26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 18:51

Rencontrer sa nièce, c'est rencontrer sa vie. Un peu comme quand un pote annonce son mariage alors que tu es célibataire, voir la fille de sa petite sœur quand tu n'as pas d'enfant, c'est une remise en question. Non pas que tu aies envie de tout jeter, ou de dire que ta vie c'est de la merde, loin de là. Mais disons que ça met un petit coup de vieux quand tu y réfléchis un peu.

 

Car ma sœur, je la revois petite et pitre, pipelette et pantouflarde, devant Sunset Beach ou jouant au Sim's (alors que j'attends l'ordinateur pour un petit FM). Ma sœur c'est quelqu'un qui me suit d'une année dans la vie, qui a fait les cours et les classes juste après moi, de l'esplanade à Ribot, d'Arras à Rennes. Ma sœur a encore 20 ans, à mes yeux. Et moi aussi d'ailleurs. Alors cet enfant, devant moi, si petite, si joufflue, qui sourit à la vie, qui croque ses premières secondes dans ce bas monde, c'est une petite claque.

 

C'est forcément le temps qui passe. C'est mes parents qui sont grands-parents. C'est ma (dernière) grand-mère qui est arrière-grand-mère. Et c'est moi qui suis tonton. Merde, tonton. Tonton Jérémy. Ca sonne un peu faux. Autant tonton Philippe ou tonton Frédéric c'est tout à fait naturel. Mais moi, tonton, vraiment ?

 

Elle attrape mon petit-doigt et le tient fermement de ses toutes petites mains. Elle dort sur moi. Elle me regarde. Elle observe tout autour d'elle. Le plafond a l'air, tout d'un coup, fort passionnant. Oh, tiens, le chat. Elle fixe. Elle remue, elle gigote, elle se dandine presque. Elle fait des petits bruits qui ne veulent pas dire grand chose, et qui disent pourtant déjà tout. Elle est vivante, elle est là, elle est née, elle est des nôtres. Avec elle, c'est toute une vie qui est transformée pour ma sœur, à tout jamais. Fini de se laisser aller, tu n'as plus le droit. Pourquoi tu travailles ? Pour elle. Pourquoi tu ne restes pas allongée dans le fauteuil ? Pour elle. Pourquoi vis-tu ? Pour elle. Ce petit morceau d'être humain à la tête rigolote sera ta vie. Ton plus bel accomplissement. Ta fierté. Ta tendresse. Tes peurs et tes angoisses du futur. Du présent. Ton bonheur. Qu'est-ce qu'elle est belle.

 

J'ai envie de pleurer. J'avais envie de pleurer juste avant son arrivée, en pensant à tout ça. J'ai encore envie maintenant, en y repensant. Elle va me manquer. Ma nièce.

Tonton
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25 mars 2021 4 25 /03 /mars /2021 22:45

4 étages, du bleu, du jaune, un peu d'orange. Y'a pas à dire, ce collège est le parfait exemple de la barre d'immeuble des années 70 au style plus que douteux. Arrivé là-bas à 11 ans, en sortant d'une école primaire de village, le choc est important. 4 étages c'est grand, très grand. Je revois les escaliers et les salles qui s'enchaînent. La sonnerie a remplacé l'instit qui frappait dans ses mains. Où aller ? J'ai de la chance, je suis dans la classe d'Alexandre, alors j'ai un copain de Tilques avec moi. Plus de Tony, plus de Guillaume, plus de Florent, Frédéric ou Yvan. Les filles ne sont pas là non plus. On était 12 en CM2, on est 28 en 6ème A3. Quand je regarde la photo de classe aujourd'hui, je vois de vrais sourires, mais aussi des sourires gênés, voire pas de sourire tout court. Je pense que j'étais loin d'être le plus flippé.

Dans la cour, on est au moins 800. Les grands, les 3èmes, jouent au foot dans la cour du bas, je les regarde avec envie. Un jour, ce sera moi. Je revois des gens de Tilques, Rémi, Johan. Lui m'avait vendu le collège un jour au coin de nos rues « c'est vraiment différent ». Quand t'es en CM2, tu n'imagines vraiment pas à quel point.

4 ans d'Esplanade

Le premier cours dont je me souviens, c'est celui d'arts plastiques. La salle dans le bâtiment A au troisième étage avait le sol défoncé, un vieux parquet dont il manquait des lamelles [elles ont été refaites l'été suivant]. Le prof avait l'air un peu perché. Surtout il criait. Nous ne comprenions pas trop pourquoi : personne ne parlait vraiment. Il impressionnait. La semaine suivante, il expliqua que des parents étaient venus au collège parce qu'il nous avait fait peur. Et il demanda « à qui je fais peur ici ? » La moitié de la classe leva la main. Tout d'un coup, il se tourna violemment vers Jonathan et lui cria « toi, je te fais peur ? ». Le pauvre répondit en larmes : « oui, beaucoup ».

