4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 19:14

P1140950Ca y est. Julie est officiellement maman. Pauline, une espèce de petite chose qui ne fait pas beaucoup de bruit le jour et un peu plus la nuit. Guillaume est l'heureux papa. Et leur vie a littéralement changé.

 

Enfant. C'est là le mot qui établit la plus grande frontière entre les individus. Oublier les religions, les nationalités ou la couleur de peau. Non, l'incompréhension est encore plus forte quand on parle d'enfant. Car ce sont les enfants qui déterminent de quel côté tu es de la frontière. Celui qui a des enfants ne vit plus comme avant. Et celui qui n'a pas d'enfant ne vit pas comme celui qui en a. Et les deux se comprennent rarement.

 

L'enfant te fait changer de vie. Qu'on le veuille ou non. Qu'on en prenne conscience ou non. Jusqu'ici, maman et papa, qui ne l'étaient pas, pensaient d'abord à eux, en tant que personnes, ou en tant que couple.

Maintenant, à chaque réveil, à chaque soirée, à chaque problème, ils penseront à elle, la petite Pauline. Peu importe ce qui va leur arriver ces prochaines années, ils choisiront toujours en fonction de leur fille.

 

Cela est bien normal, mais cela reste un choc. Et il faut être prêt ! On ne fait pas un enfant comme on achète un chien ! Le chien, on peut le laisser quelques heures tout seul, quitte à ramasser un peu d'excrément en fin de journée. L'enfant...bon, certains diront que c'est possible, mais cela me poserait une sérieux problème de morale.

 

Depuis quelques années, autour de moi, les enfants poussent. Rose, Marion, Angélique... J'ai même reçu récemment ma première invitation pour le mariage de quelqu'un qui était dans ma classe. On ne peut plus le nier, on n'a plus vingt ans.

 

Quand Julie m'a dit qu'elle était enceinte ? Ah, je m'en rappelle bien ! Et pour cause, c'est le moment où ma meilleure amie m'a dit qu'elle changeait de vie. J'ai réagi bizarrement. Extérieurement je lui disais "mais tu te rends compte que tu vas être maman". Surprise et aussi de la satisfaction pour eux. A l'intérieur par contre...

 

A l'intérieur, ce fut le temps du bilan. Quand quelqu'un vous annonce un tel changement de vie, vous, de votre côté, vous faites le point. De mon côté j'ai regardé où en était Julie et où j'en étais. Julie, instit en poste, en ménage, dans sa maison, attend maintenant un enfant. Jérémy, revenu célibataire de New York, perdu dans sa vie sentimentale autant que professionnelle, en attente.

 

Oui, l'enfant met un coup de vieux. Mais pas seulement aux parents.

 

PS : cet article n'est pas complet, et pour cause, je n'ai pas encore d'enfant. Mais je promets de le compléter dans 9 mois ! ahahah 9 ans oui !

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 16:23

Il y a longtemps de cela, j'imaginais une trilogie concernant la fameuse substance. Pris de cours par les évènements actuels, il me faut donc accélérer et publier le tome 2 dès aujourd'hui !

 

J'ai vu que j'en ai fâché quelques-uns après le premier article. Vous le savez sans doute, mais l'alcool n'est pas le point le plus important de mes amitiés. Je n'ai jamais demandé à quelqu'un d'arrêter de boire. Heureusement pour moi sans doute, car la liste de mes ami(e)s s'en trouverait réduite ! J'ai même lu que je tentais d'imposer mes idées, ma façon de vivre ou encore mon intransigeance sur le sujet. Comme vous l'avez lu, j'ai clairement critiqué un point important selon moi, l'absence de modération chez chacun de nos congénères.

 

Alcool-pour-Milev.jpgOui, l'alcool doit être consommé avec modération. Les risques sont bien connus, j'en répète deux ou trois : on retrouve l'alcool dans 15 à 20% des accidents du travail, 40% des crimes et délits, 80% des violences conjugales et 45 000 décès chaque année (avec un rôle direct ou associé) .

 

Mais attention, je n'ai pas critiqué le verre de temps en temps. Je sais que la majorité des consommateurs ne boit que de temps à autre, dans des circonstances exceptionnelles, ou pour une fête importante. De là à se mettre minable, il y a un pas que beaucoup ne franchisse pas. L'alcool permet pour certains d'entrer dans la fête, de commencer une conversation, ou tout simplement de se faire plaisir en buvant un Bordeaux Cheval Blanc 1947 (ne rêvez pas, c'est 224 000 euros la bouteille). Je ne nie pas l'aspect vie en société de l'alcool. Je suis seulement contre le fait d'en abuser.

 

J'ai écrit mon précèdent article à la suite de la fête de la musique lilloise. J'étais en colère, non pas simplement par le fait que l'individu décrit était chiant (il n'est pas le seul) mais qu'il se mettait en danger et nous a foutu la trouille. Le fait de l'avoir perdu de vue quelques minutes ou d'être obligé de lui foutre deux baffes pour être sûr de ne pas le voir sombrer dans un coma éthylique a du jouer sur l'humeur de mon papier.

