27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 20:21

Il y a plusieurs jours de cela, alors que je vivais encore à Nairobi, je me suis retrouvé dans une situation assez délicate. Enfermé devant chez moi. Pendant plus de trois heures.
Pour comprendre cette situation, il faut savoir que je venais à Nairobi pour dix jours. J'habite chez une kényane, Beryl, qui vit avec sa sœur, un Russe et un autre Français, Colas, qui bosse à l'Institut où j'étudie. Le premier jour, alors que je demande pour les clefs, Beryl me dit qu'elle m'en donnera dans deux jours. Problème, je ne les ai pas eues. En fait, un double des clefs avait été emporté par des voleurs qui sont venus dans l'appartement plusieurs semaines avant mon arrivée. Ils n'ont pas changé les serrures, ce qui me semblait être la moindre des choses, mais bon, passons.
En ce jeudi matin, je demande donc à Beryl si elle est présente aujourd'hui. « Oui, oui, je ne bouge pas aujourd'hui ». Ça tombe plutôt bien, car j'ai pas mal de choses à faire avant mon départ pour la Tanzanie (échanger de l'argent, laver mes fringues...).
Quand je reviens, aux alentours de 14h, je trouve la porte close. Je sonne. J'attends. Je re-sonne. J'attends. Je frappe. J'attends. Je sonne et je frappe. J'attends. J'attends en frappant et en sonnant comme un fou. J'attends. Je réfléchis, me dis que c'est dommage d'avoir justement oublié ce matin mon téléphone dans ma chambre... Et puis je prends mon ordinateur. Le wifi arrive jusqu'à la porte, et je contacte la sœur de Beryl, qui est en ligne. Elle me dit qu'elle contacte Beryl et que celle-ci est sur la route du retour. Les autres ne sont pas là. Je me décide donc à l'attendre. Longtemps. Très longtemps. Je m'assois au sol. Puis je m'allonge. Je somnole. Je m'endors. Je suis réveillé par les voisins, des petits Indiens, qui me regardent avec un air quelque peu méfiant, l'air de se dire : « mais c'est qui ce type qui dort par terre ? ». C'est moi. Leur mère a le regard inquisiteur, je me demande même si elle n'appelle pas le garde de l'entrée pour vérifier que j'habite bien ici.

Vous savez, c'est long trois heures. Ou quatre, je ne sais plus. Surtout quand on n'a rien à faire. Si ce n'est d'attendre et de réfléchir. Je tente de faire Mac Gayver. Je sors mon coupe ongle et tente d'ouvrir la porte. Ça peut paraître ridicule, mais ça m'a déjà sauvé une fois en Angleterre ! Cependant la tentative reste vaine, tout comme le coup de la carte bancaire. Je pense à défoncer la porte. Mais avec mon physique de rugbyman (ou pas), ça serait compliqué. Et puis de toute façon je le prends avec philosophie : si je dois être là c'est qu'il y a une raison. Colas me sauve en fin d'après-midi.

Une heure plus tard, on frappe à ma porte. Beryl, qui vient pour s'excuser. Et je lui dis tout de suite, et très honnêtement, que ce n'est pas grave. Que ce n'est pas sa faute. Tout va bien, no worries. Je sais que tu as fait de ton mieux pour revenir au plus vite.

Pardonner. Pour mieux oublier. C'est quelque chose que j'ai appris récemment, pendant mon périple asiatique. Et que ce fut important. L'une de mes plus belles victoires. On en veut toujours à quelqu'un, de sa famille, un ou une ex, un(e) ami(e) ou une autre personne qui a pu vous faire du mal, un jour. Alors on est en colère, alors on rumine. On se fait encore plus de mal de cette façon. On revit les instants, on revit les mots. On nous a fait du mal alors on pense vengeance, on tente de faire du mal, on parle en mal de cette personne. Mais le mal reste là. Non, vraiment, la meilleure façon de se débarrasser de ce mal fut, pour moi, de pardonner. « Le pardon est une option du cœur qui va contre l'instinct spontané de rendre le mal pour le mal ». (Jean-Paul II)
Récemment j'ai discuté avec un autre garçon, à peine plus jeune que moi. Il m'évoquait ses problèmes familiaux et répéta à plusieurs reprises : « je ne pourrais pas pardonner ». Au fond de moi, j'avais envie de lui dire qui si, un jour, tu y arriveras. En tout cas, c'est tout ce que je lui souhaite, car son absence de pardon l'empêche d'oublier cette partie de sa vie. Car pardonner, c'est déjà oublier.