 

Je crois que la violence a commencé ainsi. Car, honnêtement, quand je me souviens du collège, je pense surtout à cet univers où la loi du plus fort est toujours la meilleure (jusqu'à l'arrivée des pions). Ça se bastonnait sévère dès le début, et je me souviens des courses de la cour du haut jusque la cour du bas pour assister, souvent de loin, aux échanges de marrons. Quand c'était les 6ème, ça nous faisait presque rire, tant les coups s'échangeaient avec délicatesse, tandis que les larmes coulaient dans les yeux des deux boxeurs. Quand c'était les 3ème, ça nous semblait être un combat entre poids lourds pour la ceinture de champion de France, et ça tapait sévère. C'était rarement un sixième contre un troisième : il y a un minimum de savoir vivre, même en temps de guerre.

Son nez saigne. On le transporte dans les couloirs rapidement, avec, derrière lui, une foule de curieux. Lui, c'est un type de ma classe. Il s'est fait coincer contre un mur par trois autres sixièmes. Il avait des lunettes, le look Harry Potter. A 3 contre 1, on est toujours très fort. Et très lâche. Je les ai vu faire, je n'ai pas réagi. Il quittera le collège là-dessus.

Si ça se bagarre entre élèves, il y a aussi des tensions avec les adultes. Une prof d'anglais remplaçante attire les moqueries. Sa coupe, ses habits, même son nom. Un jour, alors qu'une bagarre éclate dans la cour du bas, elle vient chercher ses élèves dans la cour du haut. Elle est chahutée, je revois même un élève lui tirer les cheveux.

 

Attention, mon collège, ce n'est pas que ça. Déjà, c'est du football. Car en cinquième on a trouvé la technique pour jouer : une balle de tennis, et le fond de la cour du milieu est à nous. 3 contre 3, 4 contre 4, on s'use les semelles à chaque récré, et ma mère râle quand elle voit l'état des baskets.

J'ai 12 ans et demi, et je suis un grand maintenant. Je m'habille tout seul : j'ai troqué le gilet choisi par maman contre le survêtement intégral choisi par moi. Je veux acheter des chaussures de marque et je commence à faire attention à mon look. Je coupe mes cheveux à la tondeuse, et je veux me faire une houppette. Ca va bien à Rémi, et Rémi a l'air de plaire aux filles de ma classe. En vérité, et avec du recul, ça ne me va pas du tout ! Mais qu'importe, la balle de tennis qui court devant moi est plus importante encore, j'irai courir les filles plus tard.

Ma hantise de l'époque : faire tomber mon verre dans la cantine. Car, à ce moment-là, et comme dans toutes les cantines de France, un grand « wéééééééé » résonne et le malheureux, tout penaud, se retrouve avec un ramasse-poussière.

Le moment qui me plaît bien, c'est le cross du collège. On n'a pas cours de l'après-midi et on fait deux boucles autour du jardin public. J'ai de la chance, je cours plutôt vite. Pas contre, c'est plus compliqué pour certaines filles. Et quand tu es un peu plus gros ou grosse, c'est l'enfer. D'ailleurs c'est l'enfer tout le temps pour toi. Pareil si tu as des cheveux bizarres, ou un nom bizarre, ou un sac bizarre. Bref, le collège c'est l'enfer dès que tu n'es pas dans la normalité. L'objectif de tout collégien, c'est d'être dans le moule, de ne pas dépasser. Sinon, on se moque de toi. Et à 13 ans, tu n'as pas les épaules assez larges pour subir les moqueries.

 

En 4ème, je retrouve ma prof de français de 6ème. Elle me demande pourquoi mes résultats ont baissé à ce point. Je rigole. 14 ans, un garçon plein de maturité [sic!]. Elle veut nous faire travailler sur Haïti. Construire des petites maisons, faire un projet. Moi, l'art plastique, c'est pas trop mon truc. Mais c'est bien, on est en groupe, et on peut parler. Aujourd'hui, quand j'entends Haïti aux infos, je me demande ce qu'elle en penserait.

4 ans d'Esplanade

Je n'aime pas le collège. Les cours m'ennuient. Les bagarres me font parfois flipper, et pourtant j'en ai déjà vu quelques dizaines. Un jour, un troisième m'a poussé dans les sacs, autour d'un poteau. J'ai pleuré tellement j'étais énervé. Mais il fait du judo, et je le sais. Ma honte a redoublé quand une fille de ma classe m'a demandé pourquoi je pleurais. « Je pleurais pas » que j'affirme.

