3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 11:34

Alea jacta est, mon choix est fait. Bon en vérité il était fait bien avant ce débat, qui m’a juste conforté dans mon idée.

Francois-Hollande-PS-presidentielle-2012.jpg Tout d’abord, et en préambule, je rappelle que ce choix n’engage que moi. Ceci n’est pas un article pour vous obliger ou même vous conseiller de voter François Hollande. Chacun est libre de son choix, je respecte le vôtre, même s’il se fait pour Nicolas Sarkozy (ou le vote blanc). Par contre, à toutes les personnes ne souhaitant pas se rendre dans l’isoloir, je leur rappelle que des milliers de personnes sont mortes ou meurent actuellement pour obtenir ce droit essentiel à toute démocratie. Ne pas se rendre dans l’isoloir, c’est trahir leur mémoire (j’ai fait une procuration pour pouvoir voter).

Ensuite, certains considèrent que je ne devrais pas écrire mes choix politiques. Que ça devrait rester secret, que ça n’attire que les emmerdes (ou commentaires insultants). Je ne suis pas de cet avis. J’aime parler politique, j’aime débattre, j’ai même tendance à penser que si nous débattions un peu plus de nos choix, notamment avec les électeurs des extrêmes, le score de ceux-ci aurait tendance à diminuer.

 

Bon, et François Hollande alors, dans cette histoire ? Je l’ai déjà écrit, je suis loin d’être un socialiste de la première heure. J’ai d’ailleurs fait partie de ceux qui ont voté en 2007 au second tour pour le président actuel. A l’époque, j’expliquais pourquoi ce choix me faisait un peu chier, mais que je l’avais fait à la vue du programme et de la personnalité des deux candidats. Et j’avais conclu ainsi : il a 5 ans pour faire ses preuves s'il veut revoir mon vote ! (lien article)

 Depuis, ma période libérale est un peu passée et Sarkozy présente un bilan. Et je considère qu’il n’est pas bon (ce n’est que MON avis, une opinion personnelle). Les chiffres du chômage sont mauvais (+ 1 million pour les catégories A, B et C entre mars 2007 et mars 2012). Alors bien sûr quand on compare avec l’Espagne (+ 191% selon Sarkozy, environ 25% de la population) on se dit qu’on a bien passé cette fameuse « crise ». Et je propose d’ailleurs à Sarkozy de comparer avec l’Afghanistan (35%), la Bosnie (43%) ou le Kenya (40%)…

L-emploi-2007-2010-en-France-et-en-Allemagne.jpgNon, je refuse de comparer avec les pays en-dessous de nous. La France n’a jamais comparé ses chiffres du chômage avec ceux de l’Espagne, nous sommes la cinquième puissance du monde, l’Espagne est 12ème, la Grèce 34ème. La France a vocation à regarder vers le haut, et au-dessus de nous il y a l’Allemagne, notre principal partenaire. 7% de chômage.

 Leur balance commerciale était positive de 14,7 milliards en février (et ils importent aussi des matières premières). Et chez nous….

Balance-commerciale.gif

Alors hier j’ai entendu l’argument des 35 heures. Et j’ai entendu plusieurs fois le nom de Mitterrand revenir dans la discussion. Si Sarkozy l’ignore, Mitterrand est mort il y a 16 ans. Et l’UMP est au pouvoir depuis 2002. 10 ans au pouvoir. N’avaient-ils pas le temps de faire évoluer la loi si c’était pour eux la seule raison des problèmes français ? Le fameux « ce n’est pas ma faute, c’est la faute à la crise et aux 35 heures » ne doit pas fonctionner. Sarkozy a un bilan, 10 ans au pouvoir (ministre de l’économie sous Chirac), il a sa part de responsabilité dans ces chiffres (ceux de la dette publique, % du PIB).

Dette-publique-france.png

J’entends parfois des absurdités sur le programme de François Hollande (oui il a un programme ^^) Il veut remettre la retraite à 60 ans --> Faux, Faux, Faux ! il propose à ceux qui auront cotisé les annuités nécessaires de partir à la retraite à taux plein à 60 ans, ce qui n’est que justice quand on a commencé à bosser à 18 ans.

Hollande veut taxer les riches à 75%. Si je gagne 1 million par an, je vais devoir en donner 750 000 ! --> Faux, Faux, Faux ! C’est la somme au-dessus du million d’euro qui sera taxée à 75%. C’est à dire que si vous gagnez 1,2 million d’euro par an (salaud ! ^^), c’est les 200 000 euro au-dessus du million qui seront taxés à 75%, le reste sera taxé aux alentours de 40%. Rassurez-vous les riches ! (je ne sais pas si je parle à des gens du Pas-de-Calais dans cette histoire ^^)

Quant aux 60 000 postes dans l’éducation, qui seraient une plaie pour les finances publiques, je rappelle que le président en place a également bien creusé le déficit (il n’est pas le seul, la France vit à crédit depuis 1945). Et ces postes sont nécessaires. J’ai une copine qui a travaillé cette année en professeur de musique, alors qu’elle a eu une formation… d’histoire ! Cherchez l’erreur !

 Surtout, je refuse de voter pour quelqu’un qui considère qu’il y a trop d’immigrés en France. Qui hier, quand on lui pose une question sur le vote des étrangers, répond sur l’Islam. J’ai déjà fait un top 10 des raisons pour ne pas voter pour Nicolas Sarkozy (lien). Et cette semaine d’entre deux tours m’a juste confirmé la dérive droitière de l’actuel président. A propos du FN, Chirac a toujours répété qu’entre eux et nous, il y aura toujours une croix de Lorraine (le symbole de la résistance). Sarkozy a rendu cette frontière poreuse, à tel point qu’on imagine de plus en plus un FN entrant au gouvernement. Les idées du FN entrent de plus en plus dans les esprits des gens, Marine Le Pen devient compatible avec la République. Je refuse cette situation, je me battrai chaque jour pour faire reculer les extrêmes. Et j’ai l’impression que cette lutte commence ici, contre l’actuel président.

 Reste François Hollande. Je ne vote pas pour lui pour faire de l’antisarkozysme primaire. Il a des idées (si, si, je vous jure). Je ne suis pas toujours d’accord avec lui (sur la proportionnelle notamment). Mais il m’a convaincu.

 Mon top 20 des raisons pour voter François Hollande

1-      L’adoption et le mariage pour les homosexuels

2-      Entrée des salariés au CA des grandes entreprises

3-      Pour les futurs enseignants, restauration de l'année de formation en alternance avec la pratique en classe (supprimée en 2009).

4-      Lors de la primaire socialiste, François Hollande s'était prononcé pour la dépénalisation et une réflexion européenne sur le cannabis.

