30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 16:01

Depuis Koh Lanta nous avons choisi la solution « facile » pour rejoindre la Malaisie. Une voiture. Puis un minibus. Puis un bateau. Puis un mini-van. Puis un minibus. Puis un nouveau minibus. Et enfin un bateau. 10 heures plus tard, nous voici à la frontière malaise pour un nouveau tampon. Bonne nouvelle : pas besoin de visa quand vous êtes Français. Deuxième bonne nouvelle : nous pouvons rester 90 jours sur la péninsule ! Ce ne sera pas nécessaire (départ programmé le 19 avril). A noter que l’île, située à la limite entre les deux pays, est duty-free ! (sans taxe)

 

Nous avons jusque-là évité les tours organisés, privilégiant les solutions personnelles. Mais depuis le Sud de la Thaïlande les choses ont évolué. La faute aux îles. Car si sur la terre ferme il est facile et économique de louer un vélo ou une moto, cela reste compliqué et très cher de louer son propre bateau ! Or Langkawi possède 99 îles à marée haute et 104 îles à marée basse (seules 4 sont habitées). Difficile dans ces conditions de ne pas passer par un tour organisé.

Langkawi (2)

Nous sommes 8 dans le bateau, 4 Indiens, deux British et nous autres. Scène amusante : les Européens n’enfilent pas leur gilet de sauvetage (sûrs de leur capacité de nage) alors que les Indiens s’en défont avec difficulté arrivés sur la terre ferme.

Sur la première île les singes passent à l’attaque. Ils volent une bouteille de jus d’orange, tentent d’arracher les plastiques d’autres visiteurs et se retrouvent avec une casquette entre les mains (il suit la mode le singe). Bref, un singe c’est sympa, mais de loin.

Langkawi (3)

Un lac intérieur est la principale attraction du lieu, et si la scène est magnifique vue du ciel, elle déçoit un peu sur la terre. Puis nous voyageons d’ile en île. Nous nourrissons des aigles et nous étalons sur la plage, un peu hantés par une méduse que nous avons vu passer et qui reste dans nos mémoires au moment d’aller nager (d’accord mais pas trop loin du bord alors !).

Langkawi (8)

Les paysages restent magiques. Et pourtant…

 

Et pourtant j’ai l’impression que nous sommes un peu blasés. Les comparaisons font mal. Plus nous avançons et plus il nous faut des montagnes de plus en plus hautes, une eau de plus en plus bleue, des histoires de plus en plus extraordinaires. Après 7 mois de voyage, quelques effets négatifs se font ressentir. J’ai surtout l’impression que l’on n’apprécie plus à leur juste valeur les lieux que nous visitons. Des endroits que j’honorerais sans aucun doute s’ils étaient placés au début du voyage. Un peu moins maintenant.

 

Nous avons loué une moto et nous avons été un peu déçus par les paysages de l’île. L’effet Thaïlande. A signaler cependant, la montée en téléphérique vers le plus haut point de l’île. De là une vue plongeante assez sympa et un pont suspendu qui a un peu effrayé ma partenaire. L’architecture du pont est intéressante.

Langkawi (11)

Bon, je ne vais pas me plaindre non plus. Une plage fut magnifique (notamment les rochers) et quand je regarde les photos (colonne de droite) j’ai un sourire aux lèvres. C’est peut-être de ça que je suis blasé. (?) Peut-on être blasé du bonheur ? Ne serait-ce pas honteux ?Langkawi (12)

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 14:08

 

Non, ceci ne sera pas la filmographie complète de Clint Eastwood. Et pour cause, avec 78 films où il est impliqué, il me faudrait plusieurs semaines ne serait-ce que pour trouver l’ensemble de ses films. Non, je vais me concentrer sur les films qu’il a réalisés. 31. Oui, je vais faire une sélection !

 

Impitoyable-pr-Milev.jpg

Les westerns tardifs

 

Impitoyable (1992) : 13,5  

 

Western de et avec Clint Eastwood et Morgan Freeman, histoire d'une vengeance de prostituées peu satisfaites par la justice, qui mettent à prix un criminel. Clint le repenti venge Morgan mort pour l'exemple. Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur, même si pour moi c’est un western tardif d’une qualité moyenne.

