8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:09

Republique-irreprochable-pr-Milev-2.jpg2007, clip de campagne de Nicolas Sarkozy : Je veux une République irréprochable. Petit bilan.

 

Septembre 2010, le président augmente son salaire de 140%.

 

Janvier 2008, Estrosi loue un Falcon privé de 138 000 euros aux frais du contribuable au lieu de prendre le vol régulier qu'il avait déjà réservé sur Air France.

 

Mars 2010, Alain Joyandet loue un avion privé pour se rendre en Martinique, facture pour le contribuable 116 500 euros.

 

Mai 2010, Nomination de Pierre Bachelot, le fils de Roselyne, comme chargé de mission au poste de "responsable de plaidoyer de la santé dans toutes les politiques publiques" à l'Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé (INPES), un établissement sous la tutelle du ministère de la santé et donc de sa mère Roselyne Bachelot auprès de laquelle il était déjà employé comme membre de son cabinet. Petit problème, Pierre Bachelot est diplômé de l'Institut Supérieur des Arts de Paris, c'est-à-dire sans aucun rapport avec le poste sur lequel il est nommé.


Juin 2010, Christian Blanc va finalement rembourser 12 000 euros de cigares qu'il a fait payer aux contribuables.

Juin 2010, Brice Hortefeux condamné pour injure raciale.

Juin 2010, Alain Joyandet soupçonné d'avoir bénéficié d'un permis de construire illégal pour agrandir la maison qu'il possède près de Saint-Tropez (il renonce finalement au permis de construire)

Juin 2010, Fadela Amara héberge des proches dans son logement de fonction sans l'occuper.

Juin 2010, Jeannette Bougrab a fait doubler son indemnité de présidente de la HALDE (de 6 900 à 14 000 euros mensuels). Après qu'elle ait déposé plainte pour diffamation, le tribunal correctionnel de Paris l'a déboutée soulignant que l'enquête du Canard enchaîné était sérieuse et que les chiffres déclarés étaient « tout sauf fantaisistes ».

Juin 2010, Rama Yade, qui fustige le prix de l'hôtel des Bleus en Afrique du Sud, réserve une chambre dont le prix est plus élevé.

Juin 2010, Christine Boutin touche 9 500 euros pour une "mission" sur la mondialisation. Elle renonce finalement à son salaire.

 

Eté 2010, affaire Woerth-Bettencourt

 

Décembre 2010, Brice Hortefeux condamné pour atteinte à la présomption d'innocence.

 

Février 2011, Michèle Alliot-Marie et son double voyagent dans les jets privé d'Aziz Miled, soit disant rencontré par hasard à l'aéroport, puis finalement on apprend que ses parents sont en affaire avec lui, alors que dans le même temps elle propose à la Tunisie le savoir-faire français à la police tunisienne, alors en proie à une révolution démocratique...

 

Mai 2011, Georges Tron démissionne, après avoir été accusé d'agression sexuelle.

Mai 2011, enquête lancée contre Christine Lagarde pour abus d'autorité dans le cadre de l'affaire Tapie

 

Je passe les sondages, les voyages en Libye et en Egypte, l'espionnage des journalistes, Karachi, Fouquet's et Yacht d'après élection....

 

 

Et puis il y a le meilleur. Octobre 2009, étudiant en deuxième année de droit, Jean Sarkozy s'apprête à prendre la tête de l'EPAD. Il renonce finalement devant les très nombreuses réactions d'indignation.

 

 

Oui, les affaires sont le lot de n'importe quel septennat ou quinquennat de gauche et de droite. Malheureusement, le risque est que le "tous pourris" ressorte, et que cela fasse le jeu des extrêmes. A noter que dans les pays scandinaves, anglo-saxons ou même en Allemagne, quiconque mis en cause dans une enquête de justice démissionne.

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 09:42

J'ai envie de faire les choses un peu différemment. Tout d'abord je vous donne des avis de personnes qui sont opposées à la dépénalisation.

 

Commençons par le blog de Patrick Labaune, député UMP de la Drôme. Pour lui, la question de la dépénalisation des drogues dites « douces » n’est pas acceptable. Face à la Gauche qui ne sait plus où elle va, il revient au peuple de prendre la parole ! Le cannabis fait des dégâts considérables dans nos villes et nos quartiers.
Cette drogue, comme toutes les autres, alimente l’économie souterraine.
La proposition du Député PS, Daniel VAILLANT, de dépénaliser le cannabis est donc dangereuse, car cela reviendrait à banaliser l’action des dealers qui terrorisent nos cités, mais aussi à les pousser vers le trafic de drogues plus dures.

