30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 13:00

Mélancolie quand tu nous tiens. Léo Ferré m’emporte souvent dans ce monde, avec son « avec le temps » bien célèbre. A chaque phrase je me remémore un événement, un sentiment, un visage. Et peu à peu je sombre dans le négativisme. Avec le temps tout s’en va. A croire qu’il a raison.


Elle s’en est allée. Mais Elle a laissé une trace indélébile, dans ma vie, dans mes pensées, dans mes photos, dans mon passé. Regarder en arrière m’oblige forcément à la croiser.

Jusqu’au dernier hiver j’adorais regarder mes photos. Dans l’ensemble, j’appréciais énormément regarder mon passé, l’analyser, faire en sorte de voir le chemin parcouru jusqu’ici.

Aujourd’hui, mon écran de veille se met à dérouler mes photos. J’agite avec rapidité la souris de peur de la recroiser. Une chance sur trois. C’est beaucoup.


Dans le même temps Elle fut beaucoup. Il est donc normal qu’Elle laisse une trace. Le soucis, c’est que cela amène de nombreux sentiments contradictoires à se rencontrer dans mon esprit (ou dans mon cœur, c’est selon).

Alors j’évite de regarder le passé. J’évite même d’y penser, de peur que la mélancolie rôdant parvienne à m’atteindre.


J’ai étudié l’histoire. J’appréciais donc étudier Mon histoire. Et depuis ce plaisir s’est transformé en malaise, accompagné bien souvent, il faut le reconnaître, de tristesse. Aïe. Ca fait donc encore mal. Il paraîtrait même que ces cicatrices se gardent tout une vie.

La plaie n’est pas refermée car j’avais encore tellement de choses à lui dire, tellement de chose à vivre en sa compagnie. Merde, c’était la femme de ma vie dans ma tête. Alors la voir partir m’a fait mal. Je ne sais pas pourquoi j’utilise le passé. Et ce n’est pas qu’elle qui est parti, c’est l’idée même d’une « femme de ma vie », celle avec qui j’aurais tout partagé, et notamment mon passé.

 

Comment parlerais-je de mon Erasmus sans parler d’elle. Comment parlerais-je de mon Tour d’Europe sans la croiser quelque part en Finlande. Mon année à Rennes ? Une idée de fiançaille ?  New York ?

C’est ça qui me fait prodigieusement chier. La croiser partout dans mes bons moments de ces deux dernières années.


Oui, l’Espagne fut quelque chose de géniale car pour la première fois elle n’intervenait pas dans mon récit. Elle a disparu, et elle n’hantera pas les souvenirs de ce voyage. Le tour du monde ? Oui, je sais, cela peut paraître comme un échappatoire. C’est également une façon de me construire mes souvenirs sans sa présence. De pouvoir à nouveau regarder le passé sans cette souffrance qui ne se digère pas (mais j’espère que ça viendra).

Là, une réflexion traverse sans doute votre esprit. Mais pourquoi veut-il absolument regarder le passé ? N’y-a-t-il pas tellement de chose à faire dans le présent. Vivre. Et construire le passé de demain.P1090681

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 08:37

La question m'a souvent été posé ces dernières semaines : "que fais-tu ?" Et je réponds après un temps de réflexion : "bonne question". Quand je dis bonne question, sachez que cela veut dire que je ne répondrai pas, ou alors de manière vague. J'enchaîne avec un "officiellement ou officieusement ?", ce qui enthousiasme un peu plus mon interlocuteur et le pousse à une curiosité malsaine. "Les deux !" Officiellement, j'explique mon inscription à Lille 3 et officieusement, j'explique l'intérêt d'une année de transition.

 

"Mais dans les faits, que fais-tu pendant une année de transition ?" Nouvelle bonne question ! Dans les faits, cette année a été caractérisé par deux gros voyages : New York et l'Espagne. Dans les faits, cela se traduit sur mon CV par une nouvelle ligne : Langue, Espagnole, niveau intermédiaire. A côté de cela, quelques petits périples en Angleterre, Ecosse, Allemagne, Pays-Bas, Alpes... Je fais ce que tout le monde rêve de faire lorsqu'il a du temps libre, voyager.

