24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 12:26

18 euros pour 1200 kilomètres de train, la SNCF peut aller se coucher. « C’est toi qui vas te coucher ! » (private family joke). Forcément, à ce prix-là, nous n’avons pas de couchette. Une nuit sur un malheureux siège chinois, une expérience enrichissante : la prochaine fois, on prendra une couchette !

 

Qu’est-ce qu’on va faire à Xi’an ? C’est où d’ailleurs ? C’est donc en plein milieu de la Chine, ce fut l’ancienne capitale pendant quelques siècles et surtout, c’est l’emplacement du mausolée de l’empereur Qin.

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Je suis sûr que la photo vous dit quelque chose. L’une des plus grandes trouvailles archéologiques de l’histoire. Un mausolée de mégalo, 56 km² !!! Les fouilles sont en cours depuis 1974 ! Ils n’ont pas encore trouvé le tombeau principal, recouvert par un tumulus de 115 mètres.

Qin n’était qu’un enfant lorsqu’il est arrivé au pouvoir. Mais à 13 ans, il avait déjà une idée derrière la tête : être protégé dans l’autre monde. Pour cela, il va mobiliser plus de 700 000 personnes pendant plusieurs décennies pour construire une armée de terre cuite. 7 000 soldats ont déjà été découverts (tous avec un visage différent), ainsi que des chevaux, d’autres animaux, d’autres personnages. Le site est impressionnant. Ça vous donnerait presque envie de faire des fouilles dans votre jardin.

 

Au-delà de ce site classé à l’Unesco, Xi’an présente quelques trouvailles intéressantes. Tout d’abord c’est l’une des villes où la route de la soie débutait. La cité en a gardé des traces : la communauté musulmane se concentre dans plusieurs quartiers de la ville. Une sorte de grand bazar occupe la majeure partie du site, ainsi qu’une mosquée. Ce fut l’occasion de voir une mosquée chinoise. Pour être franc, cela faisait plus chinois que mosquée. Au fil des siècles, l’architecture s’est transformée pour finalement se rapprocher des temples chinois de style confucianiste ou bouddhiste. Cependant, l’appel à la prière par le muezzin nous rappelle l’utilité première du site.

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Les Japonais sont connus pour être les champions de la photo. Mais nous avons trouvé pire… Les Chinois ont la fâcheuse habitude de vouloir se prendre en photo avec des Occidentaux. Et quand vous voyagez avec une jolie blonde, le risque est multiplié. Ainsi, dans la cité interdite, nous avons dû poser une petite dizaine de fois avec des inconnus… La première fois c’est drôle, ensuite beaucoup moins…

P1010998.JPGMais que font-ils avec ces photos ? On s’imagine déjà dans leurs salles à manger… pas si loin en fait ! Au restaurant, ce brave homme veut faire une photo avec nous. Il nous explique pourquoi : dans quelques semaines nous trônerons à l’entrée du restaurant. Il paraît que ça donne envie à d’autres Chinois de venir. Une marque de confiance et de qualité. A noter qu’Alba a déjà dû prendre une photo dans un supermarché.

 

Grand moment de Xi'an : le spectacle musical des fontaines, le second plus grand d'Asie (aucune idée où est le plus grand !). Les fontaines qui suivent Beethoven, j'avoue avoir été comblé.

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Xi’an est pollué. Le soleil, vous pouvez l’oublier. Un nuage de pollution recouvre la ville. On commence à regretter l’air pur (et frais) des steppes mongoles. Bon, la nuit, ça se voit un peu moins !

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Xi’an, pour finir, ce fut un tour en tandem sur les remparts de la ville. 13,7 kilomètres de romance au coucher du soleil.

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 04:54

P1010113C’est donc ça, un coup de foudre ?  Je l’ignorais. Je n’en n’avais jamais subi les conséquences. On me l’avait évoqué, dans les livres, dans les revues. J’avais vu quelques films qui en faisaient l’éloge, mais cela restait pour moi un genre fantastique. De la science-fiction.

