2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 05:54

C’est fait. Je sors du bateau et pose un pied sur le sol thaïlandais. Puis le deuxième, afin de retrouver l’équilibre. Sans m’en rendre compte j’ai avancé dans le temps. Une seule rivière, frontalière, et me voici en 2555. Le calendrier thaïlandais suit la vie de Bouddha, né 543 ans avant Jésus-Christ.

 

C’est comment l’année 2555 ? Oubliez les voitures volantes et les voyages sur Mars, 2555 en Thaïlande c’est 2012 en Europe. Pas plus. Pas moins non plus.

 

Le passage en Thaïlande fut un mini-choc. Je quitte un pays pauvre, en voie de développement, le Laos. Des paysages très "nature", une population vivant toujours dans des maisons très sommaires (utilisation des tôles, du bois). Et j’arrive en Thaïlande, où les supermarchés font leur retour, où l’ensemble des maisons et des routes sont bétonnées. Un pays développé. Un tigre asiatique.

 

Comment visiter le pays quand on bénéficie d’un visa de 15 jours (30 jours si on entre dans le pays par avion, seulement 15 par voie terrestre, pas de visa cependant) ?

Notre idée : faire la moitié nord en deux semaines avant de rejoindre la Malaisie pour une journée. Puis faire le sud du pays les quinze jours suivants, avant de rejoindre pour de bon le pays voisin.Thailande-itineraire-nord-milev-carte-map.jpg

Chiang Rai pour ses treks et son palais blanc, Chiang Mai pour un trek avec la présence d’éléphants, les temples de Sukhothai, le parc national de Khao Yai et bien sûr Bangkok, pour ses vices et ses vertus.

Puis ce sera le sud mais j’en reparlerai le moment venu.

 

J’avoue avoir été pendant longtemps très inquiet au sujet de ce pays, au point d’avoir envie de le laisser filer. Trop de touristes je me disais. Mais les choses ont évolué récemment et j’ai ressenti une pointe d’excitation à l’approche de la frontière.

 

Qu’est-ce que j’attends de la Thaïlande ? Beaucoup de Bangkok j’avoue, pour l’atmosphère festive. Les îles du sud seraient paradisiaques, ou très vivantes, c’est selon. Les Full Moon partys vaudraient le détour. Le nord du pays pour les treks. Great expectation comme titrait David Lean (petit hommage au réalisateur car nous ne ferons sans doute pas le pont de la rivière Kwaî !). Côté sport, la boxe thaïe et un match de football me satisferaient, l’un des deux avec ma partenaire et ce serait déjà très bien. Enfin la nourriture. Parce que tout le monde nous en dit du bien.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 15:44

Un mois de Laos. Un mois formidable. Un pays qui nous a vraiment impressionnés, de par ses paysages, de par sa population. Toujours souriante, toujours « sabaidee » (bonjour en Laotien). Je n’hésite pas à le proclamer, le Laos est le plus beau pays d’Asie du Sud-Est (en comparaison avec le Viêt-Nam et le Cambodge). Plus typique. Plus nature. Moins touristique.

 

Le top 3 du Laos

3 – Don Det et ses dauphins du Mékong

2 – Luang Prabang et Kuang Si (pour la couleur de l’eau et les ours)

1 – Tha Khek et le loop (pour la rencontre de la population et Khong Lor)

 

Le Laos c’est aussi l’influence française la plus préservée des trois pays de l’ancienne Indochine. Rues, administrations, écoles et une partie de la population continue de pratiquer la langue de Molière.

