2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 05:59

C’est l’une des choses que l’Europe nous envie (surtout les Néerlandais ou les Allemands !), notre magnifique langue. Sa sonorité fait même dire à nos amis anglais qu’à chaque fois qu’un Français parle, on a l’impression qu’il récite un poème. Ceux qui ont eu la chance comme moi de faire Erasmus, ou de vivre une année dans un pays étranger, vous confirmeront la rumeur : avoir un accent français, c’est partir avec des points d’avance. Mignon. C’est la définition qui revient le plus, que ce soit pour les filles ou les garçons.

On le mérite. Il faut dire que l’on fait tout pour garder notre belle langue. Chaque année, nos académiciens se réunissent pour choisir quelle sera la version française des mots anglais qui tentent de s’immiscer dans notre quotidien. Au diable le computer, bonjour l’ordinateur ! Download devient télécharger, software logiciel et le walkman baladeur. Bon, ça ne fonctionne pas toujours : le courriel se débat toujours pour se faire une place à côté des emails tandis que mon blog ne s’appelle pas bloc-notes. Quant au balado (podcast) pas sûr que vous connaissiez son existence.

Les étrangers ont du mal à comprendre notre attitude, qui amène bien souvent à quelques gros quiproquos. Let’s play foot ! Oui, le foot, qui vient de football, terme anglais. Seul problème, le foot, c’est français. Ou plus précisément, c’est un franglais francisé ! Alors les Anglais ne comprennent pas foot. De même que rappeur ou bikeur.
Mais ce qui fait le plus rire nos amis européens, c’est notre manie de traduire les titres de film. The Lion King devient donc Le roi lion. C’est logique. Mais il y a moins logique. Ainsi The Cider House Rules, littéralement Les règles de la maison du cidre, est devenu L’œuvre de dieu, la part du Diable. Lien avec le titre anglais : 0 !

Dans la série, il y a :

-          The Help, littéralement L’aide, qui devient en 2012 La couleur des sentiments

-          A Beautiful Mind, littéralement Un magnifique esprit qui devient Un homme d’exception

-          The Shawshank Redemption, que l’on pourrait traduire par la rédemption ou le rachat de Shawshank, est devenu les évadés.

De ce fait, à l’étranger, il est parfois difficile d’avoir des discussions cinéma. Il faut essayer de traduire le titre français, en espérant que celui-ci suive littéralement le sens anglais, sans grand succès parfois.

 

The-Hangover-Very-Bad-Trip.jpgThe-Hangover-Very-Bad-Trip-2.jpgMais il y a pire. Oui, PIRE ! The Hangover, traduit par… Very Bad Trip. Oui, je parle cinéma avec un Anglais. Je donne un titre anglais qui n’existe pas chez lui, bizarre ! Alors je me pose la question : pourquoi ? Parce que l’on pense que les Français sont trop idiots pour comprendre Hangover, le mal de tête d’après cuite, et on choisit very bad et trip parce que ça, ils peuvent comprendre ?


Mais il y a encore PIRE ! The Others Guys devient… Very Bad Cops. Oui, car on utilise l’effet de Very bad trip qui a bien marché pour faire un nouveau titre.

Alors si vous allez à l’étranger demain, rappelez-vous bien que Sex Crimes a pour titre original Wildthings, Sex Friends c’est au départ No Strings Attached, et Good Morning England aurait dû s’appeler The Boat that rocked. Et Killers, parce que c’est trop compliqué, Kiss and Kill ! 8% des films de 2009-10 ont eu un nouveau titre… anglais.

Lien vers un top 15 de titre anglais traduit en... anglais !

Heureusement, il y a les Québécois, les défenseurs jusqu’au-boutistes de la langue française, qui y vont très fort sur les traductions. Kill Bill c’est devenu Tuer Bill, Ghost c’est Mon fantôme d’amour (n’est-ce pas mignon !) Poulet en fuite a supplanté Chicken Run, Film de peur pour Scary Movie, Folies de graduation pour American Pie et Fiction Pulpeuse pour Pulp fiction ! Rien que ça !

Lien vers un top 25 des titres anglais traduits en québecoisFiction-pulpeuse.jpg

Pour en savoir plus, un petit article de presse sur le sujet ! lien

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 05:50

Je suis drogué au clavier, accro de la feuille blanche, cocaïnomane des phrases sans liens. Je suis un blogueur, de ceux qui écrivent sur des sujets qu’ils rencontrent par hasard. Un mot, un sentiment, une rencontre et c’en est déjà assez pour ces intermittents du paragraphe, de la virgule dans le texte. Les doigts libèrent les idées cadenassés trop longtemps dans un cerveau surgelé, frigorifié de citations de 140 caractères dont Facebook nous abreuve. Le blogueur est un messager de l’esprit, de votre esprit. Il vous permet de lire ce que vous n’osez pas écrire. Il vous permet de vivre les pensées que vous avez trop longtemps voulu ignorer. Le blogueur vous permet de respirer, de quitter pendant un temps une vie futile et de vivre un instant des histoires captivantes, ensorcelantes, enthousiasmantes. Il en est qui analysent l’actualité, qui refont le monde ou le parcourent, qui explorent les champs de la pensée ou de la raison, raisonnant sur la vie et son but, buttant sur des questions sans réponses, répondant aux interrogations les plus inattendues, attendant l’amour fou. Le blogueur peut être un poète timide, un analyste politique ou un voyageur de l’impossible. Le blogueur peut être un artiste en devenir, un écrivain en herbe, un futur parolier de chansons françaises. Le blogueur est souvent monsieur tout le monde, qui dans la vie de tous les jours ne se met pas en avant, qui n’ose pas trop parler de lui et qui préfère garder ce qu’il pense pour ses écrits. Le blogueur, ça peut être vous, ça peut être moi, ça peut être tout cela.

