22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 09:18

logo-caducee-symbole-medecine-pharmacie.jpgJ’ai mal à l’oreille droite. Mais bon ça va passer.

Le réflexe, sans doute issu d’une tradition familiale paternelle, veut que tant qu’un homme est debout, il n’est pas malade. A l’étranger qui plus est, je n’ai guère envie d’aller rencontrer une personne que je ne connais pas, que je ne comprends pas, et dont j’ignore la formation. Et puis toute cette paperasse qui risque de s’en suivre pour me faire rembourser ensuite… (on paie des assurances une fortune, mais on essaie toujours d’éviter cette paperasse très française).

 

Bref. 3 heures du matin je ne dors toujours pas. La douleur augmente au fur et à mesure des heures et je n’en peux plus. Un homme est presqu’à terre. Je quitte la chambre et me dirige vers la réception de l’hôtel. Sympa, le réceptionniste propose de m’emmener chez le seul médecin de l’île (sic !) après avoir écouté ma complainte. Enfin, à la clinique. (?)

 

10 minutes plus tard me voici dans une cour sombre, éclairée par un croissant de lune. Mon accompagnateur sonne et frappe à une porte d’où personne ne semble émerger. Le docteur doit apparemment être profondément immergé dans son sommeil. C’est la seule clinique de l’île et je remercie le ciel que mon cas ne soit pas trop grave. 20 minutes plus tard une lumière apparaît, alléluia.

 

Nous nous dirigeons vers la clinique. Enfin, deux chaises et un bureau. Le docteur passe devant moi et part vers le fond de sa clinique (sic !). Il revient avec 2 boîtes de médicaments et un produit à me mettre dans l’oreille. Puis me souhaite une bonne nuit et repart vers son grand lit douillet dont je l’ai expulsé.

 

Mais n’aurait-il pas oublié quelque chose ? Regarder mon oreille par exemple ? Ou tout au moins me poser une question ou deux concernant ma douleur ? Rien de tout ça ! Et il ne me fait rien payer.

Rapide et gratuit. Ce docteur est magicien ! A peine il passe à côté de toi qu’il sait ce que tu as !

 

 

Kuala Lumpur, le lendemain.

Je me dirige vers l’hôpital recommandé par mon hôtel. Bizarrement, je reste sceptique après mon entrevue de la veille.

L’hôpital est aux normes européennes et ma confiance est décuplée par rapport à la veille. Après une analyse plus poussée, j’apprends enfin le nom de ma maladie, une grosse otite. Un peu embêtant à la veille de prendre l’avion vers un nouveau continent. Le docteur regarde mes médicaments, me dit d’arrêter un produit et de prendre des autres médicaments. Je paye 40€. Et j’ai confiance !

 

« La médecine l’a échappé belle ! » (revoir votre Molière)

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 05:22

Voyage signifie découverte. Vacances signifient repos. Un voyage vous transforme, des vacances vous reposent. Au-delà de ces deux définitions, c’est clairement deux mondes que tout oppose.

 

L’exemple de Pulau Tioman et de l’hôtel choisi par les parents de ma partenaire m’amènent à évoquer des vacances, sujet peu traité depuis le départ. Il y a bien sûr la chambre, le grand lit douillet (oh David), le salon, la climatisation, la télé câblée, le frigo ou le coffre-fort. En bonus vue sur la mer de Chine. Et puis la salle de bains, les deux lavabos, le bidet (spécialement conçu pour se laver les pieds), la baignoire, la tonne d’échantillons offerts (savon, gel douche, shampooing, lait corporel parfait pour les massages…)

Pulau Tioman (2)

Le petit-déjeuner, compris dans le prix de la chambre, inclut 3 types de muffins différents, une quinzaine de plats, et on vous amène ce que vous demandez (je voudrais du lait chaud, du thé vert and Cie). On vous amène même le plat dans la chambre si vous le souhaitez. Et puis la piscine avec vue sur la mer.

Pulau Tioman (28)

Cependant il y a des côtés obscurs. Les prix pour tout ce dont nous avons besoin à côté : la petite bouteille d’eau est à 1,5 euro (25 centimes en dehors de l’hôtel), le repas de base est à six euros (75 centimes en dehors) et les options de l’hôtel se révèlent impossibles à financer pour nos budgets de voyageurs (100 euros le golf, 10 euros l’heure de tennis, même Internet à 5 euros de l’heure m’oblige à abréger mes articles (mes excuses !)