 

Cependant évoquer le Laos sans évoquer la pauvreté serait un grand oubli de ma part. Le pays fait partie des 20 pays les plus pauvres de la planète. Les infrastructures s’en ressentent (les pires routes depuis la Mongolie), les habitations sont sommaires (surtout dans les campagnes) et les conditions de vie sont parfois très difficiles, notamment dans les zones les plus reculées (absence d’eau courante, parfois d’électricité). Le pays s’ouvre lentement. Les investissements étrangers n’ont été autorisés qu’à partir de 2000. Le Laos est un pays communiste depuis 1975 et le principal ami est maintenant la Chine qui, en échange de matières premières, construit les routes et les stades. Les relations avec les Etats-Unis n’ont été normalisées qu’en 2004. L’objectif à l’horizon 2020 est de sortir le pays des profondeurs des classements économiques. Mais cela passe aussi, sans doute, par une alternance politique.

 

Ce que je retiens aussi, c’est le temps, qui s’écoule à une différente vitesse que dans les autres pays. Même dans la capitale, il semble que les Laotiens aient le temps, prennent leur temps (l’absence de klaxon a été savourée à chaque instant). Cela peut parfois agacer lorsqu’au restaurant il faut 45 minutes pour obtenir un banana-shake mais on s’habitue très vite. Le temps, on le fait passer comme on peut. J’ai souvent l’impression que la population s’ennuie. Qu’elle ne sait pas quoi faire de tout ce temps. Je ne compte plus le nombre d’hommes que j’ai vus, assis sur leur mobylette, à regarder le trafic. Les familles se réunissent souvent, devant la télévision. Dans les campagnes on partage la boîte à images.

 

La place des femmes au Laos me laisse un goût bizarre. D’un côté, j’ai l’impression que celles-ci ont une place très importante dans la famille, ainsi que dans le travail. De l’autre, j’ai l’impression qu’elles ont une place presque trop importante ! Je m’explique : dans deux villages au moins nous avons vu les hommes regroupés à jouer et discuter alors que les femmes travaillaient dans les champs avoisinants.

 

Bref, si vous n’aviez qu’un pays à découvrir en Asie du Sud-Est, je vous conseillerais celui-là. Certes il n’y a pas la mer. Certes il n’y a pas Angkor. Et pourtant, ça reste mon coup de cœur.

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 03:10

Tout d’abord, précision importante, nous avions prévu de rester 3 semaines au Laos et sommes finalement restés un mois complet (départ le dernier jour du visa, comme en Chine ou au Vietnam). D’apparence, le Laos est le pays le moins cher que nous ayons visité. Dans les faits, les résultats sont un peu plus mitigés mais il y a des explications :

-          L’absence totale de Couchsurfing. Peu de membres dans l’ensemble du pays et nous avons manqué le coche dans la capitale (surtout par manque de temps)

-          La volonté de se faire plaisir. Les hôtels ont souvent été choisis à l’avance, afin d'éviter les plans pourris (lit sale ou pas de douche, chose que nous avons eue plusieurs fois en Chine par exemple)

-          Le temps des cadeaux : anniversaire, Saint-Valentin et approche de Bangkok (d’où je vais envoyer un paquet pour la France)

 

Bilan financier :

Dépense pour se loger : 790 000 kips, soit 76€ (environ 2,5€ par jour)

Dépense pour manger : 1 724 000 kips, soit 166€ (environ 5,5€ par jour)

Dépense pour se déplacer : 720 000 kips, soit 69€ (environ 2,3€ par jour)

Dépense pour visiter : 659 500 kips, soit 63,3€ (environ 2,1€ par jour)

Autres dépenses : 964 500 kips, soit 92,7€ (3,1€ par jour)

 

Dans les autres dépenses, le visa (30€), les cadeaux en tous genres (30€) ou l’happy pizza et ses effets (un bus manqué, 15€) représentent la quasi-totalité.

 

Total : 4 867 000 kips (+ 11€ de frais de banque locale, ainsi que 24,56 de frais de banque en France (bande d’enfoirés)), soit 503 €. Une dépense de 16,75€ par jour.

 

En résumé, mes comptes se portent bien et je devrais arriver en Australie sans demander l’aumône. Pour la Thaïlande, afin de faire quelques économies, Couchsurfing est déjà assuré dans le Nord.      

