11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 05:25

La santé de ma partenaire continue d’être fragile. De ce fait, nous avons visité deux hôpitaux thaïlandais. Et pour passer le temps après avoir feuilleté les magazines de 1812, je me suis amusé à décrire ce que je voyais.

 

Chiang Rai. D’aspect extérieur l’hôpital ressemble à un hôpital de France. En un peu plus neuf. Le soleil brille, la lumière blanche rejaillit. Les portes s’ouvrent, la fraîcheur de la climatisation nous prend. Devant nous l’hôpital, et l’ensemble de ses services. A gauche la pédiatrie, puis la neurologie… Devant moi la pharmacie, et la caisse ! A droite le service d’informations, celui qui te dirige vers le service cherché. Un test au préalable, directions les soins généraux.

Je m’assois, observe les multiples télévisions qui font patienter le patient (sic !) thaïlandais. Derrière moi, un immense portrait du roi observe les services. Le nombre de personnes dans l’hôpital me semble limité. J’ignore si les Thaïlandais bénéficient d’une SECU. Ça pourrait expliquer.

Les tests pratiqués sur ma partenaire sont les mêmes que chez Madame la médecin. Ca valait bien la peine que l’on se déplace. Seule la prise de sang fait la différence. Bilan : manque de potassium. Cure de bananes en vue. Un peu plus de médocs, et nous passons à la caisse (que l’assurance va rembourser) et repartons, pas forcément plus avancés que la veille. Ma partenaire est un peu déçue du traitement qui lui fut réservé, les médecins faisant les questions et les réponses, le premier utilisant son Iphone pendant qu’elle parlait !

 

Bangkok. Bumrungrad Hospital. La deuxième destination du tourisme médical au monde. 430 000 patients internationaux chaque année, provenant de 190 pays différents, surtout du Moyen-Orient (j’ai cru pendant un long moment que les Qataris avaient racheté l’hôpital, mais non). Classé parmi le top 10 des meilleurs hôpitaux de la planète, avec 33 centres de spécialités (sur les allergies, sur le diabète, sur la fertilité…)

D’entrée nous sommes choqués. Au rez-de-chaussée un Starbucks, au 1er étage un Mc Donalds. Bumrungrad c’est beaucoup de business : nombre de conférences très important, librairie, service pour les visas. C’est bien simple, on ne se croit absolument pas dans un hôpital tant cela ressemble à un hôtel de luxe (mais quand un brancard passe devant nous on se rend compte). 18 étages.P1180535 Au 15ème c’est la neurologie. Ma partenaire obtient un rendez-vous pour passer une IRM. Pour patienter je me rafraîchis au bar. Les jus de fruits sont gratuits. Bon, d’un autre côté la prise de sang coûte 200€ !

3 jours plus tard, c’est l’IRM. Avant cela, il faut passer à la caisse, et laisser un dépôt de 500€. Toute une galère pour joindre l’assurance, mais finalement ils se chargeront des frais. C’est déjà ça. Je patiente en essayant le Wi-Fi de l’hôpital (qui s’avère payant). P1180536

Les résultats arrivent deux heures plus tard, tous rassurants. Ma partenaire ignore toujours la raison de ses symptômes (vision floue, impression que ça tourne, et cela depuis 3 semaines), mais elle semble déjà aller mieux. En cadeau, un cd avec des photos de l’IRM, et donc de son cerveau.

La bonne nouvelle du jour : on peut maintenant visiter Bangkok un peu plus rassurés !

Partager cet article
Repost0
10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 05:57

Chaque livre est un voyage. Et chaque voyage mériterait un livre.

J’ai commencé par Amélie Nothomb et Antéchrista (13,5/20). Sympa mais sans plus. L’histoire d’une drôle d’amitié-inimitié entre deux adolescentes que tout oppose.