Bien sûr, le pardon est un travail sur soi. J'imagine que c'est parfois un travail qui peut être celui d'une éternité quand il faut vivre avec le meurtre de son enfant ou de tout autre proche. Quand il s'agit d'un crime sordide. Là, je n'ai pas de conseil à donner. Je comprends que pour certains le pardon soit impossible dans cette vie, sur cette Terre. Quand trop de mal a été fait. Cependant tout en comprenant cette attitude je ne l'encourage pas. Quand je vois que des pardons sont possibles en Afrique du Sud, au Rwanda ou après la seconde guerre mondiale, je me dis qu'aucun pardon n'est impossible


 

Il y a quelques semaines de cela, un fait divers s'est produit dans un village proche de chez moi. Une voiture. Deux victimes. Un crime, peut-être volontaire (le saura-t-on un jour?). Et puis le lot de commentaires. Quand ça se passe dans un petit village comme celui d'Eperlecques, c'est tout Saint-Omer qui s'exprime. Et j'ai lu, avec un avis extérieur (je ne connaissais ni les victimes, ni les accusés), ce qui se disait sur les blogs, dans les journaux, sur Facebook. J'ai été choqué plusieurs fois, par des commentaires qui insistaient pour que l'on tue les passagers de la voiture. Œil pour œil, dent pour dent. Plusieurs réclamaient même qu'on les pende par les couilles. Drôle d'idée (que l'on retrouve souvent pour les violeurs, mais rarement dans cette situation). Et au fond de moi je me demandais à quoi ça servirait ? La vengeance va-t-elle ramener ces deux frères à la vie ? A quoi cela servira-t-il, si ce n'est à créer d'autres mères éplorées ?

Je pensais déjà au chauffeur de la voiture. Pour lui ça doit être crime et châtiment. Il a tué, volontairement ou involontairement, deux mecs. J'imagine sa vie, ses pensées. Se regarder dans la glace et voir deux fantômes derrière lui. Pour toujours. S'endormir. Se réveiller. Être la raison des souffrances de toute une famille, de toute une communauté. Alors ce mec, innocent ou coupable, je le plains. Et quand la communauté lui aura pardonné (après peut-être x années de prison) il faudra se poser la question si lui, un jour, sera capable de se pardonner ce geste. Car le plus dur est de pardonner nos propres erreurs.

"Pardonne moi mes offenses, comme je pardonne à ceux qui m'ont offensés" 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 21:41

Nous.jpg

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 13:50

Village boy. C'est ainsi qu'Alba me surnomme parfois, quand j'évoque mon problème à vivre dans une grande ville. Pourtant je n'ai pas l'impression d'être un véritable village boy. Je ne suis pas né en plein centre de la Creuse ou de la Lozère. Mais pour la Munichoise qu'elle est, un individu né dans une ville de moins de 100 000 habitants est un village boy. Cependant j'admets qu'elle a plutôt raison sur un point : je serais malheureux dans une grande ville.

 

Je suis né et j'ai grandi à Tilques, village avoisinant les 1 000 habitants. J'ai toujours vécu dans une maison spacieuse, avec un jardin, une terrasse, et de l'herbe autour de ma demeure. Alors me retrouver en appartement était un challenge. C'était ma première année à l'université, à Arras. Tout s'est bien passé. Bien sûr, lors des journées ensoleillées, mon herbe et ma chaise longue me manquaient. Mais je faisais avec. Et puis la vie à Arras n'est pas si éloignée de celle de Saint-Omer, si ce n'est pour le côté un peu plus bourgeois du centre-ville. S'en est suivi Canterbury, qui restait bien dans l'esprit arrageois. Puis Rennes. Là, déjà, j'ai eu plus de difficultés. Plus de circulation, un métro. Des gens un peu plus pressés. Et quel malheur fut pour moi New York.

J'ai déjà dit plusieurs fois que le comble du grand voyageur est de pouvoir dire qu'il n'a pas aimé New York. Oui, je n'ai pas aimé. Mais je n'ai pas aimé vivre à New York. Et je le dis souvent, si ça n'avait été qu'une semaine ou dix jours j'aurais croqué à pleines dents dans la grande pomme. Mais la vie là-bas n'était pas faite pour moi. Voyez-vous, j'ai grandi avec une circulation limitée, une absence de métro, de la place pour se déplacer dans les magasins, et des gens que je connaissais à chaque coin de rue. A New York, quand tu te balades dans la rue tu n'es personne. Tu ne connais personne et personne ne te connaît. D'ailleurs, personne n'a envie de te connaître. Vouloir parler à quelqu'un pour parler me fera paraître au mieux suspect, au pire on me prendra pour un détraqué. Combien de fois j'ai essayé de commencer une conversation dans le métro ? Et combien de fois la personne m'a regardé avec des yeux disant : « mais, pourquoi tu me parles toi ? ». Pire, prendre le métro à 7h30 le matin. Ou à 18h. Là c'est chacun pour sa peau et Dieu pour tous. Là il n'y a plus d'amis, et encore moins de savoir vivre. Finie la galanterie, fini le respect pour les aïeux. Ça pousse à gauche, puis à droite. Imaginez les portes d'un métro bondé libérant quelques passagers coincés à l'intérieur, se faufilant tels des souris pour rejoindre la sortie alors que dans le même temps d'autres personnes essaient déjà de s'insérer sans attendre les dernières sorties, en poussant la moitié du wagon et en grommelant quelques sons incompréhensibles. Bien sûr, une fois, c'est drôle. Deux fois passe encore. Mais quand c'est ta vie de tous les jours ? A en devenir fou. Ou plus précisément à devenir comme eux, ces citadins énervés.