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 05:21

Nous avons longuement hésité. Une nouvelle chute d'eau ? Mwé, j'en serais presque blasé. Après Don Det, Pakse et Tha Khek…(rien que pour le Laos), les chutes d'eau n'étaient plus ma priorité. Ma partenaire a cependant insisté et nous étions trop courts pour aller un peu plus au nord, ma volonté initiale. Donc direction les chutes d'eau de Kuang Si, à une heure de Luang Prabang, à bord de notre tuk-tuk (40 000 kips aller-retour, 4 euros).

 

Attention les yeux !

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P1090463P1090446Oui Kuang Si fut l'apogée du Laos. Une énorme chute d'eau puis une multitude de petites avec, comme si ça ne suffisait pas, des piscines naturelles où l'eau bleu clair nous invitait à la baignade (eau très fraîche cependant). Vraiment magnifique ! P1090440P1090431

Kuang Si c'est également un parc naturel, avec quelques ours. N'est-ce pas mignon ? (de loin, parce que dans son salon...) P1090480

Sur la route du retour nous observons les montagnes, les rizières fleuries. Une sorte de dernier regard sur le Laos avant le départ. Un pays qui nous laissera des grands souvenirs, des paysages plein la tête et des photos de rêve. A découvrir par vous-même.P1090485

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 05:53

J’ai beau écrire quelques filmographies sur des réalisateurs ayant marqué l’histoire du cinéma, ça ne m’empêche pas de voir aussi des films d’un autre style. Vous savez, le genre de film où on se dit « ce n’est pas possible, qui a pu réaliser cela ? » Le nanard, le navet, la bouse, le gros qui tâche. Celui qui pique les yeux, où l’on regarde sa montre en baillant, où l’on prie pour que le réalisateur n’ait pas l’idée d’une suite. En compétition pour les Gérards (l’équivalent des Césars mais pour les mauvais films) ou les Razzie Awards (l’équivalent des Oscars mais pour les mauvais), j’annonce :

 

-          Navet du film d’action-Thriller que tout le monde aime, mais pas moi

Drive. Note personnelle : 2/20. De Nicolas Winding Refn. Avec Ryan Gosling.

Style très, trop nordique. Le jeu de Ryan Gosling me rappelle Viggo Mortensen. Froid, sans sentiment. Ennuyant. Taxi Driver, sauf qu’il n’y a pas Scorsese, De Niro, Foster, le scénario, l’ambiance. IMDB met 8/10. Ne comprends pas.

 

-          Navet de la comédie US

De nombreux films pourraient être récompensés, tant les Américains sont doués pour cette catégorie.

Brides Maids. Note personnelle : 1/20. De ? (porté disparu depuis le film, a vraisemblablement quitté la terre depuis pour rejoindre Pluton). Avec des filles dont je préfère taire les noms, afin de ne pas les afficher.

Dans le genre cliché de comédie US c’est le top. Pour faire rigoler : du sexe, des blagues infâmes, un scénario, ah non en fait pas de scénario, du vomi, du caca. Pour un enfant de 3 ans ça ne passerait pas.

 

-          Navet de la fausse bonne idée

Zack and Miri make a porn. 3/20

Qui a osé me filer ce film ? Que le coupable se dénonce !

Le scénario contient au moins une idée, bon elle n’est pas bonne (des pauvres veulent réaliser un porno pour être riches). Ridicule à souhait, volant bas, très bas, trop bas, attention au crashhhhh.

 

-          Navet du film exotique, que t’es dans le bus en Chine et y’a rien à faire, tu ne peux pas t’échapper

Bla Bla Bra. 4/20

Un film de Hong Kong où quelqu’un vole des soutiens-gorge. Le héros veut violer une fille et ils deviennent amis quelques minutes après, et tu ne comprends pas pourquoi.

 

-          Navet du film d’arts martiaux, où même Jean Claude Van Damme a refusé de jouer parce qu’il a compris que le scénario était merdique

Kung Fu Master. 5/20

J’étais dans le bus en Chine, pas possible non plus de sortir. Des gens se battent et essaient d’être drôles en plus. Pas loin du pathétique, ça peut faire sourire.