 

Merci Patrick pour ton avis modéré, argumenté et plein de bon sens.

 

Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, un avis sur la question ? "Je suis complètement opposé à la dépénalisation des drogues douces (...). Ce n'est pas parce que vous avez fumé un joint que vous allez obligatoirement passer aux drogues dures. En revanche tous les gens qui sont consommateurs de drogues dures ont toujours commencé par ces drogues dites douces".

 

Merci Christian, notamment pour ta dernière phrase. Tu aurais également pu dire que tous les alcooliques ont un jour commencé par un verre d'alcool.

 

Un autre avis intelligent ? Claude Géant, toujours là dans les grands débats, lève la main.

"J'y suis absolument opposé. La drogue c'est quelque chose qui est dangereux sur le plan de la santé"

 

La drogue c'est pas bien. Merci Claude pour l'info.

 

 

Bon résumons pour les partis français. Le FN est opposé. L'UMP est opposé (mais pas De Villepin). Le Modem plutôt opposé, mais sans le crier sur tous les toîts. Le PS est divisé (comme toujours). Europe Ecologie et l'Extrême-gauche étaient plutôt pour.

 

Et moi ? Et toi ?

Commençons par moi, j'ai le crayon en main. 1er élément : les drogues ce n'est pas bien. Oui Claude m'a bien aidé pour cette phrase. Fumer de l'herbe est dangereux, fumer la cigarette aussi, boire de l'alcool également. Bien sûr, le danger est la surconsommation. L'abus.

 

Personnellement je n'ai jamais bu d'alcool et j'ai déjà fumé de l'herbe. Drogué ? Non, la dernière fois que j'ai fumé remonte à plusieurs mois et je n'ai pas de sensation de manque, rassurez-vous ! Ce n'est pas parce que vous fumez une fois ou deux que vous allez ne plus pouvoir vous en passer.

Certes, les effets sont importants si vous fumez tous les jours, en grande quantité. Pareil que l'alcool me dit mon petit doigt, toujours là pour embêter les conservateurs.

 

Suis-je favorable à la dépénalisation ? Oui.

Depenalisation-pr-Milev.jpg

Je pars toujours des faits. Je ne ferai pas comme certains conservateurs qui, avec des si, nous feraient croire à une France de drogués en cas de dépénalisation.

Les faits sont, selon moi, assez clairs : la lutte contre le trafic de cannabis ne fonctionne pas. En 2010, un tiers (33%) des adultes de 18 à 64 ans avaient fumé au moins une fois dans leur vie du cannabis en France. Un tiers de drogués ? Non, mais un tiers de personne qui auraient pu se retrouver devant le juge, si la loi était concrétement appliquée.

 

C'est là selon moi le principal problème. D'ordre éthique. D'ordre moral. D'ordre judiciaire. La consommation de canabis est pénalisée en France. Petit comparatif européen :

 

- En Allemagne, en février 2008, 7 patients allemands ont pu bénéficier d'un traitement au cannabis médical, distribué sur ordonnance en pharmacie. Le Tribunal Constitutionnel Fédéral a également estimé que la possession d’une faible quantité de cannabis exclusivement destinée à la consommation personnelle et occasionnelle ne méritait pas de sanction pénale dès lors qu’elle ne présentait pas de danger pour les tiers

 

- En Belgique, la directive qui entre en vigueur le 1er février 2005 considère que la détention, par un majeur (plus de 18 ans), de cannabis pour un usage personnel (au maximum trois grammes), ou d'une plante cultivée, doit constituer le degré le plus bas de la politique des poursuites.

 

- En Espagne, une modification de la loi a eu lieu en 2006. La vente de graines est désormais légalisée. La possession ou la consommation de cannabis est interdite dans les lieux publics mais autorisée dans les lieux privés. De plus, la culture de plants de cannabis est autorisée dans un lieu privé.

 

- En Italie, la quantité maximale autorisée pour la consommation personnelle est de 500 mg. Au delà, la possession est assimilée à du trafic.

 

- Aux Pays-Bas, l'usage et la revente de cannabis sont réglementés mais non légalisés ; il peut être acheté dans les coffee-shops, des magasins ayant une licence spéciale pour ce commerce. Concernant la possession, il existe une tolérance jusqu'à cinq grammes. La loi n'interdit pas la consommation. Elle est tolérée dans les endroits privés. En 2008, 120 kg de cannabis médical ont ainsi été vendus au travers du réseau des pharmacies. Concernant la culture, celle-ci est autorisée jusqu'à cinq plants par personne et est considérée à titre de consommation personnelle. Au-delà, l'amende est de vingt-cinq euros par pied.