 

C’est rare un coup de foudre. Alors je n’ai pas hésité. J’ai mis tous les moyens à ma disposition pour parvenir à La revoir. Un ami m’a dit qu’il croyait à l’amour dans le transsibérien. Le fou.

 

Le soir même j’ai  cru devenir fou. Elle hantait mon esprit, mes pensées. Déjà elle habitait mes rêves. Au réveil je ne pensais qu’à une chose : quelle excuse allais-je trouver pour la revoir ?

 

Le destin s’en mêla. Non, je ne crois pas au destin. Je ne suis pas fou.  Je contrôle ma vie, je contrôle mon voyage. Elle veut faire un tour organisé en Mongolie. C’est parti.

 

Ce fut des regards. Ce fut une tête sur mon épaule. Un sourire. Une main qui effleure une autre. A l’abri des regards indiscrets. A l’abri de nos propres regards.

 

Cela semblait logique. Cela semblait fou. Ses lèvres contre les miennes. En plein milieu des steppes mongoles, dans une petite yourte chauffée au bois.

 

Deux semaines plus tard j’avoue ma faiblesse. 24 heures sur 24 ensemble, cela semble trop peu. Je souris mais j’ai peur.

 

Il faut en profiter, les yeux fermés, sans se poser de questions, sans imaginer un avenir incertain. Car on le sait tous, la foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 04:54

Les Chinois sont bizarres parfois. Tout d’abord cette drôle d’habitude qu’ils ont de se réunir dans des endroits publics pour danser.

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Bon c’est amusant. Par contre il faut faire quelque chose contre les toiletteurs locaux. Nous avons croisé un nombre phénoménal de chiens absolument infâmes. Mais ce n’est pas leur faute ! Qui est le salaud qui a fait ça ? Il faut l’enfermer ce type !

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Bon, revenons au sujet central : la Grande Muraille. Grande comment ? 6260 kilomètres de long (8800 km si on compte les barrières naturelles et les tranchées). 6 à 7 mètres de hauteur en moyenne. C’est la plus grande structure jamais construite par l’homme, à la fois en longueur, en surface et en masse. On dit souvent que c’est la seule chose que l’on peut distinguer depuis l’espace.

Petit détail, on estime qu’environ 10 millions d’ouvriers sont morts pendant les travaux ! Oui, en Chine, tout est plus grand. La plus vieille référence concernant le mur date de 656 avant J-C ! L’ensemble des dynasties l’ont prolongé, renforcé.

 

Le résultat est exceptionnel. L’une des 7 merveilles du monde à mon humble avis. Nous avons escaladé pendant deux heures et demie ses marches (je vous promets que c’est physique !) du côté de Badaling. Les touristes sont nombreux au départ, beaucoup moins à l’arrivée (il y a des téléphériques et même une sorte de manège pour redescendre !)

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Pour moi, ce fut marcher dans l’histoire. La grande muraille faisait partie de ma Buckett List. C’était un rêve, ce fut une réalité. Un petit aboutissement. Déjà. Un grand sourire aux lèvres. Toujours.

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Pékin, je t’ai aimé. D’ordinaire je n’aime pas les grandes villes. Et avec tes 20 millions d’habitants tu m’effrayais. Résultat, je suis sous ton charme. 1 semaine et demie ici, c’est plus que mon visa ne me laisse d’ordinaire. De ta faute, je vais le prolonger à Hong Kong pour 30 jours supplémentaires. Ou est-ce de sa faute ?

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 04:09

C’était peut-être ma plus grande appréhension concernant la Chine : comment sera la nourriture chinoise ? Il faut rappeler mes antécédents : nourriture chinoise à New York et à Madrid = deux fois malade (et pas qu’un peu). De ce fait, lorsque mon premier plat arrive, je le regarde d’un air inquiet. La cuillère approche, ma bouche se met à trembler. A l’intérieur, ma gorge est en feu. Mes yeux commencent à pleurer. Epices, bonjour.  Je souffre.