 

Restent les solutions du voyageur en vacances. On embarque la moitié du petit-déjeuner pour le déjeuner. On récupère l’eau dans la salle de sports en libre accès. On profite de la plage et des fonds marins. La beauté et la gratuité (plus de photos dans la colonne de droite). Pulau Tioman (8)

Pulau Tioman (14)

Restent les gens. Le Malaisien de base. Difficile de le rencontrer dans ce type d’hôtel. A moins de jouer au… football ! Un seul langage, une seule religion, un sport. Qui rapproche les peuples, qui les amène à se rencontrer. Plus technique, beaucoup moins tactique, avec 6 attaquants, avec 2 défenseurs (souvent moi !). Beaucoup de fous rires, beaucoup de bons moments. Et puis au moment de dîner, c’est mon adversaire qui me sert. Sensation que je n’aime pas.

Pulau Tioman (33)

Ces vacances ont fait du bien à ma partenaire. Ce serait mentir de dire le contraire pour ma personne. Mais ces vacances sont aussi les derniers moments du voyage avec elle. Elle s'envole.Pulau Tioman (35)

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 04:10

Qu'est-ce qui fait la gloire du Viet-Nam, de la Thaïlande ou de la Malaisie ? Oui, leurs plages. Mais après ? La nourriture, sans conteste ! Et, depuis 6 mois, j'en ai mangé des choses dans ces pays ! Pas que des bonnes d'ailleurs. Des blocs de sang séché à Guilin, de la cervelle de cochon à Chengdu, des criquets au Laos... Oui, ils mangent des choses bizarres (surtout en Chine où les rumeurs de chien dans l'assiette ont été vérifiées par un de mes anciens compagnons de voyage).

Cheng (1)

Mais regardons le côté positif des choses et tentons de répondre à cette question culinaire de grande importance : quel pays possède la meilleure nourriture d'Asie ? Les prétendants sont : la Chine, le Vietnam, le Cambodge, le Laos, la Thaïlande et la Malaisie. Je laisse la Russie et la Mongolie de côté, pas assez asiatique pour le premier, pas assez bon pour le second. Les favoris (avant le voyage) étaient la Thaïlande et le Vietnam (de réputation).P1090299

 

Bilan

 

Tout d'abord il faut savoir que nous avons mangé local les 90% de notre temps. Pour l'avantage budgétaire, et pour l'aspect culturel. Notre technique est assez simple : plus il y a de locaux et plus la nourriture doit être satisfaisante. Plus il y a d'Occidentaux et plus les prix doivent être élevés.

En Chine, l'ensemble de la population mange au restaurant. C'est bien simple, la plupart des Chinois ne possèdent pas de cuisine. Les prix sont peu élevés et il y a 5 restaurants à chaque coin de rue. En Asie de l'Est, nous mangeons le plus souvent dans les stands de rues, attirés par l'odeur et les prix. Le cuistot est devant nous, ou à côté, et on peut bien souvent regarder comment il prépare notre plat (et être prêt à dégainer notre traditionnel "pas trop épicé s'il vous plaît !").

P1160201La cuisine de base en Asie : la soupe de nuddles (ci-dessus) et le riz cantonais (fried rice). Peut-être 50% de ma nourriture depuis le début du voyage. Avec une préférence pour le second plat, plus lourd dans l'estomac et sans grande surprise (une sorte de plat du pied-sécurité)

Attention : les épices sont la composante de base dans beaucoup de plats. Je ne suis pas un grand fan, et j'ai encore en mémoire le hot pot du Sichuan qui m'a détruit littéralement les lèvres (qui tremblaient toutes seules tellement le plat était épicé).

 

Pays par pays

 

La Chine m'a surpris. J'avais très peur de ce pays et pourtant mon estomac a grandement apprécié. Je me suis même surpris à aimer manger la soupe de nuddles au petit-dejeuner. Le grand moment de la Chine fut les pâtes aux Snickers, invention originale et très satisfaisante pour mon palais (ça ne plairait pas à tout le monde).

Yuangyuan (1)

Le Vietnam m'a laissé sur ma faim. Le Pho, soupe de nuddles, n'a pas grand chose à envier à son rival chinois, mais on reste dans le plat de base. Le curry fut une grande satisfaction un peu partout. Pas trop épicé, mais assez relevé. Accompagnant souvent un poulet. Un plat du dimanche fort agréable. Et puis le mariage auquel nous avons assisté, et où nous avons mangé un peu de tout (et un peu n'importe quoi aussi)

P1060847

Le Cambodge et le Laos offrent très souvent des mélanges de nourritures chinoises et indiennes, les deux pays étant au confluent des influences de ces deux grands empires. Le boeuf luk-lak, surmonté d'un oeuf, fut ma grande passion à Kampot. Le Khao Tom et le Khao Lam furent des desserts pris au Laos (riz gluant à la banane et au lait de coco).

