26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 17:58

2 mois. Oui il y a deux mois de cela, j'étais à New York en compagnie de celle en qui je voyais l'amour d'une vie.

 

Une rupture ça fait mal. Surtout quand on aime. Même quand on a aimé. Il n'y a pas de rupture tranquille. Il n'y a pas un qui souffre et l'autre non. Les deux souffrent, à des niveaux différents. Les deux croyaient à cet amour, croyaient en leur futur. Une rupture remet tout en cause, de l'existence de l'amour à la vision du futur.

 

Dans mon cas, cette relation était un sacrifice permanent. La famille, les amis, les études... oui, j'étais prêt à tout sacrifier pour elle, pour l'amour. Ne dit-on pas que l'amour est la plus égoïste de toutes les passions. J'y croyais alors je n'hésitais pas, ou très peu. Des questions ressurgissaient de temps à autre sur notre amour, sur notre futur. Mais un seul regard suffisait à les effacer. Et puis...

 

Aïe

 

Quelques mots, quelques phrases, quelques minutes, quelques journées. Il faut très peu de choses pour détruire ce qu'on a construit en deux années. Un grain de sable et la machine s'arrête, l'histoire prend fin, terminus, tout le monde descend. Au revoir notre futur, au revoir l'amour. C'est dommage je t'aimais bien.

 

Après c'est le grand vide. Un impression de liberté te traverse. Mais c'est la peur que je ressens. Ce n'est pas simplement elle que je perds, c'est nous, c'est l'amour, c'est ce futur que j'aimais imaginer, dont j'avais les premières pages déja romancées. Solitude.

 

Heureusement, la famille est là. Heureusement les amis sont là. Ils essaient de t'aider à l'oublier tout en ignorant comment faire puisqu'ils savent ce que tu traverses pour l'avoir déja traversé un jour. Aujourd'hui c'est toi qui es là dans ton trou. Les gens essaient bien de t'aider, t'envoient cordes et échelles. Mais tu ne veux pas les agripper. Remonter à la surface, revoir la lumière, pour quoi faire ? Ou plutôt pour qui ? Elle n'est plus là, elle ne veut plus de toi alors tu restes là. Tu es négatif, dépressif, te demandant si la vie vaut la peine d'être vécue. Tu doutes à de nombreuses reprises. T'as mal au ventre, le mal de coeur, le mal de vivre. Mal être. Mal de ne pas l'avoir. Elle était toujours là, à tes côtés. Tu lui exprimais tes doutes, tes craintes, tes peines, tes pensées. Tu l'aimais. Et tu te mets à pleurer.

 

(...)

 

Bien sûr, tu vois de temps à autre le côté positif. Ta liberté nouvelle te permet de vivre des choses que tu n'imaginais pas il y a quelques mois. Tu repars dans le passé, dans la jeunesse. Tu te dis que c'est finalement pas si mal, que c'était la bonne décision, que vous étiez trop jeunes, trop différents, trop naïfs.

Naïveté.

Voilà ce que j'ai perdu. Je croyais que tout était possible dans la vie, je croyais à l'amour éternel. J'ai perdu cette naïveté, ou cet optimisme. Je me retrouve seul face à mon futur. Autant de pages blanches que je dois remplir. Mais l'envie n'est pas là. Ne pas se laisser aller, ne pas se laisser aller. Je me répète inlassablement cette phrase pour essayer de me convaincre. Sans succès jusqu'à présent. Car oui, je n'ai plus d'envie. Même les voyages ont un côté sombre dont j'ignorais l'existence. Je suis avec des ami(e)s, proches ou lointains, qui me voient parfois disparaître quelques secondes, minutes ou heures dans mes pensées. Plus précisement dans elle. Et j'ai du mal à revenir à la réalité. Celle qui fait mal. Celle qui te rappelle que c'est fini, que c'est le passé. Le présent s'offre à toi, le futur t'attend et toi, dans tout ça ? Toujours à regretter ? Toujours à pleurer ? Bon Dieu non, arrête le négatif, arrête de voir le mauvais côté. Relève-toi ! Redresse-toi ! Regarde devant ! Casse le rétroviseur si nécessaire. Passe la cinquième, fais un excès de vitesse, mais passe à autre chose. Trouve-toi des objectifs, recherche ta voie, trace la. Tu pourrais vite regretter ce temps précieux que tu as perdu et que tu ne retrouveras pas. Ta jeunesse défile, le monde ne t'attend pas. Pars. Et reviens plus fort.