 

- Au Portugal, la loi no 30/2000 du 29 novembre 2000 a dépénalisé la consommation de produits stupéfiants. Elle a aussi dépénalisé leur acquisition et leur détention lorsque celles-ci sont liées à la consommation personnelle (mais seulement dans la mesure où la quantité détenue n’excède pas les besoins d’une personne pendant dix jours), ces infractions sont désormais du domaine de l'infraction administrative et non plus du pénal. En effet, cette loi vise plus à soigner les toxicomanes qu’à les punir. Pour la culture, la loi diffère en fonction de l'ampleur de la culture de trente jours-amende en cas de culture à des fins personnelles à douze ans de prison en cas de culture pour la revente.

 

Selon l'ONU, le cannabis est la substance illégale la plus consommée à travers le monde. Soixante-deux millions d'Européens (plus de 20 % de l'ensemble de la population adulte) ont déjà consommé du cannabis et vingt millions en ont consommé au cours de la dernière année.

 

Est-ce que la situation change ? Les points de vue évoluent, il ne faut pas en douter. Récemment, le rapport de la Commission Mondiale des politiques de lutte contre les drogues appelle à réviser les conventions des Nations Unies sur les stupéfiants (4 anciens présidents, Kofi Annan, Louise Arbour...).

 

 

Mais est-ce que le dépénalisation suffirait ? Ne faudrait-il pas légaliser ? N'y-a-t-il pas un incroyable avantage économique à légaliser la production et la vente ? Ne serait-ce pas intéressant pour l'économie de l'Etat ? Oui, mais les risques pour la santé sont importants ! Ils sont déjà là ! La production et la vente existent déjà ! C'est simplement mettre fin à un grand mensonge ! N'y-a-t-il pas le risque que les jeunes qui fument pour dépasser un interdit se tournent vers des drogues plus dures ? Bien sûr il y a un risque à faire évoluer la situation. Mais il y aurait quelques risques en moins, comme le fait de prendre une balle perdue pour le simple contrôle de la vente dans un quartier. Est-ce que la légalisation mettrait fin au commerce souterrain ? Si vous pouvez acheter de l'herbe de manière légale, allez-vous passer par la voie souterraine ? Les vendeurs de rues ne vont-ils pas se tourner vers la vente de drogue dure ? N'est-ce pas déjà le cas ? Et si ces vendeurs entraient simplement dans la légalité ? On fait baisser le chômage en plus !

 

Il y a beaucoup de questions. Il y a beaucoup d'inconnues à une légalisation ou à la dépénalisation. Je ne dis pas que j'ai toutes les réponses. J'ai simplement l'impression que la situation actuelle n'est pas la bonne. Qu'elle est un grand mensonge. Que la lutte à outrance pour obtenir la fin de cette drogue est une utopie. Que "la guerre contre la drogue" ne fonctionne pas. Alors, pourquoi ne pas essayer une autre solution ? Les Portugais n'ont pas vu une énorme augmentation, la consommation a même tendance à baisser. Ce qui est cocasse, c'est que ce sont les jeunes Néerlandais et les jeunes... Français qui ont la plus grande expérience dans ce domaine. L'aveu d'un échec ?

 

A débattre.

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 12:13

30 juillet 2009. Je crois que c'est ce jour là que ma passion pour le football professionnel a largement décliné. Gabriel Heinze, un des joueurs dont j'étais fan depuis son passage à Paris, mon club de coeur, rejoignait Marseille. Quelques jours avant, il déclarait sa flamme pour le club de la capitale et disait que jamais il ne porterait les couleurs du club de la Canebière.

 

L'amour du maillot ? Existe-t-il encore dans le football professionnel ? Le joueur le plus ancien de Paris est Armand, arrivé en 2004. Bien sûr il y a Chantôme ou Sakho, formés au club. Mais pour le reste ? Payet a lancé un bras de fer avec son ancien club, Saint-Etienne, pour rejoindre son club de coeur, Paris, l'hiver dernier. Aujourd'hui, il est à Lille.

Je ne compte plus le nombre de "bras de fer" lancés par les joueurs pour rejoindre "leur club de coeur", qu'ils quitteront quelques années/mois plus tard pour un plus gros contrat. L'amour du maillot ou l'amour de l'argent ?