 

La Thaïlande fut LA grande déception. J'en attendais beaucoup, j'en ai eu très peu. Les épices et piments dévorent le palais et laissent peu de place aux autres saveurs. Les différents currys, la Som tam (salade de papaye pimentée) ou les différentes soupes (kaeng chut avec des crevettes, tom ka khai avec du poulet épicé au lait de coco)  ne nous ont pas emportés au septième ciel.

 

Enfin la cuisine malaisienne. Et là c'est génial. C'est ce à quoi je goûte en ce moment et c'est un grand et vrai plaisir culinaire. Mon coup de coeur. Un triomphe pour le satay (brochette de poulet ou de boeuf, assez relevée). Le nasi lemak (riz au lait de coco pimenté) est parfait pour le petit-déjeuner. Le cendol est assez bizarre et gluant, mais c'est la grande spécialité des desserts. Clap clap.

Bon, les goûts et les couleurs vous savez... Mon plat asiatique préféré est, après déliberation du jury (à savoir moi) : le sushi !!
Oui, finalement je n'ai pas évolué de ce côté là, car je n'ai pas trouvé mieux. J'adore le satay mais les sushis, croisés à 3 reprises au cours du voyage, ont ce petit quelque chose en plus dont je raffole. Une pensée pour les sushis en boîte que j'ai achetés sans grand espoir en Chine (1 euro) et qui furent l'un des grands moments chinois.

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 03:51

« Jérémy, tu n’as pas peur d’être vieux, tu as peur d’être seul. »

 

Et elle me définit.

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 03:50

Je me pose souvent des questions concernant l'influence de plusieurs cultures au sein d'une même communauté. Est-ce que la communauté les absorbe, les rejette, s'en approprie une simple partie ? Et qu'en est-il de l'immigration ? Est-ce que les immigrants peuvent s'intégrer, si oui en combien de temps, après une ou plusieurs générations ? Si non la faute à qui ? Aux immigrants qui ne s'adaptent pas assez aux coutumes du pays d'accueil ? Ou aux locaux qui refusent d'avance ces nouveaux-venus, avec un mélange de peur et d'incompréhension face aux nouveaux arrivants ?

 

Difficile de donner une réponse concrète, tant les cas différent d'un pays à un autre. Reste la Malaisie.

Melaka est la ville où l'histoire prend tout son sens, où les communautés, les cultures, les pays, les continents se sont rencontrés. Pensez :

- au XVème siecle, les sultans de Melaka dominent le pays

- de 1511 à 1641 les Portugais sont sur place

- de 1641 à 1824 les Néerlandais les remplacent

- de 1824 à 1942 c'est au tour de l'Empire britannique

- de 1942 à 1945 invasion japonaise

Et dans tout cela, rappelez vous que les marchands indiens et chinois ont compris dès le départ l'importance du détroit de Melaka, sa position stratégique, et qu'ils s'y installèrent en nombre. Aujourd'hui 25% des Malais sont d'origine chinoise et 10% d'origine indienne.

Melaka (10)Un immense melting-pot. La Famosa et l'Eglise Saint-Paul pour les Portugais, l'Eglise du Christ ou le Stadthuys pour les Néerlandais (ci-dessus) et même l'Eglise François-Xavier construite par un missionnaire francais. La religion principale est mulsumane mais les temples (bouddhiste, confucianiste ou hindouiste) décorent les rues. Je suis entré pour la première fois dans ce dernier, pensant alors compléter un peu plus encore ma culture religieuse qui a bien progressé au cours de ce voyage. temple indien de melaka

melaka riviere de nuit

 

Nous avons adoré Melaka. Son architecture, son atmosphère, sa nourriture. Des mélanges malais-portugais à vous emporter vers les cieux. Nous étions logés dans un hôtel à l'architectecture chinoise, avons mangé indien au coin de la rue. Classées au patrimoine mondial de l'Unesco, les rues du centre-ville sont decoupées par la rivière Melaka (ils ne sont pas allés chercher bien loin pour le nom de la ville !). Le soir, la mise en lumière soignée emporterait tous les romantiques.