 

-          Navet de la suite qui, c’est dommage le premier était excellent, et le deuxième ils n’ont pas trop de nouvelles idées mais on le fait quand même car ça va nous rapporter du pognon

The Hangover, partie II. 8/20.

Tout est dans l’intitulé.

 

Bon, la prochaine page cinéma sera Charlie Chaplin, ça changera !

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 05:46

Nous attendons beaucoup de Luang Prabang, l’ancienne capitale du royaume laotien, seule ville à être classée au patrimoine mondial de l’Unesco pour le pays. Tout le monde nous en dit du bien, une atmosphère tranquille, une ville qui vaut le coup d’œil. Et on ne se trompe pas !

P1090331

Luang Prabang c’est la deuxième plus grande ville du Laos, avec 103 000 habitants (sic !). Une petite ville donc (on compare toujours avec la Chine !), pleine de charme, une sorte de symbole du Laos. Calme, tranquille, personne ne klaxonne (après 4 mois d’Asie, c’est quelque chose de magique), les gens sont souriants, ont le temps, prennent leur temps. Luang Prabang c’est aussi une nouvelle ville où l’influence française se fait ressentir : les indications, les lieux, l’architecture, les écoles bilingues. La ville la plus française que j’ai vue depuis… Saint-Omer, veille de mon départ !

 

Que faire à Luang Prabang ? Du vélo ! La visite est facile, une petite montée mais ça fait travailler les cuisses. L’ancien palais royal s’est reconverti en musée, magnifique notamment pour ses mosaïques. La ville comporte de nombreux temples, et donc de nombreux moines, souvent jeunes. Chaque jour, à une heure très matinale, une cérémonie a lieu où les moines demandent l’aumône auprès de la population (les photos sont déconseillées mais les moines sont partout, à scruter l'horizon ou à bosser un peu).P1090343P1090549 Pour le coucher de soleil, le temple sur le mont Phusi est parfait (si vous aimez regarder un coucher de soleil à 200). Sinon aux abords du Mékong c’est un peu plus intimiste (et plus beau selon moi, mais les goûts et les couleurs…)

P1090364

Au-delà des deux cours d’eau (la rivière Nam Khane et bien sûr le Mékong, éternel en Asie du sud-Est) s’étendent les montagnes (la route depuis Vang Vieng fut d’ailleurs magnifique). Le marché de nuit s’installe peu avant le coucher du soleil, c’est l’occasion de faire de très bonnes affaires.

 

Enfin, et là ce fut une nouveauté, une curiosité, le théâtre de la ville. Une pièce, appelée Le cerf d’or et l’enlèvement de Sida, pour la modique somme de 10€. Tout d’abord nous avons eu le droit à une danse traditionnelle, aux inspirations chinoises, qui nous a mis en appétit. Et puis la pièce…P1090371

Un désastre. Je pense que le théâtre de Tilques était de meilleure qualité. Je rappelle tout d’abord que mes précédents théâtraux étaient Les chiens à Bruay, un spectacle à Canterbury, et puis Paris, Saint-Pétersbourg et New York. Oui, il y avait déjà une certaine qualité.

Mais pour le théâtre au Laos il faut imaginer : un scénario limité, une absence de parole, des chants interprétés par quelqu’un de l’orchestre (après un blanc), une absence de rythme, des costumes de kermesse de village, aucune coordination (notamment pour les danses où quand celui du fond lève la jambe, celui de devant lève le bras) et même des micros défectueux. Heureusement que c’est le deuxième plus grand théâtre du pays ! Bon, ça nous aura permis de rigoler un peu. Si des profs de théâtre passent ici, allez les entraîner, ils sont tout de même très motivés.