Mais ce n’était que le premier plat. La suite sera bien meilleure (et surtout bien moins épicée). J’ai eu un sandwich infect (soi-disant du bœuf mais mon nez disait du mouton, tandis que mon palais expliquait que c’était tout, sauf de la nourriture). La nourriture chinoise est bonne, peu chère, et reste une tradition. Il vaut souvent mieux manger dans les petits restaurants que chez soi, que ce soit pour la qualité ou le budget. J’ai aussi testé un « haut de gamme », avec le fameux canard pékinois. Délicieux.

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Le temple de Yonghe. Le plus grand temple bouddhiste tibétain de Beijing. Pour vous donner une idée, dans un des temples, il y a une statue d’un Bodhisattva qui fait 12 mètres de haut !  J’avoue avoir beaucoup de difficultés de compréhension concernant le bouddhisme. J’essaie mais c’est compliqué. Et je n’ai pas encore réussi à trouver le bouddhisme pour les nuls…

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Parfois le destin vous entraîne, à Tien an Men, à pas baisser les bras, seul face à soi-même… (merci Calogero). La photo de Mao trône tout au fond, le nombre de militaires sur place est impressionnant. On me conseille de ne pas faire ma danse ici (oui, il y a une danse qui arrive…). Ce lieu mythique m’amène à évoquer la démocratie chinoise et ses libertés. Liberté d’oublier Facebook, Youtube, Le Monde et Gmail (Google est revenu en partie). Quelque chose qui m’a choqué : le nombre de « volontaires ». Des hommes et des femmes, comme vous, comme moi. Sauf qu’ils ont un brassard rouge sur le bras et qu’ils surveillent. Gratuitement en plus. J’ignore leur nombre mais je peux vous dire qu’ils sont très nombreux. Ca me rappelle Big Brother.

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Quand on me dit Summer Palace j’ignore encore que la France a joué un rôle historique ici ! Oui, Mesdames, oui Messieurs, la France a montré qui elle était !  On a tout détruit ! Ah ! Accompagnés des Anglais en plus ! Drôle d’alliance. En 1860. Du coup, il a fallu tout reconstruire. Et là attention ! L’impératrice Cixi a dépensé le budget de la marine pour réaliser ce projet ! Ça se voit.

Ce fut pour moi le plus bel endroit de Pékin. Nous avons escaladé le palais, observé les lacs. Sur un petit bateau nous nous sommes dirigés sur l’îlot central. Un pont « vénitien » le relie au reste des jardins. Tout simplement magnifique.

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P1010555.JPG En comparaison, le temple du ciel perd un peu de sa splendeur. Pourtant c’est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco ! Les jardins sont imposants et nous avons apprécié nous relaxer à coté de retraités jouant au cerf-volant (l’âge de la retraite est de 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes, officiellement 40 heures de travail par semaine, mais dans les faits, il vaut mieux faire 50).

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Pékin, je m’attache. Une semaine ici, déjà, et je n’ai pas encore tout vu de tes charmes. Demain, il me reste… la Grande Muraille.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 04:00

Voulez-vous que je débute à nouveau mon article par un voyage en train ? Promis, c’est la dernière fois ! Oulan-Bator-Pékin, une trentaine d’heures supplémentaires à bord d’un train mythique. C’est la fin du transmanchourien, la fin de la ligne qui part depuis Moscou et qui relie, en sept jours, Pékin.

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Nul doute que, dans ce train, vous trouverez des choses à redire. Propreté des sanitaires, absence de douche, lit peu confortable, bruit… Mais les amoureux des expéditions ferroviaires n’y verront que les paysages traversés, les personnes rencontrées, les mets partagés. Ce train est une aventure en soi, et nombreux sont les globe-trotteurs qui l’empruntent. J’y ai rencontré mes nouveaux compagnons de voyage : Evi et Alba.

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Au départ, ils étaient 3, avec David, un Allemand. Les filles ne s’entendaient pas avec lui, surtout Evi, de ce fait leurs chemins se séparent à Pékin. De mon côté, je n’avais pas de problème avec le monsieur et son départ change considérablement la donne. Alors que j’ai préparé mon voyage seul, je me retrouve en petit groupe. Il y a des points négatifs, et pas des moindres : je dois maintenant négocier chaque jour du périple, chaque chemin emprunté, chaque pays traversé. Attention, nous n’avons pas d’obligation, si l’un de nous veut continuer seul, il peut le faire. Cependant, nous nous entendons bien et il est vrai que le partage des découvertes vaut le coup de perdre un peu de sa liberté.

