17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 12:26

Tout commence avec une fille. Comme souvent me dis-tu ! Comme souvent dans la vie d'un garçon. Une fille que je connais assez peu en soi, qui était dans ma classe au collège. Depuis, je l'ai perdue de vu, comme... bah comme l'ensemble des personnes avec qui j'étais au collège. Mais non, ce sujet n'est pas consacré au temps qui passe, à la jeunesse qui meurt ou aux amitiés qui fanent.

 

J'ai discuté avec cette fille hier. De tout et de rien, comme souvent avec les personnes qu'on connait peu. Et puis elle m'a dit qu'elle aimait mon blog. J'étais gêné. Je suis gêné à chaque compliment que l'on me fait. Je tourne la tête d'ailleurs. Pourtant je souris intérieurement. Je suis content. Fier aussi. Et un peu dubitatif. Comment cette fille peut-elle lire mon blog ? Et l'aimer qui plus est ! Je n'imaginais même pas qu'elle puisse le lire. Et je ne lui en voulais pas d'ailleurs. Finalement, on lit surtout sur les gens que l'on aime, à qui l'on tient. Dans ma liste de lecteurs je prends pour sûr des personnes de ma famille et mes amis les plus proches.

 

Et puis Facebook est passé par là. Le stade des "connaissances" peut également observer ma vie, commenter mes photos, réagir à des statuts. Et parfois, si l'intérêt les pousse jusque là, lire un article écrit par ma modeste personne. Il parait donc qu'il y en a qui aiment.

 

En évoquant le sujet, elle m'a poussé. Pas physiquement. Mais mentalement. Ecris ! Ecris ! Ecris !

L'écriture. Pas d'un blog, pas de simples articles. Mais quelque chose d'autre, d'un peu plus sérieux dira-t-on. Non pas que ce blog ne soit pas sérieux. Mais il lui manque une certaine continuité.

 

Je pense que beaucoup ignorent ce qu'est l'écriture. Dans mon cas, c'est une quête perpétuelle de l'inspiration. J'ai deux moments privilégiés : au réveil et à la tombée de la nuit.

Je pense que dans le premier cas ce sont mes rêves qui m'inspirent. Je me suis évadé pendant quelques minutes, heures et j'en tire un bénéfice direct. L'inspiration est là, les idées sont claires, j'écris sur des joies, des peines, des moments simples de la vie.

Et puis il y a le soir, ou plus souvent la nuit. A ce moment là, ce sont souvent des idées plus sombres qui me poussent à tripoter le clavier. L'effet d'une longue journée sans grande joie, sans grande peine, juste de vie. Et les regrets qui vont avec.

 

Certains ont l'écriture comme évasion. D'autres l'ont comme déversoir. Dans mon cas, c'est souvent une chute profonde dans l'abîme des souvenirs, ou dans la vie des autres. Pour parvenir à cet état, il me faut une mauvaise journée, ou tout au moins quelques heures non abouties, passées à ne pas vivre. C'est seulement là, dans ma solitude, que j'arrive à trouver des mots qui tachent le papier, des mots qui tachent des sentiments.

 

Ecrire m'amènerait sans aucun doute vers une dépression profonde et de long terme. L'écrivain est un suicidaire en herbe. En prose. Je n'ose pas franchir le pas. Si écrire me permettait d'arriver au bonheur, je serais déjà depuis longtemps entre 4 murs, à ressasser le passé, à revivre les moments. Mais je ne veux pas m'infliger cela. Pas maintenant.

 

Un jour peut-être.

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 22:10

loto-2.jpgChanceux que je suis n'est-ce pas !

Souvent les gens me demandent comment je finance mes voyages, mes périples, mes aventures. Ils se disent "il y a une recette miracle ?" ou "As-tu du pétrole dans ton jardin ?". Non, mieux encore, j'ai gagné au loto.

 

Voici quelque temps déjà. Je ne savais même pas que je jouais. Et pourtant, le hasard, ou la chance, voir le destin, c'est selon, ont décidé que moi, Jérémy R., allait naître en France. La probabilité est de 1 sur 100. Et c'est sur moi que c'est tombé !

