19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 03:12

10 Couchsurfers vivant sur un même lieu. C’est une première. C’est aussi la première fois qu’il m’est amené de rencontrer des personnes si différentes. La vie en communauté, résumé des dernières 24 heures.

 

Steven, Américain de Los Angeles, né de parents chinois. Chose amusante, tout le monde pense qu’il peut parler cambodgien (ah, l’apparence…). C’est avec lui que nous avons passé la journée à visiter les champs de la mort (j’y reviens demain). Il est très drôle et très… américain ! Exemple : il est persuadé que Mc Do fait des bons hamburgers. Il a vécu 2 mois dans un village vietnamien à enseigner l’anglais. Expérience difficile, ses jambes ressemblent à une publicité pour les produits anti-moustiques

 

Nassim, Israélien, est l’un des plus jeunes de la bande (20 ans). C’est la première fois qu’il sort de son pays, une manière de se rebeller contre l’autorité familiale qui voulait le faire aller à l’université et se marier. Il a passé 6 mois en Inde et voit ce pays comme le paradis terrestre.

 

Viktor, ou Alexei, ou Andrei. Appelons-le l’Ukrainien, car personne ici ne connaît son nom, pas même l’hôte. Il ne parle pas anglais, ce qui ne facilite pas son intégration. Mais il est présent pour le repas et c’est lui qui cuisine le repas principal : un bortsch. Pas bavard, il passe sa journée sur le PC (essaie-t-il de faire libérer Ioulia Timochenko ?). Il est venu en stop depuis Bangkok. A chaque question, il répond « Da, da ». Serait-il sur la voie de l’adoption d’un poney ?

 

Les Turcs. Un couple. Bon aucun des deux n’est Turc mais ils parlent turc ensemble (tous deux sont originaires du pays de Mustapha Kemal). Ailin est Allemande, il est Australien, ils se sont rencontrés sur la route et depuis ils sont en couple. Enfin peut-être. L’Allemande n’est pas sûre. Elle en a parlé une heure, sans trop savoir quoi penser. Lui était concentré sur le repas. Hier il a passé sa matinée à l’hôpital pour une plaie au genou mal cicatrisée.

 

Les Jack Kerouac. Lui des Etats-Unis, elle du Canada. Lui est extraordinaire. Il a quitté ses parents très jeune, et a choisi la route. Des conditions de vie de SDF (ce qu’il était bien souvent). Voyager sans argent, manger dans les poubelles. Il s’agrippe aux trains de marchandises (et pense faire de même pour le transsibérien). Il choisit le stop. Ils se sont rencontrés dans une communauté en Californie, il était l’un des piliers. Il ne s’était pas douché depuis un mois. Elle l’a récupéré. Elle venait du nord, en stop, le sac sur le dos, seule. Ils se sont trouvés. Ils sont heureux. Ils sont restés plusieurs mois au Népal. Ils consomment joint sur joint et savent faire de l’alcool avec un peu de légumes. Peuvent écrire une encyclopédie sur les drogues dures.

 

Eric, le créateur, Américain. C’est lui qui accueille tout ce beau monde. Lui est un linguiste, pratique couramment l’espagnol, le russe et le khmer. Il bosse dans une ONG et prévoit un tour du monde. Il part dans un mois.

 

Et nous. Plutôt silencieux à écouter toutes ces histoires pas banales. Hier nous avons cuisiné ensemble et partagé le repas. Les dix apôtres couchsurfing (Jésus prend la photo).

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 05:44

Après avoir apprécié l’atmosphère festive de Sihanoukville (tout en étant déçu des plages, privées et bondées), direction l’île de Koh Rong, 15$ l’aller-retour (pour 2h30 en mer).

 

Nombre d’habitants : 60 (à vue d’œil).

Nombre de plages : 3

Longueur cumulée des plages  : une quinzaine de kilomètres

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Vue de ma fenêtre...


Autant dire qu’il y a de la place ! Nous dormons dans une petite auberge (8$ la nuit, 4 chacun), en sachant bien que le choix n’est pas multiple. Information importante : l’électricité arrive à 18h, et ce pour 4 heures (parfois moins). Pas d’internet sur l’île, pas de ligne téléphonique non plus. Le portable passe. Pas de route. Pas de supermarché. Pas de médecin non plus. Au milieu de l’île, la jungle. Pas de douche. Un bac d’eau.