 

L'alcool est une institution en France. Il faut dire qu'avec 15,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2007, la filière ne manque pas de défenseur, même au sein de l'Etat (2,8 milliards de recette fiscale, TVA non comprise, chiffre de 2003).  Pourquoi un tel poids pour quelque chose qui peut s'apparenter à une drogue ?

Jésus, je t'en veux parfois. Imaginez simplement que si ce brave monsieur n'avait pas dit "buvez ce vin, car ceci est mon sang" et l'avait remplacé par "fumez ce shit, car ce sont mes cheveux" (merci Jamel pour la vanne), nous aurions tous une cave à marijuana à la maison.

 

L'alcool c'est toute une histoire en France. Déjà les Bordelais s'entendaient bien avec les Anglais en pleine guerre de Cent ans car ceux-ci achetaient barils sur barils. L'alcool permet à des écrivains ou réalisateurs talentueux de réussir leur plus beau-chef d'oeuvre.

 

Je regrette simplement que d'autres ne savent plus s'en passer pour s'amuser. Que certains annoncent que ce soir, "ils s'en mettent une", et qu'ils finiront la soirée à 22 heures, seul, dans une voiture, avec comme seul ami leur vomi. Je suis déçu d'en voir craquer complètement après le verre de trop. Surtout je hais l'habitude prise par des personnes de voir dans l'alcool la seule solution de s'évader par rapport aux soucis quotidiens.

 

Article à consommer avec modération.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 14:07

Je te revois, petite fille blonde, jeune demoiselle déjà, juste assise à côté de moi. Depuis le début de l'année, je ne pensais que toi, je me réveillais pour toi, je vibrais pour toi. Ton sourire, ton regard, ton humour... oui, je pense bien que je t'aimais bien.

 

Je me souviens bien de ce jour-là, du couloir où tu m'accompagnais, juste avant de rentrer en cours. Nous discutions du futur, pas forcément du nôtre, mais du tien et du mien. Tu n'étais jamais très confiante et je n'avais pas toujours les mots adéquats. Tu ne m'en voulais pas. Je pense que tu m'aimais bien.

Mais ce midi-là les choses ont été plus loin. Ton manque de confiance t'a fait pleurer. Je vois les larmes doucement couler le long de tes joues rouges. Les pleurs sont saccadés.

 

Depuis, je regrette. Oui, ce jour-là, je ne savais pas quoi faire. J'ai hésité et je n'ai pas réussi à te prendre dans mes bras. Pardonne-moi de mon inexpérience qui à elle-seule peut expliquer mon attitude.

 

Quelques semaines plus tard, tu disparaissais de la fac. Dépression. Si tu savais comme je regrette de ne pas avoir su t'aider.

 

 

 

Je te revois, petit garçon brun à lunettes. Collège, sixième, cour du bas, devant les casiers. C'était l'automne, et la dure loi du collège faisait son oeuvre. Ils étaient trois devant toi. Et ils t'embêtaient. Plus comme à l'école primaire. Cette fois-ci les coups ont remplacé les mots.

 

Il se trouve que je te vois, juste derrière un mur. Je veux venir t'aider. Mais je n'y arrive pas. J'ai trop peur. Peur de recevoir des coups, peur de ne pas réussir à t'aider. Pardonne-moi mon manque de courage. Pourtant je connaissais deux des garçons. J'aurais pu t'aider, j'en ai maintenant la certitude. J'ai fui.

 

Le jour même, ton nez finira cassé. Et tu changeras de collège quelques semaines plus tard.

 

 

 

On a tous des regrets. Notre comportement nous déçoit souvent et il n'y a pas pire jugement que celui que l'on se fait à soi-même.

 

Depuis, j'ai pris des dizaines de filles dans mes bras. Dès qu'une larme coule je me jette, comme pour mieux rattraper ce qui s'est passé cet après-midi là. Depuis, j'ai voulu m'interposer dans plusieurs bagarres, sous toujours beaucoup de réussite. Mais j'aurai au moins essayé.

 

On apprend toujours de ses erreurs.

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 15:35

Quoi ? Tu ne bois pas d'alcool ? Mais comment tu fais ?

Si vous êtes régulièrement en ma compagnie, vous avez du remarquer cette question qui m'est traditionnellement posée. Peut-être même que vous un jour vous vous l'êtes posée. Ou alors une autre, tout aussi fréquente : pourquoi ?

 

Répondons aujourd'hui à la première question avec l'exemple de la fête de la musique. Celle-ci est, avec la braderie, une journée de débauche dans Lille. Les cadavres de bouteilles jonchent les rues. Puis ce sont les êtres humains qui se mélangent aux détritus. Quand je dis être humain, je devrais peut-être parfois parler de l'espèce animale, tant certains retournent à l'état sauvage après la bière de trop.