Si je savais écrire, j’arrêterais probablement de parler.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 09:02

L’important, c’est de ne pas s’arrêter. Regarder le passé, m’en délecter, relire ou revivre, c’est une chose que je pourrai faire à la retraite, avec mes (nombreux) petits-enfants. C’est déjà une chose que je fais au jour le jour quand je réponds aux questions de tous ceux qui ont suivi mes écrits et mes photos au cours de ces derniers mois. Et c’est quelque chose que je fais d’une autre façon, mais j’y reviendrai.

Toujours est-il qu’il faut que j’aie de nouveaux objectifs, de nouvelles ambitions. On m’a déjà critiqué par rapport à ce manque d’ambition, il faut donc que je fasse taire les mauvaises langues. Non, je ne ferai pas rien de mes prochains mois, de mes prochaines années. L’emploi du temps est même plutôt chargé. L’information numéro un est bien sûr le doctorat, la thèse, avec un directeur que j’ai fini par trouver après un bon mois et demi de recherches. En fait, j’en ai deux, un sur Bordeaux et l’autre rattaché à Pau, mais qui séjourne pour deux ans au Kenya. Les deux sont reliés au même centre de recherche, le LAm (Les Afriques dans le monde). Moi qui ai depuis quelques années maintenant l’Afrique au cœur de mes recherches universitaires, c’était une obligation d’être rattaché à un centre qui se concentre sur le même continent. Il y en a deux en France, et j’atterris finalement dans le sud-ouest. Après avoir obtenu l’accord de mon professeur, je viens de prendre connaissance des démarches administratives à accomplir. Reste la question du financement, souvent problématique quand on réalise une thèse dans les sciences sociales, et la définition de mon sujet. Ce devrait être sur les conséquences du génocide rwandais sur les relations régionales et internationales au sein de l’Afrique subsaharienne, sujet passionnant (je vous promets !).

Cela fait maintenant deux ans que je suis sorti du système universitaire, du système scolaire (un an officiellement, mais ne jouons pas sur les mots). J’avoue avoir un peu de doutes concernant mon retour entre les murs, à écouter un professeur ou à effectuer des recherches sur mon sujet. Non pas que je pense ne pas être prêt. Je le suis. J’ai attendu deux ans pour être sûr de ma motivation, et je l’ai gardée. Je n’ai pas peur non plus vis-à-vis de mes capacités. J’ai plutôt réussi mon dernier mémoire et je suis sorti tout auréolé d’une mention très bien à mon Master. Mais j’ai peur des sacrifices que cette nouvelle aventure va engendrer.

Que voulez-vous, à chaque aventure son lot de sacrifices. C’est peut-être l’une des définitions de la vie. On ne peut rien faire sans sacrifice. Cette thèse risque d’entraîner beaucoup de sacrifices sur le plan personnel, sur le plan des relations humaines. Déjà, je vais me retrouver dans le sud-ouest, et je serai seul là-bas. Famille, ami(e)s, tous dans un Nord très lointain (et très pluvieux, ça compense un peu !). Et puis Elle, qui va commencer l’université dans un autre nord, celui de l’Allemagne. Dans ces conditions, vous imaginez un peu les difficultés qui vont se poser devant nous. Qui vivra verra, nous avons tout l’été pour nous, et pour réfléchir aux questions qui se poseront sans doute sur l’organisation de notre relation.

Un autre sacrifice, qui vous paraît peut-être plus futile, est celui de mon temps libre. Voilà deux ans que je bénéficie d’un temps pour moi. Je possédais le temps, autant que celui-ci me possédait. J’étais libre de faire ce que je voulais, je regardais des films en pagaille, je lisais abondamment. Je sortais beaucoup, je voyageais encore plus. J’allais à la rencontre du monde, et je vais maintenant me cloisonner, m’enfermer. J’aurai la tête aux recherches, j’utiliserai beaucoup de mon temps à cet effet. Et quid du reste ? Il me faudra faire des choix, des sacrifices. Si je privilégie l’Allemagne, je devrai sans doute peu voir le Nord de la France. L’inverse est vrai, le juste milieu est difficile à trouver. Si je lis beaucoup sur mon sujet, je lirai beaucoup moins sur d’autres, qui m’intéressent pourtant tout autant. Au-delà des études, de l’Allemagne, de la famille, des ami(e)s et des hobbies (cinématographique ou littéraire), j’aime aussi le sport. Je rêve de reprendre le foot. Je pense sérieusement à l’engagement politique. Et il y a des contrées que je souhaite visiter dès que du temps se libère.