 

"Mais en dehors des voyages ?" Très bonne question ! Je pense souvent à vous, travailleurs, ou véritables étudiants débordés. J'étais dans votre situation il n'y a pas si longtemps de cela et je me disais : ah, que ça doit être bon d'avoir du temps libre... Je pourrais lire des livres, regarder des tonnes de films, faire du sport...

Maintenant que ce rêve est une réalité, c'est ce que j'ai fait ! J'ai aisément regardé 150 films en quelques mois, j'ai lu plus de livres en une année que sur les dix dernières (exception faîte des livres d'histoires) et je joue au foot chaque semaine. Et pourtant...

 

Pourtant, je pense que cette situation ne peut perdurer. Chaque matin, je me lève tôt. Afin d'éviter de perdre une demi-journée de vie chaque jour. Et chaque matin, je me pose cette question : pourquoi je me lève ? Rien à faire, pas d'obligation, pas d'envie particulière. Personne pour qui se lever. Cette situation m'oblige à me motiver constamment pour ne pas perdre cette chose si rare qu'est le temps libre. Je bouge sur Lille pour avoir des personnes qui m'aident de ce côté là, qui m'obligent à me réveiller même si c'est pour aller boire un verre ou traîner dans une B.U.

 

Je pense aussi très souvent aux chômeurs de longue durée. Et je me dis que cette vie doit être très difficile. Certains les envient, d'autres les pointent du doigt en les stigmatisant. Et pourtant, comment vivre avec un RSA ? Rejeter du système, ces personnes ont également 24 heures de temps chaque jour. Que font-ils ? Comment s'occupent-ils ? Ils voyagent ? Allons. Lisent-ils, regardent-ils des films ? Ou laissent-ils le temps passé ? Se laissent-ils doucement mourir ? Comment se motiver quand on n'a plus d'objectifs dans la vie ?

 

Heureusement pour moi, je déborde d'objectifs. Je dois seulement être patient. Mais c'est difficile d'être patient et de voir lentement ce temps couler entre mes doigts. Sans possibilité de le retenir. Alors, comment souvent, je me retrouve sur Ryanair.

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 16:16

Comme à chaque question que l’on se pose, direction wikipédia ! Pour la bible des explications, le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction (...). Du point de vue de l'étymologie, le bonheur est l'aboutissement d'une construction, et qu'il ne saurait être confondu avec une joie passagère.

 

Comme souvent, Wikipédia a les bons mots pour quelque chose que j'ai moi-même du mal à définir. J’ai pourtant connu cette sensation par le passé. Je me rappelle de quelque chose de très fort. Un sentiment d’impuissance inégalable. Rangez l’alcool, les drogues douces ou dures, le bonheur vous emmène au 7ème ciel, et sans risque pour la santé. Surtout, le bonheur est bel est bien un sentiment durable. Ce n’est pas le plaisir de l’instant, la joie passagère.

 

Le plaisir n’est pas durable. Et trop de gens l'oublie. J’achète un nouveau T-Shirt. Je me fais donc « plaisir ». Quelques semaines plus tard, ce T-Shirt ne me procure plus ce « plaisir ». Le plaisir est fugitif. Il se plait à nous rencontrer et à disparaître. Un film est un plaisir. Un repas est un plaisir. Un baiser est un plaisir. Le bonheur est-il une succession de plaisir ? Je réponds non. Le bonheur est tellement plus fort qu'une succession de plaisir. C’est un sentiment qui vous fait répondre OUI, sans hésitation, à la grande question de la vie : « es-tu heureux ? ». Des multitudes de plaisir ne vous amène pas forcément au bonheur. Il s’est fait plaisir ≠ Il est heureux. Malheureusement, j'ai l'impression que notre société nous pousse toujours un peu plus au plaisir, à la consommation de biens matériels qui nous procure un plaisir de l'instant, tout en oubliant de se poser les bonnes questions pour trouver le bonheur.

