21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 13:15

Après avoir été oscarisé guide londonien de l'année 2008-2009, puis rennais en 2009-2010, voilà que je remets mon titre en jeu dans la grande pomme ! Session 2010-2011, c'est parti !

 

Pilvi, une copine d'enfance de Laura, est arrivée samedi soir. Après une visite de Washington pour commencer, elle a le droit aux bases de New York. Statue de la Liberté, Wall Street, Ground Zero c'est fait. On ne chôme pas, mieux vaut être très bien chaussé ! Puis, nous observons également Times Square, très vivant et impressionnant la nuit, mais qui vaut également le coup le jour pour ses nombreux taxis (3 pour la police, 6 selon les manifestants).

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Peu de choses nouvelles, je fais ce que j'ai déjà décrit il y a quelques jours. Mais il y a une nouveauté : Manhattan, la nuit, depuis Brooklyn. Si je ne considère pas New York comme magnifique le jour, je pense que la ville éclaire mes nuits telle un phare les navires. New York ne dort jamais, Manhattan ne dort jamais. Entre les touristes en extase, les vendeurs de hot-dogs et les SDF, New York semble plus vivante la nuit que Saint-Omer le jour (pardon pour la comparaison !). A voir, et à revoir.

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PS : Demain, je vous emmène voir les Knicks (basket !) pour 15$ !

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 13:04

Barack m'a appelé pour venir faire un brunch en sa compagnie. Je n'ai pas pu résister, surtout quand l'aller-retour New-York-Washington est à 35$ ! Le réveil est difficile à 5h, mais 4h30 de périple permettent de se requinquer ! La compagnie de bus provient de Chinatown et le chauffeur se fait remarquer par sa patience dans les bouchons avec des gros jurons en chinois ! (oui, je ne parle pas chinois, mais le ton d'un juron est international !)

 

Washington correspond pour mon petit esprit à la Maison Blanche. Directement, c'est la petite visite à Barack. Apparemment il n'a pas invité que moi à son brunch ! Les jardins sont remplis et nous préférons rester en dehors, pour pouvoir admirer le reste de la ville. Se retrouver face à la Maison Blanche est tout de même un drôle de sentiment. Après la statut de la liberté, c'était peut-être la deuxième image qui me venait à l'esprit quand on parlait des Etats-Unis. Et j'y suis.

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Nous avons ensuite longé le National Mall, un immense jardin entre le Washington Monument (une obélisque) et le Capitole. Nous avons pu admirer l'ensemble des musées locaux, gratuits, et à l'architecture soignée. Oui, car s'il y a une grande différence avec New York, c'est dans l'architecture. L'étudiant en histoire de l'art a apprécié ! C'est facile, à Washington, ils ont engagé des architectes qui ont travaillé à l'européenne (influence grecque notamment). A New York, ils ont oublié d'engager les architectes (du coup il faut aimer les tours). Bref, nous arrivons enfin devant le Capitole, clairement splendide ! Les sénateurs américains sont bien installés, ne vous inquiétez pas. En haut trône une statue et nous cherchons qui cela peut bien être. Un policier nous répond que c'est Franklin (pas la tortue, le président). Or, dans un magasin, nous apercevons que c'est la statue of Freedom. Ah les policiers...(ah les magasins, wiki me dit que c'est une statue de Perséphone, déesse des enfers...)

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Après cette première moitié de périple, nous quittons notre petit groupe d'onusiens pour nous diriger vers le Washington Monument, puis le mémorial de la seconde guerre mondiale. Celui-ci devance la Reflecting Pool et le Lincoln Memorial. J'ai une préférence subjective pour Lincoln (qui n'aime pas Lincoln ?!). La vue de ce mémorial est la même que lors du discours de Martin Luther King, de Barack Obama ou de Forrest Gump... qui n'a pas foulé ce sol mythique ?!

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Nous finissons notre visite avec le mémorial pour la guerre de Corée et celle du Viet-Nam. Et nous imaginons dans 20 ans le mémorial de la guerre d'Irak et d'Afghanistan... Fous de mémoriaux ces Américains (ou fous de guerre...).