 

Oui, j'ai remporté la loterie de la vie. Un jeu où tout se joue à la naissance. Vas-tu manger à ta faim tout au long de ton existence ? Vas-tu bénéficier de soin de qualité ? Vas-tu simplement survivre à ta naissance ? Une bonne éducation ? Et pour pas cher en plus ? Une grande partie se joue lors de ta première seconde de vie. France, le paradis terrestre. J'ai décroché la cagnotte. Somalie, dommage, tu te rattraperas au jeu à gratter.

 

Nombreux sont ceux qui souhaitent gagner à la loterie, dans l'Europe entière, sans savoir qu'ils ont déjà gagné le premier jour. Pourtant ils continuent de jouer, espérant qu'un jour le hasard les aidera une seconde fois.

Mais nombre de ces personnes ne comprennent pas pourquoi des habitants de ce monde veulent rejoindre la France, ou les pays occidentaux dans leur ensemble. "L'immigration, y'en a trop" qu'ils disent. Pourtant, les migrants sont juste des joueurs comme eux, avec la chance en moins. A la naissance, ils ont perdu. Depuis, ils essaient de se rattraper. Ils jouent à nouveau, croient en leur bonne étoile, et tentent sans cesse de rejoindre le paradis terrestre. Ils échouent souvent, se retrouvent à Lampedusa, sous les regards incompréhensifs de millions d'Européens apeurés, qui ne veulent pas partager leur part du gâteau. J'ai gagné au loto, et je ne partagerai pas.

 

On fait tous des suppositions quand à une victoire à la loterie. Ah, si j'étais riche, je ferai.... la liste est longue. Voyage, voiture, maison, voir même un peu à des associations. Sachez que vous avez déjà gagné, et que pour partager, il suffit simplement de regarder un peu en dehors de nos frontières.

 

De mon côté, j'ai donc bel et bien gagné à cette loterie qu'est la vie. Alors j'essaie d'en profiter un maximum chaque jour, de voyager avant de ne plus pouvoir le faire, emporté par la mort. Car si vous avez gagné à la loterie, rappelez-vous que cette victoire ne dure que le temps d'une vie. Profiter de la chance qui vous a été donné.

 

 

 

Pour voyager avec moi, pas besoin d'argent ou de temps. Juste un week-end, samedi 25, dimanche 26. A pied, à vélo, en stop. Soyez nombreux. La vie vaut la peine d'être vécu.

{pour de plus amples informations...me contacter !}

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 22:01

Aïe mon coeur. Comme un couteau planté en plein coeur. Donner son coeur à quelqu'un. Il pleure dans mon coeur.

Le coeur est un organe essentiel, pour les métaphores.

 

Parlons cicatrices. Mon corps en portent plusieurs. Physique. Comme beaucoup. Parlons du mental. Tous nous en avons, peu ou pas profonde, c'est selon. Certaines saignent encore. D'autres se forment en ce moment, mettront quelques mois à se résorber.

 

Récemment, j'ai eu une nouvelle cicatrice. C'était un genre que je ne connaissais pas, la cicatrice de la rupture amoureuse. Elle s'est formée après une nuit agitée, au réveil, un matin de décembre, le temps d'allonger un bras sur un lit vide, froid et comprendre qu'Elle n'était pas rentrée. Très vite j'ai vu la cicatrice apparaitre et je ne pouvais rien faire à son encontre. C'était trop tard, le mal était fait, il allait falloir patienter pour voir la plaie se refermer. Je patiente.

 

La vie a été bonne avec moi. J'ai finalement peu de cicatrice. Je pense à ceux qui vivent après une guerre, un génocide, un viol, ou tout autre horreur que la nature humaine impose. A côté d'eux je ne suis qu'un chanceux français issu de la classe moyenne qui n'a jamais trop eu à se battre pour manger à sa faim.

Alors certes, j'ai une autre cicatrice, plus profonde cette fois. Mais je ne m'en plains pas. Je n'en parle pas d'ailleurs, jamais. Ah, si, une fois, avec celle que je croyais ressentir sous mon bras en cette matinée d'hiver.

