20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 22:18

Il y a un peu plus de six mois, j'étais encore uni à la Finlande, un peu à la manière d'un mariage princier, engagé dans une relation que je pensais durer indéfiniment.

 

6 mois c'est long l'air de rien. Alors, oui, pour ceux qui en doutait encore, je m'en suis remis. Non pas que j'ai retrouvé une fille ou que je ne pense plus jamais à Elle, mais le mal est passé. Plutôt vite d'ailleurs.

 

Pourtant je me souviendrais sans aucun doute toute ma vie de cette rupture. Après la décision prise de partir, ce fut les deux journées les plus longues de ma courte existence. Rester avec celle qui serait bientôt le passé. Et pourtant, ce fut deux journées que j'ai réussi à apprécier. Deux potes se baladant dans New York, évoquant ce passé glorieux, leurs moments de joies et de peines, leurs derniers secrets.

 

L'image que je retiens surtout, c'est l'aéroport. Je franchis la barrière, sans craquer. Sans me retourner. Quelques mètres plus loin je décide tout de même de regarder le passé. Je la vois juste au moment où elle vient de se retourner. Elle marche, lentement, vers la porte d'exit. J'ai l'impression que cela dure une éternité. J'ai la sensation d'être dans un film. J'ai parfois envie de crier, je prie pour qu'elle se retourne, pour un dernier regard. Non, notre chance est passée. Ce sera surement la dernière image que je garderais d'Elle.

 

Après un intermède à l'aéroport en compagnie d'un ancien des services secrets américain (toute une histoire en soi), me voici dans ce pénible avion. Là, ce fut le craquage complet. J'ai tout lâché. Délestage en plein vol. Peu importe mes voisins, peu importe les hôtesses. Eux non plus je ne les reverrai surement pas. Et si ce n'est pas le cas, ils auront vite fait d'oublier ce garçon aux yeux rouges et aux joues humides du New-York-Bruxelles.

 

La semaine suivante fut une semaine d'espoir. Non, je ne pouvais pas m'y résoudre. La chose allait continuer. Je revoyais ma famille. Et les amis. Je ne t'ai jamais remercier en nom propre, Lucas D., mais j'avoue que ta présence fut bénéfique dès le premier jour, où mon appel t'a paru bien suspect alors que j'étais officiellement en train de traverser les Etats-Unis. Direct tu es arrivé de ton village très étendu (il paraitrait même que c'est le village le plus étendu de France ^^). Et j'ai pu me soulagé, comme je l'ai fait une dizaine de fois dans la semaine.

 

Le jeudi soir suivant, j'avoue que j'ai eu l'une des pires expériences de ma vie. Rompre sur Skype. Pour de bon. Et je peux vous garantir que ce n'était pas une rupture tranquille. Bim, boom, bam dans ma tête. Ceux qui ont eu le récit du top 3 me comprennent.

Je pense que si ce soir là j'avais été seul, j'aurai pu faire des conneries. Mais non, j'avais cette bonne vieille ville de Lille derrière moi, me supportant, et notamment le même jeune homme qui m'a poussé au Magnum café. Je crois bien qu'il y avait le LOSC à la télé. Je me souviens parfaitement de la place. Je me souviens parfaitement de mon état d'esprit. J'imagine bien le tien aussi. "Qu'est-ce que je peux dire ? Mais de quoi parler ?" Pas facile de discuter 30 minutes après une rupture, tout en essayant de se contrôler. J'avais parfois l'envie simple de foutre le camp d'ici, de dormir, de manger, voir même de boire. Une rupture, ça vous change un homme. Ptet même plus qu'un engagement.

 

Et finalement nous avons atterri au Smile, que je ne connaissais pas. La musique résonnait, il y avait là une soirée kiné. Paul était dans les organisateurs. On attendait Tof' et Benameur qui allait arriver. Et puis... La suite, vous la connaissez.

 

6 mois plus tard je pense que je devrais la remercier. Elle m'a sauvé d'une étape cruciale après la rupture, le fameux "de toute façon je ne retrouverai personne". Je la revois en plein milieu de la piste. Telle une étoile qui brillait. Je n'ai même pas prêté un regard au reste de la scène. J'ai quitté en un seul instant mes amis si fidèle, qui ont vite compris ce qui se passait. Et puis j'ai dansé comme jamais, emporté par la fougue de la colère et de la tristesse, de l'émotion et de la passion. La vie est belle, elle ne faisait que débuter.

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 20:23

Repas de famille. Tous nous y sommes passés. Tous nous y repasserons.

Aujourd'hui, chez moi, c'était repas de famille. Oncle et tante, marraine et cousins. Une famille ordinaire en soi. Des repas réguliers, des invitations souvent lancées et ma présence de plus en plus assurée.

 

Au départ, les repas de famille sont une fête. L'enfance est une fête permanente, mais un peu plus encore quand tu partages tes journées avec tes cousins et tes cousines. Ca crie, ça joue, ça chante, ça vit. Ca sourit, ça rit. Je me rappelle encore ces parties de cache-cache autour de la maison des grands-parents, des matchs de foot durant une éternité, des repas de Noël et ses jouets par milliers.

 

Entre 15 et 20 ans, les repas de famille était plus une obligation qu'autre chose. Limite une corvée. L'adolescence et la jeunesse font qu'on aimerait se détacher un peu de sa famille, surtout le week-end. Lorsqu'on rentre de boîte à 6 heures, le repas de famille du lendemain apparaît dès lors comme une souffrance certaine, où chacun de tes oncles et tantes te rappelleront l'importance d'arriver frais le dimanche, sous peine d'une journée éprouvante.

 

J'avoue que depuis quelques années maintenant, la famille a repris de son importance. Et pas seulement chez moi. Les visites chez mes grands-parents se font de plus en plus nombreuses, de même chez les oncles et tantes. Plus besoin que mes parents me traînent, j'y vais de mon plein gré.