 

Hier, j'étais en compagnie de trois amis. L'un d'eux a clairement un peu trop abusé de la bouteille, jusqu'à se transformer petit à petit. Trois stades importants : le fameux "ah j'suis trop déchiré", qui horripile tant ceux qui n'ont pas bu. "Tu veux une médaille ?" je lui réponds. Et surtout, "oui, tu es déchiré, mais est-ce que tu t'amuses ?" Toujours accoudé au bar, toujours un verre à la main, mais rarement sur la piste de danse. Difficile également de débuter une conversation avec le sexe féminin, tant l'état de notre ami laisse à désirer. Nous nous faisons d'ailleurs refouler du Smile de sa faute. Bons copains, nous restons avec lui même si parfois l'envie est grande de l'abandonner sur un trottoir.

 

Pour repartir dormir, il faut marcher jusqu'à la Madeleine. Pour ceux qui connaissent Lille, c'est déjà un petit bout depuis Masséna-Solferino. 40 minutes d'ordinaire. Mais aujourd'hui, le trajet sera un peu plus compliqué, en raison de l'attitude du soiffard. Certains adoptent une attitude bizarre quand ils ont bu, et se mettent à faire des choses qu'ils ne font pas d'ordinaire. On en a vu chanter. On en a vu danser. On en a vu crier. Le monsieur, lui, court. Tel Forrest Gump, il court sans s'arrêter, sans se retourner. Petit problème, il se perd. En plus d'inquiéter ses potes, il se met littéralement en danger. Certains finissent dans la Deûle, d'autres font des comas éthyliques. J'ai déjà vu des potes se retrouver dans le fossé après avoir pris la voiture un soir de cuite. Pas encore de mort. Je pense que c'est beaucoup de chance pour certains. Et j'ai très peur qu'un jour la chose arrive. Toujours est-il que ce garçon a été retrouvé deux rues plus loin (pas dans la bonne direction), assis devant une banque, seul, faisant clairement pitié.

 

Alcoolimse-pour-Milev.jpgEnfin, la troisième étape, le lendemain. Le trou noir. Qu'est-ce que j'ai fait de ma soirée ? Plus de notion des lieux, plus de notion du temps. Notre camarade s'est retrouvé avec 65€ en moins. Dépensé dans la substance. Un jour, j'ai une amie Erasmus qui s'est réveillé dans un hôpital. Sans savoir ce qu'elle faisait là. On lui a raconté. Sans lui préciser l'épisode où elle s'est laissée embrasser par un garçon, alors qu'elle était amoureuse d'un autre, à plusieurs milliers de kilomètres de là. Certain(e)s se réveillent dans un lit, avec quelqu'un à leurs côtés. Et là, c'est le drame... D'autres ont des douleurs, des bleus, une lèvre en sang, sans savoir pourquoi.

 

Comment je fais pour ne pas boire d'alcool ? La réponse était hier. Demain. Aujourd'hui pour quelques-uns. A toutes les soirées quasiment. Je m'amuse sans alcool. Je n'ai pas besoin de boire 3 verres pour parler aux filles. Hier, j'étais prêt à aller décrocher le drapeau de l'Italie sur l'ambassade. Il y a quelques mois j'étais déguisé en Ecossais et je parlais avec un mauvais accent. 0 gramme. Et une soirée de rigolade.

Je ne bois pas pour ne pas embarrasser mes potes. Pour ne pas gâcher leur soirée. Je suis parfois égoïste, mais pas à ce point. Alors certes parfois je rigole de certains comportements, mais mon sourire se confond aussi avec de la pitié. J'ai peur pour vous, qui, dans quelques années, allez vouloir retrouver la sensation de la jeunesse. Quoi de plus simple qu'un petit verre ?

Je refuse d'être entraîné par une drogue en soirée. Oui, une drogue. Un ami au courant de cette question m'a récemment rappelé que si l'alcool était découvert ajourd'hui, ce serait considéré comme une drogue dure. En France, vers 2006, l'usage problématique d'alcool touche environ 5 millions de personnes (dont 2 millions seraient dépendantes). Et toi ?

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 22:18

Il y a un peu plus de six mois, j'étais encore uni à la Finlande, un peu à la manière d'un mariage princier, engagé dans une relation que je pensais durer indéfiniment.

 

6 mois c'est long l'air de rien. Alors, oui, pour ceux qui en doutait encore, je m'en suis remis. Non pas que j'ai retrouvé une fille ou que je ne pense plus jamais à Elle, mais le mal est passé. Plutôt vite d'ailleurs.

 

Pourtant je me souviendrais sans aucun doute toute ma vie de cette rupture. Après la décision prise de partir, ce fut les deux journées les plus longues de ma courte existence. Rester avec celle qui serait bientôt le passé. Et pourtant, ce fut deux journées que j'ai réussi à apprécier. Deux potes se baladant dans New York, évoquant ce passé glorieux, leurs moments de joies et de peines, leurs derniers secrets.