Vous voyez, il y a tellement de choses que je souhaite faire. Et je n’évoque pas le livre que je rêve un jour d’écrire, et qui me demanderait peut-être de sacrifier l’ensemble des choses que j’ai citées. Mais je ne me plains pas. Au contraire, je me rends compte de la chance que j’ai. Avoir trop d’options, c’est mieux que pas assez. Avoir peu de temps, finalement, c’est un gage de réussite. Cela prouve qu’on l’utilise au maximum. Et même si j’apprécie parfois de m’ennuyer, il ne faudrait pas que cela soit ma vie. Sinon j’aurais l’impression de la rater. J’aurais l’impression de perdre mon temps. Alors avant d’aborder cette nouvelle aventure, je dois profiter, une nouvelle fois, d’un été où je suis libre. Les voyages, les ami(e)s, la famille, l’Allemagne, les hobbies, le football et même le bouquin, oui, je dois en profiter. Commençons.

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 04:59

7h, ma main gauche passe sous mon menton. Des poils, un peu partout. Il faut que je me rase. Il paraît que je fais mousquetaire et on m’a appelé deux fois Jésus vendredi au cours d’une soirée lilloise. Direction la salle de bains. J’allume la lumière, je me brosse les dents. C’est fait. Je prends le rasoir, le pose sur la droite de mon lavabo. Aïe, j’ai mal à la cheville. Je dois mettre de la pommade depuis hier après-midi. Je cherche la pommade. J’ouvre les deux portes de ma pharmacie, pas de chance la boîte nécessite l’ouverture de la troisième. Il y a deux boîtes. J’ignore quel tube est déjà ouvert. Je les compare, me décide pour un, range l’autre dans la pharmacie. J’ouvre la porte, tente de remettre le tube à sa place, mais ça ne rentre plus. Je force, une fois, deux fois. Je change de côté et ça rentre. Je prends le tube déjà entamé. En fait, je ne suis pas sûr. Je demande à ma mère. Elle me dit que le tube entamé est déjà au-dessus de la pharmacie, afin de ne pas avoir à tout déranger pour le prendre. Merde. Je range le tube que je croyais déjà entamé et qui ne l’était pas. Enfin j’essaie. Une fois, deux fois. 3 fois. Je veux m’asseoir dans la salle de bain pour mettre de la pommade, mais il n’y a plus de tabouret. Je vais dans la cuisine. Je pose finalement le tube de pommade dans la cuisine pour ne pas oublier que je l’ai mis là. Je repars dans ma chambre. Le rasoir est resté à côté du lavabo.

Bref, je n’aime pas me raser.

 

« Salut Jésus ! »

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 08:09

C’est exactement la question qu’il faut éviter de se poser le soir, dans sa chambre, seul. 3h43, une lumière tamise mon plafond. Birdy me berce depuis quelques minutes, amplifiant le sentiment dans lequel je me trouve, ajoutant du poids à cette question.

Je regarde la carte du monde, mon ancien échappatoire qui n’est plus. Cette fois il n’en reste plus qu’un. Répondant à la définition d’enfant.

 

Depuis quelques semaines je suis dans un mode très enfant. Ca fait souvent sourire ma demoiselle autant que ça l’inquiète au fur et à mesure des répétitions de mes petites remarques qui se veulent officiellement amusantes. Ca doit faire sourire quelques-uns de mes amis qui lisent ces quelques lignes. Mais d’autres me comprendront, notamment ceux qui fréquentent les deux mamans que je côtoie, et celles-ci un peu plus encore.

 

Ah, ce piano. Ces notes. La douceur de la douleur. Le prolongement des souffrances. Et la voix, pleine de colère, de tristesse. Un cri sort de la nuit. Un peu le mien. Come on skinny love.

 

 C’est une question qui m’obsède depuis l’adolescence, sans que j’y aie trouvé une réponse qui me satisfasse. Au contraire, j’élimine mes pistes, mes idées. Maintenant je suis presque sans rien, ma liste s’est réduite comme peau de chagrin. Mais je crois véritablement à ma dernière ligne, ma dernière espérance, l’une de mes dernières folies.

 

Laisser quelque chose. Une trace. Peu importe comment. Pour ne pas avoir l’impression de ne servir à rien, de n’avoir rien fait de vraiment constructif. Une descendance. Ou quelques écrits. Quelques lignes. Celles-ci ou d’autres. Parce que les paroles s’envolent.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 23:16

« On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix. »

Je commence rarement mes articles par des citations, surtout de Joseph O’Connor, mais il a réussi à expliquer en une phrase l’importance du sujet que j’aborde.

Si j’étais parti une journée plus tard en voyage, l’aurais-je rencontrée ? Sans doute que non. Et je serais peut-être même en Nouvelle-Zélande en ce moment, ou marié au fin fond de la Chine. Si j’avais pris cette route, ce train, cette main, c’est toute une vie qui aurait été transformée, et pas seulement la mienne. Car à chaque décision que l’on prend, c’est le monde qui vous entoure qui se trouve ainsi modifié.

L’heure des choix a encore sonné. Ils sont une nouvelle fois nombreux. Mieux vaut avoir trop de choix que de ne pas en avoir du tout me plais-je souvent à répéter. Et pour cause, c’est la preuve que je tiens là ma propre destinée. Reste à savoir ce que je veux.

