9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 12:17

Petit à petit l'oiseau fait son nid ! Presqu'un mois et demi de vie rennaise, l'occasion pour moi de faire un premier bilan.
Tout d'abord, du côté des études, j'avoue être dans le brouillard. 3 heures de cour, maintenant 5, pas de quoi fouetter un chat. De ce fait, l'oiseau a du mal à quitter son nid douillé (oh David !) et à se mettre franchement au boulot et à son nouveau mémoire. Je pense partir sur un sujet concernant le Rwanda d’après génocide mais l’intitulé du Master me concentrera sans doute sur les relations internationales d’un pays au sortir du génocide. Quant aux cours, il faut reconnaître que je n’ai pas la quantité mais la qualité. Des professeurs très intéressants et des sujets qui le sont tout autant. L’intégration dans la classe ne se fait pas, mais je ne la cherche pas non plus et 2 cours par semaine, ça ne ressert pas les liens. Je pense être le seul arrivée au milieu du Master, ça n’arrange pas les choses. Mais je ne venais pas pour me faire des amis dans la profession.

  P1060855.jpg

Justement, les amis, les sortis, là-aussi c’est assez calme. J’avoue me laissé bercer par le temps qui avance. Les potes de ma sœur sont déjà passés ici plusieurs fois, plutôt sympa. Et Laura a développé les échanges Erasmus si bien que 4 Finlandaises sont venues tester une raclette vendredi dernier. J’avoue privilégier cette option et découvrir un peu plus l’Europe en étant à Rennes (comme quoi, tout est possible). Un anglais est également bien sympa et ce midi c’est un espagnol avec qui j’ai bien discuté au foot. L’atmosphère Erasmus me plait donc toujours autant, la France m’ennuie.

 

Heureusement, chaque week-end, je pars à l’aventure, à la conquête de la Bretagne, de la Normandie ou des Pays de Loire. Dans l’ordre, Le Mont-Saint-Michel, Saint-Malo (ci-dessous), P1060637.jpg Dinan (dernière photo), Langeais et Azay-le-Rideau (ci-dessous) P1060896-copie-1.jpg

  P1060751.jpgm’ont vu débarqué, avec un certain attrait. La ville des corsaires Surcouf et Jacques Cartier fut un bon moment de détente, Dinan est une jolie ville romantique à l'abri des touristes. Quant à Azay-le-Rideau, c'est l'historien de l'art qui s'est éclaté ! Je reste toujours un bon touriste même si l’esprit du voyageur ne m’a pas fait renoncer à quelques idées farfelues (mais nous en reparlerons). Je suis même allé au cirque, c'est pour vous dire si mon emploi du temps est chargé !

 

Quant à Elle, c’est le bonheur, et je maudis souvent le temps qui passe.

Bref, un sentiment d’année Erasmus. Et les choses continueront, puisque dans dix jours, c’est la cérémonie dans la cathédrale de Canterbury pour la remise de mon diplôme Erasmus. Pas de doute, je l’ai bien mérité !

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 11:21

Et voici ton chef d'oeuvre. Dévoré en une journée par une passion sans fin, ce livre m'a clairement transporté de Saint-Malo à Paris en compagnie de ton Huron l'Ingénu. Dès la première page je t'ai reconnu, avec une attaque sans vergogne sur le monde ecclésiastique buveur et coureur de jupon ("le prieur, (...) aimé de ses voisins, après l'avoir été autrefois de ses voisines"). Ensuite c'est la politique de Versailles à l'encontre des Huguenots et la dénonciation de l'édit de Fontainebleau. Puis tu attaques les fastes de la cour, la politique du canapé. Jésuites, jansénistes, tu n'en manques pas un. Je sens bien là ton dernier grand ouvrage, le meilleur de tes contes à mon avis (j'ai fais l'impasse sur Micromégas par faute de possession).

