1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 13:09

Plutôt que de vous ennuyer tous les jours ou toutes les semaines avec les bons films que j’ai vu (et encore, j’évite de vous ennuyer avec les films qui en ont fait autant sur ma personne…), je me suis résolu à faire un point mensuel. Parler une fois par mois de cinéma, c’est peu, surtout pour moi qui, ces derniers temps, mange du cinéma. Manger, ce n’est pas simplement au sens figuré, puisqu’il m’est arrivé de passer un repas pour regarder un film supplémentaire.

 

En février, 28 films se sont déroulés devant mes yeux. Je vais essayer d’en retenir 5

5. Dumb and Dumber tout d’abord, une comédie des frères Farrelly (Marie à tout prix) avec Jim Carey dont je ne suis pas un grand fan au départ mais qui m’a divertit. Et je considère qu’il est souvent plus difficile de faire rire que de faire pleurer alors je le conseille.

4. Trois enterrements, un film hispano-américain sur les migrants mexicains aux Etats-Unis où Tommy Lee Jones (Le fugitif, Men in Black, No country for old men…) crève l’écran (c’est d’ailleurs lui le réalisateur). Une histoire très froide, très piquante, assez noire mais une histoire d’hommes et d’amitiés. Une très bonne surprise.

3. Elephant. Le drame de Columbine vue sous l’angle (très) différent de Gus Van Sant qui m’avait déjà plus dans Harvey Milk. Une histoire dont on connaît la fin mais le film a l’art de susurrer les raisons du drame et de nous laisser maître des conclusions à tirer. A voir peut-être en complément de Bowling for Columbine.

2. Deux Jours à tuer, dont j’ai déjà fait l’éloge une fois et que j’ai revu. Le visionnage fut très différent et peut-être un peu plus intense, un peu plus bouleversant. Un film qui m’a touché à deux reprises.

Enfin, et c’est le top 1 du mois : les vieux de la vieille, dialogue de Jacques Audiard, avec Jean Gabin. Peut-être êtes-vous effrayer de regarder des films anciens en noir et blanc et je le comprends, certains ont mal vieilli. Mais justement, les vieux de la vieille ne peut pas vraiment vieillir puisque les vieux n’ont pas changé. L’histoire de trois anciens dans la France profonde qui désespère de voir que les temps ont changé et que les jeunes de maintenant ne sont plus les même, pas assez travailleur, sans respect. Un film très drôle et profondément d’actualité qui aborde une vie que nous rencontrons sans doute un jour.

  les-vieux-de-la-vieille.jpg

 

La liste de février (oui, j'ai du temps libre, mais le temps, c'est surtout une question de priorité !) :

Good Morning England (bonne B.O.), Bowling for Columbine, Mais où est donc passé la septième compagnie, Le boulet, Narco, Match Point (ah, Scarlett…), Paris brûle-t-il ? (bon film sur la libération de Paris), La mort aux trousses (sacré Hitchcock !), Le Samouraï, Sur la route de Madison (Belle romance), Trois enterrements, Le cercle rouge (film assez noir avec Bourvil dans un rôle original), Harry Potter x 6 (le pro du balai), Jean de Florette, Manon des Sources (belle diptyque avec Depardieu, Auteuil, Montand et Béart), Dans la peau de Jacques Chirac (mangez des pommes), Dumb and Dumber, Deux jours à tuer, Elephant, Twilight (je n’ai pas compris l’engouement des adolescentes…), Disturbia (pour ado US), Anastasia (très bon Disney avec une belle base historique), Prête moi ta main (bonne comédie française avec Chabat), Les vieux de la vieille, Touchez pas au Grisbi (Gabin et Ventura).

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 13:07

De la difficulté de la relation à distance

 

Ce titre est aguicheur et vous me voyez donc venir avec les pleurnichements d’une âme en détresse éloignée de sa moitié. Cependant cette vision des choses est fort connue et vous trouverez dans nombres d’ouvrages des explications et des analyses à la question que vous vous êtes peut-être posé un jour (si non, cela viendra !) : comment survivre à une relation à distance ?