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 06:54

P1090313.JPGLe Lonely Planet. Le guide du voyageur. Enfin le guide DES voyageurs. Et c’est là le problème. Le guide est tellement répandu, surtout celui ci-dessus, que le voyage en Asie du Sud-Est ressemble de plus en plus à un voyage organisé. Non pas le voyage organisé que l’on imagine : un groupe de retraités dans un bus qui va de ville en ville, non pas pour danser la samba mais pour voir tout ce que le pays peut offrir, dans un temps limité. Non, le voyage organisé Lonely Planet, c'est une multitude de jeunes gens qui se retrouvent aux mêmes endroits au même moment, suivant les conseils de leur guide préféré. Je n’évoque pas les hôtels que le Lonely Planet fait figurer –surabondés, avec des prix réévalués depuis que le nom figure dans le guide-. Je n’évoque pas les restaurants, qui affichent parfois l’inscription Lonely Planet en plus grand que le menu. Non, je parle tout simplement des villes et surtout des villages.

 

Lorsque le Lonely Planet évoque un village perdu au fin fond du Laos, son charme, sa tranquillité… c’en est fini pour lui ! Et pour cause, à peine l’édition parue, une ruée de voyageurs à la recherche d’un magnifique coin perdu vont se ruer sur le lieu. Des hôtels vont se construire en nombre - vive le ciment - et les petits magasins pour habitués se transformer en magasins à touristes. Bilan : le charme et la tranquillité ont disparu, les touristes sont arrivés, les prix ont augmenté. Nous en avons eu la fâcheuse expérience avec Sapa, soit disant un endroit magnifique pour rencontrer les minorités du Nord du Vietnam. Bilan : un touriste pour un habitant. Et surtout, les populations issues des minorités sont devenues tellement habituées aux touristes qu’elles agissent différemment. Très souvent de vieilles femmes s’accrochaient à mon bras pour essayer de me vendre un bracelet, un vêtement ou une boîte « issue de leur minorité ». Touristifié. Maladie répandue.

 

Ce qui était une idée de génie au départ est devenue une plaie, un danger. Les restaurants ou les hôtels donneraient père et mère pour figurer dans le guide mythique. Au contraire, ceux qui n’y figurent pas, ou qui n’y figurent plus, voient leur nombre de visiteurs diminuer, sans avoir pourtant changé quoi que ce soit. Ici, au Laos, je suis dans un hôtel qui affiche 70-80 000 kips sur le Lonely Planet. Nous payons 100 000 kips. Nous avons vu en Chine un restaurant qui affichait sur sa devanture : « nous ne sommes pas dans le Lonely Planet mais nous faisons également de la bonne nourriture ! ». Nous avons rigolé et sommes entrés.

Avant-hier nous voulions voir un coucher de soleil « renommé » pour le Lonely Planet. Résultat ? Ca !

P1090389.JPG

Romantique n’est-ce pas ?

Le gros problème du Lonely Planet, surtout celui qui figure sur la photo, c’est son nombre d’exemplaires. Nous avons vu une voyageur sur deux se balader avec ce guide. Certains lui ont donné un surnom : « le banana-pancake Lonely Planet ». Car, dans l’ensemble des villes et villages cités par le guide nous retrouvons des crêpes à la banane, spécialement pour les touristes.

 

L’augmentation, ou plutôt l’explosion du tourisme me fait un peu peur. Peur de voir changer les lieux cités dans ces guides, peur surtout que la mentalité des locaux n'évolue, qu’ils ne voient dans l’Occidental qu’un portefeuille sur pattes. J’ai souvent l’impression que c’est déjà le cas.

De temps en temps j’ai bien envie de foutre le guide dans une poubelle, et de voyager un peu au hasard. Au risque de manquer les plus beaux monuments, les plus belles villes. Au risque de rencontrer des locaux peu habitués aux Occidentaux. Avec la chance de faire plus de découvertes, de s’immiscer pleinement dans la culture et dans le pays. Avec le risque de la barrière de la langue, qui gêne après quelques heures, quelques jours.