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 16:26

C'est l'histoire de deux poulets. Ou plus précisemment de quatre. Ce sont les personnages principaux. Dans le second rôle, il y a moi, Francois Pignon. Nous sommes dans mon humble demeure, hier midi. Le décor est planté, l'action peut débuter.

 

Une idée me traverse l'esprit : si nous mangions du poulet ? Laura répond positivement à cette proposition. Je dois les sortir du congélateur avant de prendre ma douche. Je fais deux, trois autres choses et vais à la douche, tout en oubliant de sortir les poulets. Cet oubli, aussi petit soit-il, sera le tournant de ma journée. Car il va avoir des conséquences néfastes sur mes prochaines heures. L'effet papillon dans toute sa splendeur.

 

A ma sortie de la douche : "eh merde, les poulets !" Ils sont quatre, nous souhaitons simplement en manger deux. Du coup mieux vaut en décongeler deux et laisser les deux autres au congélateur, cela me semble plus hygiénique. Ma mission sera donc de séparer les poulets congelés. Imaginez moi avec un énorme couteau, cherchant une brèche dans la glace. Je transforme mon arme en marteau et sens que la tâche sera plus ardue que je ne le pensais. Oui, petite précision, Francois Pignon a une expérience limitée en cuisine. Je lâche le couteau et choisis l'arme de base : mes mains. Me voici maintenant avec mes deux paumes en train d'essayer de séparer les poulets. Je mets toute ma force (limitée soit dit en passant). Je commence à perdre légèrement patience. Je frappe les quatre poulets  contre le plan de travail à plusieurs reprises. Autant se rendre à l'évidence, cela ne fonctionne pas. Les gouttes perlent sur mon front, mes mains sont grasses mais les poulets sont toujours encastrés tels les joueurs d'une mêlée toulousaine. 

 

Nouvelle idée : mettre les quatre poulets dans le micro-onde. Tant pis, on mangera les deux autres poulets restants demain, niveau hygiène ca passe encore. Nouveau souci, les quatre poulets ne rentrent pas dans le micro-onde. Je force un peu (beaucoup). Ca rentre ! Niveau hygiène on est redescendu d'un cran puisque les deux poulets latéraux touchent les côtés du micro-onde, ce qui fait que l'assiette est incapable de tourner. Bref, passons, j'aurai mon poulet !

 

Après dix minutes de décongélation, mes poulets n'ont pas changé. Froids, très froids, du style gelés. Seul un peu de sang a coulé d'un des poulets latéraux, et comme il n'y a pas d'assiette en-dessous... oui il y a un peu de sang partout dans le micro-onde. Niveau hygiène ca devient limite. Et mes poulets sont toujours congelés. Je choisis une autre option du micro-onde : cuisson ! J'avoue, je ne sais pas si c'est très hygiénique, notamment pour les poulets que je dois manger le lendemain. Mais au moins ca fonctionne ! Mes poulets sont décongelés. Deux restent dans l'assiette, que je mets dans le frigo. Les deux autres rejoignent l'huile chaude de ma poêle.

 

Merde ! J'ai oublié d'enlever la peau ! Oui, car la semaine dernière, alors que je cuisinais du poulet, je me suis rendu compte que si j'enlevais la peau avant la cuisson je gagnerais du temps 1) pour la cuisson 2) pour manger. Je reprends donc les deux poulets ayant baigné dans l'huile pour les tremper dans l'eau (ca me rappelle la souris verte cette histoire !) avant d'enlever la peau. Niveau hygiène inconnu. Enfin, je remets mes poulets dans la poêle, avec une nouvelle huile ! Ouf, on y est !