5-      Soutien à la reconnaissance internationale de la Palestine

6-      Réduction de 30% de la rémunération du président de la République et des ministres

7-      Pour l’euthanasie, si la personne est majeure, atteinte par une maladie incurable provoquant une souffrance insupportable "et qui ne peut être apaisée".

8-      Création d’une agence publique européenne de notation, sous l'égide de l'Eurogroupe

9-      Dix ans d'inéligibilité des élus condamnés pour corruption.

10-  Réforme du statut pénal du chef de l'Etat.

11-  Renchérissement des coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes

12-  Départ à 60 ans avec 41,5 années de cotisations

13-  Création d'une tranche marginale d'impôt à 75 % pour les revenus supérieurs à 1 000 000 euro par an

14-  Suppression de l’exonération des heures supplémentaires, sauf pour les très petites entreprises

15-  Séparation des banques de dépôt et des banques d'affaires

16-  Plafonnement des frais bancaires

17-  Abrogation de la circulaire sur les étudiants étrangers

18-  Suppression du mot "race" dans la Constitution

19-  Vote d'une loi sur le non-cumul des mandats

20-  Soutien à la mise en place d'une organisation mondiale de l’environnement

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 11:33

Einstein.jpgPour mes 8 ans sur la blogosphère française, j’ai décidé de donner la parole à mes lecteurs. Et en particulier à 8 d’entre-eux, des plus fidèles. Ils représentent différentes périodes de ma jeunesse, et ont eu le mérite de vouloir participer à cet anniversaire pas si banal. 8 ans en ligne, 8 ans de journal intime disponible à d’autres. 8 ans de réflexions, d’idées, des histoires extra ou ordinaires. 8 ans de vie. 8 ans de blog. Résumé par 8 lecteurs. A eux la parole, à eux le stylo.

 

Article du 13 janvier 2005, intitulé Une chanson que j’ai créée (non-disponible)

 

Pour beaucoup, Jérémy est un être mystérieux, et le quidam ne peut percer ses secrets. Bien qu'il s'exprime beaucoup dans ce blog, je considère qu'il ne se livre pas trop, qu'une bonne partie de son histoire, son passé, ses réflexions intérieures restent cachés. Bien connaitre l'auteur offre un avantage certain : comprendre un certain nombre des sous-entendus qui fleurissent au sein des récits.


L'article qui m'a le plus marqué est un très vieil article, un des tout premiers articles dans ce nouvel outil qui allait devenir à la mode : skyblog (ne le cherchez pas dans les archives, je pense que vous ne le trouverez pas - et évoquer son souvenir est un privilège réservé aux tout premiers aficionados). C'est un très bel article, un véritable poème, quelque chose de très personnel. C'est un article que j'ai lu, relu, encore et encore. Jérémy s'est vraiment "livré" dans sa rédaction. J'aime à penser que le sujet traité est une des raisons qui a poussé l'auteur à écrire un blog. Je suis également convaincu qu'il a même forgé notre écrivain dans son identité la plus profonde. Savoir trouver les mots, justes : quelle tâche difficile. Et pourtant, tu y es arrivé avec succès. J'admire ce talent.


M

 

Je pense de suite à un article de quebecstar qui date d'il y a quelques années. Il s'agissait d'un poème/chanson sur ta colère quand tu voyais une certaine personne lever le poing il me semble bien. Ca m'a marqué car tu n'étais pas quelqu’un qui se confiait facilement, on savait rarement ce que tu pensais vraiment et là tout à coup levée de voile! Ca m'avait pas mal retourné cet article!

 

Mélanie

 

Article du 21 mai 2008, intitulé Une Licence (lien disponible)

 

Ce choix cornélien de choisir un article pour rendre hommage à ce blog. Un blog qui est très vite devenu un livre de chevet. On attend avec impatience les nouveaux articles, les nouveaux coups de cœur, les coups de gueule et les moments de souvenirs qui refont surface.


Jérémy, n’est pas seulement un ami aujourd’hui. C’est un point d’ancrage autour de moi. Quelqu’un qui a su aller jusqu’au bout de ses rêves, de ses limites en n’oubliant pas ses racines. Une personne sur laquelle je pourrais éternellement compter. Alors quand on me demande de parler d’un article en particulier, j’ai évidemment en tête celui de notre rencontre. L’article du 21 Mai 2008 « Une Licence ».


Il revient sur ces années FAC (tiens ça me rappelle une série)… Une rencontre, un concours de circonstances et me voilà avec Monsieur R. en train de préparer un examen en Histoire Contemporaine. Un exposé qui sera le prétexte à trois années de pur bonheur. Des amitiés solides se sont créées, des moments magiques partagés et une nostalgie installée à la lecture de ces quelques lignes. Cet article me donne cependant le sourire. Il revient sur des instants précis, des personnes passées trop rapidement dans notre vie (Karina, Philippe, Mélissa, Johnny…). Les plus fidèles ont suivi tout le cursus de la Licence, les autres ont abandonné cherchant de nouvelles amitiés ou un autre avenir professionnel. Un blog digne d’une madeleine de Proust. Une ligne et me voilà replongé 4 années en arrière (oui déjà). Je revois Jérémy et ses entrées spectaculaires dans les amphis. La plus mémorable reste sans aucun doute le « nageur sous-marin » en plein cours de Guerre de Cent Ans. Et Monsieur R. qui revient s’installer naturellement à côté de moi sans la moindre gêne. Chaque minute de retard et mon cerveau partait dans tous les sens : qu’est-ce qu’il va encore faire ? maquillé ou non ? costumé en quoi ? Tout y est passé, des « Ma tante » du Carnaval de Dunkerque au noir africain, en passant par le cow-boy, l’égyptien... sans oublier cet inoubliable tollé où tu avais décrété de venir en supporter du PSG malgré les récentes affaires de la banderole raciste… Jérémy, c’était aussi un moment de stress en cours (n’en déplaise à certains). La fameuse veste blanche des exposés, les plans à bâtir à 3H du matin, les transparents à imprimer, les cours recopiés (je précise d’ailleurs qu’un trafic de tes cours est toujours d’actualité), des signes qui ont fait de ma vie universitaire un instant magique. Je ne regrette rien ! Sauf peut-être ton départ précipité… tout est allé vite, trop vite. Tu es comme ce personnage d’Edward dans Big Fish, attachant au premier regard : « Vous ne me connaissez pas, je m’appelle Jérémy R. et je vous aime ». Merci l’ami…

 

Sam

 

Article du 28 août 2011, intitulé Prendre un enfant dans ses bras (lien disponible)

 

SANS HÉSITATION article : prendre un enfant dans ses bras of course ! parce que c'était tout simplement un grand moment et non, je n'ai pas vu à quel point tu avais la frousse et j’suis fière que ma petite princesse ait un article à son effigie.

Article super bien écrit, qui m'a bien fait rigoler.

 

Julie.