 

Commençons par les études. Oui, les études. « Mais tu vas être un étudiant toute ta vie ? ». L’avantage des personnes âgées c’est qu’elles disent tout haut ce que d’autres penseraient tout bas. C’est que je me plais aux études. Et si je n’ai pas été un étudiant pendant deux années, j’ai cependant continué à étudier mes semblables, le monde qui m’entoure ou la vie qu'il m’a été donné de vivre. J’étudie constamment. Je me pose des questions, beaucoup, trop, et j’essaie de les résoudre avec un plan bien construit. La question du moment c’est : est-ce que je prends la bonne décision ? Décision qui est : faire une thèse. Car au-delà du sujet, du professeur, de l’université, de l’école doctorale ou du financement (ouf !), c’est bien là la question essentielle. Et en filigrane : est-ce la vie que tu souhaites ? A savoir 3 ans d’études supplémentaires, sans doute faites de sacrifices (mais la vie n’est-elle pas qu’une somme de sacrifices ?), pour obtenir la mention de docteur et les avantages professionnels qui vont avec (un métier quasi-assuré, avec, sans doute, un bon salaire à la clef).

 

En fait, il y a une chose qui m’obsède, et cela depuis 8 ans, c’est l’écriture. Et ça m’obsède tellement que je suis très souvent en colère contre moi-même quand je n’ai rien écrit de la journée. Une impression de mal-être, de manque. Je reviens souvent à ce sujet, pardonne-moi petit lecteur attentif, mais c’est que ma situation a peu évolué. En fait j’ai un gros souci : je veux écrire, je sais à peu près comment faire, mais je ne peux pas me décider. Car pour écrire il faut : un sujet (que j’ai, en double), du temps (que j’ai comme vous, 24 heures par jour, 16 heures éveillé) et une envie (que j’ai aussi). Seul problème, il me faut aussi ce que je dénomme souvent par « inspiration ». Ce mot magique est un sentiment extraordinaire qu’il m’est difficile de relater. C’est une espèce de transe intellectuelle, où le cerveau te fait écrire d’une traite une histoire. Celle-ci par exemple, ces quelques lignes, sont écrites en pleine transe. J’écris sans pouvoir m’arrêter. Les mots et les idées défilent dans mon cerveau, j’ignore comment, et, de temps à autre les gens aiment. Bizarre non ?

Bref, cette situation de transe est la base de mes (bons) écrits (enfin, il me semble, d’après les retours que j’en ai par mes fidèles lecteurs). Or l’inspiration ne se commande pas. Parfois elle est absente. Rien. La feuille blanche (enfin la page word ou openoffice de l’écran) et pas une idée. Je bloque 10 minutes et j’arrête. Et c’est pour ça, cher petit lecteur, qu’il y a parfois un jour, 2, 4, 10, où je n’écris pas.

Bon l’avantage de ma situation et l’utilité d’être un ancien des blogs, c’est une certaine expérience pour 1- écrire sans inspiration (souvent sur des sujets précis, des voyages, des films, des livres, la politique and Cie…) 2- trouver l’inspiration.

 

Quoi ? Il a la recette pour fabriquer de l’inspiration ? Oui. Non pas que je sois tombé dans la marmite étant petit. Mais je l’ai étudiée, elle-aussi. Et mon inspiration vient à des moments-clefs : je dois être seul, avoir vu, lu, regardé quelque chose qui m’a touché ou passionné. Ou je dois être dans un état un peu dépressif, triste, où j’ai l’impression de ne servir à rien ou d’avoir perdu ma journée. Et c’est là le problème.

 

Oui, pour écrire, je dois être seul. L’écrivain est-il un être solitaire ? Je le crois bien, et les exemples ne me contrediront pas. Je dois atteindre l’état de transe intellectuelle dans mon coin et y rester longtemps, sans en être sorti, récupéré par des gens qui m’entourent. Vous comprenez bien ma peine : pour écrire un livre, pour faire quelque chose qui me tient particulièrement à cœur et qui figure sur ma Bucket List, je dois me délester des autres. Ou tout au moins leur expliquer. Cet article est un début. Ecrire, c’est finalement une question de choix. C’est une tonne de sacrifices. Ai-je envie d’en faire autant ? Rien n’est moins sûr.

 

 

Bon, il n’y a pas que les études (ou le travail) dans la vie, il y a les filles aussi. Enfin, la fille. L’amour. La vie. (toute ressemblance avec une ancienne pub ne serait que pure volonté de l’auteur) Et là aussi les choix sont nombreux, tout autant que les sacrifices. Bon, j’ai choisi la difficulté avec une langue différente, un pays, un âge and Cie. Elle va débuter l’université alors que j’en suis déjà sorti il y a deux ans (putain, deux ans !). Et si pour le moment les choses sont plutôt einfach, faciles, cela risque vite de se dégrader. Nous avons maintenant pour nous le temps, un peu d’argent et la joie du retour. Le temps va se déplumer lorsque nous aurons fait nos choix d’études, l’argent va fondre comme neige au soleil et les joies du retour s’effaceront très vite. Reste l’amour, inébranlable (ceci n’est pas un terme pervers). Celui-ci sera-t-il plus fort que tout ? Cela dépendra une nouvelle fois de nos choix, et des sacrifices que nous serons prêts à faire pour réussir là où tant d’autres ont échoué (sic !), la relation à distance. Le Skype quasi-quotidien, la planification des rencontres un mois à l’avance (pour raisons budgétaires), le sacrifice d’autres activités ou des ami(e)s, puisque le temps passé à entretenir l’amour à distance n’est pas consacré à d’autres choses…

Et le plus difficile dans cette situation, c’est que tout cela ne dépendra pas uniquement de mes choix, mais également des siens. Sacré bordel en perspective.