 

Je coupe une tomate en fines rondelles, un poivron en petits cubes et je me rappelle que je dois retourner le poulet. Jusqu'ici tout va (presque) bien. Je tente de retourner le premier poulet à l'aide d'une fourchette et d'une spatule en bois. Le poulet s'échappe des pics de la fourchette et glisse lentement en-dehors de la poêle. Dans la précipitation je tente de le récupérer mais ce poulet pousse assez légérement la poêle pour que celle-ci entame une chute vertigineuse. La suite est une tristesse profonde pour le cuisinier que je suis. (Tout ce qui va se passer lors de la prochaine scène se fera le temps d'un "meerrrddddeeee" poussé par Francois Pignon) La poêle, son huile et un des poulets longent la gazinière de haut en bas. L'huile chaude se permet néanmoins de ricocher contre mon pantalon. La poêle termine sa course au sol, en compagnie du restant de l'huile tandis que le poulet se mélange au milieu des recyclables dans la poubelle placée en-dessous de la gazinière. J'ai juste le temps de remonter la tête pour observer l'autre poulet, le coupable, glisser lentement, l'huile aidant, derrière la gazinière. Niveau hygiène négatif.

 

Aujourd'hui je ne mangerai pas de poulet. Au contraire, j'ai plusieurs autres missions. Je dois nettoyer le sol huileux, je dois mettre au plus vite du produit nettoyant sur mon jean. Surtout je dois tenter de récupérer le second poulet derrière la gazinière, ce qui est, il faut le reconnaître, la zone d'accès la plus facile de la maison.

Du poulet ? Plus jamais !

 

Cet épisode de "Francois Pignon fait du poulet" vous a été présenté par l'amicale des anciens poulets de Licques.

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 14:43

SDF

Ici aussi, ils sont là. Ceux qu'on ne voit pas forcément, ou plutôt ceux qu'on se force à ne pas voir. Car on peut toujours les sentir. Au sens figuré comme au sens propre. Une odeur nauséabonde vous remplit les narines dans une station de métro et votre regard se porte sur lui. Allongé sur un banc ou à même le sol.

IMG_2167-1.jpg

Comment en est-il arrivé là ? N'avait-il pas une famille au départ, comme nous ? N'avait-il pas une scolarité au départ, comme nous ? N'avait-il pas des rêves de gosse au départ, comme nous ? N'avait-il pas un amour propre au départ, comme nous ?

Oui, au départ, il était comme nous. Et puis en chemin il s'est perdu. Un accident de vie, plusieurs, et le voilà arrivé ici, sur ce banc, face à moi. Que faire ?

 

Que faire pour quelqu'un qui n'a plus aucun respect pour sa personne, au point de ne plus faire l'effort de se trouver des toilettes et de s'uriner dessus ? (voire pire) Que faire pour quelqu'un qui a sombré si bas que même les membres de sa famille ou ses amis l'ont abandonné ?

 

J'avoue que ce sont des questions qui me hantent, que ce soit à Saint-Omer, Lille ou New York. Car ici aussi, dans la grande pomme, ils sont là, et plus nombreux qu'ailleurs.

Partager cet article
Repost0
26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 13:13

Mes archives MSN, un trésor que je garde précieusement dans mon ordinateur depuis 5 années maintenant. Et parfois, l’envie me vient d’y jeter un œil. Vous n’imaginez pas mon plaisir de pouvoir revivre l’espace de quelques minutes les discussions de ma vie d’un mois et d’une année que j’ai décidé. Et j’ai l’impression de revivre les moments, de réfléchir à nouveau aux questions que l’on m’a posé, aux questions que je me suis posé.

Mon Blog va dans ce sens. Les photos également. Et le fait que j’étudie l’histoire n’y ai peut-être pas étranger.

 

J’aime revivre mon passé. Non pas que je le regrette comme Du Bellay ou Rimbaud. Non, j’aime simplement me rappeler d’où je viens. Ce que j’ai fait pour en arriver où je suis actuellement. De me dire que ça n’a pas toujours été facile. Que la Finlande est en fait une sacré belle récompense. Au fur et à mesure des pseudos que j’avais, j’ai revu l’ensemble de mes exposés d’Arras. J’ai revu les « je dois bosser » ou « je dois réviser ». Alors vivre comme je peux le faire maintenant est comme une victoire. Ces archives me permettent simplement de revivre le match.

 

J’avoue que les archives recèlent beaucoup de trésors. Des trésors qui vous concernent tous et qui ont un risque important de ressortir lors d’une journée de mariage. Non pas pour vous gêner devant toute la famille et toute votre belle-famille (et surtout votre femme ou mari). Non, juste pour sourire à ces moments en y repensant. Et se dire qu’on était idiot. Et se dire qu’on été naïf. Et se dire qu’on été jeune.