 

Non, aujourd’hui, je vais évoquer quelque chose que l’on ne trouve pas forcément dans les revues psychologiques : comment faire pour tenir une relation si spéciale que la distance met à mal, je veux parler de l’amitié.

L’amitié souffre tout autant de la distance que l’amour. Je dirai même plus de par mon expérience personnelle. Car l’amour prend souvent le dessus dans l’ordre des priorités. C’est d’abord je m’occupe de la femme de ma vie, puis ensuite des potes. Alors quand le temps vient à manquer, la deuxième partie est négligée.

 

Déjà en soi, l’amour fait beaucoup de mal à l’amitié. On a tous connus un pote que l’on voyait toujours avec nous et qui, avec une fille, s’est volatilisé. Des visites de moins en moins régulières pour enfin disparaître. Et quand je parle d’un pote, je parle également de moi. Difficile de jouer sur deux tableaux…

 

Quand une première fois la distance s’en mêle, l’amitié souffre mais garde le cap. On aime beaucoup donner des nouvelles, raconter son expérience à ses meilleurs potes, évoquer les filles, les soirées… Cependant, quand une fille arrive à ce moment precis de la partie, elle peut troubler le jeu. En effet, quand tu évoquais tes soirées à tes potes, tu les évoques maintenant à ta moitié. Quand tu évoquais tes doutes, tes peines et tes joies à tes meilleurs potes, tu les partages maintenant avec Elle. Et c’est très difficile de faire les deux…

 

Je le dis, car c’est une petite expérience personnelle. On n’aime assez peu répéter les choses à deux reprises. Alors tes doutes et tes peines tu ne les répètes plus. Tu les donnes à celle qui est toujours à tes côtés. Tes potes aussi sont toujours à tes côtés, mais plus loin…

 

C’est bel et bien la difficulté : l’amitié c’est souvent être proche. Quand tu es petit, tu es potes avec tes voisins, tes cousins, ceux de ton village, puis petit à petit c’est ceux de ta classe de collège, de lycée, de fac. Il est rare que tu ailles chercher très loin tes bons potes, tu prends ceux qui vivent avec toi les moments de joies et de peines. Alors quand on ne vit plus ces moments ensemble, c’est difficile de garder la même amitié. Tu le ressens dans les conversations avec tes « potes » que tu ne connais plus si bien. « Ah, tu as fait cela ? » « Ah, je ne savais pas ». Le pire, c’est quand tes potes parlent de personnes que tu ne connais pas et que tu aurais sans doute connu si tu étais resté. Alors tu regrettes. Mais pas longtemps.

 

L’amour, c’est comme les voyages en train disait un poète. Il expliquait dans la même chanson que « tes potes sont restés à l’autre gare ». Tu peux toujours faire le chemin inverse pour les retrouver, mais dans la vie il faut savoir avancer. Les potes, les vrais, tu les retrouves toujours au croisement d’un voyage en train. Les autres, c’est du charbon qui aura fait avancer la machine. Ils sont maintenant partis en fumée.

 

Je me bat donc depuis plusieurs mois pour garder ces potes. Des messages envoyés comme des bouteilles à la mer en espérant qu’elles arrivent à destination et que les copains comprendront pourquoi tu as fait ce choix, pourquoi tu les négliges quelquefois et pourquoi tu es toujours aussi heureux de les retrouver. Des potes qui vivent souvent la même situation que toi, que moi, que vous. Toi qui lis ce blog, tu comprends surement de quoi je parle.

 

Alors mes amis, réjouissez-vous ! J’aime, je suis, je profite. Mais si un jour vous avez un problème, je reste là ! Loin des yeux mais je l’affirme, proche du cœur.

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 13:06

Lire Harry Potter était pour moi une obligation. Mes potes l’ont lu, mes potes l’ont vu. Ma copine également. Le trivial pursuit aussi. Alors plutôt que de continuer à perdre des conversations et des camemberts, j’ai choisi la même option que le Seigneur des Anneaux : regarder les films ! harry-potter.jpg

6 épisodes d’Harry Potter en deux jours, ça peut laisser des traces. Après les trois premiers épisodes, j’ai tenté de créer une potion à base d’artichauts et de grenadine dont le seul effet fut un mal de ventre. J’ai alors cru que j’avais inventé une maladie ou un sortilège mais ce n’était que le pur fruit du hasard et de la malnutrition.