 

Paris a été racheté par des Qataris. Ils succèdent à un fond d'investissement américain. Des présidents amoureux du club ? Bazin, qui représentait les Américains, déclara que l'opération était aussi l'occasion d'un bon coup dans l'immobilier avec le Parc des Princes. Quant aux Qataris, le club est une "vitrine".

 

Les entraîneurs ? Kombouaré. Ancien joueur du club, ancien entraîneur de Valenciennes. Avant lui c'était Le Guen, ancien joueur du club, ayant entraîné Lyon. Et encore avant Lacombe, qui a entraîné 7 équipes françaises. Avant ? Fournier, ancien joueur du club, entraîneur d'Auxerre à l'heure actuelle. Un entraîneur effectue en moyenne deux années dans le même club.

 

L'amour du club ? Il reste les supporters. Ce sont les derniers fidèles. Il est loin le temps où Sikora, né à Courrières, effectuait la totalité de sa carrière à Lens. Il est loin le temps où Guy Roux effectuait 40 ans dans le même club. Il a même craqué en fin de carrière.

 

L'amour du maillot existe de moins en moins. Il y a bien sûr de nombreuses exceptions. Giggs et Xavi ont fait la totalité de leur carrière dans le même club. Il existe des exceptions dans le système des présidents. L'Espagne, où les Socios contrôlent le club. Le président est élu par les supporters. Un système qui mériterait de se développer. Mais quand on voit la dette des clubs de Liga on se demande si c'est là la bonne solution.

 

Le football me déprime de plus en plus. Depuis l'arrêt Bosman les joueurs changent de club comme ils changent de voiture (et de ce côté là, ne vous inquiétez pas pour eux). L'année dernière, l'équipe de France nous a foutu la honte dans le monde entier, en faisant grève. Et beaucoup se sont étonnés de la baisse de fréquentation dans les stades français cette année ! Payer 45€ pour voir des joueurs sur-payés jouer à la ba-balle et faire "un bon 0-0" (on l'a tous entendu le fameux bon 0-0).

 

Heureusement il reste le FC Tilques. L'amour du maillot, l'amour du blason (surtout vu notre blason !). Et l'amour du jeu (enfin, on essaie !).

FC Tilques

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 19:14

P1140950Ca y est. Julie est officiellement maman. Pauline, une espèce de petite chose qui ne fait pas beaucoup de bruit le jour et un peu plus la nuit. Guillaume est l'heureux papa. Et leur vie a littéralement changé.

 

Enfant. C'est là le mot qui établit la plus grande frontière entre les individus. Oublier les religions, les nationalités ou la couleur de peau. Non, l'incompréhension est encore plus forte quand on parle d'enfant. Car ce sont les enfants qui déterminent de quel côté tu es de la frontière. Celui qui a des enfants ne vit plus comme avant. Et celui qui n'a pas d'enfant ne vit pas comme celui qui en a. Et les deux se comprennent rarement.

 

L'enfant te fait changer de vie. Qu'on le veuille ou non. Qu'on en prenne conscience ou non. Jusqu'ici, maman et papa, qui ne l'étaient pas, pensaient d'abord à eux, en tant que personnes, ou en tant que couple.

Maintenant, à chaque réveil, à chaque soirée, à chaque problème, ils penseront à elle, la petite Pauline. Peu importe ce qui va leur arriver ces prochaines années, ils choisiront toujours en fonction de leur fille.

 

Cela est bien normal, mais cela reste un choc. Et il faut être prêt ! On ne fait pas un enfant comme on achète un chien ! Le chien, on peut le laisser quelques heures tout seul, quitte à ramasser un peu d'excrément en fin de journée. L'enfant...bon, certains diront que c'est possible, mais cela me poserait une sérieux problème de morale.

 

Depuis quelques années, autour de moi, les enfants poussent. Rose, Marion, Angélique... J'ai même reçu récemment ma première invitation pour le mariage de quelqu'un qui était dans ma classe. On ne peut plus le nier, on n'a plus vingt ans.

 

Quand Julie m'a dit qu'elle était enceinte ? Ah, je m'en rappelle bien ! Et pour cause, c'est le moment où ma meilleure amie m'a dit qu'elle changeait de vie. J'ai réagi bizarrement. Extérieurement je lui disais "mais tu te rends compte que tu vas être maman". Surprise et aussi de la satisfaction pour eux. A l'intérieur par contre...

 

A l'intérieur, ce fut le temps du bilan. Quand quelqu'un vous annonce un tel changement de vie, vous, de votre côté, vous faites le point. De mon côté j'ai regardé où en était Julie et où j'en étais. Julie, instit en poste, en ménage, dans sa maison, attend maintenant un enfant. Jérémy, revenu célibataire de New York, perdu dans sa vie sentimentale autant que professionnelle, en attente.