 

Puis j’ai découvert Marie Nimier, et Les inséparables (16/20). J’ai grandement apprécié. Une amitié sincère. Autobiographique, deux amies que la vie a finalement opposées. Beaucoup d’humour, un peu de larmes, beaucoup d’amour. Petit extrait : « Si tu n’es pas communiste à vingt ans, c’est que tu n’as pas de cœur. Si tu l’es encore à quarante, c’est que tu es con. »

 

Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique (11/20). Peut-être ma déception. J’imaginais voyager à travers le temps, retrouver les paysages de l’Indochine du temps de la colonisation. J’ai trouvé l’ensemble un peu faible, manquant d’envolée, pas d’humour, un rythme lent. J’y ai retrouvé quelques villes traversées, quelques sentiments sur la population, son ennui. Mais j’attendais tellement plus…

 

Daniel Pennac, Aux fruits de la passion (14/20). Mon premier Pennac, et sa fameuse famille Malaussène. Une sorte d’enquête de famille sur la sœur de Benjamin, le boss de la famille, qui décide de se marier. Beaucoup d’humour, du langage cru, et un scénario qui vaut le coup.

 

L’usage du monde, Nicolas Bouvier (17/20). Sur la route de Jack Kerouac. Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne. Et maintenant Nicolas Bouvier. Dans la série les livres qui donnent envie de voyager, celui-ci vaut son pesant d’or. Bouvier quitte la Suisse en voiture en 1953 et souhaite se diriger vers l' Inde. A travers les Balkans, la Turquie, la Perse et l’Afghanistan, une série de détails croustillants, de paysages magnifiques, d’histoires abracadabrantesques que seul le voyageur peut vivre. Je recommande à tous les voyageurs en herbe. Il présente les bons et les mauvais côtés, les grands moments et les grandes galères. Une bible du voyageur.Nicolas Bouvier, l'usage du monde

 

Quelques extraits

 

I shall be gone and live or stay and die. Shakespeare (phrase d’ouverture)

 

Nous avions deux ans devant nous et de l’argent pour quatre mois. Le programme était vague, mais dans de pareilles affaires, l’essentiel est de partir.

 

C’est la contemplation silencieuse des atlas, à plat ventre sur le tapis, entre dix et treize ans, qui donne envie de tout planter là.

 

Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait.

 

Je pensais aux neufs vies proverbiales du chat, j’avais bien l’impression d’entrer dans la deuxième.

 

Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations.

 

La France peut bien être le cerveau de l’Europe, mais les Balkans en sont le cœur.

 

Le silence, l’espace, peu d’objets et qui nous tenaient tous à cœur. La vertu d’un voyage, c’est de purger la vie avant de la garnir.

 

Si je n’étais pas parvenu à y écrire grand-chose, c’est qu’être heureux prenait tout mon temps.

 

A mon retour, il s’est trouvé beaucoup de gens qui n’étaient pas partis, pour me dire qu’avec un peu de fantaisie et de concentration ils voyagent tout aussi bien le cul sur leur chaise. Je les crois volontiers. Ce sont des forts. Pas moi. J’ai trop besoin de cet appoint concret qu’est le déplacement dans l’espace.

 

Baise la main que tu ne peux mordre et prie qu’elle soit brisée. (proverbe)

 

C’est moi qui conduit mais Dieu est responsable (proverbe, Travvak ‘kalto al Allah)

 

C’est une question d’échelle, dans un paysage pareil, même un cavalier lancé à fond de train aurait l’air d’un fainéant.

 

La santé est comme la richesse, il faut l’avoir dépensé pour l’apercevoir.

Partager cet article
Repost0
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 14:32

J'ignorais cette dénomination jusqu'il y a peu. Bucket List, film de 2007, avec Morgan Freeman et Jack Nicholson. Pas forcément le film de l'année non plus. Bref, toujours est-il qu'au lycée m'est venue l'idée d'écrire sur mon vieux Windows 1998 (qui n'était pas si vieux à l'époque) l'ensemble des choses que je souhaite faire avant de mourir. Et depuis j’en ai rayé quelques-unes.