J'ai arrêté de travailler en musique. Honnêtement, 4 ans de flûte, quel gouvernement a eu cette idée ? Un instrument de canard, alors qu'il existe des guitares ! On aurait pu avoir une nation de guitariste, imaginez un peu ! En anglais, je ne comprends pas grand chose. En allemand, ce n'est pas beaucoup mieux. Je commence à tricher. Je ne fais plus trop mes devoirs. Les professeurs commencent à me mettre en garde. Pffff, ils ne comprennent rien de toute façon. C'est officiel, je suis un petit con. Et fier de l'être.

Si j'ai un rêve en quatrième, c'est de plaire aux Pauline. Et d'être footballeur. A la fin de l'année, j'arrive à 12 de moyenne. Deux ans auparavant, j'étais à 17. La chute est rude.

 

3ème. Prof principal : Mr Paris. Alors lui, on sait d'avance qu'on n'a pas intérêt à broncher. Sa réputation le précède et quand tu le croises dans le couloir tu baisses la tête, que tu sois bon ou mauvais élève. Son premier cours me reste gravé : la première guerre mondiale. Il explique que nous sommes en troisième et que nous devons maintenant prendre des notes, pour nous préparer au lycée. Et il commence son cours magistral. Son cours, magistral. J'y étais. Vraiment. Je croisais les poilus de 1914, j'entendais les bombardements, nous naviguions dans les tranchées. Tous. Sauf Guillaume, qui, après 10 minutes, a commencé à écrire. Et Mr Paris de dire : « c'est bien Guillaume, il faut prendre des notes ». Et nous tous de nous regarder et d'écrire en quelques lignes dix minutes d'immersion. Là, j'ai compris que j'aimais l'histoire. Et si je suis prof d'histoire-géo aujourd'hui, c'est sans doute grâce à Mr Paris.

Il avait un projet : faire un journal ! Alors nous nous y sommes mis, je me revois même être allé le vendre à Carrefour aux habitants du quartier.

Ce qu'il y a de bien en 3ème, c'est que les grands buts de la cour du bas sont désormais les tiens ! Alors, chaque midi, on se régale avec Yann, Guillaume et Alexandre. On frappe de toutes nos forces, et on refuse les petits sixièmes qui veulent jouer avec nous. Non mais oh ! Chacun son tour ! Tu verras dans 3 ans !

4 ans d'Esplanade

Quand je regarde la photo de 3ème je vois maintenant des adolescents. Les enfants de 6ème sont partis, leur innocence avec. A la fin de l'année, ça organise une soirée qui ne s'éternise pas, puis un grand camping. Ce sont des souvenirs mitigés, où j'ai vu les premiers verres d'alcool, où j'ai senti les premières odeurs de cannabis, où j'ai effleuré pour la première fois un corps.

 

Hum. C'est bizarre ce sentiment. Je souris avec une certaine mélancolie, et pourtant ça ne me manque pas le moins du monde. Même le foyer avec le baby-foot et les cannettes de coca où en appuyant deux fois très vite sur la machine ça en faisait tomber deux. Même les voyages scolaires en Allemagne où un cache-cache géant nous avait fait repartir en enfance. Alors oui, quand je revois les visages d'Emilie, Swan, Alexandra, Guillaume, Charlie, Aurélie, Amélie, Amandine, Angélique, Camille, Margaux, Guillaume, Alexandre, Yann, Vanessa, Amélie, Justine, Marie-Laure, Rémi, Camille, Sébastien, Jean-François, Romain, Benjamin, Pauline et Pauline, quand je les recroise au hasard des jours et des rues de Saint-Omer, je m'arrête, et je discute un peu. Mais pas de cette époque-là. Car le collège, c'est dur. L'adolescence est compliquée. Et quand je vois certains adultes dire aux plus jeunes « vous avez de la chance, profitez ! », j'ai plutôt envie de leur dire « bon courage ».

 

Au fait, je vous ai déjà parlé de mes 3 ans à Ribot ?

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 20:25

20h45. J'ouvre la porte. Le silence, assourdissant. Pas âme qui vive. J'ai envie de prendre l'air. Littéralement. Respirer. J'irai bien marcher. Me balader en ville. Voir les monuments éclairés. Passer devant un bar. Entendre un éclat de rire. Ou de la musique en fond sonore, imaginez, un live ! Woh, ce serait bien. Un bon petit concert d'un groupe d'adolescents boutonneux plagiant du rock anglais. Je referme la porte. Et ma pensée.

 

J'ai de la chance, mes quatre murs sont assez éloignés les uns des autres, et le plafond est haut. J'ai « de l'espace, de la luminosité », c'est comme ça que la vendeuse de l'agence m'a vendu l'appart. N'empêche qu'un an va bientôt sonner à l'horloge du COVID, et c'est un an qu'on ne retrouvera pas. J'ai mon globe terrestre qui trône au centre de la bibliothèque, il me nargue, je le vois bien, avec tous ces pays qui me font de l’œil. Je les aurai un jour, je les aurai.