 

Oui, l'enfant met un coup de vieux. Mais pas seulement aux parents.

 

PS : cet article n'est pas complet, et pour cause, je n'ai pas encore d'enfant. Mais je promets de le compléter dans 9 mois ! ahahah 9 ans oui !

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 11:35

Le stop, c'est beaucoup de talent et un peu de chance. Non. Recommençons.

Le stop, c'est un peu de talent et beaucoup de chance.

 

Lorsque je décide de prendre la route samedi matin, je pense déjà à une journée difficile. Il pleut. Et pas qu'un peu. Saint-Omer semble inondé. Le marché se met difficilement en place. La population court se mettre à l'abri. Et moi, je marche. Seul.

 

Samedi matin, je sais très vite que le stop va marcher. Je sors de chez moi et la première voiture s'arrête. Un monsieur de Tournehem, qui m'emmène sur la capitale audomaroise. Je dois ensuite marcher jusqu'à Blaise-Pascal pour être repris, et déposé à l'entrée de l'autoroute. Ma décision est prise, cap à l'Est.

 

Un couple et leur fille s'arrêtent très vite, direction Arras. C'est avec eux que je peux enfin développer un peu les conversations. On parle voyage, tour de France. Mon discours doit leur plaire, ils m'offrent un ticket restaurant en échange ! (je vous promets cependant que je ne fais pas du stop pour gagner de l'argent !)

 

Arras-Saint-Quentin, c'est un agriculteur. Puis Saint-Quentin-Reims. Et Reims-Strasbourg ! Le rythme accélère au fur et à mesure de la journée si bien que je n'ai même pas le temps de manger. J'annonce, l'un des bons copains de Cécile de France, bouddhiste, en combi VW, qui était prof de physique, maintenant en charge du chantier de la maison de l'actrice. Cinéma, musique, philosophie. On part parfois très loin. Et je me plais beaucoup à analyser chacun de mes conducteurs.

 

Strasbourg, 16h. Est-ce que je continue ? Je connais une Erasmus ici. Prendre un risque ?

16H15, j'ai franchi le Rhin. Une victoire en soi.

 

Très vite, une nouvelle voiture me dépose... sur une bretelle d'autoroute. Je n'aime pas. Dangereux. Et très difficile pour une voiture de s'arrêter. Tu parles. Aujourd'hui, tout me réussit. 5 minutes plus tard, nouveau combi VW ! Un Français, qui m'amène à Karlsruhe, puis jusque Stuttgart. Là, mon dernier combi VW de la journée, magnifique qui plus est (voir la vidéo), va à Augsburg. Je ne sais pas où c'est, mais allons-y !

 

 

 

Où je vais ? En fait, je pense aller rejoindre une fille. Allemande. Que j'ai rencontrée à Madrid. Elle habite Regensburg, ville inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Alors je ne m'arrête pas. Un couple d'Allemands me prend sur la voie d'accélération d'autoroute. Aichach me voici. Puis un autre Allemand. Ingolstadt. Je poursuis mon apprentissage de la géographie bavaroise. Deux Allemands. Puis un. J'avance de 10 kilomètres à la fois. 65 kilomètres de Regensburg (Ratisbonne en français). 21H15. Il me reste une heure de clarté. Je ne suis pas dans un endroit idéal.

 

Et je ne bouge plus. 22H15. Il fait noir. Les voitures accélèrent toujours, pas un seul ralentissement. Ca commence à être dangereux. Merde, ma quête s'arrête là. Je vois un pont. Echafaudage. Je prépare mon "lit". J'envoie un message à mon Allemande. Qui décide alors d'un road-trip pour venir à ma rescousse.

Minuit, Regensburg. Danube.

 

Saint-Omer-Regensburg, tu peux le faire en 8h30, si tu passes par la Belgique et Cologne (890 km).

De mon côté, c'est 1063km, 11H53 de prévu. En stop. Impossible n'est pas français.

 

Julia, merci.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 21:55

P1010154.JPG

C'est à ce moment-là que tout a commencé. Plus besoin d'argent pour voyager.

Un tour de France. En stop. 20 jours. 15€ dépensés.

 

Nous étions des rêveurs. Je le suis toujours.

 

Tour de France

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 16:23

Il y a longtemps de cela, j'imaginais une trilogie concernant la fameuse substance. Pris de cours par les évènements actuels, il me faut donc accélérer et publier le tome 2 dès aujourd'hui !

