14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 20:11

Une journée ordinaire. Mais pas extraordinaire. Loin de là d'ailleurs. La faute à un réveil tardif (mais la dernière soirée lilloise s'inscrit en excuse). La faute à un temps de merde. Je devais jouer au foot, mais entre les averses et le repas de famille où on mange à 16h, ça devenait compliqué. Une journée pas terrible en fait, où j'ai passé mon temps à errer de site internet en site internet, de profil en profil... j'ai même fini par jouer à un jeu à la con. Tout ça devant un tour de France où rien ne se passait.

 

Et puis j'ai repensé à Elle. Bref, une journée de merde en perspective. Enfin, jusqu'à ce que je retombe sur quelques-uns de mes anciens articles. Et l'un d'eux n'était qu'une phrase : on n'a qu'une vie.

 

Merde, bouge-toi les fesses Jérémy ! Tu as perdu 10 heures de vie à te faire -volontairement- chier au lieu de te motiver à quelque chose. A te lamenter sur ton sort, sur ta vie chiante, sur ton absence d'avenir professionnel ou sur tes manques affectifs. En quoi les décisions prises sur les dix dernières heures ont amélioré ta condition ? Est-ce que les choses ont empiré ? La faute à qui ? La faute à toi ! Imbécile ! On n'a qu'une vie !

 

Pour se motiver, rien de mieux que le sport. Allez hop, 19 heures, un bon vieux footing. C'est con à dire, mais le sport fait du bien. On a toujours la flemme de commencer mais une fois fini on se dit souvent "ah, c'est vrai que ça fait du bien ! Il faudrait en faire plus souvent". Du coup, rien de tel qu'un peu de pression (on fonctionne mieux avec la pression. J'ai d'ailleurs souvent un manque de motivation jusqu'à ce que j'aie un manque de temps...). Et bim, inscription pour le semi-marathon de Lille ! Le matin de la braderie !

 

Non, ce n'est pas un coup de tête. J'ai ma Bucket List toujours près de moi. Et il y a courir un marathon. Commençons par le semi, ce serait déjà une performance. Surtout, ça m'obligera à me bouger les fesses tous les jours pour ne pas trop souffrir le jour J ! Avis aux amateurs !

Semi-marathon-Lille-pr-Milev.jpg

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 21:03

7 mois. Et j’ai encore mal. Quand cessera ce foutu mal de cœur ? Merde !

Les douleurs physiques cicatrisent bien vite au regard des douleurs morales. Aujourd’hui j’ai croisé son profil. Je n’y étais pas retourné depuis quelques semaines/mois. J’ai juste vu une photo, deux statuts. Et instantanément une saloperie de boule au ventre s’est formée. De celle qui vous monte jusqu’aux yeux, emmenant dans ce mouvement un flot de petites larmes, contenues au niveau des pupilles.

 

Comment bien rompre ? J’en ai discuté avec beaucoup d’entre-vous. Récemment encore dans le train, j’ai croisé une fille qui sort encore d’une longue relation (maladie contagieuse).

Elle est dans une situation plus compliquée que moi, puisqu’elle n’a pas la distance. On a beau dire, mais il y a un avantage dans les relations à distance, c’est la rupture à distance. Pour moi (nous), pas de risque de se recroiser au coin de la rue.

 

Nous avons développé le sujet, évoqué les possibilités d’une « rupture tranquille », sans savoir si cette option existait véritablement.

 

Comment bien rompre ? Je sais, cela ressemble à un oxymore. Dire la vérité, parler avec son cœur ? Sortir des banalités, des mots passe-partout ? Couper tout contact ? Etre plein de gentillesse pour mieux faire passer la pilule ? A chacune de ces options il y a des avantages et des inconvénients. J’ai déjà essayé le fameux « couper tout contact ». Résultat mitigé. En ce moment je suis dans le « on reste amis » (mais alors vite fait, de très loin, sans s’envoyer de messages… en gros, sans rester potes, puisque pote avec son ex c’est comme le Père Noël, il faut vraiment se persuader pour y croire. Il y a bien des exemples de temps en temps, qui nous expliquent qu’ils ont réussi à « normaliser totalement leur relation avec leur ex » au prix d’être maintenant des bons potes (même si la nouvelle copine est totalement jalouse car elle voit bien qu’il y a quelque chose de différent dans cette relation)… Et puis moi, j’ai vu le Père Noël (trois fois qui plus est !), alors le « on reste amis », je n’y crois pas).