 

Tout ça, c’est sans doute un peu d’égoïsme. Nous voudrions souvent être seuls dans un coin paradisiaque. Etre les seuls Occidentaux dans un village isolé, à discuter avec une minorité. Mais le paradis il faut savoir le partager.

 

Partager. Voyager. Et créer mon propre guide. Un peu ce blog. Beaucoup pour vous.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 05:17

P1090309Ma partenaire a quelques soucis de santé depuis plusieurs jours, ce qui restreint considérablement nos visites touristiques, mais ce qui nous permet de visiter un endroit jusque-là inconnu : un cabinet de médecin au Laos (Luang Prabang)

 

Nous avons longtemps hésité avec l’hôpital, ne sachant que penser du niveau de la médecine généraliste dans ce pays plutôt pauvre. Mais un couple d’Allemands résidant sur place nous a conseillé une dame pas trop loin de chez nous qui, en plus de travailler à l’hôpital, reçoit des patients en fin d’après-midi. Attention cependant, « elle parle mieux français qu’anglais ».

 

Oui, première information importante, la médecine au Laos, tout comme au Cambodge, est enseignée en français. La langue de Molière est implantée dans les administrations, dans les écoles (en recul) et donc chez les médecins. Le docteur qui nous reçoit a d’ailleurs effectué au moins un semestre à Bordeaux II (elle a le diplôme bien en évidence).

 

Premier enseignement : la salle d’attente du médecin est universelle. Différence avec la France, nous devons prendre un numéro à l’entrée (tu sais au moins combien de personnes sont devant toi). Nous avons le numéro 13 (chance ou malchance), le numéro 9 doit être devant madame le docteur (doctoresse serait à bannir et la docteure n’est pas reconnue par la langue française, langage compliqué).

 

Pour patienter, il y a les fameux magazines de salles d’attente, vous savez, ceux qui en France datent d’il y a plusieurs années (avec parfois des numéros collectors datant des années 90). Rassurez-vous c’est pareil au Laos. J’ai opté pour un magazine de janvier 2006 (6 ans déjà) sur les voyages au Laos.

 

Je décide de me peser pour passer le temps et j’ai presqu’une attaque quand je vois écrit 57 (bon madame le docteur me dit qu’il peut y avoir un kilo d’erreur, j’espère qu’il y en au moins 2 ou 3, puisque c’est la même chose pour ma partenaire (qui ne mange pas régulièrement depuis 3 jours, ceci explique sans doute cela)).

 

Chose intéressante, madame le docteur n’a pas à proprement parler un cabinet. Tout ce qu’elle exécute est visible depuis la salle d’attente. Heureusement qu’elle ne demande pas au patient de se déshabiller ! (bon l’ensemble de la salle d’attente doit être plongé dans le journal du 3 mai 2007 et n’y prêterait sans doute pas attention)

 

Finalement, - nous donnons notre carte vitale (non je déconne, elle ne fonctionne pas non plus ici) - ça a coûté 30€, une somme rondelette pour ce pays, mais madame le docteur fait aussi pharmacienne (y’a pas loin à aller) et offre un traitement sur 3 jours à ma partenaire qui se sent déjà mieux en sortant. Fort ces médecins ! Même au Laos.

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 12:13

Petite fille aux cheveux dorés

Assise à mes côtés

Qu’ai-je donc fait

Pour te voir ainsi pleurer

 

Je souhaiterais tant te voir rire

Partager un sourire

Etre capable de te soutenir

Et plus que tout te voir guérir

 

Perdue dans tes pensées

Tu sembles effrayée

La maladie te posséder

Ton cerveau déconnecté

 

Je te regarde, tu ne me vois pas

Je te parle, tu ne m’entends pas

Je te touche, tu ne le sens pas

Je t’implore, tu ne changes pas

 

Le cerveau est la chance de l’homme

Le cerveau est la malchance de l’homme

Son pire ennemi, son meilleur ami

Le début et la fin de chaque souci

 

