27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 04:35

P1180639.JPGAnnoncé le 23 janvier : apprendre à coudre. Merci à ma partenaire pour ses précieux conseils ainsi que pour son matériel, aux pays traversés pour l’idée, au marché de Hanoï pour les drapeaux à 10 centimes. Et merci à ma main gauche, ma main droite, et à ma patience. Surtout, ma patience.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 14:32

J'ignorais cette dénomination jusqu'il y a peu. Bucket List, film de 2007, avec Morgan Freeman et Jack Nicholson. Pas forcément le film de l'année non plus. Bref, toujours est-il qu'au lycée m'est venue l'idée d'écrire sur mon vieux Windows 1998 (qui n'était pas si vieux à l'époque) l'ensemble des choses que je souhaite faire avant de mourir. Et depuis j’en ai rayé quelques-unes.

 

Parc des Princes

Voir les Pyramides

Grimper sur la Tour Eiffel

Visiter Amsterdam

Faire du stop

Tour d’Europe

Istanbul

Voir l’Océan Arctique

Statue de la liberté

Prendre le transsibérien

Marcher sur la Grande Muraille

Faire un tour du monde (en cours)

Rio de Janeiro

Road 66

Traverser le Pacifique en bateau

Marcher en Antarctique

Visiter l’Inde

Voir Rome

Aller à Jérusalem tout en ayant lu la Bible

Aller à la Mecque tout en ayant lu le Coran

Avoir des enfants

Faire un doctorat

Voir la politique d’un peu plus près

Me marier en rythme avec Pachelbel

Ecrire un livre

Etre quadrilingue

Colombey-les-Deux-Églises avec l’ami Lucas

Courir un marathon

Escalader le Kilimandjaro

Mettre un pied dans l’ensemble des pays du monde

Sauter en parachute

Sauter à l’élastique

Emprunter la route de la soie

Regarder l’ensemble des nominés et gagnants à l’Oscar du meilleur film

Assiter à une finale de coupe du monde

Etre capable de jouer mon aria préféré de Bach au piano

Réaliser mon autoportrait avec un style de Rembrant ou Courbet

 

Comme vous le constatez, cette liste n’a pas de limite. Elle grandit chaque année (alors qu’elle devrait se réduire). N’hésitez à faire la vôtre, à me l’envoyer, que je puisse avoir de nouvelles idées. Et pas de limite dans l’espoir (un ami à moi a mis marcher sur la lune dans sa liste tandis qu’un autre veut traverser la Manche à la nage !)

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 07:43

J’ai ressenti aujourd’hui un manque de confiance en moi. C’est arrivé d’un coup, sans trop comprendre ni le comment, ni le pourquoi.

 

Pourtant, mes ami(e)s pensent que j’ai parfois trop confiance en moi. Ce voyage en serait la preuve. Partir seul à l’assaut du monde, en voilà une belle preuve de courage.

Cependant je doute aujourd’hui de mon avenir. Dans 3 mois elle part. Et ça fait chier. Je vais me retrouver seul, sans trop savoir quoi faire. Il y a encore toute une partie du monde qui m’attend, mais j’ignore encore comment la découvrir, comment la financer. J’ai peur de perdre trop de temps.

 

Je ne perds pas mon temps. Voyager, voir le monde, c’est justement profiter pleinement du temps qui passe. Mais j’ai peur de mon âge. J’ai peur de courir après la femme de ma vie sans jamais la rattraper. J’ai peur que ce voyage sacrifie une partie de mon avenir professionnel. J’ai peur de moi, des décisions que je prends. J’ai peur du temps qui passe.

 

Dans deux bons mois j’atteindrai le quart de siècle. Une génération. Je passerai dans le côté obscur des « jeunes adultes », laissant au passage les avantages de la carte 12-25 ou les musées gratuits.

« Jeune adulte », moi qui me considère encore comme un enfant, tout au moins un adolescent.

 

Dans une semaine cela fera 5 mois que je suis parti. Putain, cinq mois. On ne le croirait pas. Je me revois encore courir pour attraper mon avion à Bruxelles. Depuis beaucoup de choses ont évolué, ont changé. Vous. Moi par la même occasion.

