29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 11:22

Je me suis donc décidé pour une thèse. Un doctorat. A PhD. Mais qu'est-ce donc que cette foutue thèse ? A quoi ça correspond, à quoi ça sert ? C'est combien de temps ? Tu veux faire quoi ensuite ? On m'a posé tout un tas de questions depuis mon choix de réaliser un doctorat. Autant écrire ici les réponses, toutes au moins partielles.

 

Je commence ma thèse officiellement aujourd'hui. Ou hier. Ou dans trois jours. Enfin, vous connaissez les contraintes administratives en France. Mon inscription est presque faite, mais pas encore tout à fait. Toujours est-il que je suis inscrit à l'université de Pau. Jusque là, c'est facile. Je fais partie, de par mon professeur, du LAM, le laboratoire des Afriques dans le monde. Ceci est mon centre de recherche. J'espère que tout le monde suit, parce que les choses vont se compliquer très vite. Le LAM est une structure sur deux établissements : à l'université de Pau et à l'université de Bordeaux, où il fait également partie de l'Institut d’Études Politiques. Mon directeur de thèse est officiellement Mr Thibon, qui fait partie de l'université de Pau. Cependant, il dirige actuellement, et pour deux ans, l'Institut Français de Recherche en Afrique (IFRA). De ce fait, j'ai choisi un autre professeur, avec pour idée de réaliser une co-tutelle. Celui-ci se nomme Daniel Bach et enseigne à Bordeaux. Il fait partie d'un centre de recherche, mais pas du LAM. Je suis officiellement inscrit en histoire parce que Monsieur Thibon l'est également. Mais Monsieur Bach enseigne les sciences politiques. Celui-ci n'a pas encore coché la case co-tutelle pour éviter les contraintes administratives.


Voilà d'un point de vue administratif. Une thèse dure 3 ans. Oui, c'est long. Est-ce que j'ai des cours ? Non. Ces trois ans seront consacrés principalement à la recherche. Je peux, de temps à autre, réaliser un stage ou une mission, mais de courte durée. J'ai choisi de ne pas passer le CAPES ou l'Agreg pour ne pas me disperser. Je peux donner des cours, mais seulement en troisième année (ATER). Mes fonds sont limités, à savoir des financements pour des déplacements sur le terrain. Le reste du temps, je suis nu, comme un ver. Cependant, ces fonds de terrain vont très vite me servir car dans 11 jours je me rends au Kenya.

 

Pourquoi le Kenya ? Ne travailles-tu pas sur le Rwanda ? C'est exact, mon sujet est consacré au Rwanda, et plus précisément à sa politique étrangère. Le titre officiel est « la politique étrangère du Rwanda, un modèle axé sur le développement ». Je vais à Nairobi, capitale kényane, pour des raisons pratiques. Mon professeur, celui de Pau, mon directeur de thèse, est sur place. Ça facilitera l'acclimatation. De plus, une bonne partie de mon travail sera consacrée à la politique du Rwanda vis-à-vis de l'Est de l'Afrique. Le Kenya étant le premier partenaire commercial du pays, il va de soi que je devais me rendre un jour sur place. L'idée est également de me construire un réseau pour faciliter mes trois prochaines années de recherche.

carte-afrique-de-l-est-EAC-East-African-Community-communaut.jpg

Ouf. Vous avez compris ? Bon, je continue. Du fait de ce déplacement à venir en Afrique, qui durera un mois, je ne prends pas pour le moment d'habitation à Pau, ou à Bordeaux. L'intérêt serait trop limité. Je peux commencer aisément mes recherches de chez moi, mais j'aurai un jour besoin de fréquenter d'une manière intense les bibliothèques de ces deux centres de recherche.

Concernant les financements, la situation peut évoluer. A moi de trouver les bourses et d'y accéder. La bourse de l'IFRA est une possibilité très intéressante pour mon étude mais elle entraînera forcément mon éloignement de l'Europe pour une durée un peu plus longue. A voir si je pense réellement en avoir besoin. Le reste, des bourses pour la plupart anglo-saxonnes, sera à approfondir en vue de la deuxième et troisième année.


Bon, et à quoi ça sert une thèse ? Qu'est ce que tu veux faire ensuite ? Là, ce sont les questions les plus difficiles. Une thèse ça sert à avoir un bac + 8, ça a surtout une grande réputation à l'international. Pour être clair, une thèse, en France, n'est pas très valorisée. Comparativement parlant tout au moins. En Europe, aux Etats-Unis, une thèse, c'est un standing.
Pour la suite, après la thèse, j'avoue que cela me paraît bien loin. L'enseignement en université est une possibilité intéressante. Mais j'ai fort peur de m'ennuyer. Le secteur privé, et notamment les entreprises travaillant avec l'Afrique, en est une autre. La politique, un jour. Enfin, vous savez...