 

Je rêve de capturer ma jeunesse pour pouvoir la revivre à l’infini. Et je ne me débrouille pas trop mal. Dans le même temps, il faut néanmoins continuer à construire mon présent, à le vivre intensément. Et j’espère que je ne me débrouille pas trop mal. J’espère pouvoir relire ces quelques lignes dans plusieurs années et me dire que j’ai pris les bonnes décisions, fait les bons choix. Et être fier de moi. Non pas par vanité mais juste pour savoir pourquoi je vis, pourquoi je suis là. L’important c’est de construire quelque chose, de laisser une trace. Et revoir cette construction dans les archives me procurent une joie intense.

 

PS : la France me manque, parfois.

Partager cet article
Repost0
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 13:11

A l’âge de trois je suis entré à l’école primaire en pleurant. Ma mère aussi pleurait, c’était pour elle le début d’une pseudo-indépendance de son fils. C’est ainsi que je me suis retrouvé installé sur un tapis roulant. Au fur et à mesure des années, j’avançais sans bouger de ce tapis, tout se passait automatiquement. Collège, lycée. Licence, Master. Je me laissé guidé. Pas de grand virage, peu de mouvement, une suite logique. Et là, en juin, c’est la fin du tapis roulant. Je vais devoir marcher. Et j’ai de nombreux chemin qui s’ouvrent devant moi.

Je ne me plains pas, l’objectif était jusque là de garder le maximum de portes ouvertes. Mais j’avoue être un peu circonspect devant toutes ces portes. Laquelle emprunter ? L’histoire, le social, l’art, la diplomatie, le journalisme ? Quelle école ? Quel métier ? Quelle vie ?

 

Il y a deux Jérémy. Un Jérémy qui rêve intérieurement d’écrire quelques lignes de l’Histoire, de peser sur le cour des choses, de s’engager pour un avenir meilleur. Un autre qui pense surtout à lui, à son histoire, et qui rêve à son propre bonheur.

 

Après juin, je n’ai rien, c’est le grand vide. Des pages blanches qu’il me faut remplir. Et je n’ai guère d’inspiration. Ma seule ancre, c’est Elle. Alors je veux la suivre, contre vents et marées. Peu importe si des port(e)s se ferment, mon bateau du bonheur ne chavirera pas, je tiens la barre et n’abandonnerait pas le navire. Visitons des contrées lointaines ! A bâbord, à tribord, ne nous arrêtons pas, suivons les alizées ! Peu importe le risque d’avarie allons à l’abordage de la vie !

Partager cet article
Repost0
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 13:07

De la difficulté de la relation à distance

 

Ce titre est aguicheur et vous me voyez donc venir avec les pleurnichements d’une âme en détresse éloignée de sa moitié. Cependant cette vision des choses est fort connue et vous trouverez dans nombres d’ouvrages des explications et des analyses à la question que vous vous êtes peut-être posé un jour (si non, cela viendra !) : comment survivre à une relation à distance ?

 

Non, aujourd’hui, je vais évoquer quelque chose que l’on ne trouve pas forcément dans les revues psychologiques : comment faire pour tenir une relation si spéciale que la distance met à mal, je veux parler de l’amitié.

L’amitié souffre tout autant de la distance que l’amour. Je dirai même plus de par mon expérience personnelle. Car l’amour prend souvent le dessus dans l’ordre des priorités. C’est d’abord je m’occupe de la femme de ma vie, puis ensuite des potes. Alors quand le temps vient à manquer, la deuxième partie est négligée.

 

Déjà en soi, l’amour fait beaucoup de mal à l’amitié. On a tous connus un pote que l’on voyait toujours avec nous et qui, avec une fille, s’est volatilisé. Des visites de moins en moins régulières pour enfin disparaître. Et quand je parle d’un pote, je parle également de moi. Difficile de jouer sur deux tableaux…

 

Quand une première fois la distance s’en mêle, l’amitié souffre mais garde le cap. On aime beaucoup donner des nouvelles, raconter son expérience à ses meilleurs potes, évoquer les filles, les soirées… Cependant, quand une fille arrive à ce moment precis de la partie, elle peut troubler le jeu. En effet, quand tu évoquais tes soirées à tes potes, tu les évoques maintenant à ta moitié. Quand tu évoquais tes doutes, tes peines et tes joies à tes meilleurs potes, tu les partages maintenant avec Elle. Et c’est très difficile de faire les deux…

