8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 18:02

Comment entrer aux Etats-Unis quand on s'est trompé de numéro de passeport ? C'est cette question qui m'a hanté l'esprit lorsqu'à Roissy l'hôtesse d'accueil m'a expliqué ma faute. Un 1 au lieu d'un I. Une faute que j'ai donc faite à plusieurs reprises lors de mes voyages. La douane russe l'a laissé passer, en sera-t-il de même avec nos amis amerloques ??

 

Tout d'abord, mon document ESTA n'est pas valable. Je dois le refaire. 14 dollars de moins sur mon compte. J'arrive avec mon nouveau document et l'hôtesse me laisse passer. Petit problème, si il y a une faute sur le document ESTA, il y en a également une sur chacun de mes billets d'avion. La chose ne semble pas poser problème à Roissy. Je survole l'Islande, terre volcanique par excellence, rocheuse et déserte. Mon escale va me mettre à nouveau au défi : peut-on rejoindre les Etats-Unis avec un mauvais numéro de passeport sur le ticket d'avion ? Ou vais-je être bloqué dans le pays du Eyjafjöll ? Non, pas de soucis. Il reste la douane américaine de J.F. Kennedy...

 

La douane du pays de G. W. Bush a une réputation qui la précède. En plus je ne me suis pas rasé la barbe. Double faute. Je m'imagine donc déjà avec un gros Américain dans une petite pièce sombre, avec fouille anale au programme. J'arrive devant le douanier, en le regardant droit dans les yeux. Si je baisse le regard, je m'imagine devoir baisser mon pantalon. Il commence avec un "encore un Francais !". Puis il regarde mon passeport, me regarde et me dit "ce n'est pas possible" suivi d'un long silence. -Ca y est, mes fesses vont y passer !- "Je suis né le même jour !" -Je desserre les fesses- Je souris. La douane américaine est sympa et me laisse rejoindre ma première dame. Il reste des failles dans leurs mesures de sécurité !

 

P1090928.JPG

 

1er métro, après l'achat d'une carte un mois illimité (89$). Premier arrêt, Times Square. Je suis obnubilé par le nombre de publicités qui scintillent autour de moi. Mon cou fait le balancier : haut-bas, bas-haut. Difficile de calculer la taille de ces immeubles. New York est très vivant ici, beaucoup moins du côté de la 155ème rue où je réside actuellement.

J'ai beaucoup de mal à réaliser que je suis à New York. Mon esprit semble être resté à Tilques et ses champs de carottes que j'ai quittés il y a quelques heures. Je regarde autour de moi, tout est si différent. Et pourtant je n'y arrive pas. L'impression de marcher dans un rêve.

Demain, je vais y entrer pleinement. Au programme : Statue de la Liberté, Wall Street, Brooklyn Bridge, Chinatown, Little Italy, Noho et Central Park !

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 12:18

Fini la Finlande. De retour dimanche à Rennes, après avoir dormi une nuit à London Stanstead ! Mauvaise nuit qui plus est ! Dans la soirée j’ai appris le crash du président polonais, de sa famille et d’une partie des têtes de l’armée. Le lendemain, j’avoue y avoir pensé au moment de l’atterrissage de mon avion à Poitiers.

 

Poitiers-Tours. J’ai donné rendez-vous à ma sœur à midi dans la seconde ville et je suis bloqué à l’aéroport de la première, sans argent, sans carte bleu et sans crédit sur le téléphone. Pas d’eau, pas de nourriture. Un sac. Un pouce levé. Le réflexe instantané. Pour la première fois depuis le Tour de France j’ai replongé. Et tel un accro en état de manque, j’ai savouré. Que c’est bon cette liberté ! Que c’est bon ce sentiment d’aventure !

 

4 voitures, 4 personnages différents, 4 histoires qui se racontent.

Le premier me prend à la sortie de l’aéroport. Un homme, d’une quarantaine d’année. Il n’a pas l’air de très bonne humeur mais il n’a pas résisté à mon regard de chien battu. « Je m’arrête au prochain feu ! » C’est déjà ça de gagner ! Ma position n’était pas idéale, au niveau d’un rond point entre deux rocades. L’homme commence très vite à me donner des conseils pour le stop : « l’important c’est d’être vu et que les automobilistes aient de la place pour se garer ». J’acquiesce avec un sourire malicieux. Recevoir des conseils après un Tour de France, c’est quelque chose qu’on savoure.

Après quelques minutes au niveau du feu, c’est un couple de jeune qui s’arrête. Plutôt sympa, ils aiment prendre les auto-stoppeurs pour les dépanner mais n’ont jamais levé le pouce. C’est rare dans cette communauté, plutôt fermée. Ils me déposent à Châtellerault.