 

Parc des Princes

Voir les Pyramides

Grimper sur la Tour Eiffel

Visiter Amsterdam

Faire du stop

Tour d’Europe

Istanbul

Voir l’Océan Arctique

Statue de la liberté

Prendre le transsibérien

Marcher sur la Grande Muraille

Faire un tour du monde (en cours)

Rio de Janeiro

Road 66

Traverser le Pacifique en bateau

Marcher en Antarctique

Visiter l’Inde

Voir Rome

Aller à Jérusalem tout en ayant lu la Bible

Aller à la Mecque tout en ayant lu le Coran

Avoir des enfants

Faire un doctorat

Voir la politique d’un peu plus près

Me marier en rythme avec Pachelbel

Ecrire un livre

Etre quadrilingue

Colombey-les-Deux-Églises avec l’ami Lucas

Courir un marathon

Escalader le Kilimandjaro

Mettre un pied dans l’ensemble des pays du monde

Sauter en parachute

Sauter à l’élastique

Emprunter la route de la soie

Regarder l’ensemble des nominés et gagnants à l’Oscar du meilleur film

Assiter à une finale de coupe du monde

Etre capable de jouer mon aria préféré de Bach au piano

Réaliser mon autoportrait avec un style de Rembrant ou Courbet

 

Comme vous le constatez, cette liste n’a pas de limite. Elle grandit chaque année (alors qu’elle devrait se réduire). N’hésitez à faire la vôtre, à me l’envoyer, que je puisse avoir de nouvelles idées. Et pas de limite dans l’espoir (un ami à moi a mis marcher sur la lune dans sa liste tandis qu’un autre veut traverser la Manche à la nage !)

Partager cet article
Repost0
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 05:23

Conversation avec mon futur fils : « Papa, papa, comment le cinéma a débuté ?

Ecoute mon fils, au début du cinéma il n’y avait pas de 3D, pas d’effets spéciaux, pas de paroles, juste Charlie Chaplin. »

Charlot, le vagabond, la star du cinéma muet, celui qui a longtemps refusé le parlant, l’homme qui a dénoncé le totalitarisme européen au début de la décennie 1940, une silhouette inoubliable, des films entrés dans la légende. En voici une filmographie partielle, avec les films que j’ai sous la main.

 

Les muets

 

Charlot soldat (1918) : 13,5/20.

Charlot se retrouve engagé dans la première guerre mondiale, il commence sa formation de soldat.

Film un peu plus sérieux que d’habitude, avec moins de gags. Les conditions de la guerre sont dénoncées habilement (l’eau, la boue, les bombardements incessants). Le tout début du film est amusant, j’en espérais autant ensuite (mais je deviens difficile !). C’est son plus vieux film que je vois (de 10 ans!), ça se sent un peu (le scénario est moins travaillé que les suivants). L’ensemble est un peu inégal, c’est loufoque comme Chaplin sait le faire, sans pour autant décoller à me rendre hilare.

 

The Circus (1928) : 16,5/20. Titre français : Le cirque.

The circus, le cirque, charlie chaplin

C’est un peu par hasard que je me suis retrouvé devant "Le cirque", projeté dans un bus en plein milieu de la Chine. Charlot, poursuivi par un policier, se réfugie dans un cirque. Il déclenche l’hilarité en perturbant les numéros et finit par se retrouver embauché.

Les scènes dans le cirque sont franchement désopilantes. Ce fut mon coup de cœur, un film un peu moins connu que les autres actuellement alors qu’il fut le huitième plus grand succès de l’histoire des films muets. La fin du film est assez typique du film avec Charlot. A noter que le tournage du film a été un calvaire pour le réalisateur (incendie, mort de sa mère, divorce, intervention des services financiers du gouvernement pour des taxes impayées…)

 

The Kid (1921), avec Jackie Coogan : 15/20. Titre français : Le Kid.

 

Comédie dramatique qui met en scène une mère désespérée, abandonnant son fils. Celui-ci se retrouve un peu par hasard dans les mains de Charlot qui, après avoir un temps voulu l’abandonner à son tour, en prend la charge.

Le Kid est l’un des « must » de Chaplin. Comédie dramatique, elle annonce d’entrée que vous pourrez rire, et peut-être même verser une petite larme. Chaplin avait perdu son enfant l’année précédente. La pauvreté des acteurs rappelle sans doute l’enfance de l’acteur dans les rues de Londres. La scène de la bagarre du fils est hilarante. La photo est mythique.The Kid, le Kid, charlie chaplin pr Milev

 

Citylight (1931) : 16/20. Titre français : Les lumières de la ville.