Après le 6ème épisode, j’ai pris mon balai à deux mains, je l’ai coincé entre mes jambes et sur mon balcon j’ai essayé de m’envoler. Ce fut un échec consternant. N’ai pas Harry Potter qui veut.

Surtout, depuis quelques jours, je suis effrayé par tous les binoclards à lunettes ayant une cicatrice sur le front. J’y vois l’ombre de Voldemort alors qu’une chute a vélo est souvent la raison de cette mystérieuse blessure.

Finalement Harry Potter, ça laisse quelques traces. J’espère aussi que ça laissera quelques camemberts !

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 13:04

Ca y est. J’y suis. Rennes city, et ma vie reprend un cours déjà connu. Immeuble, pluie, français. Cela change de neige, Laponie et petite maison en bois en Finlande. Et ça me manque déjà. En trois semaines, je suis devenu Finnois. Oui, je sais, vous allez dire que j’abuse. Un peu sans doute. Mais j’avoue être perdu dans mon identité nationale. Le fait de devenir Finnois se ressent sur certains détails que je vais vous décrire.

Cela commença pourtant difficilement. – 15°C, une langue inconnu et incompréhensible, des habitudes culinaires et culturelles différentes des nôtres, enfin des Françaises. La température, c’est le premier point qui m’a fait prendre conscience de ce changement. Passé de – 15°C à -5°C est une chose, de – 15°C à -25°C, c’en est une autre. J’ai commencé à avoir froid dans mes chaussures made in Finlande acheté pour l’occasion. Et à -29°C, j’ai atteint un pic. Le lendemain, une expression et tout a changé. A haute voix, cela a donné : « -15°C, pas trop froid aujourd’hui ».

J’y ai réfléchi ensuite, cela  m’a perturbé. La deuxième fois, ce fut dans le sauna. Toujours question de température. 60°C, 70°C, 80°C. J’ai longtemps souffert dans un endroit que je ne croyais pas fait pour moi. Et puis un soir, ça a recommencé : « 60°C, mais il fait frais non ? » J’étais atteint d’une finlandaise aigue.

 

Peu à peu la maladie a pris de l’ampleur. Une phrase à table devant toute la famille « Se oli uvää » qui correspond à un « c’était bon » et je me suis vu parler finnois en public pour la première fois. Pire, lors de la visite chez les grands-parents, je commençais à comprendre quels étaient les sujets de conversation. Mes cours de finnois n’y sont pas étrangers. Les chiffres, les nombres, les jours de la semaine, les mois, les couleurs, les verbes. Oui, non, merci, pardon. Et peu à peu le cerveau était touché. La motivation était sensationnelle, je voulais apprendre les mots de la cuisine, la météo, la famille. Et j’aimais cela ! Oui, moi, la nonchalance linguistique incarnée pendant plusieurs années de collège et de lycée au grand dépit de mes profs et de ma mère, je voulais apprendre des listes de vocabulaire.

 

Culinairement, j’ai basculé dans le côté obscur de la force. Pourtant, le traditionnel saucisse-pomme de terre me répugné au départ, surtout cuisiné de façon « recette cantine scolaire ». Et puis les finnois m’ont attrapé et fait gobé de la biche, du cerf, du renne. Sucré, salé. J’ai commencé les petits-déjeuners à base de jambon, de bacon, de beurre et de fromage. Surtout culturellement, j’ai fait des choses dont je ne me sentais pas capable en arrivant. Après le ski, ce fut une expérience de moto-neige par -25°C pour aller faire un barbecue en pleine forêt avec toute la famille. Celle-ci me laissa même pratiquer la conduite de l’engin. J’étais adopté. Je les ai adopté.