J'avoue douter un peu avant de débuter cette thèse. Douter de mes capacités à la faire, douter de mes capacités à la finir, douter de ma motivation sur trois années et un seul et même sujet. Ça m'a pris quand mes professeurs ont commencé à m'embrouiller avec leurs sigles. Ils parlaient de l'AFD, de la SAOS et autres sigles incompréhensibles pour celui qui ne les emploie pas, me citaient des noms de professeurs qui étaient apparemment des spécialistes du sujet mais dont je n'ai jamais vu le signalement dans mes articles à disposition. Ils m'évoquaient la bourse Lavoisier ou celle d'Oxford comme une évidence. Je les ai vu évoquer tel congrès à Lisbonne où ma présence serait très bénéfique pour me créer un réseau.

 

Tous ces doutes seront très vite balayés. Balayés par un travail important ces prochains mois. Je veux m'y mettre à fond, ne pas avoir l'impression, comme je l'ai en ce moment, d'être constamment en retard. Je veux commencer mes recherches à un rythme des plus soutenus pour pouvoir ensuite pouvoir bien gérer mon emploi du temps. Je veux pouvoir trouver ces bourses et les obtenir. Je veux me libérer du temps libre pour réaliser des stages. Je veux gagner du temps pour pouvoir enseigner en troisième année. Je veux voyager, et découvrir ces pays que j'ai déjà tant étudiés. Je veux passer du temps avec ma partenaire, avec ma famille, avec mes ami(e)s. Je veux tout. Reprendre le foot, regarder des films, me mettre à la musique. Mais il faudra faire des choix. Ainsi va la vie. Mais ce que je veux par dessus tout, c'est ne rien regretter. Alors allons-y, travaillons, à fond, pour construire ce futur qui nous fascine tant.

 
Partager cet article
Repost0
22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 06:01

Il paraît que ma chambre n’avait pas d’allure. Enfin, le papier peint plus précisément. Choisi à l’époque du collège, j’ai le souvenir d’avoir eu le choix entre trois. Aujourd’hui, à l’aube de mes 25 ans, il paraît que les inscriptions Love Parade, Techno Hardcore etc. ne sont plus au goût du jour. Des jeunes qui dansent, une bimbo en minishort, c’était gênant. Ce n’était pas mon avis, moi qui étais tant habitué à ce papier. Je ne le voyais même plus, observant simplement avec délectation mes photos de voyage. Mais la demoiselle que vous voyez assise sur le lit avait une autre opinion. Quitte à passer un mois dans cette chambre, autant la faire évoluer un petit peu a-t-elle suggéré. Ca m'embêtait un peu de perdre du temps à ça. Mais dans le couple, on fait parfois des choses dont on n'a pas envie. Juste pour son sourire.

Chambre 1

Chambre 33 jours de travail plus tard, me voici avec ma nouvelle chambre. Pas mécontent finalement. C’est vrai que ça donne une nouvelle impression, une nouvelle vision, au niveau des photos notamment. 
Bon, pour tout vous dire, je ne savais pas que c'était aussi fatiguant de peindre une chambre. Détapisser, déjà, fut un travail de longue haleine, notamment pour gratter des bouts minuscules collés au mur. Puis la séance peinture, moi qui n'aime déjà pas dessiner. Le rouleau, de haut en bas, puis de bas en haut, puis de gauche à droite, et de droite à gauche. La nuit suivante, au moment de m'endormir, j'en rêvais de ce foutu rouleau. Je me voyais repeindre des pièces à n'en plus finir, sans m'arrêter, allant au bout de l'effort. On en serait vite traumatisé par un rouleau !Chambre 2

A noter que les livres sur la droite et l’ensemble des cadres proviennent d’Emmaüs (à frais réduits donc). C’était le bon plan du jour.

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 07:33

Il y a de cela un mois et demi, j’avais tiré un bilan de mon premier mois sans Facebook. Et j’avais précisé que cet article ne serait « pas complet pour une raison essentielle : cela ne fait qu’une semaine que je suis de retour en France ». De retour sur le réseau social, je vais tenter de vous faire partager cette étrange expérience que fut la vie sans Facebook (et sans téléphone) pendant deux mois.

 

J’avais donc décroché. Pour de bon. En tout cas, il me semblait. Je n’en avais plus l’envie, je me moquais de ma petite amie qui s’y connectait trois fois par jour pour "espionner" la vie de ses ami(e)s. Je n’y voyais plus d’intérêt. Je ne comprenais même plus pourquoi ce site rendait accro, pourquoi il m'avait rendu accro.