De mes quelques mois à l'étranger, j'ai compris que la famille est un phare, un rocher, sur lequel on peut toujours échouer. La lumière reste allumé, la porte est ouverte, et ce pour l'éternité.

 

Certes, les pires histoires sont souvent celle de famille. Je sais que certains d'entre-vous n'ont pas cette chance. Les familles déchirées sont nombreuses autour de moi, et même un peu chez moi. Mais pourtant on fait avec. On ne choisit pas sa famille, alors on s'adapte. Certains réussissent, d'autres pas. Mais je pense qu'il existe un manque chez ces gens-là.

 

Surtout, le temps qui passe me fait peur. J'ai perdu 2 grand-pères sur 3. Quand au dernier...

Le dernier est atteint par une terrible maladie qu'on appelle Alzheimer. Non pas qu'elle fut terrible pour lui. Il ne souffrait en rien physiquement. Mentalement, il nageait souvent dans le bonheur. Mais la maladie était atroce pour ses proches.

 

C'est sans aucun doute la seule maladie qui faisait mal aux proches mais pas au malade. Ma grand-mère est passé plusieurs fois proche de la folie. Envie de tuer mon papy qui répétait inlassablement qu'il voulait rentrer chez lui alors qu'il n'avait plus bougé depuis plusieurs mois. Elle a écrit plusieurs lettres à son médecin qui ne croyait pas vraiment à cet état d'Alzheimer. Et pour cause, à chaque fois qu'il venait faire une visite aux domiciles de mes grands-parents, il tombait sur l'un des ”bons jours” de papy. Ma grand-mère finit par croire qu'il le faisait exprès.

 

Alzheimer est une maladie sournoise puisqu'elle fonctionne selon le principe du up and down. Des hauts et bas. Papy était dans les hauts quand il y avait du monde. Et il touchait le fond lorsqu'il était seul avec sa chère et tendre. Mamy expliquait son état de fatigue permanente, sa dépression qui s'aggravait au fur et à mesure des semaines. Elle ne dormait pas, ou si peu. Toujours réveillé par mon grand-père qui se levait pour pisser. Parfois à trente reprises au cours de la même nuit. De temps à autre elle dût supporter les menaces, proférées à son insu. Mais elle souffrait un peu plus lorsque c'était des insultes à l'encontre des membres de sa famille .”Ta mère n'était qu'une putain”.

 

Ma grand-mère était ce genre de personne qui n'a pas une haute opinion d'elle même, prête à se sacrifier pour ses proches. Alors supporter ces insultes contre des membres de sa famille, c'était pire. Ca la tué. Quand ce n'était pas la maternelle, c'était ses soeurs. Insulté les morts, toujours vivace apparemment dans l'esprit de mon grand-père.

Alzheimer est un dérivé de folie. Papy avait des visions. Ses filles étaient dans la maison. ”Pas aujourd'hui” répondait mamy, qui tentait tant bien que mal de continuer les échanges, aussi fou était-il. ””Tu entends ?” Non, il n'y avait rien à entendre. ”Maman qui chante”. Sa mère était morte il y a plus de trente années maintenant. Mamy réagissait. Humour de situation.

 

Le médecin exposait les meilleures façons de réagir : il faut rentrer dans le jeu de mon grand-père. Car lorsqu'il dit voir ses filles ou sa mère, il les voit vraiment. Ainsi, ma grand-mère devait rentrer dans sa folie, au risque de s'y noyer à son tour et de ne pouvoir rejoindre le rivage de la réalité. Ma grand-mère avait de plus en plus de mal à nager. Elle s'enfonçait parfois dans les délires de mon grand-père au point de me les raconter une fois, puis deux, puis trois. Je pris peur, je n'étais pas le seul.

 

L'élément le plus effrayant de cette maladie chez mon grand-père était la méchanceté. Il n'avait jamais été d'un naturel très brave. Mais il devint jaloux. Comme un pou. Ainsi, ma grand-mère, 76 ans, 70 kg sur la balance, allait dans le jardin pour montrer ses fesses aux voisins. Elle allait chercher le courrier pour se montrer dans la rue. Mon grand-père la suivait partout, tout le temps. Jusqu'au toilette.

Enfin, un de derniers symptômes était la fugue. S'échapper pour repartir chez lui. Forcément il n'y était pas. Un cercle vicieux. Ma grand-mère devait-elle rentrer dans son jeu pour cette question. Peu importe, il était déjà parti, courant plus vite qu'à son jeune âge. Direction le café. Direction sa fille. Et là-bas des déclarations sans aucun sens, avec une apogée : ”y'a une folle qui m'a poursuivit”. La folle, ma grand-mère, mourrait de honte.

 

Le jour du mariage, ”on annonce pour le meilleur et pour le pire”. Je pense qu'on ne réfléchit pas assez aux conséquences de cette phrase, aux différentes possibilités. Le pire ? Aimer si ton mari souhaite ton mal, te frappe, souhaite te tuer.

Les petits-enfants, nous pensions : mais pourquoi pas la maison de retraite ? Pour ça ! Le pire, c'est maintenant, il faut l'affronter, jour et nuit, au risque de se perdre soi-même. Ma grand-mère avait encore de belles années devant elle. Mais elle souhaitait affronter son mari, et cette maladie. Surtout, elle ne pouvait pas par rapport aux autres. Oui, les autres, toujours ceux-là, dont l'avis comptent tant, dont le regard gêne parfois. On allait dire qu'elle l'a abandonné. Et ça, ma grand-mère s'y refusait.