 

Article du 11 septembre 2011, intitulé L’accouchement (lien disponible)


J’ai décidé de faire mon devoir de rédaction sur cet article car de tous, depuis le début du début de ta carrière de blogueur, c’est dans cet article que je me suis le plus retrouvée et dans lequel je t’ai le plus découvert.

Je t’ai toujours vu comme quelqu’un de très fort, toujours de bonne humeur, toujours capable de donner le change quand ça n’allait pas. Et là soudain, au détour d’une lettre ouverte je me rends compte que tu as exactement la même réaction que j’ai eue quand on m’a brisé le cœur, que tu te poses les mêmes questions que moi, que t’as les mêmes regrets.

Pourquoi ça marche pas ? Est-ce que quelque chose ne tourne pas rond chez moi ? Est-ce que je vais finir par trouver quelqu’un avec qui ça fonctionnera ? Je me posais déjà toutes ses questions au lycée et 6 ans plus tard je me les pose toujours. Pourtant depuis j’ai grandi, j’ai plus d’expériences, plus de recul mais au final ces questions reviennent toujours et les regrets aussi. Je suis en couple et j’en viens à me demander si ma vie n’était pas plus simple quand j’étais célibataire. Mais quand j’étais célibataire je passais mon temps à espérer rencontrer quelqu’un. Il parait qu’on n’est jamais content de ce qu’on a. On attend toujours quelque chose en plus….. Est-ce que ça veut dire que je suis trop exigeante ? Que je suis pas avec le bon ?
Voilà pourquoi j’ai choisi d’écrire sur cet article parce qu’il me pose question et parce que, même si je n’y trouve pas de réponse, c’est rassurant de voir que je ne suis pas seule à me les poser.

 

Stéphanie.

 

Article du 17 février 2012, intitulé Quand les couples se brisent (lien disponible)

 

J'ai l'occasion depuis quelque temps de découvrir (et corriger à l'occasion) tous tes articles ou presque (pas ceux du début du blog). J'avoue ne pas être tentée par ceux qui parlent cinéma ou littérature. Les mauvaises langues diront que c'est mon esprit scientifique qui me fait me désintéresser de ces deux catégories, et que la culture et moi, ça fait deux... Eh bien, pour faire un pied de nez à ces médisants, mon choix s'est porté sur un poème classé dans la catégorie "Les arts", relativement récent : "Quand les couples se brisent". D'actualité (triste) pour plusieurs de tes proches, te rappelant des souvenirs pas si lointains, je le trouve particulièrement bien écrit et à la fois triste et optimiste. Et malheureusement encore d'actualité. Et en plus j'aime beaucoup lire des poèmes. Tu publies un recueil quand ???


Sandrou

 

Article du 9 mars 2012, intitulé Ma Bucket List (lien disponible)

 

J’ai retenu « la Bucket list », les raisons sont diverses. Depuis que je le connais, l’auteur de ce blog n’a eu de cesse de me parler de cette fameuse feuille de route, censée guider sa vie et ses actes. C’est impressionné tout autant que perplexe que je l’écoutais disserter sur la liste.


Impressionné car à l’évidence il avait compris très tôt l’importance d’avoir des envies, de la nécessité de les réaliser. L’obsession de Jérémy quand il me parlait de sa bucket list, c’était de ne rien regretter, de pouvoir mourir tranquille. Je crois bien que ça l’est toujours, c’est bien la raison pour laquelle il se retrouve aujourd’hui au fin fond de la Malaisie, en plein tour du monde. Impressionné devant l’étalage de ses projets qui laissent parfois rêveurs. La liste vous renvoie à des choses auxquelles vous n’aviez pas pensé, auxquelles vous n’aviez peut être pas osé penser.


Perplexe, aussi. Il y a une part de moi qui n’a pas totalement saisi ce que notre ami attendait de sa liste. Celle-ci m’apparaît comme le symbole de sa fuite craintive du temps qui passe. Tout faire, tout connaître, tout ressentir, avant qu’il ne soit trop tard. Battre les records. Aller toujours plus loin, réaliser toujours mieux. Il veut lire les meilleurs livres au monde, regarder les plus grands chefs d’œuvre cinématographiques, rencontrer la planète entière ; en d’autres termes j’ai l’impression d’un Jérémy qui veut absorber toute la vie du monde au plus vite. Et j’ai bien du mal à croire que tout cela soit destiné à gagner plus facilement au Trivial Pursuit, comme l’intéressé l’avoue souvent. A lui de s’en expliquer.


LD

 

Article du 16 mars 2012, intitulé Le conseil de classe de fin de mandat : les notes des ministres (lien disponible)

 

Le message sur Facebook commençait par : « Tif, j’ai une mission pour toi ». D’habitude quand je reçois ce genre de message, il émane d’un de mes chefs et je me dis que ça sent le sapin (une mission « peau de Pu » dans le jargon). Dans le cas présent, j’ai été dans un premier temps flattée, puis très enjouée à l’idée de devoir choisir, parmi tes nombreux articles, mon billet préféré. Je me suis donc immédiatement attelée à la tâche.

Début de la relecture page 85, j’ai tout lu d’un trait jusqu’à la page 72. C’est à ce moment précis que je me suis rendu compte que le choix serait difficile, puisque plusieurs articles retenaient déjà mon attention.

Que choisir ? Les voyages ? Oui, pourquoi pas, tu nous en fais découvrir des pays, des villes et même quelques coins de France (sûrement ta passion pour le travail journalistique de JPP). Le Cambodge m’a particulièrement intéressé.

Mais il y a également la fac. Avec tous les moments passés ensemble, les amis, les soirées, les jeux, les cours, les exposés, Mme Baudoux, notre licence en grève option blocage spécialité AG… Tout ce qui a facilité grandement mon acclimatation au Nord. Merci de m’avoir fait revivre ces moments.


Mais comme tu l’auras surement deviné, l’article que j’ai retenu se trouve dans cette partie de ton blog que j’affectionne particulièrement, la catégorie « Politiquement vôtre ».
Et là encore le choix n’est pas évident. Relire tous tes articles, entre les deux tours, avec un recul de parfois plusieurs années sur certains sujets… Un bonheur, je me suis régalée.
Au début j’ai choisi « Maître Kadhafi et apprenti Sarkozy » parce que depuis que le Guide a rendu visite à son ami parisien, beaucoup d’obus de 76mm sont tombés sur Tripoli. Mais personne n’avait prévenu Kadhaf qu’il ne faisait pas bon planter sa tente dans Paris ? Il aurait dû se renseigner près du Canal St Martin. Depuis, certains disent que Mouammar aurait filé 50 millions d’euros à Nico pour financer sa campagne. Nico, tu pourrais être plus sympa avec tes copains…

Puis finalement, mon choix s’est porté sur un article récent : « 2012, le FN et Facebook ». Surement l’un de tes articles les mieux ficelés. Encore une fois tu as été très pertinent et surtout parce que tu le sais, je partage tout à fait ton opinion sur le sujet.