 

Les voyages forment la jeunesse. Et pas qu’un peu. Les voyages vous ouvrent également de nouveaux horizons, vous ouvrent les yeux sur le monde, vous ouvrent l’esprit. Mais les voyages ferment aussi quelques portes.

Je ne crois plus à la relation à distance. Ou si peu.

 

Je peste de plus en plus contre le temps qui passe. C’est de ma faute, j’ai voulu l’accélérer pendant des années. Accélérer quelques années d’enfance. Accélérer les heures des cours d’allemand. Et maintenant, je cherche à les ralentir. Reviens jeunesse, je t’aimais bien.

 

S’asseoir devant l’ordi et passer 24 heures devant Football Manager. Faire un réseau, Counter Strike, Age of Empire ou Europa Universalis. J’ai l’impression de ne plus pouvoir le faire, de ne plus avoir le temps. Se mettre devant l’ordi et j’aurais l’impression de perdre mon temps.

 

J’ai peur de ne plus profiter et d’avoir le besoin de construire quelque chose. Je n’ai encore rien fait. Ou si peu.

 

Je doute constamment. Je me remets en question, j’hésite à publier. Je me regarde, au fond des yeux. Je vois si peu. Rien de solide. Pas de croyance, pas d’opinion. Un homme changeant, influençable, en mouvement. Qui prend une idée le matin, l’examine à midi, se met en accord l’après-midi et en désaccord le soir. Rien de bandant.

 

J’envie parfois ceux qui sont si sûrs. Sûrs de ce qu’ils font, sûrs de ce qu’ils pensent, sûrs de ce qu’ils veulent.

J’ai un sentiment d’insécurité. Pas l’insécurité de Nicolas, Brice ou Claude. Non, l’insécurité que je m’inflige. Est-ce que je prends la bonne décision ? N’aurai-je pas trop de regrets ? (car des regrets, on en a toujours) Est-ce que je dois la laisser partir ? Dois-je la retrouver ? Est-ce la bonne façon de vivre une vie ? Aurais-je le droit au bonheur ?

 

Parce que finalement on se sent tous seuls. Peu importe quand ou comment. Ça finit toujours par arriver. Seul et face à soi-même. Seul face à ses doutes, ses craintes, ses interrogations, ses regrets, ses remords. Seul à avoir ce cerveau, seul à pouvoir le comprendre à 100%. Seul car différent. Unique. Pas deux comme toi. Pas deux comme moi.

 

Ce n’est pas bon de regarder en arrière. Trop de regrets. Trop de souvenirs. L’impression que la jeunesse s’est déjà un peu envolée, emportée par ce voleur de temps qui passe.

Ce n’est pas bon de s’arrêter. De regarder le temps qui passe. De s’en plaindre, d’essayer de le comprendre, de l’analyser. De se demander pourquoi la vie est ainsi faite. A trop le regarder, on finit par être dépassé.

Alors finalement, il n’y a pas 36 solutions. Il faut continuer, regarder droit devant soi. La vie continue, il y a encore un long chemin.

 

Elle dort à mes côtés. La jeunesse dorée.

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 12:43

Qu’est-ce que je vais faire en 2012 ? Qu’allons-nous faire en 2012 ?

Voter, c’est un fait. Pour qui, ça reste à définir.

 

2012 sera une année voyage, à n’en pas douter. Je suis au Viêt-Nam, je vais rejoindre dans quelques jours le Cambodge. Le Laos et la Thaïlande sont au programme. La Birmanie est en option. Jusque mai je pense voyager avec ma partenaire. Jusque où ? Malaisie ? Indonésie ? Australie ?

 

Ma première partie d’année semble plus ou moins définie. Mais la seconde est encore à l’étude. Visa vacances-travail en Australie ? Pour combien de temps ? Que faire là-bas ? N’y-a-t-il pas un risque de perdre trop de temps sur place ?

