26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 13:57

Autant Halloween a réussi son immigration en Europe, autant Thanksgiving reste une journée américaine. Mais qu'est-ce que Thanksgiving ?

L'origine serait l'arrivée de colons anglais au Massachusetts. Les débuts de la colonisation furent très difficiles, la première récolte fut catastrophique et près de la moitié des colons mourut de maladie. Les autres durent leur survie à des autochtones, les Wampanoag, qui leur offrirent à manger. L'année suivante, ces colons obtinrent enfin une récolte raisonnable et invitèrent les Wampanoag à partager un grand repas. Depuis, Thanksgiving est célébré, annuellement grâce à un décret de Lincoln, le quatrième jeudi de novembre depuis F. D. Roosevelt.

 

Oui, le président s'intéresse beaucoup à Thanksgiving. Obama va même gracier une dinde ! Etonnant, non ? Imaginez un peu Sarkozy apparaissant à la télé pour nous dire qu'il gracie un canard... on lui met la camisole et on l'enferme !

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Thanksgiving c'est l'une des fêtes les plus importantes, peut-être même la plus importante, devant Nöel. Le pays mange le jeudi. Et quel repas ! J'ai moi-même expérimenté pour vous :

- une soupe de crème de dinde

- une dinde farcie

- une purée de pommes de terre

- une purée de rutabagas

- de la farce de pomme

- du maïs

- de la citrouille

Tous ces ingrédients font partie du repas traditionnel, très consistant. Les Américains se retrouvent le plus souvent en famille. La seule comparaison que j'ai avec l'Europe serait Noël, mais ce n'est pas très pertinent. Bien que...

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La base de cette journée reste la religion. La plupart des Américains assistent à la messe et remercient Dieu de leur avoir donné une famille, un boulot, ce bon repas... J'ai moi-même refait un Gospel, avec un prêtre assez étonnant qui nous a appelés à remercier Dieu que l'on n'ai pas de mouton dans sa maison (je vous raconterai l'histoire un jour si ca vous intéresse).

 

Enfin Thanksgiving est une fête américaine jusqu'au bout. Parade dans Manhattan, programme de TV spécial et le lendemain, les plus importantes soldes de l'année ! Money, money, money...

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 16:58

21 000 étudiants. Dotation : 25 milliards de dollars ! La plus riche et la plus courtisée des universités américaines est située à Cambridge. Oui, à Cambridge, Etats-Unis. Les Américains sont rarement allés chercher très loin le nom des villes. Ici, il y avait beaucoup de colons qui avaient étudié à Cambridge alors, de facon très originale, ils ont décidé de baptiser leur nouveau village avec le même nom. Depuis c'est une ville voisine de Boston, simplement séparée par la rivière Charles.

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Je pensais à l'avance que cette université allait être impressionnante. Mais pas à ce point ! Pour le simple filière du droit, ils ont vingt bâtiments ! Alors que dans toute université normalement constituée nous travaillons sur des reproductions, ils ont le luxe d'avoir les musées. Un musée d'histoire naturelle, ou encore un musée d'art, avec quelques Manet, Monet, Poussin ou Picasso !

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Sont sortis de là 45 prix Nobel, dont Mister Obama, ainsi que quelques anciens présidents : les deux Roosevelt, Kennedy,  G. W. Bush... mais pour celui-là il se la raconte moins !

Alors j'ai bien observé les étudiants, espérant déceler dans l'un d'entre eux un destin à la Obama. Le campus était quasi-désert car dans le même temps, c'était LE match de l'année en football américain, contre Yale, l'université rivale. Si bien que même les bus affichaient des "Let's go Harvard, beat Yale" au lieu de leur trajet. Difficile de s'y retrouver dans ces conditions.

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Nous avons traversé Cambridge qui a toutes les qualités que l'on attend d'une ville étudiante, avant de retrouver Boston. 600 000 habitants (moins que Marseille !). Mais une influence mondiale gràce à cette université. Pour le reste, j'ai cherché un symbole de la Boston Tea Party. Je cherche encore. Pas grand chose. Le centre-ville est assez petit, il fait bon s'y promener et s'y perdre. Mais la ville ne présente pas un lieu ou un bâtiment hors-normes. Ce fut une petite déception. Cependant, le fait de s'échapper de New York et de se balader dans des petites rues change des longues avenues rectilignes de la grande pomme.