 

Comment être pote avec un(e) ex ? Attention, je parle de l’ex véritable, celle avec qui on a partagé tous les moments de la vie, tous les stades de l’amour. Pas de la fille embrassée par hasard une fois (et encore elle était saoule) qui depuis est une bonne copine (mais dont on est secrètement amoureux, même que l’on jalouse trop ces tocards qui sont sortis avec, et qu’elle ne me remarque pas, c’est trop injuste ! Et si je me rasais la barbe ?)

 

Etre pote signifie pouvoir tout se dire. Alors comment aller expliquer à son ex son récent problème sexuel, jamais rencontré jusque là (et encore moins avec toi, faut dire que nous deux de ce côté là ça y allait hein !). Pire, aller expliquer à votre copine que ce soir, vous vous faites un ciné avec votre pote, qui est votre ex, juste à deux (mais t’inquiète pas chérie, tu sais bien que c’est fini entre nous. Mais non il n’y a plus rien, on est juste des bons potes. Elle ne va pas bien en ce moment, elle s’est fait lâcher par son mec cet après-midi. Comment ça ? Lâche moi la gorge s’il te plait, et pose ce couteau !).

 

Ca ne résout pas mon problème de cœur cette histoire. Mais je rigole. Et puis, dans 150 ans, on s’en souviendra pas ! Et même que Patrick Dewaere est un génie. Alors souris.

alfonso-and-me.jpg

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 18:04

Bro-Code-Barney-Stinson-pr-Milev.jpgPendant mes premiers mois de "liberté" - le mot est peut-être mal choisi car nous parlons ici d'une liberté contrainte, ce qui ressemble fort à un oxymore - j'ai goûté à des plaisirs jusque là inconnus. La relation courte, intense. Peu d'échange, si ce n'est physique. Le coup d'un soir.

 

J'ai joué à contre-nature. Ce n'était pas moi, ça ne l'est toujours pas.

 

J'ai rêvé quelquefois de cette vie débridée. Quand je voyais des amis vivre ces moments, je me suis demandé si là n'était pas la solution. Pas trop de risque de s'attacher. Pas de risque de souffrance. Un échange passionnel, le plaisir du corps, le bonheur du sexe.

 

Un sexe n'a pas de coeur. Un sexe n'a pas de cerveau. - Il parait cependant que le sexe est le deuxième cerveau de l'homme et qu'il supplante parfois le premier - J'ai appris à mes dépends que cette vie ne satisfaisait que mes organes génitaux.

 

Le plaisir n'est pas le bonheur. Le bonheur n'est pas une succession de plaisirs. Rien ne vaut une relation suivie. Rien ne vaut une relation amoureuse.

 

On doit apprendre de ses erreurs.

 

La Révillonite is back.

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 08:59

Comment expliquer l'absence ? Celle d'un être, celle d'une personne. Qui engendre alors l'absence de tout, des activités, des conversations. Et qui amène à se sentir seul. Seul, avec soi-même. La solitude...

 

C'est la pire conséquence d'une rupture. Plusieurs fois déjà je me suis rendu compte qu'il existe des activités de couple et des activités de célibataire. Le cinéma. J'y suis allé seul une fois. Pas très drôle. Une sensation bizarre, d'être différent du reste du public. J'en ai évité quelques autres. Se balader sur la côte. Aller à vélo à travers champs. Faire un road-trip. Aller à un concert. Manger au restaurant. La solitude...