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Anecdote : Au retour, le chauffeur du bus m'explique que les lumières ne fonctionnent pas par un beau "kaput" ! L'allemand sert partout !

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 12:53

Aujourd'hui, je repars du côté de Brooklyn, qui m'avait impressionné la première fois (plage et quartier russe). Le soleil ne me quitte pas depuis mon arrivée, je décide de choisir le Prospect Park comme point central de ma visite. Je vais donc pénétrer le centre de Brooklyn.

 

Tout d'abord, je m'arrête du côté de Grand Army Plaza. Une statue de Mister Kennedy, une petite fontaine et surtout un arc de triomphe en l'honneur des défenseurs de l'Union !

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La guerre de Sécession est plutôt une fierté pour New York. C'est toujours plus facile d'être fier quand on a choisi le bon côté, à savoir celui des vainqueurs (l'histoire est écrite par ceux-ci, non ?).

 

Ensuite, je me rends dans Prospect Park, qui est le grand parc de Brooklyn. S'il y a une comparaison à faire, c'est d'abord avec Central Park. Ici, c'est calme, très calme ! A Central Park il y a toujours du monde (comme partout dans Manhattan). A Prospect Park, je marche 10 minutes tout seul, dans la nature. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que sont 10 minutes sans un klaxon...un véritable bonheur ! S'il  y a une autre comparaison à faire, je la ferai avec la France, et les jardins "à la francaise". Souvent, dans notre Hexagone, les jardins sont très encadrés, et les fleurs doivent pousser ainsi, parce qu'on l'a décidé ! Ici c'est jardin à l'anglaise, on laisse la nature se développer, un peu n'importe comment il est vrai, mais j'y trouve plus de charme ! Toujours est-il que cette marche avec les animaux de la forêt, bien loin de Manhattan et ses buildings, m'a fait un bien fou.P1100120.JPG

J'ai ensuite longé le Green Wood Cemetery, le plus grand cimetière de New York, mais sans pouvoir le visiter (ouvert le week-end). J'ai donc avancé vers Sunset Park et Borough Park. Ce sont des quartiers juifs. Quand je dis quartier juif, je veux dire que cela se voit : habits traditionnels, petites papillottes, barbes, chapeaux, tout y est. De même, ces deux quartiers ont une partie de leur population originaire d'Amérique centrale, si bien que les magasins ou les restaurants portent le nom du pays dont ils sont originaires (notamment Panama et Costa Rica)

Après une moitié de poulet avec des frites, je finis ma visite par les Brooklyn Heights, qui m'offre une vue de Manhattan depuis Brooklyn. Ca vaut le coup et je pense que la nuit serait le moment idéal pour une petite visite ici !

Demain, je vais voir Barack et Washington !

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 13:15

Le soleil est à son zénith. Un délégué allemand me précède. Et vient mon tour. C'est à une salle archi-comble que je m'adresse : "Je vous ai compris !" L'applaudimètre est à son apogée, merci Laura !

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Plus sérieusement, cette visite de l'ONU fut un grand plaisir. Laura a le droit de faire entrer deux personnes. Me voici donc dans l'antre du "machin". Je passe d'abord la sécurité, ce qui n'est pas chose aisée, puis je bénéficie d'un badge "escorté", Laura devant m'accompagner à chaque seconde. Et c'est parti, direction le Hall de l'Assemblée Générale.

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La salle est déserte, deux Allemands, un délégué du Golfe (persique, pas Tiger Woods). Et puis nous. Il est midi, l'heure de déjeuner pour la majorité des représentants. De mon côté, je bénéficie de ce badge pour passer la barrière. C'est là que je ressens l'avantage de travailler pour le "machin". Je laisse les autres visiteurs derrière la barrière et je m'avance à travers les rangées de sièges. La France est à côté de la Finlande (serait-ce un signe ?) et juste derrière la Chine (ce n'est pas un signe !). Je me prends à imaginer écouter de longs discours....