 

citylight les lumières de la ville charlie chaplinUn film extrêmement touchant de Charlot, venant en aide à une jeune aveugle et à un mari déçu. C’est l’un de mes favoris, avec la scène du sifflet, ou du combat de boxe.

Les films muets avaient disparu en 1929, mais Chaplin choisit de résister encore et toujours à l’envahisseur parlant. A noter que la scène où l’aveugle comprend que Charlot est riche a nécessité 342 prises de vue ! Un record.

 

 

Modern Time (1936) : 16/20. Titre français : Les temps modernes.

 

Le dernier muet de Chaplin, le plus connu, celui qui met fin à la carrière cinématographique du personnage de Charlot. D’entrée, la première scène me fascine. On y voit des moutons allant tous dans la même direction puis d’un coup des humains sortant du métro à la même vitesse. Le film dénonce en partie l’esclavage moderne, la vie dans les usines, sur les chaînes de production. La période est celle de la Grande Dépression, d’un chômage de masse, le film est politiquement incorrect. Une satire mais aussi un drame d’époque.

C’est la première fois que l’on entend la voix de Charlot, lorsqu’il se met à chanter la chanson sans sens, un mélange de français et d’italien. Chanson qui est d’ailleurs revenue dans les charts au début des années 2000 (avec un remix).

A noter le journal « Les Temps Modernes » de Sartre, de Beauvoir et Merlau-Ponty en hommage au film.Modern-times-les-temps-moderne-charlie-chaplin-copie-1.jpg

 

Les parlants

 

The Great Dictator (1940) : 14/20. Titre français : Le dictateur.

 

Forcément. Le classique parmi les classiques. Adenoid Hynkel, dictateur de Tomanie (satire d’Adolf Hitler) et Benzino Napaloni, dictateur de Bactérie (Mussolini) se rencontrent et tentent de s’impressionner (la scène avec les chaises qui montent, montent, montent…). Dans le même temps, un barbier juif sortant d’un an d’hôpital, sosie parfait d’Hynkel, tente de comprendre ce qui se passe dans le monde.

Dénonciation du régime nazi, de la politique à l’égard des juifs, "Le dictateur" précède l’entrée en guerre des Etats-Unis. Le film contribue à mobiliser l’opinion publique américaine sur ce qui se passe en Europe. La scène des saluts entre les deux dictateurs est tordante. Les discours d’Hynkel, hurlant, vociférant, dans un langage qui se veut proche phonétiquement de l’allemand ont fait grand plaisir à ma partenaire (non, l’allemand ne ressemble pas à ça ? si, si, je te promets !). Nommé à l’Oscar du meilleur film. Le film est sorti en Allemagne en 1958 (et en 1975 en Espagne !).the great dictator le dictateur charlie chaplin

 

Gold Rush (1942) : 13,5/20. Titre français : La ruée vers l’or.

 

J’ai eu accès à la version parlante de "La ruée vers l’or", celle de 1942, sonorisée par Chaplin lui-même. Il existe une version muette datant de 1925, mais je fais avec ce que j’ai sous la main.

L’histoire des chercheurs d’or du Canada à la fin du XIXème siècle, Charlot et Big Jim, qui se retrouvent     dans une cabane isolée, privés de tout. La danse des petits pains est mythique. J’ai cependant été un peu gêné par le son.

 

Limelight les feux de la rampe charlie chaplinLimelight (1952), 16/20. Titre français : Les feux de la rampe.

 

Le dernier film américain de Chaplin. Calvero, ancienne icône du music-hall, devenu has been, tente d’aider une danseuse de ballet qui a voulu mettre fin à ses jours. C’est l’un de mes films préférés de Chaplin, touchant, émouvant, qui peut paraître autobiographique. L’apparition de Buster Keaton, l’autre star du muet, rend hommage à une période révolue. On pourrait établir quelques parallèles avec "The Artist".

 

Le Chaplin sans Chaplin

 

L’opinion publique (1923) : 10/20. Titre original : A woman of Paris. Avec Edna Purviance et Adolphe Menjou

Deux jeunes amants décident de quitter leur province pour enfin vivre leur amour librement. Mais Jean Millet ne parvient pas à prendre le train et Marie Saint-Clair part seule à Paris. Elle y trouve sa liberté.