Mais finalement, celui que je mettrais à la première place de mon top 3 est « Le conseil de classe de fin de mandat ». Parce que c’est un bon résumé des années passées, qui m’a permis de me remémorer toutes les bonnes ou moins bonnes actions de nos chers gouvernements. J’ai aimé le fond et surtout la forme. Le ton que tu emploies est plus qu’adéquat. Bref, il s’agit de mon article préféré et surtout parce que LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT !


Toutes ces lignes pour te dire merci. Grâce à toi j’apprends et je découvre le monde, je confronte mes idées aux tiennes et surtout j’ai de tes nouvelles même à l’autre bout du monde.

 

Tiffen

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 13:07

P1180739.JPGPourquoi je porte une étoile nazie à côté de la croix de David ? Le Svastika !

 

Il y a souvent cette manie chez les gens de me prendre le cou. De façon tout à fait innocente, rassurez-vous ! Mais même les personnes que je ne connais pas vraiment ne se gênent pas. Leur but, observer ce qui pend devant leur nez depuis le début de notre conversation.

 

Les croix chrétiennes (au centre). Leur symbolique est très ancienne (symbole du bonheur en Mésopotamie par exemple). Elles sont devenues l’un des symboles chrétiens en 324 lorsque l’empereur romain Constantin vit dans le ciel une croix et les mots « tu vaincras par ce signe ». Il se convertit au christianisme ensuite, et en fut l’un des grands défenseurs. La symbolique actuelle, plus en lien avec le crucifixion, est plus tardive.

Pour la croix orthodoxe, la seule différence se situe au niveau de la branche inférieure, qui sert d’appui aux pieds du Crucifié, qui, contrairement à la tradition catholique, ne sont pas cloués ensemble.

 

La main de Fatma, le Khamsa (extrême-gauche). Un symbole de l’Islam ? Une affirmation difficile à tenir. Pas pour les sunnites (seul Allah protège le croyant). Pour les chiites, elle est souvent utilisée, les cinq doigts étant gravés des cinq noms sacrés : Mahomet, Ali, Fatima, Hassan, Hussein.

 

Et puis l’étoile de David (deuxième en partant de la gauche), juste à côté. Au départ, l’étoile à six branches symbolisait les six jours de la semaine. Le septième jour, celui du repos divin (le Shabbat), était symbolisé par le centre de l’étoile. Elle est devenue l’étoile de David lorsque celui-ci était recherché par Saül, il s’était caché dans une grotte où, lorsque les soldats entrèrent, une araignée aurait tissé une toile prenant la forme d’une étoile à six branches cachant David (d’où son nom).

L’étoile est également utilisée dans l’hindouisme, où elle représente soit Brahma (le Dieu créateur), soit la trinité hindoue (la Trimurti).

 

Le Taijitu (extrême-droite). Plus connu sous le nom de Yin et Yang. L’un de mes achats les plus récents, que l’on retrouve dans la tradition taoïste. Le Yin représente entre autres, le noir (ou souvent le bleu), le féminin, la lune, le sombre, le froid, le négatif, etc. Le Yang, quant à lui, représente entre autres le blanc (ou souvent le rouge), le masculin, le soleil, la clarté, la chaleur, le positif, etc. L’idée est simple : le monde repose sur la complémentarité, la balance des extrêmes.

 

Le Svastika (deuxième en partant de la droite). Celui dont je vais passer le plus clair de mon temps en Europe à expliquer que ce n’est pas une étoile nazie. Présent dans la religion hindoue et bouddhiste, on le retrouve un peu partout en Asie. Etonné la première fois, je considère maintenant que c’est un très beau symbole, dont le sens a été détourné. Dans la religion hindoue, les deux sens de rotation sont associés à l'activité du dieu Brahma constructeur de l'univers. Il symbolise dans le bouddhisme chinois la réalisation des dix mille mérites, qui promettent le Nirvâna.

 

Pourquoi avoir tout cela autour du cou ? Non, je ne suis pas un religieux. Sans doute un agnostique. Mais je respecte les croyances de l’autre. Et pour tout vous dire, je les comprends souvent. Car la religion, dans son ensemble, apporte souvent des réponses à nos questions existentielles. Peut-être pas les bonnes. Peut-être qu’elles ne me satisfont pas. Mais je comprends que certains en soient satisfaits. Et d’arborer ces symboles autour du cou, c’est juste un message aux juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes ou taoïstes que je croise : oui, je vous comprends. Et je vous respecte.

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 11:43

Ma vie a considérablement changé en une semaine. J’étais un voyageur occidental dans les pays asiatiques, une sorte d’attraction pour les locaux, un animal de zoo. Les regards se tournaient vers nous, les prix augmentaient quand nous apparaissions dans les magasins.

Et je suis redevenu un homme comme les autres. Surprise ! Les sourires habillent un peu moins les visages, les églises ont remplacé les mosquées ou temples, les terrasses de riz ont disparu.

En plus d’être seul, j’ai arrêté de voyager. Je suis dans la même ville depuis une bonne semaine, un peu comme à la maison. J’ai prévu de refaire une petite excursion en solo dans deux semaines mais l’esprit est différent.

 

Je regarde mon futur proche et mon futur lointain. J’essaie de me motiver pour avoir des objectifs. Je travaille à mes études. J’étudie mon futur emploi. Où vais-je ?

 

Comment est la vie ici ? Plus chère. 15€ le restaurant, ça change ! Forcément j’y vais moins souvent ! Dans ma nouvelle maison on cuisine bien, l’objectif de reprendre les kilos perdus en Asie semble être réalisable. J’ai même mangé une raclette !

La météo est très différente. Pour être clair, il pleut comme dans le Nord-Pas-de-Calais !

Et puis il y a les paysages. Les mêmes, plus ou moins, chaque jour. Et ça, ça change. Je peine à trouver des photos à poster tant les lieux peuvent vous paraître familiers. L’extraordinaireté a disparu. Bienvenue dans l’ordinaire.

 

Et oui, c’est ça mon Australie. Ca ne vous fait peut-être pas rêver. Moi non plus. Mais ça fait du bien de se poser. De réfléchir. De se retrouver.

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 10:53

C’est l’histoire d’un continent. Le plus haut, le plus étendu, le plus peuplé. Celui qui accueille en son sein plus de la moitié du monde, celui qui bénéficie d’un glorieux passé, celui dont on prévoit le grand avenir. L’Asie. Ou les Asies.

L’Asie a véritablement commencé pour moi sur les berges du lac Baïkal. Auparavant, de l’autre côté de l’Oural, et n’en déplaise à de Gaulle, Ekaterinbourg restait très européenne. Mais Irkoutsk fleurait bon l’Orient. Ses visages aux yeux tirés, cette peau teintée, et une culture très métissée.