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Puis vient le temps de mon discours sur l'estrade, vous connaissez la suite.

 

C'était une journée ONU, puisque nous participons à une soirée entre internes. Je rencontre notamment l'un de nos représentants, bien sympa, qui tape sur Sciences-Po à plusieurs reprises (il en était originaire) et qui me donne quelques détails croustillants sur une affaire africaine de l'été dernier.

 

Hormis cela, j'avoue avoir perdu mes illusions sur le "machin" depuis quelques temps. Laura me raconte ses journées : réunions officielles interminables et rapports qui prennent la tête. Pas souvent le temps pour manger le midi. Quant aux représentants, j'ai l'impression qu'ils ne viennent pas du même monde. J'ai beau lancer des conversations, elles retombent aussi vite. Peu de difficulté à parler de ce qu'ils font, grande difficulté à poser des questions sur l'autre. Plus mes rencontres avancent et plus j'ai l'impression que ces représentants ont sacrifié leurs amis, leurs amours ou leurs soirées. Du coup, ils n'ont pas d'autres sujets de conversations que le boulot. Ont-ils sacrifié leur jeunesse ?

Cela est cependant une généralité. Il y a plusieurs exceptions. Mais si un jour j'ai pu être intéressé par un travail dans ce milieu, j'avoue que mon intérêt a grandement diminué. Car si on doit travailler pour vivre, on ne doit pas vivre pour travailler, même pour l'ONU.

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 15:43

New York est un petit monde à elle seule. On estime qu'environ 170 langues sont parlées dans la ville. Et de nombreuses communautés ont leur propre quartier. Après Chinatown, après Little Italie ou les Russes de Brighton Beach, aujourd'hui place aux Grecs !

 

Direction le nord-ouest du Queens, du côté de Broadway et d'Astoria. C'était le lieu mythique pour le cinéma américain avant les déménagements successifs vers Hollywood. Au fur et à mesure de ma marche, j'ai compris que la zone était plutôt sinistrée économiquement. Il semble loin le temps du cinéma et je n'ai que très peu retrouvé la trace de celui-ci. Par contre, j'ai croisé un nombre important de Grecs, à croire que derrière chaque quartier en difficulté économique se cache un Grec (ce sont des chats noirs ceux-là !) Les restaurants sont grecs, les magasins, et il y a même un fan club de l'Olympiakos !

 

Mais ce que j'ai croisé dans le Queens, c'est également un petit résumé du nationalisme américain. Il  y a d'abord une grande partie des maisons décorées pour Halloween, mais j'y reviendrai le moment venu. Il y avait aussi cette maison, où G. W. Bush et la guerre en Irak n'étaient pas les bienvenus !

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Ce mur m'a rappelé la parade de la veille sur la cinquième avenue. Si les Italiens ont été applaudis, les policiers, les pompiers et surtout les militaires ont été acclamés, à ma grande surprise. Le nombre d'agences où l'on peut s'engager pour entrer chez les G.I. est phénoménal.

J'ai l'impression que New York se considère comme une ville martyre, et la population est fière d'appartenir à celle-ci. Les T-shirts I love NY sont portés par les touristes, mais également par ses habitants. Personnellement, je n'ai jamais pensé porter un T-shirt I love Saint-Omer (mais ca aurait de la gueule !) De plus, j'ai l'impression que les New Yorkais se définissent d'abord comme New Yorkais, même s'ils sont originaires de Chine ou de Grèce. Les chansons célèbrent New York, les films aussi et ce sentiment d'appartenir à la ville se ressent également dans le sport.

 

Si le 11 septembre a changé durablement la politique internationale, il a surtout changé cette ville. Et l'on y ressent quelque chose de spécial, comme de la fierté.

 

Hormis cela, le nord-ouest du Queens n'est pas extraordinaire. Long Island city rassemble une population arabe, avec notamment un centre d'étude de l'Islam. La vue de Manhattan y est cependant différente de ce que l'on peut voir d'ordinaire.

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Je finis ma journée internationale par un restaurant espagnol ! Suis-je déjà en train de faire mon tour du monde ? Demain, mon premier discours à l'ONU !