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 19:35

Cela faisait plusieurs semaines que Liberty et Ellis Island me tentaient. 12$ pour le bateau, cela me tentait moins (8 si je réservais à l'avance mais je souhaitais le faire un jour de soleil). J'ai finalement craqué. Et j'ai bien fait.

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Tout d'abord la grande dame. Wohhhh. Je suis à ses pieds, au sens propre comme au figuré. Je l'observe longuement. Bartholdi était un véritable artiste. La précision des mains, du pli de la robe. Et son histoire. Avec des anecdotes croustillantes, comme le fait que la statue fut utilisée comme un phare pendant les seize premières années ! C'est un beau cadeau que la France a fait là ! Après une bonne heure à ses pieds, je pars vers Ellis Island.

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Ellis Island. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais cette île fut un symbole. Pour entrer aux Etats-Unis, 12 millions d'immigrants ont dû passer ici. Et on estime qu'environ 100 millions d'Américains ont un ancêtre qui est entré par Ellis Island. L'île accueillait les immigrants, et les inspectait. Signe de maladie, de folie : retour à la maison ! Ils sont 2% à avoir fait le voyage pour rien. L'île y gagne le surnom de "l'île des pleurs" ou "l'île des coeurs brisés", lorsque l'homme était accepté, mais pas sa femme, ou son enfant...

 

L'immigration aux Etats-Unis est un sujet étonnant. Le pays s'est développé grace à ce processus. Plus de 95% des Américains sont des descendants d'immigrants. Et pourtant, très vite, les polémiques enflent. Plusieurs lois sur les quotas d'immigration sont prises au début du XXème siècle. Les premiers visés sont les Chinois. Puis ce sont les Européens de l'est, puis du sud. On veut une "Amérique aux Américains !" (tiens ca me rappelle quelque chose...)  Au regard de l'histoire du pays, cela prêterait à sourire si le sujet n'était pas aussi grave. Depuis, le visa américain est l'un des plus difficiles à obtenir et les dernières lois passées en Arizona durcissent les conditions pour les immigrants mexicains.

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De facon plus générale, le musée consacré à l'immigration aux Etats-Unis m'a fait réfléchir longuement aux politiques d'immigration européennes, et francaises en particulier. Alors que la grande majorité de la population craint une grande vague d'immigration, l'exemple américain montre que celle-ci a considérablement développé le pays. Vous allez me répondre que le pays était vide au départ. Oui, mais non. Au début du XXème siècle, ce fut la plus grande vague d'immigration de l'histoire du pays (1 million d'immigrants rien qu'en 1907!). C'est Marine qui pense être élue  facilement !

Pourtant cette vague, j'ai presque envie de parler d'un tsunami, a été suivie d'un Golden Age, véritable âge d'or pour le pays. Et pour cause, il fallait tout construire pour les immigrants.

 

Alors je pense à ma France, un pays plutôt vide (densité de population deux fois plus élevée en Allemagne, trois fois en Belgique, presque quatre aux Pays-Bas) qui a tendance à fermer ses frontières. Je pense également au Canada et à l'Australie, souvent premiers au classement de l'IDH (indice de développement humain) et qui ont une politique plus flexible. La solution ? Je ne l'ai pas. Mais j'ai comme le sentiment que l'actuel gouvernement n'a pas la bonne.

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 04:50

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Cinquième rang, au centre. Nous sommes dans le théâtre du Madison Square Garden (WaMu theatre). La place vaut 115$ et le cirque du soleil présente "Wintuk". Oui, là, vous vous dites : "il y a quelque chose !" Susan.