 

Même les activités quotidiennes perdent de leur saveur. Entrer dans le lit froid et ne pas avoir quelqu'un dans mes bras. Prendre le petit-déjeuner seul, sans pouvoir discuter de la journée qui vient ou des rêves qui ont perturbé ma nuit. Et surtout combien elles me manquent ces grandes discussions sur le sens de la vie, sur la dernière sortie politique, sur le prochain voyage à organiser. La solitude...

 

Non pas que le fait d'être en couple efface totalement ces moments de solitude. Mais il les réduit. Il fait d'eux des moments agréables, des bouffées d'oxygène. Combien de fois j'ai apprécié de me retrouver seul après quelques semaines/mois ensemble. Et combien de fois maintenant je peux regretter cette période. La solitude...

 

La plupart de mes bons potes sont en couple. Je les respecte autant que je les envie. Une autre partie travaille également toute la semaine. Je les respecte. Les deux choses sont cumulables. Ce qui fait que la semaine peut-être parfois un peu triste. Un peu seul. La solitude...

 

La solitude est un sujet sans fin. D'autres en ont parlé beaucoup mieux que moi. S'en doute l'ont-ils vécue un peu plus longtemps ou de manière un peu plus forte. Seul je ne suis que quand je le décide. Ils sont là, à côté de moi. Je n'ai qu'à aller vers eux pour mettre fin à cette sensation. La famille.

 

Lors de mon adolescence je me sentais souvent bien en solitaire. Je ne dis pas que je vis mal chacun de ces moments. Au contraire. La solitude illumine souvent mes pensées. Me pousse à réfléchir. Me fait retrouver le sens de la vie. La solitude...

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:09

Republique-irreprochable-pr-Milev-2.jpg2007, clip de campagne de Nicolas Sarkozy : Je veux une République irréprochable. Petit bilan.

 

Septembre 2010, le président augmente son salaire de 140%.

 

Janvier 2008, Estrosi loue un Falcon privé de 138 000 euros aux frais du contribuable au lieu de prendre le vol régulier qu'il avait déjà réservé sur Air France.

 

Mars 2010, Alain Joyandet loue un avion privé pour se rendre en Martinique, facture pour le contribuable 116 500 euros.

 

Mai 2010, Nomination de Pierre Bachelot, le fils de Roselyne, comme chargé de mission au poste de "responsable de plaidoyer de la santé dans toutes les politiques publiques" à l'Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé (INPES), un établissement sous la tutelle du ministère de la santé et donc de sa mère Roselyne Bachelot auprès de laquelle il était déjà employé comme membre de son cabinet. Petit problème, Pierre Bachelot est diplômé de l'Institut Supérieur des Arts de Paris, c'est-à-dire sans aucun rapport avec le poste sur lequel il est nommé.


Juin 2010, Christian Blanc va finalement rembourser 12 000 euros de cigares qu'il a fait payer aux contribuables.

Juin 2010, Brice Hortefeux condamné pour injure raciale.

Juin 2010, Alain Joyandet soupçonné d'avoir bénéficié d'un permis de construire illégal pour agrandir la maison qu'il possède près de Saint-Tropez (il renonce finalement au permis de construire)

Juin 2010, Fadela Amara héberge des proches dans son logement de fonction sans l'occuper.

Juin 2010, Jeannette Bougrab a fait doubler son indemnité de présidente de la HALDE (de 6 900 à 14 000 euros mensuels). Après qu'elle ait déposé plainte pour diffamation, le tribunal correctionnel de Paris l'a déboutée soulignant que l'enquête du Canard enchaîné était sérieuse et que les chiffres déclarés étaient « tout sauf fantaisistes ».

Juin 2010, Rama Yade, qui fustige le prix de l'hôtel des Bleus en Afrique du Sud, réserve une chambre dont le prix est plus élevé.

Juin 2010, Christine Boutin touche 9 500 euros pour une "mission" sur la mondialisation. Elle renonce finalement à son salaire.

 

Eté 2010, affaire Woerth-Bettencourt

 

Décembre 2010, Brice Hortefeux condamné pour atteinte à la présomption d'innocence.