Le soleil est là, il me permet de patienter facilement même si le problème de l’eau n’est pas résolu. Après dix minutes, un nouveau couple, des retraités. C’est avec eux que je vais effectué un beau bout de chemin. Dans la voiture les discussions s’enchaînent, les expériences de voyages également. Le Tour de France, le Tour d’Europe et autres pour moi. Le Guatemala, le Mali, le Cambodge et quelques pays européens pour eux. Ils avaient un van, la Rolls-Royce du voyageur. Ils me donnent envie d’un achat fou !

15 kilomètres de Poitiers. La dernière étape sera en compagnie d’un nouveau couple de jeune. Ils sont typiques de l’auto-stop. Habillés de façon bohème, ils transportent sur la banquette arrière quelques plans de cannabis. Le garçon m’expose son envie d’arrêter son emploi, de pointer au chômage et de déménager dans l’Ariège. La fille évoque son voyage d’une année à Shanghai, où elle a trouvé les chinois sales, mal élevés, sous éduqués et ne pensant qu’à l’argent. Sacré pub ! Il me lâche à Tours.

 

En 2 heures et demi, j’ai effectué un parcours de 100 kilomètres dont google maps me dit qu’il me faut 2 heures. Et le tout gratuitement. En faisant des rencontres. En échangeant. En étant heureux.

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 12:17

Mondiano. Ce nom me disait vaguement quelques choses. Au milieu de la bibliothèque de Tampere, il me fallait faire un choix. Dumas, Zola, trop long pour moi. Camus, Hemingway c’est fait. Patrick Mondiano, pourquoi pas ?

Et c’est comme cela que je me suis retrouvé avec Une jeunesse et La ronde de nuit. Le titre de ce dernier me rappela un souvenir lointain, comme un appel à sa lecture.


La ronde de nuit est une histoire courte assez basique : un homme est engagé par la gestapo pour s’introduire dans un mouvement de résistance. Dans le même temps, ce mouvement de résistance l’engage pour s’introduire à la gestapo.

J’avoue que j’ai eu des difficultés à débuter le livre. Beaucoup de personnages, des changements de scènes, de lieux et de temps sans que l’auteur n’y fasse d’allusion. Je compris après le deuxième ouvrage que c’est l’une des récurrences du style Mondiano. Retour dans le passé, puis vers le présent, puis à un autre endroit. Difficile si je ne suis pas concentré. Et si je ne commence et finis pas le livre dans la même journée. L’idéal est donc de lire cet ouvrage pendant l’une de vos journées de vacances. Oh, ça ne prendra pas beaucoup de temps, quelques heures suffisent. Mais il faut également vous réserver un espace-temps pour la réflexion par rapport à cet ouvrage.

 

En effet, le choix du personnage principal m’a amené à m’interroger sur ce qu’aurait pu être ma décision. Et là, il ne faut pas forcément se croire plus fort qu’un autre. Se dire « bien sûr, pendant la seconde guerre mondiale, j’aurais été résistant ! J’aurais sauvé des Juifs ! ». C’est trop facile de le dire sans avoir connu cette période. Et sans prendre en compte plusieurs facteurs, comme sa propre famille, ses amis. Entre sauver un Juif inconnu ou protéger vos enfants, qu’est que vous auriez faits ? La résistance ne se décrète pas, elle n’est pas automatique. C’est un choix à faire, dans une période difficile, et cette décision peut entraîner votre fin, et celle de tous vos proches. Leur souffrance, leur torture. Torturer votre enfant pour sauver un inconnu… La dilemme, le choix cornélien. Faire ce qui est bon pour le monde ou faire ce qui est bon pour vous et vos proches ?

De même, si je suis né allemand et qu’on me demande de servir mon pays à assassiner un peuple. « Je résiste, je refuse ! » Ou alors je préfère sauver ma vie et j’exécute (les ordres) ?

 

La résistance est avant tout un sacrifice. Et peu d’entre nous sont des Abraham en herbe. La résistance française ne représentait qu’une minorité. Et parmi ceux-là, combien s’y sont retrouvés par hasard, pour sauver un proche, un ami, ou pour venger quelqu’un tombait dans ce combat ? Alors non, je n’affirme pas « j’aurais été un résistant ! ». J’aurais aimé l’être, mais peut-être en aurais-je été incapable. Incapable de passer à l’action, incapable de mettre en danger la vie de ceux que j’aime. Un lâche ? Je ne sais pas si c’est être lâche de penser d’abord à soi et à ceux qu’on aime. Egoïste, oui, c’est plutôt cela. Egoïste de penser que ma vie est plus importante qu’un inconnu, qu’elle vaut plus la peine d’être vécu. Egoïste de penser d’abord à ses enfants plutôt qu’à ceux des autres. Et des égoïstes, il y en a plusieurs milliards. Car on est tous égoïstes au fond de nous. Nous pensons tous à notre monde, à notre village, à notre région, à notre pays, à nos amis, à notre famille avant de penser à la famille des autres, aux amis des autres, à un autre pays, à une autre région, à un autre village.