 

L'image que je retiens surtout, c'est l'aéroport. Je franchis la barrière, sans craquer. Sans me retourner. Quelques mètres plus loin je décide tout de même de regarder le passé. Je la vois juste au moment où elle vient de se retourner. Elle marche, lentement, vers la porte d'exit. J'ai l'impression que cela dure une éternité. J'ai la sensation d'être dans un film. J'ai parfois envie de crier, je prie pour qu'elle se retourne, pour un dernier regard. Non, notre chance est passée. Ce sera surement la dernière image que je garderais d'Elle.

 

Après un intermède à l'aéroport en compagnie d'un ancien des services secrets américain (toute une histoire en soi), me voici dans ce pénible avion. Là, ce fut le craquage complet. J'ai tout lâché. Délestage en plein vol. Peu importe mes voisins, peu importe les hôtesses. Eux non plus je ne les reverrai surement pas. Et si ce n'est pas le cas, ils auront vite fait d'oublier ce garçon aux yeux rouges et aux joues humides du New-York-Bruxelles.

 

La semaine suivante fut une semaine d'espoir. Non, je ne pouvais pas m'y résoudre. La chose allait continuer. Je revoyais ma famille. Et les amis. Je ne t'ai jamais remercier en nom propre, Lucas D., mais j'avoue que ta présence fut bénéfique dès le premier jour, où mon appel t'a paru bien suspect alors que j'étais officiellement en train de traverser les Etats-Unis. Direct tu es arrivé de ton village très étendu (il paraitrait même que c'est le village le plus étendu de France ^^). Et j'ai pu me soulagé, comme je l'ai fait une dizaine de fois dans la semaine.

 

Le jeudi soir suivant, j'avoue que j'ai eu l'une des pires expériences de ma vie. Rompre sur Skype. Pour de bon. Et je peux vous garantir que ce n'était pas une rupture tranquille. Bim, boom, bam dans ma tête. Ceux qui ont eu le récit du top 3 me comprennent.

Je pense que si ce soir là j'avais été seul, j'aurai pu faire des conneries. Mais non, j'avais cette bonne vieille ville de Lille derrière moi, me supportant, et notamment le même jeune homme qui m'a poussé au Magnum café. Je crois bien qu'il y avait le LOSC à la télé. Je me souviens parfaitement de la place. Je me souviens parfaitement de mon état d'esprit. J'imagine bien le tien aussi. "Qu'est-ce que je peux dire ? Mais de quoi parler ?" Pas facile de discuter 30 minutes après une rupture, tout en essayant de se contrôler. J'avais parfois l'envie simple de foutre le camp d'ici, de dormir, de manger, voir même de boire. Une rupture, ça vous change un homme. Ptet même plus qu'un engagement.

 

Et finalement nous avons atterri au Smile, que je ne connaissais pas. La musique résonnait, il y avait là une soirée kiné. Paul était dans les organisateurs. On attendait Tof' et Benameur qui allait arriver. Et puis... La suite, vous la connaissez.

 

6 mois plus tard je pense que je devrais la remercier. Elle m'a sauvé d'une étape cruciale après la rupture, le fameux "de toute façon je ne retrouverai personne". Je la revois en plein milieu de la piste. Telle une étoile qui brillait. Je n'ai même pas prêté un regard au reste de la scène. J'ai quitté en un seul instant mes amis si fidèle, qui ont vite compris ce qui se passait. Et puis j'ai dansé comme jamais, emporté par la fougue de la colère et de la tristesse, de l'émotion et de la passion. La vie est belle, elle ne faisait que débuter.

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 20:23

Repas de famille. Tous nous y sommes passés. Tous nous y repasserons.

Aujourd'hui, chez moi, c'était repas de famille. Oncle et tante, marraine et cousins. Une famille ordinaire en soi. Des repas réguliers, des invitations souvent lancées et ma présence de plus en plus assurée.

 

Au départ, les repas de famille sont une fête. L'enfance est une fête permanente, mais un peu plus encore quand tu partages tes journées avec tes cousins et tes cousines. Ca crie, ça joue, ça chante, ça vit. Ca sourit, ça rit. Je me rappelle encore ces parties de cache-cache autour de la maison des grands-parents, des matchs de foot durant une éternité, des repas de Noël et ses jouets par milliers.

 

Entre 15 et 20 ans, les repas de famille était plus une obligation qu'autre chose. Limite une corvée. L'adolescence et la jeunesse font qu'on aimerait se détacher un peu de sa famille, surtout le week-end. Lorsqu'on rentre de boîte à 6 heures, le repas de famille du lendemain apparaît dès lors comme une souffrance certaine, où chacun de tes oncles et tantes te rappelleront l'importance d'arriver frais le dimanche, sous peine d'une journée éprouvante.

 

J'avoue que depuis quelques années maintenant, la famille a repris de son importance. Et pas seulement chez moi. Les visites chez mes grands-parents se font de plus en plus nombreuses, de même chez les oncles et tantes. Plus besoin que mes parents me traînent, j'y vais de mon plein gré.

