17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 10:30

Ils étaient là, plusieurs autour de moi

Fidèles parmi les fidèles

Figurant parmi mes modèles

Ensemble depuis de nombreux mois

 

Mes amis, les meilleurs, les plus proches

Ceux à qui je ne voudrais pas faire de reproches

Mes exemples d’un grand Amour

S’avèrent se transformer en désamour

 

Une épidémie semble s’être installée

Des couples en nombre ont éclaté

Ils sont de plus en plus nombreux

A ne plus être amoureux

 

Meilleurs potes, petite sœur,

Maman ou en ménage

Voici venu le temps des pleurs

Et d’un fond de rage

 

Rappelez-vous qu’avec le temps va, tout s’en va

Que l’on oublie le visage, que l’on oublie la voix

Tout ce que l’on a pu ressentir

Jusqu’à son plus beau sourire

 

Le processus est souvent trop long

Avant de pouvoir dire pour de bon

J’en suis débarrassé

J’ai réussi à me libérer

 

Cependant, regardez-moi

Et rappelez-vous bien

Qu’il y a quelques mois

Je n’étais pas bien

 

Et puis un sourire va apparaître

Et les douleurs vont disparaître

Au moment de l’embrasser

La vie recommencée

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 10:40

Paris-Qatar-Leonardo-Ancelotti.jpg1 Je suis en tour du monde

2 Le club a été racheté par des Qataris pour servir de vitrine à leur pays

3 Les Supras Auteuil ne sont plus

4 Le stade accueille des spectateurs et non plus des supporters

5 Parce qu’avec les 43 millions d’euros de Pastore, je rachète Montpellier

6 Contre Nice, sur les 11 joueurs, 9 n’étaient pas au club l’année dernière

7 A chaque victoire, on dit que l’argent paie

8 110 millions d’euro de dépenses en achats de joueurs de football. C’est la même somme que l’Union Européenne a offert à l’Ukraine pour isoler le réacteur de Tchernobyl au mois d’août.

9 Parce que licencier son entraîneur alors que le club est en tête du championnat, c’est un scandale

10 Parce que je ne reconnais plus mon club. Le PSG ne me fait plus rêver.

 

Premier et même pas fier. J’préférais quand on prenait 4-0 à Grenoble.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 11:25

Fin du Laos à moto, début du Laos à vélo ! Et pas n’importe où, puisque nous sommes dans la capitale du pays.

 

La première chose qui étonne à Vientiane, c’est la hauteur de la ville. Ou plus exactement l’absence de hauteur. Les plus hauts immeubles ont 3, 4 étages maximum. Beaucoup de maisons ressemblent à ce que nous avons vu dans les autres villes du pays. Le premier supermarché est en construction. L’impression était que nous n’étions pas dans une capitale. Vientiane héberge 700 000 habitants (la plus petite capitale d’Asie du Sud-Est), pour vous donner une idée c’est moins que l’agglomération lilloise.

 

Vientiane c’est la ville la plus française que nous avons rencontrée depuis Hanoï. La colonisation française a toujours de nombreuses traces visibles. Premièrement, l’ensemble des panneaux de rues sont traduits en français. L’esthétique et l’architecture sont françaises. Les ministères, les écoles, toutes les institutions publiques en général sont indiquées en français (ça tombe bien parce que le laotien est tout simplement impossible à déchiffrer !)

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Même les monuments que l’on visite ! Le Patouxai par exemple.

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Un air d’Arc de Triomphe n’est-ce pas ? (ok, le toit fait plus chinois !) Le monument est situé à l’extrémité de ce que les Laotiens appellent leurs Champs-Elysées (tout ce que nous avons visité était situé dans cette zone). C’est en hommage aux victimes des guerres au Laos (le pays détient le record de bombes tombées sur son sol par habitant). Anecdote, le Patouxai a été terminé avec du ciment que les Américains avaient donné pour la construction de l’aéroport ! Vu d’en haut, on peut vraiment apprécier la ville à 360°.