 

J'ai vu que j'en ai fâché quelques-uns après le premier article. Vous le savez sans doute, mais l'alcool n'est pas le point le plus important de mes amitiés. Je n'ai jamais demandé à quelqu'un d'arrêter de boire. Heureusement pour moi sans doute, car la liste de mes ami(e)s s'en trouverait réduite ! J'ai même lu que je tentais d'imposer mes idées, ma façon de vivre ou encore mon intransigeance sur le sujet. Comme vous l'avez lu, j'ai clairement critiqué un point important selon moi, l'absence de modération chez chacun de nos congénères.

 

Alcool-pour-Milev.jpgOui, l'alcool doit être consommé avec modération. Les risques sont bien connus, j'en répète deux ou trois : on retrouve l'alcool dans 15 à 20% des accidents du travail, 40% des crimes et délits, 80% des violences conjugales et 45 000 décès chaque année (avec un rôle direct ou associé) .

 

Mais attention, je n'ai pas critiqué le verre de temps en temps. Je sais que la majorité des consommateurs ne boit que de temps à autre, dans des circonstances exceptionnelles, ou pour une fête importante. De là à se mettre minable, il y a un pas que beaucoup ne franchisse pas. L'alcool permet pour certains d'entrer dans la fête, de commencer une conversation, ou tout simplement de se faire plaisir en buvant un Bordeaux Cheval Blanc 1947 (ne rêvez pas, c'est 224 000 euros la bouteille). Je ne nie pas l'aspect vie en société de l'alcool. Je suis seulement contre le fait d'en abuser.

 

J'ai écrit mon précèdent article à la suite de la fête de la musique lilloise. J'étais en colère, non pas simplement par le fait que l'individu décrit était chiant (il n'est pas le seul) mais qu'il se mettait en danger et nous a foutu la trouille. Le fait de l'avoir perdu de vue quelques minutes ou d'être obligé de lui foutre deux baffes pour être sûr de ne pas le voir sombrer dans un coma éthylique a du jouer sur l'humeur de mon papier.

 

L'alcool est une institution en France. Il faut dire qu'avec 15,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2007, la filière ne manque pas de défenseur, même au sein de l'Etat (2,8 milliards de recette fiscale, TVA non comprise, chiffre de 2003).  Pourquoi un tel poids pour quelque chose qui peut s'apparenter à une drogue ?

Jésus, je t'en veux parfois. Imaginez simplement que si ce brave monsieur n'avait pas dit "buvez ce vin, car ceci est mon sang" et l'avait remplacé par "fumez ce shit, car ce sont mes cheveux" (merci Jamel pour la vanne), nous aurions tous une cave à marijuana à la maison.

 

L'alcool c'est toute une histoire en France. Déjà les Bordelais s'entendaient bien avec les Anglais en pleine guerre de Cent ans car ceux-ci achetaient barils sur barils. L'alcool permet à des écrivains ou réalisateurs talentueux de réussir leur plus beau-chef d'oeuvre.

 

Je regrette simplement que d'autres ne savent plus s'en passer pour s'amuser. Que certains annoncent que ce soir, "ils s'en mettent une", et qu'ils finiront la soirée à 22 heures, seul, dans une voiture, avec comme seul ami leur vomi. Je suis déçu d'en voir craquer complètement après le verre de trop. Surtout je hais l'habitude prise par des personnes de voir dans l'alcool la seule solution de s'évader par rapport aux soucis quotidiens.

 

Article à consommer avec modération.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 14:07

Je te revois, petite fille blonde, jeune demoiselle déjà, juste assise à côté de moi. Depuis le début de l'année, je ne pensais que toi, je me réveillais pour toi, je vibrais pour toi. Ton sourire, ton regard, ton humour... oui, je pense bien que je t'aimais bien.

 

Je me souviens bien de ce jour-là, du couloir où tu m'accompagnais, juste avant de rentrer en cours. Nous discutions du futur, pas forcément du nôtre, mais du tien et du mien. Tu n'étais jamais très confiante et je n'avais pas toujours les mots adéquats. Tu ne m'en voulais pas. Je pense que tu m'aimais bien.

Mais ce midi-là les choses ont été plus loin. Ton manque de confiance t'a fait pleurer. Je vois les larmes doucement couler le long de tes joues rouges. Les pleurs sont saccadés.

 

Depuis, je regrette. Oui, ce jour-là, je ne savais pas quoi faire. J'ai hésité et je n'ai pas réussi à te prendre dans mes bras. Pardonne-moi de mon inexpérience qui à elle-seule peut expliquer mon attitude.