 

A Pékin, nous dormons en auberge la première nuit avant de couchsurfer chez Emma, une Espagnole.

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Première chose que je découvre à Pékin : la pollution ! Ah oui, quand même…(sur la photo, il y a officiellement "ciel bleu" sur Pekin)

Le soleil est présent, mais caché par un épais brouillard, le smog . Celui de Pékin a le droit à une photo magnifique sur Wikipédia. L’air est respirable mais ma gorge tire un peu en fin de journée. Le prochain plan quinquennal du parti communiste chinois met justement l’accent sur la préservation de l’environnement… il y a de la marge.

Niveau propreté justement, la ville est clean (poubelles et recyclables un peu partout, scooters électriques, métro dernière génération…bien que certaines odeurs parfois nous obligent à respirer dans nos vêtements) mais le comportement des autochtones risque de vous choquer. A chaque coin de rue on peut entendre quelqu’un chercher bien au fond de sa gorge « grrrrrrrruk » et cracher un beau paquet. Et c’est vraiment à tous les coins de rues, je n’exagère pas. Les filles et moi avons beaucoup de difficulté à nous habituer à cette coutume. Je passe les rototos et le petit prout, il semble que le Chinois n’aime pas les bonnes manières.

 

Deuxième chose qui me saute aux yeux : Pékin est une ville anglaise ! Non, non, je ne confonds pas avec Hong Kong. Tous les panneaux de direction, toutes les annonces du métro, toutes les pubs, les menus des restaurants et j’en passe sont écrits en chinois ET en anglais. L’effet Jeux Olympiques. Les habitants sont d’accord sur ce point, Pékin s’est littéralement transformé pour les J.O. et depuis les choses continuent à la même vitesse ! Les jeunes générations sont de plus en plus bilingues et le gouvernement encourage l’apprentissage de l’anglais dès 3 ans. A ce rythme-là, ils sont capables de prendre l’anglais pour langue officielle dans une génération.

 

Très vite nous nous baladons dans les Hutongs, les petites rues de Pékin. L’atmosphère y est chaleureuse, les rues sont éclairées de petites lanternes rougeâtres. Beaucoup de monde, beaucoup de petits restaurants, beaucoup de Chinois, parfois trop (bon, ils sont 1,3 milliard, il faut bien les mettre quelque part). C’est la Chine telle que je l’imaginais. Ses odeurs, ses saveurs.

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La Cité Interdite. Interdite, plus vraiment. Un flot de touristes hallucinant, comme j’en ai rarement vu (même Venise était désert en comparaison). Attention, il y a de la place pour mettre tout le monde : le site fait 72 hectares, il y a 9000 chambres, le mur qui entoure la cité fait 3 kilomètres de long pour 10 mètres de haut. A côté, Versailles est un parc pour enfants. Résidence des Ming et des Qing (jusque 1911), c’est devenu un musée sous le nom de Palais Gugong dès 1913. Difficile de s’ennuyer ici, il y a plus d’un million de pièces dans la collection. Il faut aimer. Après près de 4 heures de marche, nous avons lâché prise. Certains disent qu’il faut une semaine pour tout découvrir. A ne pas manquer, assurément.

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A la sortie, il y a la possibilité de grimper sur la tour au nord de la cité, pour le coût modeste de 2 yuans (un euro = 7,5 yuan). La vue est un peu bouchée par la pollutio…. pardon, par l’épais brouillard. Mais c’est ici que l’on se rend compte de l’étendue de la Cité Interdite.