Susan, c'est le genre de femme qu'on aimerait tous bien connaître un jour. Journaliste, actrice, elle fréquente du beau monde. Il se trouve que c'était la première propriétaire de Laura. Elle a ses entrées un peu partout, et en fait bénéficier ma demoiselle. Souvent ce sont des avant-premières de films. Ce soir c'est du cirque. Du coup, nous en profitons. Oui, NOUS. Car nous sommes 4 ! Un cadeau à 460$ ! Ce n'est pas tous les jours ! Surtout qu'à l'entrée, c'est pop-corn et soda à volonté !

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Le Cirque du Soleil. Le nom doit vous parler. Ils ne sont pas Francais, mais Québecois (c'est du pareil au même !). Et ils sont bien différents des cirques traditionnels.

Je veux parler du cirque que j'ai vu dans mon village : petit, sympa, qui fait participer le public, mais dont les moyens sont limités. Je veux également évoquer le cirque que j'ai vu à Rennes : quelques animaux et quelques acrobates mais rien de flamboyant.

 

Oubliez tout ceci. Le Cirque du Soleil, ca a de gros moyens (4 000 employés à travers le monde !) Et c'est contemporain ! Pas d'animaux ! Oui, au départ, ca surprend. Mais des comédiens et des acrobates. Et quels acrobates ! Du genre un jongleur avec huit balles. Donne-m'en 3 et je suis perdu !

Le spectacle ressemble beaucoup à une pièce de théâtre, voire même à une comédie musicale. Beaucoup de chants, beaucoup d'humour et une véritable histoire en trame de fond. J'avoue c'est magique et pas seulement pour les petits ! Alors merci qui ? Merci Susan. (Au fait, si tu as des places pour une finale de coupe du monde de foot un jour...)

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 13:32

J'entre dans l'Arthur's Tavern, sur la Grove Street, un bon endroit pour écouter du jazz ou du blues en live. Ils sont six. Les cheveux grisonnants, la démarche parfois hésitante. Mais leur souffle reste intact. Ce n'est clairement pas le genre de musiciens que je m'attendais à voir. J'imaginais quelques jeunes qui veulent gagner un peu d'argent  et d'expérience. Pourtant ce sont bien nos retraités qui vont nous emmener dans leur univers musical pendant quelques heures.

 

Ils sourient. Ils sont clairement heureux d'avoir un public devant eux, qui les écoute. Dans le même temps, je pense à mon grand-père, à la santé et à la mémoire plus que fragiles en ce moment. Et je me dis qu'après la retraite, il doit y avoir une vie. Musicale pour ceux-là. Sportive pour d'autres. Faite de voyages, faite de rencontres. Pour que la retraite ne soit plus considérée comme une petite mort.

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J'en oublierais presque mon coca à 6$ (tout est dans le presque !) Ils introduisent chaque chanson par un petit discours sur l'artiste ou sur le sens des paroles. Ma culture musicale est très faible quand on parle de jazz. Alors j'écoute et j'apprends.

 

L'avantage de New York c'est la quantité. Ainsi que la qualité. Des musiciens, il en pullule dans le métro. Parfois des bons, comme ces deux Mexicains avec leur guitare et leur sombrero à qui j'ai donné un petit billet pour qu'ils persévèrent. Comme ce petit jeune avec sa guitare électrique à qui j'ai donné le même billet tout en espérant qu'il se lance dans autres choses pour réussir sa vie. Et de temps en temps, on a un petit vieux. Ils sont là pour gagner leur croûte ou pour prendre du plaisir, c'est selon. Mais je les regarde toujours différemment. Car ils sont attendrissants.

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 17:46

Après s'être fait refouler de l'Abyssian Baptist Church ( De la ségrégation à New York contre les blancs (expérience personnelle) ), nous avons erré dans les rues de Harlem à la recherche d'une église prête à nous accueillir. La seconde demeure de Dieu était presbytérienne. Cependant, ses portes étaient fermées aux touristes, comme l'expliquait une affiche à l'entrée. Mon aversion contre la religion et l'église se renforcait à chacun de ces refus.

 

A 10h45, nous voyons au loin l'église de Saint Charles Borromeo. C'est la cinquième que nous tentons de visiter depuis ce matin. Les portes sont ouvertes. Un chant résonne. Un gospel. Nous entrons dans l'église qui nous paraît minuscule. Autour de nous, une majorité d'Afro-Américains et dans un coin ceux que je soupconne d'être des touristes. Je reste dans le fond de l'église, bien décidé à voir ce que je cherche depuis deux heures.