Et puis j’ai replongé. De mon plein gré. Pour plusieurs raisons. A plusieurs reprises. Petit à petit. Je voulais d’abord aller en Slovaquie et j’avais une amie Erasmus là-bas. Ce serait con de ne pas prendre de nouvelles. Alors je me suis reconnecté une fois, juste une fois, pour la contacter. Puis j’ai suspendu à nouveau mon compte. Facile. Ensuite, ce fut un périple à Bordeaux. Une nouvelle Erasmus sur place, pourquoi ne pas la contacter ? Arrivés sur place, nous avions du temps libre. Un peu trop. Je n'ai pas de nouvelles depuis plusieurs semaines de mes amies du lycée. Elles n’ont plus le réflexe mail. C’est de ma faute, c’est moi qui les ai poussées à s’inscrire sur le site. De même pour ceux de la fac. A mon retour, question organisation de soirée, ça commençait à être difficile. Question organisation de football je n’étais plus informé.

 

J’étais aussi devenu égoïste (ou était-ce précoce ?). Je souhaitais que les gens, mes ami(e)s, changent leur mode de vie pour ma personne. Alors que tout le monde utilisait le téléphone, je leur demandais déjà d’utiliser Facebook. Voilà maintenant que je les poussais vers les mails. Certains n’en avaient pas l’envie, le réflexe. Je les respecte. Et je les comprends maintenant. Pourquoi vouloir toujours se distinguer. J’ai déjà une drôle de vie, pas de téléphone, un blog actif. C’est suffisant. Etre sans Facebook ne m’apportait finalement pas grand-chose. Je gagnais du temps,  et c'est ce que je recherchais. Mais j’en perdais d’un autre côté avec mes ami(e)s. C’est dommageable. Le retrait de Facebook avait pour idée de passer plus de temps avec eux, pas de ne plus réussir à les voir.

 

En plus je pensais aller vivre à Bordeaux. S’éloigner géographiquement aurait déjà provoqué un éloignement du cœur. Si, en plus, je n’avais plus les « nouvelles facebook », comment garder le contact ? Certes, les gens ont mon blog, ils peuvent le lire et ainsi prendre de mes nouvelles. Mais je souhaiterais aussi avoir de leurs nouvelles. Et mes amis ayant un blog se comptent sur les doigts d'une main. Et quand je parle d'un blog actif... Voilà maintenant que je pars au Kenya dans 20 jours, pourquoi ne pas faire partager cette expérience ? Certains ne lisent pas le blog, mais ils apprécient regarder quelques photos, non ?

 

Ces deux mois sans Facebook ont surtout fait évoluer ma façon d’utiliser le site. J’ai notamment fait un peu de tri dans mes connaissances. Ceux que je connaissais finalement de loin, ceux dont je n’avais plus de nouvelles depuis Erasmus, et qui n’étaient pas mes proches là-bas. Ceux qui étaient mes "amis Facebook" mais qui ne disaient pas bonjour dans la vie réelle. Ce fut la première fois que je fis du tri dans mes « ami(e)s Facebook ». J’ai perdu « 100 amis ». Bonne blague. J’ai aussi personnalisé au maximum mon fil d’actualité, mes notifications & Cie.Facebook-I-like-j-aime-bouton.jpg Et finalement je suis de retour sur le site. J'ai repris quelques nouvelles des gens que je cotoie au jour le jour. Et aussi de ceux dont je n'avais finalement plus de nouvelle, hormis par le site. Une pensée spéciale à mes Erasmus, finalement loin des yeux mais proches du coeur. J'ai vu que récemment, 3 de mes contacts se sont mariés. Drôle d'idée n'est-ce pas. Mais fantastique en même temps.
De mon côté, après avoir pensé au divorce, je me suis rendu compte que je l'aimais finalement bien, mon Facebook. Qu'une histoire de 5 ans ne se casse pas comme cela, sur un coup de tête. Qu'au lieu de regarder les effets néfastes, il valait mieux observer les bons côtés. Always look at the bright side of life. Et cet article, d'ailleurs, je vais le publier sur Facebook. Et vous pouvez liker.

Partager cet article
Repost0
18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 19:11

Aujourd’hui je n’ai rien fait. Je n’ai pas bougé. Je suis resté là, à attendre quelque chose qui ne venait pas. Une idée. Faire. Regarder. Agir. J’étais sclérosé. Je n’avais aucune envie, aucun but. J’ai réfléchi, au sens de tout ça, au sens de la vie, au sens de mon existence. Et je n’ai rien trouvé. Pas de réponse. Même les questions ne venaient pas. Je me suis réveillé dans le même état d’esprit qu’hier soir. Une tristesse. Une solitude. Je regarde au plus profond de moi-même et je ne vois rien.

 

J’ai toujours pensé que je finirais un jour par me suicider. Non pas que l’envie de me tuer m’attire particulièrement. Mais je refuse que ce soit quelqu’un d’autre que moi qui décide de la fin. Je veux battre le sort et la maladie, je veux combattre Dieu ou le destin. Je veux choisir l’heure et le jour, le lieu et les gens qui m’entourent. Je ne veux pas vivre mes dernières semaines malade à crever, ou en étant déconnecté. La maladie de mon grand-père me confirme la chose. Si Alzheimer s’empare un jour de moi et de mon cerveau, n’hésitez pas une seconde, flinguez moi. Je ne veux pas finir ainsi.