 

PS : le chargeur d'ordi d'Alba a rendu l'âme. 2 conséquences : mon accès Internet est extrêmement réduit (à ce blog en résumé) et je ne peux publier mes photos (emprunt de Google images). Mes photos seront accessibles dans quelques jours.

 

 

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 03:13

7 mois de trous crasseux, de sol poussiéreux, de douches froides et de cafards infâmes. Des chambres trop fraîches ou trop chaudes, des salles de bains trop petites ou inexistantes. Et puis, le luxe.

 

Chambre avec air climatisé, grand lit confortable, bureau, frigo, TV multi-chaînes, multi-langues. Salle de bains avec lumière dans le lavabo, produits de beauté intégrés et, comble de la richesse, une baignoire.

 

Un bain. Cela ne faisait pas simplement 7 mois que je n'en avais pas pris. Non, cela faisait 7 mois que je n'en avais pas vu. Je me suis demandé si mon cerveau ne me jouait pas un tour, peut-être était-ce là un mirage ? Pour être sûr, j'ai essayé.

 

Notre hôtel, le Traders, est cinq étoiles. Le second de mon existence (après un court passage en Egypte où je m'étais retrouvé dans la même résidence que Moubarak). Intégré : sauna, bain à vapeur, jacuzzi et piscine.

P1160582

Oui, la vue vaut le détour. Depuis la piscine du 33ème étage, les Twin Towers de Kuala Lumpur (encore debout). Peut-être l'immeuble le plus impressionnant que j'aie croisé depuis la drôle d'architecture de Shanghai.

Les Twin Towers de Kuala Lumpur, nom officiel Tours Petronas, furent un temps le plus haut gratte-ciel du monde (88 étages, 452 mètres. Construit par l'entreprise malaise Petronas (ah, le pétrole), elle représente bien le pouvoir et l'importance de l'entreprise dans le pays. 80ème plus grande entreprise du monde en 2009, elle représente environ 44% des revenus du pays ! (imaginez un peu Total faire de même, alors que le groupe n'a rien versé en 2009 à l'état français malgré 8,3 milliards de résultat net !)

 

Compris dans notre forfait, le petit-déjeuner. Non, je dirais plutôt le très grand-déjeuner. Une impression d'infini. Du pain, du vrai. Des petits pains au chocolat. Des Chocapic. Et même du camembert ! Ca vous ne semble pas très impressionnant, mais souvenez vous que je mange du riz ou des nuddles à chaque petit-déj depuis 6 mois !

Et puis des fruits de la passion, une pastèque jaune, des melons blancs, des pitayas (fruits du dragon)... je ne m'étale pas sur les jus. Enfin, des sushis. Oui, des sushis au petit-déjeuner. Il en faut pour tous les goûts.

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Cet hôtel fut, après 7 mois d'austérité, une sorte de paradis. Nous avons retrouvé le confort. Mieux, nous avons su l'apprécier. En nous souvenant de notre chambre de Hong Kong et de ses 7 mètres carrés pour 3. En nous remémorant certains plats chinois (sang de boeuf séché, cervelle de cochon). En nous rappelant les douches mongoles (absence, baignade dans une rivière descendant tout droit d'une montagne). Finalement, les parents d'Alba sont bien sympa !P1180642

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 10:33

Les-beaux-parents.JPGCa y est ! Ils sont arrivés, ils sont devant moi, ils voyagent même avec moi… ce sont les parents d’Alba ! Et ça en change des choses ! Tout d’abord, et pour la première fois depuis 6 mois, nous ne voyageons plus à 2. Nous qui avions l’habitude de passer les 24 heures de notre temps à nous parler pouvons maintenant discuter avec d’autres personnes sur du long terme ! De véritables conversations s’instaurent, avec 3 avis différents !

Le changement se situe aussi au niveau de la langue parlée. Alors que l’anglais était d’usage (l’allemand et le français étant réservés à nos leçons), nous sommes maintenant en mode bilingue anglais-allemand. Cours intensif au programme !

Non, le plus grand changement se situe dans le mode de voyage. Fini le style backpacker ou le style du voyageur. Les hôtels ont été réservés en Allemagne et ils sont loin de notre ancienne gamme de prix. Le taxi sera un mode de transport privilégié et les visites devront être discutées ensemble. Un peu plus d’organisation semble nécessaire.

 

Et ce fut comment la rencontre avec ses parents ?