 

La messe se déroule comme en France. Jusqu'à ce qu'un chant retentisse. Ils sont une vingtaine d'Afro-Américains, avec la même tenue. Et ils chantent pour Dieu, pour Jésus, pour les apôtres. Leur chant ressemble à un cri. Magique. Des frissons parcourent mon corps à chaque refrain. L'ensemble de l'église reprend en choeur, reprend avec coeur. J'avoue être impressionné. Il y a là un réel talent, dans la chanson. Il y a là un réel engouement, pour la religion. Une ferveur que je n'arrivais pas à ressentir en France.

 

Dans notre hexagone, j'ai toujours eu l'impression que l'Eglise était simplement douée pour célébrer des enterrements. C'est froid, c'est austère et la parole de Dieu ne m'a jamais réellement donné envie de m'engager, ni même d'y croire (tout ceci n'est bien sûr qu'une opinion personnelle, je respecte les choix et les croyances de chacun). J'ai l'impression que l'Eglise francaise a trop subi l'influence des moines et de leur austérité, notamment dans les discours.

La messe que j'ai vue dans Harlem était très différente en raison du pasteur. Il riait. C'est bête à dire mais je pensais que les pasteurs ne pouvaient pas rire, qu'ils n'étaient jamais joyeux. Il chantait. Et quand je dis chanter, ce n'est pas au fond, assis sur sa chaise. Non, il fait un couplet, seul, et a cappella. Talentueux notre pasteur ! A la fin de la messe, il fait applaudir les touristes par nationalité, dont une grosse moitié de Francais.

Il quitte l'église en chanson, comme les croyants, en effectuant quelques pas de danse. Je ne sais pas si vous pouvez imaginer l'effet que cela fait de voir un pasteur partir ainsi. C'est tout juste si je ne me mettais pas à lui courir après pour m'engager dans les ordres.

 

Alors depuis je réfléchis. Sur l'Eglise, la religion, sur Dieu, sans trop savoir s'il existe. Et sur la France et son Eglise, qui sont restées au XIXème siècle. Je comprends un peu mieux la désaffection francaise. Je comprends aussi un peu mieux l'enthousiasme des Américains.

 

Le gospel ? Ca vous change une église.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 17:23

Ma première soirée onusienne. J'avoue avoir un mélange de curiosité et de dégoût avant l'événement. Pour moi, les réceptions de l'ambassadeur, c'est beaucoup d'argent mal dépensé, par des gens dont le boulot est de résoudre les problèmes du monde.

 

Nous arrivons sur la cinquième avenue, la plus chère à New York. C'est ici que la mission de l'Autriche à l'ONU a réservé trois étages, pour organiser sa soirée. Lumière tamisée, salle qui peut accueillir 300 personnes (nous sommes un peu plus), petite terrasse au douzième étage.

Cette soirée rassemble des ambassadeurs, des délégués et des internes. Et moi. La nourriture est à volonté. Les boissons aussi, alcool compris. Le tout servi par une dizaine d'employés spécialement embauchés pour l'occasion.

Une question me traverse l'esprit, qui paye cette petite fête ? Non, ce n'est pas l'ONU, mais l'Autriche. A savoir le gouvernement autrichien, avec l'argent des impôts. Donc la population. Alors, à chaque bouchée, à chaque gorgée, je pense à mes amis autrichiens et à leurs impôts, que j'avale (regardez moi ces desserts !).

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Après la soirée, plutôt bien animée par le DJ, nous avons un long débat avec la demoiselle. Deux questions sont pour moi importantes. Est-il nécessaire d'avoir ce genre de réception, payée avec l'argent des contribuables ? Mademoiselle pense que cela sert aux relations extérieures de l'Autriche, et que c'est une part du travail. De mon côté, j'avance l'idée que les délégués pouvaient au moins payer leur consommation, étant donné que la pauvreté n'est pas la principale caractéristique des employés de l'ONU.