Chaplin sans Chaplin. Chaplin sérieux. Chaplin qui a, du coup, vieilli. Le film hésite entre la romance et le drame (en témoigne la scène finale), et manque de rythme.

 

Comme vous pouvez le constater je préfère les muets de Charlie Chaplin. Non pas que les parlants soient de mauvaise qualité, au contraire. Mais je suis un grand fan de l’humour simple, de geste, de regard, de répétition. Les quiproquos, l’incompréhension du personnage de Charlot m’ont emporté. Pas besoin de parole pour faire rire (une pensée pour Mister Bean).

Je remarque aussi que Charlie Chaplin n’a jamais gagné l’Oscar du meilleur film (alors que Démineur l’a gagné !), une injustice flagrante. Mais cela ne l’empêche pas d’être devenu une icône du cinéma pour l’éternité.

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 15,83/20 (6 films)

-. Alejandro González Iñárritu : 15,83 (6 films)

5. Frank Capra : 15,50 (7 films)

6. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

7. Xavier Dolan : 15,33 (6 films)

8. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

9. Charlie Chaplin : 15,06 (8 films)

10. Quentin Tarantino : 14,89 (9 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,80 (10 films)

11. Les frères Coen : 14,63 (15 films)

14. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

15. Jacques Audiard : 14,31/20 (8 films)

16. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

17. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

18. George Cukor : 13,95 (10 films)

19. Dany Boon : 13,88 (4 films)

20. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

21. Steven Spielberg : 13,78 (18 films)

22. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

23. Woody Allen : 13,55 (19 films)

24. Tim Burton : 13,25 (12 films)

25. Wes Anderson : 13 (7 films)

26. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

Partager cet article
Repost0
8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 08:08

 


 

 

Partager cet article
Repost0
7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 06:30

Parfois le bonheur se passe de commentairesEléphant (13)Eléphant (9)

Eléphant (8)Eléphant (15)

Plus de photos dans la colonne de droite, Album ThaïlandeEléphant (14)

Partager cet article
Repost0
6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 04:52

Le vrombissement du moteur se fait entendre. La locomotive traîne trois wagons, ce qui donne au train un air miniature comparé aux longs vers chinois. La foule s’amasse au-devant des portes, prête à sauter dès que l’occasion se présentera, dès que le dernier passager sortira. Nous étions en première position, nous voici relégués au milieu du peloton. Deux femmes françaises s’incrustent, l’air de rien, tout en s’en vantant dans leur langue maternelle. « Heureusement que les places sont numérotées » je pense alors, sans trop comprendre pourquoi une grande partie de la population est prise d’un stress avant d’entrer dans un moyen de locomotion.

 

Le départ s’est fait dans la précipitation. Ma partenaire peste contre sa santé, et les deux hôpitaux visités n’y ont rien changé. Bangkok est reconnu pour ses soins médicaux, nous nous y rendons au pas de charge. Deux heures pour empaqueter, dire au revoir à notre couchsurfer, manger, et nous rendre à la station. Chanceux que nous sommes, il reste trois tickets. Dommage pour le couple qui nous succède.

 

C’est la première fois que nous prenons le train depuis le Viêt-Nam. Nous n’imaginions pas que ce moyen de locomotion allait tant nous manquer, surtout après le temps passé en son sein entre Moscou et les campagnes chinoises. Mais le train a ses avantages que le bus n’a pas. Les toilettes. La possibilité de lire sans se faire trop trimballer. La possibilité d’écrire. Et la possibilité de dormir.

 

En vérité, les toilettes sont un lieu public que l’on ne souhaite pas vraiment visiter. Quand le besoin est urgent on y va, mais à reculons. Une toilette pour cent personnes, ça laisse des traces (au sens propre du terme). Je ne me plains pas, au contraire, je remercie à chaque toilette publique la chance que j’ai d’être un garçon, d’être toujours debout. Je plains les filles, n’imaginant pas comment on peut s’asseoir dans un endroit pareil. On me répond parfois que l’on peut simplement s’accroupir, mais on est cependant en danger hygiénique à chaque mouvement brusque de la locomotive.

