. Finalement les frères doivent repartir chercher du blé, et emmènent Benjamin. Joseph se fait connaître de ses frères et leur demande de ramener leur père, Israël. Jacob descend avec l'ensemble de sa famille (70 personnes). Présentation au Pharaon, ils s'établissent dans le pays de Gossen. Joseph administre le pays (le cinquième à Pharaon). Jacob demande à être enterré près de ses pères. Bénédiction par Jacob des deux fils de Joseph.

Les douze fils de Jacob (Israël) sont donc les chefs des douze tribus d'Israël : Ruben, Siméon, Lévi, Juda, Issacar, Zabulon (Léa), Joseph, Benjamin (Rachel), Dan, Nephtali (Bilha, servante de Rachel), Gad, Asser (Zilpa, servante de Léa).

Mort de Jacob, pleuré par les Egyptiens. Mort de Joseph (110 ans).

 

Bilan : 3 choses. Tout d’abord j’ai été étonné par le visage donné à Dieu pendant la Genèse (et ça va durer pendant tout l’ancien Testament). Dieu est loin d’être miséricordieux, il ne pardonne pas facilement. Au contraire, Dieu est vengeur, Dieu punit. Dieu veut détruire la présence humaine sur terre. Dieu reçoit même un ordre d’Abraham. Il est énormément présent sur terre, intervient plusieurs fois, rencontre ses prophètes, leur vient en aide directement.

Deuxième chose : les scènes bizarres. Les filles de Lot qui couchent avec leur père par exemple. Ou la phrase faite à Eve : ton mari dominera sur toi. Je comprends que les féministes soient par nature anti-religion.

Enfin, la présence du voile, dès le départ. Avec un sentiment très mitigé. D’abord Sara, femme d’Abraham, doit porter un voile sur les yeux pour se protéger. Rebecca, futur femme d’Isaac, s’en recouvre en apercevant son futur mari. Puis Juda prend Tamar pour une prostituée puisqu’elle s’est couvert le visage. Difficile de conclure sur ce sujet tant les informations sont contradictoires. J’espère en savoir plus dans les prochains épisodes. La suite, ce sera l’exode !

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 05:14

Guy-de-Maupassant-Une-vie-Bel-Ami-Pierre-et-Jean.jpgUne vie, Bel-Ami, Pierre et Jean. 3 romans de Monsieur de Maupassant, plutôt habitué aux nouvelles (Boule-de-suif, Le Horla…). Et 3 histoires qui ont quelques points communs. Le premier, le plus important, c’est l’amour. Les trois personnages principaux des livres tentent de le comprendre, tentent de le rencontrer. Ils vivent tous, à leur façon, quelques temps de bonheur amoureux, trop éphémère. Car le second point commun à ces livres est l’infidélité. Bel-Ami se sert des femmes pour arriver à son but, gravir les échelons de la société. Pierre et Jean apprennent l’infidélité de leur mère et réagissent tout deux différemment (Jean choisit sa mère, Pierre prend la mer). Seule Jeanne, dans Une vie, reste fidèle malgré le comportement de son Julien. Mais elle est de loin la plus malheureuse. Même son fils la pousse à la ruine et aux larmes.

Pour être honnête, je ne suis pas un très grand fan de Maupassant. Le style tout d’abord, un peu trop descriptif à mon goût (et pourtant j’ai apprécié Flaubert, mystère). Je trouve les livres un peu lents, surtout Une vie. Pierre et Jean est peut-être mon préféré, c’est aussi le plus court. Mais il ne se perd pas dans les amourettes comme Bel-Ami peut le faire. Heureusement, la fin de celui-ci m’a laissé un sourire songeur, devant tant d’ambition du personnage. C’est d’ailleurs un point positif des trois livres, la fin, rarement happy ending. Qui vous laisse un goût amer dans la bouche, le goût de la vie pas forcément réussie.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 04:45

pourquoi-je-quitte-facebook.jpgDepuis quelques semaines c’est une idée qui me trotte dans la tête. Quitter Facebook, dire adieu à mes « 613 « « « amis » » » » (un oxymore). Après avoir abandonné le téléphone, je risque cependant de rentrer dans les injoignables. Pas grave, je prends le risque.