 

Retrouver le bonheur. Je suis dans cette optique depuis qu'il m'a quitté. Et pour cause, je suis accro. Et depuis quelques mois, j'ai un sentiment de manque que j'essaie de combler. De la bonne façon ? Pas forcément, puisque j'ai l'impression que mes derniers mois auront été une succession de plaisir facile, sans entrer véritablement dans ma définition du bonheur.

Ainsi le voyage en Espagne aura été un mois de plaisir. J’ai apprécié chaque instant. Mais à mon retour en France ce plaisir espagnol a logiquement disparu très vite. Le Tour du Monde sera, et je l’espère, un an, ou plus, de plaisir. Mais est-ce que ce sera du bonheur ? Est-ce qu’à mon retour je serai heureux ? Je n’en suis pas sûr. Et pour cause, le bonheur est partagé.

jeremy-is-happy.jpg

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 11:04

A peine débarqué de l'avion, je n'ai qu'une pensée en tête : rejoindre Londres au plus vite. Sa National Gallery, ses parcs ensoleillés, son Big Ben et ses Erasmus ! Federico, Tay, autant de personnes que je n'ai pas vu depuis deux ans.

 

Seul souci, le MARIAGE !!! Kate, William, la folie. Des dizaines de milliers de touristes se baladent devant Westminster, certains campent là depuis deux jours. Australiens, Américains, Canadiens... Les marchands vendent le mariage comme l'évènement "du siècle", alors que le siècle n'en est qu'à sa onzième année. Une assiette avec les amoureux ? Une tasse, un mug, une photo, un T-Shirt, un masque, des boucles d'oreilles... Imagine manger pendant dix ans ton petit-déjeuner avec le portrait de William et Kate devant toi. Intéressant non ?

Suis-je trop Français pour comprendre ? Suis-je trop républicain pour accepter la chose ? Car non, non et non ce mariage n'est pas une bonne chose. Non, ce mariage devrait être "has been".

 

faux-ongles-kate-william.jpg

Roi, reine. Coût annuel pour les citoyens britanniques : 9,5 millions d'euros, pour couvrir les dépenses liées à sa fonction. Coût du mariage : selon le Daily Telegraph, 12 millions d'euros. Pour l'Expansion, la sécurité de la famille royale et des invités a coûté près de 80 millions d'euros. Et pendant ce temps là, le gouvernement britannique coupe dans les budgets de la santé, de l'éducation et des dépenses sociales. Les jeunes ont manifesté contre un risque de triplement des frais d'université. Où est l'équité ? Où est la justice sociale ?

 

Ah mais oui, elle est là, Kate est une roturière. C'est la victoire du peuple ! Kate, la roturière, qui a effectué son parcours scolaire au Marlborough College, où l'année coûte 34 000€... Une roturière donc.

 

Pire, Elizabeth règne sur 15 autres pays ! Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbades, Belize, Grenade, Jamaïque, Nouvelle-Zélande, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Salomon, Tuvalu... et l'Australie... et le Canada ! Rien que ça !

Ainsi, pour devenir citoyen du Canada, vous devez prêter serment à la reine Elizabeth II : "Je jure que je serai fidèle et porterai sincère allégeance à Sa Majesté le reine Elizabeth II, reine du Canada, à ses héritiers et successeurs..."

Cela signifie que vous devez prêter allégance à la reine certes, mais également à n'importe quel de ses descendants, peu importe ses nombreux défauts. Bilan vous pouvez vous retrouver avec Edouard VIII, un peu nazi sur les bords, Charles Ier le traître, Richard III l'assassin, Henri VIII l'exécuteur de femmes ou George III le malade mental.

Après Elizabeth, pas de souci, ce sera sans doute Charles III, ce conservateur qui voulait se substituer au Tampax de Camilla Parker Bowles...