 

2012, c’est l’année de mes 25 ans. Oui ça vous fait un choc, mais pas autant qu’à moi ! Un quart de siècle de passé, déjà. 25 ans. Certains diront qu’il serait temps que je me trouve un boulot, que je me mette à cotiser et que je pense à fonder une famille. C’est une idée.

 

La suite du voyage, et donc de 2012, dépend d’une chose essentielle : comment j’imagine mon futur ?

Quand on a les bonnes questions, on trouve les bonnes réponses.

 

J’ai deux possibilités qui s’offrent à moi. Deux choix de vie.

Le routard est l’une d’entre-elles. J’en ai rencontré dans mes voyages, j’ai discuté avec eux. Ils parcourent le monde, le plus souvent en solitaire. « Qui aime la liberté ne craint pas la solitude » qu’ils disent.

 

J’aime la liberté, mais je crains la solitude.

 

Ils font de nombreuses rencontres, mais pas sur le long terme. Une certaine superficialité dans les découvertes. Comment comprendre une personne ou un pays quand on ne lui laisse qu’un mois, tout au plus, pour se dévoiler ? Ils ont choisi les voyages, un simple sac sur le dos. Mais ils ont sacrifié une famille, des amis, des enfants, une maison… Ils profitent chaque jour, mais ils n’ont pas véritablement construit sur le long terme. L’apogée du Carpe Diem. Est-ce là mon bonheur d’une vie ? Je n’y crois pas.

 

 

A chaque premier janvier on prend des bonnes résolutions. Drôle d’habitude, elles sont rarement suivies au cours de l’année, mais ça nous permet d’avoir bonne conscience la premier semaine de janvier.

Résolution numéro 1 : se couper les cheveux avant la fin de janvier

Résolution numéro 2 : pouvoir parler allemand avant mai (tout au moins comprendre et se faire comprendre)

Résolution numéro 3 : regarder les films gagnants des oscars depuis la création (j’en suis à 39 sur 83)

Résolution numéro 4 : se préparer à la thèse

Résolution numéro 5 : revenir en 2012.

 

Attention, comme l’aurait dit un grand homme politique, les bonnes résolutions n’engagent que ceux qui les écoutent.

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 10:03

zapping.jpgChaque année c’est l’éternelle rengaine, le fameux réveillon, la nouvelle année, le décompte depuis 10… Et pour moi, chaque année, le 31 décembre c’est l’occasion d’un bilan de l’année écoulée. Une année que je découpe en deux parties : un avant et un après 12 septembre.

 

J’imaginais un début d’année compliqué, perturbé par mes pensées new-yorkaises ou finlandaises. Heureusement pour moi, la première semaine de janvier fut rassurante. Nouvel an fut arrosé (de l’eau sur ma chemise de la part d’une illustre inconnue, devenue amie depuis) et Barney Stinsonisé (magnifique néologisme), tout comme la première semaine lilloise.

 

D’ailleurs la première partie de 2011 fut en mode Barney Stinson, souvent lilloise, parfois étrangère. L’idée était de retrouver confiance en moi, parfois à l’insu de mes partenaires, même si j’ai toujours essayé d’être clair dès le départ. Je me suis mis à apprécier Lille, surtout pour ses soirées. Je remercie les amis Dermenghem, Leclerc, Truquet, Mesmacque, Persyn and Cie d’avoir été des miens pendant ces moments et de m’avoir hébergé à de nombreuses reprises.

 

2011 fut une année voyage : Paris-Alpes (en mode tour d’Europe), Pays-Bas-Allemagne (en mode université d’Artois), Angleterre-Ecosse (en mode Canterbury-aéroport), Rovaniemi (en mode famille-découverte Couchsurfing). Puis ce fut carrément un tour d’Espagne en bus sur un coup de tête (en mode préparation tour du monde-apprentissage de l’espagnol). Une belle expérience de cinq semaines qui m’a permis de retrouver quelques-unes de mes Erasmus favorites. Direction l’Allemagne (en mode auto-stop), l’Italie (en mode famille), et enfin la Pologne (en mode Erasmus).