 

Février 2011, Michèle Alliot-Marie et son double voyagent dans les jets privé d'Aziz Miled, soit disant rencontré par hasard à l'aéroport, puis finalement on apprend que ses parents sont en affaire avec lui, alors que dans le même temps elle propose à la Tunisie le savoir-faire français à la police tunisienne, alors en proie à une révolution démocratique...

 

Mai 2011, Georges Tron démissionne, après avoir été accusé d'agression sexuelle.

Mai 2011, enquête lancée contre Christine Lagarde pour abus d'autorité dans le cadre de l'affaire Tapie

 

Je passe les sondages, les voyages en Libye et en Egypte, l'espionnage des journalistes, Karachi, Fouquet's et Yacht d'après élection....

 

 

Et puis il y a le meilleur. Octobre 2009, étudiant en deuxième année de droit, Jean Sarkozy s'apprête à prendre la tête de l'EPAD. Il renonce finalement devant les très nombreuses réactions d'indignation.

 

 

Oui, les affaires sont le lot de n'importe quel septennat ou quinquennat de gauche et de droite. Malheureusement, le risque est que le "tous pourris" ressorte, et que cela fasse le jeu des extrêmes. A noter que dans les pays scandinaves, anglo-saxons ou même en Allemagne, quiconque mis en cause dans une enquête de justice démissionne.

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 09:42

J'ai envie de faire les choses un peu différemment. Tout d'abord je vous donne des avis de personnes qui sont opposées à la dépénalisation.

 

Commençons par le blog de Patrick Labaune, député UMP de la Drôme. Pour lui, la question de la dépénalisation des drogues dites « douces » n’est pas acceptable. Face à la Gauche qui ne sait plus où elle va, il revient au peuple de prendre la parole ! Le cannabis fait des dégâts considérables dans nos villes et nos quartiers.
Cette drogue, comme toutes les autres, alimente l’économie souterraine.
La proposition du Député PS, Daniel VAILLANT, de dépénaliser le cannabis est donc dangereuse, car cela reviendrait à banaliser l’action des dealers qui terrorisent nos cités, mais aussi à les pousser vers le trafic de drogues plus dures.

 

Merci Patrick pour ton avis modéré, argumenté et plein de bon sens.

 

Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, un avis sur la question ? "Je suis complètement opposé à la dépénalisation des drogues douces (...). Ce n'est pas parce que vous avez fumé un joint que vous allez obligatoirement passer aux drogues dures. En revanche tous les gens qui sont consommateurs de drogues dures ont toujours commencé par ces drogues dites douces".

 

Merci Christian, notamment pour ta dernière phrase. Tu aurais également pu dire que tous les alcooliques ont un jour commencé par un verre d'alcool.

 

Un autre avis intelligent ? Claude Géant, toujours là dans les grands débats, lève la main.

"J'y suis absolument opposé. La drogue c'est quelque chose qui est dangereux sur le plan de la santé"

 

La drogue c'est pas bien. Merci Claude pour l'info.

 

 

Bon résumons pour les partis français. Le FN est opposé. L'UMP est opposé (mais pas De Villepin). Le Modem plutôt opposé, mais sans le crier sur tous les toîts. Le PS est divisé (comme toujours). Europe Ecologie et l'Extrême-gauche étaient plutôt pour.

 

Et moi ? Et toi ?

Commençons par moi, j'ai le crayon en main. 1er élément : les drogues ce n'est pas bien. Oui Claude m'a bien aidé pour cette phrase. Fumer de l'herbe est dangereux, fumer la cigarette aussi, boire de l'alcool également. Bien sûr, le danger est la surconsommation. L'abus.

 

Personnellement je n'ai jamais bu d'alcool et j'ai déjà fumé de l'herbe. Drogué ? Non, la dernière fois que j'ai fumé remonte à plusieurs mois et je n'ai pas de sensation de manque, rassurez-vous ! Ce n'est pas parce que vous fumez une fois ou deux que vous allez ne plus pouvoir vous en passer.