Voltaire.jpgSurtout, contrairement à Candide et dans une moindre mesure Zadig, j'ai me suis totalement identifié à ton personnage principal. J'ai adoré sa quête de savoir, notamment le moment dans la prison, dont j'ai déjà rêvé à plusieurs reprises. Et puis il y a des phrases qui m'ont touché personnellement : "L'ingénu n'était pas comme la bonne compagnie, qui languit dans un lit oiseux jusqu'à ce que le soleil ait fait la moitié de son tour, qui ne peut ni dormir, ni se lever, qui perd tant d'heures précieuses dans cet état mitoyen entre la vie et la mort, et qui se plaint encore que la vie est trop courte."

La conclusion m'embète un peu plus, c'est peut-être la faute de ne pas l'avoir vraiment comprise. Alors "malheur est bon à quelque chose" ou "malheur n'est bon à rien" ?

François Marie, ton entrée au Panthéon en deuxième place (jute après Mirabeau) ne me laisse pas perplexe. Certes, j'ai encore beaucoup de lacunes sur ton oeuvre, notamment ton traité sur la tolérance mais promis, je me rattraperai dès que les conditions le permettront.

Pour finir deux citations : "Il n'y a aucun pays de la terre où l'amour n'ait rendu les amants poètes" et "le temps adoucit tout".

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 12:15

Pourquoi suis-je français ? C'est la question qui revient beaucoup dans l'actualité depuis quelques jours, et qui revient régulièrement à l'approche des élections (oui, en mars c'est les régionales !). Surtout c'est une bonne interrogation qui lance un débat et permet de sortir des polémiques Mitterrand et du dauphin Sarkozy.

Identité nationale. C'est le titre de l'un de nos ministères depuis 2007. Le problème c'est que ce titre est adossé à immigration, comme si les deux sujets avaient un lien. Ainsi, hier, dans le zapping du Monde, les personnes interrogées par JPP au 13h de TF1 mettaient en relation les deux sujets. Florilège :
"Etre français c'est bien se tenir dans la vie, travailler, payer ses impôts, et être courageux"
"On respecte son pays, déjà d'une, on essai d'être compréhensif envers MEME les étrangers"
"On accepte les émigrés très très facilement mais bon, qu'ils essaient quelques fois de s'adapter un petit peu à nos coutumes"

Ces propos témoignent bien du risque d'un mélange des deux sujets. Il n'y a pas de problèmes dans ces propos pour vous ? Remplacer le mot étranger et le mot émigré dans les deux dernières citations et placez-y le mot juif. Alors ? Vous avez avoir une impression d'un retour au début des années 40 ? Vous n'êtes pas seul.

Mais revenons à notre question du départ, c'est quoi être français ?
Personnellement je pense qu'être français c'est se sentir français. C'est de se dire je suis français. Pour moi ce n'est pas la marseillaise qui me fait dire : "ah, je suis français !" Je me sens français parce que je parle la langue, parce que j'ai vécu dans ce pays pendant 22 ans et que je continue d'être ici. Je me sens français parce que je connais la culture du pays, son histoire. Il y a beaucoup de choses qui font de moi un français.

Oui, mais des personnes ne parlent peut-être pas français et se sentent français. Certains ne connaissent pas vraiment l'histoire du pays mais se proclament français. Pourquoi devrais-je les juger ? Se sentir français c'est un sentiment très personnel. Ce n'est pas à moi de juger ce qui fait un français. Et ce n'est à personne de le faire.
Le danger ce serait de considérer quelqu'un qui ne chante pas la marseillaise comme un "mauvais français", voir un étranger, quelqu'un qui ne respecte pas son pays. Ce serait de considérer comme étranger quelqu'un qui connaît peu la culture ou l'histoire françaises. Ce jour-là, il faudra se manifester.