J’avoue ne pas être encore trop sûr de ma décision. Il y a bien quelques côtés pratiques sur ce site, qui n’existaient d’ailleurs pas vraiment lors de mon inscription, en octobre 2007. Il faut dire qu’à l’époque Fb n’était pas traduit en français, ce qui limitait beaucoup le nombre d’inscrits, encore plus sur Saint-Omer. Depuis, tout le monde, ou presque, est arrivé, même ma mère, chose impensable 5 ans auparavant. Certains ont même un de leurs grand-parents, c’est dire.

Mais voilà, Facebook a tendance à prendre trop d’importance, dans ma vie, et sans doute, un peu, dans la vôtre. J’ai souvent l’impression que l’on passe de plus en plus de temps à raconter nos soirées, nos vacances ou nos bons moments sur le site au lieu de les vivre sur le moment. C’est pire depuis qu’Internet s’est installé sur les téléphones et qu’ils sont de plus en plus à nous faire suivre, en direct, des moments de joies et de peines. On actualise notre statut, limité à 140 caractères, parce que Facebook considère que les meilleures idées sont les plus courtes. On peut même suivre en direct ce que les gens lisent au même moment, sur un site partenaire. Telle personne lit l’équipe.fr. Et Orwell se retourne.

Pour être clair, je me fais de plus en plus chier sur le site. Je rigolais bien au départ quand je voyais un groupe sur Chuck Norris ou le fameux « J’ai un problème de motivation jusqu’à ce que j’aie un problème de temps ». Problème, cette atmosphère bonne enfant a disparu à mesure que le site enflait, et j’ai pesté contre les multiples invitations « Non au Facebook payant » ou « Clique pour savoir qui consulte ton profil ». A chaque nouvelle version du site, on pouvait signer une pétition, et même les grands journaux nationaux analysent maintenant chaque mouvement sur le site. A défaut de parler de l’actualité internationale qui, de toute façon, intéresse de moins en moins, on fait maintenant la Une sur les réseaux sociaux et ce qui s’y dit ou fait. L’épisode des apéro-géants (ah les jeunes !), le twitte politique de Valérie (ah les femmes ! ^^). On analyse chaque déclaration, on en fait une publicité monstre à chaque émission (« et vous pouvez nous retrouver sur Fb ou Twitter… »). Même l’ancien Premier Ministre a annoncé sa candidature à la présidence de l’UMP en avant-première sur Twitter.

Les réseaux sociaux devaient nous permettre de partager certains moments choisis de vie avec nos ami(e)s les plus proches. Et ils ont tendance à remplacer la vie, tout court. On parle souvent de sa « seconde vie », celle que l’on a sur le web. Avec facebook, on se met en scène, même dans nos activités quotidiennes. Nous sommes devenus, chacun à notre façon, des acteurs. On donne d’ailleurs souvent une image, qui correspond rarement à la réalité. La plupart de mes « ami(e)s », jeunes adultes, sont des méga-super-géniaux potes qui font des soirées tout le temps et qui s’amusent comme jamais, mais tout le temps. Leurs profils regorgent de photos de soirées, de statuts d’après-soirées géniales. Mais chez eux, le soir, quand ils doutent un peu de leur vie, quand ils se demandent ce qu’ils foutent là, sur cette terre, combien le décrivent ?