 

La vie de rêve, vous l’imaginez bien. J’ai troqué mon déguisement de Phileas Fogg pour celui de Robinson Crusoé. Nous avons choisi de marcher un peu pour découvrir les plus jolis coins de l’île… et nous avons trouvé !

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Devant nous la mer. Derrière nous la mer. Nous sommes allongés sur un petit banc de sable fin, seuls au monde. Pour rentrer dans l’eau c’est comme la Mer du Nord mais en chaud.

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C'est vert. ... C'est vert. Une grenouille peut-etre ?


Deux jours plus tard, petite expédition dans la jungle. Un espèce de sentier délimite l’espace réservé aux humains. Ne pas partir trop loin, il y a des cobras qui se baladent.

Bon le sentier est autant sentier que la D943 est autoroute. A plusieurs reprises nous devons utiliser des cordes pour descendre en rappel une dizaine de mètres de roche à angle 80°. Les paysages sont splendides. On respire, c’est la nature dans toute sa splendeur.

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Une seule personne aurait visité l’ensemble de l’île (un Français !) mais les choses risquent de très vite évoluer. Une entreprise a acheté l’île et prévoit d’y implanter un aéroport international (rien que ça !) et de multiplier les Resorts. Le paradis risque donc d’être autodétruit par des milliers de touristes (également appelé effet Thaïlande). Si vous passez du côté de Sihanoukville ces prochains mois, laissez celle-ci et courez vers Koh Rong !

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La vache, la vache, la vache elle est marteau...


PS : le dernier jour j’ai eu des légers soucis de santé (rien de grave rassurez-vous). Une fille dormant un peu plus loin présentait des symptômes malariens… la vie de rêve donc, mais en bonne santé !P1070705.JPG

Suivez mes pas

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 05:31

Da-Vinci-code-pr-milev.jpgDans la série « les livres que le monde a lus mais pas moi », le Da Vinci Code occupait la place de number one. Rappelez-vous l’engouement pour l’œuvre de Dan Brown, les polémiques… cela paraît loin. Ça l’est ! Le livre a été publié en 2003, neuf ans déjà.

 

L’histoire n’est pas banale : le professeur de Harvard Robert Langdon se trouve être le principal suspect du meurtre de Jacques Saunière, conservateur du Louvre. Sur place une série de codes entoure le cadavre, un message posthume que seule sa petite fille, Sophie Neveu, peut déchiffrer. S’en suit une enquête extraordinaire à la recherche du Graal, à décoder les œuvres de Da Vinci ou à chercher la tombe de Marie-Madeleine, qui serait la femme de Jésus et mère de leur progéniture (rien que ça !).

 

Nul doute que le Vatican n’a pas apprécié. L’œuvre tente de mettre en lumière une énorme théorie du complot : l’église cacherait l’existence de la descendance du Christ ! Ce secret serait néanmoins connu par les membres d’une secte : le prieuré de Sion, présidé un temps par Da Vinci (entre autre, la liste de ses membres compte Isaac Newton, Botticelli, Victor Hugo ou Jean Cocteau).

 

Lors de ma lecture je me suis souvent posé la question de la véracité des faits. Je lis un livre qui est un roman. Mais les nombreuses précisions historiques amènent l’esprit à douter. Et si tout cela était vrai ? Plus ma lecture avançait et plus je souhaitais effectuer des recherches sur les informations données. J’ai d’ailleurs regretté que Dan Brown ne l’ait pas fait dans des annexes. Quelques pages Wikipédia sur le prieuré de Sion ou l’ordre du temple (sujet de fantasme de beaucoup d’historiens), ou tout au moins les peintures de Da Vinci à côté des précisions, des ajouts qui auraient été de poids !

 

C’est clairement un livre à lire. Une livre qui attire la curiosité, ne serait-ce que par la façon d’écrire de l’auteur. Un livre qui possède une adaptation cinématographique qui mérite sans doute un second visionnage. Le roman le plus vendu des années 2000 ? (86 millions d'exemplaires jusque 2010 !)