 

Il y a quelques exceptions, l’abbé Pierre, Mère Thérésa… des personnages qui sont restés dans l’histoire pour être venu en aide aux plus démunis tout en y impliquant leur personne. Et puis les résistants, qui ont pensé aux autres avant de penser à eux, qui pour beaucoup sont morts en martyrs sans avoir pu réaliser ce pour quoi ils se battaient. Ceux qui ont donné leur vie et celle de leurs proches pour une cause qu’ils croyaient bonnes, qu’ils croyaient justes et nécessaires. Il y en a peu de cela. Et mon personnage principal, de la ronde de nuit ?

A lire…

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 11:06

Pour arriver à Saint-Pétersbourg, c’est toute une mission. Un visa à 50€, un bus Tampere-Helsinki puis un bus Helsinki-Saint-Pétersbourg. 4 contrôles à la frontière avec notre beau visa sur le passeport. Le dernier bus fut mon favori : il était russe, avec un chauffeur russe et des passagers russe. De ce fait, nous étions déjà plongé au cœur de la Russie, à l’écoute de Radio Sputnik ! Nous arrivons aux alentours de 2 heures dans une ville éclairée de milles lumières, tel un phare en plein milieu du désert de la campagne russe. Titta et Eero nous accueillent, ce sont deux amis de Canterbury, partis faire leurs études à Saint-Pétersbourg et qui bénéficient d’un appartement à l’emplacement idéal pour notre séjour : en plein centre. Pas besoin de métro ou de bus, nous pouvons attaquer très vite notre visite de la ville.

 

Saint-Pétersbourg, l’orthodoxe

 

La première journée fut consacrée aux églises. Oh, je vois un sourire ambiguë naître en vous. Que je sois un amateur d’églises en générale et de cathédrales en particulier n’est plus une nouveauté. Cependant, que je me laisse emporter par une journée d’édifices religieux en compagnie de la demoiselle tient du miracle, l’atmosphère de Pâques aidant sans doute.

Oui, pour moi Saint-Pétersbourg se résume dans mon esprit à une édifice religieux : la cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé.P1080768.JPG Le nom ne vous dit rien mais la photo vous parle, j’en suis convaincu. Elle fut construite sur l’emplacement même où le Tsar Alexandre II fut assassiné en 1881. On a même détourné le canal pour que ce soit tout à fait exact. Tout se rapporte à cet assassinat : par exemple la taille de la plus haute tour est de 81 mètres, comme l’année de sa mort. Cette cathédrale m’a envouté. J’ai pris plusieurs dizaines de photo à l’intérieur et à l’extérieur pour satisfaire mon appétit de la posséder. Rien de comparable à ce que j’ai vu jusque là dans ma vie. L’intérieur est grandiose, des mosaïques à ne plus savoir où donner de la tête. Pas de doute, c’est devenu en quelques minutes mon édifice architectural favori. P1080785.JPG

 

Parmi les autres édifices religieux, la cathédrale Notre-Dame-de Kazan, qui fut un musée de l’athéisme pendant la période communiste. Puis la cathédrale Saint-Isaac nous a permit d’observer le tout Saint-Pétersbourg depuis sa tour culminant à 101 mètres.

Le reste de la journée fut occupé à se balader dans la ville pour rejoindre ces différentes cathédrales. Nous avons pu découvrir l’alphabet cyrillique et tenter de le reconstituer au fur et à mesure des enseignes que nous connaissions. Toi-aussi, joue avec Mc Donalds !

P1080793.JPG

Une nouvelle langue, un autre alphabet, une autre religion, une autre culture. Pas de doute, ma recherche du dépaysement est assurée.P1080833.JPG Quant à la magie d la ville, elle est amplifié par un opéra dans la soirée, Il viaggio a Reims (le voyage à Reims), de Rossini, au théâtre Mariinsky, un joyau. 


 

Saint-Pétersbourg, la belle

 

Le lendemain, nous bénéficions de guides en présence de nos hôtes. Les deux se livrent à un duel sans merci pour être nommé « meilleur guide du séjour » et nous bénéficions de nombreuses anecdotes et point historique tout au long de notre parcours. Nous avons tout d’abord découvert la plage de Saint-Pétersbourg.  Oui, moi aussi, j’ignorais que cela était possible. La neige se mélangeait au sable, la glace à l’eau. Et puis  soudainement nous voyons des Russes d’un âge avancé bronzer en sous-vêtements.P1080852.JPG Ils se mélangent à la neige et au sable et regardent tranquillement le soleil. J’en suis encore surpris.