 

Pour finir, on m’a réservé l’une des spécialités finlandaises : ice-swimming, littéralement se baigner dans la glace. Tout commença logiquement par un sauna avant de sortir par -22°C en maillot de bain. La sensation est étrange, le froid vous prend et vous dépossède du manteau de chaleur que vous veniez juste d’acquérir pour vous offrir un manteau de fraîcheur. J’accélère le pas et j’observe ce lac glacé. On fait chauffé l’eau juste devant moi, elle est à 1°C. J’avance et pas à pas mon cœur accélère. « Je me baigne ». Le temps de le dire et je nage pour sortir et courir vers le sauna. C’est frais, c’est froid, c’est gelé. Mais c’est finnois. Elle aussi. Alors j’aime. Et je suis.

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 13:00

Un film des plus militants sur la condition des homosexuels dans les 70’s aux Etats-Unis. Avec un Sean Penn qui remporte un oscar pour son interprétation d'Harvey Milk, défenseur du droit des homosexuels.

Du coup, ça me donne envie de poser la question du droit des homosexuels en France. C’est une question que l’on retrouve assez peu dans le débat politique, à mon grand étonnement d’ailleurs. Sans doute pour moi l’une des questions de société les plus importantes des prochaines décennies : à quand l’égalité entre homo et hétéro ?

Mon raisonnement débute en Finlande. J’y ai rencontré une fille qui est lesbienne. Jusque là tout va bien me direz-vous (à moins que Christine Boutin ne passe sur mon blog…). Cette fille est abbesse, le féminin d’un abbé. Woh ! Une femme qui fait la messe et qui est en plus lesbienne ! Ca c’est de l’avancement ! Mieux encore, elle est mariée ! Oula oula pas très catholique tout ça pensez-vous. En effet, c’est l’église luthérienne, chrétienne donc, mais protestante. Vous avez donc à l’église devant vous une femme lesbienne mariée. Je vois vos yeux grands ouverts, attendez, ce n’est pas fini. Elle attendait un enfant. J’utilise le passé car malheureusement les choses ne se sont pas très bien passées.

Cependant imaginez un peu l’image en France d’une lesbienne mariée enceinte faisant la messe… Oui, nous sommes à des années lumières de cela.

 

Les Lumières justement, celle que le monde nous envie, que disent-elles ? Ai-je lu que tous les Hommes naissent libre et égaux en droit ? Oui, c’est la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Le seul problème dans notre France d’aujourd’hui, c’est que tous les Hommes naissent libre et égaux en droit, sauf les homosexuels (quelqu’un a du le rajouter dans la marge…) Du coup, nos homosexuels français ne peuvent pas se marier civilement, attendre un enfant ou même adopter. Quand à l’église catholique…

 

Sommes-nous en retard ? Quand on regarde par rapport au reste du monde, non pas tout à fait. Nous serions presque en avance : ce n’est plus un crime d’être homosexuels, ils sont libres de se déplacer, de s’exprimer, de le revendiquer. Ce n’est pas le cas dans beaucoup de pays. Néanmoins, en comparant avec l’Ouganda ou l’Arabie Saoudite, la France est souvent en avance dans le domaine des droits de l’Homme. Non, comparons maintenant avec les Etats avancés :

 

454px-Same sex marriage map Europe detailedComme nous pouvons le voir, le France se situe dans la moyenne européenne, pas trop en retard, mais pas en avance non plus. Ainsi nous amis homosexuels belges peuvent se marier depuis 2003. Les premiers étaient les Néerlandais, toujours en avance (2001). Puis les Espagnols au grand étonnement des Français à l’époque (2005). Depuis les Suédois, les Norvégiens, les Finlandais et même les Portugais (le 8 janvier 2010) ont légalisé le mariage homosexuel (oui, c’est une vieille carte).

Concernant la France, on a évolué depuis 1982 (loi qui dépénalise l’homosexualité en France). Le PACS, pacte civil de solidarité, permet un partenariat entre deux personnes, quelque soit leur sexe, ayant pour objet d’organiser leur vie commune. On peut voir que le mot mariage n’est pas prononcé. En effet, dans le droit civil, le mariage est une institution ayant pour objet la fondation d’une famille. Le mariage et donc inséparable de la famille.