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 05:23

Audrey Hepburn est une égérie. Une figure de mode. Le symbole d’un certain chic, d’une certaine classe. J’ai presque envie de l’opposer à Marylin Monroe. Intravertie, plutôt timide d’aspect, mais remplie d’un charme fou. Un sourire. Un regard. Vous avez sans doute déjà vu chez l’un(e) de vos ami(e)s son portrait, une cigarette à la main, des lunettes de soleil noires, et un titre Breakfast at Tiffany’s. Ce film est maintenant le plus connu de l’actrice, mais pas forcément le meilleur.

Je débute en rappelant qu’Audrey Hepburn est européenne : née en Belgique, Britannique, vivant sa jeunesse aux Pays-Bas, décédée en Suisse. Amie personnelle d’Hubert de Givenchy, elle fut également son égérie.

 

Les comédies musicales

 

Audrey Hepburn se destina d’abord à la danse avant d’être emportée par le cinéma. Il n’est donc pas étonnant de la retrouver chantant et dansant à deux reprises.

 

Funny Face (1957) : 12 (titre français : Drôle de frimousse)

 

Film de Stanley Donen, le maître des comédies musicales (Singin in the rain), l’ensemble déçoit un peu. Le scénario, surtout, est banal (nominé pourtant á l’Oscar du meilleur scénario, à n’y rien comprendre !), une histoire de mannequin trouvée par hasard. Le film est sauvé par les parties musicales et surtout dansantes, avec une grosse performance de Fred Astaire.

 

My-Fair-Lady-Audrey-Hepburn.jpgMy Fair Lady (1964) : 17

 

C’est selon moi son chef d’œuvre. Film de George Cukor, adaptation de la comédie musicale du même nom, elle-même inspirée par la pièce de George Bernard Shaw le Pygmalion. Audrey Hepburn interprète Eliza Doolittle, fleuriste londonienne, qui tente de parler correctement, et sans accent. Le film est souvent très drôle, bien emmené par le duo Hepburn-Rex Harrison. Les chansons sont entrainantes, les dialogues rythmés. 8 oscars (!) dont le meilleur film.

 

L’amoureuse

 

Audrey Hepburn a essentiellement construit sa réputation à travers des comédies romantiques, où son charme excellait sur des acteurs souvent plus âgés.

 

 

Roman Holiday (1953) : 14,5 (titre français : Vacances romaines) 

 

Vacances-romaines-Audrey-Hepburn.jpgC’est le film qui a fait découvrir au monde entier Audrey Hepburn. Son premier grand rôle, le seul qui lui vaudra l’Oscar de la meilleure actrice (ainsi que le BAFTA et le Golden Globe). Sans surprise l’histoire se déroule à Rome, où la princesse Ann (Hepburn) poursuit sa tournée européenne. Fatiguée du protocole, elle décide de s’enfuir après avoir ingurgité un sédatif prescrit pour son médecin. Endormie devant le Colisée, elle est remarquée par Joe Bradley (Gregory Peck), journaliste. Le lendemain, elle est reconnue par son hôte, qui décide de l’emmener visiter la ville (en Vespa !). L’histoire d’un amour impossible. William Wyler tient son chef d’œuvre, Audrey Hepburn sa carrière. Bonne comédie, notamment la scène de la bagarre sur la piste de danse.

 

Sabrina (1954) : 13

 

Réalisé par Billy Wilder, avec Humphrey Bogard. Sabrina (Hepburn), fille de domestique, est éperdument amoureuse de David Larrabee (William Holden) qui ne la remarque même pas. Pour s’en détacher, son père décide de l’envoyer à Paris dans une école de cuisine. A son retour, elle est transformée. Les fils Larrabee n’ont d’yeux que pour elle. Une romance un peu gentillette, manquant de profondeur en tout cas. Audrey Hepburn est nommée pour l’Oscar de la meilleure actrice.

 

Breakfast at Tiffany’s (1961) : 14

 

Le mythique film de Blake Edwards (adaptation de Truman Capote), celui qui fera d’Audrey Hepburn l’égérie qu’elle est encore. Une robe noire (vendue pour 800 000 $ aux enchères en 2006), des lunettes noires, un porte-cigarette à la main, un collier de perles autour du cou. Audrey Hepburn interprète le rôle d’Holly Golightly, à la recherche d’un riche mari. Elle rencontre Paul Varjak (George Peppard), écrivain en rupture, entretenu par sa riche maîtresse. Comédie ou drame selon les scènes, Hepburn y joue en tout cas une femme très excentrique, connaissant des périodes d’up and down. Elle sera nominée pour l’Oscar.