 

 

 

L'homme des hautes plaines (1973) : 12 

L-homme-des-hautes-plaines-pr-Milev.jpg

 

Western de et avec Clint Eastwood, pas le meilleur que j'ai vu (c’est son deuxième film), un peu déçu, notamment par la fin. Je pense que le doublage français peut expliquer en partie cet échec.

 

 

Mettre en scène l’histoire

 

Lettres-d-Iwo-Jima-pr-Milev.jpg

Lettres d'Iwo Jima (2006) : 13.

 

L'histoire de l'Histoire. Seconde guerre mondiale, les Américains reprennent les îles du Pacifique une par une. Mais ce film nous montre l'envers du décor, ou plutôt le récit du côté japonais. Quelques soldats nippons qui doivent défendre une île indéfendable, sur laquelle rien ne pousse. Et ils la défendront jusqu'à la mort. Film de guerre, âmes sensibles s'abstenir. Mais film intéressant. A voir avec « Mémoire de nos pères », sorte de diptyque.

 

Invictus-pr-Milev.jpgInvictus (2009) : 15. 

 

Film de Clint Eastwood, avec Morgan Freeman dans le rôle de Mandela, très convaincant. C’est clairement lui qui porte le film, qui se révèle, il est vrai, sans grande surprise. Afrique du Sud au lendemain de l'Apartheid, coupe du monde de rugby, victoire, image parfaite de la réconciliation, avec Matt Damon en capitaine de l'équipe. Mais il manque un petit quelque chose.

 

Clint au grand cœur

 

Grand-torino-pr-Milev.jpgGran Torino (2008) : 16.

 

Le film nous raconte l'histoire de Walt Kowalski (Clint Eastwood), un vétéran de la guerre de Corée, bougon, raciste, et irascible, qui vient de perdre sa femme. Une nuit, il surprend Thao (Bee Vang), un de ses jeunes voisins, en train d'essayer de voler sa Ford Gran Torino de 1972, dans le cadre d'une épreuve imposée par le gang qui veut le recruter. Cet événement fera évoluer les rapports du jeune homme et sa famille avec M. Kowalski.

La voiture du film est une Ford Gran Torino de 1972. Cette voiture a été popularisée par la télévision : Starsky et Hutch conduisaient une Ford Gran Torino Sport de 1975. César du meilleur film étranger. Grand symbole de tolérance.

 

Million Dollar Baby (2005) : 19.

Million-dollar-baby-pr-Milev.jpgUn monument. Une histoire magnifique, légitimement récompensée par l’Oscar du meilleur film.

Autrefois entraîneur de boxe réputé, Frankie (Clint Eastwood) dirige une petite salle de boxe régionale avec son meilleur ami, un ancien boxeur nommé Scrap (Morgan Freeman). Leur quotidien est bouleversé par l'arrivée d'une jeune boxeuse appelée Maggie Fitzgerald (Hilary Swank, Boys don’t cry). Oscar de la meilleure actrice, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur dans un second rôle (Morgan Freeman).

Plus qu’un film de boxe, il aborde de nombreux thèmes de société (place homme/femme, la foi, les relations de famille, les clivages sociaux, la maladie, la mort, la vieillesse, l’euthanasie). Toute personne ne l’ayant pas vu se doit de le faire !

 

La romance

 

Sur la route de Madison (The bridge of Madison Country, 1992) : 16.

J’ai été surpris. Clint Eastwood dans un genre tout autre que celui qu’on lui connaît. Une belle romance, romantique, très bien interprétée par lui-même et Meryl Streep (nominée comme toujours pour l’Oscar de la meilleure actrice). Une mère laisse un récit sur une aventure qu’elle a eu le temps d’un week-end avec un photographe de passage. Ses enfants, d’abord inspirés par le dégoût, lisent et finissent par comprendre un peu mieux leur maman et l'amour, en général.

Sur-la-route-de-Madison.jpg 

Le sombre

 

Bird (1988) : 16/20. Avec Forest Whitaker.