 

Justement qu’en est-il de l’adoption. En France, cela est toujours interdit malgré quelques tentatives de 604px-Gay_Adoption_Map_North_America.pngcouples qui se terminent souvent devant les tribunaux. Dans le reste du monde, en plus des pays autorisant le mariage homosexuel, l’Angleterre, l’Islande, l’Australie, le Canada et même l’Afrique du Sud autorise l’adoption par les couples homosexuels. (cf. carte de l’Amérique du Nord, les Etats en violet autorise l’adoption par des couples homosexuels, en rouge ils l’interdisent).

 

La France est donc dans le deuxième wagon concernant le droit des homosexuels, que ce soit pour le mariage (à la tête du second wagon) ou l’adoption (à l’arrière du second wagon). Quand rattraperons-nous le premier wagon ? Le débat ne semble pas pour le moment se porter sur ce sujet (l’identité nationale ça rapporte plus de voix).

 

Enfin, le don du sang par les homosexuels, dont Xavier Bertrand avait promit l’autorisation et que Roselyne Bachelot a rejeté à la suite d’un avis de l’EFS (établissement français du sang) « les données épistémologiques sont incontestables: entre 10 et 18% des gays sont contaminés, alors que ce pourcentage est de 0,2% pour les hétérosexuels » selon ces propos. Le problème, c’est que Madame Bachelot ne prend pas en compte les autres questions du questionnaire. Si vous avez eu une relation non protégée ces derniers mois vous ne pouvez pas donner votre sang. De ce fait, un homosexuel qui est en couple depuis 10 ans avec la même personne ne peut pas donner son sang, même s’il s’est fait dépisté et que tout va bien… Discrimination ?

Certains répondront que ce sont des experts qui ont donné leur avis. Je leur rappelle que l’Organisation mondiale de la santé n’a supprimé qu’en 1990 l’homosexualité de la liste des maladies mentales… ça me rappelle un discours d’Himmler prononcé en en 1937 : « À cela s'ajoute le fait que l'homosexuel est un homme radicalement malade sur le plan psychique. »  S’il faut 53 ans à l’OMS pour s’apercevoir de son erreur sur cette question, combien de temps il lui faudra pour accepter le droit aux homosexuels de sauver des vies ?

 

Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. 4 août 1789.

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 12:58

Le ski, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas !

 

C’est ce qu’un ami m’a écrit à propos du ski. Il a oublié de préciser que comme le vélo, le ski commence avec des grosses chutes. C’est ainsi que j’ai découvert les joies de la belle poudreuse blanche (non, ce n'est pas de la coc') sur mes deux longs pieds rectilignes qu’on appelle ski. Avec ces deux instruments de tortures, on m’a offert deux bâtons pour tenter de me stabiliser, les petites roues du vélo en quelque sorte. Les joies du vélo, c’est du pouvoir humer l’air frais de la nature et comme certains m’ont fait la même publicité pour le ski, je me suis laissé convaincre de tenter l’expérience. Bien sûr j’ai démarré sur le plat, on n’imagine pas un apprenti cycliste démarré dans le col du mont Ventoux… Ce fut un désastre. Comme l’armée française à Azincourt ou Waterloo, je suis tombé en masse. Le même ami m’a écrit que les débuts en ski « ont une saveur particulière », il évoquait sans aucun doute la saveur de la neige dans la bouche, qui s’accumule au fur et à mesure des chutes ; c’est donc cela, l’air frais de la nature…

 

Apprendre le ski, c’est comme apprendre le vélo : on débute toujours par apprendre à tomber et à se relever. Comme sur ma bicyclette, j’ai pester sur ma machine, « bon Dieu, ils ne vont pas ces skis […] où sont les petites roues ? » Ma deux petits bâtons, que je ne savais pas utiliser… Le planté de bâton, c’est donc cela… Dans mon cas, je plantais souvent ces bâtons profondément, au moins tout autant que moi.

 

Après tant de lourdes chutes je pensais que le pire était passé. Et là, comme à vélo, arrive le temps de la première montée, celle qui te démontre qu’il te faut encore un peu d’entraînement avant de remporter la Grande Boucle. Cette première montée ressemblait pour moi au Tourmalet, quelque chose d’interminable, où j’avais l’impression de ne pas avancer… Et ce n’était pas qu’une impression ! Tandis que je faisais un pas en avant, je glissais de deux pas en arrière. Difficile dans ses conditions de remporter le maillot à poids du meilleur grimpeur.