P1010227.JPG On sort de temps en temps. De plus en plus souvent. De plus en plus tard. Forcément, le matin existe de moins en moins. Bon, on s’amuse bien. Rencontre couchsurfing, café avec musique live, quelques jeux (vous pouvez voir l’instant tragique de ma seconde défaite…)

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Oui, le rythme des découvertes de Pékin est peu élevé. Un site par jour. Le troisième jour ce fut le temple de Confucius. Une belle découverte. Plus facile de compréhension que le bouddhisme (ou alors le musée du temple présentait une bien meilleure vulgarisation), le confucianisme règne sur la société chinoise. Confucius était quelqu’un comme vous, comme moi. Pas un Dieu ou un prophète, mais un simple homme qui pensait que savoir était un beau trésor (merci Jean-Jacques). Une philosophie qui m’a plu dès les premières lignes. A étudier plus en profondeur.

A noter que le musée présente quelques lignes qui font un peu l'apologie de la puissance chinoise (« la Chine représentait 33% de la production en 1800, alors que l’ensemble des pays d’Europe 28% et les Etats-Unis 0,8% » ou alors « La Chine fut le pays le plus influent du monde pendant près de 2000 ans »…)

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Au troisième jour, je pris mes jambes à mon cou et m’échappai. Les filles souhaitent faire une deuxième après-midi shopping en trois jours. De mon côté le complexe olympique m’appelle. Le stade olympique (nid d’oiseau selon son surnom affectueux) est assez impressionnant, même si la pollutio… pardon le brouillard empêche n’importe quelle photo décente. L’ensemble du quartier a été aménagé pour la compétition et depuis… bah c’est plus touristique qu’autre chose.

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J’ai très vite été charmé par Pékin. Mais ce qui arrive dans le prochain article…

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 03:03

J’espère que vous avez les yeux grands ouverts parce que de la vue, il y en aura !

Tout d’abord je vous emmène dans le parc naturel de Hustei. Au delà des marmottes, nous pouvons observer le Takhi, l’ancêtre du cheval domestique. Impossible de le monter ou de le dresser. En France, vous pouvez le voir… sur les murs de la grotte de Lascaux !

P1000602.JPGC’est l’occasion d’une première randonnée à travers les fabuleux paysages que nous offre ce pays.

P1000614.JPGDeuxième étape, le Semi-Gobi. Des dunes, des chameaux, un coucher de soleil… on s’en met plein la vue (vous pouvez constater à mon sourire que je suis bien content sur ma monture).

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Et voici enfin le temps du cheval ! L’objectif, atteindre la chute d’eau d’Ulaan Tsutgalan sur notre monture, taille miniature des européens. Notre guide nous sifflote quelques airs locaux, nous traversons la steppe…

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Les sources d’eau chaude de Khirjirt. Quand on n’a pas vu d’eau chaude depuis quelques jours, c’est une chose que l’on savoure, surtout avec la vue sur les montagnes avoisinantes.

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Pour finir, un peu de culture, avec le plus grand monastère de Mongolie, Erdenezuu. J’y apprends mes premières bases de bouddhisme. Bon, j’ai eu beaucoup de difficultés de compréhension mais j’ai retenu que :

-          L’actuel daïla-lama est le 14ème

-          Le bouddhisme est la religion d’état

-          Le tibétain est nécessaire à la lecture des textes

-          Tu peux être moine, avoir un téléphone portable et boire un coup d’alcool local avec les autres moines devant un temple sans aucune gêne. Vision étrange.

 

Enfin, un peu de musique locale. Des frissons.

 

En résumé, je suis tombé amoureux. Chaque matin, en ouvrant la porte de ma Ger, je faisais un „Wooooh“. Dans le van, mes yeux allaient de gauche à droite pour savourer chaque détail du paysage. La Mongolie c’est la flore, c’est la faune. Les yacks cohabitent avec les chèvres. La nuit, c’est le loup que l’on entend rôder. Les chevaux font une halte au milieu du chemin, on klaxonne. Il n’y a pas de pont, pas grave, on traverse tout de même cette petite rivière. Le van s’aventure là où je n’aurais pas osé aller seul.

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D’ailleurs, seul je ne suis plus. Et ça fait la différence. Happyness is only real when shared.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 02:00

… DARY !