 

 

Pendant de nombreuses années, nos grands-parents apparaissent comme des Dieux à nos yeux d'enfants découvrant le monde. Le poids de l'âge, les traits tirés, l'expérience d'un temps passé, tout cela impressionne la jeunesse. Je comprenais déjà à l'époque pourquoi les Athéniens avaient laissé le pouvoir aux anciens. Cependant, au fur et à mesure des années, je comprenais la fin de l'empire athénien et de la civilisation antique. Les personnes âgées ne se renouvèlent pas. Au contraire elle replonge dans l'enfance. Le comportement, le physique. Sur la fin, les larmes sont plus nombreuses sur leurs joues que sur celle d'un bébé. Pas des larmes de souffrances physiques, symptomatiques de la faim ou de la soif. Non, des larmes de souffrances psychologiques, la souffrance de la vie finie, des êtres perdues, du temps qui passe. Des larmes qui traduisaient la fin de l'espérance. Le plus beau était derrière, et il n'y avait rien à attendre des prochaines années. Triste sort que celui de la vieillesse.

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 00:44

facebook.pngPourtant, j'en étais un de ses ardents défenseurs. Même l'un de ses précurseurs dans la région, après qu'un ami en Erasmus m'est obligé à m'inscrire sur ce site dont je ne comprenais pas encore l'intérêt. Nous devions être 10, et très clairement, on se faisait chier. Saint-Omer et sa communauté n'en était encore qu'au stade initial. Je lui faisais alors une publicité constante, obligeant mes soeurs et les ami(e)s de l'université à s'inscrire en prévision du succès escompté. [Zuckerberg devrait d'ailleurs m'accorder une action ou deux de son entreprise.] Et puis le succès est arrivé, ça a même tout explosé.

 

Septembre 2006, création. Novembre 2007, mon inscription. Mars 2008, site en français. Avril 2011, 17 millions de membres. Boom.

 

Nous étions tous d'accord : ce site allait dans le bon sens. C'est pourquoi nous l'avions rejoins. C'était le rassemblement du blog (un profil et les photos) et de MSN (pour se taper la discute). Garder contact avec des personnes à l'étranger ? Facile maintenant, il y a Facebook. Et pourtant...

 

Entre-temps, il y a eu un bug. Facebook a cassé quelque chose. La faculté de s'exprimer. La faculté d'écrire, de penser. D'avoir des explications de plus de 420 caractères. Facebook a détruit MSN, les blogs et les pages d'accueil internet. Aujourd'hui, le réflexe le plus commun est celui-ci : allumer l'ordi, se connecter, facebook. Messages, notifications et surtout ce putain de mur espion. Tiens il a fait ça. Tiens elle a écrit ça. NON ? Ils ont rompu ? Ahah marrant le nom de ce groupe. C'est quoi cette application ? (...) J'en passe, et des pires. Si, pire, Twitter et ses 140 caractères.

 

Je suis un fan du blog. J'en étais également un des précurseurs. Mai 2004. Une éternité pour certains, qui gambadaient encore dans le préau de l'école primaire. En juin 2007, 10 millions de blog. Une chance sur deux que toi aussi tu es un jour décidé d'écrire quelques phrases sur ta vie, de présenter tes ami(e)s, et d'exprimer quelques-unes de tes pensées au plus grande nombre.

 

Depuis Facebook, je suis un des derniers dinosaures, une espèce en voie de disparition, qui tentent encore d'exprimer des idées de plus de 420 caractères. Et je trouve cela clairement dommage. Il n'y a pas si longtemps, on allait de blog en blog pour suivre la vie des gens. Pas seulement savoir s'ils étaient célibataires ou en couple. Ou s'ils avaient rejoint tel ou tel groupe. Non, on lisait des articles qui correspondaient à la personnalité de chacun. Certes on laissait des commentaires, parfois un peu plus stupide que celui précédent, et c'était déjà quelque chose. Mais il y avait une base, un article, une photo, une pensée. Facebook, c'est l'apogée du commentaire de trois mots qui n'expriment rien d'autre que "je me fais chier, je n'ai rien d'autre à faire que de passer sur ton profil et je te laisse donc un commentaire absolument pas constructeur à souhait, mais qui a le mérite de montrer que j'existe". On laisse donc une trace sur ses potes, ses connaissances (souvent plus nombreuses que la première catégorie), et on dit "oui, j'aime cette 1512ème photo de toi en profil avec une pose d'aguicheuse" ou "oui, j'aime voir cette 412ème photo de toi et d'une autre personne en soirée". Je me demande même parfois si certains ne font pas des soirées simplement pour être en photo ensuite sur ce site.

 

Alors maintenant on ne va plus de ville en ville mais de profil en profil, à perdre un temps extraordinaire en commentaire stupide, au lieu de vivre pleinement les moments de sa vie. Facebook c'est la télévision. Avec ses potes à l'intérieur. On les regarde, on les observe. Et on commente. Parfois, nous sommes dans la télévision.The Truman Show. 1984.

Les programmes ne sont pas toujours les mêmes. De mon côté, j'espère être un peu plus Discovery Channel ou Voyage que Gulli ou TF1. Mais la majorité de nous a quand même une utilisation très télé-réalité, avec possibilité de suivre en direct ce que je fais. Je mange. Je vais dormir. Je prends ma douche. Je caricature. Mais il y a une part de vérité, non ?

 

Et pourtant... J'écris tout cela et je suis comme toi. Facebook est une de mes drogues, peut-être même la seule. Elle me prend en moment de solitude, d'ennui, de détresse. Aller sur Facebook c'est s'occuper l'esprit. Pas forcément des choses très intelligentes. Pas forcément des choses très utile. Mais j'y retrouve des gens que je ne peux pas croiser dans la rue. Que je ne peux aborder que sur cette plate-forme. Les étrangers. Erasmus me bloque sur le site. Il m'oblige à rester sur Facebook pour l'éternité. Comment réaliser mon voyage en Espagne sans ce site ? Utliser les lettres timbrées ?