 Bird-clint-eastwood-forest-whitacker.jpg

Quelle fresque ! Presque 20 ans avant Ray, Clint Eastwood nous offre sur un plateau la vie de Charlie Parker, la star du saxophone, avec en dessert une B.O. extraordinaire. La vie d’un artiste, les hauts et les bas, les femmes et la drogue, l’alcool, la mort, la reconnaissance. Parker, décédé à 35 ans, est une légende. C’est également un drame de la vie. La façon dont le film est construit, avec beaucoup de flashbacks, me fait penser à La Môme. La prestation de Whitaker est extraordinaire tant je l’ai vu devenir Charlie Parker au fur et à mesure que les minutes défilaient. Il remporte le prix d’interprétation à Cannes.

 

L-echange-pr-Milev.jpgL’échange (2008) : 15.

 

Inspirée d’une histoire vraie, l’enlèvement du fils de Christine Collins (Angelina Jolie). Quelques mois plus tard, l’inspecteur annonce que Walter a été retrouvé. Mais la mère ne reconnaît pas son fils. S’en suit une longue lutte avec l’inspecteur en charge de l’enquête, qui finira par la faire interner. Dans le même temps un détective se lance dans l’enquête. Le film est sombre malgré la fin. L’interprétation d’Angelina Jolie et de son impuissance la nomineront à l’Oscar de la meilleure actrice.

 

 

 

mystic river pr MilevMystic River (2003) : 17.

 

Film très sombre. Jimmy, Sean et Dave sont trois amis d'enfance. Un jour Dave est enlevé par deux hommes sous les yeux de ses deux amis impuissants. Les ravisseurs abusent sexuellement de Dave pendant quatre jours, jusqu'à ce que ce dernier réussisse à leur échapper. Une trentaine d'années plus tard, alors que les trois amis ont suivi des voies différentes, leurs chemins vont à nouveau se croiser lors d'un autre événement tragique : le meurtre de Katie, la fille de Jimmy.

Sean Penn (oscar du meilleur acteur), Tim Robbins (l’accusé des évadés, oscar du meilleur second rôle pour Mystic River) et Kévin Bacon forment un très bon trio. César du meilleur film étranger. La fin laisse songeur… Film extrêmement sombre.

 

Le dernier

 

American Sniper (2015) : 13/20. Avec Bradley Cooper et Sienna Miller.

 

Tiré d'une histoire vraie, celle de Chris Kyle, fan de rodéo, devenu Sniper Américain après les attentats de Nairobi. Héros militaire en Irak, il a de plus en plus de difficulté à rentrer chez lui, et sa relation avec sa femme se détériore.

Très patriote, le film est très intéressant pour les passages aux Etats-Unis et les difficultés du retour. L'Irak ne fait pas rêver.

 

Clint Eastwood est pour moi LE monument du cinéma. Acteur, il a participé aux plus grands westerns de Sergio Leone (Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Le Bon, la Brute et le Truand…), il a incarné l’inspecteur Harry… et surtout, il a su se renouveler. 81 ans cette année, et toujours dans le coup !

 

Bon, il me reste encore quelques films que je souhaite voir, et dont on dit le plus grand bien. Breezy serait une excellente romance, tandis qu’Un monde parfait serait un grand policier. La suite au prochain épisode.

 

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

6. Xavier Dolan : 15,33 (6 films)

7. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

8. Clint Eastwood : 15,05 (11 films)

9. Quentin Tarantino : 14,89 (9 films)

10. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

11. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

12. Les frères Coen : 14,63 (15 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Steven Spielberg : 13,89 (14 films)

20. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Woody Allen : 13,59 (17 films)

23. Tim Burton : 13,25 (12 films)

24. Wes Anderson : 13 (7 films)

25. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

26. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 11:51

Pour bien comprendre la Malaisie il faut se placer au-devant d’une carte. Le pays est coupé en deux : la péninsule malaise, intercalée entre la Thaïlande et Singapour. Et la partie nord de Bornéo, avec Brunei en son sein et l’Indonésie au sud.

Nous allons nous focaliser sur la péninsule, pour des raisons financières, pratiques et de temps.carte péninsule malaisie map malaysia peninsula itinérair D’entrée ce sera la vie dans les îles du nord-ouest (Langkawi et Penang) avant de faire le parc naturel de Taman Negara. Ensuite une nouvelle petite île de l’est Pulau Perhentian, avant de se rendre à Kuala Lumpur pour la seconde partie du voyage (qui sera très différente, j’y reviendrai en temps voulu). De Kuala Lumpur direction Melaka, la ville historique. Enfin les derniers jours d’Asie seront sur l’île de de Tioman pour finir la boucle à Kuala Lumpur.