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Two on the Road (1967) : 15,5 (titre francais : Voyage à deux)

 

Voyage-a-deux-Audrey-Hepburn-Two-on-the-road.jpgC’est l’un des derniers films d’Audrey Hepburn, emmené par Stanley Donen (et ce n’est pas une comédie musicale). Joanna Wallace (Hepburn) et son mari Mark (Albert Finney), sorte de vieux couple, reviennent sur leur histoire. Un film très intéressant, ne serait-ce que pour le montage. L’histoire en soi est une tentative d’explication sur les problèmes que rencontrent les couples sur le long terme. Certaines scènes sont amusantes (une préfèrence pour la petite fille pourrie-gâtée que tout le monde a envie de voir descendre de la voiture). Le film se déroule en France (comme une partie de Sabrina, Funny Face ou Charade).

 

La détective

 

Charade (1963) : 16

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Un nouveau film de Stanley Donen, mais cette fois-ci, c’est un thriller ! Regina Lampert, voulant divorcer, apprend que son mari a été assassiné. Un agent de la CIA la contacte et lui raconte l’histoire de son propre mari, et des 250 000 $ qu’il a volés avec 4 autres complices. Ceux-ci sont à sa poursuite, à la recherche du magot. Elle fait confiance à Peter Joshua (Cary Grant), qui s’avère être de mêche avec les voleurs. Très bonne comédie policière, avec un Cary Grant au meilleur de sa forme.

 

La Napoléonnienne

 

War and Peace (1956) : 14 (Titre français : Guerre et paix)

 

Guerre-et-paix-Audrey-Hepburn-War-and-Peace.jpgLe livre de Tolstoï, adapté par King Vidor. Hepburn joue le rôle de Natacha Rostov, jeune adolescente romantique bientôt confrontée aux réalités de la guerre avec Napoléon. Son histoire se mêle avec celle de Pierre Bezoukhov (Henry Fonda), bientôt volontaire sur le front. L’Histoire est déjà extraordinaire, avec l’armée russe reculant, pratiquant la terre brûlée, allant jusqu’à brûler Moscou. Le scénario est très romancé, peut-être un peu trop parfois, mais cela permet de garder l’esprit très russe du bouquin. Musique de Nino Rota.

 

  Pour conclure, je précise qu’Audrey Hepburn a été 8 fois nominée aux Golden Globes (une fois remporté) et 5 fois à l’Oscar de la meilleure actrice (une fois remporté). La filmographie est sélective et pour être complet il aurait fallu être en possession de Love in the Afternoon (Ariane) de Billy Wilder, The Nun’s story (Au risque de se perdre) de Fred Zinnemann ou Wait until dark (Seule dans la nuit) de Terence Young. C’est cependant un beau tour d’horizon des différentes facettes de l’actrice, décédée en 1993, après plusieurs années de sa vie consacrées à l’Unicef.

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 13:15

Le sud du Cambodge est notre dernier accès à la mer avant la Thaïlande (ou la Birmanie). En prévision, nous prenons donc une cure de soleil, de sable fin et de vie facile. Nos journées sont fainéantes, nos réveils tardifs, nos repas conséquents. Nos soirées sont actives, à longer les bars du bord de mer, à danser et faire la fête.

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Nous avons rencontré deux Anglais, James and Jane, qui ont participé avec nous à la soirée pirate, thème du jour. Au-delà du plaisir de se maquiller (cela me rappelle que le carnaval doit débuter du côté de Dunkerque), ce fut aussi la joie de rencontrer de nouvelles personnes et de danser jusqu’au bout de la nuit. Un rappel de mes belles années Erasmus ou lilloises.