 

Je comprends les défenseurs du site. Je comprends les opposants. Je rejoins les deux camps. Ca dépend du moment.

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 12:26

Tout commence avec une fille. Comme souvent me dis-tu ! Comme souvent dans la vie d'un garçon. Une fille que je connais assez peu en soi, qui était dans ma classe au collège. Depuis, je l'ai perdue de vu, comme... bah comme l'ensemble des personnes avec qui j'étais au collège. Mais non, ce sujet n'est pas consacré au temps qui passe, à la jeunesse qui meurt ou aux amitiés qui fanent.

 

J'ai discuté avec cette fille hier. De tout et de rien, comme souvent avec les personnes qu'on connait peu. Et puis elle m'a dit qu'elle aimait mon blog. J'étais gêné. Je suis gêné à chaque compliment que l'on me fait. Je tourne la tête d'ailleurs. Pourtant je souris intérieurement. Je suis content. Fier aussi. Et un peu dubitatif. Comment cette fille peut-elle lire mon blog ? Et l'aimer qui plus est ! Je n'imaginais même pas qu'elle puisse le lire. Et je ne lui en voulais pas d'ailleurs. Finalement, on lit surtout sur les gens que l'on aime, à qui l'on tient. Dans ma liste de lecteurs je prends pour sûr des personnes de ma famille et mes amis les plus proches.

 

Et puis Facebook est passé par là. Le stade des "connaissances" peut également observer ma vie, commenter mes photos, réagir à des statuts. Et parfois, si l'intérêt les pousse jusque là, lire un article écrit par ma modeste personne. Il parait donc qu'il y en a qui aiment.

 

En évoquant le sujet, elle m'a poussé. Pas physiquement. Mais mentalement. Ecris ! Ecris ! Ecris !

L'écriture. Pas d'un blog, pas de simples articles. Mais quelque chose d'autre, d'un peu plus sérieux dira-t-on. Non pas que ce blog ne soit pas sérieux. Mais il lui manque une certaine continuité.

 

Je pense que beaucoup ignorent ce qu'est l'écriture. Dans mon cas, c'est une quête perpétuelle de l'inspiration. J'ai deux moments privilégiés : au réveil et à la tombée de la nuit.

Je pense que dans le premier cas ce sont mes rêves qui m'inspirent. Je me suis évadé pendant quelques minutes, heures et j'en tire un bénéfice direct. L'inspiration est là, les idées sont claires, j'écris sur des joies, des peines, des moments simples de la vie.

Et puis il y a le soir, ou plus souvent la nuit. A ce moment là, ce sont souvent des idées plus sombres qui me poussent à tripoter le clavier. L'effet d'une longue journée sans grande joie, sans grande peine, juste de vie. Et les regrets qui vont avec.

 

Certains ont l'écriture comme évasion. D'autres l'ont comme déversoir. Dans mon cas, c'est souvent une chute profonde dans l'abîme des souvenirs, ou dans la vie des autres. Pour parvenir à cet état, il me faut une mauvaise journée, ou tout au moins quelques heures non abouties, passées à ne pas vivre. C'est seulement là, dans ma solitude, que j'arrive à trouver des mots qui tachent le papier, des mots qui tachent des sentiments.

 

Ecrire m'amènerait sans aucun doute vers une dépression profonde et de long terme. L'écrivain est un suicidaire en herbe. En prose. Je n'ose pas franchir le pas. Si écrire me permettait d'arriver au bonheur, je serais déjà depuis longtemps entre 4 murs, à ressasser le passé, à revivre les moments. Mais je ne veux pas m'infliger cela. Pas maintenant.

 

Un jour peut-être.

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 09:06

 13 films, 3 courts-métrages documentaires. Entre 1951 et 1999, Stanley Kubrick n'a pas abusé de la caméra. Au contraire, et au grand dam de ses (nombreux) fans. Pourtant il a laissé une marque indélébile dans l'histoire du cinéma. Connu et reconnu par le grand public, il l'a également été par ses pairs, étant nominé 4 fois à l'Oscar du meilleur réalisateur, sans jamais toutefois le remporter. Certains de ses films sont devenus mythiques, d'autres mériteraient de l'être. Petit tour d'horizon.

 

Le début : bon film pour peu de moyens

 

 Le baiser du tueurLe baiser du tueur (Killer’s Kiss) (1955) : 14/20.

 

Un boxeur, Davey Gordon (Frank Silvera), perd son dernier match de façon plutôt minable. Revenu chez lui, il voit sa voisine, Gloria (Jamie Smith) se faire agresser par ce qui se révèlera être un patron de mafia. S’en suit une interminable course-poursuite, notamment dans les entrepôts de New York, avec en bonus une incroyable scène de combat dans une entreprise de mannequins.

 

Le film vaut surtout pour les détails de la vie de Gloria, notamment sa vie familiale.

C’est le premier vrai succès de Kubrick, filmé avec peu de moyens et cela s’en ressent parfois. La film reste cependant d’une grand qualité esthétique.

 

L Ultime Razzia pour MilevL’ultime razzia (1956) : 14/20. 

 

C’est l’histoire d’un puzzle. Johnny Clay (Sterling Hayden) a décidé de chaque pièce, afin d’obtenir le gros lot, la caisse d’un champ de courses. C’est son dernier coup, alors qu’il vient juste de sortir de prison. Seulement, une femme va modifier l’ensemble du puzzle.

 

L’histoire d’un hold-up bien différent de l’ordinaire, qui prend toute sa splendeur dans les dix dernières minutes. Les flash-back tout au long du film ainsi que les différents points de vue en inspirèrent plus d’un (Tarantino au hasard). Stanley Kubrick se fait vraiment connaître et reconnaître à la suite de ce film.

 

L'attraction

 Lolita pour Milev

Lolita (1962) : 15/20.