 

Là n'est pas mon problème. Je le connais. Je le sais. C'est un titre. A incruster dans mon esprit.

 

 

 

Entre les lignes.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 13:00

Mélancolie quand tu nous tiens. Léo Ferré m’emporte souvent dans ce monde, avec son « avec le temps » bien célèbre. A chaque phrase je me remémore un événement, un sentiment, un visage. Et peu à peu je sombre dans le négativisme. Avec le temps tout s’en va. A croire qu’il a raison.


Elle s’en est allée. Mais Elle a laissé une trace indélébile, dans ma vie, dans mes pensées, dans mes photos, dans mon passé. Regarder en arrière m’oblige forcément à la croiser.

Jusqu’au dernier hiver j’adorais regarder mes photos. Dans l’ensemble, j’appréciais énormément regarder mon passé, l’analyser, faire en sorte de voir le chemin parcouru jusqu’ici.

Aujourd’hui, mon écran de veille se met à dérouler mes photos. J’agite avec rapidité la souris de peur de la recroiser. Une chance sur trois. C’est beaucoup.


Dans le même temps Elle fut beaucoup. Il est donc normal qu’Elle laisse une trace. Le soucis, c’est que cela amène de nombreux sentiments contradictoires à se rencontrer dans mon esprit (ou dans mon cœur, c’est selon).

Alors j’évite de regarder le passé. J’évite même d’y penser, de peur que la mélancolie rôdant parvienne à m’atteindre.


J’ai étudié l’histoire. J’appréciais donc étudier Mon histoire. Et depuis ce plaisir s’est transformé en malaise, accompagné bien souvent, il faut le reconnaître, de tristesse. Aïe. Ca fait donc encore mal. Il paraîtrait même que ces cicatrices se gardent tout une vie.

La plaie n’est pas refermée car j’avais encore tellement de choses à lui dire, tellement de chose à vivre en sa compagnie. Merde, c’était la femme de ma vie dans ma tête. Alors la voir partir m’a fait mal. Je ne sais pas pourquoi j’utilise le passé. Et ce n’est pas qu’elle qui est parti, c’est l’idée même d’une « femme de ma vie », celle avec qui j’aurais tout partagé, et notamment mon passé.

 

Comment parlerais-je de mon Erasmus sans parler d’elle. Comment parlerais-je de mon Tour d’Europe sans la croiser quelque part en Finlande. Mon année à Rennes ? Une idée de fiançaille ?  New York ?

C’est ça qui me fait prodigieusement chier. La croiser partout dans mes bons moments de ces deux dernières années.


Oui, l’Espagne fut quelque chose de géniale car pour la première fois elle n’intervenait pas dans mon récit. Elle a disparu, et elle n’hantera pas les souvenirs de ce voyage. Le tour du monde ? Oui, je sais, cela peut paraître comme un échappatoire. C’est également une façon de me construire mes souvenirs sans sa présence. De pouvoir à nouveau regarder le passé sans cette souffrance qui ne se digère pas (mais j’espère que ça viendra).

Là, une réflexion traverse sans doute votre esprit. Mais pourquoi veut-il absolument regarder le passé ? N’y-a-t-il pas tellement de chose à faire dans le présent. Vivre. Et construire le passé de demain.P1090681

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 08:37

La question m'a souvent été posé ces dernières semaines : "que fais-tu ?" Et je réponds après un temps de réflexion : "bonne question". Quand je dis bonne question, sachez que cela veut dire que je ne répondrai pas, ou alors de manière vague. J'enchaîne avec un "officiellement ou officieusement ?", ce qui enthousiasme un peu plus mon interlocuteur et le pousse à une curiosité malsaine. "Les deux !" Officiellement, j'explique mon inscription à Lille 3 et officieusement, j'explique l'intérêt d'une année de transition.

 

"Mais dans les faits, que fais-tu pendant une année de transition ?" Nouvelle bonne question ! Dans les faits, cette année a été caractérisé par deux gros voyages : New York et l'Espagne. Dans les faits, cela se traduit sur mon CV par une nouvelle ligne : Langue, Espagnole, niveau intermédiaire. A côté de cela, quelques petits périples en Angleterre, Ecosse, Allemagne, Pays-Bas, Alpes... Je fais ce que tout le monde rêve de faire lorsqu'il a du temps libre, voyager.