Certes, les effets sont importants si vous fumez tous les jours, en grande quantité. Pareil que l'alcool me dit mon petit doigt, toujours là pour embêter les conservateurs.

 

Suis-je favorable à la dépénalisation ? Oui.

Depenalisation-pr-Milev.jpg

Je pars toujours des faits. Je ne ferai pas comme certains conservateurs qui, avec des si, nous feraient croire à une France de drogués en cas de dépénalisation.

Les faits sont, selon moi, assez clairs : la lutte contre le trafic de cannabis ne fonctionne pas. En 2010, un tiers (33%) des adultes de 18 à 64 ans avaient fumé au moins une fois dans leur vie du cannabis en France. Un tiers de drogués ? Non, mais un tiers de personne qui auraient pu se retrouver devant le juge, si la loi était concrétement appliquée.

 

C'est là selon moi le principal problème. D'ordre éthique. D'ordre moral. D'ordre judiciaire. La consommation de canabis est pénalisée en France. Petit comparatif européen :

 

- En Allemagne, en février 2008, 7 patients allemands ont pu bénéficier d'un traitement au cannabis médical, distribué sur ordonnance en pharmacie. Le Tribunal Constitutionnel Fédéral a également estimé que la possession d’une faible quantité de cannabis exclusivement destinée à la consommation personnelle et occasionnelle ne méritait pas de sanction pénale dès lors qu’elle ne présentait pas de danger pour les tiers

 

- En Belgique, la directive qui entre en vigueur le 1er février 2005 considère que la détention, par un majeur (plus de 18 ans), de cannabis pour un usage personnel (au maximum trois grammes), ou d'une plante cultivée, doit constituer le degré le plus bas de la politique des poursuites.

 

- En Espagne, une modification de la loi a eu lieu en 2006. La vente de graines est désormais légalisée. La possession ou la consommation de cannabis est interdite dans les lieux publics mais autorisée dans les lieux privés. De plus, la culture de plants de cannabis est autorisée dans un lieu privé.

 

- En Italie, la quantité maximale autorisée pour la consommation personnelle est de 500 mg. Au delà, la possession est assimilée à du trafic.

 

- Aux Pays-Bas, l'usage et la revente de cannabis sont réglementés mais non légalisés ; il peut être acheté dans les coffee-shops, des magasins ayant une licence spéciale pour ce commerce. Concernant la possession, il existe une tolérance jusqu'à cinq grammes. La loi n'interdit pas la consommation. Elle est tolérée dans les endroits privés. En 2008, 120 kg de cannabis médical ont ainsi été vendus au travers du réseau des pharmacies. Concernant la culture, celle-ci est autorisée jusqu'à cinq plants par personne et est considérée à titre de consommation personnelle. Au-delà, l'amende est de vingt-cinq euros par pied.

 

- Au Portugal, la loi no 30/2000 du 29 novembre 2000 a dépénalisé la consommation de produits stupéfiants. Elle a aussi dépénalisé leur acquisition et leur détention lorsque celles-ci sont liées à la consommation personnelle (mais seulement dans la mesure où la quantité détenue n’excède pas les besoins d’une personne pendant dix jours), ces infractions sont désormais du domaine de l'infraction administrative et non plus du pénal. En effet, cette loi vise plus à soigner les toxicomanes qu’à les punir. Pour la culture, la loi diffère en fonction de l'ampleur de la culture de trente jours-amende en cas de culture à des fins personnelles à douze ans de prison en cas de culture pour la revente.

 

Selon l'ONU, le cannabis est la substance illégale la plus consommée à travers le monde. Soixante-deux millions d'Européens (plus de 20 % de l'ensemble de la population adulte) ont déjà consommé du cannabis et vingt millions en ont consommé au cours de la dernière année.

 

Est-ce que la situation change ? Les points de vue évoluent, il ne faut pas en douter. Récemment, le rapport de la Commission Mondiale des politiques de lutte contre les drogues appelle à réviser les conventions des Nations Unies sur les stupéfiants (4 anciens présidents, Kofi Annan, Louise Arbour...).