Ok, sur cet article, je risque de ne pas me faire que des ami(e)s. Ça fera du tri. Mais ça me déleste de quelque chose, j’encourage les autres à en faire de même. A arrêter d’écrire en moins de 140 caractères, à essayer d’exprimer quelque chose avec plus de deux phrases. Souvent je croise des personnes avec qui je « socialise » sur le site. Et elles ont beaucoup de mal à « socialiser » dans la réalité. Impossible de lancer une discussion. Je me retrouve bloqué après 140 caractères. « Ah oui, j’ai vu sur Facebook ». Et la discussion prend fin. On a déjà vu sur Facebook, et on ne veut pas en savoir plus. En posant quelques questions, on pourrait se rendre compte que le statut précédent ou les photos publiées ne correspondent finalement pas beaucoup à la réalité, que la soirée était en fait un peu naze, qu’on s’est fait tellement chier qu’on a passé notre temps à prendre des photos de nous et finalement ça rend plutôt bien (et là, je deviens publiquement interdit de soirée dans la région).

Bon, ce qui m’embête un peu, c’est le côté « on garde contact ». Ça m’arrange souvent quand je voyage, surtout après avoir fait Erasmus. Du coup, plutôt que de le supprimer totalement, je vais juste disparaître du site sans effacer mon compte. Et si j’ai un besoin urgent de contacter quelqu’un, je pourrai toujours le faire. J’ai une amie qui fait ça depuis quelques mois, et elle le vit très bien.

Cette décision peut paraître un peu égoïste. Je le conçois. Sans téléphone, sans Facebook, comment me contacter ? Pour cela, plusieurs solutions. Tout d’abord je garde ce blog. Oui, j’aime m’exprimer, surtout avec plus de 140 caractères. Il y a aussi les bons vieux mails (je peux vous filer l’adresse si ça vous intéresse). Et puis il reste ma maison, dans mon village. Mes ami(e)s savent souvent où elle se trouve. Pour les autres, vous êtes les bienvenu(e)s. J’y serai à partir du 27 juillet. On pourra se raconter notre vie, la vraie.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 05:55

Il y a parfois des peintres que l’on reconnaît au simple coup d’œil. C’est commun pour les fans de Picasso ou de Dali de reconnaître une œuvre de leur maître à 45 mètres. Chez moi, Caravage, les frères Le Nain ou George de la Tour sont aisément reconnaissables, autant pour le style du peintre que pour ma connaissance de leurs tableaux. Mais il y en a un que tout le monde peut reconnaitre : Giuseppe Arcimboldo.

Son style : la peinture fruitière !

Tout d’abord les saisons, où le peintre utilise des fruits de chaque saison pour réaliser des portraits.

Arcimboldo PrintempsArcimboldo étéArcimboldo automne

Arcimboldo hiverPrimavera, Estate, Autunno et Inverno (1573), huile sur toile, Louvre, Paris.

 

Ensuite, la plus connue de ses toiles : le portrait de Rodolphe II en Vertumne (1590), huile sur toile, château de Skokloster.Arcimboldo vertumne rodolph II

Au même endroit, vous pourrez également trouver Le bibliothécaire (1562), dans un style tout aussi particulier.Arcimboldo le bibliothécaire

Le feu (1566, huile sur toile), exposé à Vienne. arcimboldo le feu

Enfin, et toujours en Suède, au Nationalmuseum de Stockholm, vous avez Le cuisinier (1570, huile sur toile), un tableau réversible !

arcimboldo le cuisinierarcimboldo le cuisinier 2

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 05:54

Je vois que le titre t’intéresse, petit(e) vicieux/vicieuse ! C’est vrai que les nudistes de Munich, ça donne envie. Enfin, si je vous dis un gros Allemand de 50 ans nu, c’est peut-être moins vendeur. J’y reviens.

A chacune de mes visites en terres munichoises, le football est au centre des conversations, des passions. Après la finale de la coupe d’Allemagne, perdue par la Bayern Munich face à Dortmund, après la finale de la Ligue des Champions, perdue par la Bayern Munich dans son stade face à Chelsea, voici la demi-finale de l’Euro, Allemagne-Italie. Je ne vous invente pas un faux-suspense, vous connaissez le résultat, une nouvelle défaite… Oui, je suis un chat noir. Mais ça ne m’empêchera pas de vous raconter un peu plus en détail les joies des Biergarten. Munich (44)