Mais quand ? Honnêtement, j'imaginais 2021 plus clair, plus facile que 2020. Deux mois compliqués au départ, et ensuite on reprendrait la vie d'avant. Aujourd'hui, j'ai l'impression que plus personne n'espère reprendre cette vie là avant... l'automne ! Ou même 2022.

C'est con, j'avais des projets. On en avait tous d'ailleurs. Là, logiquement, demain, je pars à la Réunion. J'avais mon ticket, j'avais les copains là-bas, et j'avais soif de randonnée. Bref, le plan parfait. Sauf que demain j'irai un peu moins loin, un peu moins haut. Pas d'envol, les pieds sur terre, ma bonne vieille métropole.

 

« Faut pas se plaindre, il y a pire que nous ». Mais est-ce que j'ai vraiment envie, ce soir, de me comparer au pire ? Et si, aujourd'hui, je me comparais au meilleur de ce que la vie peut nous offrir ? Et bien le bilan n'est pas fameux ! Je me lève, je vais bosser, je rentre, je n'ai pas le droit de sortir le soir (et un soir qui commence à 18h c'est vachement tôt!). Alors je bosse un peu plus, et je vais me coucher. Et le lendemain, rebelote. Quelle vie de merde. Moi qui passais mon temps à rappeler aux gens qu'il n'y avait pas que le boulot dans la vie, me voici pris au piège !

 

Je réouvre la porte. Hum. J'hésite. Je marche 50 mètres à gauche, 50 mètres à droite. Je rentre. Je me dis qu'à la campagne je pourrais au moins faire le tour du patelin.

Liberté chérie, tu me manques. Je veux bien que ce soit pour le bien collectif, que les sacrifices ne sont pas vain. Mais un an quand même. J'ai essayé d'en faire quelque chose, mais je viens petit à petit à bout de mes idées. C'est que, vois-tu, j'ai besoin d'espace. De grands espaces. Et de projets, de grands projets. Sans ça, je m'ennuie. Et, surtout, je me vois vieillir.

 

Il y a dix jours, j'ai joué au football. C'était formidable, ça faisait quatre mois que ça n'était pas arrivé. On était 3, des un contre un sur un but, un terrain bien pourri, un ballon dégonflé, on surveillait le chien quand on dribblait... mais bon sang, du foot ! Quel bonheur ! Sauf que le lundi après-midi j'ai eu mal aux jambes. Et le mardi.

C'est ça, 33 ans. Dès que tu arrêtes le sport pendant plusieurs semaines tu souffres lors de la reprise. Et ça ne va pas s'améliorer. Alors, mon petit COVID, tu comprends que tu commences à sérieusement m'emmerder ! C'est que je veux jouer au foot pour mes dernières années où j'ai l'impression d'être encore à peu près compétitif. Et je veux voyager comme je l'entends, où je veux, quand je veux, rencontrer du monde, aller faire la fête, danser et chanter, vivre bordel ! Et là, depuis plusieurs mois, tu m'as enfermé entre quatre murs. J'en ai marre de ces murs. Je veux voir la mer. Entendre le bruit des vagues. Ce silence me fatigue.

 

Alors j'ouvre la porte.

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5 janvier 2021 2 05 /01 /janvier /2021 23:43

En ce 31 décembre, j'étais bien. Quelques copains, des jeux de société, une raclette, pour moi, c'était la fête. Je n'en voulais pas plus. A vrai dire, ça fait des années que je souhaite faire cette soirée de cette façon. Il a fallu attendre le COVID et les prescriptions gouvernementales pour l'imposer. A ma grande joie.

 

J'aime bien faire le bilan de l'année. Régulièrement je faisais même un zapping, l'occasion de revoir les soirées, les sorties, les voyages et les grandes actions ou décisions des 365 jours écoulés. Ici, ça va y ressembler, sans forcément être tout à fait chronologique. Quoique, je reste prof d'histoire, et c'est souvent le meilleur plan.

 

Il faut dire qu'au début de l'année 2020 j'étais un peu perdu. Je revenais de deux années et quelques mois d'Amérique du Sud, je ne savais pas exactement ce que je voulais faire, je ne savais pas où, je ne savais pas avec qui. Liberté totale. Lille tenait la corde, l'enseignement était l'idée sécurité. Et puis... j'ai fait tout différemment ! C'est ça qui est incroyable au 1er janvier : on pense que l'année va aller dans un sens, et elle part dans un autre. Je ne parle pas simplement du COVID et du confinement, tant cela paraissait impossible. Mais c'est aussi le cas du reste.