Notre deuxième conservation s'est portée sur la notion de politique. Est-ce de la politique ? Certains prétendent qu'ils n'aiment pas la politique et qu'ils ne veulent pas travailler dans ce milieu. Personnellement, je dis que c'est déjà le cas. Cette soirée, destinée à se forger "des contacts", est clairement politique. Avec ses plaisirs et ses excès.

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 01:28

Me rendre dans un gospel à Harlem. C'était clairement l'une de mes plus grandes attentes à New York. Je me lève donc de fort bonne heure ce dimanche pour assister au plus grand gospel de Harlem, qui se déroule dans l'Abyssinian Baptist Church. Selon mon Lonely Planet le pasteur accueille les touristes à bras ouverts et prie pour eux. Je choisis la messe de 9h, craignant la foule de 11h.

 

Lorsque nous arrivons devant les portes, une sorte de vigile explique que l'on ne peut pas entrer. La raison ? Aujourd'hui, c'est un anniversaire, et il faut que les membres quotidiens de l'église puissent y assister. Le vigile pense (ceci n'est pas une oxymore) que nous pouvons sagement attendre dans la queue, jusque 11h. C'est bien la première fois que les portes de Dieu se ferment devant moi !

 

Cependant, ce qui pouvait passer pour une décision logique devient très vite discriminatoire. Le problème est évident : le vigile arrête les blancs. Et il leur explique qu'il faut revenir à 11h. Jamais une seule question si tu es de couleur noire. A 11h, lorsque je repasse devant l'église, la queue de plusieurs centaines de mètres est blanche, à 100%. Autant de blancs dans Harlem c'est rare !

L'ensemble des touristes s'est donc retrouvé bloqué devant les portes. Mais qu'en était-il des touristes de couleur noire ? A l'intérieur, car le vigile ne les a pas arrêtés....

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J'ai ressenti cette décision comme une injustice. Je suis sûr que si j'avais été de couleur noire à 9h, devant cette église, je serais entré.

Alors bien sûr, on peut multiplier les débats. Une messe est-elle un lieu touristique ? Est-il juste que les touristes puissent assister à la messe mais pas les croyants ? Cela n'empêche, la décision, prise sur le boulevard Adam Clayton Powell, du nom d'un noir ayant lutté contre la ségrégation, fut la mauvaise.

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 14:03

Mister Lars. Pour tous ceux qui ont fait Erasmus à Canterbury en 2008-2009, cet homme reste associé à un accent. Et quel accent ! J'avoue avoir passé plusieurs mois à essayer de le déchiffrer, en vain. Alors sa petite visite à New York sera un test : est-ce que j'ai progressé en anglais ?

Oui ! J'avoue qu'au téléphone ce fut très compliqué, une sorte de "wouan win wouan" indescriptible. Mais après une heure en sa compagnie les choses se sont largement améliorées. Originaire de Chicago, il est venu avec Katie, de Minneapolis. Ensemble, nous allons effectuer une tournée des grands ducs, à savoir les pubs de New York.

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L'avantage de New York, c'est le choix. On commence par un irlandais, mais on est décu (pourtant, c'était considéré comme une valeur sûre). Puis on entre dans le "parigot", où Brassens résonne. Un bar francais dans la grande pomme, ce n'est pas le seul, mais c'est mon premier. Au revoir Shakespeare, je peux commander mon soda avec Molière ! Une amie de Katie nous rejoint, elle vit à New York. C'est parti pour la visite de Greenwich !

Tout d'abord, elle nous emmène (en Mercedes bling bling) dans un magasin assez étonnant. Alors que tu entres, la vendeuse s'offre de te laver les mains. Regard interloqué. Pardon ? Oui, oui, vous allez voir, c'est sympa. Et nous voici à quatre autour d'une sorte de puits. La vendeuse nous offre les produits et on se lave les mains. Puis on s'en va. Merci ! Ensuite direction un bar très américain, mais sans charme. On continue avec le Pig, où la décoration est très cochonne. On mange, que dis-je, on déguste quelques plats avant de partir dans un club de jazz, Little Branch.