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Vientiane c’est aussi une foule de monuments religieux (cette fois, pas d’influence française). Le Vat Sisakhet, Tham Dam (un stupa), et surtout Phat That Luang, symbole du pays et du bouddhisme. On le retrouve notamment sur les armoiries ou les billets de banque. La couleur, entièrement dorée, donne l’impression d’être dans la caverne d’Ali Baba.

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Après un petit détour par le marché (où les Ray Ban ou autres sacs Chanel se négocient à 2€), ce fut le retour vers le Mékong. Sur la route on croise quelqu’un à moto qui nous fait des grands signes. Un mec de Muiné, Vietnam. Le monde est voyageur et finalement assez petit en Asie du Sud-Est (maudit Lonely Planet ! mais j’y reviendrai)

Le coucher du soleil est le moment idéal. De l’autre côté du Mékong, un nouveau drapeau : celui de la Thaïlande, que nous rencontrerons bientôt. Beaucoup de Laotiens sont présents, certains se baignent (tout habillés, comme à l’accoutumée), puis ont très froid (comme à l’accoutumée !)

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Ce que je retiens surtout de Vientiane, c’est une atmosphère. Loin des très grandes capitales européennes ou asiatiques que nous avons visitées jusque maintenant. Calme, tranquille, sereine. A la manière du Laos et des Laotiens dans leur ensemble.

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 06:00

Jour 3/4

 

La deuxième partie du loop est renommée pour la tranche Laksao-Tha Lang (le terme tranchée correspond mieux). Une route. Non, c’est une insulte au mot route. Chemin non plus, voie pavée à moitié. Un truc. Oui, voilà, un truc où les motos et voitures sont censées rouler. Des pierres il y en a. Mais s’il n’y avait que ça… Des trous, il y en a. Mais s’il n’y avait que ça… Du sable il y en a…. Oui, le mélange de tout ça et vous obtenez la pire route que j’ai rencontrée dans ma vie. 60 kilomètres, 3 bonnes heures. Imaginez un peu que l’on vous fesse avec une pelle pendant 3 heures, tout en vous demandant de rester concentré, sinon il y a risque de chute (et chute il y a eu, sans grande conséquence heureusement puisque la vitesse lente et les fougères qui nous ont gentiment accueillies ont permis d’éviter un drame).P1180348.JPG

Un cauchemar pour le conducteur (moi), je n’ai pas levé la tête pendant le périple et parler du paysage serait un récit automobile (tourne à gauche, gros trou à droite, voie de droite bouchée par le sable, gauche, droite, plus vite, moins vite, attention, cailloux, gros cailloux, trous… et ainsi de suite)

 

Bon, heureusement nous avons fait quelques poses. Le temps d’apprécier un bus dans le fossé (5 minutes avant et c’était pour nous). Le temps d’apprécier une forêt d’arbres morts sur plusieurs kilomètres (la nature est bizarre parfois). Le temps pour ma partenaire de voir le coucher du soleil.

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Après une telle journée, c’est une joie d’arriver à l’hôtel Sabaidee (bonjour en laotien, on nous le répète à tous les coins de rue). Problème, il n’y a plus de bungalow disponible.

Pas grave nous dit le patron, aimez-vous le camping ?

Personnellement, après une journée de fessée, j’apprécierais beaucoup un lit.

Pas d’inquiétude, ce sera gratuit !

Le radin qui est en moi dit banco avant que le matérialiste n’ait le temps de réagir.

Et c’est ainsi que l’équipe de l’hôtel Sabaidee nous transforme une hutte. Moustiquaire, deux couvertures (il fait près de 20°C la nuit, pas de soucis de ce côté-là). Pour la douche, on peut prendre celle dans la chambre du patron ! Si vous le dites !