 

Tiens, février, j'ai fait deux fois le carnaval à Dunkerque. Oui, au Kursaal, avec des milliers de personnes. Ça ressemblait à ça, le monde d'avant !

2020, c'était bien

Et puis le COVID est arrivé. Un tsunami. Une révolution. Je ne sais pas quelle métaphore fonctionne le plus. Indescriptible. Quelque chose qui marquera les livres d'histoire, quelque chose que l'on racontera à nos enfants. Les villes vides, la peur qui rôde, le décompte macabre chaque soir, les annonces gouvernementales scrutées à la loupe, l'attente d'un vaccin. Et moi, dans ma bulle, dans le Sud. J'en ai profité. Oui, il y a eu les profiteurs de guerre, moi je suis un profiteur de la maladie. Je me suis recentré, je me suis concentré, et j'ai écrit un livre. Le fameux, celui dont je parle depuis tant d'années. 2020, c'est un accomplissement. L'histoire de mon village, à 400 exemplaires. Oh, ce n'est pas beaucoup. Mais ce n'était pas pour le nombre, ce n'était pas pour l'argent, c'était pour le partage. Parler avec les anciens, retrouver les vieilles photos, découvrir des choses que j'ignorais sur un lieu que je pensais connaître comme ma poche. Je n'ai pas encore eu les retours, la faute à la maladie, et à un deuxième confinement. Mais j'en suis fier. C'est du beau boulot, ce livre a de la gueule, et il m'a montré que je suis capable d'écrire et de publier. Rien que pour ça, c'était bien.

2020, c'était bien

D'ailleurs, en 2020, je me suis retrouvé à Saint-Omer. Le retour aux sources. Une décision mûrement réfléchie et que je n'ai pas regrettée jusqu'à aujourd'hui. Une maison, un extérieur, un territoire. Chez moi. Finalement c'est ça que je suis venu retrouver.

 

2020 ce fut made in France. Je n'ai pas pris l'avion, je n'ai pas traversé une frontière. Ça me fait encore bizarre de l'écrire, je vous assure que c'était étrange à vivre. Je n'ai pas eu ma dose annuelle d'aventures, je n'ai pas rencontré de nouvelles cultures, langues, ou nourritures. Mais j'ai de la chance, j'avais fait des stocks les années précédentes. Et puis on a un pays magnifique. Je le savais, et ça s'est confirmé. Alors je me suis baladé dans ma région, et sur une côte d'Opale tellement belle quand un rayon de soleil la parcourt. J'y ai croisé quelques animaux fascinants.

2020, c'était bien
2020, c'était bien

Cet été, alors que la France se déconfinait, je me suis évadé dans le Jura, j'ai parcouru les gorges de l'Ardèche, arpenté la Lozère, découvert les gorges du Tarn et Albi.

2020, c'était bien
2020, c'était bien
2020, c'était bien

La famille m'aura même amené voir des dauphins... en Bretagne ! Quand je dis que c'est une année improbable !

2020, c'était bien

2020 c'était tout ça. Et c'était toi. Et ça, c'est fou. Quoique tu dirais plutôt canon. Ou canonissime. C'est marrant, je m'aperçois que ce mot n'existe pas dans le Larousse. Sûr que tu aurais pu le placer sur un plateau de Scrabble. 2020, ce fut une rencontre. Était-ce donc toi que j'attendais depuis tant d'années ? Ton humour ? Ta gentillesse ? Ton dynamisme ? Ton écoute ? Ta folie ?

Et maintenant, je regarde devant moi. 2021. Plein de projets dans la tête. J'ai un travail dans un lycée dunkerquois, j'ai une maison, j'ai une copine. Et pourtant, tout reste possible. Vais-je écrire un second livre ? Passer un concours ? Acheter un logement ? Partir en vadrouille ? M'engager en politique ? Me marier et avoir trois enfants ? Bon, il y a des choses un peu plus improbables que d'autres... mais quand on a vu 2020, rien n'est trop fou !

2020, c'était bien
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31 octobre 2020 6 31 /10 /octobre /2020 16:07

Dehors c'est gris. Tellement calme qu'on arriverait à entendre les feuilles tomber. Ça et là une voiture rappelle que la vie existe encore, un peu. C'est reparti pour quatre semaines.

 

Difficile d'exprimer clairement ce que je ressens. D'un côté, je fais partie de ces gens qui ont su apprécier le premier confinement, qui ont été capable de l'utiliser, et d'en ressortir avec quelque chose. De l'autre, mon livre sur Tilques est terminé, et j'avais déjà cette impression de grand vide avant même que le confinement ne commence. La dernière fois, le soleil brillait, et j'étais 3. Aujourd'hui, l'automne est là, et je suis seul.