Rien n’est impossible, au contraire. D’ailleurs j’y crois sans doute un peu, sinon je ne serais pas à Munich en ce moment. Mais ce qui m’effraie beaucoup, c’est la durée d’une telle situation. Nous nous engageons dans quelque chose qui semble ne pas avoir de fin proche, une situation qui continuera ainsi pendant, au bas mot, 3 ans. Et là, même si je suis un fanatique du grand Amour, je doute. A moins, bien sûr, de faire d’autres choix.

 

Bon, voilà un article qui n’apporte finalement aucune réponse. Je ne les possède pas. Peut-être en as-tu de ton côté, petit lecteur ? Donne-les-moi, salaud ! Mais cet écrit a le mérite de poser les questions, les interrogations. C’est un bon début.

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 11:33

Einstein.jpgPour mes 8 ans sur la blogosphère française, j’ai décidé de donner la parole à mes lecteurs. Et en particulier à 8 d’entre-eux, des plus fidèles. Ils représentent différentes périodes de ma jeunesse, et ont eu le mérite de vouloir participer à cet anniversaire pas si banal. 8 ans en ligne, 8 ans de journal intime disponible à d’autres. 8 ans de réflexions, d’idées, des histoires extra ou ordinaires. 8 ans de vie. 8 ans de blog. Résumé par 8 lecteurs. A eux la parole, à eux le stylo.

 

Article du 13 janvier 2005, intitulé Une chanson que j’ai créée (non-disponible)

 

Pour beaucoup, Jérémy est un être mystérieux, et le quidam ne peut percer ses secrets. Bien qu'il s'exprime beaucoup dans ce blog, je considère qu'il ne se livre pas trop, qu'une bonne partie de son histoire, son passé, ses réflexions intérieures restent cachés. Bien connaitre l'auteur offre un avantage certain : comprendre un certain nombre des sous-entendus qui fleurissent au sein des récits.


L'article qui m'a le plus marqué est un très vieil article, un des tout premiers articles dans ce nouvel outil qui allait devenir à la mode : skyblog (ne le cherchez pas dans les archives, je pense que vous ne le trouverez pas - et évoquer son souvenir est un privilège réservé aux tout premiers aficionados). C'est un très bel article, un véritable poème, quelque chose de très personnel. C'est un article que j'ai lu, relu, encore et encore. Jérémy s'est vraiment "livré" dans sa rédaction. J'aime à penser que le sujet traité est une des raisons qui a poussé l'auteur à écrire un blog. Je suis également convaincu qu'il a même forgé notre écrivain dans son identité la plus profonde. Savoir trouver les mots, justes : quelle tâche difficile. Et pourtant, tu y es arrivé avec succès. J'admire ce talent.


M

 

Je pense de suite à un article de quebecstar qui date d'il y a quelques années. Il s'agissait d'un poème/chanson sur ta colère quand tu voyais une certaine personne lever le poing il me semble bien. Ca m'a marqué car tu n'étais pas quelqu’un qui se confiait facilement, on savait rarement ce que tu pensais vraiment et là tout à coup levée de voile! Ca m'avait pas mal retourné cet article!

 

Mélanie

 

Article du 21 mai 2008, intitulé Une Licence (lien disponible)

 

Ce choix cornélien de choisir un article pour rendre hommage à ce blog. Un blog qui est très vite devenu un livre de chevet. On attend avec impatience les nouveaux articles, les nouveaux coups de cœur, les coups de gueule et les moments de souvenirs qui refont surface.


Jérémy, n’est pas seulement un ami aujourd’hui. C’est un point d’ancrage autour de moi. Quelqu’un qui a su aller jusqu’au bout de ses rêves, de ses limites en n’oubliant pas ses racines. Une personne sur laquelle je pourrais éternellement compter. Alors quand on me demande de parler d’un article en particulier, j’ai évidemment en tête celui de notre rencontre. L’article du 21 Mai 2008 « Une Licence ».


Il revient sur ces années FAC (tiens ça me rappelle une série)… Une rencontre, un concours de circonstances et me voilà avec Monsieur R. en train de préparer un examen en Histoire Contemporaine. Un exposé qui sera le prétexte à trois années de pur bonheur. Des amitiés solides se sont créées, des moments magiques partagés et une nostalgie installée à la lecture de ces quelques lignes. Cet article me donne cependant le sourire. Il revient sur des instants précis, des personnes passées trop rapidement dans notre vie (Karina, Philippe, Mélissa, Johnny…). Les plus fidèles ont suivi tout le cursus de la Licence, les autres ont abandonné cherchant de nouvelles amitiés ou un autre avenir professionnel. Un blog digne d’une madeleine de Proust. Une ligne et me voilà replongé 4 années en arrière (oui déjà). Je revois Jérémy et ses entrées spectaculaires dans les amphis. La plus mémorable reste sans aucun doute le « nageur sous-marin » en plein cours de Guerre de Cent Ans. Et Monsieur R. qui revient s’installer naturellement à côté de moi sans la moindre gêne. Chaque minute de retard et mon cerveau partait dans tous les sens : qu’est-ce qu’il va encore faire ? maquillé ou non ? costumé en quoi ? Tout y est passé, des « Ma tante » du Carnaval de Dunkerque au noir africain, en passant par le cow-boy, l’égyptien... sans oublier cet inoubliable tollé où tu avais décrété de venir en supporter du PSG malgré les récentes affaires de la banderole raciste… Jérémy, c’était aussi un moment de stress en cours (n’en déplaise à certains). La fameuse veste blanche des exposés, les plans à bâtir à 3H du matin, les transparents à imprimer, les cours recopiés (je précise d’ailleurs qu’un trafic de tes cours est toujours d’actualité), des signes qui ont fait de ma vie universitaire un instant magique. Je ne regrette rien ! Sauf peut-être ton départ précipité… tout est allé vite, trop vite. Tu es comme ce personnage d’Edward dans Big Fish, attachant au premier regard : « Vous ne me connaissez pas, je m’appelle Jérémy R. et je vous aime ». Merci l’ami…