 

Surtout, la première partie de 2011 fut consacrée à la préparation du tour du monde. Du « faut-il partir » à « quel trajet ? », une longue réflexion dans mon esprit et dans ceux de mes proches. Puis ce fut la recherche vaine d’un partenaire, la décision de partir sans sponsor, les visites aux ambassades, les « au revoir » nombreux.

 

Aussi, au cours de cette première partie de 2011, il y a eu :

-          Le FC Tilques, un blason, un maillot, une équipe en tournoi de sixte

-          La bande de Dunkerque en famille

-          La visite de Dunkerque et de la Picardie (en mode arrageois)

-          Le premier accueil de Couchsurfing (Russes et Polonais à Tilques city)

-          L’anniv costumé de Sam ou surprise de Romain

-          L’accrobranche (en mode pendu)

-          Julie et Pauline (et l’impression de vieillir à chaque nouveau-né autour de moi)

-          Paris (en mode tour d’Europe + une)

 

Et puis le 12 septembre est arrivé. La course pour attraper l’avion, Moscou et mes couchsurfers (et des Audomarois), le transsibérien jusque Ekaterinbourg. Et puis la deuxième partie du transsibérien, un coup de foudre. Un voyage en groupe depuis Baïkal jusque la Mongolie. Les steppes, le désert, le cheval, les chameaux, les paysages, son sourire.

La première partie de la Chine en trio, avec Pékin et sa grande muraille. Les difficultés de Hong Kong jusqu’au sud de la Chine en couple. Guilin et les bamboo boats, Wulingyuan en mode avatar, Songpan, l’Himalaya et le guide tibétain, Juiuzhaigou et les lacs bleus-verts-transparents.

Depuis le début du mois de décembre c’est le Viet-Nam de Hanoï à Ho Chi Minh, en passant par Muiné et un Noël en romantique.

 

Finalement le cru 2011 aura été exceptionnel, ce qui constitue pour moi une réelle surprise. Marquée par les voyages et par des rencontres, l’année écoulée laisse cependant quelques points faibles : où vais-je ainsi ? Professionnellement parlant je suis en stand-by pour une durée indéterminée, alors que dans le même temps je suis en couple pour une durée déterminée.  

 

D’ailleurs 2011 aura été tout aussi exceptionnel dans le monde. Une année riche en nouvelles, entre les révolutions arabes et la chute de DSK. Tout le monde attendait 2012, négligeant 2011. Et si finalement cette année était un tournant pour moi et pour le monde ?

 

PS : première bonne résolution de l’année 2012, me couper les cheveux avant la fin du mois de janvier.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 17:04

P1040235.JPG

Ma partenaire, jalouse du succès de mon blog, s'est également mise à l'écriture !

Beaucoup d'entre-vous ne lisent pas l'allemand, je vous le concède. Mais les photos n'ont pas de langage. Et puis chaque visite lui donnera le sourire ! (tout comme moi en fait !)

 

Blog d'Alba

 

Au passage, je vous annonce avec grande joie que le petit milevjeryleron a dépassé son grand frère quebecstar (aujourd'hui porté disparu). La papa est fier de sa progéniture et espère que vous serez satisfaits du cadeau de Noël.

 

Vidéo du tour du monde : J-1 !

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 06:22

Pendant plusieurs années ce fut ma plus grande peur, celle de vieillir. A chaque anniversaire je balisais un peu plus face au temps qui passe. A chaque anniversaire, j’en voulais un peu plus à ceux qui souhaitaient célébrer la mort de ma jeunesse. Depuis quelques semaines, il semblerait cependant que j’en aie fait le deuil.

Est-ce l’approche des 25 ans, cap fatidique, où l’on est plus proche de 30 que de 20 ? Je l’ignore.

 

Pour tout vous dire, je regardais la vie d’adulte avec un regard sombre, un œil suspicieux, un air désabusé. Sortir moins. Travailler plus. Moins de franche rigolade, plus d’ennui. Etre fatigué les lendemains et surlendemains de soirée. La perte de mes talents footballistiques (huh-huh). La décroissance de mon physique. La retraite de Zidane. La maison à payer. Les enfants à nourrir.