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Au-delà de l’esprit festif, ces 3 jours du côté de Sihanoukville m’ont donné un aperçu du développement touristique d’un pays. Le Cambodge est loin d’être la destination favorite des Occidentaux, devancé dans la région par la Thaïlande ou le Laos. Depuis la fin de la guerre, c’est cependant l’une des priorités du gouvernement. Les investissements locaux et étrangers ont fait de Sihanoukville LA station balnéaire du pays. Les hôtels et Resorts pullulent, la plage est bondée. Un air de Méditerranée en devenir. Les prix se rapprochent très souvent de l’Occident (à mon grand dam), et nous payons notre nourriture avec 3-4$. Oui, précision intéressante, au Cambodge, on paie en dollar ! Nous avons retiré de l’argent dans une banque : nous avons reçu des dollars. Le dollar est utilisé dans les restaurants, les hôtels, les magasins… Le riel, monnaie locale, n’est utilisé très souvent que pour les sommes inférieures à un dollar. Etonnant, non ?

 

3 jours sont suffisants. Nous commencions à être lassés par le comportement de certains Occidentaux et leurs pratiques dégoûtantes (j’y reviens prochainement). Direction l’ile Koh Rong, et sa centaine d’habitants. Phileas Fogg va se transformer en Robinson Crusoé !alpha-1155.JPG

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 05:26

Le Cambodge est l’un des 3 cas de génocide officiellement reconnus par l’ONU (avec l’Allemagne nazie et le Rwanda). Cela se passait dans les années 70, et l’Occident ferma les yeux pendant trop longtemps sur les pratiques des Khmers rouges et de leur chef : Pol Pot.

 

Bokor est la principale attraction touristique autour de Kampot. C’était la station balnéaire française du temps de la colonisation. L’idée était simple : comme les Français ne pouvaient pas revenir dans la métropole pour des vacances à la neige (déjà ce n’était pas la mode, puis le coût et la longueur du trajet, sans avion, rebutaient les plus motivés), le gouverneur eut l’idée de construire une station touristique tout en haut de la chaîne de montagnes des éléphants, au milieu du froid et du brouillard. Les jeunes Français n’ayant jamais connu la métropole pouvaient ainsi s’imaginer en Europe (d’autant plus que l’endroit était interdit aux Cambodgiens). Un casino, un hôtel ou une église occupent toujours les lieux. Ils étaient abandonnés jusque la fin des années 1990, ce qui donnait un charme particulier à la station. L’hôtel sort tout droit de Shinning et l’église respire des fantômes selon notre vieux Lonely Planet.

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Ce fut une grosse déception. La montagne a été récemment achetée par Sokimex pour 100 millions de dollars et un bail de 99 ans. Qu’est-ce que Sokimex ? Le mastodonte cambodgien. Sokimex c’est le pétrole, des hôtels ou une compagnie aérienne. Sokimex a aussi acheté une plage ou les droits d’entrée d’Angkor Wat pour 10 millions de dollars l’année (on dit que l’augmentation des droits d’admission, 20$ par jour actuellement, rapporte 50 millions à l’entreprise à la fin de l’année). Sokimex achète une montagne. L’idée est de construite un immense casino, un hôtel de 400 chambres, entre 3 et 5 étoiles. Okhna Sok Kong, fondateur et directeur de la compagnie est une sorte d’émir du Cambodge. Niveau corruption, vous ne serez plus étonné de trouver le Cambodge dans les profondeurs du classement.

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Heureusement la visite a été sauvée par notre guide, « Tri ». Officiellement à la retraite, il est venu pallier une absence. « Tri » c’est un peu d’histoire cambodgienne.

A 12 ans, en 1970, il a dû se réfugier dans la forêt pour tenter d’échapper aux bombardements de Nixon, obnubilé par le Vietnam. Il se retrouve très vite une arme à la main. Puis les Khmers rouges sont arrivés au pouvoir (17 avril 1975) et il est entré en résistance. 49 de ses proches ont été assassinés – entre un et deux millions dans l’ensemble du pays. De son côté, il est parti au Vietnam pour rejoindre les différents opposants, entrainés par les Viêt-Congs. Il revient en libérateur (en 1978-9), épaulé par l’armée vietnamienne. Souci, ces derniers s’installent sur le long terme. Il faut attendre 1991 pour voir l’armée de Saïgon quitter le pays (accords de Paris). L’ONU prend le relais en 1992, et « Tri » travaille pour eux, apprend l’anglais.