 

 Aujourd’hui j’ai ainsi perdu plusieurs heures de ma vie, à ne rien faire. Plus j’avance et plus je doute. Plus les jours passent et moins je comprends. J’ai pensé un jour détenir la réponse et puis non, ce n’est pas ça. Je rêve d’être un animal. Je rêve de déconnecter mon cerveau, de le laisser sur ma table de nuit, d’abandonner ainsi toutes ces questions qui se bousculent. La solitude ne me réussit pas, le célibat encore moins. Mais c’est surtout l’absence d’objectif qui me détruit. J’ai bien des choses à faire mais j’ai une totale démotivation. J’ai honte de moi, de ma position. J’ai honte de ne rien faire alors que je peux justement tout faire. Mais je ne veux rien. Rien de ce qui m’entoure. Rien de ce que je n’ai pas. Je n’ai rien à l’esprit, rien à l’envie. Je suis triste. Sans comprendre pourquoi.

 

J’essaie de trouver des réponses au fur et à mesure de ces lignes, espérant dénicher après une virgule la réponse que je cherche tant. Si je pouvais tout au moins trouver la réponse, juste avant ce point. Trop tard. Ca ne vient pas, rien ne vient, rien n’arrive. Mon cerveau est là pour me pourrir la vie. Je regrette parfois mes études, je regrette d’avoir continué à me nourrir d’informations pour finalement ne pas savoir quoi en faire. Je ne suis rien, et je n’ai rien envie d’être. Je n’ai pas envie d’être différent, je n’ai pas envie d’être moi. J’ai l’impression de craquer. J’ai presque pleuré, pour la première fois depuis de nombreux mois. 5, 6 fois aujourd’hui. Je criais dans ma voiture. Je hurlais parfois son nom. Elle n’est pas là, et elle me manque.

 

Le pire, c’est l’absence de futur commun. 3 ans de relation à distance. Non, mais, vous imaginez ? Sérieusement ? La folie. Est-ce que j’en ai envie ? Est-ce que j’y crois ? J’ai l’impression que la négative l’emporte pour la seconde question. L’expérience peut-être. La différence d’âge. Son début d’université. Mon manque de confiance en moi.

Oui, c’est ça aussi le problème. Je ne crois plus en moi, en tant que part intégrante du couple. Je m’en rends compte, ça m’a fait mal. Le fait d’être abandonné une fois, moi, l’homme idéal, m’a détruit. L’amour-propre a disparu, emporté par un vent nordique. Depuis je crains l’abandon de façon maladive. Je ne veux pas m’engager, je ne veux pas tout déclarer, de peur de tout perdre, une nouvelle fois. O putain, je crois que je touche au but. Je crois que je viens de trouver la question, la réponse, le sujet qui m’emmerde si terriblement depuis 2 jours, qui m’empêche de bouger ou de réaliser quoi que ce soit. C’était donc ça. C’est vrai, je m’en suis rappelé en Irlande. Je l’ai senti. Et ça s’est renforcé hier et aujourd’hui. J’ai perdu espoir. Je doute de l’amour. Je doute de la vie.

Partager cet article
Repost0
7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 11:05

L’idée est partie d’une question : mange-t-on avec nos yeux ? Réponse : oui, parfois. Ca dépend des aliments.
Notre équipe du tour d’Europe s’est réunie en compagnie d’une spécialiste en matière de nutrition pour tester notre sens du goût ! Devant nous se dressaient dix compétitions : cinq types d’eau, des patates, des fromages du Nord, du pain, des pommes, des jambons, des colas, des bières, des chocolats et des glaces. Un bon repas en perspective ! Armés d’un bandeau, nous avons commencé la dégustation. Les résultats ont varié d’une personne à l’autre mais d’une manière générale :

Difficile de différencier une eau plate d’une eau plate

Difficile de différencier une patate d’une patate

Après ce fut selon les personnes. Un peu de réussite aussi, selon les épreuves. J’étais fier de reconnaître un coca cola d’un cola d’hypermarché, mais ce ne fut pas le cas de tout le monde. De même, j’arrive à faire la différence entre un chocolat noir, au lait et blanc. L’honneur est sauf. Un sans faute pour les fromages de la région, d’autres l’ont fait pour les bières ou le chocolat.Blind test gustatif

Sur la photo, nous avons l’air de prier ou de faire la manche, en attendant notre carré de chocolat !
Prochaine épreuve, le blind test musical ! Qui est partant ?

Partager cet article
Repost0
4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 05:23

 

Sur les genoux des invités. J’ignore qui, j’ignore quand, mais ce souvenir m’a marqué. Nous sommes chez moi, dans un passé révolu. Je recherche tant bien que mal cette personne qui me file entre les doigts. Pourtant je les connais par cœur, les cachettes. Mais cette fois, elle a fait fort ! C’est finalement les rires de l’assemblée et quelques sourires crispés des collabos qui me firent comprendre la chose. J’avais pourtant jeté un coup d’œil comme je le fais toujours, les genoux au sol, regardant si elle n’était pas sous la table. Elle était en fait à l’intérieur, allongé sur les genoux des invités. Ce fut là, la meilleure cachette de cache-cache dont je me souvienne.