 

Je pense que c’est ce dernier point qui m’a fait évoluer. Quand je recherche une définition au bonheur, je la trouve dans l’enfance. Les enfants (et encore plus les petits-enfants, mais n’allons pas trop vite en besogne).

Est-ce le fait d’avoir vu quelques mouflets pousser chez des amis qui m’a fait réaliser ? Ou est-ce leur sourire béat devant chaque son de leur progéniture ?

 

Je suis d’autant plus prêt à être un adulte que j’ai l’impression d’avoir trouvé une voie. Je ne sais pas si elle sera couronnée de succès mais c’est la voie que je regretterais de ne pas avoir emprunté si je reculais.

Cela ne signifie cependant pas que je sois vieux ou que j’aie tout d’un coup changé. Rassurez-vous, mon immaturité progresse chaque jour au contact de personnes plus jeunes que moi. Une façon de prolonger ma jeunesse.

 

Dans ma tête ? Je suis toujours un étudiant. J’utilise d’ailleurs la carte à chaque reprise lors de mes visites historiques (50% de réduction grâce à une carte périmée, merci Lille 3). Mon avenir en France (ou ailleurs), je l’imagine encore dans une thèse. La tête dans les bouquins. Une soif d’apprendre toujours inassouvie.

 

Lorsque je n’étais qu’un enfant, j’imaginais ma vie à 24 ans de façon différente. Et pour cause, lorsque vous avez 7 ans, les grands de 24 sont un peu vieux pour vous. Je pensais que je serais déjà casé, un marmot à la main, une maison à rembourser et un boulot plutôt bien payé. Le tour du monde ? Un rêve de riche.

Avais-je déjà un manque d’ambition à l’époque ? Peut-être. Mais il semble que j’aie changé. Le garçon de 7 ans s’est transformé en adulte de 24. Même s’il pense un peu plus chaque jour avec les yeux d’un enfant.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 21:26

3 ans, putain, 3 ans. Canterbury, septembre 2008.

 

Avant mon départ, ils m’avaient prévenu « tu verras, ce sera les plus beaux mois de ta vie ». Oh, vieux sages que je prenais pour vieux fous.

 

Dès les premiers jours, j’en étais sûr : j’ai trouvé le paradis terrestre ! Il était là, devant moi, chaque jour. J’y vivais. J’en faisais partie intégrante.

 

Malheureusement mon paradis avait une date de péremption. Et tel Adam, j’ai dû revenir sur terre avec mes 7,3 GO de photos et 3659 captures de ton temps.

 

La terre a un goût amer. Quoi ? Il faut prévoir les soirées plusieurs jours à l’avance ? Quoi ? Il n’y a que des Français ? Quoi ? Ils ne viennent pas car ils travaillent demain matin ? Comment ça on ne sort pas car c’est lundi ?

 

Erasmus est un mirage. Un rêve. Ce que pourrait être la vie si les jeunes contrôlaient le monde. Non, ça ne fonctionnerait pas sur le long terme. Le taux de comas éthyliques et de cirrhoses serait trop élevé.

 

Erasmus m’a appris la vie. Erasmus m’a appris ce que je veux de la vie. Des voyages. Des rencontres.

Erasmus m’a appris l’Europe. Non, même avec un fusil sur la tempe je ne franchirai pas la ligne Maginot.

Erasmus m’a appris l’amour.

 

Voir Lucas vivre son Erasmus a suscité chez moi une énorme nostalgie. Je l’ai vécu. Je ne l’ai plus. Tel un junkie revoyant une dose d’héro passée devant lui sans pouvoir se l’accaparer.

 

A Wroclaw, il y avait le train du paradis (ça ne s’invente pas). Il est déjà passé pour moi. Il ne reviendra pas. Mais j’ai apprécié pouvoir le reprendre pendant quelques jours pour me rendre au pays des rêves.

P1150392.JPG

Profite.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 12:37

Dear lovely ex-girl friend

 

This is a message, a long message. Read it when you have time for it.