 

Et puis, et puis… c’est l’Australie.

 

J’attends peu de choses de la Malaisie, je connais peu, je n’ai pas vraiment d’images en tête. La nourriture en fait sa renommée dans les guides de voyage, on va goûter un peu tout ça. Et puis ce sera les dernières semaines avec ma partenaires après 6 mois de voyage ensemble. Un sentiment particulier sans aucun doute.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 13:01

La Thaïlande restera un des grands mystères de ce voyage. J’ai l’impression de ne pas avoir pu totalement la conquérir, qu’il reste beaucoup de choses inconnues, des paysages à découvrir, des personnes à rencontrer.

Côté lieux, ne pas avoir fait Sukhothai ou le pont de la rivière Kwai sont des regrets. Nous sommes passés à côté des full moon partys de Koh Pha Ngan, un peu par malchance (nous étions dans le nord lors de la full moon), beaucoup en raison de la santé précaire de ma partenaire.

Bangkok reste ma grande porte ouverte d’Asie du Sud-Est, et c’est un peu le cas de la Thaïlande dans son ensemble.

Côté culture, pas de boxe thaï, ni de football. Côté Couchsurfing pas de locaux… oui il reste  beaucoup à faire.

 

Cependant la Thaïlande sera loin d’être une déception.

 

Le top 3 de ma Thaïlande

 

3 Le temple blanc de Chiang Rai

2 Snorkeling du côté de Koh Phi Phi

1 Nager avec des éléphants à Chiang Mai

Eléphant (2)

Paradoxalement, la Thaïlande restera le pays où nous avons fait le plus d’activités extraordinaires. La nage aux côtés de poissons ou d’éléphants fut sans aucun doute l’un des hits du voyage tout entier. Nous avons apprécié l’arrivée dans les îles, la vie insulaire, la nourriture. Les Thaïlandais, très habitués aux touristes, n’en profitent pas trop cependant. Ils sont toujours là pour vous guider, pour vous aviser. On sent l’expérience en la matière, tant les activités ou les transports sont réglés au millimètre lorsque vous avez choisi un tour organisé.

 

Oui, ce que je retiens surtout de la Thaïlande, c’est son aspect très touristique. Et d’avoir compris pourquoi. Pourquoi les occidentaux préfèrent Bangkok ? Parce que la ville est des plus vivantes. Pourquoi les occidentaux préfèrent les plages thaïlandaises ? Parce qu’elles sont superbes. Pour un voyage en famille en plein cœur de l’hiver européen, je pense que je privilégierais la Thaïlande. Plus facile, plus reposante, plus de possibilités, la mer, la terre, la culture, et un coût limité.

 

Enfin j’ai aussi aperçu l’amour pour un roi. Rama IX, il règne depuis… 1946. C’est le père de la nation, le grand-père de chaque Thaïlandais. Les portraits sont partout, dans les rues, dans les maisons, à la télévision. Le jour de son décès ce sera une deuil national de plusieurs semaines.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 04:35

P1180639.JPGAnnoncé le 23 janvier : apprendre à coudre. Merci à ma partenaire pour ses précieux conseils ainsi que pour son matériel, aux pays traversés pour l’idée, au marché de Hanoï pour les drapeaux à 10 centimes. Et merci à ma main gauche, ma main droite, et à ma patience. Surtout, ma patience.

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 11:49

Après les exemples du Cambodge (370€ pour 23 jours) et du Laos (503€ pour 30 jours), je pense que vous pouvez bientôt imaginer combien coûte un voyage en Asie du Sud-Est !

 

Pour la Thaïlande, il y a trois points importants :

-          une grande différence entre le nord et le sud du pays (les prix vont du simple au double, parfois triple).

-          nous avons couchsurfé à Chiang Mai pendant 3 jours.

-          élément très important, nous avons voyagé selon la santé de ma partenaire, souvent défaillante. Les activités ont été réduites, l’hôtel de Bangkok a été choisi selon sa proximité avec l’hôpital tandis que nos couchsurfers de Bangkok nous ont vainement attendus (on les a prévenus tout de même !).