 

Bref, je ne suis pas fan de la monarchie. Et encore moins de ce mariage ! Les invités ont reçu un guide de 22 pages pour se comporter dans les règles de la bienséance. Petit florilège :

- Les femmes ne doivent pas "en faire trop"

- Les invités marqueront l'entrée et la sortie de la reine dans l'abbaye de Westminster par une révérence

- A table, le verre de champagne doit être tenu par le pied. On soulèvera sa tasse de thé délicatement, sans la soucoupe, en tenant l'anse entre l'index et le pouce.

Mais le pire reste les recommandations faites au personnel des entreprises qui assurent la restauration : "ne pas regarder Kate, la reine, ou n'importe quel autre membre de la famille royale."

 

A quel siècle vivons-nous ? Le 21ème, ôtez moi d'un doute. Et c'est l'une des premières démocraties, le pays qui a inventé la Magna Carta, qui considère que certains de ses citoyens n'ont pas le droit d'en regarder d'autres, peut-être au risque de polluer leur regard. Non, ce mariage est obsolète, dépassé, démodé ou tout autre synonyme. Alors vive la République !

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:09

Parler à une fille dans un aéroport. Je ne sais pas d’où m’est venu cette drôle d’habitude. Peut-être du fait que je fréquente beaucoup ces lieux, qu’ils me semblent même parfois familier (une pensée pour London Stansted). Mais pourquoi se lancer ici plutôt qu’ailleurs ? Parce qu’il n’y a rien d’autres à faire ? Non, parce qu’il n’y a rien à perdre.

 

A Valence j’ai vu le sosie de Scarlett Johanson. Je n’ai pas hésité longtemps. Quelques secondes et un sourire plus tard me voici en pleine discussion avec Elizabeth, originaire de Lettonie. Elle est pianiste et ne fait pas ses 33 ans. Et à mon grand étonnement, elle est célibataire.

 

Très vite on s’aperçoit que nous sommes dans le même avion et passons donc l’ensemble du vol à parler de la vie, du sens de celle-ci ou de l’amour. Au moment de se dire au revoir j’ai l’impression que nous sommes dans le même état d’esprit. La tristesse s’empare de nous. On a du mal à se quitter. On s’enlace à deux reprises et cherchons le meilleur moyen pour rester en contact. Tout en sachant au plus profond de nous que c’est les dernières secondes que nous passons ensemble.

 

 

Les voyages ont ce charme mais également ce désavantage du provisoire. Et je prends de plus en plus conscience que chaque personne que je croise dans la rue est une étoile filante. Si je ne l’aborde pas, elle s’en ira et disparaîtra à jamais. 6 milliards d’être humain, une chance sur 6 milliards donc, de se revoir. Contrairement à ma ville d’origine où chaque visage me paraît familier, les voyages permettent un renouvellement complet des individus qui m’entourent.

 

Alors pourquoi hésiter ? Je vois une fille splendide. Allons lui parler. Elle ne veut pas ? Au revoir. Ou plutôt adieu. Une autre. Je discute cinq, dix minutes. La connexion ne se fait pas. Merci et au revoir. Et puis il y a une personne comme Elizabeth, avec qui je vais passer 3 heures.

 

 

Bien sûr, je n’arrive pas encore à appliquer complètement cette façon de penser. Une part de gêne peut-être, ou de timidité. Ou alors est-ce l’habitude ? L’habitude d’être froid envers les personnes que je croise dans la rue. L’habitude de l’ensemble d’une société occidentale que l’on dit civilisé. L’habitude de ne plus regarder, de ne plus aborder l’autre. L’habitude de se taire dans le métro alors que chacun d’entre-nous n’a rien d’autre à faire que de regarder à gauche et à droite.

 

Oui, les transports en commun ont l’avantage d’être « en commun ». Et parfois je me dis que ce serait tellement plus sympa si cette petite communauté prenait le temps d’échanger un peu. Je pense naïvement que la population serait alors plus ouverte d’esprit, qu’elle apprendrait énormément sur l’autre.  Qu’elle sortirait un peu de cette méfiance toujours plus grande envers l’autre, envers l’étranger, envers l’inconnu. Discuter, échanger, parler. Des verbes si simple, du premier groupe, ceux que l’on devraient savoir conjuguer.