Et maintenant, que fait-on ?


Aujourd'hui j'ai envie de grands espaces. J'irai bien randonner en montagne. Respirer le grand air, scruter l'horizon lointain, ressentir la nature. J'ai envie d'extérieur. C'est con. Car mon horizon actuel s'arrête à des murs, et le ciel paraît si bas que j'ai parfois l'impression qu'il touche mon sapin. Il fait sombre.
 

Vivre avec la maladie. Hier, j'ai appris que je serai remplaçant dans un lycée. 45 minutes de route, du lundi au samedi midi. 4 niveaux. J'observe la charge de travail, et j'ai peur. Jusque là, j'étais libre de mon temps. Je faisais ce qu'il me plaisait. Je sortais quand je voulais sortir. Désormais, je sortirai pour travailler. Et je rentrerai... pour travailler. Drôle de vie tout de même.

Dans le même temps, ce travail va me permettre de voir du monde, d'instruire des enfants, et de contribuer, un peu, à mon niveau, au progrès. Le professeur que je remplace est atteint d'un cancer. Clairement, en comparaison, je n'ai pas de problème.


C'est l'attente qui est compliquée. Surtout quand tu ne vois pas le bout du tunnel. Si on me dit « sois patient, c'est fini dans deux mois », je le serai. Si on me dit « sois patient, ça va peut-être durer deux ans », c'est plus compliqué. Le sacrifice du temps ? Très peu pour moi. La vie est déjà courte et j'ai une liste de rêves longue comme le bras à accomplir.


La vie d'avant me manque. Je veux aller chanter, crier, hurler sur une piste de danse avec des copains. Je veux faire la bise à ma grand-mère. Je veux jouer au foot. Je veux rire avec les gens, et parler d'autres choses que de l'actualité morbide. Il paraît que nous sommes en guerre. Mais moi, j'aime pas la guerre.

Voyageur à quai
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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 20:17

Ça y est, le sac est posé. D'abord sur ce sol, puis rangé dans l'étagère. L'air de rien, ce sac ne m'a pas quitté pendant une année. 12 mois S.D.F. Enfin, du S.D.F. choisi, et non pas contraint (et ça change tout). Un sac qui aura vu un peu de pays, et qui est aujourd'hui fatigué de tout ça.

A peine les clefs en poche que j'ai cherché le plus important mobilier de la maison : un bon lit ! Mon lit ! Plus le lit de mes parents, plus le lit de ma grand-mère ou de ma marraine, plus le lit, le matelas ou le canapé des copains et des copines... c'est mon lit ! En quelques jours j'ai aussi récupéré mes vêtements, de ceux que je n'ai pas mis depuis 3 ans et mon départ en Guyane. Tiens, j'ai ce pull là ? Ah, mais oui, trop bien ! C'est facile, j'ai l'impression d'avoir acheté une nouvelle garde-robe.

 

Emménager, c'est aussi faire des trucs un peu chronophage. Électricité, gaz, ligne téléphonique, changement d'adresse... et il faut aussi passer par une étape que je n'affectionne pas tout à fait : faire les magasins. Comparer les prix, trouver un frigo, une gazinière, un salon. Ce midi, je mangeais toujours assis sur mon lit, l'assiette sur une table de salon gentiment donnée. Je n'ai pas encore de chaises, et les ampoules du salon ne fonctionnent pas.

 

Pas grave, car je suis chez moi. Vraiment chez moi. Mon premier chez moi, en solo, depuis 12 ans. Woh, 12 ans. Depuis, j'ai fait 7 colocs. Alors là, c'est moi qui vais décider du rythme du ménage et de la vaisselle, et je mets la musique au volume que je souhaite. Il n'y a plus de partage des taches, il n'y a plus non plus de partage des repas. Solitude. Est-ce que ça me fait peur ? Oui, toujours un peu. C'est d'ailleurs l'une de mes missions premières depuis que j'ai mon chez moi : voir du monde. Tous les jours je recontacte un copain ou une copine. Car c'est l'avantage de mon nouveau lieu de vie : Saint-Omer, la ville de mon enfance, et de ma jeunesse. Puisque je vous dis que je suis chez moi !

Emménager
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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 22:34

J'écris cet article dans un document intitulé Rédemption.

J'ai eu envie de pleurer devant un film, mais je n'ai pas assumer ces larmes. Une seule a coulé. A la fin du film, j'ai eu envie de faire pipi, et je me suis dit que pleurer aurait éliminer cette envie.

Le confinement ne m'a pas fait grand chose. Pas de changement dans ma vie, pas de baisse de moral. Au contraire, ça m'a permis de trouver un rythme et une motivation.