 

L’Asie a commencé avec une exception. La Mongolie ne fut pas qu’un voyage dans l’espace, ce fut un voyage dans le temps. Le transsibérien se révéla être une magnifique DeLorean fumante, crachante, qui m’emmena directement au temps des steppes et des populations nomades. Les paysages furent étourdissants, les conditions de vie ahurissantes. Pas d’eau courante, et un feu au milieu de notre yourte à rallumer au cours de la nuit, tant la froideur de la steppe pénètre dans les cinq couches de vêtements.

Un voyage de rêve mais, je l’ai déjà écrit, une vie très difficile, diamétralement opposée à la nôtre. La culture nomade, les conditions de vie, les envies, les besoins, rien. Non, nous n’avons rien en commun, si ce n’est l’amour de ces paysages.

Mongolie (36)

Mon Asie restera marquée du sceau chinois. L’Empire du milieu, terre de croissance économique à deux chiffres et de « démocratie » où l’utilisation des guillemets est nécessaire. C’est le pays qui m’a le plus marqué, celui qui m’a le plus impressionné aussi. C’est celui que nous avons visité le plus longtemps, celui dont nous avons le plus découvert la culture. Un pays continent, des premières pentes de l’Himalaya à la grande muraille, du charme de Pékin aux terrasses de riz du Yunnan, de l’occidentalisme de Shanghai à l’orientalisme des campagnes. Des Chines. Tellement différentes. Mais une surprise de taille. Je n’en attendais rien, elle m’a tout donné.

Guilin (12) L’Asie du sud-est présente quelques similitudes avec le gros voisin du nord. Le Vietnam surtout. Le Cambodge et le Laos sont deux pays plus pauvres, et plus sympathiques. La vie au fil du Mékong, la tranquillité et la gentillesse des habitants. Et puis l’Asie des îles. La Thaïlande et la Malaisie, où beauté rime avec océanité.

Koh Lanta (6)

L’Asie ce fut la religion bouddhiste. Que j’ai trouvé étonnement compliquée, avec de nombreuses branches. Ce fut aussi le confucianisme, le taoïsme, l’islam et un peu de chrétienté. Raconter l’Asie sans évoquer la nourriture serait une erreur, tant les mets et leurs odeurs au coin des rues ont pour nous une signification particulière.

 

Je ne sais pas ce que vous en avez pensé, mais l’Asie m’aura surpris. J’en attendais beaucoup, vraiment. Mais j’ai eu plus que cela. Des surprises de taille, des histoires folles, des animaux un peu partout – entre mes jambes ou dans mon assiette – et des gens formidables. Une sécurité de voyage jamais connue, et des regards transperçants, touchants. Difficile de résumer en un article ce que j’ai écrit, ce que j’ai vécu ces sept derniers mois. Il faudrait lire cette centaine d’articles pour commencer à comprendre. Non. Ca ne suffirait pas. Il faut l’avoir vécu.

 

C’est l’histoire d’un continent. Le plus haut, le plus étendu, le plus peuplé. Et c’est maintenant mon histoire. Une histoire d’amour aussi. Asie, je crois que je suis tombé amoureux.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 14:41

Et je me retrouve seul. Pour la première fois depuis 7 mois. 210 jours. 5000 heures. Seul sans elle. Une semaine. Déjà.

 

Je retombe sur terre, doucement. Ce week-end pas vraiment, beaucoup de choses à faire, à organiser. Mais depuis 2-3 jours ça y est, je suis en plein dedans. Hello solitude. Tu ne m’avais finalement pas tant manqué que cela. Et bonjour tristesse, puisque les deux se collent très vite chez moi.

C’est bizarre, j’attendais un peu de cette toute nouvelle solitude. 7 mois en couple, 24h/24h, 7j/7j, cela pouvait parfois sembler un peu trop pour mon esprit. Non pas que je le vivais mal, au contraire, j’adorais chaque moment avec ma partenaire. Mais je me demandais toujours : comment est-ce quand on est seul ? Seul avec soi-même, avec ses doutes ou ses certitudes. Et me voilà en plein dedans.

 

Cette étrange sensation a commencé la seconde nuit, au moment de rejoindre le lit. Tiens, je dors seul ce soir. Pas de bras autour de moi, pas de grand sourire ou de baiser de bonne nuit. Juste moi, et ce grand lit froid.

Et puis ce fut sur Internet que cela s’est propagé. Pour la première fois, j’écrivais avec ma partenaire. Nous nous parlions sur Skype, avec une vidéo. Mais nous ne pouvions pas nous enlacer. Enervant cette situation. Viens ici, je veux t’enlacer maintenant ma p’tite dame !

 

Ca s’est aggravé. Le 4ème et le 5ème jour. Hier soir par exemple, alors que j’espérais passer un bon moment dans ma nouvelle ville. Une atmosphère de café qui m’en rappelait bien d’autres. Mais je n’y étais pas. Je n’y arrivais pas. J’étais comme perdu, sans elle. Les discussions s’engageaient et je disparaissais. Plus seulement physiquement, mais mentalement.

 

Le manque. Ca y est. Je l’ai. Il est là, bien profond en moi. Un manque pas ressenti depuis un bon bout de temps, une bonne année. C’est con mais je souris. Et pour cause, si manque il y a, c’est que sentiments sont présents. Développés.

 

Et voilà, c’est reparti. Cette situation compliquée dans laquelle je me suis déjà trouvé. L’heure des choix, ou des sacrifices. Personnels ou de couple. Que faire ? Quand ? Comment ? Et pourquoi au fait, pourquoi je trouve toujours une fille bien dans un pays lointain ? J’aurais dû chercher à Tilques, il y avait du monde. Mais non, j’aime apparemment le côté exotique de la chose. Il me faut un accent, une autre culture, une autre langue.

 

Et me revoici comme un benêt. A souffler, fermer les yeux, regarder vers le ciel en cherchant des réponses. Elles n’y sont pas. Je ne les aurai pas, peut-être jamais. Qu’est-ce que l’amour ? En sommes-nous sûrs ? Je pose ma tête contre le mur. Et je la remue. Bon Dieu, où vais-je ainsi ? Il est où ce foutu paradis terrestre ?

 

Je regarde par la fenêtre. Le soleil brille. La vie suit son cours. Et mes pensées me poursuivent. Comment m’en délivrer ? Ma feuille blanche, et les idées noires. Sortez.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 09:14

Je ne connaissais pas George Cukor avant que ma passion cinématographique ne se révèle. Depuis, je l’ai retrouvé à de nombreuses reprises et il est normal d’écrire une petite filmographie sélective. Réalisateur fétiche de Katharine Hepburn (10 films ensemble), George Cukor reste célèbre pour ses comédies, avec une préférence pour My Fair Lady et Indiscrétions.