Du côté du service ce fut le top. J’apprends un peu plus tard que le patron parle français, et qu’il y a un terrain de pétanque derrière le restaurant. Et c’est ainsi que le lendemain, pendant le petit-déjeuner, je me retrouve à jouer à la pétanque au milieu de nulle part avec deux Laotiens ! (introduction pendant la colonisation française, 3ème sport du pays !)

 

Jour 4/4

 

Après 20 kilomètres de poudreuse jusque Nakai, on retrouve enfin le goudron, à notre plus grande joie. La vie à moto paraît tellement facile sur du goudron !

Du coup, je relève un peu la tête pour apprécier les paysages. Les karsts sont splendides, la nature laotienne bat à pleine couture le Cambodge et le Vietnam. P1180345.JPG

On décide de prendre une route sur la droite. On se retrouve dans un village totalement isolé. Les enfants se rassemblent autour de nous, nous poursuivent. Les adultes nous regardent d’un air surpris. Si nous n’étions pas les premiers touristes qu’ils ont vu dans leur vie, nous n’en étions pas loin !

 

La route n°12 offre les plus belles vues. Il y a des caves à visiter, des cascades à découvrir. Ayant déjà fait les deux récemment, nous optons pour la baignade en rivière, toujours aussi agréable.

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Le bilan du loop autour de Tha Khek ? La meilleure façon de découvrir les campagnes du Laos. La moto offre la liberté, les paysages, les populations. Et même si la route fut parfois éprouvante, nous avons maintenant le sourire. L’impression d’avoir été pleinement dans le pays, de l’avoir déjà découvert en grande partie. Et l’impression d’apprécier à sa juste valeur le Laos et les Laotiens.

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 16:23

A Tha Khek, en plein milieu du Laos, c’est le loop ! Qu’est-ce que le loop ? Un circuit de 400 kilomètres qui vous fait découvrir l’ensemble du centre du Laos. Possibilité de faire ce tour en 3 jours (mais difficile), 4 ou 7, c’est selon le temps disponible. Comment faire le loop ? A moto bien sûr ! (oui, je vais bientôt être prêt à faire les Fraggles ! / blague audomaroise).

 

On bénéficiait de la même carte que l’ensemble des routards.carte-loop-tah-khek-map.JPG

La moto nous a coûté 65 000 kips par jours (6,5€), c’est sans doute possible d’en avoir à 60 000. Une moto manuelle, encore, et surtout sans compteur (l’aiguille ne bougeait plus). Pas trop de souci pour la vitesse (on suit plus ou moins le trafic), mais c’est problématique pour l’essence (réservoir de 3 litres, un plein tous les 100 kilomètres environ, 3,3 €).

 

Jour 1/4

 

Le début du loop est un peu ennuyeux (grosse route n°13, pas grand-chose à voir), mais après Vieng Kham, sur la 8A, les yeux sont grands ouverts. Le centre du Laos, c’est des paysages extraordinaires. En plus de Tham Kong Lo Cave (article précédent), ce sont des karsts, des collines verdoyantes, des montagnes. Un paysage qui nous a plusieurs fois rappelé Guilin. Les cours d’eau se frayent un chemin... des scènes de carte postale. Le coucher de soleil juste avant Kuon Kham vaut son pesant d’or. J’ignorais que cette zone était autant accidentée, une belle surprise.P1180220.JPG

 

Jour 2/4

 

Après une nuit à Kuon Kham, ce fut le départ vers la cave. De l’autre côté, nous rejoignons le village de Natane pour dormir chez l’habitant (homestay). Le village fut isolé jusqu’il y a peu (l’électricité est arrivée en 2010) et ce fut clairement une expérience enrichissante, à défaut d’être agréable.