Je m'en suis rendu compte là-bas. Après trois mois je poussais pour entrer dans la rame de métro. Lorsque je marchais dans la rue j'allais vite, plus vite que dans mon village. Car oui, à New York ou dans n'importe quelle autre grande ville les gens sont pressés. Et pour cause, ils perdent une heure dans les transports, voire deux. Alors pas question de perdre deux minutes de plus !

J'ai alors pensé que je n'aimais pas les grandes villes. Pékin m'a réconcilié, j'aime découvrir une grande ville, mais je n'aime pas y vivre. Oubliées donc Paris, Londres, Nairobi, New York ou Tokyo, les capitales ne sont pas faites pour moi. Déjà Lille, Rennes ou Munich sont trop grandes. Je suis un fervent partisan de la théorie du métro, à savoir que si métro il y a, mon bonheur n'est pas là. Ainsi Canterbury, Arras, Bruges, Fribourg sont des villes qui me plaisent énormément. Des villes faites pour moi. Des villes à taille humaine. Et si j'ai un jardin pour ma chaise longue, alors je pense que je pourrais même y vivre. Bien sûr je préférerais une maison dans un village, mais il faudra sans doute faire des compromis avec ma city girl.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 13:18

Humour pince sans rire. Humour noir. Sarcasme.

J'ai un humour un peu particulier. Et qui ne passe pas forcément. Pas avec tout le monde en tout cas. Et pas tout le temps non plus. De nombreuses fois mes blagues (enfin, ce que je considérais comme une blague) ont été mal interprétées ou mal perçues. Et finalement les gens m'en ont voulu. Étaient limite en colère contre moi. Et je ne comprenais pas !

On a tous un humour spécifique. Prenons mon père, il a fait siens les jeux de mots. Attention, il y a jeu de mots et jeu de mots. Le jeu de mots facile, que tout le monde comprend lors de l'élocution. Et le jeu de mots limite incompréhensible, qu'il faut déchiffrer et dont on ne comprend parfois le sens qu'après explication de son auteur (également intitulé la vanne ratée). Corentin en est également un adepte.
Ils ont un avantage : si la blague foire, ce n'est pas grave. On rigole de leur mauvaise blague et c'est passé. Mon désavantage, c'est que mon sarcasme ou mon affirmation à tendance humoristique sont parfois pris au premier degré. C'est notamment le cas quand je connais peu la personne, ou que la personne me connaît peu : c'est ce qu'on appelle alors une prise de tête.

Pour être honnête, et après réflexion, j'ai eu de nombreuses prises de tête à la suite de ce que je considérais comme une blague. Pas forcément méchant, mais juste un peu énervé. Pas seulement de personnes que je ne connaissais pas, c'est arrivé avec mes plus proches (encore cette semaine une de mes blagues est mal passée auprès de mon père et de Lucas, c'est dire!). C'est arrivé encore plus souvent avec des étrangers, car au problème du sarcasme incompris il fallait ajouter la traduction manquée. Et on en arrivait à de véritables catastrophes. Ainsi j'ai fait pleurer plusieurs personnes alors que mon intention du départ était de les faire rire. Si ça ce n'est pas l'art de la mauvaise blague !

 

Je peux vous garantir qu'il n'y a pas plus malheureux que moi après que quelqu'un ait mal pris l'une de mes blagues. Cette semaine ça m'a même pourri une après-midi entière à ressasser mon mauvais jeu de mots. Je profite donc de cet article pour m'excuser auprès de dizaines de personnes qui se sont un jour senties offensées par l'une de mes mauvaises blagues. Car oui, c'était forcément des mauvaises blagues étant donné qu'elles n'avaient pas eu l'effet escompté.

 

J'essaie d'améliorer l'humoriste que je ne suis pas toujours. J'ai notamment arrêté les blagues sur le physique des filles, ayant compris que c'est là un grand sujet de complexes pour la majorité d'entre-elles. J'essaie de plus en plus de limiter mes sarcasmes ou mon humour pince sans rire aux gens les plus proches. Et je leur rappelle cette phrase que j'ai fait mienne : qui aime bien châtie bien. A savoir que si je fais quelques blagues sur vous c'est justement que je vous apprécie.