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 01:24

Selon Wikipédia, qui est toujours bien renseigné, Christophe Colomb aurait découvert l'Amérique le 12 octobre. De ce fait, la grande majorité des pays d'Amérique fête l'évènement. Quant aux Espagnols, toujours modestes, ils fêtent le jour de l'Hispanité, qui est également la fête nationale. Seul souci, à New York, ce sont les Italiens qui se sont réappropriés la journée. Oui, le Christophe, avant de travailler pour les rois catholiques espagnols, était né à Gênes. Rassurez-vous, c'en est fini des précisions historiques !

 

J'avais clairement sous-estimé nos amis ritals. Après avoir vu Chinatown littéralement avaler le quartier de Little Italy, je pensais que les Corleone avaient eu leur compte, une fois pour toutes. Mais non, c'est le retour du parrain, 4ème épisode ! Ils étaient des milliers le long de la cinquième avenue. Les drapeaux italiens fleurissaient, on donnait même des T-Shirts à tous les touristes, si bien que je crus bientôt être en Sicile. Carl Paladino ouvrit le défilé, c'est le candidat républicain, soutenu par le Tea Party, pour l'élection du gouverneur de New York, le 2 novembre. Ils ont toujours le bras long...

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Peu à peu je n'avais qu'une envie : quitter ce lieu infesté. Les images de Materazzi me revenaient à l'esprit et des amis n'auraient pu se contrôler devant une telle invasion de la grande pomme par ces voleurs de coupe du monde ! Repartons donc où les Italiens ont perdu (un peu) de terrain : Chinatown. 

 

Comme je l'ai déjà expliqué, c'est l'endroit idéal pour commercer car les prix défient toute concurrence. Pour manger, n'hésitez pas, surtout si vous aimez le chien farci (blague de merde). Cependant, il est vrai qu'une petite connaissance du mandarin ne serait pas inutile, car je commande souvent au pif, en utilisant un numéro, étant donné que je ne comprends pas les lettres (ou plutôt les signes). Du coup j'ai peut-être mangé du boeuf, du cheval ou du chien, peu importe, c'était bien bon !

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Demain, je pars en Grèce ! (oui, on voyage beaucoup à New York !)

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 13:26

Où habitons-nous ? Au croisement de la 155ème rue et de Riverside Street, à l'extrême nord-ouest de Manhattan. Ici, nous sommes à Harlem, juste au sud du Bronx. L'endroit a une réputation connue, quartier plutôt pauvre, délinquance... Je vous arrête ! Arrêtez de regarder Jean-Pierre Pernaut ! J'habite un endroit plutôt bohème et Harlem s'est considérablement embourgeoisé depuis vingt années. Mon immeuble concentre quelques artistes et l'ancienne hôte de Laura était journaliste et comédienne.

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Cependant mon arrivée a entrainé notre départ six étages plus bas, afin de bénéficier de notre propre chambre. Le loyer est de 1000$, soit 500 chacun (370€ au taux de change actuel). Ce n'est pas exagéré pour New York. De plus, nous bénéficions d'une vue sur l'Hudson et le New Jersey.

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Bref, tout ca pour en arriver au Brunch que nous avons fait avec l'ancienne hôte de Laura, Susan, qui nous a emmenés dans le New Jersey, plus précisément à Nyack, où une sorte de braderie avait lieu. Je m'imaginais déjà phtographier les montagnes de moules et les milliers de bradeux. Non, c'était plus une sorte de brocante dans une petite bourgade paisible du New Jersey. Et rien ne ressemble plus à une brocante qu'une brocante.P1090991.JPG

Un bric à brac, des centaines de stands où les objets inutiles s'amoncellent, où les propriétaires veulent se débarrasser pour faire de la place et où les acheteurs ont un coup de coeur pour un objet qu'ils revendront dans quelques années sur la même brocante.