 

Cache-cache. Oui, je suis sûr que nous y avons tous joué, un jour ou un autre. Le jeu détesté des entreprises. Et pour cause, c’est totalement gratuit, rien besoin d’acheter. Peu importe sa classe sociale on peut tous y jouer. Il suffit d’un peu d’imagination.

Moi, les parties de cache-cache me ramènent chez mes grands parents, côté paternel. Il faut dire que le terrain y était propice : très grand, avec beaucoup de bâtiments de l’ancienne ferme. Et surtout, il y avait un champ derrière.

Le champ de blé restera gravé. Son odeur me parcourt encore les narines aujourd’hui, à chaque fois que je longe à vélo l’un de ses congénères. On savait souvent que quelqu’un y était, mais qui ? Car cache-cache, ce n’est pas seulement trouver quelqu’un, c’est citer son nom. Alors on courait à travers le champ, voyant en même temps devant nous bouger les épis. Ce n’était pas le vent, mais ma proie. Que la chasse commence. Tout d’un coup, plus rien ne bouge. Je m’arrête et tend l’oreille, je peux l’entendre marcher lentement, sur les genoux, à travers les épis. Je me rapproche et crie à haute voix le nom du prochain compteur.

 

Cache-cache c’est des règles assez basiques. Une personne compte dans son coin, en se cachant les yeux, jusque 50, 75 ou 100, cela dépend de la maison. Et puis il se met en route. Son objectif, trouver les compères avec qui il jouen.

Au-delà des souvenirs de ma grand-mère j’ai ceux du collège. Non, on ne jouait pas à cache-cache au collège. Pas assez tendance et à la mode pour les adolescents que nous étions. Mais une fois, en plein voyage de classe en Allemagne, quelqu’un eut l’idée. Nous visitions alors un monument avec notre classe, j’ignore un peu quoi. Mais je n’ai pas oublié ce cache-cache et les personnes avec moi. Benjamin D., Rémi D. Alexandre B. Camille B., Romain D… Pourquoi avons-nous commencé ? Je l’ignore. Mais je me souviens que nous ne voulions plus nous arrêter. Et peu importe le regard des filles interloquées, celles que nous tentions pourtant si souvent d’impressionner dans la cour de récré. Nous retombions en enfance, à courir de toutes nos forces pour échapper à celui qui voulait notre peau, celui qui tentait désespérément de croiser notre visage.

 

Mon dernier cache-cache, ce fut à l’université. Oui, nous étions alors de très grands enfants. Dans les bâtiments du CROUS, à 4h du matin, d’étage en étage, de porte en porte. Nous entendions une porte claquée. Etait-ce pour de vrai ou seulement de l’intox ? Le cache-cache avait prit un côté plus tactique, et nos sens affutés écoutèrent avec la plus grande attention chacun des bruit de pas dans les escaliers. Il monte ou il descend ?

Cache-cache c’est avant tout trouver une cachette. Et ce n’est pas facile dans un petit endroit. Chez moi, le grenier était un trésor à cache-cache. Tout servait ! Un bout de mur, un carton dont on s’enfilait, une commode où j’arrivais encore à me faufiler. Et puis dehors, bien sûr, pour le cache-cache de base, qui peut-être éternel. La personne qui cherche fait le tour de la maison. Celles qui se sont cachées l’observent tous ensemble. Et quand le compteur avance de pignon en pignon, les autres font de même, tout en regardant bien derrière eux que l’autre ne force pas l’allure.

J’avoue que peu de jeux d’enfance me donnent autant de sourires et de souvenirs que les cache-cachs. Et si demain on me propose d’y rejouer, je pense que j’accepterai sans hésiter ! cache-cache-jeu.gif

 

Partager cet article
Repost0
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 12:19

C’est l’occasion d’un premier bilan. Il ne sera pas complet pour une raison essentielle : cela ne fait qu’une semaine que je suis de retour en France. Je vais d’ailleurs séparer mon analyse en deux parties.

Tout d’abord les premières semaines, en Allemagne. J’ai été surpris, voyez-vous. Je ne pensais pas que ça serait aussi facile. Et aussi bonifiant. Pour tout vous dire, j’ai l’impression d’un grand soulagement. Facebook me stressait. C’est con n’est-ce pas ! Mais à chaque fois que je voyais un ordinateur, je l’allumais. Et je me connectais quasi-rituellement, automatiquement, à Facebook.