 

Tiré du roman éponyme, Lolita évoque beaucoup de chose. La vieillesse. L’amour. La jeunesse. L’attraction. Le désir. Film de vieux pervers pour certains, reconnu par la critique, il traite une partie de la société culturelle, attiré par la jeunesse du corps et de l’esprit.

 

Condamné par l’Amérique puritaine à sa sortie, il fut coupé à plusieurs reprises par la censure. Il remporta cependant 4 Golden Globes, dont celui de meilleur réalisateur. Shelley Winters joue la mère jalouse de Lolita, désespérée de l’amour qu’elle ne peut obtenir, au contraire de sa fille. Sue Lyon, 14 ans au moment du film, joue prodigieusement bien Lolita et ne fait clairement pas son âge. Quant à James Mason (La Mort aux trousses), écrivain amoureux et honteux, il sera nommé à l’Oscar.

 

eyes wide shut pour MilevEyes Wide Shut (1999) : 13,5/20.

 

Il paraît que c’est l’un des films les moins réussis de Kubrick. Ou en tout cas sans la classe qui le caractérise. 12 ans sans tourner, cela commençait à faire long. Le casting est prestigieux, même si Tom Cruise amène toujours son flot de critique. Nicolas Kidman, Sydney Pollack… et une histoire assez abracadabrantesque !

 

Bill Harford, jeune médecin, apprend par sa femme que cette dernière avait eu envie de le tromper. A la suite de cette révélation, il se lance dans une nuit d’aventures, durant laquelle il s’infiltre dans une orgie massive de gens masqués, au sein d’un château aux abords de la ville.

Film un peu censuré… comme souvent chez Kubrick, afin d’éviter d’être classé X.

 

Le "j'y arrive pas".

 

L'odyssée de l'espace. Non, je n'y arrive pas. 6 fois tenté. 6 fois endormi. Ce film a un effet somnifère sur ma personne.

 

Les fresques

 

Spartacus pour Milev Spartacus (1960) : 14,5/20.

 

Quelle fresque ! Et quelle ode à la liberté ! Kirk Douglas est très charismatique dans ce rôle.

 

J’ai apprécié ce film d’autant plus qu’il évoque la fin de la République romaine et des personnes qui ont laissé leur trace dans l’histoire (Crassus, César…). Spartacus, l’esclave révolté, la gladiateur qui défie Rome en marchant sur la ville éternelle. La guerre, l’amour, la liberté, des thèmes porteurs, certes, mais qui prennent plus de valeur avec ses 3 heures de Kubrick. Je suis Spartacus !

 

 

Barry Lyndon pour MilevBarry Lyndon (1975) : 12/20.

 

L’histoire commence au début de la guerre de Sept Ans et dépeint le destin d'un jeune irlandais sans sou, Redmond Barry (Ryan O'Neal), de son ascension pleine d'audace, et sa déchéance dans la société anglaise du XVIII siècle, après son mariage avec une riche Lady (Marisa Berenson), qui lui apporte une fortune considérable et un fils.

 

4 oscars, beauté visuel, mais c’est plutôt un échec commercial pour le réalisateur. Personnellement, je l’ai trouvé un peu plus long que les films précédents ou suivants.

 

La folie

 

Shining (1980) : 15/20.

 

Un film d’horreur/psychologique de Kubrick ? Oui, et quel film ! Woh, Jack Nicholson, à chaque fois qu’il joue un fou, (Vol au-dessus d’un nid de coucou) est sensationnel !

 

Ce film provient d’une œuvre de Stephen King, Jack Torrance (Jack Nicholson), ex-professeur qui se voudrait écrivain, accepte le poste de gardien de l'hôtel Overlook, un palace isolé, vide et coupé du reste du monde durant tout l'hiver. Il y a plusieurs années, un précédent gardien avait assassiné sa femme et ses deux filles avec une hache. Il décide malgré tout de s'installer dans l'hôtel avec sa femme Wendy et son fils Danny. Mais ce dernier semble savoir bien des choses sur l'hôtel, des visions sanglantes l'avertissent des dangers à venir.

 Shining pour Milev-copie-1

 

Les satires

 

Les sentiers de la gloire pour Milev Les sentiers de la gloire (Paths of Glory) : 17/20.

 

L’histoire de la première guerre mondiale côté français, où le commandement souhaite prendre une colline imprenable. On envoie les hommes à la mort sans résultat. Il faut trouver un fusible. La justice militaire dans toute sa splendeur. Un très bon Kirk Douglas. Et quelle dernière scène de la chanson allemande ! A noter que la film fut interdit en France jusque 1975 !

 

  Docteur Folamour pour MilevDocteur Folamour, ou comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe (Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb, 1964) : 16/20.

 

Comédie militaire et satirique qui vous force à sourire d'un sujet si sérieux.

 

L'histoire se déroule en pleine guerre froide. Le général américain Jack D. Ripper, frappé de folie paranoïaque, décide d’envoyer des B-52 frapper l’URSS. Le président des États-Unis commande une réunion d'urgence dans la salle souterraine de commandement stratégique pour tenter d'éviter une guerre nucléaire.

Un débat s’engage, finalement, on consulte le Docteur Folamour, un scientifique, transfuge du régime nazi, nostalgique et psychopathe.

 

4 fois nominés aux Oscars. Peter Sellers interprète à lui seul trois rôles : le président des États-Unis, l'officier anglais Lionel Mandrake et le Docteur Folamour ! Certains scènes sont tout simplement extraordinaires et mériteraient d'être mythiques. J'en souris encore !

 

Les mythiques

 

Orange Mécanique (1971) : 15/20. Ca c'est un film original ! Film de violence, un drame, parfois futuriste et surtout totalement psychologique. Un très bon Malcolm McDowell.