 

Après avoir attendu que les filles aient fini leur tour et leurs achats, nous pouvions passer au moment important de la journée : le brunch. Un mélange de breakfast et de lunch, petit-déjeuner et déjeuner. Les Américains (et les British) en rafollent, le week-end, rien de tel qu'un bon brunch en famille. Le brunch traditionnel : des oeufs ! Bon, 3 oeufs, c'est bien, un steak, c'est mieux ! Je cumule les deux pour être sûr. Petit délice en compagnie d'une Américaine que j'apprécie, car toujours friande de petites anecdotes sur Robert de Niro, qu'elle a bien connu...

 

Après une après-midi de détente, nous finissons à Central Park, du côté du Belveder Lake et de Bethesda Terrace. C'est, pour le moment, le plus bel endroit de New York à mon goût, et celui de Laura. Un peu d'architecture, un peu de verdure, beaucoup de nature et vous obtenez un calme tant recherché dans la grande pomme.

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 12:28

Plof. Plof. Plof. Je souhaite prendre une douche, le seul problème est que cette eau provient du plafond... C'est ce qu'on appelle une fuite ! Pas de soucis, sauf pour notre hôte, qui voit sa chambre se transformer en piscine... Quelqu'un vient assez vite pour réparer la chose.

 

Aujourd'hui, on sort de Manhattan direction Brooklyn ! Oui, New York est divisé en cinq quartiers : Manhattan, Brooklyn, le Queens, le Bronx et Staten Island. Pour vous donner une idée, Brooklyn tout seul serait la quatrième ville des Etats-Unis. On prend donc le métro après un brunch chez l'ancienne hôte de Laura. Ligne D, vers Coney Island.

La traversée de Brooklyn est assez saisissante de diversité, tout le contraire de ce que j'ai vu jusque là. Si Manhattan est haut, Brooklyn est peu élevé, si Manhattan est riche, Brooklyn semble pauvre, si Manhattan est propre, Brooklyn semble sale. J'ai l'impression d'entrer véritablement dans New York, la vraie, loin des clichés et des cartes postales.

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Ma première image de Coney Island est cette facade. C'est l'endroit où se tient chaque année la compétition du plus gros mangeur de hot dog. Ici, le hot dog est au même titre que le base-ball une religion. L'un ne va pas sans l'autre. Vous pouvez le  voir, il y a même un décompte seconde par seconde pour arriver jusqu'à la prochaine compétition. Si des amis sont intéressés par la compétition, le record est de 68 hot dogs en dix minutes ! (10 000 $ à gagner !)

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Du coup, Laura a voulu essayer ! Oui, c'est bien du sable ! Oui, il y a une plage de sable fin à New York ! Et là, nous nous sommes crus en vacances. Peu de monde, soleil, grande bleue et de l'autre côté, la France (je vous ai fait signe, mais vous deviez travailler...) J'ignorais jusque là la présence d'une plage à New York et cette découverte m'a ravit. Puis nous avons parcouru la zone spécialement aménagée pour une balade le long de l'Atlantique, direction Brighton Beach.

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Un mélange de touristes et d'Américains en vacance nous accompagna, sans empressement, calmement. Manhattan ne me manque pas. Dans le quartier de Brighton, je découvre une nouvelle facette de la ville : le quartier russe.P1090987-1--21-.JPG Des Russes ? A New York ? Et pas qu'un peu ! Des rues complètes où l'alphabet cyrillique trône sur les facades des magasins. Nathan et Brendon ont laissé place à Gusev et Milev. Les rumeurs courent sur la présence de la mafia, j'évite toute confrontation avec l'autochtone, de peur de rencontrer une kalashnikov...

Ce fut jusque là mon quartier favori, car très surprenant.

 

La soirée se tient dans le Bronx, où l'une des amies de Laura habite, au niveau de la 161ème rue, à la station Yankee Stadium. Or, aujourd'hui, il y a match. Des dizaines de milliers de Yankees sont présents pour supporter l'équipe de toute une région, de toute une ville. Personnellement, je débute en base-ball et rester assis 5 heures devant un match à 100$ ne m'intéresse pas (mais ca viendra). Surtout qu'en plein milieu du match, une Américaine vient chanter God Bless America ! La recontre donne lieu à un véritable show, avec notamment un feu d'artifice. Les Yankees l'emportent et c'est toute la ville qui sera de bonne humeur demain !