Pourquoi ? C’est une bonne question. J’ai l’impression que Facebook est une sorte de drogue. Je devais aller sur le site pour voir ce que faisaient les gens. Faisaient-ils des choses intéressantes ? Ce serait mentir que dire que la majorité des informations que je lisais valait le coup d’œil. Mais au milieu de tout ce défilé de statuts ou liens, je voyais parfois quelque chose qui me faisait rire ou sourire. Quelque chose qui m’intéressait et que je lisais avec attention. Cependant, à chaque fois que je restais plusieurs (dizaines de) minutes sur le site, je partais avec un drôle de sentiment. Celui d’avoir perdu un peu de mon temps.

Mon départ m’a donné du temps libre, c’est là l’essentiel. Du temps que je consacre à d’autres choses. Et c’est également le point positif à tout cela : l’information intéressante que je pouvais voir sur Facebook, je la retrouve par moi-même. Pas forcément la même, mais d’autres. Quand je fréquente le web, j’avoue passer un temps fou sur les sites d’information (une autre drogue mais on y reviendra). Mais hormis cela, Fb et le blog, j’allais peu à l’aventure. Depuis les choses ont un peu évolué et j’ai notamment pu lire un peu plus de récits de personnes rencontrées au cours du périple par exemple. J’ai continué à me renseigner sur les informations sur ma thèse. Et puis j’ai lu, des bouquins, des vrais. J’ai regardé des films. J’ai fait du sport. J’ai bossé mon allemand ! Ach so !

 

De retour en France j’avoue avoir un peu douté. Je rappelle que je n’ai pas de téléphone. Et Facebook était mon (quasi)seul moyen de communication avec le monde extérieur, et notamment mes ami(e)s. Cependant ceux-ci se sont également adaptés à mon exil. C’est là quelque chose d’essentiel, vous ne pouvez pas quitter le site sans donner une adresse mail ou un autre moyen de vous contacter, à moins de vouloir vous replier sur vous-même. Pour moi, le téléphone fixe et le mail sont mes deux possibilités de contact, avec bien sûr la venue directement à mon domicile. L’avantage du blog c’est aussi que les personnes qui n’avaient pas vu que je partais sont venues aux infos. Certains m’ont même contacté directement par mail via le blog.

 

Je ne pense pas revenir sur le site. Plus l’envie. Plus l’enthousiasme comme lorsque je l’ai connu. Une sorte de séparation à l’amiable. Merci d’être venu m’a-t-il dit, en espérant que l’on se revoit. Alors j’ai fait comme lors de toutes mes séparations, j’ai fait semblant d’y croire. Tout en sachant au fond de moi que les au revoir sonnent souvent comme des adieux. Il m’a remercié pour les services rendus. Il faut dire que j’en ai amené des personnes à te rencontrer. Je t’ai imposé, parfois sans ménagement, auprès de mes ami(e)s, de mes proches. Et voilà que c’est moi qui te quitte. Les autres ne comprennent pas. Ils se sont attachés à ta présence. Pas grave, je ne leur impose pas une séparation avec toi, ni de choisir entre nous deux. Ils te verront de leur côté, et puis, ils viendront me voir aussi, de temps en temps. C’est normal, c’est une séparation. Merci pour tout Facebook, et bonne continuation.

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 05:09

Juillet 2009, septembre 2010, par deux fois, lorsque vous entriez l’expression « trou du cul » sur google vous arriviez sur la page personnelle de Nicolas Sarkozy. C’est ce qu’on appelle le google bombing. Ainsi, « incapable de gouverner » amenait récemment au site de campagne de Francois Hollande, « magouilleur » vers la page de Jacques Chirac et bien sûr « fils à papa » Jean Sarkozy.fils à papa jean sarkozy Encore maintenant, en tapant trisomique, vous avez une photo de Nicolas Sarkozy.

nicolas sarkozy trisomique Bon, cela peut amuser. Mais Google et ses recherches m’amusent beaucoup moins quand il s’agit du google suggest. Vous savez, les suggestions qui viennent automatiquement lorsque vous tapez six lettres sur le moteur de recherche. Très pratique quand vous recherchez quelque chose près de chez vous. Je tape Ociné, et on me propose Maubeuge, Dunkerque et Saint-Omer.

Le problème concerne les personnalités. En France notamment. Ainsi Ségolène Royal est…ségolène royal est une pouffiasse, folle

Oui, Ségolène Royal ne doit pas apprécier. Les Français ont aussi beaucoup tendance à s’intéresser à la religion de leurs politiques, et notamment à voir des juifs et des francs-maçons un peu partout. Théorie du complot quand tu nous tiens…francois hollande juif franc macon

Nicolas sarkozy juif franc maconjean marc ayrault juif franc macon En dehors des personnalités, il y a les sportifs. Et là, on recherche plutôt des musulmans.

frank ribéry musulmanzidane musulman

Bon, il n’y a pas que chez nous. Ainsi Angela Merkel doit apprécier la filiation qu’on lui prête…

angela merkel adolf hitler Quand à Barack Obama…

barack obama ben laden

Mais il y a pire. Quand google vous fait des suggestions racistes.

les noirs inférieurs moins intelligent que les blancsjuifs radins riches terroristesles africains moches singes

Les Allemands ont même le droit à Adolf qui est cool…

adolf hitler cool 

Oui, google, il faut arrêter tes suggestions. La raison, c’est malheureusement que ces requêtes sont les plus tapées par les utilisateurs du moteur de recherche. Que penser de mes concitoyens… ? Parfois, je perds foi en l’humain.