Petite fille aux cheveux d’or

Tu me fais peur

Et quand tu t’endors

Eveillée reste ma douleur

 

Est-ce là un mauvais présage

Tant je crains la fin du voyage

Mon cœur risquant de faire naufrage

Ma vie devant tourner une nouvelle page

 

Il restera nos souvenirs

Il restera nos sourires

Il restera le plaisir

De le dire et de l’écrire

 

Petite fille aux cheveux dorés

Sèche tes larmes

Faut plus pleurer

Ne pas en faire un drame

 

Chanceux que nous avons été

Chanceux de s’être rencontrés

Heureux pendant des mois

Heureux grâce à toi

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 14:17

Par quoi commencer ? Une semaine passée ici et difficile de démêler exactement tout ce qui s’est déroulé, comment on en est arrivé là, pourquoi.

 

Pourquoi Vang Vieng ? La ville nous a été présentée comme le lieu pour faire la fête au Laos. Ce qui est reconnu ici, c’est le tubing. Qu’est-ce que le tubing à Vang Vieng ? Tu es dans une bouée gonflable, tu descends au fil de l’eau. Piège : tous les 10 mètres il y a un bar. Logiquement, c’est possible de faire la descente en 3 heures, sans s’arrêter. En comptant nos arrêts, nous avons fait 3 bars. Les 3 premiers. Oui côté tubing on a peu pratiqué !P1090271P1090272

Qui est là ? Jeunes Australiens après leur graduation, Européens en manque de sensations, qui s’offrent quelques mois de périple et décident de s’accorder deux jours de fête. Des Canadiens aussi, surtout, en voyage organisé. 30 Canadiens aux alentours de 25 ans, tous en rouge. La red army, que nous allons accompagner pendant ces quelques heures.

P1090268 L’idée du tubing est sympa, une journée c’est à faire. Bon, une semaine c’est compliqué. Boire et danser, avec des inconnus, c’est sympa une journée. Bon, une semaine, ça l’est moins.

 

Comment on s’est retrouvé bloqué ici ? La faute à une pizza.

 

P1090289

Happy pizza. Une pizza heureuse, ou qui doit vous rendre heureux. Une pizza aux effets non escomptés.

Je ne craignais pas vraiment la marijuana, à la différence des champignons ou de l’opium (bienvenue dans le triangle d’or !). J’ai fait une erreur. Enfin, non, nous avons fait une erreur.

 

Quels sont les effets d’une happy pizza ? Ma partenaire s’est transformée en canard. De mon côté, après un petit fou rire et avoir parlé comme un robot, j’ai dormi. Près de 35 heures.

Je me souviens m’être levé (avec la plus grande difficulté) pour aller dans la salle de bain, de m’y être réveillé, et d’avoir mangé, avec douleur, une crêpe que ma partenaire a eu le courage d’aller chercher. Je me souviens donc de deux minutes sur les 1440 que comptait ma journée. Triste. Une putain de drogue.

 

Au départ nous avions notre bus prévu le lendemain matin de l’happy pizza. Nous l’avons donc manqué, ainsi que le bus du lendemain. Aujourd’hui les effets sont minuscules de mon côté (bon, on est 72 heures après la pizza) mais ma partenaire est encore malade.

 

Résolution n°7 : plus de marijuana en 2012.

Résolution n°8 : plus d’happy pizza en 2012-99

P1090295

Bon sinon Vang Vieng c’est aussi :

-          L’endroit où tu peux regarder la série Friends H-24 (quasiment sur tous les écrans des restaurants)

-          Le seul endroit sur terre où les gens bourrés peuvent jouer avec le feu (et avec leur vie)P1090291

-          L’endroit où lorsqu’on te propose des champignons sur ta crêpe, il faut dire non

-          La seule ville du Laos où les filles se trimballent en bikini dans la rue

-          La seule ville du Laos où nous avons vu un Anglais nu souhaitant se battre

-          40 vendeurs de crêpes dans la même rue

-          Des paysages magnifiquesP1090300

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