 

En Angleterre, dans un futur pas forcément éloigné mais à l'ambiance très futuriste, Alex DeLarge, jeune délinquant passionné par la musique de Beethoven est obsédé par le sexe et adepte de la violence. Alex et sa bande, les droogs ou droogies, s'expriment dans un argot anglo-russe (Nadsat) Ils errent dans la ville en enchaînant passages à tabac, viols et affrontements avec bandes ennemies.

Un jour, un cambriolage dégénère en meurtre et, trahi par ses « fidèles droogs », Alex est arrêté par la police et condamné à 14 ans de réclusion criminelle. Deux ans plus tard, pour sortir de prison, il se porte volontaire pour tester une thérapie révolutionnaire. Après sa remise en liberté, il apparait toutefois totalement inadapté et sans défense face au reste de la société.

 

Grande censure (pour changer) et surtout de nombreux problèmes en Grande-Bretagne quand certains jeunes se sont identifiés au film et ont reproduit certaines scènes...

 Orange mécanique pour Milev

 

 

Full Métal Jacket (1987) : 17/20

 

Centré sur le personnage de J.T. Davis (Matthew Modine), jeune engagé dans les Marines durant la guerre du Viêt Nam, le film commence par des images d'un camp d'entraînement. Le sergent Hartman prend en main avec brutalité un groupe de nouvelles recrues, et humilie régulièrement Gomer Pyle. Celui-ci  décide finalement de devenir un soldat particulièrement discipliné pour mieux se venger.

 

L'action du film se déplace ensuite au Vietnam, où Davis a choisi d'être affecté à une unité de journalistes militaires . Se heurtant à ses supérieurs, il est finalement envoyé en reportage sur le champ de bataille, que l'offensive du Tết a considérablement bouleversé. Il se retrouve engagé de manière directe dans les combats.

 

Le personnage principal, Joker, porte un casque sur lequel est inscrit Born to kill (né pour tuer) en même temps qu'il arbore un badge représentant le symbole de la paix. Il déclare qu'il symbolise ainsi « la dualité de l'homme ».

 

Le film est extrêmement sombre. Véritablement divisé en deux parties distinctes, il évoque deux traumatismes possibles en temps de guerre : le service militaire et sa préparation, puis la guerre et ses morts. Le Viêt-Nam a traumatisé les Etats-Unis et ce film est, avec Apocalypse Now, l'un des meilleurs sur le sujet.

 

Paint it, black des Rolling Stones en B.O., woh !

 Full Metal Jacket pour Milev

 

 

Kubrick n'est pas mon réalisateur favori, mais il entre dans mon Top 3. Touchant, attachant, effrayant, ces films marquent souvent leur génération.

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 22:10

loto-2.jpgChanceux que je suis n'est-ce pas !

Souvent les gens me demandent comment je finance mes voyages, mes périples, mes aventures. Ils se disent "il y a une recette miracle ?" ou "As-tu du pétrole dans ton jardin ?". Non, mieux encore, j'ai gagné au loto.

 

Voici quelque temps déjà. Je ne savais même pas que je jouais. Et pourtant, le hasard, ou la chance, voir le destin, c'est selon, ont décidé que moi, Jérémy R., allait naître en France. La probabilité est de 1 sur 100. Et c'est sur moi que c'est tombé !

 

Oui, j'ai remporté la loterie de la vie. Un jeu où tout se joue à la naissance. Vas-tu manger à ta faim tout au long de ton existence ? Vas-tu bénéficier de soin de qualité ? Vas-tu simplement survivre à ta naissance ? Une bonne éducation ? Et pour pas cher en plus ? Une grande partie se joue lors de ta première seconde de vie. France, le paradis terrestre. J'ai décroché la cagnotte. Somalie, dommage, tu te rattraperas au jeu à gratter.

 

Nombreux sont ceux qui souhaitent gagner à la loterie, dans l'Europe entière, sans savoir qu'ils ont déjà gagné le premier jour. Pourtant ils continuent de jouer, espérant qu'un jour le hasard les aidera une seconde fois.

Mais nombre de ces personnes ne comprennent pas pourquoi des habitants de ce monde veulent rejoindre la France, ou les pays occidentaux dans leur ensemble. "L'immigration, y'en a trop" qu'ils disent. Pourtant, les migrants sont juste des joueurs comme eux, avec la chance en moins. A la naissance, ils ont perdu. Depuis, ils essaient de se rattraper. Ils jouent à nouveau, croient en leur bonne étoile, et tentent sans cesse de rejoindre le paradis terrestre. Ils échouent souvent, se retrouvent à Lampedusa, sous les regards incompréhensifs de millions d'Européens apeurés, qui ne veulent pas partager leur part du gâteau. J'ai gagné au loto, et je ne partagerai pas.

 

On fait tous des suppositions quand à une victoire à la loterie. Ah, si j'étais riche, je ferai.... la liste est longue. Voyage, voiture, maison, voir même un peu à des associations. Sachez que vous avez déjà gagné, et que pour partager, il suffit simplement de regarder un peu en dehors de nos frontières.

 

De mon côté, j'ai donc bel et bien gagné à cette loterie qu'est la vie. Alors j'essaie d'en profiter un maximum chaque jour, de voyager avant de ne plus pouvoir le faire, emporté par la mort. Car si vous avez gagné à la loterie, rappelez-vous que cette victoire ne dure que le temps d'une vie. Profiter de la chance qui vous a été donné.

 

 

 

Pour voyager avec moi, pas besoin d'argent ou de temps. Juste un week-end, samedi 25, dimanche 26. A pied, à vélo, en stop. Soyez nombreux. La vie vaut la peine d'être vécu.