 

 

Mais est-ce que le dépénalisation suffirait ? Ne faudrait-il pas légaliser ? N'y-a-t-il pas un incroyable avantage économique à légaliser la production et la vente ? Ne serait-ce pas intéressant pour l'économie de l'Etat ? Oui, mais les risques pour la santé sont importants ! Ils sont déjà là ! La production et la vente existent déjà ! C'est simplement mettre fin à un grand mensonge ! N'y-a-t-il pas le risque que les jeunes qui fument pour dépasser un interdit se tournent vers des drogues plus dures ? Bien sûr il y a un risque à faire évoluer la situation. Mais il y aurait quelques risques en moins, comme le fait de prendre une balle perdue pour le simple contrôle de la vente dans un quartier. Est-ce que la légalisation mettrait fin au commerce souterrain ? Si vous pouvez acheter de l'herbe de manière légale, allez-vous passer par la voie souterraine ? Les vendeurs de rues ne vont-ils pas se tourner vers la vente de drogue dure ? N'est-ce pas déjà le cas ? Et si ces vendeurs entraient simplement dans la légalité ? On fait baisser le chômage en plus !

 

Il y a beaucoup de questions. Il y a beaucoup d'inconnues à une légalisation ou à la dépénalisation. Je ne dis pas que j'ai toutes les réponses. J'ai simplement l'impression que la situation actuelle n'est pas la bonne. Qu'elle est un grand mensonge. Que la lutte à outrance pour obtenir la fin de cette drogue est une utopie. Que "la guerre contre la drogue" ne fonctionne pas. Alors, pourquoi ne pas essayer une autre solution ? Les Portugais n'ont pas vu une énorme augmentation, la consommation a même tendance à baisser. Ce qui est cocasse, c'est que ce sont les jeunes Néerlandais et les jeunes... Français qui ont la plus grande expérience dans ce domaine. L'aveu d'un échec ?

 

A débattre.

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 12:13

30 juillet 2009. Je crois que c'est ce jour là que ma passion pour le football professionnel a largement décliné. Gabriel Heinze, un des joueurs dont j'étais fan depuis son passage à Paris, mon club de coeur, rejoignait Marseille. Quelques jours avant, il déclarait sa flamme pour le club de la capitale et disait que jamais il ne porterait les couleurs du club de la Canebière.

 

L'amour du maillot ? Existe-t-il encore dans le football professionnel ? Le joueur le plus ancien de Paris est Armand, arrivé en 2004. Bien sûr il y a Chantôme ou Sakho, formés au club. Mais pour le reste ? Payet a lancé un bras de fer avec son ancien club, Saint-Etienne, pour rejoindre son club de coeur, Paris, l'hiver dernier. Aujourd'hui, il est à Lille.

Je ne compte plus le nombre de "bras de fer" lancés par les joueurs pour rejoindre "leur club de coeur", qu'ils quitteront quelques années/mois plus tard pour un plus gros contrat. L'amour du maillot ou l'amour de l'argent ?

 

Paris a été racheté par des Qataris. Ils succèdent à un fond d'investissement américain. Des présidents amoureux du club ? Bazin, qui représentait les Américains, déclara que l'opération était aussi l'occasion d'un bon coup dans l'immobilier avec le Parc des Princes. Quant aux Qataris, le club est une "vitrine".

 

Les entraîneurs ? Kombouaré. Ancien joueur du club, ancien entraîneur de Valenciennes. Avant lui c'était Le Guen, ancien joueur du club, ayant entraîné Lyon. Et encore avant Lacombe, qui a entraîné 7 équipes françaises. Avant ? Fournier, ancien joueur du club, entraîneur d'Auxerre à l'heure actuelle. Un entraîneur effectue en moyenne deux années dans le même club.

 

L'amour du club ? Il reste les supporters. Ce sont les derniers fidèles. Il est loin le temps où Sikora, né à Courrières, effectuait la totalité de sa carrière à Lens. Il est loin le temps où Guy Roux effectuait 40 ans dans le même club. Il a même craqué en fin de carrière.