 

Explication. Des touristes dorment fréquemment sur place. Les habitants sont déjà un peu trop habitués     aux Occidentaux en recherche de sensations fortes et de vie locale. Habitués à l’argent facile, ils ne font plus vraiment l’effort de bien les accueillir. On s’est longtemps demandé si on ne dérangeait pas, tant les habitants ne se battaient pas pour nous accueillir (ce fut finalement la 3ème maison où nous fumes amenés qui fut la bonne). La vie des locaux est différente de la nôtre : plusieurs générations cohabitent sous le même toit, nous dormons dans le salon, on nous sert la nourriture avec les doigts (j’ai eu le droit à ma première soupe de nuddle en sachet, après avoir réussi à éviter cette plaie chimique tout au long de la Chine et du Vietnam…).

Ce soir c’est un festival bouddhiste, on fête la naissance du nouveau Bouddha (j’ai cherché le berceau en vain). Nous étions les seuls Occidentaux sur place, l’occasion de voir comment se déroule un festival bouddhiste… C’est long, très long ! Toute la nuit en fait. Les hommes boivent et prient, les femmes prient et chantent, les enfants jouent.P1180261.JPG

 

On peut mettre un billet et un Bouddha électronique tente de lire dans votre avenir (bizarre cette croyance !)P1180262.JPG

Une seule personne parle anglais dans le village, ça ne facilite pas nos conversations ! Le lendemain matin il sera toutefois le bienvenu pour nous expliquer le rituel du petit-déjeuner, rituel bouddhiste bien sûr (réalisé par le père de famille totalement éméché !)

 P1180313.JPG

Sinon, à mon réveil, après une nuit placée sous le signe de « tu ne vas pas dormir car maintenant qu’ils ont l’électricité ça va gueuler toute la nuit », je descends admirer le lever du soleil. Un homme attire mon attention, sans doute son fusil sur l’épaule. Il revient en moto avec un espèce d’objet devant lui, on dirait une fourrure… ah oui, c’est bien un singe. Je m’approche un peu mais le braconnier est méfiant. Il regarde à gauche, à droite. Pas sûr que ce soit légal au Laos. Je me demande si je dois prendre une photo, tout au moins pour dénoncer le braconnage dans un article… Dans la vie, il y a ceux qui ont un fusil, et ceux qui n’en n’ont pas. J’ai donc rangé mon appareil photo.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 03:16

Alea jacta est. Non, je n’ai pas décidé de franchir le Rubicon. Ni même la frontière birmane. Au contraire, nous battons en retraite !

 

La Birmanie, pourquoi y aller :

-          Baganbagan

-          Inle Lake

-          Mandalay

-          Un pays peu touristifié

-          Un pays qui a été fermé pendant des années

-          Un pays qui doit être très différent

-          Une période de pré-élection

 

La Birmanie, pourquoi ne pas y aller :

-          Impossible de franchir la frontière terrestre

-          Prendre un avion, taxe de départ

-          Besoin d’un visa

-          Il faut des billets de 100$, pas de banque sur place, calculer 3 semaines de frais

-          La moitié du pays est fermée aux touristes

-          La température va nous cramer

-          Les prix sont plus chers que chez les voisins

-          Une période de pré-élection

-          Un guide est nécessaire et obligatoire à plusieurs endroits

-          Difficile de sortir des sentiers battus

-          Donner de l’argent à un gouvernement qui est encore loin d’être démocratique

 

Non, la Birmanie, nous n’irons pas. Il y a des avantages, il y a des inconvénients. Si c’est un voyage que vous souhaitez faire, n’hésitez pas. Mais la comparaison avec d’autres pays (Malaisie, Indonésie) fait mal aux Birmans. Les inconvénients sont presque inexistants chez les Malais ou Indonésiens, les paysages ont l’air un peu plus spectaculaires, les frais seront plus limités. Si 3 semaines de Birmanie, alors pas de gros mois en Malaisie ou en Indonésie.

Les voyages c’est une question de choix. Chaque pays mérite le coup d’œil. Mais le choix est fait, nous ne le regretterons sans doute pas.