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 11:54

C’est fou comme nos souvenirs peuvent être associés à un objet, à une parole, à une odeur, à une saveur. Cette dernière semaine, j’ai eu plusieurs de ces flash-back qui vous font traverser le temps pour revenir à un âge où la vie semblait plus facile, moins compliquée. Les souvenirs de jeunesse, à bord de ma Doloriane personnelle, mon propre cerveau.P1180914.JPG

J’étais chez ma Couchsurfer, à Bielefeld, dans la partie centre-ouest de l’Allemagne. Son appartement, situé au 3ème étage, surplombe le quartier avoisinant. Devant sa fenêtre, une rue droite court à perte de vue, là-bas, vers l’horizon. Et d’un coup, c’est revenu. C’était mon appartement, à Canterbury. Erasmus. La rue qui traversait Parkwood, les bus qui défilaient, les footballeurs qui s’en allaient jouer, les couples qui se retrouvaient. Cette rue se trouvait à nouveau devant moi. Je revoyais les arbres, l’allée pour les piétons, les maisons similaires. Je me revoyais, jeune Français à la recherche d’un apprentissage, à la recherche de l’anglais. J’ignorais alors que j’apprendrais la vie. Cette année-là j’avais une vue parfaite sur mon Erasmus. Je me sentais roi, je l’étais au fond de moi.

Alba évoque la sœur de sa copine, qui aime Justin Bieber et poste un statut par jour sur la vie de sa star. Une vraie adolescente, qui ne rêve que par la vie de mannequin. Mon cerveau m’amène à l’OV, Arras. Les débuts de l’université, la première année, une soirée dans un lieu que nous aimions bien fréquenter. Cette fois, un photographe personnel est là et propose de faire des séances gratuites. Nous n’hésitons pas longtemps. Le début est un peu chiant : maquillage et photo pose sans grande originalité. Puis nous avons le droit à deux minutes en free style. J’avance vers la caméra, fais le gangsta avec mon maillot du FC Barcelone. Cette photo restera dans ma chambre jusqu’en Erasmus. Et aujourd’hui, je porte le même maillot.

La vue d’une barrière. Et me voici plongé dans Tilques, en pleine obscurité. Je suis avec Alexandre, et nous allons chez Antoine, où les « wowowos » sont rassemblés. Nous sommes un peu en retard, et décidons de leur faire peur, alors qu’ils sont occupés à jouer au ping-pong. Nous passons sur la droite de la maison, regardant l’horizon pour ne pas être repérés. La chute est soudaine, brutale. Un grillage était posté là, nous ne l’avons pas vu. Nous sommes au sol, et rigolons plusieurs minutes sans pouvoir nous arrêter, sans même pouvoir nous relever. J’ai mal au ventre. Nous finissons par passer par l’entrée principale, l’air de rien.

D’ailleurs le dernier souvenir me ramène à Alexandre. Alors que je tombe sur le match Federer-Djokovic, une pub pour le base-ball me ramène dans sa cour. Nous expérimentons la batte qu’il a achetée en Allemagne. 14 ans. Comme nous ignorons les règles, nous jouons seulement à (tenter de) frapper dans la balle, de tennis. Je lance la balle, Alexandre est un peu plus bas, vers sa sortie. Il shoote parfaitement et la balle de tennis s’envole au-dessus de la maison. Elle rencontre son antenne, arrondie. La balle se loge exactement dans l’arrondi et ne bougera pas de là pendant plusieurs mois. Probabilité de le faire : 0,00001%. C’était cette fois. Fou rire.

 

A nos souvenirs, ancrés dans nos mémoires, qui font resurgir nos années de gloire.

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 04:45

pourquoi-je-quitte-facebook.jpgDepuis quelques semaines c’est une idée qui me trotte dans la tête. Quitter Facebook, dire adieu à mes « 613 « « « amis » » » » (un oxymore). Après avoir abandonné le téléphone, je risque cependant de rentrer dans les injoignables. Pas grave, je prends le risque.

J’avoue ne pas être encore trop sûr de ma décision. Il y a bien quelques côtés pratiques sur ce site, qui n’existaient d’ailleurs pas vraiment lors de mon inscription, en octobre 2007. Il faut dire qu’à l’époque Fb n’était pas traduit en français, ce qui limitait beaucoup le nombre d’inscrits, encore plus sur Saint-Omer. Depuis, tout le monde, ou presque, est arrivé, même ma mère, chose impensable 5 ans auparavant. Certains ont même un de leurs grand-parents, c’est dire.