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 20:10

 

Et nous y sommes. 3 mois maintenant. La barre des 100 jours sans elle.

Pourtant aujourd’hui j’ai ressenti ce petit mal de ventre que j’ai à chaque reprise lorsque je reçois un de ses messages. Un tas d’insultes me vient à l’esprit contre moi-même et ce mal intérieur. Je pense le combattre de la bonne façon, si bonne façon il y a. Mais je m’étonne souvent de la durée d’un tel mal.

 

Heureusement ils sont là. Famille. Ami(e)s. Ils m’ont sorti, au sens propre et au sens figuré, de mon trou. Pour me replonger dans d’autres. Muahah. Oui, je n’ai pas perdu mon humour, celui qui me permet de sourire quand une situation ne le permet pas. Certains appellent cela de la nonchalance, d’autres du mauvais goût. Mais l’ironie et l’humour noir me permettent de rire de tout, même de ça.

 

Bref, ce n’est pas le sujet. J’étais parti dans l’optique d’une ode à l’amitié, d’un remerciement collectif. Finalement je me dis que vous le savez bien combien je vous suis reconnaissant. Pour m’avoir soutenu dans ces moments qui auraient pu/du être difficile. Pour m’avoir fait penser à un tas d’autres choses mais pas à elle. Et même pour m’écouter et me donner votre opinion sur elle ou sur d’autres.

 

Comme je l’ai dis récemment, en ce moment je parle beaucoup. A tout le monde. Pour ceux qui me connaissent depuis longtemps ce n’était pas mon habitude. Lunatique, taciturne. Pesant chaque mot sortant de ma bouche. Je n’aimais pas parler de moi. Je n’aimais pas exposer mes pensées, à l’oral tout du moins.

 

Or je me suis rendu compte ce week-end que je parlais de tout, à tout le monde. Proches ami(e)s, ils ont l’habitude maintenant. Plus lointain ils s’en étonnent. Certains me font d’ailleurs part de leur exaspération à ce propos. C’est de bonne guère.

 

J’ai de plus en plus l’impression d’être égoïste, notamment par rapport à l’avenir. Jeudi je pars. Sans penser à ceux qui m’ont soutenu et qui auraient pu avoir besoin de moi au cours de ce prochain mois. Au cours de l’été je vais m’envoler. Sans forcément me retourner. Penser à ma gueule. Il paraît que ça fait du bien parfois.

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 17:04

Le bruit des glaçons m'a emmené dans un endroit que j'explore de temps à autre, souvent en solitaire. Un espace vide, avec une étroite sortie qu'on ne voit pas toujours. Pour moi, bien souvent, cette porte de sortie est l'écriture. J'aime l'emprunter. Toutefois, je me laisse de temps à autre patienter ici, avec pour intention d'observer un peu mieux ce qu'est le noir.

 

Broyer du noir. Voir tout en noir. Etre dans le noir. C'est fou ce nombre d'expressions colorées pour désigner un état d'esprit dans lequel je me trouve en ce moment même. La faute à quoi ? Ou plutôt la faute à qui ? Elle, bien sûr. Non pas elle précisément, mais elle, en tant que telle. Un être, à côté de moi. Je ressens tellement cette présence d'une absence, cette absence d'une présence.

 

Cette présence donne envie de se battre, d'aimer la vie, de vouloir construire la sienne (ou plutôt la notre). Cette absence me laisse parfois seul avec une envie de déconstruction. Même le voyage a un goût amer aujourd'hui, du fait de l'imaginer seul. Happiness only real when shared. Je n'ai pas de but, et je marche seul.

 

Je me console souvent avec une présence féminine. De court terme. Je ne veux pas m'exposer. Pas tout de suite en tout cas. Fragile ? Sans aucun doute. Je ne me suis pas écrouler, je ne suis pas tomber mais je continue de vaciller, en m'accrochant à tout ce que je trouve autour de moi, à tous ceux que je trouve à mes côtés. J'agrippe, j'accroche. Je serais même capable de rester sur le dos de quelqu'un, si celui-ci pouvait m'emmener de l'autre côté du monde.