 

Programme des prochaines semaines (dates approximatives et mouvantes) : 10 jours de Laos (jusqu’au 20/02), 15 jours de Nord Thaïlande (maximum pour une entrée terrestre), un peu de Malaisie, retour en Thaïlande pour 15 jours pour le Sud, puis retour en Malaisie. Ensuite ce sera une question de choix entre les différentes îles indonésiennes et Bornéo, ou les deux.

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 08:46

Imaginez être dans un endroit ressemblant au paradis terrestre. Une colline boisée, des roches, une rivière bleu azur. La végétation resplendit, le soleil brûle mon cou. Possibilité de se baigner pour se rafraîchir. Et puis tout quitter pour se diriger vers les entrailles de la terre, le cœur des ténèbres.

 

Imaginez louer un bateau. Louer des torches. Deux chauffeurs. Elle. Moi. La grotte.

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Une rivière souterraine de 7 kilomètres de long, dans l’obscurité la plus totale. Votre regard suit la lumière des torches, s’enfonçant parfois avec inquiétude vers le côté sombre. Un regard en arrière, vers l’entrée de la caverne. La lumière disparaît peu à peu. L’imagination vous entraîne parfois dans des histoires extraordinaires.

 

Une halte, des stalagmites, des stalactites. Une marche de deux cent mètres. Quelques lumières projettent votre ombre sur les parois de la grotte. Vous êtes immenses, puis minuscules.

 

C’est reparti. Au retour nous n’avions qu’un chauffeur. Plus de lampe. Il faut parfois sortir du bateau, car le niveau de la rivière est trop bas. Notre chauffeur nous abandonne un temps, pousse l’embarcation un peu plus loin. Nous restons là, au centre de la terre, à scruter chaque bruit. Une chauve-souris peut vous effrayer, un bateau de l’autre côté vous rassurer. Les lumières apparaissent, se dirigent vers vous. Qui êtes-vous, drôle de chercheur, à se faire peur.

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Et puis c’est la sortie. Le retour vers le paradis. La lumière du jour, le soleil qui brille, les oiseaux qui chantent, la nature qui réapparaît, les couleurs qui s’entrechoquent. De l’ombre à la lumière, des ténèbres au paradis, il n’y a que quelques mètres. Un simple bateau de l’angoisse. Une simple grotte, une rivière souterraine. Tham Kong Lo Cave.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 16:45

Après une première expérience concluante au Vietnam (excepté avec la police locale), nous avons choisi une nouvelle fois de découvrir les charmes d’un pays en deux roues.

 

Avant mon départ, j’avais imaginé traverser l’ensemble de l’Asie du Sud-Est en moto. Je pense que c’est tout à fait possible et qu’il y a là de nombreux avantages (plus de liberté, plus de rencontres, s’immiscer pleinement dans le pays). A deux, avec nos deux gros sacs, c’est plus difficile, voire impossible. La seule condition serait d’acheter deux motos, mais ma partenaire était opposée à ce projet (tout comme ma mère !). Et comme les voyages à deux sont une question de compromis…

Le compromis c’est justement de faire quelques expéditions en deux roues, avec l’avantage de laisser notre sac à l’hôtel qui sert de base, de point d’ancrage.

 

A Paksé nous avons eu la chance d’avoir une moto manuelle (60 000 kips pour une journée, 6€). Pour ceux qui, comme moi il y a quelques semaines, ignorent la technique des deux roues :

-          Automatique, les vitesses passent d’elles-mêmes. Tu démarres la moto, tu accélères, tu freines, tout ça avec la main droite. Plus con qu’un vélo car pas besoin de pédaler.

-         Manuelle, tu dois passer et rétrograder les 4 vitesses avec ton pied gauche. Le pied droit te sert pour le frein de la roue arrière, la main droite pour accélérer et pour le frein de la roue avant (la main gauche sert à faire coucou aux Laotiens). Un peu plus compliqué mais ce n’est pas le concours d’entrée de l’ENA.

 

Paksé est notre base. A quelques kilomètres, le plateau des Bolovens fait la renommée de la région.