 

Les romances

 

Camille (1936) : 12/20.Titre français : Le roman de Marguerite Gauthier. Avec Greta Garbo et Robert Taylor.

 

Adaptation de La dame aux camélias, l’histoire d’amour difficile d’une jeune femme et d’un homme riche, très vite attirée par un homme plus jeune. Pas de grand surprise et une romance classique, qui ne vaut que pour l’adaptation du livre.

 

Pat and Mike (1952) : 13/20. Titre français : Mademoiselle gagne-tout. Avec Katharine Hepburn et Tracy Spencer.

 

Un manager du sport rencontre une professeur capable de tout gagner, enfin seulement si son poisseux de mari n’est pas là ! Manquant de rythme parfois, et le couple Hepburn-Spencer me choque toujours un peu.

 

Bhowani Junction (1956) : 15/20. Titre français : La croisée des destins. Avec Ava Gardner et Stewart Granger.

Bhowani Junction Ava Gardner Stewart Granger Georges Cukor

Une fresque historique sur l’Inde au moment de la décolonisation. La place des métisses, les intouchables, Gandhi, les terroristes. Rien que pour le côté historique, ce film mérite une médaille ! L’histoire de Victoria Jones, métisse, à la recherche de son identité dans un monde en mouvement. L’un des meilleurs films que j’ai vus sur l’Inde.

 

Les comédies

 

Adam’s Rib (1949) : 9/20. Titre français : Madame porte la culotte. Avec Katharine Hepburn et Tracy Spencer.

 

Deux époux se retrouvent face à face dans une affaire de justice. Hepburn défend une femme (Judy Holliday) qui a tenté d’assassiner son mari. Teinté de féminisme, ce film dispose cependant d’une mauvaise morale. Et la relation entre les deux époux laisse peu de place aux surprises. Une déception.

 

Born Yesterday (1950) : 15,5/20. Titre français : Comment l’esprit vient aux femmes. Avec Judy Holliday et William Holden.

Born yesterday comment l'esprit vient aux femmes judy holli Un homme d’affaires empêtré dans les magouilles se sert de la stupidité de sa femme. Mais bientôt gêné par ses remarques imbéciles, il décide de l’éduquer avec l’aide d’un journaliste. Seul problème : elle prend goût à la culture ! Film sympathique, parfois très drôle, avec la voix d’Holliday qui peut vous marquer à vie.

5 fois nominé aux Oscars, meilleure actrice pour Judy Holliday (l’année de Sunset Boulevard et Eve !).

 

Les Girls (1957) : 12,5/20. Avec Gene Kelly.

 

Une comédie musicale un peu fade, un peu fabriquée pour Gene Kelly qui occupe la plus grande place de l’intrigue. Où est la vérité ? se demandent les membres d’un tribunal où un conflit oppose deux danseuses d’une troupe menée par Kelly. Difficile de la trouver, même à la fin du film.

3 nominations aux Oscars.

 

Let's make love le milliardaire Marylin Monroe Yves MontandLet’s make love (1960) : 14/20. Titre français : Le milliardaire. Avec Marylin Monroe et Yves Montand.

 

Je partais avec un mauvais préjugé sur ce film. Et ce fut une agréable surprise. Montand joue le rôle d’un milliardaire sûr de lui, capable de tout avoir (avec son argent). Et lorsqu’il essaie d’obtenir Monroe, en se faisant passer pour quelqu’un d’autre, il voit la difficulté qu’il a pour l’obtenir. Beaucoup d’humour, des grands noms (Bing Crosby, Gene Kelly) et une fin un peu bateau. Mais le tout ne manque pas d’envergure.

 

 

 

 

Le drame

 

A star is born (1954) : 15,5/20. Titre français : Une étoile est née. Avec Judy Garland et James Mason.

 A star is born une étoile est née judy garland george cuk

Remake du film de Wellman (1937), l’histoire d’un couple du cinéma, d’un haut et d’un bas. Un acteur tout en haut de l’affiche, qui tombe petit à petit dans l’alcoolisme. Et une toute nouvelle actrice qui vole vers les sommets. Un air de The Artist, en mode très dramatique. La vision du monde du cinéma y est très dure.

6 fois nominé aux Oscars.

 


Les deux chefs d’œuvres

 

The Philadelphia story (1940) : 16/20. Titre français : Indiscrétions. Avec Katharine Hepburn, Cary Grant et James Stewart.

The Philadelphia Story Indiscrétions James Stewart Cary Gr Fille de la haute société de Philadelphie et de fort tempérament, Tracy Lord (Katharine Hepburn) a gardé peu de temps son premier mari, le playboy C.K. Dexter Haven (Cary Grant). Deux ans plus tard, elle est sur le point de se remarier avec un homme d'affaires en vue, ce qui intéresse au plus haut point le magazine Spy, à qui Dexter promet les entrées nécessaires à ses deux reporters, le journaliste Macaulay Connor (James Stewart) et la photographe Liz Imbrie (Ruth Hussey).

J’aime beaucoup la prestation de James Stewart, vraiment drôle avec un côté dilettante (Oscar du meilleur acteur). C’est une comédie rafraîchissante, avec quelques répliques cultes. Nominé à l’Oscar du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice.

 

My Fair Lady Audrey HepburnMy Fair Lady (1964) : 17/20. Avec Audrey Hepburn et Rex Harrison.

 

C’est selon moi son chef d’œuvre. Film de George Cukor, adaptation de la comédie musicale du même nom, elle-même inspirée par la pièce de George Bernard Shaw le Pygmalion. Audrey Hepburn interprète Eliza Doolittle, fleuriste londonienne, qui tente de parler correctement, et sans accent. Le film est souvent très drôle, bien emmené par le duo Hepburn-Rex Harrison. Les chansons sont entraînantes, les dialogues rythmés. 8 Oscars (!) dont le meilleur film.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon classement des réalisateurs-acteurs (totalement subjectif)

 

1. Jacques Audiard : 16/20 (5 films)

2. Billy Wilder : 15,55 (11 films)

3. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

4. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

5. Frank Capra : 15,07 (7 films)

    Quentin Tarantino : 15,07 (7 films)

7. Les frères Coen : 14,88 (13 films)

8. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

9. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

    Audrey Hepburn : 14,5 (8 films)

11. Alfred Hitchcock : 14,32 (11 films)

12. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

13. George Cukor : 13,95 (10 films)

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 07:19

Pour finir avec l’Asie et ses habitudes, revenons sur un point que je n’ai que rarement abordé mais qui me semble important. L’environnement. Et surtout l’attitude des Asiatiques vis-à-vis de celui-ci. Car à mesure que je découvrais des paysages et lieux magnifiques, je pensais à leur sauvegarde, à leur maintien dans l’état.