I have tried many times to write you this, but words, time, courage maybe the three made me unable to do it.

 

Today is different. Today is the yesterday of tomorrow. And tomorrow I will leave. If I don’t write you now, I won’t write you anymore.

Yes, tomorrow is a big day. World tour. Scared ? Exited ? Both, I think it is normal.

Remember a long time ago, we planned together this huge trip, maybe the one of our life.

 

Can we be friend with our ex ?

You remember my opinion on this subject. Friendship cannot exist when you share so much with someone. You told me often than “no ! it is possible”. I think now you join my opinion. We cannot meet or try to see each other anymore, like friends would do.

 

I saw Paolo last week in Paris. He talked a bit about you and your trip in Europe. Funny (or not), it hurts me. He continues to talk one hour but I was just thinking about you all the time.

Last few days I have been in Wroclaw where Lucas makes his Erasmus. Good time as you know. But yesterday I met a German girl. Your double. God ! The same way to act, the same smile, the same crazy mood in party, the same way to dance (yes, that was a funny way !)

 

God why you do that to me ? Life is a bitch.

 

She came to talk with me. Few minutes later I said to her that I have to stop this conversation because it hurts me. I think she did not understand.

 

Yes, nine month later, I am still pregnant of our rupture. If I leave tomorrow, it is also to escape from you, from your ghost which is in my mind. Fucking ghost, go away ! I don’t wanna see you anymore !

 

 

The day when we broke up, I was so piss of. Maybe you don’t remember, maybe you do, but you told me what I call “the top 3”

3- I am tightwad (radin)

2- I am too skiny

1- I don’t have ambition for my life

 

Yes, not nice.

The same evening, I saw that girl. I did not hesitate...

 

Since that I met plenty of them, more than in 3 normal life. The idea, show to myself that no, I am not like you said, that it was just bullshit, some words of a girl who was not able to explain why she did not have love feelings anymore, one girl who believed in a love story and did not understand why it ended.

 

What did we do wrong ?

I asked myself several times this question. Few staff for sure. To come to NY and not do anything was wrong. No talk enough was wrong. Be all the time with you when you got away from your job was wrong. Not be myself was wrong.

You know, I write a journal quite often. In NY, few weeks before I left, I wrote this (it was in French) :

“Something is wrong. I am wrong. Move. Do something. But I stay here. I will stay until the end.”

 

I did not like NY. Life. People. Big cities are not for me. I like too much talk to unknown people who have time to do the same; I hate to much the metro life and its zombies.

 

And I did not like you in NY. How you act. How you change. The first Laura came back to me.

I felt in love with Laura, who hates politics (so much that she said to me that she wouldn’t like if I engage myself), who wanted to work in Africa, on the field, with children. Laura big heart.

In NY, I saw you, wanted to make your connection, went to reception, stay with people from UN because they were from UN and not because they were interesting. I even thought you have had your crash because he represents UN.

 

Power even corrupts big heart.

 

Then you explained me that you wanna stay there, that you wanna work in UN, in NY, even in office. That you wanna do Harvard, try everything to catch this dream, your new dream.

 

I was not part of your new dream. Thanks to you. I was in love with this Laura.

But God, how much I missed the one I felt in love with.

 

I think I missed more your friendship than anything else. I missed to talk to you, laugh with you, going out with you, travel with you.

Sex, love, I did not care anymore quickly. But all the other, it takes me all the time I felt alone. Ah, if Laura would be here….

 

Yes, with a lot of it, I can put Paris in a bottle.

 

You’re not here anymore. Well, this is not exact. You’re in my grand-parents place, in my godmother, even in my mother place. Stupid graduation ceremony !

You’re not here anymore, except in plenty of my computer’s pictures, in my Erasmus album (with few letters), in my Europe tour album, in Lucas room, even on my Wii (when my sisters played, sometimes the Wii says : Have you any news from Laura ? ah ! ) I still have a bit of your staff in my place, few letters, and the worst; I can see your name on my Facebook.