 

Je le dis, car c’est une petite expérience personnelle. On n’aime assez peu répéter les choses à deux reprises. Alors tes doutes et tes peines tu ne les répètes plus. Tu les donnes à celle qui est toujours à tes côtés. Tes potes aussi sont toujours à tes côtés, mais plus loin…

 

C’est bel et bien la difficulté : l’amitié c’est souvent être proche. Quand tu es petit, tu es potes avec tes voisins, tes cousins, ceux de ton village, puis petit à petit c’est ceux de ta classe de collège, de lycée, de fac. Il est rare que tu ailles chercher très loin tes bons potes, tu prends ceux qui vivent avec toi les moments de joies et de peines. Alors quand on ne vit plus ces moments ensemble, c’est difficile de garder la même amitié. Tu le ressens dans les conversations avec tes « potes » que tu ne connais plus si bien. « Ah, tu as fait cela ? » « Ah, je ne savais pas ». Le pire, c’est quand tes potes parlent de personnes que tu ne connais pas et que tu aurais sans doute connu si tu étais resté. Alors tu regrettes. Mais pas longtemps.

 

L’amour, c’est comme les voyages en train disait un poète. Il expliquait dans la même chanson que « tes potes sont restés à l’autre gare ». Tu peux toujours faire le chemin inverse pour les retrouver, mais dans la vie il faut savoir avancer. Les potes, les vrais, tu les retrouves toujours au croisement d’un voyage en train. Les autres, c’est du charbon qui aura fait avancer la machine. Ils sont maintenant partis en fumée.

 

Je me bat donc depuis plusieurs mois pour garder ces potes. Des messages envoyés comme des bouteilles à la mer en espérant qu’elles arrivent à destination et que les copains comprendront pourquoi tu as fait ce choix, pourquoi tu les négliges quelquefois et pourquoi tu es toujours aussi heureux de les retrouver. Des potes qui vivent souvent la même situation que toi, que moi, que vous. Toi qui lis ce blog, tu comprends surement de quoi je parle.

 

Alors mes amis, réjouissez-vous ! J’aime, je suis, je profite. Mais si un jour vous avez un problème, je reste là ! Loin des yeux mais je l’affirme, proche du cœur.

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 12:58

Le ski, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas !

 

C’est ce qu’un ami m’a écrit à propos du ski. Il a oublié de préciser que comme le vélo, le ski commence avec des grosses chutes. C’est ainsi que j’ai découvert les joies de la belle poudreuse blanche (non, ce n'est pas de la coc') sur mes deux longs pieds rectilignes qu’on appelle ski. Avec ces deux instruments de tortures, on m’a offert deux bâtons pour tenter de me stabiliser, les petites roues du vélo en quelque sorte. Les joies du vélo, c’est du pouvoir humer l’air frais de la nature et comme certains m’ont fait la même publicité pour le ski, je me suis laissé convaincre de tenter l’expérience. Bien sûr j’ai démarré sur le plat, on n’imagine pas un apprenti cycliste démarré dans le col du mont Ventoux… Ce fut un désastre. Comme l’armée française à Azincourt ou Waterloo, je suis tombé en masse. Le même ami m’a écrit que les débuts en ski « ont une saveur particulière », il évoquait sans aucun doute la saveur de la neige dans la bouche, qui s’accumule au fur et à mesure des chutes ; c’est donc cela, l’air frais de la nature…

 

Apprendre le ski, c’est comme apprendre le vélo : on débute toujours par apprendre à tomber et à se relever. Comme sur ma bicyclette, j’ai pester sur ma machine, « bon Dieu, ils ne vont pas ces skis […] où sont les petites roues ? » Ma deux petits bâtons, que je ne savais pas utiliser… Le planté de bâton, c’est donc cela… Dans mon cas, je plantais souvent ces bâtons profondément, au moins tout autant que moi.

 

Après tant de lourdes chutes je pensais que le pire était passé. Et là, comme à vélo, arrive le temps de la première montée, celle qui te démontre qu’il te faut encore un peu d’entraînement avant de remporter la Grande Boucle. Cette première montée ressemblait pour moi au Tourmalet, quelque chose d’interminable, où j’avais l’impression de ne pas avancer… Et ce n’était pas qu’une impression ! Tandis que je faisais un pas en avant, je glissais de deux pas en arrière. Difficile dans ses conditions de remporter le maillot à poids du meilleur grimpeur.