 

Dire que les Asiatiques sont en avance dans le domaine de l’environnement serait un mensonge. Ce qui m’a le plus choqué, c’est bien sûr les villes chinoises. Pékin, Xi’ian, Shenzhen, Hong Kong. Quatre villes, quatre brouillards. De pollution. Alors que la météo annonce grand bleu, le ciel reste gris. Une énorme couche recouvre la ville. Hanoi, Saigon, Bangkok ou Kuala Lumpur m’ont également semblé assez brumeux un jour sur l’autre, et sans raison apparente.Pékin (9)

 

L’Asie regroupe 60% de la population mondiale. Le futur de la planète, sa propension à rester habitable et respirable, c’est ici que cela se joue. Un Européen aura beau fermer son robinet au moment de se brosser les dents, ça n’aidera pas si les Asiatiques consomment autant que les Américains.

Pour le moment, la Chine est le premier émetteur de CO2 (avec 23% du total global en 2008). Les Etats-Unis sont à 18%, l’Union Européenne à 14%. Mais, par habitant, la Chine est… 79ème (avec 4,9 tonnes par an, loin des 19 tonnes américaines, encore plus des 55 tonnes par habitant du Qatar).

 

On le dit souvent, si les Chinois se mettent à consommer comme les Occidentaux, il faudra une nouvelle planète (ou deux !). Les pouvoirs en place l’ont compris. Le 17ème congrès du Parti Communiste chinois a, pour la première fois, mis l’environnement dans ses sujets majeurs. Récemment, la rencontre entre Obama et Hu Jintao a mis au même niveau les débats sur l’énergie et sur l’environnement. Et, le mois dernier, le président chinois a évoqué le reboisement pour « une croissance verte ».

 

Attention, je ne veux pas faire passer le pouvoir chinois pour Europe Ecologie ; si les hautes sphères politiques semblent comprendre l’importance stratégique de l’environnement, cela reste pour le moment en-dessous des préoccupations économiques. Ouvrir une mine dans un pays sous-développé pour répondre à la demande en matière première des entreprises chinoises reste la priorité pour une Chine qui se développe. Mais la prise de conscience semble avoir lieu.

 

Seul souci, c’est le comportement de la population de base. Car la prise de conscience met souvent du temps à arriver de la sphère politique à la vie publique. Le temps d’une génération. Ou deux. Une question d’éducation en fait (comme souvent).

Combien de fois avons nous vu des gens jeter leurs papiers, leurs affaires, un peu de tout et beaucoup de n’importe quoi sur le sol, dans l’eau, dans la mer.Banlung (3)

Plusieurs fois nous avons vu des Occidentaux aller expliquer qu’ils ne fallait pas le faire, nous les premiers. Une fille jette un papier sur le site de « Pandora », alors que le poubelle se trouve à un mètre d’elle. Ma partenaire, Allemande (oui les Allemands et l’environnement ont une histoire qui se renforce), s’est jetée sur la personne en question pour lui signifier qu’il fallait mettre ce papier à la poubelle. La Chinoise, un peu penaude, s’est exécutée. Mais dans un pays où l’interventionnisme des puissances étrangères gêne dans les plus hautes sphères, difficile de ne pas passer pour des donneurs de leçons alors que nos pays polluent plus par habitant que la Chine.

Ce qui m’inquiète beaucoup également, c’est la qualité de l’eau. Le Mékong notamment, que nous avons remonté du Vietnam au nord du Laos. Un égout qui montre tout sur les rives de la mer de Chine. Et un fleuve plutôt propre au nord du Laos. Entre temps, les entreprises et les populations s’en servent, en abusent. 20 zones industrielles et 177 entreprises rien que dans le delta. Et, dans le même temps, les populations s’y baignent, utilisent l’eau grise pour laver les vêtements, la vaisselle, voire même pour cuisiner. Poubelle et eau de source, quelque chose ne va pas. Quelque chose ne fonctionnera pas sur le long terme.

 

Mais il reste de l’espoir. Le Vietnam vient de s’engager à augmenter sa couverture forestière de 40 à 45%. Les pays du sud-est se sont engagés à limiter les feux dont est friande la population (la culture en abattis-brûlis concerne encore énormément le Cambodge et le Laos, nous avons souvent traversé en voiture des zones complètes incendiées, ou en train de l’être).

 

Et puis il y a nous, Européens. Nous qui avons souillé la planète ces 80 dernières années, qui nous somment servis des matières premières à n’en plus finir. Et qui avons finalement compris l’importance centrale que doit avoir l’environnement et sa protection dans nos vies. Les énergies vertes, leur développement, voilà une des priorités de nos Etats. En espérant que cela permette aux Asiatiques de ne pas faire les mêmes erreurs que nous, d’éviter qu’ils arrivent à des émissions de CO2 comparables aux nôtres. C’est de la planète qu’il s’agit. De nos vies. Du futur de nos enfants.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 11:34

Depuis quelques jours je sens que le débat s’intensifie et que la « planète Facebook » respire un air très politique. Il faut dire que le Front National à 17,9% avec 85% de participation ne laisse pas grand monde indifférent.

 

Il y a ceux qui considèrent qu’il faut « garder son opinion politique pour soi, sinon à quoi sert l’isoloir ? ». Et puis il y a les autres, qui commentent, qui lancent les débats.

 

Je suis dans cette deuxième catégorie. J’ai déjà écrit dans ce blog la logique qui m’a poussé à voter pour le candidat du centre. J’ai surtout tenté d’expliquer les raisons qui m’ont fait rejeter certains partis, certains (ou certaines) candidat(e)s. Mes articles n’ont pas forcément plu. Donneur de leçon pour certains, pauvreté d’analyse ou écriture de connerie pour d’autres. Beaucoup n’en voyaient pas l’intérêt, n’en comprenaient pas l’usage.

 

J’ai toujours considéré les extrêmes comme des dangers pour la démocratie. Que voulez-vous, j’ai étudié 5 ans l’histoire à l’université, ça laisse des traces. Alors quand un parti joue d’une minorité contre une autre, cela me rappelle un peu trop une histoire ancienne (catholiques contre protestants en France, juifs contre les autres dans l’Allemagne des années 1930, Hutu contre Tutsi il y a moins de 20 ans au Rwanda…). Et je ne peux pas me taire. Parce que qui ne dit mot consent. Parce que tout ceux qui se sont tus sous Vichy ou à l’ONU en avril 1994 doivent avoir de temps en temps quelques difficultés à dormir, quelques problèmes à se regarder dans la glace. Et même si mes propos ne feront pas changer le monde qui tourne autour de moi, j’ose espérer, j’ose avoir la prétention, l’ambition, de faire réfléchir au moins une personne. Ce serait déjà une victoire.