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 14:32

Pour tout vous dire, je n'étais jamais allé dans un planétarium. Et j'étais un peu excité à l'approche de mon entrée dans la salle. Nous patientions en lisant les traductions anglaises et allemandes affichées à l'entrée (et en corrigeant les grossières erreurs en allemand). Du coup on fait les gens sympas, en expliquant au personnel qu'il y a de nombreuses fautes. Le premier nous dit que ce n'est pas lui qui a traduit, le second pareil. Bon, ça ne fait pas avancer le Schmilblick et les erreurs doivent être encore là.
le-planetarium-la-couple-helfaut-3D-Saint-Omer.jpgBref, entrons dans le planétarium 3D (le seul 3D de France avec celui de Saint-Étienne). Diamètre : quinze mètres. Franchement impressionnant. Nous enfilons notre paire de lunettes 3D et partons au ciel. La première moitié est en français, avec un tour de notre système solaire. La deuxième partie, disponible en plusieurs langues, est consacrée à l'histoire de la conquête spatiale (cela dépend de l'heure où vous visitez, il y a quatre films différents par jour, dont un consacré aux profondeurs des océans).
alpha-2-0194.JPGL'univers m'impressionne à chaque fois. C'est un sujet que je ne maîtrise guère (voire pas du tout), et comme souvent pour les sujets inconnus, je suis facilement impressionné. Voir des images de la Lune, ou de la Terre depuis la Lune, et voilà que ressort cet esprit d'aventure et de découverte que doit avoir chaque homme placé devant un ciel étoilé. On se sent très souvent petit lorsque les images défilent. Et c'est là où on se dit que les budgets dédiés à la recherche et la science servent bel et bien à quelque chose ! Dire que je connais un mec qui a mis marcher sur la Lune dans sa Bucket List. Le fou. Et l'ambitieux. J'avoue que l'idée me tente ! alpha-2-0196.JPG

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 22:24

Le message est tombé en début d'après-midi. Un mail de mon directeur de thèse. Une proposition pour écrire une note d'une dizaine de pages sur la situation économique du Rwanda, contre rémunération. Ça y est, j'y suis. Cela correspond à la définition du travail. Et figurez-vous que ça m'a bousillé le reste de la journée.

J'ai toujours su que ça n'était pas la vie que je souhaitais réellement. Cependant je n'ai pas encore trouvé mieux. Je n'ai pas encore trouvé la réponse à la vie que je cherche. Je suis un éternel insatisfait. Bon, tout ce que j'écris là je l'écris pour moi avant tout. Je ne sais même pas si je vais le publier. Ça me fait chier. Je m'ennuie. Cela fait une semaine que je réclame du repos, que je dis souhaiter rester un peu chez moi et ne pas sortir. Et voilà le résultat. Je déprime. Je recherche la solitude pour mieux la haïr. Putain de relation à distance aussi. Putain de vie, putain d'espérance. Putain d'insatisfaction. Putain de moi, surtout. Jamais content. Toujours à râler. Non, vous ne vous en rendez pas compte, puisque je ne râle pas quand les gens sont là. Mais je râle alone, seul, sans personne. Je râle contre moi-même, contre mon mal-être. Ça m'apprendra à ne pas partager ça, du coup, je reste comme un con avec mes problèmes, sans les résoudre. Qui sait, quelqu'un pourrait avoir une réponse, peut-être même LA réponse.

Tu sais, ce choix d'étude me fait déjà un peu chier. Souvent je me pose la question : pourquoi ? Pourquoi faire ça, à quoi ça sert ? Bon, je me posais la question déjà au lycée quand j'étudiais les nombres premiers, mais à l'époque j'espérais qu'un jour ça servirait. Là je sais que ça ne servira pas. Si, bien sûr, ça peut me servir à avoir ma thèse, voir même choper un bon boulot. Mais est-ce que ça servira mon bonheur ? Question rhétorique, j'ai la réponse.

Putain de bonheur, plus je le cherche et moins je le trouve. Où est-il ce bonheur perpétuel ? Celui auquel je croyais il n'y a pas si longtemps. La solitude, décidément, n'est pas bonne pour celui-ci. Là, la question n'est pas pourquoi. Mais comment. Comment trouver ce bonheur, comment le réaliser ? Je me rends compte au jour le jour que ma vie me déçoit. Pas quand je fais quelque chose. Mais quand je m'arrête, et que je réfléchis quelque peu au sens de tout ça. Non, mais à quoi ça sert franchement ? Des journées insignifiantes qui s'enchaînent. Des soirées qui se ressemblent, des conversations qui s'éternisent pour revenir au point de départ. La même bouffe chaque semaine, les mêmes paysages, et toujours les mêmes idées qui reviennent, toujours, me hanter.