Enfin, être français, se sentir français, n'empêche pas de se sentir algérien, portugais ou chinois. Nous n'avons pas qu'une identité, nous pouvons en avoir des dizaines. Personnellement je me sens Tilquois, Nordistes, Français ou Européens selon les occasions, selon les moments de ma vie. Et ce n'est pas parce que je ne connais pas la culture européenne sur le bout des doigts et les multiples langues que je ne suis pas européen. Surtout, je pense que notre gouvernement n'envisagerai pas de nous faire chanter l'hymne à la joie à l'école. Alors pourquoi vouloir le faire pour la Marseillaise ?

Chacun à sa propre identité. Et l'identité de la nation doit être, pour moi, un melting-pot de cet ensemble (néanmoins j'avoue être ouvert à vos arguments et à vos pensées sur ce sujet).

Pour finir, la phrase du jour d'Henri Troyat  qui écrivait en 1985 : "Ce qui compte, c'est ce qui est inscrit non sur les papiers d'identité d'un homme mais dans son coeur".

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 10:19

Onze ans plus tard, j'ai pu sentir une très nette évolution chez toi : Candide.Candide-et-la-guerre.jpg

 

Dans ce conte philosophique tu m'as d'abord fait voyager. Tu as compris que quiconque reste dans son château ne connaît pas le monde et que la théorie de Pangloss ne tient que dans un lieu comme celui-ci. Alors Candide parcoure l'Allemagne, le Portugal, rencontre les Bulgares, les Turcs ou les Péruviens. Rien ne l'arrête, pas même les frontières ou les distances.
Peu à peu sa pensée évolue. Le tremblement de terre lui fait comprendre très vite que tout ne va pas bien dans le meilleur des mondes. Au fur et à mesure des épisodes, il constate que la religion n'est pas le remède de tous les maux. Il découvre l'El Dorado mais il ne reste pas, trop préoccupé par son coeur et cette belle Cunégonde. Finalement, il l'a retrouvera à la fin, laide, et il n'aura même plus l'envie de l'épouser.

Candide devient riche, mais plus il est riche et plus il est malheureux. J'avoue apprécier cette vision des choses. Tu m'expliques enfin cher François Marie que l'important c'est de cultiver son jardin. J'étais déjà en désaccord avec toi lors de ma première lecture et je le suis un peu plus encore aujourd'hui.

En effet, si Candide peut maintenant cultiver son jardin, c'est qu'il a énormément voyagé précédemment cette décision. Je le conçois ainsi : seul la découverte du monde lui a permis de découvrir quelle était la meilleur situation possible, quelle était SA meilleure situation. Alors si ta morale est belle, elle ne peut se concevoir à mon humble avis qu'après une série d'aventure qui auront permis à Candide de trouver sa voie. Et je crains que certains de tes lecteurs n'est lu ta morale sans prendre en compte l'histoire qui précède, comme je l'avais fait lors de ma première lecture.

Cependant, dans ce livre, tu as réalisé quelques attaques remarquées sur la religion, sur les intellectuels, sur la société, sur l'Etat. Je t'ai reconnu peu à peu comme l'homme éclairé, qui allait éclairer les autres sous le doux nom de Lumière. Surtout j'ai adoré ta vision de la guerre, avec l'épisode des arabes et des bulgares :
" Rien n'était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu'il n'y eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d'abord à peu près six milles hommes de chaque côté; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix milles coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d'hommes (...) Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu'il put pendant cette boucherie héroïque. (...) Il passa pardessus des tas de morts et de mourants, et gagna d'abord un village voisin; il était en cendres : c'était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups qui regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes; là des filles, éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros (...). Candide fuit au plus vite dans un autre village: il appartenait à des Bulgares, et les héros abares l'avaient traité de même."

Enfin, et pour la route, une petite critique pour les médecins que je respecte beaucoup : "il fut attaqué par une maladie légère (...) Cependant à force de médecine et de saignées, la maladie de Candide devint sérieuse".