Jusqu’à la mort de Pol Pot en 1998, la situation est difficile. Des Khmers rouges sont toujours cachés dans les montagnes ou les forêts. Ils terrorisent la population et fonctionnent à coup de pose de mine antipersonnel (dont le pays n’est pas encore débarrassé)

« Tri » s’est finalement reconverti dans le tourisme, celui-ci se développant d’année en année dans le sud-est du pays. Sacré Tri et sacrée vie !

 

Bon, après ces histoires de bombes, de morts ou de génocide, observons ce magnifique coucher de soleil.

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Kampot est traversé par la rivière Kampong Kandal. En nous baladant dans les rues, nous avons l’impression que les touristes représentent un gros quart de la population. Beaucoup d’hôtels affichent complet et il faut être attentif aux places qui se libèrent pour entrer dans notre restaurant favori. La ville est petite, mignonne, rythmée par la vie des Occidentaux. Man Utd vs Man City rassemble les amateurs de ballon rond au pub du coin de la rue. A chaque but les cris résonnent dans le centre-ville. Les Cambodgiens se sont remis à vivre. Très souvent le sourire aux lèvres.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 05:00

carte-du-Cambodge-itineraire-Milev.pngL’idée est d’aller un peu plus vite au Cambodge que dans les pays précédents. 3 semaines sont prévues pour arpenter le pays, en commencant par Kampot (et Bokor, station française), Sihanoukville (pause plage), et Phnom Penh. Puis c’est l’hésitation pour savoir si on fait Battambang, deuxième ville du pays et le lac Tonié Sap. Sien Reap (et Angkor) sont incontournables. Enfin, selon notre choix pour Battambang, nous pourrions faire un tour dans le nord-est, beaucoup moins touristique et méconnu. Après ces 3 semaines (plus ou moins), c’est le Laos !

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 05:52

30 jours au Vietnam. Suffisant, selon moi, pour découvrir les richesses du pays. On peut toujours faire plus il est vrai, mais, contrairement à la Chine, je n’ai pas dû sacrifier certaines régions au profit d’autres.

L’idéal pour visiter le Vietnam c’est l’open-bus ticket. Hanoï-Saïgon, ou son contraire. Le pays est plutôt long, mais la largeur côte-frontière ouest est des plus réduites. Ça facilite la tâche du voyageur.

Les prix sont très limités. Au total, pour ces 30 jours, j’ai dû dépenser aux environs de 500-600€. A ne pas comparer avec une semaine sur la Côte d’Azur (je ferai un point combien ça coûte plus précis pour le Cambodge).

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Commençons par le sujet qui fâche : le top 3 des déceptions

3 Dong Hoi, la météo n’a pas joué en notre faveur et la seule découverte fut la moto

2 Hoi An, surcoté

1 Sapa, minorité pourrie par le tourisme de masse, terrasse de riz limitée… pour ce genre de paysage, choisissez le Yunnan chinois !

 

Le top 3 des satisfactions

3 Hanoï, un charme très français, des lacs et des rues marchandes à n’en plus finir

2 Ha Long Bay, la perle naturelle du pays

1 Saïgon, capitale de la fête, du nouvel an au mariage

 

Le top 3 des expériences

3 La nourriture vietnamienne, avec un plus pour le crocodile et le serpent

2 Les débuts en moto (et ce n’est qu’un début !)

1 La mariage vietnamien, une expérience irremplaçable

 

Le regret : ne pas avoir fait le Vietnam « guerre ». Dien Bien Phu est difficile d’accès, tandis que les tunnels ou la musée de la guerre ont été sacrifiés au profit des fêtes et mariages saïgonais. Un regret donc, mais ça me laisse une porte ouverte si je veux revenir un jour dans le coin !

 

Aussi, cela fait plus de 100 jours que je voyage 24/24, 7/7 avec ma partenaire et elle me supporte on ne peut mieux ! C’est également une belle satisfaction !

 

Le Vietnam fut donc une surprise. Je pensais le pays moins développé, moins peuplé, moins pollué. Je pensais que le Vietnam faisait partie des pays du sud-est asiatique. En réalité, le Vietnam est candidat à la dénomination tigre asiatique, faisant surtout parler sa puissance démographique (90 millions d’habitants).