Je vous vois venir. Vous aviez la question prête pour notre prochaine conversation Skype. Et bien ce fut sans difficulté. Je peux discuter avec eux (ce qui me change un peu d’une autre relation) et cela facilite grandement les choses. Nos deux Munichois sont musiciens et bénéficient d’une culture générale intéressante, notamment artistiquement parlant. Il semblerait aussi que j’aie fait bonne impression (ils ne m’ont toujours pas séparé de leur fille, ce qui semble être un bon indice), et j’ai déjà été invité à Munich quand je le souhaite.

 

Reste le voyage. Ils restent avec nous 2 semaines, jusqu’au 19 avril. Ils rembarquent Alba avec eux. 2 semaines de voyage à 4. Un peu d’appréhension peut-être. Nous nous sommes accordés avec ma partenaire pour bénéficier d’une certaine liberté pour les visites ou les soirées. Va falloir maintenant leur expliquer (!).

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 03:43

Le top de la Malaisie est, selon notre Lonely Planet, les îles Perhentian. Nager, se reposer, profiter. En trois mots, ils ont bien résumé. Car si les deux précédentes îles visitées nous avaient un peu laissés sur notre faim, notamment vis-à-vis de la qualité de baignade, nous fûmes cette fois comblés.

 

Tout d’abord nous avions notre propre chalet au bord de la plage. Et chaque matin, au moment d’ouvrir les fenêtres, nous avions ceci…Perhentian-Islands--1-.JPGDe plus près cette eau est transparente. Chaude. Propre. Trois qualités essentielles pour le snorkeling. Direction la location de masque et de tuba.

 

Quelques minutes plus tard, à force de longer la côte, nous avons fini par trouver des coraux. Jeunes. Et pleins de vie. Notre appareil photo avec son dernier bâton de batterie nous régala.Perhentian-Islands--2-.JPG

Nous prolongeons notre visite vers le large, et rejoignons deux snorkelers venus ici en bateau. S’ils sont là, c’est qu’il doit y avoir du poisson. Pas exactement.

 

Je nage tranquillement en observant les fonds marins. Une multitude de poissons colorés se déplace et…. et…. HÉ !!!! Mon sang n’a fait qu’un tour quand je vis l’animal. Un poisson de deux gros mètres, ça change de 5 centimètres. Forcément on le remarque. Et on l’observe. Deux secondes ! Je nage très vite dans la direction opposée.

Et puis je me rappelle : non ce requin est inoffensif, n’aie pas peur. J’y repars. Les requins ???. 4 se baladent autour de nous. Un animal magnifique, mais fort timide. Impossible de prendre une photo (de toute façon la batterie était morte) tant à la nage il me prend 5 secondes au mètre (j’ai mis cependant une photo trouvée sur ce cher Google afin que vous puissiez mieux imaginer la bête).

requin-perhentian-islands.jpg

Après 2h30 de snorkeling je me rends tout d’un coup compte que je suis fatigué. Très fatigué. Ma partenaire m’aide à arriver sur la plage. Et là, impossible de me mettre sur mes jambes. Rien ne répond. La fatigue ? L’émotion ? Sans doute un mélange des deux. Mais j’ai mis deux-trois minutes à m’en remettre. Le retour vers notre plage fut long et difficile. On a même hésité à appeler un taxi (il n’y a pas de route sur l’ile et tous les taxis sont… flottants !).

 

Remis de nos émotions, nous savourons finalement notre repas bien mérité. Du poisson.

 

Réflexion du jour : au cours de ce voyage j’ai donc nagé avec des éléphants et des requins. Ouf.

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 03:54

C’est le brouhaha des stands de nourriture qui me fascine. Nous marchons lentement dans leur direction, humant seconde après seconde les différentes épices utilisées. Des épices qui vous prennent le nez, des épices qui, après quelques bouchées, vous prennent la langue, la fonction « goût » et ne vous la rendent qu’après quelques dizaines de minutes (ou plusieurs gorgées d’un liquide, c’est selon). Ce sont des Chinois qui tiennent la principale portion de la rue. Et comme tout Chinois qui se respecte, ils travaillent vite, très vite, et pour pas grand-chose. Nous nous asseyons au milieu des locaux, pensons patienter quelque peu au vu des 20 personnes devant le stand. Après 7 minutes nous sommes servis, et les 20 personnes du début ont été remplacées par 20 nouvelles têtes. Le prix est aux alentours d’un euro pour une assiette complète. Du riz, des pâtes, un mélange de légumes, de la viande, et bien sûr les épices dont nous avons signalé la non-nécessité. Un jus de fruits pressés devant nous, 50 centimes de frais bonheur. On a presqu’envie de revenir une heure plus tard pour profiter d’un tel festin.