 

Quelques semaines plus tard, tu disparaissais de la fac. Dépression. Si tu savais comme je regrette de ne pas avoir su t'aider.

 

 

 

Je te revois, petit garçon brun à lunettes. Collège, sixième, cour du bas, devant les casiers. C'était l'automne, et la dure loi du collège faisait son oeuvre. Ils étaient trois devant toi. Et ils t'embêtaient. Plus comme à l'école primaire. Cette fois-ci les coups ont remplacé les mots.

 

Il se trouve que je te vois, juste derrière un mur. Je veux venir t'aider. Mais je n'y arrive pas. J'ai trop peur. Peur de recevoir des coups, peur de ne pas réussir à t'aider. Pardonne-moi mon manque de courage. Pourtant je connaissais deux des garçons. J'aurais pu t'aider, j'en ai maintenant la certitude. J'ai fui.

 

Le jour même, ton nez finira cassé. Et tu changeras de collège quelques semaines plus tard.

 

 

 

On a tous des regrets. Notre comportement nous déçoit souvent et il n'y a pas pire jugement que celui que l'on se fait à soi-même.

 

Depuis, j'ai pris des dizaines de filles dans mes bras. Dès qu'une larme coule je me jette, comme pour mieux rattraper ce qui s'est passé cet après-midi là. Depuis, j'ai voulu m'interposer dans plusieurs bagarres, sous toujours beaucoup de réussite. Mais j'aurai au moins essayé.

 

On apprend toujours de ses erreurs.

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 15:35

Quoi ? Tu ne bois pas d'alcool ? Mais comment tu fais ?

Si vous êtes régulièrement en ma compagnie, vous avez du remarquer cette question qui m'est traditionnellement posée. Peut-être même que vous un jour vous vous l'êtes posée. Ou alors une autre, tout aussi fréquente : pourquoi ?

 

Répondons aujourd'hui à la première question avec l'exemple de la fête de la musique. Celle-ci est, avec la braderie, une journée de débauche dans Lille. Les cadavres de bouteilles jonchent les rues. Puis ce sont les êtres humains qui se mélangent aux détritus. Quand je dis être humain, je devrais peut-être parfois parler de l'espèce animale, tant certains retournent à l'état sauvage après la bière de trop.

 

Hier, j'étais en compagnie de trois amis. L'un d'eux a clairement un peu trop abusé de la bouteille, jusqu'à se transformer petit à petit. Trois stades importants : le fameux "ah j'suis trop déchiré", qui horripile tant ceux qui n'ont pas bu. "Tu veux une médaille ?" je lui réponds. Et surtout, "oui, tu es déchiré, mais est-ce que tu t'amuses ?" Toujours accoudé au bar, toujours un verre à la main, mais rarement sur la piste de danse. Difficile également de débuter une conversation avec le sexe féminin, tant l'état de notre ami laisse à désirer. Nous nous faisons d'ailleurs refouler du Smile de sa faute. Bons copains, nous restons avec lui même si parfois l'envie est grande de l'abandonner sur un trottoir.

 

Pour repartir dormir, il faut marcher jusqu'à la Madeleine. Pour ceux qui connaissent Lille, c'est déjà un petit bout depuis Masséna-Solferino. 40 minutes d'ordinaire. Mais aujourd'hui, le trajet sera un peu plus compliqué, en raison de l'attitude du soiffard. Certains adoptent une attitude bizarre quand ils ont bu, et se mettent à faire des choses qu'ils ne font pas d'ordinaire. On en a vu chanter. On en a vu danser. On en a vu crier. Le monsieur, lui, court. Tel Forrest Gump, il court sans s'arrêter, sans se retourner. Petit problème, il se perd. En plus d'inquiéter ses potes, il se met littéralement en danger. Certains finissent dans la Deûle, d'autres font des comas éthyliques. J'ai déjà vu des potes se retrouver dans le fossé après avoir pris la voiture un soir de cuite. Pas encore de mort. Je pense que c'est beaucoup de chance pour certains. Et j'ai très peur qu'un jour la chose arrive. Toujours est-il que ce garçon a été retrouvé deux rues plus loin (pas dans la bonne direction), assis devant une banque, seul, faisant clairement pitié.