 

Sam

 

Article du 28 août 2011, intitulé Prendre un enfant dans ses bras (lien disponible)

 

SANS HÉSITATION article : prendre un enfant dans ses bras of course ! parce que c'était tout simplement un grand moment et non, je n'ai pas vu à quel point tu avais la frousse et j’suis fière que ma petite princesse ait un article à son effigie.

Article super bien écrit, qui m'a bien fait rigoler.

 

Julie.

 

Article du 11 septembre 2011, intitulé L’accouchement (lien disponible)


J’ai décidé de faire mon devoir de rédaction sur cet article car de tous, depuis le début du début de ta carrière de blogueur, c’est dans cet article que je me suis le plus retrouvée et dans lequel je t’ai le plus découvert.

Je t’ai toujours vu comme quelqu’un de très fort, toujours de bonne humeur, toujours capable de donner le change quand ça n’allait pas. Et là soudain, au détour d’une lettre ouverte je me rends compte que tu as exactement la même réaction que j’ai eue quand on m’a brisé le cœur, que tu te poses les mêmes questions que moi, que t’as les mêmes regrets.

Pourquoi ça marche pas ? Est-ce que quelque chose ne tourne pas rond chez moi ? Est-ce que je vais finir par trouver quelqu’un avec qui ça fonctionnera ? Je me posais déjà toutes ses questions au lycée et 6 ans plus tard je me les pose toujours. Pourtant depuis j’ai grandi, j’ai plus d’expériences, plus de recul mais au final ces questions reviennent toujours et les regrets aussi. Je suis en couple et j’en viens à me demander si ma vie n’était pas plus simple quand j’étais célibataire. Mais quand j’étais célibataire je passais mon temps à espérer rencontrer quelqu’un. Il parait qu’on n’est jamais content de ce qu’on a. On attend toujours quelque chose en plus….. Est-ce que ça veut dire que je suis trop exigeante ? Que je suis pas avec le bon ?
Voilà pourquoi j’ai choisi d’écrire sur cet article parce qu’il me pose question et parce que, même si je n’y trouve pas de réponse, c’est rassurant de voir que je ne suis pas seule à me les poser.

 

Stéphanie.

 

Article du 17 février 2012, intitulé Quand les couples se brisent (lien disponible)

 

J'ai l'occasion depuis quelque temps de découvrir (et corriger à l'occasion) tous tes articles ou presque (pas ceux du début du blog). J'avoue ne pas être tentée par ceux qui parlent cinéma ou littérature. Les mauvaises langues diront que c'est mon esprit scientifique qui me fait me désintéresser de ces deux catégories, et que la culture et moi, ça fait deux... Eh bien, pour faire un pied de nez à ces médisants, mon choix s'est porté sur un poème classé dans la catégorie "Les arts", relativement récent : "Quand les couples se brisent". D'actualité (triste) pour plusieurs de tes proches, te rappelant des souvenirs pas si lointains, je le trouve particulièrement bien écrit et à la fois triste et optimiste. Et malheureusement encore d'actualité. Et en plus j'aime beaucoup lire des poèmes. Tu publies un recueil quand ???


Sandrou

 

Article du 9 mars 2012, intitulé Ma Bucket List (lien disponible)

 

J’ai retenu « la Bucket list », les raisons sont diverses. Depuis que je le connais, l’auteur de ce blog n’a eu de cesse de me parler de cette fameuse feuille de route, censée guider sa vie et ses actes. C’est impressionné tout autant que perplexe que je l’écoutais disserter sur la liste.


Impressionné car à l’évidence il avait compris très tôt l’importance d’avoir des envies, de la nécessité de les réaliser. L’obsession de Jérémy quand il me parlait de sa bucket list, c’était de ne rien regretter, de pouvoir mourir tranquille. Je crois bien que ça l’est toujours, c’est bien la raison pour laquelle il se retrouve aujourd’hui au fin fond de la Malaisie, en plein tour du monde. Impressionné devant l’étalage de ses projets qui laissent parfois rêveurs. La liste vous renvoie à des choses auxquelles vous n’aviez pas pensé, auxquelles vous n’aviez peut être pas osé penser.


Perplexe, aussi. Il y a une part de moi qui n’a pas totalement saisi ce que notre ami attendait de sa liste. Celle-ci m’apparaît comme le symbole de sa fuite craintive du temps qui passe. Tout faire, tout connaître, tout ressentir, avant qu’il ne soit trop tard. Battre les records. Aller toujours plus loin, réaliser toujours mieux. Il veut lire les meilleurs livres au monde, regarder les plus grands chefs d’œuvre cinématographiques, rencontrer la planète entière ; en d’autres termes j’ai l’impression d’un Jérémy qui veut absorber toute la vie du monde au plus vite. Et j’ai bien du mal à croire que tout cela soit destiné à gagner plus facilement au Trivial Pursuit, comme l’intéressé l’avoue souvent. A lui de s’en expliquer.