Oulan-Bator c’est bien joli, mais ce n’est pas la Mongolie que je suis venu chercher. Non, mon rêve, partagé par plusieurs d’entre-vous, c’est les steppes sauvages, les cours d’eau, les montagnes, le tout, sur un cheval. La Mongolie nature.


Pour ce rêve il y a quelques complications. Tout d’abord la météo. En ce début du mois d’octobre comptez des – 10 degrés la nuit. Le camping sauvage est donc périlleux si vous n’êtes pas équipés. Pour louer une voiture, il faut prendre le chauffeur avec. Et pour cause : il y a 1600 km de routes asphaltées pour 48000 de pistes ; les panneaux de direction n’existent pas et les cartes sont la plupart du temps erronées. Couchsurfing ? 3 personnes sur une zone grande comme la France et l’Allemagne réunies ! Enfin, il y a mes Germanophones qui ont déjà un plan dans leurs poches : un tour organisé. L’idée me séduit fort peu au départ mais la suite leur donnera raison.

Nous sommes 5, avec une guide et notre chauffeur. C’est une espèce de vieux van soviétique qui nous sert de taxi. Tout d’abord, la route. Chaotique. Une sorte de Paris-Dakar. Très drôle en fait. Ne pas espérer lire, écrire ou même dormir, on est secoué là-dedans comme  dans une auto-tamponnante, heurté de toutes parts par des chemins des plus escarpés. Nous ne nous sommes jamais embourbés, mais j’en connais.

Notre chauffeur fut extraordinaire. Pas de GPS, pas de panneaux, il se repère… aux montagnes ! Et tel un Corse, il connaît toutes les routes de son pays. Le GPS, c’est sa tête.

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6 jours, 5 nuits, c’est court. Mais c’est également long dans certaines conditions. L’absence de douche. J’ai fait une rivière une fois. Pas deux. L’absence de toilettes. Caca nature ou alors dans un enclos fermé que vous pouvez voir sur la photo. Oh, oui, la vue est magnifique. Mais remerciez Internet que je ne puisse pas vous envoyer l’odeur.

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Non, ce n’est pas un tour 5 étoiles. Les nuits se faisaient chez l’habitant, dans des Gers ou Yourtes !

Ah, enfin ! Oui, il est temps  d’entrer dans le vif du sujet ! Extraordinaire ! Les Mongols ont conservé leurs traditions millénaires. Ils déménagent à chaque saison, vivent de l’élevage. On compte 10 fois plus de bétail que d’habitants. La densité est la plus faible du monde, la plupart du temps inférieure à un habitant au km².

Comment vit-on dans un Ger ou dans une Yourte ? Comme au Moyen-Age. Pas d’électricité, pas d’eau courante. Pas de douche et donc des toilettes à l’ancienne. On se chauffe au bois, le poële est au milieu de la pièce. La nuit, réveillé par le froid, il faut remettre du bois. A 7 heures du mat’ on se les gèle menu. Quelle vie !

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Attention, les Mongols sont entrés dans le XXIème siècle ! Téléphone portable et parabole satellitaire ! J’aurais plutot choisi la douche mais bon…

 

Les discussions avec les autochtones sont clairement limitées, barrière de la langue oblige. Notre guide nous est bien utile de ce côté là. C’est une vrai maman, qui cuisine nos repas et qui, la nuit, remet une couverture sur notre dos si elle est tombée au sol. La nourriture favorise le mouton (pas étonnant vu le cheptel). Mes coéquipiers ont très vite souffert au niveau de l’estomac, je m’en suis bien sorti. Pour étre clair de ce côté là, les Mongols ne sont pas des grands gastronomes (c’est écrit noir sur blanc dans le guide). J’ai testé du suutei tsai (thé avec du lait rechauffé), du airag (lait de jument) ou du guriltai shol (soupe de nouilles avec des morceaux de viande). Mwé. !

L’ambiance au sein du groupe est… bizarre. En résumé, deux des membres se détestent. Du genre la fille propose des chocolats à tout le monde, sauf au garçon. Les conversations sont souvent `cassées` à cause de cela. On joue bien aux cartes de temps en temps mais ce n’est pas l’entente cordiale.