Au-delà de notre séance UV, nous avons découverts la cathédrale la plus importante pour les habitants de la ville, la cathédrale Pierre-et-Paul. Elle est la nécropole des Romanov, les Tsar de Russie. Pierre le Grand, Catherine II et même la famille du dernier Tsar Nicolas II, avec notamment la petite Anastasia. J’avoue que l’alphabet cyrillique a compliqué ma tâche pour savoir qui était qui !


Ensuite direction la forteresse du même nom, où nous avons pu observer les conditions de vie des prisonniers avant 1917, avec notamment le frère de Lénine. C’est juste devant que la révolution d’octobre 1917 a débuté, avec le croiseur Aurore, qui lança les premiers canons sur le Palais d’hiver, la résidence des Tsar.

 

Au niveau culinaire, j’avoue avoir beaucoup découvert. Tout d’abord les blinis, sortes de crêpes bretonnes. Puis Kroschke Kertoschke, un fast-food russe dont les plats sont à base de pomme de terre. Enfin, j’ai découvert la joie des Sushi, dont le prix m’était plus accessible qu’en France.

La soirée fut un club russe très underground, avec notamment trois filles qui dansaient sur le bar en tenue légère. St-Petersburg-038.JPGTrès… russe. Les Russes sont néanmoins des gros fêtards et les clubs ne ferment pas avant 7h.

 

Saint-Pétersbourg, la ville aux deux visages

 

Le lendemain, ce fut un choc. Nous allions visiter un marché russe dans la banlieue de Saint-Pétersbourg. Après avoir pris le métro (et survécu !), nous découvrons une autre Russie. Fini les immeubles à l’architecture soignée, fini les policiers à chaque 50 mètres, fini les nettoyeurs qui travaillent 24h/24h. Me voici en Russie, la vraie. Le temps semble ici s’être arrêté en 1990. L’atmosphère est différente, les gens ne sont pas les même. Sur le marché, la boue remplace le béton. Les vêtements sont posés à même le sol. Cela ressemble à une braderie. Les objets bradés sont néanmoins très différent de Lille : Lénine et Staline sont des stars. Tu peux acheter une grenade. Ou une croix nazis ou un symbole S.S. P1080931.JPGUne partie de ce marché est composé d’ordure que les vendeurs ont jeté ci et là. On négocie chaque prix, au rouble près.

Le niveau de vie est plus faible en Russie qu’en Europe. Déjà le centre de la ville était moins cher, l’extérieur est clairement pauvre. Le rouble remonte un peu face à l’Euro, mais vous en disposez de 40 pour un simple euro. Quant aux centimes, il ne valent pas un kopeck (c’est leur nom).

 

Le lendemain, j’ai découvert le musée de l’Ermitage. Et j’ai compris pourquoi les Tsar ont été renversé. Installés dans le palais d’hiver, leurs résidence, ce bâtiment est peut-être plus joli que Versailles, en tout cas plus impressionnant. De la dorure, l’architecture, les sculptures, l’argent du peuple a bien servi ici. Il n’a pas servi ailleurs, à l’extérieur de la ville. Saint-Pétersbourg a été voulu par Pierre-le-Grand, pour ouvrir une fenêtre sur l’Europe. La fenêtre est dorée à l’intérieur mais les extérieurs sont à refaire. Le musée en lui-même n’a rien à envier aux grands musées européen : immense et bénéficiant d’une belle collection des principaux maîtres.

P1080818.JPG

Saint-Pétersbourg fut donc une belle découverte. Une surprise aussi. Je n’imaginais pas le centre aussi beau, aussi riche. Je n’imaginais pas non plus l’extérieur aussi pauvre. A voir et à découvrir si vous en avez l’occasion.

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 12:15

Certes, j’ai quasi fini la première partie de mon mémoire et cela avant le mois d’avril, c’est à dire que pour une fois je suis l’emploi du temps que je me suis fixé. Mais cela ne m’empêche pas d'expérimenter chaque jour un nouveau film. A noter que cette fois, j’ai vu deux mauvais film, impossible à finir (dont Up in the air, nominé pour l’oscar du meilleur film cette année ! d’une lenteur…). Bref 34 films pour le mois de mars. Et 5 dont je vais faire la publicité.

 

Tout d’abord, le patient anglais, film aux 9 oscars. L’histoire est magnifique, en plein cœur de la seconde guerre mondiale, de l’amour, de l’aventure, un peu d’Egypte et d’archéologie et la guerre en trame de fond. Présence française avec Juliette Binoche pour l’oscar de la meilleure actrice. A voir.