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 05:42

Comme je le dis (et l’écris) souvent, l’érudit sait ce que tout le monde ignore mais ignore ce que tout le monde sait. A force de voir les livres de Stieg Larsson dans le métro de New York ou de Paris, je me suis pris d’une certaine curiosité : qu’est-ce que Millénium ? Une trilogie. Le mot ne me plaît guère, tant je hais lire ou regarder une histoire sans fin. Mais avec 65 millions d’exemplaires vendus dans le monde (décembre 2011) et deux adaptations cinématographiques (celle de David Fincher sort en France cette semaine) il faut croire que ce livre est magique.

 

Cette trilogie est avant tout posthume. Stieg Larsson est décédé en 2004, il n’a pas eu la chance de voir son travail devenu phénomène mondial. Les livres ont leur propre fin. Difficile cependant de lire le livre 3 sans avoir lu le livre 2. Mais cela reste possible. Surtout ces livres sont policiers, mystérieux, avec des personnages attachants, en premier lieu Lisbeth Salander.

Millenium-Stieg-Larsson-pr-Milev.jpg"Knowledge is power". Salander dans Les hommes qui n’aimaient pas les femmes. Millenium, tome 1.

 

Le premier épisode m’a pris deux journées. The girl with the dragon tatoo (le titre anglais, pour une fois la traduction française est meilleure !).

Chaque année depuis 44 ans, un homme reçoit à son anniversaire une fleur séchée dans un cadre, un envoi anonyme ; tous ont été accrochés à un mur de son bureau. Et, chaque année, il essaie d’interpréter le message. Qui ? Pourquoi ? Pour lui faire du mal, pour lui rappeler que sa « fille adoptive » a été assassinée ?

Il engage Michael Kalle Blomkvist, journaliste en sursis, pour résoudre son énigme. Celui-ci fait très vite appelle à Lisbeth Salander.

 

Ce premier livre fut une drogue. Une chef d’œuvre.

 

Millénium, tome 2, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette (The Girl who played with fire, cette fois c’est la traduction anglaise qui est la bonne !) est selon moi un peu en-dessous du premier… et du troisième ! (j’y reviens).

Dag et Mia, journaliste et thésarde, pense publier chez Millénium, magazine de Kalle Bastard Blomkwist, un livre et un article consacrés au commerce du sexe, accusant de nombreuses personnalités des médias ou de la justice. Ils sont retrouvés assassinés. Toutes les preuves accusent Lisbeth Salander. Celle-ci est introuvable. Blomkwist de son côté va tout faire pour prouver son innocence.

 

Selon moi le second est un peu plus lent à débuter et les récits de la vie sentimentale ou sexuelle des deux protagonistes principaux me lassèrent vite. Les dernières 300 pages sont cependant bien compilées.

 

La reine dans le palais des courants d’air (The Girl who kicked the Hornet’s Nest) est le dernier de la série (qui devait contenir jusqu’à dix volumes mais la mort prématurée de Larsson fait que la série s’est arrêté à 3 et ½ , le dernier volume n’étant pas publié).

Le livre revient sur le procès à venir de Salander et la recherche des vrais coupables, la firme, que Blomkvist va démasquer avec l’aide d’une grande équipe, allant jusqu’au premier ministre suédois !

 

J’ai beaucoup aimé ce troisième volet en raison des implications politiques, des nombreuses références à l’histoire suédoise récente (assassinat du premier ministre Olof Palme en 1986, ou de la ministre des affaires étrangères Anna Lindh en 2003 ; oui la vie politique suédoise n’a pas toujours été de tout repos). La toute fin du livre (les dernières 50 pages) manque un peu de piquant et l’escapade de Salander à Gibraltar par exemple est sans intérêt. Mais l’ensemble de la trilogie vaut le coup d’être découvert. En attendant de voir l’adaptation cinématographique.

 

PS : pourquoi la solution du théorème de Fermat n’est pas dans l’ouvrage ? Pour ça : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dernier_th%C3%A9or%C3%A8me_de_Fermat

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 05:30

Après 30 jours au Viêt-Nam (déjà), c’est le temps du départ. Notre visa expire dans deux jours et nous avons devant nous une liste de pays qui m’impressionne toujours. Prochaine étape : le Cambodge.