{pour de plus amples informations...me contacter !}

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 09:49

A force d'observer la carte du monde dans mes toilettes en rêvant de voyage, je me suis rendu compte de quelques anomalies et de quelques persistances. Notamment le mot France qui apparaît aux quatre coins du globe. A y regarder d'un peu plus près, j'ai même constaté l'existence de territoires français dans les 3 océans, et certains que je ne connaissais même pas ! Moi, grand fan de géographie, je ne connais même pas l'ensemble de mon territoire national ! (Là, il y a quelqu'un qui frappe à la porte des toilettes, je reviens !...)
Du coup j'ai commencé à entourer tous les territoires français détachés de la métropole. 14 ! Ouah, quand même ! J'ai vite pensé à l'histoire de ces territoires, imaginant souvent à tort des colonies conservées par la métropole. Et puis avec la bible wikipédia j'ai recherché un peu d'où nous venaient toutes ces îles perdues !

France_doutre-mer_2007_fr-copie-2.png

Perdues, le mot est juste ! Je passe sur toutes les îles connues que sont les départements d'Outre-mer (Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane et Mayotte (devenu DOM en 2011)). Je passe aussi les territoires bénéficiant d'une certaine exposition médiatique (et surtout touristique !) comme la Polynésie, La Nouvelle-Calédonie, St Martin et St Barthélémy. Enfin je fais également l'impasse sur Wallis-et-Futuna et Saint-Pierre-et-Miquelon. Là, vous vous dites : "il y en a d'autres ?" Oui, et pas qu'un peu. C'est ce que je considère comme nos "territoires français pour la recherche".
Les îles Crozet, les îles Kerguelen, Saint-Paul, Amsterdam et les îles éparses (celles autour de Madagascar) et la base Dumont-d'Urville en terre Adélie, autant d'endroits que vous n'allez jamais avoir l'occasion de visiter. Ce sont des territoires que Wikipédia classe comme "inhabités". En réalité, il y a bien quelques individus. Crozet : 23 habitants. Kerguelen : 120. Saint-Paul et Amsterdam : 20 habitants. Mais pas de boucherie, boulangerie, boîte de nuit ou hôtel de luxe pour touriste en manque de solitude. Non, juste des chercheurs.

Lorsque les chercheurs français se plaignent, ils oublient qu'une partie d'entre eux (vulcanologues, spécialistes de la flore et de la faune) bénéficient d'îles inhabitées et protégées pour faire leurs recherches. Alors, elle n'est pas belle la vie messieurs les chercheurs ?? (ironie possible) Pour voisins, ils ont le choix entre manchots royaux, gorfous sauteurs, pétrels, albatros, goélands, orques, otaries, éléphants de mer, légines et même des rennes (introduits par l'homme). Ils bénéficient donc d'endroits désertiques et d'une foule de précieux éléments dans un nature quasi-inchangée. La protection de l'environnement est à son maximum ici ! Certes, il fait parfois - 20°C sur la Terre Adélie mais l'insociable qui sommeille en moi est attiré.

 

Clipperton_Tahiti_situation.pngSurtout, il y a l'île Clipperton, en plein dans le Pacifique. J'avoue que cette île est extraordinairement placée pour notre pays. Notre plus proche territoire, les îles Marquises, est à 4 000 km ! Et sur ce territoire, 0 habitant ! Cela n'a pas toujours été le cas. Tout d'abord, cette île est devenu française parce que... la France a publié une prise de possession dans les journaux en 1858 ! Personne n'a vraiment contesté, ne voyant pas l'intérêt d'une île qui est en fait un atoll !
Néanmoins les Mexicains ont voulu récupérer l'île et l'ont occupée en 1898. Seul souci, après la révolution mexicaine, ses habitants ont complètement été oubliés par le pays. Sans approvisionnement pendant trois années, la plupart sont morts de maladie. Seul trois femmes et huit enfants ont survécu et ont été sauvés par un navire américain en 1917. C'est une affaire célèbre qui porte le nom des "oubliées de Clipperton" : le gardien du phare avait été assassiné la veille par l'une des femmes puisque celui-ci s'était déclaré roi et avait profité de celles-ci lorsqu'il s'était retrouvé le seul homme sur l'île. Bref, le Mexique, traumatisé par cette affaire reconnaît la possession française en 1959 et celle-ci sert maintenant à des expéditions scientifiques ! C'est fou non ?

Bref, je vois que je m'extasie tout seul ! Je finis avec la phrase du jour qui nous vient de Clémenceau et qui n'a aucun rapport avec le sujet : la justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique ! Au plaisir !

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 07:47

Dans 18 jours je compte bien vivre une belle aventure avec quelques voyageurs motivés. Certains ont déjà de l'expérience, d'autres un peu moins. Partageons ensemble ce que nous savons. Comment se déplacer sans argent. 3 possibilités : marcher/courir, prendre le vélo, faire du stop.

 

¤ Marcher.  la solution de base consiste à.... utiliser ses jambes ! Marchez ! "Un intellectuel assis va moins loin qu'un con qui marche" (Un taxi pour Tobrouk). Oui, le point négatif est le rythme, environ 5km/heure. Mais cela permet de vraiment profiter du paysage, de l'étudier... En cas de rencontre, vous avez le temps. Peu de risques pour la santé. Vive la randonnée ! Attention à être bien équipé niveau chaussures, vêtements de pluie et  voyager léger (c'est le cas pour chacune des possibilités).

 

¤ Le vélo. Avec de l'EPO on estime que 200 kilomètres par journée sont possibles. Cela dépend du niveau de chacun. L'avantage est que vous avancez à votre rythme. Un entraînement est cependant nécessaire. Risque de grosse fatigue après une journée dans le cas contraire. Et il faut avoir confiance en sa monture ou être capable de changer une roue. C'est néanmoins une belle solution écolo et c'est bien sympa en groupe.

 

¤ Le stop. Et là, une question revient souvent : comment faire du stop ?