LD

 

Article du 16 mars 2012, intitulé Le conseil de classe de fin de mandat : les notes des ministres (lien disponible)

 

Le message sur Facebook commençait par : « Tif, j’ai une mission pour toi ». D’habitude quand je reçois ce genre de message, il émane d’un de mes chefs et je me dis que ça sent le sapin (une mission « peau de Pu » dans le jargon). Dans le cas présent, j’ai été dans un premier temps flattée, puis très enjouée à l’idée de devoir choisir, parmi tes nombreux articles, mon billet préféré. Je me suis donc immédiatement attelée à la tâche.

Début de la relecture page 85, j’ai tout lu d’un trait jusqu’à la page 72. C’est à ce moment précis que je me suis rendu compte que le choix serait difficile, puisque plusieurs articles retenaient déjà mon attention.

Que choisir ? Les voyages ? Oui, pourquoi pas, tu nous en fais découvrir des pays, des villes et même quelques coins de France (sûrement ta passion pour le travail journalistique de JPP). Le Cambodge m’a particulièrement intéressé.

Mais il y a également la fac. Avec tous les moments passés ensemble, les amis, les soirées, les jeux, les cours, les exposés, Mme Baudoux, notre licence en grève option blocage spécialité AG… Tout ce qui a facilité grandement mon acclimatation au Nord. Merci de m’avoir fait revivre ces moments.


Mais comme tu l’auras surement deviné, l’article que j’ai retenu se trouve dans cette partie de ton blog que j’affectionne particulièrement, la catégorie « Politiquement vôtre ».
Et là encore le choix n’est pas évident. Relire tous tes articles, entre les deux tours, avec un recul de parfois plusieurs années sur certains sujets… Un bonheur, je me suis régalée.
Au début j’ai choisi « Maître Kadhafi et apprenti Sarkozy » parce que depuis que le Guide a rendu visite à son ami parisien, beaucoup d’obus de 76mm sont tombés sur Tripoli. Mais personne n’avait prévenu Kadhaf qu’il ne faisait pas bon planter sa tente dans Paris ? Il aurait dû se renseigner près du Canal St Martin. Depuis, certains disent que Mouammar aurait filé 50 millions d’euros à Nico pour financer sa campagne. Nico, tu pourrais être plus sympa avec tes copains…

Puis finalement, mon choix s’est porté sur un article récent : « 2012, le FN et Facebook ». Surement l’un de tes articles les mieux ficelés. Encore une fois tu as été très pertinent et surtout parce que tu le sais, je partage tout à fait ton opinion sur le sujet.

Mais finalement, celui que je mettrais à la première place de mon top 3 est « Le conseil de classe de fin de mandat ». Parce que c’est un bon résumé des années passées, qui m’a permis de me remémorer toutes les bonnes ou moins bonnes actions de nos chers gouvernements. J’ai aimé le fond et surtout la forme. Le ton que tu emploies est plus qu’adéquat. Bref, il s’agit de mon article préféré et surtout parce que LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT !


Toutes ces lignes pour te dire merci. Grâce à toi j’apprends et je découvre le monde, je confronte mes idées aux tiennes et surtout j’ai de tes nouvelles même à l’autre bout du monde.

 

Tiffen

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 13:07

P1180739.JPGPourquoi je porte une étoile nazie à côté de la croix de David ? Le Svastika !

 

Il y a souvent cette manie chez les gens de me prendre le cou. De façon tout à fait innocente, rassurez-vous ! Mais même les personnes que je ne connais pas vraiment ne se gênent pas. Leur but, observer ce qui pend devant leur nez depuis le début de notre conversation.

 

Les croix chrétiennes (au centre). Leur symbolique est très ancienne (symbole du bonheur en Mésopotamie par exemple). Elles sont devenues l’un des symboles chrétiens en 324 lorsque l’empereur romain Constantin vit dans le ciel une croix et les mots « tu vaincras par ce signe ». Il se convertit au christianisme ensuite, et en fut l’un des grands défenseurs. La symbolique actuelle, plus en lien avec le crucifixion, est plus tardive.

Pour la croix orthodoxe, la seule différence se situe au niveau de la branche inférieure, qui sert d’appui aux pieds du Crucifié, qui, contrairement à la tradition catholique, ne sont pas cloués ensemble.

 

La main de Fatma, le Khamsa (extrême-gauche). Un symbole de l’Islam ? Une affirmation difficile à tenir. Pas pour les sunnites (seul Allah protège le croyant). Pour les chiites, elle est souvent utilisée, les cinq doigts étant gravés des cinq noms sacrés : Mahomet, Ali, Fatima, Hassan, Hussein.

 

Et puis l’étoile de David (deuxième en partant de la gauche), juste à côté. Au départ, l’étoile à six branches symbolisait les six jours de la semaine. Le septième jour, celui du repos divin (le Shabbat), était symbolisé par le centre de l’étoile. Elle est devenue l’étoile de David lorsque celui-ci était recherché par Saül, il s’était caché dans une grotte où, lorsque les soldats entrèrent, une araignée aurait tissé une toile prenant la forme d’une étoile à six branches cachant David (d’où son nom).