 

« Heureusement après la montée, il y a la descente », telle fut ma stupide réflexion au moment des faits. Avec le recul, je pense que les chutes sont plus dangereuses dans le second cas. Je me suis lancé sans réfléchir et lorsque le virage est apparu, je me suis rendu compte que je n’avais pas de guidon pour tourner et j'ai eu beau chercher les freins… J’ai crié alors du plus fort que j'ai pu, non pas par peur, mais pour prévenir les personnes qui étaient devant moi. Et là, il me restait deux solutions : soit je continuais tout droit, direction les arbres (c’était « l’appel de la forêt » de Jack London) ou je me sacrifiais dans la neige (style Worms en mode kamikaze). J’ai choisi la seconde option, pour l’honneur.

 

Maintenant, certains trouvent drôle de payer 6€50 pour se ramasser la gueule pendant une heure et demi ? Moi aussi.

 

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 12:57

Premier et dernier examen de l’année. Après cinq ans d’universités et douze ans d’épreuves similaires, voici pour moi la fin des interrogations. L’interrogation, un système assez vicieux qui te fait apprendre un cour en entier pour t’interroger sur 5%. L’interro, l’endroit où le mal de ventre se termine après avoir commencé quelques minutes ou quelques heures, voir quelques jours précédents l’épisode (c'est selon). Comme souvent, au moment des sujets, tu es servis dans les derniers. Tu observes donc la réaction des autres élèves. Auparavant c’était à qui trouverait le bon sujet. Pour moi, cette fois, ce fut l’URSS et le monde arabe entre 1945 et 1967. C’était un cours sur la guerre froide, le troisième du genre depuis mon entrée en université. Le sujet est connu, serein, je débute. Comme souvent au départ, un individu que je nomme X décide de s’en aller (c’est comme si il s’était trompé de salle, mais souvent c’est qu’il s’est trompé d’étude). Puis Madame Y qui est à côté de toi et qui écrit à vitesse grand V en réclamant à grand coup de doigt levé du brouillon. Et toujours le prof qui te surveille lis un livre et ne vois pas quand quelqu’un veut une nouvelle copie. La personne se sent seule deux minutes, avec tout l’amphi qui l’observe, sauf le prof. Et puis Y craque et crie « Monsieur ! » d’un air vindicatif.

Souvent dans les examens, le prof te dit : « il vous reste une heure ». Et là c’est panique à bord pour quelques-uns (souvent quelques-unes d’ailleurs). On accélère, le stylo fait des fautes, des ratures, peu importe il faut finir. Et à la fin de l’interrogation, il y en a toujours deux ou trois qui font du rab’, qui font semblant de ne pas entendre le professeur ou qui écrivent dix fois leurs dernières phrases.

A la sortie, j’ai observé tous le monde dans l’université. Je sais déjà que c’est l’une de mes dernières visites. La suite c’est une soutenance de mémoire et un sujet que j’ai choisi. C’est dommage j’aimais bien les interros. Il me reste maintenant à trouver des nouveaux objectifs dans ma vie. Car jusque là il me suffisait d’apprendre ce qu’on me disait d’apprendre. Maintenant qu’est-ce que je dois apprendre ? Rien. Hormis à vivre.

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 12:55

J’avoue avoir perdu la fibre du blog depuis quelques mois déjà. Néanmoins, cette passion revenait de temps à autre, non pas le blog mais l’écriture. J’ai toujours ressenti un besoin de poser les choses avec des mots, de retranscrire les idées à la pointe du stylo (ou plutôt du clavier mais la rime était à chier !) Surtout, de poser mes pensées, « idée de passage » disait Pythagore. C’est justement pour éviter l’envol de toutes mes pensées que j’ai décidé d’en écrire quelques-unes, les plus importantes, celles qui revenaient avec insistance et d’y réfléchir. Bref, j’en arrête avec le pourquoi de la chose et je passe au contenu avant que l’on tombe dans la philosophie de bas-étage.