De mes quelques mois à l'étranger, j'ai compris que la famille est un phare, un rocher, sur lequel on peut toujours échouer. La lumière reste allumé, la porte est ouverte, et ce pour l'éternité.

 

Certes, les pires histoires sont souvent celle de famille. Je sais que certains d'entre-vous n'ont pas cette chance. Les familles déchirées sont nombreuses autour de moi, et même un peu chez moi. Mais pourtant on fait avec. On ne choisit pas sa famille, alors on s'adapte. Certains réussissent, d'autres pas. Mais je pense qu'il existe un manque chez ces gens-là.

 

Surtout, le temps qui passe me fait peur. J'ai perdu 2 grand-pères sur 3. Quand au dernier...

Le dernier est atteint par une terrible maladie qu'on appelle Alzheimer. Non pas qu'elle fut terrible pour lui. Il ne souffrait en rien physiquement. Mentalement, il nageait souvent dans le bonheur. Mais la maladie était atroce pour ses proches.

 

C'est sans aucun doute la seule maladie qui faisait mal aux proches mais pas au malade. Ma grand-mère est passé plusieurs fois proche de la folie. Envie de tuer mon papy qui répétait inlassablement qu'il voulait rentrer chez lui alors qu'il n'avait plus bougé depuis plusieurs mois. Elle a écrit plusieurs lettres à son médecin qui ne croyait pas vraiment à cet état d'Alzheimer. Et pour cause, à chaque fois qu'il venait faire une visite aux domiciles de mes grands-parents, il tombait sur l'un des ”bons jours” de papy. Ma grand-mère finit par croire qu'il le faisait exprès.

 

Alzheimer est une maladie sournoise puisqu'elle fonctionne selon le principe du up and down. Des hauts et bas. Papy était dans les hauts quand il y avait du monde. Et il touchait le fond lorsqu'il était seul avec sa chère et tendre. Mamy expliquait son état de fatigue permanente, sa dépression qui s'aggravait au fur et à mesure des semaines. Elle ne dormait pas, ou si peu. Toujours réveillé par mon grand-père qui se levait pour pisser. Parfois à trente reprises au cours de la même nuit. De temps à autre elle dût supporter les menaces, proférées à son insu. Mais elle souffrait un peu plus lorsque c'était des insultes à l'encontre des membres de sa famille .”Ta mère n'était qu'une putain”.

 

Ma grand-mère était ce genre de personne qui n'a pas une haute opinion d'elle même, prête à se sacrifier pour ses proches. Alors supporter ces insultes contre des membres de sa famille, c'était pire. Ca la tué. Quand ce n'était pas la maternelle, c'était ses soeurs. Insulté les morts, toujours vivace apparemment dans l'esprit de mon grand-père.

Alzheimer est un dérivé de folie. Papy avait des visions. Ses filles étaient dans la maison. ”Pas aujourd'hui” répondait mamy, qui tentait tant bien que mal de continuer les échanges, aussi fou était-il. ””Tu entends ?” Non, il n'y avait rien à entendre. ”Maman qui chante”. Sa mère était morte il y a plus de trente années maintenant. Mamy réagissait. Humour de situation.

 

Le médecin exposait les meilleures façons de réagir : il faut rentrer dans le jeu de mon grand-père. Car lorsqu'il dit voir ses filles ou sa mère, il les voit vraiment. Ainsi, ma grand-mère devait rentrer dans sa folie, au risque de s'y noyer à son tour et de ne pouvoir rejoindre le rivage de la réalité. Ma grand-mère avait de plus en plus de mal à nager. Elle s'enfonçait parfois dans les délires de mon grand-père au point de me les raconter une fois, puis deux, puis trois. Je pris peur, je n'étais pas le seul.

 

L'élément le plus effrayant de cette maladie chez mon grand-père était la méchanceté. Il n'avait jamais été d'un naturel très brave. Mais il devint jaloux. Comme un pou. Ainsi, ma grand-mère, 76 ans, 70 kg sur la balance, allait dans le jardin pour montrer ses fesses aux voisins. Elle allait chercher le courrier pour se montrer dans la rue. Mon grand-père la suivait partout, tout le temps. Jusqu'au toilette.

Enfin, un de derniers symptômes était la fugue. S'échapper pour repartir chez lui. Forcément il n'y était pas. Un cercle vicieux. Ma grand-mère devait-elle rentrer dans son jeu pour cette question. Peu importe, il était déjà parti, courant plus vite qu'à son jeune âge. Direction le café. Direction sa fille. Et là-bas des déclarations sans aucun sens, avec une apogée : ”y'a une folle qui m'a poursuivit”. La folle, ma grand-mère, mourrait de honte.

 

Le jour du mariage, ”on annonce pour le meilleur et pour le pire”. Je pense qu'on ne réfléchit pas assez aux conséquences de cette phrase, aux différentes possibilités. Le pire ? Aimer si ton mari souhaite ton mal, te frappe, souhaite te tuer.