- la base, étendre son pouce. Oui, cela semble simple mais vous allez voir que ce geste est le début de tout. Attention, ne pas confondre avec le majeur... car si les gens s'arrêtent, ce sera pour vous casser la gueule !

- l'emplacement : dans un endroit où les voitures roulent à vitesse réduite. L'idéal : une sortie de rond-point avec possiblité de se garer. Attention : interdit sur une rocade, 2 x 2 voies, autoroute. Sur l'autoroute justement, si on vous lâche sur une aire de repos, attendre juste avant la sortie. Des avantages également à être en sortie de ville.

- Un panneau. Pour avoir pas mal testé le stop, un panneau indique la direction où vous voulez aller et beaucoup de personnes refusent de s'arrêter si elles n'ont pas cette indication.

- Une bonne tête. Oui, beaucoup m'ont dit : vous avez une bonne tête. Cela semble subjectif, c'est pourtant assez simple : souriez, soyez rasé ce jour là, ne voyagez pas avec votre berger allemand....

 

Résumons : pour réussir le stop, soyez à la sortie d'une ville, après un rond-point avec possibilité de se garer, un panneau de destination à la main, un sourire aux lèvres, les cheveux au vent. L'aventure commence ainsi.

P1140907.JPG

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 22:01

Aïe mon coeur. Comme un couteau planté en plein coeur. Donner son coeur à quelqu'un. Il pleure dans mon coeur.

Le coeur est un organe essentiel, pour les métaphores.

 

Parlons cicatrices. Mon corps en portent plusieurs. Physique. Comme beaucoup. Parlons du mental. Tous nous en avons, peu ou pas profonde, c'est selon. Certaines saignent encore. D'autres se forment en ce moment, mettront quelques mois à se résorber.

 

Récemment, j'ai eu une nouvelle cicatrice. C'était un genre que je ne connaissais pas, la cicatrice de la rupture amoureuse. Elle s'est formée après une nuit agitée, au réveil, un matin de décembre, le temps d'allonger un bras sur un lit vide, froid et comprendre qu'Elle n'était pas rentrée. Très vite j'ai vu la cicatrice apparaitre et je ne pouvais rien faire à son encontre. C'était trop tard, le mal était fait, il allait falloir patienter pour voir la plaie se refermer. Je patiente.

 

La vie a été bonne avec moi. J'ai finalement peu de cicatrice. Je pense à ceux qui vivent après une guerre, un génocide, un viol, ou tout autre horreur que la nature humaine impose. A côté d'eux je ne suis qu'un chanceux français issu de la classe moyenne qui n'a jamais trop eu à se battre pour manger à sa faim.

Alors certes, j'ai une autre cicatrice, plus profonde cette fois. Mais je ne m'en plains pas. Je n'en parle pas d'ailleurs, jamais. Ah, si, une fois, avec celle que je croyais ressentir sous mon bras en cette matinée d'hiver.

 

Là n'est pas mon problème. Je le connais. Je le sais. C'est un titre. A incruster dans mon esprit.

 

 

 

Entre les lignes.

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 03:14

faisons-du-stop.jpg

Quoi ? Un voyage le temps d'un week-end, sans dépense pour se déplacer (en stop ou simplement en marchant/courant)

 

Quand ? samedi 25 et dimanche 26 juin. Le top départ sera donné à Saint-Omer, Pas-de-Calais, à 7 heures. Le top arrivée sera le dimanche 26 juin à minuit. Pourquoi pas plus ? L'idée n'est pas d'aller loin, l'idée est une mini-aventure d'un week-end, qui sera possible au plus grand nombre.

 

Qui ? Qui le souhaite ! Tu veux le faire ? Pars ! Tu veux le faire avec quelqu'un ? Encore mieux ! Je pense que le duo est la formule à privilégier. Si certains ne trouvent pas de coéquipier, nous pouvons vous mettre en liaison (ou par Facebook). Certains préfèrent une aventure en solitaire, c'est un choix que je respecte. Attention cependant aux coups de blues. Certains préfèrent être 3, pourquoi pas, mais attention à la difficulté du stop ! (un article sera bientôt dédié au stop)

 

Les règles seront peut-être développées au fur et à mesure de ces prochaines semaines.

 

La règle n°1 est claire : pas d'argent pour se déplacer. Celle-ci amène deux sous-chapitres : interdiction de profiter d'un ami/membre de sa famille qui part justement ce jour-là à Barcelone ! De même, interdiction de prendre le train pour Lille, même si vous êtes boursiers et bénéficiez de la Transcart.

La règle n°2 est également importante : Respectons la loi. On ne prend pas le train sans payer. On ne menace pas les automobilistes pour qu'ils continuent de 5(00) kilomètres supplémentaires.

La règle n°3 est celle qui donne tout le sens à ce voyage : dimanche, minuit pile, heure de la grand-place de Saint-Omer, l'aventure se termine. Pas de rab' ! Cela vous oblige donc à savoir où vous arrêtez et commencez le chemin du retour. Il faut être à Saint-Omer à 00h, difficile donc d'être à Bruxelles à 23 heures le dimanche. Certains prendront plus de risques que d'autres, voudront aller un peu plus loin, un peu plus longtemps. Il faudra bien gérer cet aspect.

Règle n°4, on peut dépenser de l'argent pour se nourrir ou dormir. C'est une règle que j'ai acceptée, un peu contraint par la pression d'autres participants. Si vous ne souhaitez pas le faire, j'admire votre courage ! (et le mien héhé !), l'aventure n'en sera que renforcée. Mais si cela permet de rassurer des participants (et leurs parents !)...

 

Pour la suite, je laisse libre cours à vos suggestions/idées.

 

"En vérité, je ne voyage pas, moi, pour atteindre un endroit précis, mais pour marcher : simple plaisir de voyager". Robert Louis Stevenson.

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