Pfff. Je crois que le fait de rester quelques jours/semaines au même endroit ne me réussit pas. Je crois que je ne me suis pas encore complètement réadapté à cette vie. Il me manque les aventures, l'aventure de la vie. J'ai l'impression de stagner, de laisser passer de précieuses minutes à ne rien faire, à être bloqué sur Facebook à contempler des vies plus chiantes que la mienne en ce moment pour me rassurer, et me dire que je ne suis pas le seul dans cette merde là qu'est la vie. Putain de Pas-de-Calais aussi. Putain de neige qui m'a bloqué aujourd'hui comme hier dans mon petit chez moi, bien au chaud, tranquille, blotti dans mon ennui.

Merde, putain, j'ai 25 ans ! Et je me fais déjà chier. Et j'en ai déjà marre. J'ai déjà l'impression d'avoir fait le tour. Qu'est-ce que ça sera dans 15 ans ? Heureusement, il me reste les gosses, c'est mon espoir ! Profiter d'eux. En faire déjà. Est-ce que ça sera ça, eux, mon bonheur ? Pourvu ! Même si quand je regarde autour de moi je vois bien que ça ne suffit pas. J'en ai vu des couples malheureux avec mômes.

Alors c'est ça, il faut que je m'y fasse. On ne peut pas être heureux, en tout cas, pas tout le temps. Chienne de vie, ne me dis pas que c'est vrai ! Moi qui croyais en toi, moi qui fondais tant d'espoir, moi qui essayais de tout faire bien, d'être gentil avec tout le monde, afin d'apporter le bonheur et de le récolter au passage. Merci du résultat.

Cendre et poussière que nous sommes. En pleine force de l'âge, j'ai peur des regrets. Je regarde de plus en plus ma carte du monde depuis que ce con d'Anglais est venu. Putain d'Amérique du sud. Et la route de la Soie. Et ces cons d'Amerlocks, avec leur road 66. Putain, j'ai peur d'être bientôt trop vieux pour avoir les couilles de le faire.

Voilà, tout ça c'est rien, ou si peu. Je n'ai pas trouvé les réponses que je cherchais, je n'ai même pas trouvé les vraies questions. Je reste au point de départ. Sans espoir. Journée de merde. Vivement demain.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 10:05

Définition : Amas de neige plus ou moins grand qui se forme par l'action du vent.

Exemple : la dune de Tilques, dans mon jardin
congere.JPG
Qu'est-ce qu'une stalactite ?
Définition : Concrétion en glace qui se forme sur les parois ou les toits, en période hivernale ou dans les régions polaires et montagneuses.

Exemple : les stalactites de Tilques, dans mon jardin
stalactite.JPGDemain, je vous expliquerai ce qu'est un igloo.

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:42

Tumeur bénigne. Là, il y a deux écoles : celle qui retient le premier mot, et celle qui retient le second. Je fais partie de la seconde. Alors quand je pars me faire opérer, je n'ai guère d'inquiétude, malgré le fait que ce soit là ma première opération chirurgicale. Le médecin est confiant, même s'il fut étonné de l'emplacement : le haut du pouce.


Tout d'abord, il faut venir à jeun. Moi qui considère indispensable le chocolat chaud et le petit pain l'accompagnant au petit-déjeuner, c'est avec difficulté que j'accomplis cette tâche et que j'arrive à 7h30 à la clinique de Saint-Omer. On m'amène gentiment dans ma chambre et on dit que l'on va venir me chercher. Sieste.


9h. Les brancardiers sont dans la chambre. J'ai arboré l'habit très tendance (sic!) que l'on m'a demandé de mettre. Allongé sur le brancard, je vois défiler les néons. Direction l'anesthésiste. Une injection au niveau de l'épaule, 100€ (sympa le boulot d'anesthésiste). On me laisse là le temps que ça prenne. Sieste.


11h. C'est parti pour le bloc. Je vois défiler les néons. Une seule différence, je ne sens plus mon bras droit. Le médecin se saisit de mon bras, le fait bouger dans tous les sens. Sensation étrange, je vois mon bras bouger mais je ne sens rien. Comme si ce bras n'était plus le mien. Mon corps pour la science. En 15 minutes c'est réglé, et on me renvoie vers la chambre où un aide soignant beurre mes tartines.


Et c'est là que commence véritablement mon expérience de manchot. Tout d'abord je dois enlever mon « habit tendance » gentiment prêté par la clinique. Seul souci, mon bras gauche ne répond pas. Il est en écharpe, et quand je l'enlève de l'écharpe avec le bras droit, il tombe. Mais quand je dis il tombe, c'est vraiment ça, et dans n'importe quel sens. L'aide-soignant, bien sympa, me propose son aide. Non, et non. Tel un handicapé, je souhaite vraiment réussir à mettre mon pantalon tout seul ! Pour le pull, par contre, ce n'est pas possible, la manche n'est pas assez large.

operation-tumeur-benigne-main.JPG

Comme vous le voyez, le bandage est plutôt costaud pour protéger mon pouce. Il prend toute ma main et m'empêche dès lors de remettre le pull et le manteau. Vous connaissez la météo locale, c'est gênant. Bien beau de m'opérer du pouce si je me retrouve avec une pneumonie ! (à mon avis c'est fait exprès, afin de s'assurer un service fidélité!).