Les petits-enfants, nous pensions : mais pourquoi pas la maison de retraite ? Pour ça ! Le pire, c'est maintenant, il faut l'affronter, jour et nuit, au risque de se perdre soi-même. Ma grand-mère avait encore de belles années devant elle. Mais elle souhaitait affronter son mari, et cette maladie. Surtout, elle ne pouvait pas par rapport aux autres. Oui, les autres, toujours ceux-là, dont l'avis comptent tant, dont le regard gêne parfois. On allait dire qu'elle l'a abandonné. Et ça, ma grand-mère s'y refusait.

 

 

Pendant de nombreuses années, nos grands-parents apparaissent comme des Dieux à nos yeux d'enfants découvrant le monde. Le poids de l'âge, les traits tirés, l'expérience d'un temps passé, tout cela impressionne la jeunesse. Je comprenais déjà à l'époque pourquoi les Athéniens avaient laissé le pouvoir aux anciens. Cependant, au fur et à mesure des années, je comprenais la fin de l'empire athénien et de la civilisation antique. Les personnes âgées ne se renouvèlent pas. Au contraire elle replonge dans l'enfance. Le comportement, le physique. Sur la fin, les larmes sont plus nombreuses sur leurs joues que sur celle d'un bébé. Pas des larmes de souffrances physiques, symptomatiques de la faim ou de la soif. Non, des larmes de souffrances psychologiques, la souffrance de la vie finie, des êtres perdues, du temps qui passe. Des larmes qui traduisaient la fin de l'espérance. Le plus beau était derrière, et il n'y avait rien à attendre des prochaines années. Triste sort que celui de la vieillesse.

alzheimers-pr-Milev.jpg

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 00:44

facebook.pngPourtant, j'en étais un de ses ardents défenseurs. Même l'un de ses précurseurs dans la région, après qu'un ami en Erasmus m'est obligé à m'inscrire sur ce site dont je ne comprenais pas encore l'intérêt. Nous devions être 10, et très clairement, on se faisait chier. Saint-Omer et sa communauté n'en était encore qu'au stade initial. Je lui faisais alors une publicité constante, obligeant mes soeurs et les ami(e)s de l'université à s'inscrire en prévision du succès escompté. [Zuckerberg devrait d'ailleurs m'accorder une action ou deux de son entreprise.] Et puis le succès est arrivé, ça a même tout explosé.

 

Septembre 2006, création. Novembre 2007, mon inscription. Mars 2008, site en français. Avril 2011, 17 millions de membres. Boom.

 

Nous étions tous d'accord : ce site allait dans le bon sens. C'est pourquoi nous l'avions rejoins. C'était le rassemblement du blog (un profil et les photos) et de MSN (pour se taper la discute). Garder contact avec des personnes à l'étranger ? Facile maintenant, il y a Facebook. Et pourtant...

 

Entre-temps, il y a eu un bug. Facebook a cassé quelque chose. La faculté de s'exprimer. La faculté d'écrire, de penser. D'avoir des explications de plus de 420 caractères. Facebook a détruit MSN, les blogs et les pages d'accueil internet. Aujourd'hui, le réflexe le plus commun est celui-ci : allumer l'ordi, se connecter, facebook. Messages, notifications et surtout ce putain de mur espion. Tiens il a fait ça. Tiens elle a écrit ça. NON ? Ils ont rompu ? Ahah marrant le nom de ce groupe. C'est quoi cette application ? (...) J'en passe, et des pires. Si, pire, Twitter et ses 140 caractères.

 

Je suis un fan du blog. J'en étais également un des précurseurs. Mai 2004. Une éternité pour certains, qui gambadaient encore dans le préau de l'école primaire. En juin 2007, 10 millions de blog. Une chance sur deux que toi aussi tu es un jour décidé d'écrire quelques phrases sur ta vie, de présenter tes ami(e)s, et d'exprimer quelques-unes de tes pensées au plus grande nombre.

 

Depuis Facebook, je suis un des derniers dinosaures, une espèce en voie de disparition, qui tentent encore d'exprimer des idées de plus de 420 caractères. Et je trouve cela clairement dommage. Il n'y a pas si longtemps, on allait de blog en blog pour suivre la vie des gens. Pas seulement savoir s'ils étaient célibataires ou en couple. Ou s'ils avaient rejoint tel ou tel groupe. Non, on lisait des articles qui correspondaient à la personnalité de chacun. Certes on laissait des commentaires, parfois un peu plus stupide que celui précédent, et c'était déjà quelque chose. Mais il y avait une base, un article, une photo, une pensée. Facebook, c'est l'apogée du commentaire de trois mots qui n'expriment rien d'autre que "je me fais chier, je n'ai rien d'autre à faire que de passer sur ton profil et je te laisse donc un commentaire absolument pas constructeur à souhait, mais qui a le mérite de montrer que j'existe". On laisse donc une trace sur ses potes, ses connaissances (souvent plus nombreuses que la première catégorie), et on dit "oui, j'aime cette 1512ème photo de toi en profil avec une pose d'aguicheuse" ou "oui, j'aime voir cette 412ème photo de toi et d'une autre personne en soirée". Je me demande même parfois si certains ne font pas des soirées simplement pour être en photo ensuite sur ce site.