 

Alcoolimse-pour-Milev.jpgEnfin, la troisième étape, le lendemain. Le trou noir. Qu'est-ce que j'ai fait de ma soirée ? Plus de notion des lieux, plus de notion du temps. Notre camarade s'est retrouvé avec 65€ en moins. Dépensé dans la substance. Un jour, j'ai une amie Erasmus qui s'est réveillé dans un hôpital. Sans savoir ce qu'elle faisait là. On lui a raconté. Sans lui préciser l'épisode où elle s'est laissée embrasser par un garçon, alors qu'elle était amoureuse d'un autre, à plusieurs milliers de kilomètres de là. Certain(e)s se réveillent dans un lit, avec quelqu'un à leurs côtés. Et là, c'est le drame... D'autres ont des douleurs, des bleus, une lèvre en sang, sans savoir pourquoi.

 

Comment je fais pour ne pas boire d'alcool ? La réponse était hier. Demain. Aujourd'hui pour quelques-uns. A toutes les soirées quasiment. Je m'amuse sans alcool. Je n'ai pas besoin de boire 3 verres pour parler aux filles. Hier, j'étais prêt à aller décrocher le drapeau de l'Italie sur l'ambassade. Il y a quelques mois j'étais déguisé en Ecossais et je parlais avec un mauvais accent. 0 gramme. Et une soirée de rigolade.

Je ne bois pas pour ne pas embarrasser mes potes. Pour ne pas gâcher leur soirée. Je suis parfois égoïste, mais pas à ce point. Alors certes parfois je rigole de certains comportements, mais mon sourire se confond aussi avec de la pitié. J'ai peur pour vous, qui, dans quelques années, allez vouloir retrouver la sensation de la jeunesse. Quoi de plus simple qu'un petit verre ?

Je refuse d'être entraîné par une drogue en soirée. Oui, une drogue. Un ami au courant de cette question m'a récemment rappelé que si l'alcool était découvert ajourd'hui, ce serait considéré comme une drogue dure. En France, vers 2006, l'usage problématique d'alcool touche environ 5 millions de personnes (dont 2 millions seraient dépendantes). Et toi ?

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 14:19

Avant chaque vacance c'est le même rituel. Que mettre dans son sac ? Cela dépend souvent du moyen de transport envisagé. En voiture, c'est la taille du coffre qui prime. On emporte souvent de tout et de rien, un peu trop de tout d'ailleurs, ce qui ne sert souvent à rien.

Pire, il y a Erasmus. Là, on vous demande de partir avec un sac qui doit vous permettre de tenir une année ! Oui, car la durée du voyage reste primordiale au moment de faire ton sac ! Une semaine au soleil, c'est plutôt facile à organiser. Une semaine au ski, c'est un peu plus lourd mais cela reste convenable. 2 mois à travers l'Europe mérite un peu plus de réflexion.

 

Et puis, il y a les voyageurs. Les vrais. Avec le sac sur le dos. Parfois le pouce en l'air. Ou voyageant de train en train. Le sac a là une importance stratégique majeure. Et nous ne sommes pas tous égaux devant notre plus fidèle compagnon.

 

L'égalité homme-femme n'est pas encore parfaite sur ce point. Car oui Mesdames, vous avez tendance à en prendre un peu plus que prévu. Souvent même, ça ne rentre pas. Et vous demandez à Monsieur de prendre quelques-unes de vos affaires. Votre trousse de toilette-maquillage fait souvent le double de la notre, et niveau vêtement vous prévoyez large. N'y voyez aucun machisme là-dedans, juste une constatation faîte au cours des années.

 

Ce week-end, je pars en stop. Un sac sur le dos. A l'intérieur ? Une liste simple, basique, les choses à ne pas oublier avant de partir en voyage :

sac-a-dos-du-voyageur-pr-milev.jpg- papier d'identité

- carte bleu/argent

- appareil photo + chargeur

- boussole

- crayon + panneau pour le stop

- une trousse de toilette et médicale

- 1 short/1 pantalon (selon ce que je met le matin)

- 1 T-Shirt

- 1 Pull

- 1 K-Way

- Des sous-vêtements assez

- 1 bouteille d'eau

- 1 couteau-suisse

 

Le reste, du vent. Ou plutôt du poids. L'important est donc de limiter au maximum. Un sac trop lourd = un voyage de merde.

Pour un plus grand voyage, style un tour du monde, ajoutez 1 short supplémentaire, 1-Thirt, 1 Pull et c'est parti. Pour l'Espagne, ce fut un sac de 8 kilos. Et encore, j'avais ma veste de Barney Stinson avec moi (cela semble supperflu mais croyez-moi, ça fait de l'effet !).

 

Alors à vos sacs ! Et ce week-end, prenez le temps de voyager !

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