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 10:15

J'avoue que le titre de votre ouvrage m'a laissé perplexe et m'a poussé à l'explorer. Zadig. Non plutôt son autre titre, La Destinée. Vous, digne représentant des Lumières, libéral avant l'heure, humaniste, croyez-vous donc à la destinée ?zadig.jpg

 

L'ouvrage dans son ensemble est intéressant. Cela reste un conte mais l'historien que je suis a apprécié la place que vous faîtes à l'Orient tout au long de votre récit. De plus, je me suis reconnu dans Zadig. Que voulez-vous, j'ai souvent pensé que j'étais gentil, très gentil, trop gentil. Vous m'expliquez donc que les gentils ont vocation à être malheureux. Et que les méchants gagnent presque toujours. Heureusement que la fin de l'histoire m'apporte un espoir ! Il faut donc que je m'impose et que je crois en ma destinée. Car, selon vous, tout est déjà écrit. Vous faîtes même intervenir une sorte d'ange qui en sait beaucoup plus que Zadig. Un ange qui tue un innocent. Mais c'était un futur coupable explique-t-il alors.

La destinée. C'est une notion très étrange que l'homme a inventé : sa vie est écrit quelque part. Où ? C'est une autre question ! Apparemment certains imaginent un monsieur blanc barbu assez âgé avec une bibliothèque de la taille d'une planète. A l'intérieur ma vie, la tienne, la sienne... Pourquoi ce n'est pas une femme noire éternellement jeune qui tient la bibliothèque au fait ? A croire que notre imaginaire reste bloqué sur des préjugés grecs. Bref, ce n'est pas le débat.
Personnellement je ne crois pas à la destinée. J'en suis sûr ! Je suis sûr que je vais être heureux. Que voulez-vous, cela m'est tombé dessus tout petit et depuis je ne peux y résister. Le bonheur me touche, me poursuit et m'imprègne. Et cela durera jusqu'à ma mort. Un bonheur éternel, c'est ma destinée. Ou plutôt c'est la destinée que je souhaite.

Et oui, je contrôle ma destinée en partie ! Je ne contrôle pas tout néanmoins. Attendez que je vous explique.
Je n'ai pas contrôlé mon lieu de naissance, un pays civilisé, riche, en bonne santé avec un système éducatif performant. Je n'ai pas contrôlé ma famille de naissance, plutôt joyeuse, intelligente et en bonne santé financière. Non, cela, je ne l'ai pas choisi.
Par contre, j'ai choisi le reste. Mes études. Ma vie actuelle. Mes vacances. Mon futur job. Elle.

La destinée m'a aidé diront les mauvaises langues. Je n'étais pas prédisposé à me balader une année à Canterbury. Quant on me voit en terminale ça n'est pas faux. Mais cela est le fruit d'une évolution personnelle, non pas de choix extérieures. Quelque chose d'intérieure.
La destinée, c'est le destin particulier d'un homme. Cela me correspond. J'ai un destin particulier, le mien. Et celui-ci est unique. C'est cela l'avantage de la définition de destinée, elle est toujours vraie.

Mais pour toi cher François Marie, la destinée amène une puissance suprême, qui règle le cours des choses. C'est ton ange dans Zadig. Pour toi on ne contrôle pas ses actes. Le jeune innocent serait un vieux coupable, c'était écrit. C'est là que je suis en désaccord avec toi. Je crois au changement. Je crois à l'évolution. Je crois à mon caractère, même si je suis un gentil. Et je crois de moins en moins à l'horloger qui contrôlerait tout ce petit monde avec un regard plus ou moins attentif. Athée ? Non, croyant de ma destinée.


PS : les phrases du livre à retenir : Toujours du plaisir n'est pas du plaisir et surtout Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent.