Nous étions à l’Augustiner, l’un des plus grands (5000 personnes) et vieux jardins de Munich, où la bière coule à flot. Je rappelle le principe du Biergarten : vous vous asseyez avec vos ami(e)s dans une immense terrasse, où les arbres sont nombreux (100 marronniers). Vous commandez vos (litres de) boissons (bière, spezi…) au bar, et vous pouvez ramener votre pique-nique. L’ambiance est conviviale et familiale. Même dans la défaite ! Jusqu’au premier but italien, les choses se déroulaient convenablement. Bon, Balotelli a ensuite récidivé et c’en était fini pour les quelques chants que l’on pouvait entonner à côté de moi. Le penalty a suscité un léger espoir, mais il est arrivé trop tard pour faire vibrer l’ensemble du Biergarten. Pas grave, j’ai apprécié le moment, et j’espère vivre un jour un Biergarten dans la victoire.Munich (43)Après une soirée raclette avec les ami(e)s de ma partenaire, j’ai retrouvé une connaissance allemande de Madrid qui m’a accueilli l’année dernière à Regensbourg (longue histoire !). Bref, je la rejoins à la gare avant d’aller vers les jardins anglais. C’est samedi, il fait 34°C, autant vous dire que toute la ville a la même idée. Cela a beau être plus grand que Central Park, ça s’entasse un peu sur les bords de la rivière qui traverse le parc. Celle-ci descend directement des Alpes avoisinantes, et beaucoup vont se rafraichir quelques minutes, en se laissant emporter par le courant. A l’entrée, une petite vague amène ici des personnages surprenants : les surfers. Oui, ça surfe à Munich. Ils sont une quinzaine à prendre plaisir sur cette vague des plus régulières. Bluffant !Munich (45)

Mais je ne suis pas au bout de mes surprises. Après l’épisode les surfers de Munich, voici les nudistes, en plein Munich. J’étais tranquillement assis sur le côté droit de la rivière quand je vois devant moi un homme de 50 ans, totalement nu. Je le dis à la demoiselle avec moi, elle ne semble pas réagir. « Non, mais il est nu, nu ! ». Oui, je sais. Pas surprise du tout, elle m’explique que c’est régulier, et que le côté gauche du fleuve est réservé plus ou moins officieusement aux (semi)-nudistes. Et comme le fleuve fait deux mètres de largeur, tout le côté droit peut apprécier (cette fois, pas de photo !). Bizarres ces Allemands !

Demain, départ pour le Nord du pays : Bielefeld !

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 05:59

C’est l’une des choses que l’Europe nous envie (surtout les Néerlandais ou les Allemands !), notre magnifique langue. Sa sonorité fait même dire à nos amis anglais qu’à chaque fois qu’un Français parle, on a l’impression qu’il récite un poème. Ceux qui ont eu la chance comme moi de faire Erasmus, ou de vivre une année dans un pays étranger, vous confirmeront la rumeur : avoir un accent français, c’est partir avec des points d’avance. Mignon. C’est la définition qui revient le plus, que ce soit pour les filles ou les garçons.

On le mérite. Il faut dire que l’on fait tout pour garder notre belle langue. Chaque année, nos académiciens se réunissent pour choisir quelle sera la version française des mots anglais qui tentent de s’immiscer dans notre quotidien. Au diable le computer, bonjour l’ordinateur ! Download devient télécharger, software logiciel et le walkman baladeur. Bon, ça ne fonctionne pas toujours : le courriel se débat toujours pour se faire une place à côté des emails tandis que mon blog ne s’appelle pas bloc-notes. Quant au balado (podcast) pas sûr que vous connaissiez son existence.

Les étrangers ont du mal à comprendre notre attitude, qui amène bien souvent à quelques gros quiproquos. Let’s play foot ! Oui, le foot, qui vient de football, terme anglais. Seul problème, le foot, c’est français. Ou plus précisément, c’est un franglais francisé ! Alors les Anglais ne comprennent pas foot. De même que rappeur ou bikeur.
Mais ce qui fait le plus rire nos amis européens, c’est notre manie de traduire les titres de film. The Lion King devient donc Le roi lion. C’est logique. Mais il y a moins logique. Ainsi The Cider House Rules, littéralement Les règles de la maison du cidre, est devenu L’œuvre de dieu, la part du Diable. Lien avec le titre anglais : 0 !