Tout d’abord les cascades. Nombreuses. Pas très cher (20 centimes d’euro pour chacune d’entre-elles). Possibilité de se baigner. La première, E-Tu, fut simple, pour se mettre en bouche.P1080812 La seconde fut immense. Tad Gneuang. J’ignore la hauteur, mais la plus haute que j’ai vue dans ma vie. Des arcs en ciel se formaient en bas de la chute, j’ai cherché l’or sans trouver. La puissance qui se dégageait nous fit prendre une douche, malgré la bonne dizaine de mètres qui nous séparaient. Spectaculaire.P1080890.JPG

Le top du périple, la visite gratuite d’une plantation de café et de thé. J’é-thé (ahah) inculte. L’arabica est le plus petit, sa fleur ressemble au jasmin. Puis le robusta (un peu plus grand). Le processus de création, la récolte, les grains qui sèchent… P1080913.JPGLa plupart des plantations datent de l’époque coloniale (la France a peu investi dans l’ensemble au Laos, se consacrant essentiellement au Cambodge et au Vietnam). Un franco-laotien à la retraite fait tourner la boutique, un bar spécialisé dans le café (surprise), et prend soin d’une araignée géante suspendue au plafond (si l’araignée tombe pendant qu’il n’est pas là, il y a un risque que ses employées la grillent au barbecue !).

Nous avons fini avec une troisième cascade, après des escaliers interminables, où nous pouvions glisser sur un radeau vers la cascade (et même aller sous la cascade, pour une douche puissance, pas fait). Tad Lo était aussi au programme (une autre cascade, un peu plus loin), mais nous n’avons pas trouvé !P1080968.JPG

 

Pensée du jour : le Laos grimpe très vite au classement !

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 07:43

J’ai ressenti aujourd’hui un manque de confiance en moi. C’est arrivé d’un coup, sans trop comprendre ni le comment, ni le pourquoi.

 

Pourtant, mes ami(e)s pensent que j’ai parfois trop confiance en moi. Ce voyage en serait la preuve. Partir seul à l’assaut du monde, en voilà une belle preuve de courage.

Cependant je doute aujourd’hui de mon avenir. Dans 3 mois elle part. Et ça fait chier. Je vais me retrouver seul, sans trop savoir quoi faire. Il y a encore toute une partie du monde qui m’attend, mais j’ignore encore comment la découvrir, comment la financer. J’ai peur de perdre trop de temps.

 

Je ne perds pas mon temps. Voyager, voir le monde, c’est justement profiter pleinement du temps qui passe. Mais j’ai peur de mon âge. J’ai peur de courir après la femme de ma vie sans jamais la rattraper. J’ai peur que ce voyage sacrifie une partie de mon avenir professionnel. J’ai peur de moi, des décisions que je prends. J’ai peur du temps qui passe.

 

Dans deux bons mois j’atteindrai le quart de siècle. Une génération. Je passerai dans le côté obscur des « jeunes adultes », laissant au passage les avantages de la carte 12-25 ou les musées gratuits.

« Jeune adulte », moi qui me considère encore comme un enfant, tout au moins un adolescent.

 

Dans une semaine cela fera 5 mois que je suis parti. Putain, cinq mois. On ne le croirait pas. Je me revois encore courir pour attraper mon avion à Bruxelles. Depuis beaucoup de choses ont évolué, ont changé. Vous. Moi par la même occasion.

 

Les voyages forment la jeunesse. Et pas qu’un peu. Les voyages vous ouvrent également de nouveaux horizons, vous ouvrent les yeux sur le monde, vous ouvrent l’esprit. Mais les voyages ferment aussi quelques portes.

Je ne crois plus à la relation à distance. Ou si peu.

 

Je peste de plus en plus contre le temps qui passe. C’est de ma faute, j’ai voulu l’accélérer pendant des années. Accélérer quelques années d’enfance. Accélérer les heures des cours d’allemand. Et maintenant, je cherche à les ralentir. Reviens jeunesse, je t’aimais bien.