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 11:10
Fermeture de Guantanamo (compliquée mais proche du succès)
Retrait du plan Bush d'implication des lances-missiles, sorte de main tendue à la Russie (succès)
  obama-medvedev.jpgMain tendue à la Corée du Nord (avec succès)
Main tendue à l'Iran (succès, puisque le pays à accepter la venue des inspecteurs de l'AEIA dans ses centrales, même la nouvelle)
Main tendue à la Birmanie (en cours de succès)
Tentative d'un accord de paix en Palestine (insuccès mais la position forte qu'il a tenu face à la colonisation israélienne est à soulignée)
  obama-proche-orient.jpgA serré la main d'Hugo Chavez
  Chavez-obama.jpgA tenu le discours du Caire (main tendu au monde musulman)
A tenu le discours de Prague (pour un monde sans arme nucléaire)
  obama-prague.jpg
Enfin, il succède à Bush.

Qui a dit prématuré ? J'ai beau cherché, je ne vois pas un acteur politique qui a fait plus pour la paix dans le monde cette année. Il a rassemblé les américains, il se débat pour l'assurance santé. En moins d'une année, il a fait plus que beaucoup sur dix ans. Il a encore trois ans devant lui pour continuer sur cette voie. J'y crois.
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 11:09

affiche-1.jpgPourtant il y avait bien Mémoire d’une Geisha, où la culture et l’histoire cohabitées au sein du Japon des années 30-40. L’histoire d’une fille partie de rien qui tente d’arriver jusqu’au président.

Il y eut Inglorious Basterds de Quentin Tarantino. Mais je pense que la publicité est déjà faite pour un film qui mérite également d’être vu. Et malgré le nombre de kilomètres fait jusque Arras, je n’ai pas regretté la V.O. Des répliques parfois sensationnelles et un film à un rythme décapant ^^ (blagues seulement comprise par ceux qui ont vu le film).

Mais aujourd’hui je préfère mettre l’accent sur I feel good, qui mérite également la V.O. Des pensionnaires d’une maison de retraite qui mettent en place une chorale. Juste extraordinaire. C’est un documentaire, une histoire vraie, en plein milieu des Etats-Unis. Et c’est sans aucun doute sur le plan humain que j’ai appris le plus tout au long de ce film.


Enfin, il y a eu « Le tour du monde en 80 jours » de Jules Verne, mais on entre déjà dans la littérature et dans un de mes rêves. 80 jours c’est trop court et je n’imagine pas mon tour du monde à cette vitesse mais parfois le bouquin me donnait envie de courir à l’aventure.

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 11:06

P1060572.jpg

 

Finalement, c'est une jolie région !


  P1060621.jpg

Tout d'abord le Mont-Saint-Michel, petit joyau français, où j'ai pu bénéficié de la bonne réforme du gouvernement (oui, il y en a !) : les musées gratuits ! J'avoue notamment avoir pensé à un ami avec qui j'avais visité cet endroit il y a plus d'une année de cela !
Quant à Rennes-Auxerre, match de football (même si les Rennais avaient semble-t-il oublié la notion de football...). J'avoue avoir eu un petit rictus en observant les supporters rennais, très proche des Lillois au niveau de l'organisation (ou de la non-organisation). Bref, l'un des matchs les plus honteux qui m'est était donné de voir (comment peuvent-ils être payé 100 000€ / mois pour ça ???) mais ce fut une expérience avec la Demoiselle. La prochaine fois, ce sera en décembre avec Rennes-Paris !
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 11:03

Université de Rennes-2 Haute-Bretagne, Master Histoire contemporaine et relations internationales. Pour ne rien vous  cacher, c'est en grande partie sur ce nom alléchant que mon choix d'université s'est faitP1060537.jpg. En effet, j'ai souvent pensé que sur le C.V. les noms font plus que les contenus. Du coup, la rajout de "relations internationales" pourraient me permettre quelques portes ouvertes supplémentaires. Passons.

Cette université est également plutôt bien connu en France. Des grands noms y sont passés, je cite particulièrement Milan Kundera qui s'est retrouvé prof ici (je me demande diable comment !) ou Mario Soares, président 10 ans du Portugal ! Bref, l'université de Bretagne m'attire clairement.