 

"Mais en dehors des voyages ?" Très bonne question ! Je pense souvent à vous, travailleurs, ou véritables étudiants débordés. J'étais dans votre situation il n'y a pas si longtemps de cela et je me disais : ah, que ça doit être bon d'avoir du temps libre... Je pourrais lire des livres, regarder des tonnes de films, faire du sport...

Maintenant que ce rêve est une réalité, c'est ce que j'ai fait ! J'ai aisément regardé 150 films en quelques mois, j'ai lu plus de livres en une année que sur les dix dernières (exception faîte des livres d'histoires) et je joue au foot chaque semaine. Et pourtant...

 

Pourtant, je pense que cette situation ne peut perdurer. Chaque matin, je me lève tôt. Afin d'éviter de perdre une demi-journée de vie chaque jour. Et chaque matin, je me pose cette question : pourquoi je me lève ? Rien à faire, pas d'obligation, pas d'envie particulière. Personne pour qui se lever. Cette situation m'oblige à me motiver constamment pour ne pas perdre cette chose si rare qu'est le temps libre. Je bouge sur Lille pour avoir des personnes qui m'aident de ce côté là, qui m'obligent à me réveiller même si c'est pour aller boire un verre ou traîner dans une B.U.

 

Je pense aussi très souvent aux chômeurs de longue durée. Et je me dis que cette vie doit être très difficile. Certains les envient, d'autres les pointent du doigt en les stigmatisant. Et pourtant, comment vivre avec un RSA ? Rejeter du système, ces personnes ont également 24 heures de temps chaque jour. Que font-ils ? Comment s'occupent-ils ? Ils voyagent ? Allons. Lisent-ils, regardent-ils des films ? Ou laissent-ils le temps passé ? Se laissent-ils doucement mourir ? Comment se motiver quand on n'a plus d'objectifs dans la vie ?

 

Heureusement pour moi, je déborde d'objectifs. Je dois seulement être patient. Mais c'est difficile d'être patient et de voir lentement ce temps couler entre mes doigts. Sans possibilité de le retenir. Alors, comment souvent, je me retrouve sur Ryanair.

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 16:16

Comme à chaque question que l’on se pose, direction wikipédia ! Pour la bible des explications, le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction (...). Du point de vue de l'étymologie, le bonheur est l'aboutissement d'une construction, et qu'il ne saurait être confondu avec une joie passagère.

 

Comme souvent, Wikipédia a les bons mots pour quelque chose que j'ai moi-même du mal à définir. J’ai pourtant connu cette sensation par le passé. Je me rappelle de quelque chose de très fort. Un sentiment d’impuissance inégalable. Rangez l’alcool, les drogues douces ou dures, le bonheur vous emmène au 7ème ciel, et sans risque pour la santé. Surtout, le bonheur est bel est bien un sentiment durable. Ce n’est pas le plaisir de l’instant, la joie passagère.

 

Le plaisir n’est pas durable. Et trop de gens l'oublie. J’achète un nouveau T-Shirt. Je me fais donc « plaisir ». Quelques semaines plus tard, ce T-Shirt ne me procure plus ce « plaisir ». Le plaisir est fugitif. Il se plait à nous rencontrer et à disparaître. Un film est un plaisir. Un repas est un plaisir. Un baiser est un plaisir. Le bonheur est-il une succession de plaisir ? Je réponds non. Le bonheur est tellement plus fort qu'une succession de plaisir. C’est un sentiment qui vous fait répondre OUI, sans hésitation, à la grande question de la vie : « es-tu heureux ? ». Des multitudes de plaisir ne vous amène pas forcément au bonheur. Il s’est fait plaisir ≠ Il est heureux. Malheureusement, j'ai l'impression que notre société nous pousse toujours un peu plus au plaisir, à la consommation de biens matériels qui nous procure un plaisir de l'instant, tout en oubliant de se poser les bonnes questions pour trouver le bonheur.