 

« Heureusement après la montée, il y a la descente », telle fut ma stupide réflexion au moment des faits. Avec le recul, je pense que les chutes sont plus dangereuses dans le second cas. Je me suis lancé sans réfléchir et lorsque le virage est apparu, je me suis rendu compte que je n’avais pas de guidon pour tourner et j'ai eu beau chercher les freins… J’ai crié alors du plus fort que j'ai pu, non pas par peur, mais pour prévenir les personnes qui étaient devant moi. Et là, il me restait deux solutions : soit je continuais tout droit, direction les arbres (c’était « l’appel de la forêt » de Jack London) ou je me sacrifiais dans la neige (style Worms en mode kamikaze). J’ai choisi la seconde option, pour l’honneur.

 

Maintenant, certains trouvent drôle de payer 6€50 pour se ramasser la gueule pendant une heure et demi ? Moi aussi.

 

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 17:48

Vendredi 8 janvier, Samedi 9 janvier, revanche de la coupe du monde 1982, Italie-Allemagne (même si je triche un peu parce que c’était la RFA). En effet, pour aller à Tampere, Finlande, nous prenons l’avion à Nantes, faisons escale à Milan, Italie puis Brême, Allemagne. C’est ce qu’on appelle un trajet en mode Flopenhague. Néanmoins, les prix Ryanair nous ont séduit et la perspective de visiter deux nouvelles villes également. Faisons le point sur ces deux pays, ces deux cultures.

 

La Ville

P1080177Milan, c’est la capitale de la mode italienne. Pas de doute lorsque la visite commence, des magasins, il y en a, il y en aura. Pas de chance, je ne suis pas un grand fan. Je me concentre donc sur le Duomo, un peu plus célèbre encore depuis que Berlusconi en a reçu une miniature dans la mâchoire. La pluie nous empêche d’admirer complètement ce chef d’œuvre magistral du style gothique. Je passe en revue quelques-unes des 2 000 statues, et j’observe les flèches qui montent vers le ciel pour piquer les nuages. La vision de l’extérieur de la cathédrale fut un peu plus magique au soir, en raison de la présence de vitraux extérieures. Bref, ça vaut le détour. Hormis cela…. Il y avait bien la Cène de Vinci mais il fallait réserver avant de venir à Milan et c’est en dehors de la ville. Du coup, il nous reste le château, joliment éclairé avec un spectacle lumière (il manquait le son). Pas grand chose d’autre, hormis des magasins et des appartements.

 

Brême, ce fut la grande surprise. Et quel surprise. Sous la neige, nous avons découvert une ville splendide, digne de Bruges. Une petite place centrale arrageoise, une cathédrale tout en hauteur, un dizaine de petites rues en labyrinthe  à s’y perdre, composée de plusieurs maisons à l’architecture remarquable. J’imaginais Brême comme j’imaginais Hambourg, j’ai découvert une véritable culture, l’histoire des musiciens de Brême. La visite passe très visite et je rêve en voyant le statut de Roland, le protecteur de la ville, toute cette partie de la ville étant inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

 

Bilan : Brême 1 – Milan 0

 

La nourriture

 

A Milan, cela devait être la nourriture italienne, une pizza, ou des pâtes, tout au moins une bonne glace italienne. Ce fut une indigestion devant des prix « parisiens ». Milan, capitale de la mode, est donc une ville ou il faut avoir les moyens. Nos moyens d’étudiants nous ont ramenés à la triste réalité du Fast Food.

P1080206.JPGA Brême, nous avons hésité et puis nous avons craqué pour les Doners Kebab, dont une bonne dizaine de restaurant s’autoproclamer spécialiste. Et ce fut un délice pour un mini-prix. Ce n’est pas originaire d’Allemagne, mais comme c’est un peu le pays d’adoption de nos amis turques

 

Brême 2 – Milan 0

 

L’aéroport, l’atmosphère, le peuple

 

Et là c’est la grande différence. D’un côté un peuple amical, souriant, toujours présent lorsque vous avez une question. Un aéroport classe, des grands fauteuils pour dormir, des prises de courant pour regarder un film. Un grand espace, une grande organisation.