 

Donner un sens à sa vie. Même joueur cherche encore.

 

Le-bruit-des-glacons.jpg

 

LA réplique du film : "Le mal revient toujours, avec ou sans moustache."

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 00:15

On me pose régulièrement une question toute simple : que fais-tu ? Et souvent, j'ai beaucoup de mal à formuler une réponse. Officiellement, après le séjour new yorkais, je suis revenu dans le Nord pour suivre une année de licence à Lille 3. J'y ai passé les examens. Mais je ne suis pas les cours. Je cherche des stages. Dont j'attends les réponses (au plus tard mi-mars). Et je réfléchis à mon avenir. Tout en profitant du présent.

 

J'ai coupé cette dernière phrase en deux, car ce sont bel et bien deux choses qui s'affrontent régulièrement dans mon esprit, dans mes pensées. D'un côté, il y a les personnes qui réfléchissent sur le long terme. J'en étais, et j'en suis certainement toujours un peu. Et de l'autre, il y a les fans du Carpe Diem, ce qui vivent au jour le jour, sans penser au lendemain. J'ai toujours voulu en faire parti. Et j'en suis depuis mon retour.

 

Il y a des avantages au Carpe Diem. Aujourd'hui, je veux me faire une journée cinéma. Regarder 5 films gagnants au Oscar. Je le fais. Pas d'obligation, pas d'emploi, pas de copine. Je veux jouer au foot, allons-y. Je ne veux pas, tant pis. Je veux sortir, c'est parti, il y a toujours quelqu'un pour m'accompagner. Je veux embrasser cette fille, pourquoi pas, je suis libre après tout.

 

Le souci du Carpe Diem, c'est quand cela devient du long terme. Regarder des films à longueur de journée, cela est moins plaisant qu'au départ. Sortir tous les soirs c'est usant. Et embrasser des filles sans se soucier des conséquences c'est être égoïste.

 

Egoïste. Oui c'est cela. Depuis quelques mois, je pense à ma poire. Certaines mauvais langues diront que ça a été toujours le cas ! Pas faux, mais ce n'était pas dans la même mesure. Aujourd'hui je suis égoïste de façon littérale, je me soucis peu du qu'en dira-t-on ou des mauvaises appréciations de mes contemporains. Au point d'en recevoir.Et c'est à partir de ce moment là que je me remets en question.

 

Carpe Diem, c'est dangereux pour toi-même et pour tes proches. Car si je vis au jour le jour, pourquoi ne pas faire une connerie ? Carpe Diem, cela n'inclut pas qu'il y ait des conséquences. Carpe Diem, ça risque de faire souffrir des personnes, et finalement toi-même. Et à la fin de ta journée Carpe Diem, lorsque tu te retournes, que penses-tu avoir construit ? Profiter tu as. Construit quelque chose tu n'as pas. Un goût amer apparaît. Le Carpe Diem n'amène pas le bonheur sur le long terme, simplement sur le court. Or, que cherches-tu ? Le premier ou le second ? Bien évidemment.

 

Le point négatif de ma rutpure est sans conteste le manque de motivation à me construire un avenir, à penser sur le long terme. Pour quoi ? Pour qui ? Se laisser aller, un risque que j'entrevois parfois. La recherche de stage, l'engagement politique, l'engagement humanitaire, toutes ces choses m'ont permis d'entrevoir une possibilité d'avenir, une obligation à la réfléxion sur le long terme. Et puis...

 

Le tour du monde. Il revient sans cesse, trotte à mon esprit, fait trépigner mes sabots. Lorsque je l'imagine, je vois un avenir, un but. Je veux le faire, vite. Car si ce n'est pas maintenant, ce ne sera pas. Comme l'a dit un ami, "tu as du temps. Et avoir du temps, c'est une chance ! Profites-en !"