L’étoile est également utilisée dans l’hindouisme, où elle représente soit Brahma (le Dieu créateur), soit la trinité hindoue (la Trimurti).

 

Le Taijitu (extrême-droite). Plus connu sous le nom de Yin et Yang. L’un de mes achats les plus récents, que l’on retrouve dans la tradition taoïste. Le Yin représente entre autres, le noir (ou souvent le bleu), le féminin, la lune, le sombre, le froid, le négatif, etc. Le Yang, quant à lui, représente entre autres le blanc (ou souvent le rouge), le masculin, le soleil, la clarté, la chaleur, le positif, etc. L’idée est simple : le monde repose sur la complémentarité, la balance des extrêmes.

 

Le Svastika (deuxième en partant de la droite). Celui dont je vais passer le plus clair de mon temps en Europe à expliquer que ce n’est pas une étoile nazie. Présent dans la religion hindoue et bouddhiste, on le retrouve un peu partout en Asie. Etonné la première fois, je considère maintenant que c’est un très beau symbole, dont le sens a été détourné. Dans la religion hindoue, les deux sens de rotation sont associés à l'activité du dieu Brahma constructeur de l'univers. Il symbolise dans le bouddhisme chinois la réalisation des dix mille mérites, qui promettent le Nirvâna.

 

Pourquoi avoir tout cela autour du cou ? Non, je ne suis pas un religieux. Sans doute un agnostique. Mais je respecte les croyances de l’autre. Et pour tout vous dire, je les comprends souvent. Car la religion, dans son ensemble, apporte souvent des réponses à nos questions existentielles. Peut-être pas les bonnes. Peut-être qu’elles ne me satisfont pas. Mais je comprends que certains en soient satisfaits. Et d’arborer ces symboles autour du cou, c’est juste un message aux juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes ou taoïstes que je croise : oui, je vous comprends. Et je vous respecte.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 14:41

Et je me retrouve seul. Pour la première fois depuis 7 mois. 210 jours. 5000 heures. Seul sans elle. Une semaine. Déjà.

 

Je retombe sur terre, doucement. Ce week-end pas vraiment, beaucoup de choses à faire, à organiser. Mais depuis 2-3 jours ça y est, je suis en plein dedans. Hello solitude. Tu ne m’avais finalement pas tant manqué que cela. Et bonjour tristesse, puisque les deux se collent très vite chez moi.

C’est bizarre, j’attendais un peu de cette toute nouvelle solitude. 7 mois en couple, 24h/24h, 7j/7j, cela pouvait parfois sembler un peu trop pour mon esprit. Non pas que je le vivais mal, au contraire, j’adorais chaque moment avec ma partenaire. Mais je me demandais toujours : comment est-ce quand on est seul ? Seul avec soi-même, avec ses doutes ou ses certitudes. Et me voilà en plein dedans.

 

Cette étrange sensation a commencé la seconde nuit, au moment de rejoindre le lit. Tiens, je dors seul ce soir. Pas de bras autour de moi, pas de grand sourire ou de baiser de bonne nuit. Juste moi, et ce grand lit froid.

Et puis ce fut sur Internet que cela s’est propagé. Pour la première fois, j’écrivais avec ma partenaire. Nous nous parlions sur Skype, avec une vidéo. Mais nous ne pouvions pas nous enlacer. Enervant cette situation. Viens ici, je veux t’enlacer maintenant ma p’tite dame !

 

Ca s’est aggravé. Le 4ème et le 5ème jour. Hier soir par exemple, alors que j’espérais passer un bon moment dans ma nouvelle ville. Une atmosphère de café qui m’en rappelait bien d’autres. Mais je n’y étais pas. Je n’y arrivais pas. J’étais comme perdu, sans elle. Les discussions s’engageaient et je disparaissais. Plus seulement physiquement, mais mentalement.

 

Le manque. Ca y est. Je l’ai. Il est là, bien profond en moi. Un manque pas ressenti depuis un bon bout de temps, une bonne année. C’est con mais je souris. Et pour cause, si manque il y a, c’est que sentiments sont présents. Développés.

 

Et voilà, c’est reparti. Cette situation compliquée dans laquelle je me suis déjà trouvé. L’heure des choix, ou des sacrifices. Personnels ou de couple. Que faire ? Quand ? Comment ? Et pourquoi au fait, pourquoi je trouve toujours une fille bien dans un pays lointain ? J’aurais dû chercher à Tilques, il y avait du monde. Mais non, j’aime apparemment le côté exotique de la chose. Il me faut un accent, une autre culture, une autre langue.

 

Et me revoici comme un benêt. A souffler, fermer les yeux, regarder vers le ciel en cherchant des réponses. Elles n’y sont pas. Je ne les aurai pas, peut-être jamais. Qu’est-ce que l’amour ? En sommes-nous sûrs ? Je pose ma tête contre le mur. Et je la remue. Bon Dieu, où vais-je ainsi ? Il est où ce foutu paradis terrestre ?

 

Je regarde par la fenêtre. Le soleil brille. La vie suit son cours. Et mes pensées me poursuivent. Comment m’en délivrer ? Ma feuille blanche, et les idées noires. Sortez.

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 03:51

« Jérémy, tu n’as pas peur d’être vieux, tu as peur d’être seul. »

 

Et elle me définit.

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