De l’autre, un bordel sans nom, un peuple de gueulard qui n’est pas content de répondre à vos questions. Alors que tu dors tranquillement, on t’annonce que l’on ferme cette partie-ci de l’aéroport et que tu dois aller de l’autre côté, où tout le monde est entassé sur des sièges en fer sans confort. Alors que tu dors à terre on te réveille pour te dire que tu ne dois pas dormir à terre (et je dors où moi ??) Puis on te fait une nouvelle fois bouger parce que on fait le ménage à cet endroit là. C’était l’aéroport de Bergame, mais c’était bel et bien l’Italie.

A Brême, il nous ont même éteint la lumière quand ils ont vu que tous le monde dormait….

 

Italie 0 – Allemagne 3

 

Encore une fois, nos amis allemands l’emportent logiquement. Meilleur à tous les niveaux, ce fut une démonstration de l’écart de niveau entre ces deux pays. Ach, so….

P1080201.JPG

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 12:57

Premier et dernier examen de l’année. Après cinq ans d’universités et douze ans d’épreuves similaires, voici pour moi la fin des interrogations. L’interrogation, un système assez vicieux qui te fait apprendre un cour en entier pour t’interroger sur 5%. L’interro, l’endroit où le mal de ventre se termine après avoir commencé quelques minutes ou quelques heures, voir quelques jours précédents l’épisode (c'est selon). Comme souvent, au moment des sujets, tu es servis dans les derniers. Tu observes donc la réaction des autres élèves. Auparavant c’était à qui trouverait le bon sujet. Pour moi, cette fois, ce fut l’URSS et le monde arabe entre 1945 et 1967. C’était un cours sur la guerre froide, le troisième du genre depuis mon entrée en université. Le sujet est connu, serein, je débute. Comme souvent au départ, un individu que je nomme X décide de s’en aller (c’est comme si il s’était trompé de salle, mais souvent c’est qu’il s’est trompé d’étude). Puis Madame Y qui est à côté de toi et qui écrit à vitesse grand V en réclamant à grand coup de doigt levé du brouillon. Et toujours le prof qui te surveille lis un livre et ne vois pas quand quelqu’un veut une nouvelle copie. La personne se sent seule deux minutes, avec tout l’amphi qui l’observe, sauf le prof. Et puis Y craque et crie « Monsieur ! » d’un air vindicatif.

Souvent dans les examens, le prof te dit : « il vous reste une heure ». Et là c’est panique à bord pour quelques-uns (souvent quelques-unes d’ailleurs). On accélère, le stylo fait des fautes, des ratures, peu importe il faut finir. Et à la fin de l’interrogation, il y en a toujours deux ou trois qui font du rab’, qui font semblant de ne pas entendre le professeur ou qui écrivent dix fois leurs dernières phrases.

A la sortie, j’ai observé tous le monde dans l’université. Je sais déjà que c’est l’une de mes dernières visites. La suite c’est une soutenance de mémoire et un sujet que j’ai choisi. C’est dommage j’aimais bien les interros. Il me reste maintenant à trouver des nouveaux objectifs dans ma vie. Car jusque là il me suffisait d’apprendre ce qu’on me disait d’apprendre. Maintenant qu’est-ce que je dois apprendre ? Rien. Hormis à vivre.

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 12:55

J’avoue avoir perdu la fibre du blog depuis quelques mois déjà. Néanmoins, cette passion revenait de temps à autre, non pas le blog mais l’écriture. J’ai toujours ressenti un besoin de poser les choses avec des mots, de retranscrire les idées à la pointe du stylo (ou plutôt du clavier mais la rime était à chier !) Surtout, de poser mes pensées, « idée de passage » disait Pythagore. C’est justement pour éviter l’envol de toutes mes pensées que j’ai décidé d’en écrire quelques-unes, les plus importantes, celles qui revenaient avec insistance et d’y réfléchir. Bref, j’en arrête avec le pourquoi de la chose et je passe au contenu avant que l’on tombe dans la philosophie de bas-étage.