 

Alors maintenant on ne va plus de ville en ville mais de profil en profil, à perdre un temps extraordinaire en commentaire stupide, au lieu de vivre pleinement les moments de sa vie. Facebook c'est la télévision. Avec ses potes à l'intérieur. On les regarde, on les observe. Et on commente. Parfois, nous sommes dans la télévision.The Truman Show. 1984.

Les programmes ne sont pas toujours les mêmes. De mon côté, j'espère être un peu plus Discovery Channel ou Voyage que Gulli ou TF1. Mais la majorité de nous a quand même une utilisation très télé-réalité, avec possibilité de suivre en direct ce que je fais. Je mange. Je vais dormir. Je prends ma douche. Je caricature. Mais il y a une part de vérité, non ?

 

Et pourtant... J'écris tout cela et je suis comme toi. Facebook est une de mes drogues, peut-être même la seule. Elle me prend en moment de solitude, d'ennui, de détresse. Aller sur Facebook c'est s'occuper l'esprit. Pas forcément des choses très intelligentes. Pas forcément des choses très utile. Mais j'y retrouve des gens que je ne peux pas croiser dans la rue. Que je ne peux aborder que sur cette plate-forme. Les étrangers. Erasmus me bloque sur le site. Il m'oblige à rester sur Facebook pour l'éternité. Comment réaliser mon voyage en Espagne sans ce site ? Utliser les lettres timbrées ?

 

Je comprends les défenseurs du site. Je comprends les opposants. Je rejoins les deux camps. Ca dépend du moment.

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 12:26

Tout commence avec une fille. Comme souvent me dis-tu ! Comme souvent dans la vie d'un garçon. Une fille que je connais assez peu en soi, qui était dans ma classe au collège. Depuis, je l'ai perdue de vu, comme... bah comme l'ensemble des personnes avec qui j'étais au collège. Mais non, ce sujet n'est pas consacré au temps qui passe, à la jeunesse qui meurt ou aux amitiés qui fanent.

 

J'ai discuté avec cette fille hier. De tout et de rien, comme souvent avec les personnes qu'on connait peu. Et puis elle m'a dit qu'elle aimait mon blog. J'étais gêné. Je suis gêné à chaque compliment que l'on me fait. Je tourne la tête d'ailleurs. Pourtant je souris intérieurement. Je suis content. Fier aussi. Et un peu dubitatif. Comment cette fille peut-elle lire mon blog ? Et l'aimer qui plus est ! Je n'imaginais même pas qu'elle puisse le lire. Et je ne lui en voulais pas d'ailleurs. Finalement, on lit surtout sur les gens que l'on aime, à qui l'on tient. Dans ma liste de lecteurs je prends pour sûr des personnes de ma famille et mes amis les plus proches.

 

Et puis Facebook est passé par là. Le stade des "connaissances" peut également observer ma vie, commenter mes photos, réagir à des statuts. Et parfois, si l'intérêt les pousse jusque là, lire un article écrit par ma modeste personne. Il parait donc qu'il y en a qui aiment.

 

En évoquant le sujet, elle m'a poussé. Pas physiquement. Mais mentalement. Ecris ! Ecris ! Ecris !

L'écriture. Pas d'un blog, pas de simples articles. Mais quelque chose d'autre, d'un peu plus sérieux dira-t-on. Non pas que ce blog ne soit pas sérieux. Mais il lui manque une certaine continuité.

 

Je pense que beaucoup ignorent ce qu'est l'écriture. Dans mon cas, c'est une quête perpétuelle de l'inspiration. J'ai deux moments privilégiés : au réveil et à la tombée de la nuit.

Je pense que dans le premier cas ce sont mes rêves qui m'inspirent. Je me suis évadé pendant quelques minutes, heures et j'en tire un bénéfice direct. L'inspiration est là, les idées sont claires, j'écris sur des joies, des peines, des moments simples de la vie.

Et puis il y a le soir, ou plus souvent la nuit. A ce moment là, ce sont souvent des idées plus sombres qui me poussent à tripoter le clavier. L'effet d'une longue journée sans grande joie, sans grande peine, juste de vie. Et les regrets qui vont avec.

 

Certains ont l'écriture comme évasion. D'autres l'ont comme déversoir. Dans mon cas, c'est souvent une chute profonde dans l'abîme des souvenirs, ou dans la vie des autres. Pour parvenir à cet état, il me faut une mauvaise journée, ou tout au moins quelques heures non abouties, passées à ne pas vivre. C'est seulement là, dans ma solitude, que j'arrive à trouver des mots qui tachent le papier, des mots qui tachent des sentiments.

 

Ecrire m'amènerait sans aucun doute vers une dépression profonde et de long terme. L'écrivain est un suicidaire en herbe. En prose. Je n'ose pas franchir le pas. Si écrire me permettait d'arriver au bonheur, je serais déjà depuis longtemps entre 4 murs, à ressasser le passé, à revivre les moments. Mais je ne veux pas m'infliger cela. Pas maintenant.