Dans la série, il y a :

-          The Help, littéralement L’aide, qui devient en 2012 La couleur des sentiments

-          A Beautiful Mind, littéralement Un magnifique esprit qui devient Un homme d’exception

-          The Shawshank Redemption, que l’on pourrait traduire par la rédemption ou le rachat de Shawshank, est devenu les évadés.

De ce fait, à l’étranger, il est parfois difficile d’avoir des discussions cinéma. Il faut essayer de traduire le titre français, en espérant que celui-ci suive littéralement le sens anglais, sans grand succès parfois.

 

The-Hangover-Very-Bad-Trip.jpgThe-Hangover-Very-Bad-Trip-2.jpgMais il y a pire. Oui, PIRE ! The Hangover, traduit par… Very Bad Trip. Oui, je parle cinéma avec un Anglais. Je donne un titre anglais qui n’existe pas chez lui, bizarre ! Alors je me pose la question : pourquoi ? Parce que l’on pense que les Français sont trop idiots pour comprendre Hangover, le mal de tête d’après cuite, et on choisit very bad et trip parce que ça, ils peuvent comprendre ?


Mais il y a encore PIRE ! The Others Guys devient… Very Bad Cops. Oui, car on utilise l’effet de Very bad trip qui a bien marché pour faire un nouveau titre.

Alors si vous allez à l’étranger demain, rappelez-vous bien que Sex Crimes a pour titre original Wildthings, Sex Friends c’est au départ No Strings Attached, et Good Morning England aurait dû s’appeler The Boat that rocked. Et Killers, parce que c’est trop compliqué, Kiss and Kill ! 8% des films de 2009-10 ont eu un nouveau titre… anglais.

Lien vers un top 15 de titre anglais traduit en... anglais !

Heureusement, il y a les Québécois, les défenseurs jusqu’au-boutistes de la langue française, qui y vont très fort sur les traductions. Kill Bill c’est devenu Tuer Bill, Ghost c’est Mon fantôme d’amour (n’est-ce pas mignon !) Poulet en fuite a supplanté Chicken Run, Film de peur pour Scary Movie, Folies de graduation pour American Pie et Fiction Pulpeuse pour Pulp fiction ! Rien que ça !

Lien vers un top 25 des titres anglais traduits en québecoisFiction-pulpeuse.jpg

Pour en savoir plus, un petit article de presse sur le sujet ! lien

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 14:22

On le croyait mort, disparu à tout jamais dans les cendres de la seconde guerre mondiale. Et pourtant il renaît, doucement mais sûrement. Le patriotisme, à ne pas confondre avec nationalisme, est loin d’être un mouvement politique. Les Allemands, vis-à-vis de leurs partis politiques, sont attentifs à toutes poussées patriotiques ou nationalistes. L’interdiction du parti d’extrême-droite NPD revient souvent sur la table, 75% des Allemands soutenant cette idée. Les groupuscules néo-nazis, qui font couler beaucoup d’encre, sont au centre de la répression policière. Fermer les frontières, stigmatiser une religion ou une population d’origine… ça n’arrive pas, et ça n’arrivera pas de sitôt dans un pays qui a appris de son histoire.

 Cependant, il existe un patriotisme assumé : le football. Depuis qu’on a arrêté de faire la guerre, le sport est devenu le bras armé (sic !) du patriotisme. Si bien que chaque victoire est célébrée par l’opinion. Une victoire en coupe du monde correspond à peu près à un Austerlitz pour les Français, ou un Sadowa pour les Allemands. Et chaque défaite entraine la baisse du moral de la population, Waterloo étant devenu une expression courante pour symboliser une déroute sportive.