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Au milieu du match, nous avons le droit à une petite visite du Bronx la nuit. Calme, très calme, trop calme. Les Yankees sont présents dans toutes les maisons, même chez le coiffeur chacun a le droit à son écran de TV avec le match. Notre fantasme d'un Bronx très (trop) animé la nuit repassera. Let's go Yankees

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 14:37

Ca y est, nous y sommes ! Seul avec New York ! Comment vais-je te croquer, petite pomme ?

Je dépose Laura à l'ONU (oui, c'est classe comme phrase) et je me lance à l'assaut de la sixième avenue. Pourquoi pas la 4ème ou la 7ème ? Vous allez comprendre. Je suis dans la 55ème rue, au milieu de l'île de Manhattan. Et je souhaite croiser le Rockefeller Center, l'Empire State Building et Ground Zero. Le hasard est bien fait, je vais les croiser sur la sixième avenue !

 

Très vite, j'ai compris les rues et les avenues new yorkaises, qui suivent la logique implacable des nombres : après la deuxième avenue, c'est la troisième ; après la quarantième rue, c'est la quarante et unième. Et comme c'est un plan en damier... Je n'ai pas traîné à l'ONU, me réservant la visite pour plus tard. J'ai donc marché, continuellement.

 

Tout d'abord, je croise le Rockefeller center, autant connu pour ses magasins que pour sa patinoire et son immense sapin avant Nöel. 70 étages, musculation du cou effectuée, je peux observer une statue d'Atlas supportant le poids du monde, pensée à tous les fans de mythologie. Un jour, ou une nuit, il va falloir que je fasse un tour sur son observatoire.

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Ensuite, le hasard de ma marche m'a fait découvrir la cathédrale Saint Patrick. Oui, Saint Patrick, avant d'être une fête placée sous le signe de l'Irlande et de la bière, fut également un saint que l'on vénérait religieusement. C'est tout simplement la plus grande cathédrale des Etats-Unis. De style néogothique, c'est également la plus ancienne cathédrale catholique des USA (oui, ici on est plus protestant).  Tout d'un coup, un panneau attire mon attention. P1090968.JPGC'est quoi tous ces chiffres ? La dette des Ricains ! Je fais deux photos et entre les deux, ils ont perdu 30 000 $ de plus ! Je me pose deux, trois questions sur le système capitaliste et une dizaine de rues plus loin, j'apercois l'Empire State Building. J'avoue, c'est haut. 381 mètres pour être précis, 449 si on compte l'antenne. Une montée s'impose, avis aux amateurs !

 

Manger aux Etats-Unis vous fait oublier votre régime ou perdre votre livret A, c'est au choix de chacun. Hot Dog à 1,50$, Mc Do et autres Fast Foods triomphent bien souvent des fruits et légumes, sauf si ceux-ci triomphent de votre porte-monnaie. Aujourd´hui, j'avoue avoir trouvé un bon plan : poulet-frites à 2$. Avec une banane à 19 cents achetée dans un magasin, j'obtiens un repas conséquent à un coût limité. 

 

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Voici Ground Zero, le lieu de fameux World Trade Center en reconstruction. Des grues et des touristes. Rien d'extraordinaire, il faut l'admettre, si ce n'est l'impression d'humer un peu d'histoire.

Pour terminer mon après-midi, je retrouve avec une certaine joie Central Park, où j'ai l'impression d'être différent : je marche. Oui, la norme semble être le jogging et les baskets pour réaliser le footing quotidien des New Yorkais. Je me pose devant des joueurs de Frisbee et je profite du soleil qui trône sur la ville depuis mon arrivée.

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Ma soirée en compagnie de Finlandais consistera à essayer de comprendre les règles du base-ball, véritable religion nationale. J'avoue gérer les bases mais cela reste assez compliqué. Mais que voulez-vous, ici, ils croient que le football se joue avec les mains...