 

Dormir dans un train ce n’est pas l’idéal non plus, surtout quand les lits-banquettes n’existent pas. Un siège de train devient alors plus petit que d’ordinaire. La tête de ma partenaire est posée depuis une bonne heure maintenant sur mon épaule droite. Je la regarde, un visage paisible. Elle doit dormir, c’est bon pour sa santé. La mienne, mon dos, se plier en deux, en trois ou en quatre pour ne pas changer la position de mon épaule ce n’est pas un problème. Je craque 30 minutes plus tard, et reste ébahi devant le visage de cette demoiselle qui n’a pas bougé d’un seul centimètre, telle une statue grecque.

 

Le train, c’est surtout l’occasion de réfléchir en voyant défiler le paysage. La Thaïlande de nuit, c’est triste : bien trop sombre pour y déceler quoi que ce soit. Il y a bien quelques arrêts, souvent en pleine nature, sans trop comprendre pourquoi. Je regarde le paysage qui défile en sens inverse. Et puis on repart. Pas un seul mot d’explication. L’impression que le conducteur a fait tomber quelque chose et qu’il ne se gêne pas pour faire demi-tour, enfin façon de parler puisque c’est la marche arrière qui est enclenchée.

Heureusement il y a le livre. Une petite bible du voyageur qui me tient en éveil. Lorsque l’hôtesse a éteint le jour, il me reste la torche des mineurs, bien plaquée sur mon front. J’ai vite l’impression que je suis le seul qui reste éveillé, le seul qui ne veuille pas dormir, le seul qui ait encore envie de faire quelque chose de cette journée. Je dévore mon ouvrage, voyage dans des contrées connues, ou pas encore. Un jour, sans doute.

 

Le froid me prend petit à petit. La climatisation est enclenchée, sans trop comprendre pourquoi. L’ensemble des passagers arbore donc une petite couverture blanche, offerte généreusement par la compagnie. Ma partenaire en a deux. Depuis maintenant plusieurs mois on se questionne sur cette envie qu’on les Asiatiques d’avoir froid dans les transports en commun. Je te les enverrais fissa en Laponie deux mois et ils comprendraient vite pourquoi les Européens pestent à chaque air conditionné actionné.

Train-Chiang-Mai-Bangkok.JPG

Le petit matin arrive, sans prévenir. Les yeux s’ouvrent et un soleil frais pointe à l’horizon. Je peux enfin me délecter des rizières infinies, des petits cours d’eau, de la végétation. Ici l’eau est un élément central. Pour le riz. Pour la vie. Et parfois le contraire. Le pays a subi cet hiver ses pires inondations depuis près d’un siècle. Le gouvernement s’est même résolu sur le tard à noyer la capitale.

 

Capitale qui pointe déjà le bout de son nez. Bangkok, la putain. Des gratte-ciels font leur apparition. 7,7 millions d’habitants et des bouchons légendaires. Le reste du pays semblait si paisible que je le regrette déjà, avant même de poser le pied sur le quai. Bangkok, dont j’attends tellement. Bangkok, sa vie nocturne, déjantée. Et surtout, je l’espère, ses bonnes nouvelles médicales.

Partager cet article
Repost0
5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 05:10

David, avec qui Alba avait débuté son périple, est resté 15 jours à Chiang Mai pour méditer. Et il a eu du flair, tant cette ville porte une atmosphère mystique.

J’ai dû visiter seul la cité, ma partenaire étant toujours souffrante (ce qui commence sérieusement à m’inquiéter, deux hôpitaux en une semaine, et peut-être à nouveau la même à Bangkok, nous ignorons toujours ce que c’est…). Rien de tel que d’être seul pour se retrouver face à soi-même, face à ses interrogations, ses incertitudes, ses doutes ou ses craintes. La solitude de l’homme est parfois sa plus grande inspiration.

Chiang Mai (2)

J’ignore le nombre de Wats, littéralement temples-monastères bouddhistes, que contient la ville. A tous les coins de rues. Wikipédia, source d’information souvent intéressante, présente l’histoire de Chiang Mai en 3 paragraphes mais se plaît à décrire les 8 wats les plus importants !