 

Retrouver le bonheur. Je suis dans cette optique depuis qu'il m'a quitté. Et pour cause, je suis accro. Et depuis quelques mois, j'ai un sentiment de manque que j'essaie de combler. De la bonne façon ? Pas forcément, puisque j'ai l'impression que mes derniers mois auront été une succession de plaisir facile, sans entrer véritablement dans ma définition du bonheur.

Ainsi le voyage en Espagne aura été un mois de plaisir. J’ai apprécié chaque instant. Mais à mon retour en France ce plaisir espagnol a logiquement disparu très vite. Le Tour du Monde sera, et je l’espère, un an, ou plus, de plaisir. Mais est-ce que ce sera du bonheur ? Est-ce qu’à mon retour je serai heureux ? Je n’en suis pas sûr. Et pour cause, le bonheur est partagé.

jeremy-is-happy.jpg

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 11:04

A peine débarqué de l'avion, je n'ai qu'une pensée en tête : rejoindre Londres au plus vite. Sa National Gallery, ses parcs ensoleillés, son Big Ben et ses Erasmus ! Federico, Tay, autant de personnes que je n'ai pas vu depuis deux ans.

 

Seul souci, le MARIAGE !!! Kate, William, la folie. Des dizaines de milliers de touristes se baladent devant Westminster, certains campent là depuis deux jours. Australiens, Américains, Canadiens... Les marchands vendent le mariage comme l'évènement "du siècle", alors que le siècle n'en est qu'à sa onzième année. Une assiette avec les amoureux ? Une tasse, un mug, une photo, un T-Shirt, un masque, des boucles d'oreilles... Imagine manger pendant dix ans ton petit-déjeuner avec le portrait de William et Kate devant toi. Intéressant non ?

Suis-je trop Français pour comprendre ? Suis-je trop républicain pour accepter la chose ? Car non, non et non ce mariage n'est pas une bonne chose. Non, ce mariage devrait être "has been".

 

faux-ongles-kate-william.jpg

Roi, reine. Coût annuel pour les citoyens britanniques : 9,5 millions d'euros, pour couvrir les dépenses liées à sa fonction. Coût du mariage : selon le Daily Telegraph, 12 millions d'euros. Pour l'Expansion, la sécurité de la famille royale et des invités a coûté près de 80 millions d'euros. Et pendant ce temps là, le gouvernement britannique coupe dans les budgets de la santé, de l'éducation et des dépenses sociales. Les jeunes ont manifesté contre un risque de triplement des frais d'université. Où est l'équité ? Où est la justice sociale ?

 

Ah mais oui, elle est là, Kate est une roturière. C'est la victoire du peuple ! Kate, la roturière, qui a effectué son parcours scolaire au Marlborough College, où l'année coûte 34 000€... Une roturière donc.

 

Pire, Elizabeth règne sur 15 autres pays ! Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbades, Belize, Grenade, Jamaïque, Nouvelle-Zélande, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Salomon, Tuvalu... et l'Australie... et le Canada ! Rien que ça !

Ainsi, pour devenir citoyen du Canada, vous devez prêter serment à la reine Elizabeth II : "Je jure que je serai fidèle et porterai sincère allégeance à Sa Majesté le reine Elizabeth II, reine du Canada, à ses héritiers et successeurs..."

Cela signifie que vous devez prêter allégance à la reine certes, mais également à n'importe quel de ses descendants, peu importe ses nombreux défauts. Bilan vous pouvez vous retrouver avec Edouard VIII, un peu nazi sur les bords, Charles Ier le traître, Richard III l'assassin, Henri VIII l'exécuteur de femmes ou George III le malade mental.

Après Elizabeth, pas de souci, ce sera sans doute Charles III, ce conservateur qui voulait se substituer au Tampax de Camilla Parker Bowles...

 

Bref, je ne suis pas fan de la monarchie. Et encore moins de ce mariage ! Les invités ont reçu un guide de 22 pages pour se comporter dans les règles de la bienséance. Petit florilège :

- Les femmes ne doivent pas "en faire trop"

- Les invités marqueront l'entrée et la sortie de la reine dans l'abbaye de Westminster par une révérence

- A table, le verre de champagne doit être tenu par le pied. On soulèvera sa tasse de thé délicatement, sans la soucoupe, en tenant l'anse entre l'index et le pouce.