 

Depuis Cantho, capitale du delta du Mékong où nous étions établis, nous voulons rejoindre Ha Tien pour traverser la frontière. Premier problème, il n’existe pas de bus direct. Nous devons donc passer par Chau Doc (3 heures) pour atteindre notre destination de transit. Second problème les bus Chau Doc-Ha Tien n’existent qu’à 6 et 9 heures du matin. Il est 15 heures… On pourrait passer la frontière à Chau Doc puisque c’est une ville frontalière, mais ça nous compliquerait la tâche de l’autre côté. Pas grave nous allons rester une nuit ici, dans un hôtel voisin de la station de bus.

 

Nous arrivons dans l’hôtel et…mais où est l’ordinateur ? Réponse : toujours dans le bus. Nous nous regardons et commençons un sprint. J’arrive le premier sur place, le bus a disparu. J’essaie de m’expliquer, cherche le bus, un homme me dit de monter à l’arrière de sa moto. Allons-y, c’est peut-être ma chance. J’espère qu’il rattrapera le bus.

Je passe devant Alba qui ne comprend pas trop ce que je fais sur une moto. Elle attend, dix minutes, vingt minutes… Pendant ce temps je suis toujours sur ma moto. Mon chauffeur m’offre une visite du centre-ville, tourne à gauche, à droite. Si j’ai espoir pendant les quinze premières minutes, je désespère ensuite. Il ne sait pas trop où il va, et je me demande s’il n’a pas fait tout cela pour obtenir le salaire d’un aller-retour station de bus-centre ville. L’ordinateur c’est les photos, c’est l’outil de travail d’Alba, le mien, notre connexion Internet, notre lecteur de DVD…oui l’ordinateur est important, même au cours d’un voyage !

Le chauffeur de moto s’arrête, regarde à droite vers…le chauffeur du bus, déjà de retour chez lui. A l’intérieur de sa maison, où je suis invité à entrer, mon bloc-notes et l’ordinateur. A mon retour à l’hôtel, le chauffeur de moto obtient un double-salaire.

 

Nous mangeons pour 17 centimes. Bien. Un cafard passe sous ma chaise. Pas bien. Le prix de l’hôtel est de 3,5€ la chambre. Bien. Les souris/rats hantent les murs. Pas bien.

 

Départ 6 heures le lendemain pour rejoindre Ha Tien. Arrivés dans la ville frontalière, nous étudions les différentes possibilités de passage. Une agence a l’air plutôt sérieuse et nous explique qu’elle s’occupe de tout niveau administratif. Elle propose aussi le trajet Ha Tien-Kampot (de pomme ahah), ville cambodgienne où nous désirons nous rendre. 25$ pour le visa (c’est officiellement 20 à la frontière mais il faut souvent sortir un ou deux dollars pour le garde-frontière) et 11$ pour le trajet (tarif élevé, sans doute trop, mais la concurrence fait défaut dans le coin). Nous sommes avec de nombreux occidentaux qui, à la frontière, perdent patience. Il faut dire que notre chauffeur nous a abandonnés. Nous devons régler les problèmes administratifs et l’attente, plus de 2 heures 30, énerve beaucoup d’entre eux (à l’agence on nous a promis le trajet Ha Tien-Kampot en 1h30 !)P1070199-copie-1.JPG

Nous passons finalement la frontière (je dois montrer mes attestations de vaccin ou payer 1$, j’ai le papier sur moi. Alba n’a pas le papier, elle ne doit pas payer…). Et c’est parti avec notre chauffeur de bus pour 4 kilomètres….le moteur a lâché. Certains demandent déjà à être remboursés pour prendre le taxi, le chauffeur se plaint de devoir passer la nuit ici. Et nous ?? Nous sommes finalement heureux de voir un mini-bus arriver. 1 heure plus tard, nous voici à Kampot. Nous allons à l’hôtel recommandé par différents guides de voyage, c’est complet. Pas grave il y en a un en face...complet ! Après 5 hôtels complets on commence à être inquiet. C’est finalement le sixième hôtel qui sera le bon. Pour 8$ la nuit (4 chacun) nous avons une chambre avec 3 immenses lits. Il y a de la place pour vous ! Vous n’avez qu’à me rejoindre ! En route pour le Cambodge !

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