Chiang Mai (4)

Le Bouddhisme serait la quatrième religion du monde (après le Christianisme, l’Islam et l’Hindouisme). Elle est apparue en Inde au Vème siècle avant notre ère, pour se répandre essentiellement en Asie. Peu pratiqué dans son bassin natal, le Bouddhisme reste cependant essentiel en Asie du Sud-Est. La branche bouddhiste en Thaïlande est theravada, comme dans l’ensemble des pays de la région. Pour simplifier, ce Bouddhisme rejette l’idée d’un Dieu créateur, et considère qu’il faut chercher en soi-même la vérité. C’est la doctrine des anciens, qui s’en tient à la stricte application du canon appelé Pali (si des bouddhistes passent par ici, ils peuvent me corriger).

 

 En Thaïlande, 95% de la population se revendique ainsi. Les moines font partie intégrante de la vie locale, nous les croisons souvent au coin des rues ou dans leurs monastères. Chiang Mai fut donc l’occasion d’aller visiter une dizaine de wats, tous différents d’aspect ou d’atmosphère. Je me surprends encore après plus de cinq mois de voyage à trouver tant d’intérêt dans les temples rencontrés. Souvent, à l’approche du wat, je pensais naïvement « encore un wat, rien de nouveau sous le soleil… ». Et à chaque fois j’observais de nouvelles choses, une nouvelle architecture, de nouvelles idées. Des phrases, pleines de spiritualité, pleines de bon sens, pleines de bons sentiments. Des phrases bouddhistes en somme.

Chiang Mai (5)

Chiang Mai ce fut aussi le retour de Couchsurfing, chez une Allemande (elles me suivent partout ces Allemandes !), Marina. J’ai eu peu de temps pour la découvrir mais j’en garderai le souvenir d’une fille à la recherche d’elle-même, venue en Thaïlande seule, à la sortie du bac, pour essayer d’apprendre la langue, pour découvrir une nouvelle culture. Une fille qui va se trouver tôt ou tard. La ville sera là pour l’aider.

Elle nous a notamment emmenés manger dans un restaurant japonais, et qui dit nourriture japonaise dit sushi ! Et qui dit sushi dit « je me régale et je mouline les mains à énerver un bouddhiste avec mes manières ». Un délice. Le second depuis mon départ (ça fait peu, mais ça permet de les apprécier à leur juste valeur).

Chiang Mai (10)

Enfin, Chiang Mai est la base idéale pour partir à la découverte des éléphants… j’y reviens dans le prochain article (pour un peu plus de photos, allez voir dans l'album, colonne de droite).

Partager cet article
Repost0
4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 05:44

1- Parce que le « travailler plus pour gagner plus » a surtout fonctionné pour lui (+ 140% d’augmentation du salaire du président).

2- Parce que la stigmatisation d’un groupe religieux ou ethnique est contraire aux droits de l’homme (une pensée pour les Roms et le fameux discours de Grenoble, ou Guéant).

3- Pour avoir pensé que son fils à la tête du plus grand centre d’affaires d’Europe alors qu’il n’avait même pas réussi à obtenir son DEUG de droit était une bonne idée.

4- Pour les suppressions systématiques de postes dans l’éducation nationale et la réforme sur la formation des enseignants (+ discours de Latran, « le professeur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé »)

5- Parce que Nadine Morano et Frédéric Lefèvre (entre autres).

6- La politique étrangère (la Chine, l’homme africain pas assez entré dans l’histoire, la Tunisie, la tente de Kadhafi à Paris, vacances dans le ranch de riches américains…).

7- Parce que 3 ministres mis en cause par la justice (Woerth, Tronc, Hortefeux) le temps d’un quinquennat.

8- Air Sarko One, 176 millions d’euro pour un avion alors qu’il y a plus de 2,5 millions de chômeurs.

9- Parce qu’un mandat ça va, c’est quand il y en a beaucoup que ça peut poser des problèmes.

10- Parce que « casse-toi pov’ con ».

Sarkozy-guignol-2012-on-change-tout-sauf-les-shoes.jpg

Partager cet article
Repost0
3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 05:46

De suite je vois que quelque chose a changé. La Thaïlande, ses supermarchés, ses routes en bon état et… mais… on roule à gauche ! Je l’ignorais mais les Thaïlandais, à l’instar des Anglais, des Australiens ou d'un tiers de la population mondiale, sont de gauche.