Pulau Pinang (19)

Devant moi une Occidentale marche, un paquet de chips occidentaux à la main.

 

L’île est un parfait exemple de ce qu’est la Malaisie. Un immense melting-pot. Nous avons traversé Chinatown, rempli de magasins vendant je ne sais quoi, mais le vendant quand même car on ne sait jamais, ça peut toujours intéresser quelqu’un. Une poupée qui semble dater des années 70, de la ferraille utilisée trois fois, un jeu de cartes recouvert par une poussière épaisse portant un slogan européen. Ici aussi il y a du melting-pot.Pulau Pinang (1)

Little India. Les robes dans les devantures attirent notre regard, fascinés que nous sommes par un monde que nous ne connaissons pas encore. La couleur des visages s’est brunie, les fronts arborent un petit tilak coloré.Pulau Pinang (10)

Les Malaisiens occupent le reste de la ville. L’écriture des devantures passe du chinois à l’arabe, puis l’inverse, mais toujours surplombée par l’écriture latine.

 

Georgestown, premièr arrêt des Britanniques en Asie du Sud-Est au début de la colonisation. Un endroit stratégique, une porte ouverte sur l’Asie du Sud-Est, un lieu déjà découvert depuis longtemps par les marchands chinois et indiens.

 

La rencontre de ces personnes signifie également la rencontre de leur religion. Un temple bouddhiste où l’encens se consume, un temple confucianiste où le sage est représenté sur les murs, une église catholique, un temple protestant. Et puis les mosquées.

 Pulau Pinang (13)

L’appel de la prière est quotidien. Plus besoin d’arborer une montre, nous savons toujours plus ou moins l’heure qu’il est en fin d’après-midi. Les muezzins chantent, leurs voix montent dans le ciel et s’entrechoquent. Des 3 mosquées qui sont dans le quartier, c’est à celui qui chantera de la façon la plus jolie, ou la plus forte. Celui qu’on entendra le plus, que l’on remarquera le plus.

La Malaisie est notre premier pays musulman du voyage. Peut-être même le dernier. Alors nous en profitons. Nous recevons un cour sur l’Islam et le Coran lorsque nous visitons la plus grande mosquée de l’île. Ne pas croire en Dieu (ou Allah peu importe), un sacrilège. Pécheurs que nous sommes nous recevons notre pénitence. J’ai toujours été intéressé par les religions et les cultures qu’elles ont engendrées. L’Islam un peu plus encore du fait de son rôle dans la vie du croyant, pas seulement spirituelle mais aussi économique ou politique.

La question du voile, de la polygamie, du chiisme et du sunnisme… nous recevons nos réponses, sans doute déjà répétées 100 fois. Ma partenaire apprécie peu l’explication sur le voile (c’est écrit dans le testament, Marie est représentée voilée…) et encore moins sur la polygamie (un homme est capable d’aimer plusieurs femmes, mais pas l’inverse ! Allez, circulez !). Mais nous apprécions la conversation. L’impression d’entrer pleinement dans le pays. Malaisie, terre de rencontre. Où deux agnostiques et un fidèle échangent sur le monde qui nous entoure.Pulau Pinang (15)

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 10:46

Guilin (4)6 mois, déjà, avec ce petit bout de femme à mes côtés,

Cette jolie fille aux cheveux dorés,

Cette Bavaroise aux yeux d’azur,

Avec qui je partage mes aventures.

 

Du notre rencontre dans le Transsibérien

Aux jardins d’été de Pékin

Des plaines de Mongolie

Au fin fond de l’Asie

 

Nous en avons traversé,

Des villes, des pays, un continent entier

Des moments de joie et de peine

Des instants qui remplissent notre vingtaine.

 

Je souhaiterais la remercier

Lui dire tant elle m’a comblé

Trouver des mots justes et pieux

Dans la langue de Goethe.

 

Reste l’avenir incertain

Celui qui en effraie plus d’un

Un futur à construire

Afin de ne pas perdre ton sourire

 

Alors on s’est promis d’essayer

De lutter contre vents et marées

D’ignorer la peur

Du loin des yeux, loin du cœur.

 

Reste ce difficile moment

Qui tous deux nous effraie tant

L’au revoir d’aéroport

L’envol de ton cœur d’or.

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