 

Un jour peut-être.

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 22:10

loto-2.jpgChanceux que je suis n'est-ce pas !

Souvent les gens me demandent comment je finance mes voyages, mes périples, mes aventures. Ils se disent "il y a une recette miracle ?" ou "As-tu du pétrole dans ton jardin ?". Non, mieux encore, j'ai gagné au loto.

 

Voici quelque temps déjà. Je ne savais même pas que je jouais. Et pourtant, le hasard, ou la chance, voir le destin, c'est selon, ont décidé que moi, Jérémy R., allait naître en France. La probabilité est de 1 sur 100. Et c'est sur moi que c'est tombé !

 

Oui, j'ai remporté la loterie de la vie. Un jeu où tout se joue à la naissance. Vas-tu manger à ta faim tout au long de ton existence ? Vas-tu bénéficier de soin de qualité ? Vas-tu simplement survivre à ta naissance ? Une bonne éducation ? Et pour pas cher en plus ? Une grande partie se joue lors de ta première seconde de vie. France, le paradis terrestre. J'ai décroché la cagnotte. Somalie, dommage, tu te rattraperas au jeu à gratter.

 

Nombreux sont ceux qui souhaitent gagner à la loterie, dans l'Europe entière, sans savoir qu'ils ont déjà gagné le premier jour. Pourtant ils continuent de jouer, espérant qu'un jour le hasard les aidera une seconde fois.

Mais nombre de ces personnes ne comprennent pas pourquoi des habitants de ce monde veulent rejoindre la France, ou les pays occidentaux dans leur ensemble. "L'immigration, y'en a trop" qu'ils disent. Pourtant, les migrants sont juste des joueurs comme eux, avec la chance en moins. A la naissance, ils ont perdu. Depuis, ils essaient de se rattraper. Ils jouent à nouveau, croient en leur bonne étoile, et tentent sans cesse de rejoindre le paradis terrestre. Ils échouent souvent, se retrouvent à Lampedusa, sous les regards incompréhensifs de millions d'Européens apeurés, qui ne veulent pas partager leur part du gâteau. J'ai gagné au loto, et je ne partagerai pas.

 

On fait tous des suppositions quand à une victoire à la loterie. Ah, si j'étais riche, je ferai.... la liste est longue. Voyage, voiture, maison, voir même un peu à des associations. Sachez que vous avez déjà gagné, et que pour partager, il suffit simplement de regarder un peu en dehors de nos frontières.

 

De mon côté, j'ai donc bel et bien gagné à cette loterie qu'est la vie. Alors j'essaie d'en profiter un maximum chaque jour, de voyager avant de ne plus pouvoir le faire, emporté par la mort. Car si vous avez gagné à la loterie, rappelez-vous que cette victoire ne dure que le temps d'une vie. Profiter de la chance qui vous a été donné.

 

 

 

Pour voyager avec moi, pas besoin d'argent ou de temps. Juste un week-end, samedi 25, dimanche 26. A pied, à vélo, en stop. Soyez nombreux. La vie vaut la peine d'être vécu.

{pour de plus amples informations...me contacter !}

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 22:01

Aïe mon coeur. Comme un couteau planté en plein coeur. Donner son coeur à quelqu'un. Il pleure dans mon coeur.

Le coeur est un organe essentiel, pour les métaphores.

 

Parlons cicatrices. Mon corps en portent plusieurs. Physique. Comme beaucoup. Parlons du mental. Tous nous en avons, peu ou pas profonde, c'est selon. Certaines saignent encore. D'autres se forment en ce moment, mettront quelques mois à se résorber.

 

Récemment, j'ai eu une nouvelle cicatrice. C'était un genre que je ne connaissais pas, la cicatrice de la rupture amoureuse. Elle s'est formée après une nuit agitée, au réveil, un matin de décembre, le temps d'allonger un bras sur un lit vide, froid et comprendre qu'Elle n'était pas rentrée. Très vite j'ai vu la cicatrice apparaitre et je ne pouvais rien faire à son encontre. C'était trop tard, le mal était fait, il allait falloir patienter pour voir la plaie se refermer. Je patiente.

 

La vie a été bonne avec moi. J'ai finalement peu de cicatrice. Je pense à ceux qui vivent après une guerre, un génocide, un viol, ou tout autre horreur que la nature humaine impose. A côté d'eux je ne suis qu'un chanceux français issu de la classe moyenne qui n'a jamais trop eu à se battre pour manger à sa faim.

Alors certes, j'ai une autre cicatrice, plus profonde cette fois. Mais je ne m'en plains pas. Je n'en parle pas d'ailleurs, jamais. Ah, si, une fois, avec celle que je croyais ressentir sous mon bras en cette matinée d'hiver.

 

Là n'est pas mon problème. Je le connais. Je le sais. C'est un titre. A incruster dans mon esprit.

 

 

 

Entre les lignes.

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