 

L'amour du maillot existe de moins en moins. Il y a bien sûr de nombreuses exceptions. Giggs et Xavi ont fait la totalité de leur carrière dans le même club. Il existe des exceptions dans le système des présidents. L'Espagne, où les Socios contrôlent le club. Le président est élu par les supporters. Un système qui mériterait de se développer. Mais quand on voit la dette des clubs de Liga on se demande si c'est là la bonne solution.

 

Le football me déprime de plus en plus. Depuis l'arrêt Bosman les joueurs changent de club comme ils changent de voiture (et de ce côté là, ne vous inquiétez pas pour eux). L'année dernière, l'équipe de France nous a foutu la honte dans le monde entier, en faisant grève. Et beaucoup se sont étonnés de la baisse de fréquentation dans les stades français cette année ! Payer 45€ pour voir des joueurs sur-payés jouer à la ba-balle et faire "un bon 0-0" (on l'a tous entendu le fameux bon 0-0).

 

Heureusement il reste le FC Tilques. L'amour du maillot, l'amour du blason (surtout vu notre blason !). Et l'amour du jeu (enfin, on essaie !).

FC Tilques

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 19:14

P1140950Ca y est. Julie est officiellement maman. Pauline, une espèce de petite chose qui ne fait pas beaucoup de bruit le jour et un peu plus la nuit. Guillaume est l'heureux papa. Et leur vie a littéralement changé.

 

Enfant. C'est là le mot qui établit la plus grande frontière entre les individus. Oublier les religions, les nationalités ou la couleur de peau. Non, l'incompréhension est encore plus forte quand on parle d'enfant. Car ce sont les enfants qui déterminent de quel côté tu es de la frontière. Celui qui a des enfants ne vit plus comme avant. Et celui qui n'a pas d'enfant ne vit pas comme celui qui en a. Et les deux se comprennent rarement.

 

L'enfant te fait changer de vie. Qu'on le veuille ou non. Qu'on en prenne conscience ou non. Jusqu'ici, maman et papa, qui ne l'étaient pas, pensaient d'abord à eux, en tant que personnes, ou en tant que couple.

Maintenant, à chaque réveil, à chaque soirée, à chaque problème, ils penseront à elle, la petite Pauline. Peu importe ce qui va leur arriver ces prochaines années, ils choisiront toujours en fonction de leur fille.

 

Cela est bien normal, mais cela reste un choc. Et il faut être prêt ! On ne fait pas un enfant comme on achète un chien ! Le chien, on peut le laisser quelques heures tout seul, quitte à ramasser un peu d'excrément en fin de journée. L'enfant...bon, certains diront que c'est possible, mais cela me poserait une sérieux problème de morale.

 

Depuis quelques années, autour de moi, les enfants poussent. Rose, Marion, Angélique... J'ai même reçu récemment ma première invitation pour le mariage de quelqu'un qui était dans ma classe. On ne peut plus le nier, on n'a plus vingt ans.

 

Quand Julie m'a dit qu'elle était enceinte ? Ah, je m'en rappelle bien ! Et pour cause, c'est le moment où ma meilleure amie m'a dit qu'elle changeait de vie. J'ai réagi bizarrement. Extérieurement je lui disais "mais tu te rends compte que tu vas être maman". Surprise et aussi de la satisfaction pour eux. A l'intérieur par contre...

 

A l'intérieur, ce fut le temps du bilan. Quand quelqu'un vous annonce un tel changement de vie, vous, de votre côté, vous faites le point. De mon côté j'ai regardé où en était Julie et où j'en étais. Julie, instit en poste, en ménage, dans sa maison, attend maintenant un enfant. Jérémy, revenu célibataire de New York, perdu dans sa vie sentimentale autant que professionnelle, en attente.

 

Oui, l'enfant met un coup de vieux. Mais pas seulement aux parents.

 

PS : cet article n'est pas complet, et pour cause, je n'ai pas encore d'enfant. Mais je promets de le compléter dans 9 mois ! ahahah 9 ans oui !