 

S’asseoir devant l’ordi et passer 24 heures devant Football Manager. Faire un réseau, Counter Strike, Age of Empire ou Europa Universalis. J’ai l’impression de ne plus pouvoir le faire, de ne plus avoir le temps. Se mettre devant l’ordi et j’aurais l’impression de perdre mon temps.

 

J’ai peur de ne plus profiter et d’avoir le besoin de construire quelque chose. Je n’ai encore rien fait. Ou si peu.

 

Je doute constamment. Je me remets en question, j’hésite à publier. Je me regarde, au fond des yeux. Je vois si peu. Rien de solide. Pas de croyance, pas d’opinion. Un homme changeant, influençable, en mouvement. Qui prend une idée le matin, l’examine à midi, se met en accord l’après-midi et en désaccord le soir. Rien de bandant.

 

J’envie parfois ceux qui sont si sûrs. Sûrs de ce qu’ils font, sûrs de ce qu’ils pensent, sûrs de ce qu’ils veulent.

J’ai un sentiment d’insécurité. Pas l’insécurité de Nicolas, Brice ou Claude. Non, l’insécurité que je m’inflige. Est-ce que je prends la bonne décision ? N’aurai-je pas trop de regrets ? (car des regrets, on en a toujours) Est-ce que je dois la laisser partir ? Dois-je la retrouver ? Est-ce la bonne façon de vivre une vie ? Aurais-je le droit au bonheur ?

 

Parce que finalement on se sent tous seuls. Peu importe quand ou comment. Ça finit toujours par arriver. Seul et face à soi-même. Seul face à ses doutes, ses craintes, ses interrogations, ses regrets, ses remords. Seul à avoir ce cerveau, seul à pouvoir le comprendre à 100%. Seul car différent. Unique. Pas deux comme toi. Pas deux comme moi.

 

Ce n’est pas bon de regarder en arrière. Trop de regrets. Trop de souvenirs. L’impression que la jeunesse s’est déjà un peu envolée, emportée par ce voleur de temps qui passe.

Ce n’est pas bon de s’arrêter. De regarder le temps qui passe. De s’en plaindre, d’essayer de le comprendre, de l’analyser. De se demander pourquoi la vie est ainsi faite. A trop le regarder, on finit par être dépassé.

Alors finalement, il n’y a pas 36 solutions. Il faut continuer, regarder droit devant soi. La vie continue, il y a encore un long chemin.

 

Elle dort à mes côtés. La jeunesse dorée.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 14:50

Et c’est parti pour 3 bonnes semaines de Laos ! Pour passer la frontière depuis le Cambodge, pas trop de souci. Les gardes-frontières du pays demandent un dollar pour un tampon (nous avons tous refusé et nous sommes passés), ceux du Laos nous prennent 4 dollars pour le visa et le tampon (nous avons résisté, mais eux aussi. 34$ au final pour entrer au pays des mille éléphants).

Dans notre minibus nous sympathisons avec Paul et Jazzy, un couple de Néerlandais qui suivra notre parcours. Ils ont déjà fait la Birmanie, la Thaïlande, le Vietnam et le Cambodge. J’en profite pour réviser mon Tiesto.

 

Don Det c’est une île faisant partie de 4000 îlots sur le Mékong. Un coin de rêve pour les touristes du Laos, en manque d’eau et de plage (le pays n’a pas d’accès à la mer). Lorsque nous arrivons, nous avons la désagréable surprise de ne pas trouver d’hôtel avant 45 minutes. Pourtant il n’y a que ça. Sur l’île pas de routes, pas de voitures, juste des bungalows. Mais à chaque fois c’est la même réponse : complet. Après 45 minutes sous un soleil tapant, le sac sur le dos, nous échouons chez un Allemand (ça m'est déjà arrivé plus d'une fois !). Un bungalow vient de se libérer, « vous avez de la chance ». Si vous le dites.