Néanmoins lorsque je lis l'année de création de Villejan : 1969. Hum, en pleine apogée du mouvement architectural français (sic !). Me voici donc dans une université qui rappellerait grand nombre de souvenir aux fins connaisseurs de Lille-3. Le délabrement y ait présent, le béton y ait constant. Dans les faits, il devait surement exister une véritable volonté de la part des architectes d'inclure l'université au sein du quartier Kennedy d'où la véritable continuité dans le paysage.

Surtout, l'université de Rennes-II est à la pointe des mouvements sociaux. Le CPE, c'est eux ! Seul université bloquée pendant près de trois semaines ! Parfois, cela ressemble un peu à du radicalisme, voir un peu plus comme le démontre la célèbre phrase qui est encore un peu visible sur le bâtiment B : "Vive la dictariat du prolétature". Encore bien visible également :

  P1060539.jpg
Bref Rennes-II c'est aussi loin d'Arras que ne l'est mon quartier. Le budget de 30 millions d'euro (cf. wiki) est loin d'être alloué à des travaux de pouponnage de la fac. Parfois, on se dit néanmoins que quelques milliers d'euros suffiraient à passer quelques coups de pinceaux.

Enfin, et là c'est autre chose, mon emploi du temps.

  P10605602.jpg
Je sens que certains s'énervent. Il n'est pas définitif. Surtout c'est un Master II recherche. Le travail c'est donc de rechercher. Pour le moment je recherche donc un sujet (avec un beau match Asie-Afrique) !

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 11:01

Nos amis Irlandais ont donc voté oui pour cette fameuse constitution européenne. C’est marrant, je pensais que le 12 juin 2008, ces Messieurs l’avaient rejeté par 53,4% des suffrages exprimés…

 

C’est donc cela la démocratie de nos dirigeants. Si un vote ne les satisfait pas, ils proposent un nouveau vote sur le même texte (à peine retouché). Histoire de faire comprendre au peuple que ce n’était pas la bonne réponse. Pourtant, je pensais que le démocratie faisait que le peuple était souverain.

 

C’est également étonnant, je pensais que les Néerlandais avait refusé le premier texte le 1er juin 2005 à 61%. Et nous ? Ah mais oui, les souvenirs me reviennent : 54,67% de contre le 29 mai 2005. Et cela avec près de 70% de participation.

La question revient donc avec la deuxième version du traité. C’est quand le vote ? Ah, nous avons déjà dit oui ? Le peuple ? Ah, ses représentants. Pas de référendum alors que nous nous étions d’abord exprimé ?

 

non.jpg

 

Déni de démocratie. Le peuple français qui s’est exprimé a dit non. On lui a très bien fait comprendre que ce n’était pas la bonne réponse. Et on ne le soumet pas à un nouveau vote.

 

Alors bien sûr, certains expliquent que ce n’est pas le même texte, donc il n’y a besoin de consulter la population. Cependant c’est un texte qui porte sur le même sujet : la constitution européenne. Ce sera sans doute dans les prochaines décennies le texte le plus important de notre législation, bien devant notre propre constitution. Et nous ne pouvons pas nous exprimer face à ce texte crucial.

 

En 1793, 1795, 1800, 1804, 1870, 1946 (par deux fois) et en 1958, le peuple français a déjà accepté sept constitutions,  à la base de nos cinq républiques. C’est donc la première fois que le peuple ne peut pas donner son avis sur une constitution.

Le meilleur exemple est celui de 1946, où la constitution avait été d’abord refusé, puis accepté après une nette évolution. Alors pourquoi ne pas prendre exemple sur le passé ? Le peuple est-il trop bête pour comprendre cela ? Sommes-nous trop stupide pour comprendre les intérêts de ce texte fondamental ? Ou n’y a-t-il personne pour nous expliquer clairement les choses ?

 

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