Basic Instinct. Un thriller déconcertant avec une Sharon Stone extraordinaire.

Sur la podium, je met un prophète de Jacques Audiard, que j'ai enfin vu dans un cinéma…finlandais ! Le film à choquer beaucoup de mes voisins de salle. Le destin d’un prisonnier au cœur du système carcéral français. J’ai déjà eu un beau débat sur ce film, qui vient d’être refusé en Chine par le comité de censure au titre « de ne pas vouloir choquer les amis africains du gouvernement chinois ». J’avoue avoir été étonné par l’histoire dans son ensemble, mais surtout par la représentation « ethnique » de la prison (par ethnique j’entend couleur de peau, mais la langue française manque cruellement de verbe pour exprimer mon idée). Au-delà de l’histoire, il y a également le problème d'ensemble d’un système qui pense remettre les personnes dans le droit chemin en les enfermant.

Arnaque, crime et botanique. Par Guy Ritchie dont je suis fan après Snatch. Encore une histoire à couper le souffle, avec de la vitesse, de l’humour, de l’action. Et puis un peu de chance ou de malchance selon les acteurs. Wooo !

bernie.jpgLe film du mois : Bernie. Je sais, après Deux jours à tuer, c’est à nouveau un film avec Albert Dupontel, il est même le réalisateur ! Mais s’il est en tête, c’est parce que j’aime récompensé les comédies. Et Bernie, c’est une comédie émouvante. Un homme un peu différent de nous, qui vit dans son monde et dans ses rêves. Et même si je rigolais, j’avais toujours un petit bout de mon cerveau qui me disait non, ne te moques pas. Et à la fin j’ai arrêté de rire, je souriais simplement. Du très grand jeu d’acteur de la part de Dupontel

 

Pour être complet, voici la liste de mars avec de petites indications :

 

Le trésor de la Sierra Madre (très bonne chasse à l’or avec Humphrey Bogart), Closer (un film très libertin avec Jude Law et Julia Roberts), Indiana Jones et le temple perdu (j’ai enfin vu le premier épisode mais pas de grande surprise), Bernie, Mon beau-père et moi (avec un bon De Niro), Mon beau-père, mes parents, et moi (les suites c’est moins sympa), This is England (film assez noir sur le nord de l’Angleterre, le racisme et les skineads), Mesrine, l’instinct de mort, Mesrine, l’ennemi public n°1 (long, très long, trop long), Arnaque, crime et botanique, Die Hard 1, 2, 3 (de l’action sans réflexion), Up in the air (pas fini), Mama Mia (pas fini non plus, l’objectif du scénariste semble d’avoir été d’insérer l’ensemble des chansons d’Abba, il a juste oublier de créer une histoire qui va avec les chansons…), L’illusionniste (avec un très bon Edward Norton), Gone Baby Gone (revisionnage du drame avec notamment Morgan Freeman, film divertissant qui vous laisse une multitude de questions à la fin, et moi qu’est que j’aurais fait ?), Bons Baisers de Bruges (un thriller et une comédie la fois, divertissant et belle publicité pour une ville que j’aime), Braquage à l’italienne (avec Edward Norton, sans plus), La belle et le bâtard (film finnois, romance avec une trame musicale, pour filles), Le patient anglais, A bout de souffle (ah Godard et la Nouvelle vague, emblématique d’une époque pour le cinéma français), Mariages ! (hormis les citations de Dujardin sur le mariage, pas grand chose…), Basic Instinct, Astérix et les Vikings (forcément), Un Prophète, Walkyrie (et si ils avaient réussi à tuer Hitler.., avec Tom Cruise dans le rôle du martyr), Neverland (très bon film sur le thème de Peter Pan avec Johnny Depp dans le rôle de l’écrivain et Kate Winslet dans le rôle de la mère des enfants muses), Sunset Boulevard (magnifique attaque contre Hollywood et une ode aux vedettes du cinéma muet), Le Dalhia Noir (j’avoue avoir été perdu en route, un peu compliqué à moins goût, mais Scarlett...), La cité de la peur (comédie des Nuls), L’affaire pélican (Julia Roberts et Denzel Washington pour un thriller qui met en cause la CIA et la maison blanche, rien que ça !), Into the Wild (pour la demoiselle qui ne l’avait pas vu, je ne pouvais pas le remettre premier mais le cœur y est !), Docteur Jivago (magnifique fresque historique de l’URSS pendant la première guerre mondiale, la révolution les rouges contre les blancs et les purges de Staline, histoire d’amour en fil rouge avec Omar Sharif )

 

Au plaisir !

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 12:14

Attention, le fait d’avoir à nouveau regardé Into The Wild hier soir peut être une explication des propos que je vais tenir.