Je me demande ce que je vais faire dans 3 mois et demi. Et puis j'arrête de me demander, et ça va mieux.

Deux fois une fille m'a dit je t'aime, et je ne pouvais pas répondre. J'étais triste.

Je n'ai pas aimé depuis 6 ans. C'est long. Et je soupçonne le karma.

Quand quelqu'un se met en couple autour de moi, je le félicite. Et je le jalouse.

Je me suis demandé si je ne devais pas recontacter toutes mes ex. C'était apparemment une mauvaise idée.

Il y a un an je me levais en me disant « pourquoi je me lève si tôt ? » Maintenant, je me lève en pensant à ce que je vais faire. C'est mieux.

Je suis parfois asocial.

Je suis parfois un animal de sociabilité. C'est dur de me suivre. Moi-même j'ai du mal.

Je n'ai pas de regret. J'en suis fier.

J'ai quelques remords. Ca ne change rien.

Parfois je m'arrête en me disant « à quoi bon ? ». A rien, et c'est pour ça que la vie reste sexy.

J'ai envie de voyager. Mais moins qu'avant.

J'ai envie d'avoir des enfants rapidement. Et puis j'écoute les histoires de mes potes, et je me dis que j'ai encore le temps.

Il y a 15 ans, ma vie allait être séparée entre Arras et Saint-Omer. C'était facile.

Ce soir, à cet instant, je voudrais être ailleurs. Mais je ne sais où.

J'aime écrire des messages pour recevoir des nouvelles des gens. Et puis je réponds avec 3 mois de retard.

J'ai un super-pouvoir : je peux dormir n'importe où, n'importe quand. Ca m'a beaucoup aidé.

J'ai un autre super-pouvoir : je ne grossis jamais. J'aime moins celui-là.

Parfois j'écris, et les gens aiment. Je ne comprends pas toujours.

Je ferai bien un aller-retour express en Guyane pour voir mes élèves. J'en souris.

J'essaie de faire un jeu de mots avec Jean la souris. C'est nul, alors je m'arrête.

Y'a pas d'arrêtes dans le bifteck. Mais y'en a dans le poisson. Le poisson se jette dans la mer. La mer c'est sur le terre. La terre est une boule. Et toi t'es maboul.

C'est tout.

Transparence d'un soir
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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 22:55

Clairement j'aurais aimé être avec toi. Mais que veux-tu, la vie n'est pas toujours bien faite. Alors ce film géorgien que j'ai regardé hier, sur lequel nous aurions dû faire un débriefe intense de la situation en Abkhazie ou sur le principe d'un film où le premier dialogue a lieu à la 20ème minute et le second à la 53ème, je l'ai fait avec moi-même. Je suis sûr que l'histoire de Tilques t'aurait passionné. Bon, allez, va pour intéressé au moins. Tu m'aurais encouragé, souriant à chacune de mes petites découvertes, écoutant d'un air parfois distrait une histoire villageoise du 18ème siècle. Ah, et pour les apéros Skype/Messenger/Jitsi, tu aurais été à mes côtés, et on aurait ensuite analysé les réactions du chacun sur ce confinement (« elle n'a pas l'air de très bien le vivre », « hum, compliqué avec les enfants pour eux », « ce mec ne change pas »...).

 

Oui, mais voilà : je ne t'ai pas encore trouvé. Ou alors je t'ai vu passer, et je t'ai manqué. Pire encore, j'ai discuté avec toi, et je ne t'ai pas retenu. Pire du pire du pire : je suis sorti avec toi, et je t'ai largué. Bien fait ! Non, j'opte pour la première option. Alors cette lettre te fera rire, dans quelques mois. Un an. Deux ans ? Plus ?! Non, je n'irais pas plus loin !

 

Je tiens d'abord à te signaler que je n'ai pas croisé de filles entre 15 et 45 ans depuis bientôt 4 semaines, ce qui joue sur mon inspiration du soir. Et je viens de regarder une histoire d'amour sur un écran d'ordinateur, ce qui m'a rappelé que c'est au moins possible à la télé. Pour moi ? Hum, 2020, c'est mon année ! Je le répète, tel un slogan, pour m'auto-persuader et me rassurer, un peu (beaucoup ? Passionnément ? À la folie?). Et puis le confinement est arrivé, alors que j'allais te rencontrer à coup sûr et me voilà sur le bouton pause. Ça pourrait être pire, d'autres sont en cette période sur le bouton arrêt. Alors tu ne liras pas de plaintes. Juste un espoir. Je t'attends tu sais. Non, je te cherche. J'essaie des choses à l'encontre de mes principes, à contre-courant de mes idéaux. Je me dis que j'idéalise trop. On me dit que j'idéalise trop. Non, je ne t'idéalise pas. Je sais que tu seras comme je t'aimerai. On sera heureux tu sais, j'ai plein d'idées, d'envies, et tout sera naturel, facile. Ok, je t'idéalise. Mais je crois encore à la passion, je ne veux pas me résoudre à vivre sans Elle. Se poser, pour aimer. C'est la base. L'étincelle. Les papillons dans le ventre. Embrasse-moi. Trouve-moi.