 

Philas Fogg se prépare.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 00:11

1 Célibataire --> n'est pas un gros mot. C'est même pratique en soirée.

2 S'occuper l'esprit --> Après 15 cocottes en papier, faire quelque chose de plus constructif.

3 Regarder les photos. --> Cher en mouchoirs. Mauvaise idée. A éviter.

4 Regarder les vidéos. --> L'essuie-tout revient moins cher. Mais c'est pas mieux. A éviter.

5 Penser voyage. --> Sympa. Mais éviter la direction Finlande ou tout autre endroit te rappelant la personne.

6 Canterbury, Edinburgh... --> choix pas très intelligent mais j'ai survécu. Bon signe.

7 Finlande, fin février, début mars. --> Encore plus intelligent. En famille. Tu survivras.

8 Aller au cinéma --> c'est quoi ce ciné pourri où il y a des films finlandais.

9 Manger au resto --> pensez à inviter quelqu'un avant, sinon tu fais pitié aux serveuses.

10 Faire du sport --> qui a inventé le curling ?

11 Reprendre contact avec l'ensemble des filles que tu considérais comme jolie il y a deux ans. --> Attention, évolution possible sur deux ans, tant au niveau de l'aspect "jolie", que de l'aspect "célibataire".

12 Revoir tes ex qui étaient plutôt sympa --> apparement, tu n'étais pas sympa avec tes ex.

13 Fréquenter les sites de rencontre. --> Se renseigner d'abord, ça évite les sites spécial gays.

14 Boire pour oublier --> l'eau ne marche pas. Le coca donne des gaz sur le long terme.

15 Draguer les filles dans la rue --> éviter de boire trois litres de coca juste avant.

16 Draguer les filles en arborant un écriteau "coeur à prendre" --> après trois cougards ménoposées, mission avortée.

17 Draguer les filles avec tes potes --> éviter les potes plus beau que toi, sinon tu fais chandelle.

18 Ecrire sur ta relation --> Soulage un peu.

19 Laissez du temps au temps --> j'attends.

20 Marre d'attendre --> je replonge.

21 Lire des livres --> éviter Voici ou Closer car Scarlett ne te connait pas.

22 Ecrire des lettres parfumées --> Arrêtez d'écrire à Scarlett, elle ne répondra pas.

23 Envoyer des photos --> Une photo nu à Scarlett mais toujours pas de réponse.

24 Scarlett m'a répondu ! --> Convocation au tribunal et garde à vue.

25 Draguer dans un tribunal --> La juge préfère les femmes.

26 Draguer en prison --> pas besoin, on te drague bien assez.

27 Les travaux d'intérêts généraux occupent le corps et l'esprit --> mal au dos.

28 Arrêter de se plaindre --> Pfff né marre.

29 Faire le carnaval de Dunkerque --> Eviter de draguer un marin.

30 Adopter un animal --> L'ibis nippon c'est original.

31 L'ibis nippon est en voie de disparition --> Ouf, tu en trouves un sur internet.

32 L'ibis nippon n'arrive pas chez toi --> Deuxième convocation au tribunal.

33 La juge te connait bien --> Les prisonniers aussi

34 Te mettre au service d'une association --> Les hortillonnages c'est nature.

35 Les hortillonnages c'est chiant --> Quelque chose de plus -in

36 Association tecktonik --> Selon 90% des Français la tecktonik c'est ringard. Et merde.

37 Arrêter les associations --> Cherchez du boulot.

38 Quitter le Nord Pas de Calais, n'a pas ici.

39 N'a pas beaucoup ailleurs --> revenir dans le nord.

40 Te lancer en politique et dire que tu vas arrêter le chômage --> ils l'ont tous dit, faire plus original.

41 Je vous ai compris ! --> ils ont pas compris.

42 Je promet de voler dans les caisses --> M'ont tous crus. Ont même voté pour moi.

43 Pas gagné --> arrêter la politique, plus le temps de draguer.

44 Apprendre à danser --> La salsa ça marche du tonnerre pour les filles.

45 La salsa c'est dur --> Apprendre le rock plutôt.

46 Le rock c'est pas facile --> Faire de la valse.