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 16:01

Faites passer sur mon mur Facebook por favor !

 

J'ai hésité à consacrer un article au Transmongolien mais mon inspiration concernant les trains commence à arriver à expiration ! Bon, il y a tout de méme quelques différences avec le transsibérien. Tout d'abord, et ce n'est pas négligeable, le prix ! Plus de ticket pour la troisième classe disponible, me voici propulsé en seconde ! J'y gagne un lit plus confortable, plus large et même une télé (qui ne fonctionne pas, faut pas déconner non plus !). Surtout, et c'est la grande différence, il n'y a que des Occidentaux avec moi. Jeunes pour la plupart, le voyage dans le sang, un peu d'alcool aussi. Deux soirées Erasmus en quelque sorte. Plutôt sympa même si je commence un peu, déjà, à me lasser des conversations "tu es d'où, tu vas où, tu fais quoi ?"

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Les paysages se sont élevés, au sens propre comme au figuré. Le coucher de soleil me laisse rêveur. Mongolie j'arriveeeee ! Ou presque.

 

Frontière russe. 6 heures d'attente. Merci.

 

La nuit est courte. Je suis persuadé d'arriver à 10 heures locales. Perdu, c'est 6 heures. L'heure de Moscou m'a à nouveau piégé. Je regarde par la fenêtre du train Oulan-Bator, sous son manteau neigeux...

 

A la descente du train, je suis accueilli par une dame de l'auberge de jeunesse. Et oui, là est un grand changement. Couchsurfing ne m'hébergera pas à Oulan-Bator. La faute à des... Germanophones (mais j'y reviens).

CS n'a pas dit son dernier mot ! Bayartsetseg sera ma guide. Chose amusante, je lui avais déjà demandé de m'héberger à Murcie ! De ce fait, on parle autant anglais qu'espagnol !

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La visite de la ville en sa compagnie est plutôt sympa. Mais Oulan-Bator ne restera pas dans les annales. La place avec mon gros Genghis Khan, un grand monastère, quelques temples... et c'est tout !

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Qu'est-ce-qu'une croix gammée fout sur une yourte ? Ahah moi aussi je me suis fait avoir. Non, ceci est un symbole bouddhiste !

 

L'ambassade de Chine à Oulan Bator. Le visa est moins cher, plus facile à obtenir (une photo et le tour est joué). Et..., c'est la guerre. En raison de la fête nationale, l'ambassade est fermée la semaine suivante. De ce fait, entre les touristes et les locaux ça joue des coudes. A l'ouverture des portes on se croit lors d'une ouverture de soldes. Un seul guichet d'ouvert ! Il n'y en aura pas pour tout le monde. Ca se pousse et les Mongols ont la fâcheuse tendance à se croire prioritaires, à couper dans la file... 3 heures plus tard, j'ai mon sésame pour la démocratie, payé 60 dollars US (oui, les Chinois aiment l'argent US, par contre, si tu es citoyen américain, tu dois payer 140$...)

 

M le maudit, le retour ! Mes Allemands sont malchanceux (cf. épisode précédent). Cette fois c'est au marché noir que se déroule l'épisode. Un homme les suit. De trop près. Commence à les menacer. Il veut leur argent. Les commerçants commencent à venir à leur secours. Il s'éclipse à l'aide d'un taxi.

Revenus à l'auberge, ils sont pris à parti par une fille visiblement éméchée. "Bande de nazis" qu'elle crie. Maintenant, j'ai compris. On naît avec une histoire du pays déjà écrite. Et pour les Allemands, ça ne doit pas être tous les jours évident.

 

Heureusement, je les récupére avec ma couchsurfer et je les emmène en boîte de nuit. Sortir à Oulan-Bator pour, je cite ma guide, la soirée de l'année. White sensation, des caméras partout, DJ, musique live... ok, la barre est haute. Et même si la musique est clairement mauvaise, nous passons une bonne soirée.