 

Bilan financier (au taux d’1€ pour 39,70 baths) :

Dépenses pour se loger : 5875 baths soit 148€ (environ 5,1€ par jour)

Dépenses pour manger : 6577 baths soit 165,5€ (environ 5,7€ par jour)

Dépenses pour se déplacer : 5258 baths soit 132,5€ (environ 4,6€ par jour)

Dépenses pour visiter : 3300  baths soit 83€ (environ 2,9€ par jour)

Autres dépenses : 1231 baths soit 31€ (environ 1,1€ par jour)

 

Les activités ont été peu nombreuses mais assez chères (30€ pour nager avec les éléphants, 40€ pour 2 jours de snorkeling). Pour se déplacer, le visa run pour obtenir 15 jours supplémentaires jusqu’à la frontière malaise nous handicape. D’un autre côté, et contrairement aux derniers pays visités, il n’y a pas de visa. Dans les autres dépenses, j’ai 10€ de crème solaire (3 flacons, ça tape ici !).

 

Total : 22 241 baths, + un trou de 3 000 baths (sans doute de la bouffe, du logement et … que sais-je encore !) + frais de banque (375 baths + 7,95€ pour le crédit mutuel) = 25 781 baths, ou 657€ soit 22,40€ par jour.

 

Comme vous pouvez le voir, la Thaïlande est plus chère que le Laos ou le Cambodge (on le savait à l’avance) mais ça reste dans nos cordes. Le total pour ces 3 pays s’élève donc à 1530€. Vous savez combien il vous reste à mettre de côté avant de partir (n’oubliez pas l’avion !).

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 04:40

Ca y est, c’est donc la fin de l’aventure Koh Lanta pour mon équipe rouge (dite équipe coup de soleil). Près de deux semaines passées sur cette île assez mythique en France, mais pour des raisons totalement fausses. Loin d’avoir eu des difficultés à survivre, nous avons plutôt bien vécu. La santé de ma partenaire s’améliorant, nous avons pu reprendre le train des découvertes à un rythme effréné. La location de moto tout d’abord nous a permis de faire un tour assez complet de l’île, à la recherche de la plus belle plage. Nous en avons trouvé plusieurs.Koh Lanta (17)Surtout nous avons observé la végétation débordante, le parc naturel du sud de l’île, les couchers de soleil colorés. Pas besoin d’aller chercher bien loin pour se retrouver totalement isolé. Sur la plage, 200 mètres à droite, 200 mètres à gauche, personne. Seul. Enfin pas tout à fait, puisque seul en couple, ce qui reste une sacrée belle sensation.Koh Lanta (20)

 

Enfin nous avons fini par un tour dans les 4 îles, réservées au snorkeling. Contrairement à la fois précédente, ce fut du tourisme de masse, un bateau de près de 50 personnes. Du coup ça se bousculait dans les principales attractions, notamment la rivière sous-marine. Un tunnel de près de 100 mètres où il faut aller sous l’eau pour passer les endroits les plus étroits. Claustrophobe s’abstenir. Le problème, c’est que les dizaines de Thaïlandais devant nous ne savent pas nager. Alors ils tentent tout de même de passer avec leur gilet de sauvetage, tout en étant effrayés. La scène aurait pu (dû) faire partie d’un vidéo gag. Ça se pousse, ça crie, on balance les pieds pour tenter d’avancer et on en fout dans tous les visages alentours… Bon, de l’autre côté c’est une plage secrète (enfin plus trop) que les pirates utilisaient comme repaire. L’endroit est splendide. Niveau conditions de sécurité justement, j’ai l’impression qu’un accident pourrait arriver très vite (des bébés sont emmenés ici, bon gré, mal gré) et les guides n’ont pas l’air d’être formés aux premiers     secours.

4 Islands (6)

Enfin, la vie entre les poissons. Juste magnifique. C’est un bon résumé de la Thaïlande. Des touristes, en nombre. Mais j’ai compris pourquoi.4 Islands (5)

4 Islands (7)

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 05:39

Alea Jacta Est, le sort en est jeté, je survolerai l’Indonésie pour me rendre directement en Australie depuis Kuala Lumpur, capitale malaisienne. Ce sera le 19 avril, le jour même où ma partenaire m’abandonnera lâchement pour rejoindre les siens et ses études en Allemagne.