J'arrive à l'opération paiement. Et là c'est un nouveau souci : je suis gaucher. Essayez d'écrire sans pouce pour voir ! Non, vraiment, ce n'est pas possible. J'essaie un peu de la main droite, mais c'est un désastre. Pas grave, je peux payer lundi (et puis je reviendrai vite avec ma pneumonie).


Chez moi, première épreuve : manger. De la main droite, ça va. Je veux dire, la fourchette arrive dans la bouche. Le problème, c'est pour couper sa viande. Essayez de couper votre viande avec une main pour voir ! Mon bras gauche ne répond toujours pas et je ressens une réelle frustration. J'y suis vraiment, j'ai l'expérience de ce qu'est une vie d'handicapé.

Deuxième épreuve : se brosser les dents. De la mauvaise main, bon, ça va aller. Problème : mettre le dentifrice. Je suis toujours avec un bras et une main. Alors je m'aide des dents.


Je pars vers ma garde-robe : rien ne passe ! Les manches sont trop serrées (faut dire que je suis normalement épais comme un sparadrap). Alors je mets un pull de mon père. De la même tendance que l'habit de la clinique en fait.


Je récupère peu à peu les sensations de mon bras. J'ai dormi deux heures de plus et je peux maintenant le bouger. J'ai l'impression que mes doigts bougent également. J'en suis sûr, mon cerveau me le dit. Et pourtant, mes yeux affirment l'inverse. Mes doigts ne bougent pas d'un millimètre ! Alors que j'en aurais mis ma main à couper (façon de parler).


Que faire quand on n'a qu'un main ? Écrire non. Je tape mes SMS d'un pouce. Ça m'énerve vite. Je décide de répondre en une phrase.

Pour m'endormir j'ignore où placer ma main. Ça me gêne. C'est lourd. C'est serré. Fait chier.


Une nouvelle journée, de nouvelles expériences. Un : la douche. Là, c'est folklore ! J'y vais avec deux sacs plastiques autour de la main gauche (j'ai l'air malin). Comment se doucher avec une main ? Je l'affirme, il est impossible de se laver le bras droit avec sa main droite. Essayez pour voir ! Je chope le gel douche avec le dessous de bras gauche pour verser un peu de savon dans ma main droite. Forcément celui-ci s'échappe. J'essaie de rester au maximum avec le bras gauche en l'air, j'ai l'air gauche.


J'ai l'air du parfait auto-stoppeur avec mon pouce en l'air. Je prends la direction de la soirée infirmière (bien sympa soit dit en passant), je n'arbore qu'un masque. Là, je commence par me faire renverser de la bière sur mon pansement. Je suis arrivé depuis dix minutes. Le reste de la soirée : je regardais à gauche, à droite, derrière et devant moi. Sans cesse je remue la tête pour éviter une bousculade. Cotton Eyed Joe ? Non merci !


On me demande souvent :

« Qu'est-ce que tu as fait à ta main ? »
« J'ai chopé la gangrène au cours de mon voyage en Afrique, alors j'ai dû me faire couper un bout du doigt ».
Je suis sérieux. Les gens sont peinés pour moi. Je le lis dans leur visage.
« Non, je déconne. » Les gens sont soulagés. « Tu m'as fait peur ! »
« En fait c'était une tumeur bénigne ». Les gens ne me croient plus.
« Arrête de dire des conneries !».
« Non, mais je vous jure ! ».

 

 

Alors aujourd'hui, alors que j'ai la main libre, je savoure. C'est tout de même sympa d'avoir deux bras et deux mains. Et d'être en bonne santé de manière quasi-constante. Et de pouvoir bénéficier de tel soins. On se plaint souvent en France, on râle, on peste. Mais tout de même, quel pays sympa !

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 07:46

Salut les ami(e)s ! Oui, je dis les ami(e)s, car j'imagine que vous êtes parmi mes plus fidèles lecteurs, tout en sachant qu'un certain nombre de ceux que je considère comme « mes ami(e)s » dans la vrai vie ne lisent que très peu ce blog, voire pas du tout. Alors que, dans le même temps, il y a beaucoup de mes « connaissances », et aussi des inconnu(e)s qui lisent ces quelques lignes. Bref, bonjour à toi, qui fais l'effort de la lecture et te demandes où je l'emmène avec mon article.