Quand je déchire une affiche du F-Haine devant chez moi, à Saint-Martin ou devant chez ma grand-mère, cela ne changera pas la phase de l’élection. Mais cette action me permet d’avoir une certaine fierté, de considérer que j’ai fait un tout petit quelque chose pour réduire l’influence d’un extrême. Pas assez, sans aucun doute.

 

Je rejette le FN pour de nombreuses raisons. De par sa naissance, de par son histoire. De  par ses idées, en raison de la fermeture des frontières, sortir de l’euro, double peine, rétablissement de la peine de mort… Mais surtout pour ses discours anti-immigration, anti-immigré. Quand elle demande il y a quelques semaines « combien de Mohamed Merah dans les bateaux, les avions, qui chaque jour arrivent en France remplis d'immigrés ? » Marine oublie de préciser que la personne en question était bien née à… Toulouse. Au-delà de la question de l’immigration, c’est la question de l’intégration qui est, selon moi, plus importante. Une intégration qui doit se faire tout d’abord économiquement.

 

Le Front National a fait plus de 25% dans le Pas-de-Calais. Ce serait mentir si on disait que c'est la région qui attire le plus d'immigrés. Au contraire, c'est Paris, et c'est l'un des moins bons scores du FN.

Mais le Front National fait ses plus gros scores dans le nord-est. Des départements où le chômage est le plus haut de France (carte de gauche).

 

Carte de France chômage 2012 montée du FN

 carte vote Le Pen 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce comparatif de cartes me fait mal. Le FN semble être la seule solution, la seule chance des personnes sans emploi. Elles ont voté massivement pour les extrêmes, considérant aue les partis traditionnels étaient finalement bonnet blanc et blanc bonnet. Le fameux UMPS que le FN a répété sans cesse depuis 5 ans. Les personnes qui votent pour les extrêmes, un tiers des Français, pensent donc que c'est le seule possibilité d'un vrai changement.

 

 

Qui sont les coupables d’un tel sentiment ? Malheureusement je vais devoir rejeter la faute sur les gros partis. L’UMP. Le PS. Qui n’ont pas suscité l’espoir au cours de cette élection. Qui ont fait campagne à coup de petites phrases, sans répondre aux attentes des électeurs, et notamment sur la question de l’emploi. L’UMP a fait la chasse aux électeurs du FN, a droitisé son discours. Mais les électeurs ont préféré l’original à la copie. Le PS, plombé dans mon département pas les affaires de corruption, a laissé beaucoup trop de terrain à l’extrême droite dans ses bastions traditionnels, notamment chez les ouvriers.

 

Ce qui m’inquiète le plus dans tout ça, c’est que la candidate du Front National a encore toute sa vie politique devant elle. Qu’elle réalise l’un de ses meilleurs scores chez les jeunes. Je la crains, de plus en plus.

Pire, nous ne sommes pas les seuls. L’extrême-droite est entrée à l’assemblée dans de nombreux pays européens. 19% en Finlande, 15,5% aux Pays-Bas, 12,6% en Belgique, 11,7% au Portugal et même 28,2% en Autriche, l’un des pays les plus riches d’Europe, là où le chômage est de… 4% en janvier 2012…

 

J’ai peur. Et j’ai envie d’empêcher cela. Il y a 2-3 ans, nous avions discuté politique avec quelques amis. Et j’avais émis publiquement l’idée de s’engager si le FN réalisait 20 ou 25% des votes. C’est déjà le cas dans ma région natale. Nous ne pouvons plus nous cacher, nous ne pouvons plus reculer. Il faudra s’engager. Ou n’avoir plus que nos yeux pour pleurer quand dans 10 ans, dans 15 ans, le FN sera favori au second tour.

 

Résister est un verbe qui se conjugue toujours au présent. Lucie Aubrac.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 19:21

Avec la Chine, la Malaisie restera la très bonne surprise de ce voyage en Asie. Et pour cause, je n’attendais rien, je ne connaissais rien. Kuala Lumpur et ses tours Pétronas. C’est tout.

 

Le pays s’est révélé être le plus beau melting-pot qu’il m’ait été donné de rencontrer. Alors que dans le même temps les électeurs d’un pays occidental développé votaient à près de 20% pour le rejet du multiculturalisme, la Malaisie m’a prouvé que celui-ci pouvait fonctionner.

Chinois. Indiens. Descendants de colons portugais ou hollandais. Malais. Le tout mixé.

 

Des temples bouddhistes. Des temples confucianistes. Des temples hindouistes. Une église chrétienne catholique. Puis un temple protestant. Et la voix du muezzin qui retentit. Les mosquées, majoritaires dans le pays. Alors que dans un autre pays certains refusent la construction de mosquées au motif que les droits des chrétiens ne sont pas respectés dans des pays musulmans. Ils oublient de citer la Malaisie. La population de base est des plus respectueuses. Nous avons parlé religion et nous avons été respectés, malgré notre statut d’agnostiques.

 

En 2009, 2010 et 2011 les chrétiens ont signalé des abus de la part de l’Etat. Celui-ci aurait parfois tendance à jouer une communauté contre une autre afin de mieux conserver le pouvoir.

 

Les politiques sont un peu les mêmes partout. Les mêmes techniques. Et souvent les mêmes résultats. Le pays a connu une seule période de conflit dit « ethnique », en 1969, surtout à l’encontre de la minorité chinoise. 196 morts plus tard, les politiques en place ont compris leur erreur. Depuis la situation s’est normalisée.

 

 

La Malaisie restera aussi le lieu de la bonne bouffe. Le mélange des saveurs fut extraordinaire, la meilleure nourriture d’Asie du sud-est selon moi. Le satay et la nasik aruk furent les meilleurs plats que j’aie testés.

 

Côté paysage, les îles de Perhentian et de Tioman nous ont révélé mille splendeurs. Perhentian (11) Les fonds marins et surtout la nage avec les requins resteront un grand moment de ce voyage. Le centre du pays nous a impressionnés. Vallonné, vert, avec des milliers de palmiers. Melaka et son atmosphère coloniale très historique a beaucoup plu à notre groupe. Quant à Kuala Lumpur son aspect grande ville a été minimisé par notre hôtel des plus luxueux et la vue sur les tours Pétronas.

 

Oui, la Malaisie aurait été différente sans la présence des parents de ma partenaire. Ceux-ci ont amené quelques euros supplémentaires qui ont vraiment transformé la deuxième partie de notre séjour. Les hôtels notamment étaient presque à l’opposé de ce que nous recherchions d’ordinaire. Et ce fut un certain plaisir.

 

Reste son départ. J’y reviendrai.

Pulau Tioman (24)

Le Top 3 des lieux de Malaisie

  

1 Pulau Perhentian

2 Pulau Tioman

3 Melaka

  

Le top 3 de la culture malaise

 

1 Le melting-pot de la population

2 La nourriture

3 Les différents lieux religieux

 

Le top du top

 

La nage avec les requins

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