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 11:35

Le stop, c'est beaucoup de talent et un peu de chance. Non. Recommençons.

Le stop, c'est un peu de talent et beaucoup de chance.

 

Lorsque je décide de prendre la route samedi matin, je pense déjà à une journée difficile. Il pleut. Et pas qu'un peu. Saint-Omer semble inondé. Le marché se met difficilement en place. La population court se mettre à l'abri. Et moi, je marche. Seul.

 

Samedi matin, je sais très vite que le stop va marcher. Je sors de chez moi et la première voiture s'arrête. Un monsieur de Tournehem, qui m'emmène sur la capitale audomaroise. Je dois ensuite marcher jusqu'à Blaise-Pascal pour être repris, et déposé à l'entrée de l'autoroute. Ma décision est prise, cap à l'Est.

 

Un couple et leur fille s'arrêtent très vite, direction Arras. C'est avec eux que je peux enfin développer un peu les conversations. On parle voyage, tour de France. Mon discours doit leur plaire, ils m'offrent un ticket restaurant en échange ! (je vous promets cependant que je ne fais pas du stop pour gagner de l'argent !)

 

Arras-Saint-Quentin, c'est un agriculteur. Puis Saint-Quentin-Reims. Et Reims-Strasbourg ! Le rythme accélère au fur et à mesure de la journée si bien que je n'ai même pas le temps de manger. J'annonce, l'un des bons copains de Cécile de France, bouddhiste, en combi VW, qui était prof de physique, maintenant en charge du chantier de la maison de l'actrice. Cinéma, musique, philosophie. On part parfois très loin. Et je me plais beaucoup à analyser chacun de mes conducteurs.

 

Strasbourg, 16h. Est-ce que je continue ? Je connais une Erasmus ici. Prendre un risque ?

16H15, j'ai franchi le Rhin. Une victoire en soi.

 

Très vite, une nouvelle voiture me dépose... sur une bretelle d'autoroute. Je n'aime pas. Dangereux. Et très difficile pour une voiture de s'arrêter. Tu parles. Aujourd'hui, tout me réussit. 5 minutes plus tard, nouveau combi VW ! Un Français, qui m'amène à Karlsruhe, puis jusque Stuttgart. Là, mon dernier combi VW de la journée, magnifique qui plus est (voir la vidéo), va à Augsburg. Je ne sais pas où c'est, mais allons-y !

 

 

 

Où je vais ? En fait, je pense aller rejoindre une fille. Allemande. Que j'ai rencontrée à Madrid. Elle habite Regensburg, ville inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Alors je ne m'arrête pas. Un couple d'Allemands me prend sur la voie d'accélération d'autoroute. Aichach me voici. Puis un autre Allemand. Ingolstadt. Je poursuis mon apprentissage de la géographie bavaroise. Deux Allemands. Puis un. J'avance de 10 kilomètres à la fois. 65 kilomètres de Regensburg (Ratisbonne en français). 21H15. Il me reste une heure de clarté. Je ne suis pas dans un endroit idéal.

 

Et je ne bouge plus. 22H15. Il fait noir. Les voitures accélèrent toujours, pas un seul ralentissement. Ca commence à être dangereux. Merde, ma quête s'arrête là. Je vois un pont. Echafaudage. Je prépare mon "lit". J'envoie un message à mon Allemande. Qui décide alors d'un road-trip pour venir à ma rescousse.

Minuit, Regensburg. Danube.

 

Saint-Omer-Regensburg, tu peux le faire en 8h30, si tu passes par la Belgique et Cologne (890 km).

De mon côté, c'est 1063km, 11H53 de prévu. En stop. Impossible n'est pas français.

 

Julia, merci.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 21:55

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C'est à ce moment-là que tout a commencé. Plus besoin d'argent pour voyager.

Un tour de France. En stop. 20 jours. 15€ dépensés.

 

Nous étions des rêveurs. Je le suis toujours.

 

Tour de France

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