 Les Allemands m’ont étonné. Pour l'hymne d'abord, debout, dans le Biergarten, tous ensemble et en choeur. Pour avoir suivi les matchs de la France dans les cafés audomarois, je peux vous assurer que la fierté de l'hymne n'est pas chez nous (et encore moins chez nos joueurs !). Les drapeaux ensuite, présents     au-devant des maisons, flottant sur les voitures, accrochés aux rétroviseurs. Quand on sait la place que les drapeaux tenaient lors de la période nazie, on ne peut s’empêcher d’être surpris. Surtout que d’ordinaire, exception faite des bâtiments officiels, il est très difficile de voir un drapeau allemand flotter quelque part, surtout dans la capitale de la Bavière !Drapeau-Allemagne-voiture.JPG

Le drapeau bavarois lui, est une habitude. On le voit un peu partout, sur des maisons, des stickers ou même la serviette que l’on me donne gentiment au restaurant. A défaut de nationalisme, les Allemands avaient plutôt tendance à un régionalisme affiché, surtout dans le Sud. Les partis politiques sont propres à la Bavière, et on n’oublie pas d’affirmer ici les avantages qu’offre la région. En matière d’économie, avec un chômage à 3,6%, et des entreprises comme BMW, Adidas ou Allianz, la Bavière fait figure d’exemple dans toute l’Europe. Alors les habitants s’en glorifient un peu. C’est bon enfant, on rigole un peu des gens de l’Est, plus par taquinerie qu’autre chose.

Concernant la nation, la fierté d’être Allemand et le sentiment patriote, cela avait quasiment disparu. Mais depuis quelques années il y a une résurgence. Les drapeaux lors du football sont récents, ils datent de 2006. Avant c’était plutôt mal vu. Les médias ont aussi tendance à vanter régulièrement les résultats économiques du pays, surtout en comparaison d’une Europe à la croissance en berne. Quelques remarques sur les Grecs ont beaucoup ému à Athènes, lorsque les médias germanophones suggéraient à ceux-ci de vendre leurs îles pour régler le problème de leur dette. Et la position de Merkel, défendant en priorité la situation économique de son pays, veut peut-être dire quelque chose.

 Des générations d’Allemands se sont succédées, traînant avec eux un sentiment de culpabilité. Une culpabilité d’Etat qui, j’ai l’impression, a tendance à disparaître. C’est plutôt bien, il ne faut pas que les Allemands paient pendant des siècles pour quelque chose à laquelle eux n’ont pas participé. Et lorsque les Grecs rappellent que ceux-ci n’ont pas payé les dettes de guerre, il y a bientôt 70 ans, ça me laisse un peu incrédule. Mais il ne faudrait pas non plus que les Allemands reprennent un coup de sentiment de supériorité grâce à leur économie. Surtout quand le foot et l’économie se côtoient, comme lors du récent Allemagne-Grèce, on a vu fleurir quelques titres du genre : Bild Grèce

-          Le BZ affichant la tête de Merkel à la place des 11 joueurs de l’équipe

-          Le Bild : Bye, Bye les Grecs ! Aujourd’hui on ne pourra pas vous sauver !

-          Le Tagespiel : L’Allemagne sort la Grèce de l’Euro

-          Le Frankfurter Rundschau : c’est une victoire de l’ère moderne sur l’ère antique

Des titres parfois ambigus, qui démontrent un élan de patriotisme comme on n’en avait plus vu depuis longtemps au pays de Goethe. A surveiller.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 09:43

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Imprimer (89)Imprimer (81)Imprimer (75)Imprimer (48)Imprimer (32)Imprimer (31)Imprimer (25)Imprimer (23)Imprimer (12)Imprimer (58)100 photos proposées, 79 photos ayant reçu au moins un vote (!). Un plébiscite pour une photo de la grande muraille, mais les votes étaient divisés parfaitement entre les deux photos (!). Encadrées, elles sont à découvrir dans... ma chambre ! (mais je n'invite pas tout le monde en même temps !) Merci pour votre participation.

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