Je ne t'emmène pas dans un endroit inconnu. Au contraire, je t'amène vers tes ami(e)s. Je pense, du moins j'espère, que vous avez toutes et tous des ami(e)s, sur qui compter. Personnellement je ne me plains pas. Cependant j'ai été déçu, il y a plusieurs années de cela. C'était en 2008, et j'ai compris cette année-là qu'on ne pouvait pas être ami avec tout le monde.

En cette année 2008 j'étais à l'université, et pour la fin de la licence j'espérais réunir le maximum de personnes. Je l'ai dit à l'ensemble de mon amphi : venez ce soir, on se fera une petite fête tous ensemble. On m'a répondu oui à de nombreuses reprises. Et le soir même il n'y avait que les fidèles, ceux avec qui j'avais passé déjà tant d'autres soirées. Les autres, finalement, n'étaient pas des ami(e)s. Juste des personnes avec qui j'avais passé 3 ans de ma vie, mais rien de plus (sic!).

Et puis vint Erasmus. Là, ce fut le grand tri ! Il y a ceux qui sont venus et ceux qui ne sont pas venus. Il y a ceux avec qui j'ai fait l'effort de garder le contact sur le net, et il y a les autres. Il y a ceux qui ont fait l'effort de garder le contact avec moi, et les autres. Le résultat fut sanglant. Un tri, un vrai. Il resta alors les ami(e)s, les vrai(e)s.


C'était là une belle chimère, n'est-ce pas ? L'amitié universelle. Oui, j'y croyais. Je pensais qu'avec un peu d'effort je pouvais être ami avec l'ensemble de la terre ou presque. Manque de chance, la réalité m'a rattrapé.


Pire encore, le fait d'avoir une copine. Oui ; Madame, quelle qu'elle soit, est forcément possessive. Non, ne me regarde pas avec des yeux noirs, mademoiselle, ceci n'est pas un propos machiste, puisque c'est également le cas des garçons. Le fait d'être en couple vous oblige, ou du moins vous contraint, à passer du temps à deux. Ola, ne pensez pas que c'est là le bagne, au contraire. Mais cela implique forcément du temps pris sur... vos amis.

Certains n'arrivent d'ailleurs pas à très bien gérer cette situation. On le signale parfois, au détour d'une conversation : « ah lui, depuis qu'il est en couple, on ne le voit plus ! ». Les amis se sentent un peu abandonnés, l'amoureux ne s'en rend parfois même pas compte, obnubilé qu'il est par la découverte de l'amour, par les yeux de sa chère et tendre. Je le dis avec tant d'affirmation que je crois bien que c'est ce qui m'est arrivé à l'époque de mon premier amour. Je m'en rends compte aujourd'hui, pas forcément à ce moment-là, mais j'ai bel et bien délaissé quelques ami(e)s avec qui je passais le plus clair de mon temps auparavant. Pardon les gars, mais je ne savais pas. J'ignorais tout ! L'amour. Et puis la fin.


Un jour c'est un autre abandon, celui de l'être cher. Et là, on se rend compte. Ah, mes amis, que ferais-je sans vous ? Alors à la prochaine relation j'ai fait un peu plus attention.


Et puis une autre question est arrivée. Peut-on être ami avec son ex ? Et c'est là une question que j'ai étudiée cent fois, et toujours sans réponse concrète. Quel est l'intérêt ? Oui, c'est vrai, pourquoi être ami avec quelqu'un qui ne fait plus vraiment partie de votre vie ? La raison, je l'ai trouvée : c'est qu'elle a fait partie de votre vie. Et pas qu'un peu. Je parle ici des « ex importants », à savoir ceux avec qui on a passé plus que quelques soirées/nuits. Je parle ici de ceux avec qui on a partagé une certaine partie de sa vie, de celles qui nous ont transformé, de celle que l'on a aimée, de celle que l'on a maintenant perdue. De celle avec qui on a des souvenirs, de celle qui nous permet de les partager.

Personnellement, j'ai toujours été un extrémiste en matière d'amitié avec son ex. Je pense, toujours, que cela n'est pas possible. Et pour cause, l'amitié, la vrai, permet que l'on parle de tout. Elle suppose des rencontres régulières, des moments passés ensemble. Est-ce possible avec son ex ? Ma foi, c'est toujours plus compliqué. Et je me vois mal parler de ma vie actuelle, de mes problèmes de cœur ou de cul avec mon ex copine. Et je suis prêt à parier que vous me rejoindrez sur cette pensée. Pire encore, votre actuel compagnon n'appréciera peut-être pas l'idée que vous alliez boire un verre avec votre ex. Personnellement, je ne suis pas jaloux, et c'est quelque chose que j'ai déjà accepté. Mais j'en connais d'autres, un peu plus jaloux ou possessifs, qui tiqueraient bien davantage.