 

L’Australie, une petite île continent.

Par où débuter, question primordiale. Surtout quand on sait que les plus grandes villes sont sur les côtes, et pas sur la côte Nord (Darwin compte 70 000 âmes), ni sur la côte Sud. Reste la côte Est ou la côte Ouest. L’idée d’après l’Australie (c’est-à-dire dans un temps très lointain) est de faire la Nouvelle-Zélande avant de traverser le Pacifique. La logique m’emmène donc à l’Ouest afin de pouvoir traverser le pays (suivant le littoral nord) et de rejoindre l’Est. Vous me suivez ?

australie-carte-australia-map-itineraire.jpg

Bon, avec une carte c’est plus facile. J’atterris à Perth, 1,2 million d’habitants. Pourquoi Perth plutôt qu’une autre grande ville de l’Ouest ? Parce qu’il n’y en a pas (le maximum tourne autour de 60-70 000 habitants). Economiquement parlant surtout, Perth est le moins cher pour mon avion. Et ce sera une bonne base pour démarrer la côte Ouest.

 

Que faire en Australie ? Travailler pardi ! Et voyager toujours. Le visa vacances-travail est là pour ça (il est presque bouclé). Le taux de chômage est minime sur la côte Ouest (Perth affichait 1,2% de chômage en 2008. Depuis la crise est passée par là mais on reste bien en-dessous de notre cher Pas-de-Calais). J’ai deux avantages : mon anglais est plutôt pas mal et j’arrive hors-saison. Les travailleurs débarquent plutôt à l’automne (européen), c’est-à-dire le printemps local, afin de se faire embaucher pour les récoltes. Je vais arriver à l’automne local (printemps européen). L’idée est de travailler dans tout, sauf les récoltes. Bon s’il n’y a pas de choix je devrai le faire, mais mon dos et l’ensemble de mon corps me supplient de faire autre chose. On verra sur place.

 

Bref, l’Australie c’est déjà demain. Je m’attèle au Couchsurfing assez vite afin de ne pas laisser mon livret A dans les auberges de jeunesse, et je me renseigne un peu pour les banques, assurances, pôle emploi local and Cie… (J’ai trouvé un bon site qui s’appelle « enroutepourlaustralie.com »). Le kangourou se prépare.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 05:15

J’aime beaucoup Danny Boyle. Trainspotting, Slumdog Millionnaire et… La plage. Si, souvenez-vous en 2000 ! Léonardo Di Caprio, avec une pléiade d’acteurs francophones : Guillaume Canet, Virginie Ledoyen, Hélène de Fougerolles. L’histoire d’une île paradisiaque. Et bien la voici ! Ko Phi Phi Lee, à ne pas confondre avec sa grande sœur Ko Phi Phi Don. Pour le côté inhabité il faudra repasser : des dizaines de bateaux, des milliers de touristes. La baie de Maya, sans aucun doute un paradis perdu, n’offre pas l’atmosphère escomptée. Mais le paysage reste fantastique.

Ko Phi Phi (16)

Cette journée fut un peu un résumé de la Thaïlande, ses atouts et ses problèmes. Côté atouts, il faut reconnaître que les paysages sont magnifiques, que la mer a une couleur à peine croyable, que les fonds marins valent le détour.

Ko Phi Phi (4)

Nous avons pratiqué le snorkeling (masque et tuba), ce fut une première pour ma partenaire. Elle a adoré, souhaitant réessayer à chaque fois que nous avions deux minutes de disponibles. De mon côté, après l’expérience des Philippines, j’ai retrouvé la joie de la nage en compagnie des poissons, l’appareil-photo waterproof en plus (plus de photos dans la colonne de droite, album Thailande). Nous nous sommes arrêtés sur l’île aux singes, où les primates prolifèrent. Et c’est là que s’opère la transition entre le bien, et le moins bien.Ko Phi Phi (24)

 Les primates sont apprivoisés, nourris en grande quantité par les touristes. Je ne comprends pas qu’ils ne soient pas encore obèses. A côté, un amas de détritus laissé à l’abandon odore le lieu. Nous reprenons le chemin d’un des bateaux. Nous nous dirigeons vers Ko Phi Phi Don, l’île où tout le monde réside plus ou moins. La foule. A l’horizon je compte plus de 100 bateaux dans la baie. L’eau est luisante, se battant en chaque parcelle avec l’huile des moteurs. La plage est saturée, les zones de baignade sont délimitées par des filets, afin de faire un peu plus de place aux bateaux qui débarquent. L’atmosphère est consumériste, et aller au petit-coin vous coûtera 20 bats (je mangeais avec ça dans le nord du pays !). Oui, les primates que nous sommes ont bel et bien été apprivoisés.