 

I put you away from my news feed, but still you appear in my friends. Still I can see that my sister likes one of your pictures (traitor ! ah ah !) I can see you’re on the chat (quick disconnect right now !) or on skype. It hurts.

 

That will change after this message. If that hurts me, I have to delete it. I have to delete you. It won’t change anything, we don’t have contact anymore. But it will help my heart.

 

How much time I need to be free of you ?

Well, French writer says that love last 3 years. I started to love during the spring 2009. It should end soon. Funny isn’t it, it took me a lot of time to appreciate you, more than you, and now I have so much difficulties to forget you, even with you “top 3” (yes, all the time I think about you, it end with your top 3, and then I don’t miss you anymore)

 

Why this stupid message you’re thinking ? Well, because it is the last one. I had few staff to say to you, now it will be done. I don’t want any answer, nothing. If we meet again, when I’ll be the Foreign French ministry , we will do like nothing happen, that “we” did not exist.

 

But we did. I’ll remember that all my life. And I hope you’ll remember that you have been loved. Yes, by a weird French guy. That you had an impossible story, because, like everybody says, distant relationship doesn’t work. It is not true. The proof is that we broke up because we were too much with each other in the big apple.

 

Few of my friends got pregnant. A kind of epidemic. And all the time they told me, all the time I think about myself, my life, you. Damn it, I wanna have children in some point. But before, I have to build something new, start from 0 with another girl, and walk on one way that I already passed with you.

Right now, my heart is not able to do it, he is not able to love anymore, he even thin that the love of a life don’t exist. My heart is broken. You took a part with you. Give it back to me !

 

No, objectively, I know that it will change, that I’ll fell in love again, maybe several times, and that I’ll even have children. I’m not in depression, pessimistic about the future or thinking about you every day. But when it is coming, there is no joke. And this message reflects all what is in my mind at this point.

 

Adieu Laura.

I love, hate and miss you.

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 09:01

« Mon Dieu ! » Je crois que ce fut ma première réaction. La Une de la Voix du Nord est devant moi, je la brandis devant ma sœur qui fait un « Oh la la » symptomatique d’un sentiment partagé entre la honte et le dégoût.

 

A nouveau, les Ch’tis seront différenciés du reste de la population. 9 d’entre eux (oui, je n’utilise pas 9 d’entre-nous, car nous avons ici affaire à du ch’ti d’élevage, calibré pour la télévision) vont participer à une nouvelle émission de téléréalité, « Les Ch’tis à Ibiza ».

 

Ce n’est pas la première fois que des Ch’tis passent dans ces émissions de sous-culture, euh, pardon, de téléréalité. Confessions intimes est d’ailleurs la spécialiste (La Voix du Nord évoque même le chiffre d’un participant sur deux originaire du Nord) tandis que les sujets laissent souvent rêveur (j’hésite entre le fan de musculation ou de tuning).

 

La productrice, Alexia Laroche-Joubert, ex Star-Ac’ ou Loft Story (exemple typique…) précise cependant : « L’idée n’est pas de se moquer d’eux, mais on s’est dit que ça serait marrant, ce décalage ».

 

Cette déclaration est un bel exemple ! Non, non on ne va pas se moquer ! Mais on va tout de même bien rigoler de votre région ! Car il y a une fraîcheur qu’ « on voit apparaître à l’écran ». Entre une « Loana du Nord » (je cite l’article) qui « adore les gens connus et qui fera tout pour se faire remarquer » et Christopher, charpentier gogo-danseur, de « Tourcoing-coincoin » (je n’invente rien)… nul doute que l’image de la région va être améliorée…

 

La VDN titre à côté, avec l’expérience de Maxime, « La région n’est pas un cirque ! ». Alexia Laroche-Joubert s’en fout, elle considère le film des ch’tis comme des clichés. « Et moi, j’aime les clichés : vrais ou faux, ils font polémique. Génial ! Ca fait du buzz et ça donne envie de regarder »….

 

Par pitié, ne regardez pas, ça va les encourager.  

Article de la Voix du Nord

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