47 Valse facile ! --> J'ai retrouvé les trois cougards du 16.

48 Faire rire les filles --> L'homme nu dans le salon marche une fois sur trois.

49 L'homme nu dans le salon marche une fois sur trois à la télé --> en vrai 3 convocations au  tribunal.

50 La juge m'aime beaucoup --> Les prisonniers également.

51 Lire le Kama-sutra --> Ne pas le lire dans ma cellule.

52 Pratiquer --> Ne pas se faire pratiquer.

53 Content de sortir d'ici --> Mes fesses aussi.

54 Réapprendre à s'asseoir --> Eviter les manèges de la foire.

55 Offrir une pomme d'amour à la première fille venue --> éviter celle avec le grand musclé.

56 Exposer ses malheurs à l'infirmière --> éviter de raconter l'épisode 23 et 49.

57 Aller au musée --> Comprends rien à l'art contemporain.

58 Offrir des fleurs --> Cactus original mais pas pratique à transporter à la main.

59 Faire de la musculation --> Deux mois d'arrêts. Commencer plus doucement la prochaine fois.

60 Arrêter cette liste débile --> c'est tout. Pour le moment.

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 20:19

Permettez-moi une petite métaphore, l'amour est une histoire littéraire.

 

Personnellement, j'ai récemment terminé un très beau livre de littérature étrangère, finlandaise pour être précis. Une belle et longue histoire d'amour. La fin était triste. Mais en regardant de plus près ce livre, je m'aperçois qu'il m'a transformé.

Ils sont peu ces livres qui nous transforment. Celui-là m'a offert des chapitres extraordinaires, qui m'ont fait virevolté tout au long de ma lecture. Des phrases m'ont ému au plus haut point. J'ai même pensé que ça allait être le livre d'une vie. Malheureusement, quelques chapitres étaient un peu moins bons, quelques phrases moins bien trouvées. La morale restait belle : tu as découvert un véritable amour avec ce livre.

 

Après cette expérience littéraire, j'ai choisi d'ouvrir de nouveaux livres, à un rythme rapide. Pourquoi s'arrêter ? Certes, la fin du dernier ouvrage était un peu triste mais cela ne m'empêche pas d'observer toutes ces bibliothèques à mes côtés. Dans l'une d'entre-elles se cache le livre de ma vie. Alors j'ai continué la lecture. J'ai enchaîné quelques petits livres, plutôt sympas, même si ce n'étaient pas les livres de ma vie. Quelques pages, quelques lignes pour des moments agréables. Il fait bon parfois de lire quelque chose de différent.

 

Des livres sont parfois mauvais. Des ami(e)s m'en parlent, s'en plaignent. Pour le moment j'ai été chanceux. J'ai apprécié chacun des livres que j'ai lu, à des degrés divers. J'encourage donc tout le monde à lire. Même si votre dernier livre n'était pas bon.

 

C'est ce qui est extra quand on prend un nouveau livre. On aime la couverture, le titre, la reliure. Et on se plonge dedans, tout en ignorant la qualité de celui-ci. Certains lecteurs sont différents. Ils aiment en savoir un peu plus avant de commencer la lecture. Un résumé, offert par un ami connaissant bien le sujet. J'étais de ceux-là jusqu'à très récemment. Et puis j'ai choisi de me laisser surprendre. Ouvrir un livre, sans  rien connaître à propos de celui-ci, parfois même en ignorant son auteur.

 

 

Oui, le coeur des hommes est une bibliothèque où s'alignent les romans tragiques, les idylles, les livres gais et aussi quelques livres légers : une bibliothèque rangée sans ordre apparent, mais complète. A moi de trouver le livre central, dont je serai fier, celui qui apparaîtra tout en haut de mon édifice. Si possible une belle reliure pour une histoire extraordinaire, qui me fera voyager à travers les âges, sans jamais me lasser de le relire.

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