Ko Phi Phi (15)

Nous reprenons cependant notre liberté du côté de Koh Lanta, la plage pour nous tout seuls, un seul bateau à l’horizon. Des pêcheurs locaux.

 

Le tourisme de masse est dangereux. Et nous en avons fait partie.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 05:35

J’ai découvert Courbet lors d’un voyage de première (lycée Ribot représente ouech). Nous étions au sein du Musée d’Orsay, magnifique recyclage de l’ancienne gare. Et, devant moi, l’origine du monde.L'origine du monde gustave courbet Adolescent de 17 ans, j’avoue avoir été choqué. La forme, le détail, et tout cela exposé dans l’un des plus grands musées français. A notre retour dans la capitale audomaroise, notre professeur d’histoire-géographie, Madame Dalbert, nous demanda, dans un souci d’éducation artistique, d’écrire une petite page sur une œuvre de notre choix, rencontrée dans les musées visités. Un travail de groupe que j’ai voulu axer sur ce tableau. Mais à 17 ans, la fainéantise est grande, Football Manager occupait la plus grande partie de mon temps disponible et Internet balbutiait encore. J’ai donc fait un joli copier-coller d’un résumé de l’œuvre trouvé sur la toile. Et sans même le lire, je le rendis à ma professeure, mes partenaires me faisant la plus grande confiance.

 

Quelques jours plus tard notre professeur nous explique qu’il faudra refaire le travail. Pourquoi ? Parce que sur le résumé était écrit : « car il faut bien appeler une chatte une chatte » (sic !) Pardonnez-moi la vulgarité de mes écrits mais il faut reconnaître la stupidité de mon comportement.

Bref, j’ai découvert Gustave Courbet. Et je ne l’ai plus lâché.

 

Deux autres de ses tableaux me fascinent. Un enterrement à Ornans. Dans le style réaliste dont Courbet était le chef de file, le tableau représente une scène commune à chaque village.Un enterrement à Ornans Gustave Courbet L’enterrement à Ornans reste cependant un des grands mystères du peintre : qui enterre-t-on ici ? Ou qu’est-ce ? Nous sommes en 1850, la Seconde République est dirigée par Louis-Napoléon Bonaparte. Deux révolutionnaires sont à la droite du cercueil. Enterre-t-on ici la Révolution  de 1848 ? Courbet reste fameux pour son engagement politique, très marqué par le socialisme. Il sera d’ailleurs accusé d’avoir abattu la Colonne Vendôme à Paris lors de la Commune de 1870, et devra la restaurer à ses frais.

Le tableau a suscité la polémique au salon de 1850. Représenter ainsi les gens du peuple dans de telles dimensions (6,68 m x 3,15 m). Des dimensions réservées jusque-là à des scènes religieuses, mythologiques, historiques. Au sacre de Napoléon par David par exemple. La grande bourgeoisie parisienne resta choquée par tant de laids. Mais contrairement à la Révolution de 1848, tuée dans l’œuf par l’avènement de Bonaparte le second, bientôt empereur, la révolution artistique du réalisme n’en est qu’à ses débuts. Au revoir romantisme.

autoportrait-dit-le-desespere-Gustave-Courbet.jpgLe désespéré. Un autoportrait datant de 1843-45. Regardez moi ce visage, regardez moi ce regard. Des yeux vous fixant ainsi. On sent la passion, la fureur, le désespoir, l’incompréhension. C’est mon autoportrait favori (et pourtant j’apprécie Rembrandt), malheureusement conservé dans une collection privée.

 

De Courbet on pourrait encore présenter L’atelier du peintre ou Les cribleuses de blé. Mais je préfère m’arrêter sur ces trois coups de cœur. Mes chefs d’œuvre.

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