Mais voilà, Facebook a tendance à prendre trop d’importance, dans ma vie, et sans doute, un peu, dans la vôtre. J’ai souvent l’impression que l’on passe de plus en plus de temps à raconter nos soirées, nos vacances ou nos bons moments sur le site au lieu de les vivre sur le moment. C’est pire depuis qu’Internet s’est installé sur les téléphones et qu’ils sont de plus en plus à nous faire suivre, en direct, des moments de joies et de peines. On actualise notre statut, limité à 140 caractères, parce que Facebook considère que les meilleures idées sont les plus courtes. On peut même suivre en direct ce que les gens lisent au même moment, sur un site partenaire. Telle personne lit l’équipe.fr. Et Orwell se retourne.

Pour être clair, je me fais de plus en plus chier sur le site. Je rigolais bien au départ quand je voyais un groupe sur Chuck Norris ou le fameux « J’ai un problème de motivation jusqu’à ce que j’aie un problème de temps ». Problème, cette atmosphère bonne enfant a disparu à mesure que le site enflait, et j’ai pesté contre les multiples invitations « Non au Facebook payant » ou « Clique pour savoir qui consulte ton profil ». A chaque nouvelle version du site, on pouvait signer une pétition, et même les grands journaux nationaux analysent maintenant chaque mouvement sur le site. A défaut de parler de l’actualité internationale qui, de toute façon, intéresse de moins en moins, on fait maintenant la Une sur les réseaux sociaux et ce qui s’y dit ou fait. L’épisode des apéro-géants (ah les jeunes !), le twitte politique de Valérie (ah les femmes ! ^^). On analyse chaque déclaration, on en fait une publicité monstre à chaque émission (« et vous pouvez nous retrouver sur Fb ou Twitter… »). Même l’ancien Premier Ministre a annoncé sa candidature à la présidence de l’UMP en avant-première sur Twitter.

Les réseaux sociaux devaient nous permettre de partager certains moments choisis de vie avec nos ami(e)s les plus proches. Et ils ont tendance à remplacer la vie, tout court. On parle souvent de sa « seconde vie », celle que l’on a sur le web. Avec facebook, on se met en scène, même dans nos activités quotidiennes. Nous sommes devenus, chacun à notre façon, des acteurs. On donne d’ailleurs souvent une image, qui correspond rarement à la réalité. La plupart de mes « ami(e)s », jeunes adultes, sont des méga-super-géniaux potes qui font des soirées tout le temps et qui s’amusent comme jamais, mais tout le temps. Leurs profils regorgent de photos de soirées, de statuts d’après-soirées géniales. Mais chez eux, le soir, quand ils doutent un peu de leur vie, quand ils se demandent ce qu’ils foutent là, sur cette terre, combien le décrivent ?

Ok, sur cet article, je risque de ne pas me faire que des ami(e)s. Ça fera du tri. Mais ça me déleste de quelque chose, j’encourage les autres à en faire de même. A arrêter d’écrire en moins de 140 caractères, à essayer d’exprimer quelque chose avec plus de deux phrases. Souvent je croise des personnes avec qui je « socialise » sur le site. Et elles ont beaucoup de mal à « socialiser » dans la réalité. Impossible de lancer une discussion. Je me retrouve bloqué après 140 caractères. « Ah oui, j’ai vu sur Facebook ». Et la discussion prend fin. On a déjà vu sur Facebook, et on ne veut pas en savoir plus. En posant quelques questions, on pourrait se rendre compte que le statut précédent ou les photos publiées ne correspondent finalement pas beaucoup à la réalité, que la soirée était en fait un peu naze, qu’on s’est fait tellement chier qu’on a passé notre temps à prendre des photos de nous et finalement ça rend plutôt bien (et là, je deviens publiquement interdit de soirée dans la région).

Bon, ce qui m’embête un peu, c’est le côté « on garde contact ». Ça m’arrange souvent quand je voyage, surtout après avoir fait Erasmus. Du coup, plutôt que de le supprimer totalement, je vais juste disparaître du site sans effacer mon compte. Et si j’ai un besoin urgent de contacter quelqu’un, je pourrai toujours le faire. J’ai une amie qui fait ça depuis quelques mois, et elle le vit très bien.

Cette décision peut paraître un peu égoïste. Je le conçois. Sans téléphone, sans Facebook, comment me contacter ? Pour cela, plusieurs solutions. Tout d’abord je garde ce blog. Oui, j’aime m’exprimer, surtout avec plus de 140 caractères. Il y a aussi les bons vieux mails (je peux vous filer l’adresse si ça vous intéresse). Et puis il reste ma maison, dans mon village. Mes ami(e)s savent souvent où elle se trouve. Pour les autres, vous êtes les bienvenu(e)s. J’y serai à partir du 27 juillet. On pourra se raconter notre vie, la vraie.

Partager cet article
Repost0

Plus De Blogs