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 14:38

Laura a spécialement pris sa journée pour mon arrivée. Je me lance donc à l'assaut de la grande pomme en compagnie d'un guide de qualité, qui a déjà arpenté à plusieurs reprises les rues new yorkaises.

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Et aujourd'hui, ce sera Manhattan ! On prend donc la ligne 1 du métro (il y en a 26), et on descend à Times Square, le temps pour la Finlande de se prendre un café. Times Square mérite un peu plus de détails. C'est le lieu des cinémas, des théâtres, des artistes. C'était aussi l'endroit où les sex shops pullulaient jusqu'à la fin des années 2000, mais l'ancien maire (Giuliani) a appliqué la tolérance zéro et pour visiter les sex shops, il faudra aller dans le Queens ou à Brooklyn (autres quartiers de NY). Times Square, c'est également le lieu des touristes, qui tentent désespérement de faire une photo en s'appuyant sur un des gratte-ciel.  Je pense cependant que la vue de nuit impressionne plus.

 

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On reprend la ligne 1 direction South Ferry, pour prendre un bateau qui nous emmène voir La liberté éclairant le monde. Ce bateau est LA chose à faire ici. Tout d'abord, on peut voir Manhattan dans toute sa splendeur, malgrè l'absence des tours jumelles. Surtout, on passe aux abords de la Statue de la Liberté. Merde alors ! C'était l'une des premières inscriptions sur  ma Bucket List. Ca aussi, c'est fait. il va falloir que je trouve d'autres idées ! Je n'ai pas visité l'intérieur de la statue, en sachant que quelques amis arrivent assez vite et seront sans doute intéressés. On peut même visiter la tête de la statue si on s'y prend à l'avance (ce n'était plus le cas en raison de 11/09). Enfin, ce bateau est gratuit !

 

Après ce petit périple autour de Liberty Island et un petit arrêt sur Staten Island, nous prenons la route du Financial District, et notamment de Wall Street.... hum mais qu'est-ce que je sens ? Le fric ? Oui le fric. Ici on n'a pas honte de dire que si tu n'as pas une Rolex à 30 ans, tu as raté ta vie. Restaurants, hôtels, bars, magasins et surtout bureaux, bureaux, bureaux. Pas d'Iphone, ici c'est le triomphe du Blackberry. On passe devant le Dow Jones qui retrouve un peu de vigueur après le crash de 2008. Je lis dans le Lonely Planet que la crise mondiale a beaucoup affecté Wall Street.  Rassurez-vous, il y a de beaux restes !P1090949.JPG 

Très franchement, je n'ai pas aimé ce coin-là. J'ai préféré la vue sur Brooklyn Bridge ! Non, je n'ai pas encore traversé le plus connu des ponts new-yorkais. 1825 mètres, il faut un peu de temps devant soi. Et je sais que quelques Francais seront également intéressés. Après une petite pause pour nos jambes fatiguées, nous avons repris notre marche direction Chinatown. Ce fut la bonne surprise de cette journée. Très différent du reste de Manhattan, peu cher, Chinatown a littéralement avalé Little Italy, dont il ne reste plus que le nom. Même les restaurants siciliens et les pizzérias sont tenus par des asiatiques ! C'est l'endroit où il fait bon manger et faire ses achats : 5 T-Shirts I love NY pour 10 $ !

Après avoir traversé Noho, nous avons terminé notre journée dans Central Park sud. J'ai adoré. Central Park est l'envers de New York : calme, reposant. Les habitants ont le temps, ils flânent. De nombreux points d'eau caractérisent le parc. Alors que les immeubles nous entourent, j'ai l'impression d'être sur un îlot de quiétude.

 

J'ai eu une impression mitigée après ma première journée. New York, c'est sympa mais sans plus. J'ai vu ses principaux monuments et pourtant je n'ai pas trouvé de charme particulier à la ville. Et malgré cette longue marche, j'ai encore du mal à réaliser que je suis à NY... Un peu de déception. Mais comme je viens avant tout pour Elle... :)

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