Mais le pire reste les recommandations faites au personnel des entreprises qui assurent la restauration : "ne pas regarder Kate, la reine, ou n'importe quel autre membre de la famille royale."

 

A quel siècle vivons-nous ? Le 21ème, ôtez moi d'un doute. Et c'est l'une des premières démocraties, le pays qui a inventé la Magna Carta, qui considère que certains de ses citoyens n'ont pas le droit d'en regarder d'autres, peut-être au risque de polluer leur regard. Non, ce mariage est obsolète, dépassé, démodé ou tout autre synonyme. Alors vive la République !

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:09

Parler à une fille dans un aéroport. Je ne sais pas d’où m’est venu cette drôle d’habitude. Peut-être du fait que je fréquente beaucoup ces lieux, qu’ils me semblent même parfois familier (une pensée pour London Stansted). Mais pourquoi se lancer ici plutôt qu’ailleurs ? Parce qu’il n’y a rien d’autres à faire ? Non, parce qu’il n’y a rien à perdre.

 

A Valence j’ai vu le sosie de Scarlett Johanson. Je n’ai pas hésité longtemps. Quelques secondes et un sourire plus tard me voici en pleine discussion avec Elizabeth, originaire de Lettonie. Elle est pianiste et ne fait pas ses 33 ans. Et à mon grand étonnement, elle est célibataire.

 

Très vite on s’aperçoit que nous sommes dans le même avion et passons donc l’ensemble du vol à parler de la vie, du sens de celle-ci ou de l’amour. Au moment de se dire au revoir j’ai l’impression que nous sommes dans le même état d’esprit. La tristesse s’empare de nous. On a du mal à se quitter. On s’enlace à deux reprises et cherchons le meilleur moyen pour rester en contact. Tout en sachant au plus profond de nous que c’est les dernières secondes que nous passons ensemble.

 

 

Les voyages ont ce charme mais également ce désavantage du provisoire. Et je prends de plus en plus conscience que chaque personne que je croise dans la rue est une étoile filante. Si je ne l’aborde pas, elle s’en ira et disparaîtra à jamais. 6 milliards d’être humain, une chance sur 6 milliards donc, de se revoir. Contrairement à ma ville d’origine où chaque visage me paraît familier, les voyages permettent un renouvellement complet des individus qui m’entourent.

 

Alors pourquoi hésiter ? Je vois une fille splendide. Allons lui parler. Elle ne veut pas ? Au revoir. Ou plutôt adieu. Une autre. Je discute cinq, dix minutes. La connexion ne se fait pas. Merci et au revoir. Et puis il y a une personne comme Elizabeth, avec qui je vais passer 3 heures.

 

 

Bien sûr, je n’arrive pas encore à appliquer complètement cette façon de penser. Une part de gêne peut-être, ou de timidité. Ou alors est-ce l’habitude ? L’habitude d’être froid envers les personnes que je croise dans la rue. L’habitude de l’ensemble d’une société occidentale que l’on dit civilisé. L’habitude de ne plus regarder, de ne plus aborder l’autre. L’habitude de se taire dans le métro alors que chacun d’entre-nous n’a rien d’autre à faire que de regarder à gauche et à droite.

 

Oui, les transports en commun ont l’avantage d’être « en commun ». Et parfois je me dis que ce serait tellement plus sympa si cette petite communauté prenait le temps d’échanger un peu. Je pense naïvement que la population serait alors plus ouverte d’esprit, qu’elle apprendrait énormément sur l’autre.  Qu’elle sortirait un peu de cette méfiance toujours plus grande envers l’autre, envers l’étranger, envers l’inconnu. Discuter, échanger, parler. Des verbes si simple, du premier groupe, ceux que l’on devraient savoir conjuguer.

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 20:10

 

Et nous y sommes. 3 mois maintenant. La barre des 100 jours sans elle.