N'aie pas peur

N'aie pas peur

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 22:49

- « Je suis attachiante ». Cherchez pas, on lit seulement chiante.

- « Je cherche un homme, un vrai ». C'est quoi un faux exactement ?

- Faire une bouche en cul de poule sur la photo de profil. Non, vraiment, il faut arrêter maintenant.

- « les gars, l'ortographe est important ». D'accord, mais faut commencer avec toi alors !

- Etre en photo avec son ex. Ou en photo avec deux jolies copines. Ou en photo avec 3 chats. Bref, une photo de profil sur un site de rencontre, c'est tout seul ! Ou alors avec ta copine que tu trouves moche (mais elle est en couple, alors elle t'emmerde !)

- « J'ai mon petit caractère ». Je lis « j'ai un sale caractère ».

- Etre en photo avec 15 haltères. Puis en photo à la salle de gym. Puis une photo en faisant des abdos. Désolé, Davina, ce n'est pas un concours de culturisme.

- « je cherche un mec qui aime faire les magasins et acheter ». Si, je vous promets, c'est une vraie citation de profil (où la fille avait sa photo en... robe de mariée  ! Là, ce n'est plus du message subliminal!).

- « je suis une connasse ». Bon, si tu le dis toi même.

- une photo où je peux deviner, à travers ton sous-vêtement, la forme de ton pénis. Sorry, dude.

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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 16:53

77% des Français.e.s avaient un smartphone en 2019. Je suis donc, un peu, anormal (ceci n'est pas un scoop). Pire, j'ai un téléphone à clapet. C'est officiel, je suis bloqué en 2002 !

Et parfois, c'est chiant...

  • J'étais incapable de recevoir les confirmations et les changements de programme au Pérou. Du coup, j'ai attendu 45 minutes après un bus qui m'avait oublié.

  • Je ne peux pas écouter de la musique.

  • je ne pouvais pas payer mon parking à Tel Aviv (seulement possible avec une application)

  • j'ai une mémoire de 110 sms. Oui, 110. Alors quand je reçois 3 sms pour me dire « ok », « ça marche », « à tte », ça m'en prend une trop grande partie. Sérieusement, les gars, écrivez tout dans un seul SMS !

  • j'étais incapable de rentrer d'Amérique du Sud (car ma banque m'envoyait un code sur mon téléphone, qui n'est pas un smartphone, et qui n'avait pas de réseau).

  • je ne peux pas installer Tinder.

  • je ne suis pas sur les conversations What's App (des potes ou de la famille).

  • Je n'ai pas de GPS. Du coup, je suis souvent en retard.

  • je ne peux pas lire les smileys.

  • Quand un de vos sms est trop long, il se transforme en MMS, également appelé « contenu non disponible » sur mon téléphone. Téléphone qui ne reçoit donc pas les photos.

 

Mais... il y a un Top 10 des trucs sympas quand tu n'as pas de smartphone !

  • Tinder fonctionne sur ordinateur (si, si, jvous jure!)

  • je ne suis pas sur les conversations What's App (des potes ou de la famille)

  • quand je suis dans un transport je lis un livre ou le journal. Ou je regarde les gens. Et coucou toi ! Mais, mais ! Regarde moi plutôt que de regarder ton smartphone !

  • Je ne reçois pas des photos WTF et des vidéos drolilol.

  • Je peux demander innocemment à quelqu'un « mais, ça ne te dérange pas toi que ton smartphone soit fait avec du cobalt provenant de République Démocratique du Congo, où des enfants meurent dans des mines ? ». Ça fonctionne aussi avec les petits Chinois dans les usines.

  • je ne peux pas lire les smileys. Du coup, j'imagine que c'est des cœurs.

  • J'aime avoir les accusés de réception.

  • Je n'entends pas mon téléphone faire un Bip toutes les deux minutes à cause d'une saloperie de notification disant que J-C a commenté la photo de mariage que j'ai eu le malheur de commenter il y a trois jours, et qui a eu 123 commentaires depuis. Ça fonctionne aussi avec la notification Messenger d'une conversation aux 312 nouveaux messages non lus.

  • Quand je suis en retard, je dis que c'est parce que je n'ai pas de GPS.

  • Je me sens libre.

 

Le bouton en bas à droite met le téléphone en silencieux. Et oui !

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