 

Deuxième gros souci à Don Det : il n’y a pas de banque !! On a l’air malin avec nos 10$ restants. Ce sera la mission du jour suivant. Nous échouons lamentablement (on s’y prend trop tard, la banque est sur la terre ferme, enfin une fois sur la terre ferme il faut prendre une moto et rouler 10 bonnes minutes, tout en sachant que ça ferme à 15h !). Finalement, le surlendemain matin je me réveille aux aurores pour récupérer un peu de kips, la monnaie du Laos. Arrivé à la banque, je comprends vite que je retourne dans le passé. Il faut passer au guichet, montrer ses papiers d’identité, expliquer combien de kips je souhaite. Après quelques vérifications, le banquier prend l’argent dans le coffre, situé juste devant moi. Et vas-y que je sors une liasse de billets. L’endroit n’inspire pas forcément confiance et les alarmes n’existent pas. Pas difficile à mon humble avis de réaliser le casse du siècle ici.

P1180180.JPG

Heureusement, le jour précédent, notre hôtelier nous a prêté un peu d’argent et nous pouvons faire du tubing. Qu’est-ce que le tubing ? Vous êtes sur une bouée gonflable, et le cours de l’eau vous entraîne. Dans le genre activité de feignasse, il y a du niveau. Le Mékong autour de Don Det est très calme, trop calme pour du tubing. Rien à faire à part attendre. Un mot pour résumé : lent.

 

C’est aussi le mot que je prends pour résumer les Laotiens sur l’île. Lents. Très lents. Au restaurant c’est une heure, parfois une heure trente d’attente. Record : pour un banana shake 45 minutes alors que nous étions les seuls clients. Finalement les Corses sont travailleurs. L’influence des îles peut-être.

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Ça paraît un peu sombre tout ça. Je vous rassure, Don Det c’est magnifique. Plusieurs autres activités sont possibles : du kayak (un peu fatigant mais un peu plus rapide aussi que le tubing), nager dans le Mékong (il n’y a pas de drapeau bleu, parce que l’eau est parfois un peu sombre et beaucoup de déchets flottent. Conseil de survie : ne pas boire la tasse ! Mais ce n’est pas tous les jours que je me baigne dans le Mékong !) ou faire du vélo autour de l’île (éviter de dérailler comme je l’ai fait, ça fatigue vite de faire avancer le vélo comme un skate-board) afin de voir la plus large cascade d’Asie du Sud-Est (selon.les Laotiens, je n’ai pas vérifié).

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(promis je mange beaucoup, mais n'hésitez pas à envoyer vos dons au profit du skeléton)


Enfin, et ce fut LE moment de l’île (et sans aucun doute l’un des grands moments du voyage), nous avons loué un petit bateau pour observer les derniers dauphins du Mékong (espèce en voie d’extinction). Tout d’abord le Mékong de ce côté de l’île est franchement splendide, des arbres sortent de l’eau, comme une petite forêt maritime. Chose marrante, ils sont tous penchés dans le même sens. Une forêt maritime de Pise en quelque sorte.P1080632.JPG L’ambiance au coucher du soleil vaut son pesant d’or. Calme, l’eau est juste perturbée par quelques bruits singuliers. Nous observons en silence afin de ne pas les troubler. Il doit y avoir 5 dauphins, ils sautent un petit peu, se montrent hors de l’eau. Difficile de s’approcher, ils se baignent en territoire international, juste à la frontière du Cambodge et du Laos. Le dauphin est un animal assez peureux. A chaque fois qu’un bateau de pêcheur revient d’une journée de travail, l’animal fuit. Le bruit du moteur l’exaspère (il n’est pas le seul). Nous sommes toujours à 150 mètres, ce qui ne facilite pas les photos (je ne publie pas celles que nous avons pris, des insultes à la photographie).

 

Don Det et les 4000 îles (Si Phan Don), un hit du Laos. Déjà.

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