Pourtant aujourd’hui j’ai ressenti ce petit mal de ventre que j’ai à chaque reprise lorsque je reçois un de ses messages. Un tas d’insultes me vient à l’esprit contre moi-même et ce mal intérieur. Je pense le combattre de la bonne façon, si bonne façon il y a. Mais je m’étonne souvent de la durée d’un tel mal.

 

Heureusement ils sont là. Famille. Ami(e)s. Ils m’ont sorti, au sens propre et au sens figuré, de mon trou. Pour me replonger dans d’autres. Muahah. Oui, je n’ai pas perdu mon humour, celui qui me permet de sourire quand une situation ne le permet pas. Certains appellent cela de la nonchalance, d’autres du mauvais goût. Mais l’ironie et l’humour noir me permettent de rire de tout, même de ça.

 

Bref, ce n’est pas le sujet. J’étais parti dans l’optique d’une ode à l’amitié, d’un remerciement collectif. Finalement je me dis que vous le savez bien combien je vous suis reconnaissant. Pour m’avoir soutenu dans ces moments qui auraient pu/du être difficile. Pour m’avoir fait penser à un tas d’autres choses mais pas à elle. Et même pour m’écouter et me donner votre opinion sur elle ou sur d’autres.

 

Comme je l’ai dis récemment, en ce moment je parle beaucoup. A tout le monde. Pour ceux qui me connaissent depuis longtemps ce n’était pas mon habitude. Lunatique, taciturne. Pesant chaque mot sortant de ma bouche. Je n’aimais pas parler de moi. Je n’aimais pas exposer mes pensées, à l’oral tout du moins.

 

Or je me suis rendu compte ce week-end que je parlais de tout, à tout le monde. Proches ami(e)s, ils ont l’habitude maintenant. Plus lointain ils s’en étonnent. Certains me font d’ailleurs part de leur exaspération à ce propos. C’est de bonne guère.

 

J’ai de plus en plus l’impression d’être égoïste, notamment par rapport à l’avenir. Jeudi je pars. Sans penser à ceux qui m’ont soutenu et qui auraient pu avoir besoin de moi au cours de ce prochain mois. Au cours de l’été je vais m’envoler. Sans forcément me retourner. Penser à ma gueule. Il paraît que ça fait du bien parfois.

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 17:04

Le bruit des glaçons m'a emmené dans un endroit que j'explore de temps à autre, souvent en solitaire. Un espace vide, avec une étroite sortie qu'on ne voit pas toujours. Pour moi, bien souvent, cette porte de sortie est l'écriture. J'aime l'emprunter. Toutefois, je me laisse de temps à autre patienter ici, avec pour intention d'observer un peu mieux ce qu'est le noir.

 

Broyer du noir. Voir tout en noir. Etre dans le noir. C'est fou ce nombre d'expressions colorées pour désigner un état d'esprit dans lequel je me trouve en ce moment même. La faute à quoi ? Ou plutôt la faute à qui ? Elle, bien sûr. Non pas elle précisément, mais elle, en tant que telle. Un être, à côté de moi. Je ressens tellement cette présence d'une absence, cette absence d'une présence.

 

Cette présence donne envie de se battre, d'aimer la vie, de vouloir construire la sienne (ou plutôt la notre). Cette absence me laisse parfois seul avec une envie de déconstruction. Même le voyage a un goût amer aujourd'hui, du fait de l'imaginer seul. Happiness only real when shared. Je n'ai pas de but, et je marche seul.

 

Je me console souvent avec une présence féminine. De court terme. Je ne veux pas m'exposer. Pas tout de suite en tout cas. Fragile ? Sans aucun doute. Je ne me suis pas écrouler, je ne suis pas tomber mais je continue de vaciller, en m'accrochant à tout ce que je trouve autour de moi, à tous ceux que je trouve à mes côtés. J'agrippe, j'accroche. Je serais même capable de rester sur le dos de quelqu'un, si celui-ci pouvait m'emmener de l'autre côté du monde.

 

Donner un sens à sa vie. Même joueur cherche encore.

 

Le-bruit-des-glacons.jpg

 

LA réplique du film : "Le mal revient toujours, avec ou sans moustache."

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