Chiang Rai (1)

Deuxième point, un peu plus politique, j’ai quitté un pays communiste, le 5ème sur les 6 que j’ai visités, pour rejoindre un royaume où les chemises jaunes et les chemises rouges sont en conflit depuis plusieurs années. Les chemises jaunes, militant pour la démocratie mais soutenant le palais royal, sont principalement issues de Bangkok et des quartiers urbains. Les chemises rouges, fervent soutien de l’ancien premier ministre controversé Thaksin Shinawatra, sont principalement issues des campagnes du Nord, où je me trouve actuellement. Au milieu de tout cela vous avez l’armée, qui a tenté 20 coups d’état depuis 1932 (et qui en a réussi 11 !), et enfin le roi, Bhumibol Adulyadej, au pouvoir depuis 1946 !!! Le plus vieux chef d’état en place dans le monde c’est lui, et il fait figure de symbole dans ce pays plutôt instable politiquement. Actuellement, le Premier Ministre est une femme, et pas n’importe laquelle, puisque c’est la soeur de Thaksin Shinawatra ! Ajoutez à cela que le leader des chemises jaunes vient d’être reconnu coupable dans une affaire de corruption datant du début des années 1990 et vous comprendrez que les chemises rouges sont sorties gagnantes du conflit. Pour le moment…

 

Chiang Rai (17)Bref, assez de politique, revenons à Chiang Rai, notre première étape. L’objectif : le palais blanc et un trek dans le nord. Cependant la santé de ma partenaire reste fragile et la deuxième partie s’est transformée en balade à moto le temps d’une journée, à arpenter le triangle d’or.

Qu’est-ce que le triangle d’or ? C’était le triangle de l’opium, à la frontière de 3 (4) pays : la Birmanie, la Thaïlande et le Laos (la Chine est également très proche). Le climat facilitait la culture du pavot et faisait la richesse de la région. Depuis, la situation en Thaïlande a beaucoup évolué et la culture du pavot a pratiquement disparu, chassée par les autorités. En revanche la culture touristique du pays a fait de ce triangle d’or un passage obligatoire pour l’ensemble des tours dans le Nord du pays. On cultive maintenant le nom « triangle d’or » un peu partout, les hôtels, les restaurants… et même une église !Chiang Rai (16)

De notre tour dans le triangle d’or, nous sommes revenus déçus. Les paysages ne valent pas le Laos, et il y a finalement peu de choses à faire. Un Hall de l’opium, un autre musée, la frontière avec la Birmanie et surtout le marché frontalier, où les Birmans peuvent venir chercher des produits qu’ils ne peuvent pas importer. Hormis cela, rien. Le mythe est éteint.

Chiang Rai (2)Heureusement pour Chiang Rai, il y a le temple blanc (nom officiel Wat Rong Khun). Peut-être le plus beau temple que nous ayons vu depuis Angkor, le plus beau en état de fonctionnement depuis la Chine. L’entrée du temple est très impressionnante : des mains, des bras et des crânes sortent du sol. La symbolique ? Je l’ignore (mon bouddhisme progresse peu). Mais l’effet est assuré.Chiang Rai (6)

A l’intérieur l’ambiance est bizarre. Sur les murs, les peintures représentent beaucoup d’évènements et des   personnages contemporains : Spiderman, Batman, les tours du World Trade Center en flammes, reliées à une pompe de pétrole (sic !) et même Mickael Jackson. Nous avons été un peu surpris (imaginez un peu la même chose dans une église !). J’ai également eu la chance de pisser dans les toilettes les plus dorées du monde (je vous renvoie aux photos de l’album Thaïlande, disponible dans la colonne de droite).

 

Sur la route nous nous arrêtons pour acheter quelques fruits : 40 centimes pour 2 kilos de bananes. Du coup j’enchaîne avec une strawberry shake à 50 centimes. Un pur régal.

Les prix concernant la nourriture et le logement ont diminué depuis la frontière (oui, oui, c’est possible). L’impression que la Thaïlande va être un endroit où l’on va pouvoir se faire plaisir.

Partager cet article
Repost0

Plus De Blogs