 

Dans 5 jours, je pars en Russie, plus précisément à Saint-Pétersbourg, ancienne Leningrad. Dans cinq jours je repars à l’assaut d’une ville, d’un pays, d’une culture qui me sont totalement inconnus. Enfin !

Les voyages me manquent. La découverte surtout. Une culture différente, un paysage différent. Je l’ai déjà trouvé en Finlande, mais j’ai déjà l’impression de connaître le pays. Je suis déjà loin des premiers jours où j’observais avec attention les différents quartiers de Tampere, ses habitants, la neige qui recouvre le paysage. Non, maintenant, je suis intégré et je marche dans cette ville comme si elle était mienne. Plus de regard à gauche, à droite, en haut, en bas. Tout droit, toujours tout droit, pour vaquer à mes occupations quotidiennes.

Alors aller en Russie, c’est un pèlerinage. Je vais revoir à nouveau la lumière de la découverte et de la surprise. Mes yeux vont s’illuminer. La flamme du voyageur va battre à nouveau dans mon cœur. Je vais partir à l’assaut de cette ville avec mes armes habituelles : la marche et … la marche ! Me balader dans la ville, capturer son atmosphère, observer sa population. Observer un à un les monuments, les musées, les cathédrales. Tenter de parler avec la population locale, apprendre un peu d’histoire russe, histoire de la ville, de ses habitants. Tenter d’apprendre un peu de russe, bonjour, merci, au revoir.

 

Cet été, il y aura un autre voyage. J’hésite encore sur la destination mais je pense connaître la manière dont je vais le faire. La marche, le stop, la marche, le stop. Une tente, des chaussures, un bidon d’eau et marchez jeunesse ! Je vais à nouveau attaquer la France, le Royaume-Uni, l’Irlande ou la péninsule ibérique. Voir plus loin, qui sais… Je pense partir avec Elle au mois d’août, une expérience différente des garçons… Et en juillet, je suis encore partagé. Je pourrais travailler, et puis… L’appel du voyage, l’appel de l’inconnu, l’appel de la forêt (blague Jack London). Ou peut-être un de vos appels, jeune voyageur en herbe ou vieux briscard entraîné. Car je sais que ce sujet ne vous laisse pas insensible. Je sais que beaucoup d’entre vous ont la même envie, la même soif de découverte. Et je pense que peu d’entre nous préfère le travail au voyage. Certes, il y a l’argent… Mais les voyages en ma compagnie ne coûte jamais une grande fortune et dans les 40-45 ans à venir, vous allez avoir du temps pour gagner de l’argent, pour travailler, pour fonder une famille, construire une maison, avoir des obligations…

La jeunesse, c’est la liberté extrême. Et je suis un extrémiste qui compte aller au bout. La dernière liberté, la liberté suprême, c’est la retraite. Mais l’argent que nous posséderons ne remplacera pas notre physique de jeune aventurier, près à vivre, à voyager et à dormir dans des conditions extrêmes. Laissez parler l’extrémiste qui est en vous. Laissez-le sortir, libérez-le. Et regarder une carte de France, d’Europe, du Monde. Pointez du doigt les endroits qui vous font rêver, qui vous donne envie, que vous voulez voir avant votre mort. Et réfléchissez à ce sujet, une fois par jour. Les choses deviendront évidentes. Bien sûr ! Alors, pourquoi résister ?

 

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 13:13

Mes archives MSN, un trésor que je garde précieusement dans mon ordinateur depuis 5 années maintenant. Et parfois, l’envie me vient d’y jeter un œil. Vous n’imaginez pas mon plaisir de pouvoir revivre l’espace de quelques minutes les discussions de ma vie d’un mois et d’une année que j’ai décidé. Et j’ai l’impression de revivre les moments, de réfléchir à nouveau aux questions que l’on m’a posé, aux questions que je me suis posé.

Mon Blog va dans ce sens. Les photos également. Et le fait que j’étudie l’histoire n’y ai peut-être pas étranger.

 

J’aime revivre mon passé. Non pas que je le regrette comme Du Bellay ou Rimbaud. Non, j’aime simplement me rappeler d’où je viens. Ce que j’ai fait pour en arriver où je suis actuellement. De me dire que ça n’a pas toujours été facile. Que la Finlande est en fait une sacré belle récompense. Au fur et à mesure des pseudos que j’avais, j’ai revu l’ensemble de mes exposés d’Arras. J’ai revu les « je dois bosser » ou « je dois réviser ». Alors vivre comme je peux le faire maintenant est comme une victoire. Ces archives me permettent simplement de revivre le match.