 

La tournée des grands ducs a commencé à 14h. Mes nouveaux amis commencent à avoir du plomb dans l'aile comme on dit familièrement chez moi. Est-ce pour cela que Katie me considère awesome, en raison de mon accent francais ? Surtout, comment se fait-il que Courtney m'écrive le nom de trois adresses pour trouver un job, trois agences de mannequinat ! Sans doute sait-elle que je passe mes journées dans les magasins et que je suis la mode à tout prix !

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Le dernier club de jazz est extra. Tout d'abord, il ne paye pas de mine de l'extérieur. Et pour cause, c'est une porte métallique, style blindée, et il faut frapper à cette porte. Toc, toc, toc. Entrer. Nous descendons les escaliers et arrivons dans une pièce exclusivement éclairée à la bougie, bercée par une musique blues. Est-ce un club échangiste ? Je suis rassuré quand je vois que tout le monde est habillé. Et c'est sur des airs de jazz que je termine ma tournée, enfin rejoint par ma demoiselle (à 22h30 ! merci l'ONU !)

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 15:59

J'admets ne pas être un grand fan de TF1. Ici j'ai découvert Fox News. 10 fois pire. Contrairement à la France, où chaque chaîne se prétend être neutre (plus ou moins) dans le rendu des informations, les chaînes américaines ont un avis tranché, et le font savoir. Fox News n'aime pas Obama, n'aime pas les Démocrates et adore les Républicains. Au moins, ca a la mérite d'être clair ! Le seul problème, c'est que la chaîne bénéficie de l'argent de Rupert Murdoch. Donc, si vous voulez regarder la finale du base-ball ou le football américain il faudra vous tourner vers Fox. C'est la chaîne la plus regardée aux Etats-Unis, et pendant la guerre en Irak on estime que son audience a plus que doublé ! Tellement patriotique qu'il y a le drapeau américain qui flotte constamment sur ses programmes !

 

Hormis Fox News, je possède 5 chaînes. Et il y a quelques généralités que l'on peut faire. Tout d'abord c'est sympa d'être aux Etats-Unis si tu es un fan de séries. Au moins, tu ne dois pas attendre le lendemain pour trouver ton épisode favori sur internet. C'est le pouvoir des séries américaines. Car je vous garantis qu'il n'y a pas beaucoup d'Américains qui attendent avec impatience le nouvel épisode de "Plus belle la vie" sur le Net.

 

Surtout, lors de ces épisodes, il y a cinq pubs. La publicité a ici un pouvoir inimaginable. Pendant les matchs de base-ball, c'est entre 18 et 20 publicités ! Pour le basket et le hockey c'est un chiffre équivalent. Et ce qui est extraordinaire, quand tu es au match, ce sont les joueurs et l'arbitre qui attendent la fin de la publicité pour remettre la balle en jeu... Le pouvoir de la pub est partout ! Times Square, c'est l'apogée. Des millions de touristes viennent voir des publicités. L'air de rien, ca paraît un peu stupide. Mais ca ne l'est pas, puisque celles-ci impressionnent par leurs dimensions et leur luminosité (la nuit ne tombe jamais sur Times Square).

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Les publicités sont également très réactives. Alors que je regardais un documentaire sur le sport, j'ai eu le droit à une énorme publicité (3 minutes environ) qui me donnait toutes les bonnes raisons d'acheter la collection de DVD du programme que je regardais avant et après la pub. Mieux, lorsque les Giants ont remporté le titre de champion de base-ball, la première publicité vendait le T-Shirt "Giants champions" pour 25$ ! Ils sont forts quand même !

 

En période d'élections, j'ai également vu la liberté et l'agressivité des pubs. La campagne démocrate pour le siège de New York se faisait contre Paladino, le républicain. Ainsi la publicité débutait avec le rappel des erreurs du candidat pendant sa campagne, puis on montrait que Paladino avait échangé des e-mails racistes et pornographiques. La pub s'achevait par un slogan : "comment voulez-vous confier le contrôle de New York à quelqu'un incapable de se contrôler". Imaginez une publicité pareille avec toutes les erreurs de Sarkozy depuis le début de son mandat ! Ca aurait de la gueule !

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