 

2010 sera l’année du changement. Non, ce n’est pas le slogan électoral de mon futur parti (bien que…)mais bel et bien mon slogan de vie. 2010 c’est le retour aux choses simples. Exit le blog donc. Je n’arrête pas l’écriture pour autant, je cesse simplement de publier. Et puis non, je vais publier les sujets les plus importants, en tout cas les sujets qui méritent des réactions, des commentaires. Sinon comment avancer si mes pensées ne sont pas confrontées avec celle des autres ? Oui, allons-y comme cela, je publierai de temps à autres quelques choses que vous allez pouvoir lire, si le cœur vous en dit.

Pour le reste, j’écrirai sur mon bon vieux PC, assez peu soumis aux turbulences d’internet qui m’exaspère souvent au plus au point. C’est d’ailleurs la grande résolution de cette année 2010, continuer sur la lancée de l’année 2009 ! Oui, le mot résolution n’est donc pas de sortie, mais les principales résolutions ont été prises au fur et à mesure de l’année dernière. Je privilégie donc la lecture de bouquin à la lecture de facebook, le visionnage de film au visionnage du site de l’Equipe et l’écriture sur Word à l’écriture sur le blog. Une façon d’en lire plus, d’en voir plus et d’en dire plus. Je ne sais pas combien de temps cette résolution tiendra (comme toute bonne résolution qui se respecte !) mais c’est le souhait de cette nouvelle année, le seul changement majeur que j’envisage.

 

Hormis cela, je me suis fiancé à Canterbury il y a deux mois et je pars vendredi pour la Finlande.

 

Ah, oui, j’avais donc oublié de préciser ces deux changements majeurs ? Comme je le disais en préambule, j’avais perdu la fibre du blog ces derniers temps ! Pour ces deux décisions qui ont un lien évident, c’est l’amour qui me guide, aveugle et sourd, confiant et heureux. Je l’aime, elle m’aime, nous nous aimons. Un conte de fée à la Perrault, sans maléfique sorcière pour le moment.

Le déménagement provisoire (trois semaines pour commencer) s’effectue dans l’ordre des choses. Elle est venue apprendre le français, j’irai apprendre le finnois, peu importe le temps que cela prendra. Dans le même temps je dois écrire mon mémoire, qui avance à un rythme régulier à l’exception de la période des fêtes. Un boulevard de bonheur s’offre à moi, reste à le saisir.

 

2010 sera donc l’année de la découverte de la Finlande, de l’obtention du Master 2, de la première expérience professionnelle à l’été, du déménagement pour une période indéterminé en septembre dans le pays du Père Noël, et … Et pour le reste, c’est l’inconnu. Ce qui laisse la place à toutes sortes de rêves.

 

Et toi quoi de prévu pour 2010 ?

Partager cet article
Repost0
15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:46
Bambi.jpgBambi a toujours eu des tendances suicidaires. Cela provient de son enfance, notamment de la mort de sa mère, qui a périt sous les balles d'un être humain. Bambi ne s'en ai réellement jamais remis. Depuis Bambi affiche une grande haine face à la présence humaine. Il faut dire que le coupable de l'acte atroce qui emporta sa mère n'a toujours pas été jugé, ni même inquiété par la police (sans doute une personnalité haute placée protégée par des politiques de Chasse Pêche Nature et Tradition).
De plus Bambi a perdu Pan Pan l'année dernière, emporté par la grippe du lapin qui a ravagé toute sa famille. Bambi est à nouveau tombé en dépression. Et depuis quelques semaines, des rumeurs disaient que l'animal souhaitait mettre fin à ses jours.

Bien sûr, Bambi est une star de cinéma et ne voulait pas disparaître dans l'anonymat. Bambi voulait que ça se sache. Un peu mégalo Bambi. Du coup Bambi a organisé son suicide, qui sera une revanche de la mort de sa mère, une sorte de djihad contre l'être humain.
P1070020.JPGEt comme je suis chanceux, Bambi s'est fait explosé sur ma voiture. Heureusement Bambi était déjà âgé et n'a pas réussi à arrêté mon bolide. Le phare avant gauche a souffert, ma portière ne s'ouvre plus mais mon animal de course coure encore. Les experts ont retrouvé les poils de l'animal encastré dans la carrosserie et se sont demandés comme souvent dans les suicides : "mais pourquoi Bambi a-t-il fait cela ?"

Après Michaël Jackson, un deuxième Bambi s'en ai aller. La tristesse a rempli le coeur qui des fans qui pleureront toujours sa perte. Adieu, Bambi.
Partager cet article
Repost0

Plus De Blogs