 

J’avoue que les archives recèlent beaucoup de trésors. Des trésors qui vous concernent tous et qui ont un risque important de ressortir lors d’une journée de mariage. Non pas pour vous gêner devant toute la famille et toute votre belle-famille (et surtout votre femme ou mari). Non, juste pour sourire à ces moments en y repensant. Et se dire qu’on était idiot. Et se dire qu’on été naïf. Et se dire qu’on été jeune.

 

Je rêve de capturer ma jeunesse pour pouvoir la revivre à l’infini. Et je ne me débrouille pas trop mal. Dans le même temps, il faut néanmoins continuer à construire mon présent, à le vivre intensément. Et j’espère que je ne me débrouille pas trop mal. J’espère pouvoir relire ces quelques lignes dans plusieurs années et me dire que j’ai pris les bonnes décisions, fait les bons choix. Et être fier de moi. Non pas par vanité mais juste pour savoir pourquoi je vis, pourquoi je suis là. L’important c’est de construire quelque chose, de laisser une trace. Et revoir cette construction dans les archives me procurent une joie intense.

 

PS : la France me manque, parfois.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 12:02

Me retrouver avec Camus c’est avant tout de la fainéantise. A la bibliothèque de Tampere, je partais à la recherche d’ouvrages en français après une expérience difficile en compagnie d’Hemingway (le vieil homme et la mer, avec une multitude de vocabulaire marin qui m’était jusque là inconnu). Je me suis trouvé face à Victor Hugo, mais Notre-Dame-de-Paris équivalait à un sac de pommes de terres de 10kg niveau poids. Je poursuivi dans les rayons et j’ai vu Camus, Albert de son prénom.

Camus, je me souvenais avoir lu l’envie de notre actuel président de la République de transférer ses cendres au Panthéon. Comme le monsieur n’est pas à un très grand fan de littérature française et notamment de la Princesse de Clèves, j’ai pensé qu’il devait y avoir une raison à cet attrait pour le Prix Nobel 1957. De plus le livre était court, alors pourquoi résister ?

 albert-camus.gif

J’ai commencé par l’étranger et j’ai très vite apprécié le style d’écriture. Je ne suis pas un grand fan des descriptions à la Madame Bovary, je préfère un peu plus d’actions. L’étranger c’est l’histoire d’un mec comme vous, comme moi, qui s’ennuie parfois dans sa vie. Il fait plusieurs rencontres intéressantes, des nouveaux amis et tout d’un coup il déconne totalement. Le livre m’a laissé perplexe, j’avoue ne pas toujours comprendre la réaction de cet homme qui se transforme en quelques dizaines de pages en assassin. Cependant, après avoir apprécié le style, je pouvais passer au livre le plus connu de l’auteur : la peste.

 

La Peste m’a charmé, impressionné, touché, troublé, ému, affecté et tant d’autres synonymes d’enchanté. L’histoire est au départ très basique, une épidémie de peste se déclare à Oran, en pleine Algérie française. La suite est juste un délice de description des réactions et des sentiments de ses habitants. Camus passe tout en revue : la fermeture des portes de la ville, les couples brisés, la peur de la mort, la peur de l’autre, le temps de l’action, de l’inaction, l’amour, l’amitié, le plaisir. Tout a changé avec la peste qui ne fait pas de distinctions sociales. Les enfants meurent autant que les adultes, les femmes, les animaux, rien n’est épargné. Camus évoque également la religion avec ses espoirs et ses désespoirs. Le temps aussi, qui passe au rythme de la peste, s’accélère, ralentit et emporte tout sur son passage.

En résumé, c’est un livre à lire. Un livre que j’ai directement classé sur le podium de mes livres préférés.

 

Enfin, j’ai fini ma période Camus avec la Chute. J’ai rigolé pendant trois chapitres et j’ai beaucoup réfléchi les deux derniers. Encore un livre court au style aisé. Un humour sarcastique, parfois noir. Et un façon de pensée la vie très différente du reste de mes contemporaines.

 

Je finirai avec quelques citations de ces ouvrages :

La bêtise insiste toujours. [La peste]

Le charme : une manière de s’entendre répondre « oui » sans avoir posé aucune question claire [La chute]

Nul homme n’est hypocrite dans ses plaisirs [La chute]

Et surtout : Il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser [La Peste]

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 13:11

Une semaine de vacance, de repos, de découverte.

Train aller Tampere-Rovaniemi : 69€ (pas content)

Ensuite direction la maison de la famille de Laura à Rovaniemi. Oui Laura habite Rovaniemi. Enfin elle habite Rovaniemi comme moi j’habite Lille. Vanttauskoski, 55 km à l’est de Rovaniemi. La neige recouvre tout, à certains endroits, il y a un mètre. Manteau blanc.