 

Mais ceci n'est pas la Mongolie. Non. la Mongolie c'est LEGEN... (wait for it)

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 08:04

Je suis à Pékin, je répète, je suis à Pékin.

Facebook et google sont morts, je répète, Facebook et google sont morts.

Merci de poster ce message sur mon mur afin de donner des nouvelles à mes proches.

Article à venir, la connexion est meilleure.

 

J.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 07:32

Deux grosses semaines pour visiter la Russie, cela reste court pour un pays continent. Surtout quand on passe cinq jours dans le train ! Cependant, j'ai l'impression d'avoir déjà vu une bonne partie de ce que le pays peut offrir de meilleur (en prenant en compte mon précédent voyage à Saint-Pétersbourg). J'irais bien faire un tour dans le Caucase, à Vladivostok ou dans le Kamchatka un de ces jours. Mais il faut faire des choix.

 

Le top 3

 

3 - Le match du Spartak Moscou. Je n'ai pas encore évoqué ce moment, mais je vous promets que j'ai eu des frissons en entrant dans le stade. Une ambiance comme j'en ai seulement connu au Parc ou à Twickenham.

2 - La baignade dans le lac Baikal

1 - Les rencontres.

C'est la première grande satisfaction de ce début de trip. Oui, je voyage seul. Non, je ne ressens pas la solitude. Dans chaque ville j'ai été accueilli par mes couchsurfers. Dans chaque train j'ai trouvé des voyageurs à qui parler. Et je vais être accompagné en Mongolie pendant une semaine.

 

Ce que j'ai appris de la Russie

 

3 - C'est un pays occidental. Moscou, je m'en doutais un peu. Ekaterinbourg moins déjà. Quant à Irkutsk, ce fut une surprise. Les visages sont occidentaux, la façon d'être, de penser, la culture. De l'Atlantique à l'Oural ? De l'Atlantique au Baikal à mon humble avis.

2 - Le racisme. Récemment j'ai eu un commentaire sur l'article consacré à Eto'o. On m'expliquait entre autres qu'il souhaitait partir de l'Italie en raison des cris racistes. Pauvre homme, j'espère qu'il connaissait la situation russe auparavant. Oui, les Russes ne connaissent ni les Noirs, ni les Arabes. Et ils ont la fâcheuse habitude de lâcher quelques propos qui m'ont fait bondir. Du style "tant qu'ils nettoient les poubelles ça va". Ou cette tentation d'utiliser le mot nègre. Je pense que si tu es black et touriste, tu dois clairement le ressentir.

1 - Les regrets du communisme. Alors là je suis sur le cul. Je m'imaginais bêtement que les Russes étaient bien plus heureux maintenant qu'il y a vingt ans, qu'ils étaient satisfaits des libertés obtenues... Que nenni !

Tout d'abord les Russes ont l'impression de n'avoir que les mauvais côtés du capitalisme : pauvres dans les rues, chômage, SDF. A l'époque communiste, je rappelle que les choses étaient légèrement différentes : le droit au logement pour tous, le droit à l'emploi pour tous. Quitte à avoir des emplois "fictifs". La mère d'une couchsurfer avait pour mission à cette epoque de compter les chaises de son entreprise, afin de vérifier qu'il n'y avait pas de vol. Une chose qu'elle faisait aisément en une journée, le vendredi. Le reste de la semaine ? Elle tuait le temps.

Surtout, les Russes n'ont pas l'impression d'avoir tant gagné en liberté. Le fin du parti unique ? Poutine et Medvedev se partagent le pouvoir, et cela va continuer. Russie unie est le seul parti qui bénéficie d'une couverture médiatique. Les medias justement sont quasi-intégralement contrôlés par le pouvoir, avec en tête de pont les chaînes de télévision. La corruption est de rigueur, les diplômes des universites, les permis de conduire ou les emplois publics s'achètent comme des petits pains. L'argent du pétrole, du gaz ? Non redistribué. Les oligarques sont à la tête de l'Etat, ils ne partageront rien. Les Russes, eux, ruminent en silence. Pour le moment.

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