Alors aujourd'hui, quand je fais le point, quand je me retourne un peu, je me rends compte que j'en ai laissés, des ami(e)s. Pas abandonnés, d'un coup, d'un seul. Mais perdus de vue. Et maintenant ?


Et maintenant Bourdieu me fait chier. Et pour cause, il avait raison avec sa stratégie matrimoniale. Et on peut l'appliquer à ses ami(e)s. Je me rends compte en effet que mes ami(e)s appartiennent à ma « classe sociale ». A savoir qu'ils ont presque toutes et tous été à l'université. Qu'ils ont presque toutes et tous un Bac + quelque chose. C'est malheureux à dire, à écrire, mais mes ami(e)s sont restés mes ami(e)s car ils ont fait des études.

Alors non, je n'ai pas « abandonné » mes anciens ami(e)s parce que ceux-ci ont arrêté les études. Mais je me suis peu à peu éloigné d'eux car nous n'avions plus assez de choses en commun, plus les mêmes conversations, plus les mêmes centres d'intérêt. Nous nous sommes éloignés parce que nous n'avions pas les mêmes délires.

Quand je repense à mes ami(e)s du football, avec qui j'ai passé tant de moments dans ma jeunesse, je me dis que nous n'avions que le football... Au départ, c'était facile : le collège, le lycée, nos vies diffèrent peu. J'habite dans un village, toi dans un autre, mais nous nous ressemblons. Les choses ont considérablement changé avec l'université, avec Erasmus et pire encore avec la fin du football pour moi. A partir de ce moment-là, nous ne nous ressemblions plus, nous n'avions plus ces choses en commun. N'y voyez pas là des arguments de quelqu'un qui se croit supérieur ou autre chose, cela s'étant fait de manière totalement inconsciente. Et pour cause, je ne saurais même pas dire quand j'ai cessé de vous côtoyer. Pas de bagarre ou de prise de tête, ça s'est simplement fait petit à petit.


Alors maintenant, lorsque je vous revois, j'ai le sourire. Et quand je vous présente à la demoiselle, je le dis avec une pointe de nostalgie dans la voix : « c'est lui dont je t'ai déjà parlé ». Et pour cause, mes anciens amis restent mes beaux souvenirs. Et le temps ne les changera pas.

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 11:09

Ils étaient nombreux, mes rêves. J'avais tant d'espoir.

Au cours de l'enfance, on espère tous un tas de choses pour son présent, que l'on ne peut pas avoir. Pas grave, on laisse ça au futur. Au futur moi. Celui qui va changer cela, celui qui fera ça et ça. Au cours de ma jeunesse, j'ai cru pouvoir changer le monde. Changer les choses autour de moi. Je croyais en mon futur, j'aimais l'imaginer. Je le rêvais en grand. Forcément.

Et puis un jour on se rend compte que ça n'arrivera pas. Que je ne serai pas footballeur ou chanteur. Que je ne serai pas riche ou célèbre. On se rend compte que le temps a passé, et le futur est là, devant nous, transformé en présent. Et on n'a pas changé le monde. On redescend sur terre, fini de rêver, les rêves d'enfances sont passés, place à la réalité. Parfois douloureuse, parfois heureuse.

Dans le premier cas c'est un véritable problème. Oui, le malheur touche plusieurs d'entre nous. Mais au cours de l'enfance, on peut toujours dire : « ça ira mieux demain ». Plus tard, plus loin. Il y a l'espoir que cela change.

Quand vous êtes devenu un adulte, l'espoir disparaît, petit à petit, au fil des années. Toutes ces choses que l'on n'a pas faites et que l'on ne fera jamais. Toutes ces choses que l'on a repoussées à plus tard, quand on aura un peu plus de temps, ou un peu plus d'argent. Et puis le temps et l'argent sont passés...et pourtant le rêve d'enfance est resté. Tant pis, ce sera dans une autre vie.

Reste la santé. Celle que l'on souhaite garder. Regardez moi, regardez vous. 25 ans. Devant moi, j'ai encore les 5 meilleures années de mon physique. A savoir courir sans échauffement et sans risquer la blessure instantanée. A savoir jouer au foot pendant 3 heures sans trop le regretter le lendemain. A savoir sortir jusque 5 heures et pouvoir remettre ça le lendemain. Néanmoins, je vois déjà la différence entre mes 25 ans et mes 20 ans, qu'est-ce que ce sera entre mes 30 et mes 25 ans ?


J'ai peur du temps qui passe. J'ai surtout peur des conséquences. Physiques. Mentales. Vieillir, non merci. J'aime trop l'enfance. Heureusement que j'en suis encore un. Avec mes rêves en grand, mes rêves de géant. On changera le monde. En tout cas, on fera tout pour le faire. Vieillir, à la rigueur. Mais sans regret. En essayant de réaliser mes rêves. Et en se dépêchant. On ne sait jamais quand est le clap de fin.SAM_0467.JPG

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