Plusieurs découvertes majeures :

En un le snowboard ! Pendant 2 jours nous sommes aller à Sallatunturi, à 3 km de la frontière russe. Je vois ai déjà avoué avoir eu les pires difficultés avec le ski, et bien là, comme par miracle, les choses se sont bien déroulées. Je partais plus confiant, croyant que c’était plus simple, et j’en ai eu la confirmation. 3 heures de snowboard, beaucoup de gamelles mais à la fin je pouvais maitrisé une descente ! Bip Bip ! Ouéééééé

 

Les parents de Laura étaient sympa, ils m’ont tout offert pendant le séjour, notamment la possibilité de dormir dans un petit (grand) gite en bois couleur locale. Et le soir, après une dure journée de labeur, nous nous sommes rassemblés au coin du feu pour faire cuire une saucisse (très typique de la Finlande). Le lendemain, c’est fut de la luge en descente et un petit barbecue dehors, alors que les températures étaient toujours négatives.

Ensuite, j’ai découvert une course de rennes. J’avoue avoir été surpris par l’idée et puis les choses m’ont semblé logique et les voyant. Au milieu de Rovaniemi, avec le Père Noël pour spectateur, deux rennes trainant chacun un skieur défilé pour un 200 mètres. Plusieurs dizaines de courses avec demi-finale et finale. Il n’y avait pas de tiercé mais on aurait pu se croire à Vincennes. Beaucoup de touristes, dont moi, qui ne suis pas restés très longtemps non plus (un renne ça va, c’est quand il y en a beaucoup que ça me pose des problèmes…)

Enfin, ice-fishing, ou encore trou dans la glace pour pêcher. Juste génial. Nous étions traînés par les deux motoneiges familiaux, et en route à travers la nature finlandaise pour arriver en plein milieu de nulle part, sur un lac gelé. Et pas qu’un peu. Au moment de creuser nous nous sommes rendus comme que c’est un mètre de glace qui nous supporté. Ensuite, nous avons pris notre petite canne à pêche et attendu. Pour rien. Mais ce n’était pas le plus important. Au moment du départ, ce fut plusieurs galères avec les motoneiges bloqués, l’appel aux voisins solidaires qui sont venus nous déneiger. Un bel aperçu de la solidarité locale.

   

Hormis cela, mes cours de finnois m’ont un peu servi pour bredouiller quelques phrases de survie. Mais j’avoue que je suis perdu sans mon cahier de note… J’ai rencontré les derniers amis de Laura que je n’avais pas vu, dont certains seraient au goût de mes amis masculins. Toujours sympa, et toujours bilingue, ce qui est pratique. Et également un bowling avec la belle-famille où j’ai pu démontré que la France savait « striker » !

Voilà pour un petit résumé de cette semaine que j’ai fortement apprécié, une semaine qui m’a fait du bien et qui me permet de repartir tranquillement à la rédaction de mon mémoire.

 

Au plaisir !

 

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 13:11

A l’âge de trois je suis entré à l’école primaire en pleurant. Ma mère aussi pleurait, c’était pour elle le début d’une pseudo-indépendance de son fils. C’est ainsi que je me suis retrouvé installé sur un tapis roulant. Au fur et à mesure des années, j’avançais sans bouger de ce tapis, tout se passait automatiquement. Collège, lycée. Licence, Master. Je me laissé guidé. Pas de grand virage, peu de mouvement, une suite logique. Et là, en juin, c’est la fin du tapis roulant. Je vais devoir marcher. Et j’ai de nombreux chemin qui s’ouvrent devant moi.

Je ne me plains pas, l’objectif était jusque là de garder le maximum de portes ouvertes. Mais j’avoue être un peu circonspect devant toutes ces portes. Laquelle emprunter ? L’histoire, le social, l’art, la diplomatie, le journalisme ? Quelle école ? Quel métier ? Quelle vie ?

 

Il y a deux Jérémy. Un Jérémy qui rêve intérieurement d’écrire quelques lignes de l’Histoire, de peser sur le cour des choses, de s’engager pour un avenir meilleur. Un autre qui pense surtout à lui, à son histoire, et qui rêve à son propre bonheur.

 

Après juin, je n’ai rien, c’est le grand vide. Des pages blanches qu’il me faut remplir. Et je n’ai guère d’inspiration. Ma seule ancre, c’est Elle. Alors je veux la suivre, contre vents et marées. Peu importe si des port(e)s se ferment, mon bateau du bonheur ne chavirera pas, je tiens la barre et n’abandonnerait pas le navire. Visitons des contrées lointaines ! A bâbord, à tribord, ne nous arrêtons pas, suivons les alizées ! Peu importe le risque d’avarie allons à l’abordage de la vie !

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