 

2010 sera l’année du changement. Non, ce n’est pas le slogan électoral de mon futur parti (bien que…)mais bel et bien mon slogan de vie. 2010 c’est le retour aux choses simples. Exit le blog donc. Je n’arrête pas l’écriture pour autant, je cesse simplement de publier. Et puis non, je vais publier les sujets les plus importants, en tout cas les sujets qui méritent des réactions, des commentaires. Sinon comment avancer si mes pensées ne sont pas confrontées avec celle des autres ? Oui, allons-y comme cela, je publierai de temps à autres quelques choses que vous allez pouvoir lire, si le cœur vous en dit.

Pour le reste, j’écrirai sur mon bon vieux PC, assez peu soumis aux turbulences d’internet qui m’exaspère souvent au plus au point. C’est d’ailleurs la grande résolution de cette année 2010, continuer sur la lancée de l’année 2009 ! Oui, le mot résolution n’est donc pas de sortie, mais les principales résolutions ont été prises au fur et à mesure de l’année dernière. Je privilégie donc la lecture de bouquin à la lecture de facebook, le visionnage de film au visionnage du site de l’Equipe et l’écriture sur Word à l’écriture sur le blog. Une façon d’en lire plus, d’en voir plus et d’en dire plus. Je ne sais pas combien de temps cette résolution tiendra (comme toute bonne résolution qui se respecte !) mais c’est le souhait de cette nouvelle année, le seul changement majeur que j’envisage.

 

Hormis cela, je me suis fiancé à Canterbury il y a deux mois et je pars vendredi pour la Finlande.

 

Ah, oui, j’avais donc oublié de préciser ces deux changements majeurs ? Comme je le disais en préambule, j’avais perdu la fibre du blog ces derniers temps ! Pour ces deux décisions qui ont un lien évident, c’est l’amour qui me guide, aveugle et sourd, confiant et heureux. Je l’aime, elle m’aime, nous nous aimons. Un conte de fée à la Perrault, sans maléfique sorcière pour le moment.

Le déménagement provisoire (trois semaines pour commencer) s’effectue dans l’ordre des choses. Elle est venue apprendre le français, j’irai apprendre le finnois, peu importe le temps que cela prendra. Dans le même temps je dois écrire mon mémoire, qui avance à un rythme régulier à l’exception de la période des fêtes. Un boulevard de bonheur s’offre à moi, reste à le saisir.

 

2010 sera donc l’année de la découverte de la Finlande, de l’obtention du Master 2, de la première expérience professionnelle à l’été, du déménagement pour une période indéterminé en septembre dans le pays du Père Noël, et … Et pour le reste, c’est l’inconnu. Ce qui laisse la place à toutes sortes de rêves.

 

Et toi quoi de prévu pour 2010 ?

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 12:53

 

Shakespeare-in-love.jpgMolière est moins connu internationalement parce qu'il y a Roméo et Juliette.
Après Roméo + Juliette, un deuxième chef d'oeuvre, oscar du meilleur film 1999.

Dans ma période Shakespeare, j'ai également lu Hamlet, pièce de théâtre, un genre dont je ne suis pas un fan absolu. Et pourtant je me suis pris au jeu de l'histoire, au jeu d'une vengeance, au jeu d'un amour impossible, au jeu du pouvoir. Alors que les Molière m'ont laissé un goût d'indifférence, Hamlet m'a attiré un peu plus encore du côté de Shakespeare. Certains diront que je n'ai pas le droit de quitter la langue de Molière pour celle de Shakespeare, mais j'avoue me laissé attirer par les sirènes londoniennes.


Que le roi seulement soupire et tout le royaume gémit.
Fragilité, ton nom est femme.
Prête l'oreille à tous, mais tes paroles au petit nombre.


Et puis le fameux, to be or not to be, that is the question. Une question que je n'ai pas encore résolu, malgré l'attachement que je lui porte. Je reste pour le moment sur le "to be", et je ne pense pas encore au "not to be".
Mais quel être veux-je être ? Quelle Personne ou personne ? L'avenir reste une incertitude, et seul le temps va l'effacer, sous le doux nom de passé, gravé quelque part dans ma mémoire, sur quelques photos et quelques lignes au stylo. To be or not to be.

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