5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 00:14

Le Zapping de Canal + était peut-être le meilleur programme de la chaîne. Il a disparu, comme l’esprit des Guignols ou celui du Petit Journal. L’esprit Canal n’est plus, reste Yann Barthès, mais sur une autre chaîne. Rassurez-vous, mon Zapping est toujours vivant, toujours debout ! Et sur le même blog (quoique le nom risque de changer prochainement).

2016, mon Zapping

2016 a commencé à Fampoux. Drôle d’idée me direz-vous. Et il a commencé sur les chapeaux de roues. Une belle année s’annonce, où tout semble possible.

 

Pourtant, le début d’année est compliqué. Mon grand-père décède le 10 janvier. Sur son lit de mort, je ne le reconnais pas. Croisé dans la rue, j’aurais dit « bonjour monsieur ». Pourtant, c’est bien lui, maigre comme un clou (c’est-à-dire encore plus que moi), d’une blancheur extrême. A la même période, ma grand-mère est en mauvaise santé. Cancer. Phase terminale, même si on ne prononce pas cette expression. Je passe plusieurs nuits là-bas, dans cette maison de ma tendre enfance, où les cigarettes au fromage et le 7up ont façonné mes souvenirs. Ces dernières nuits en sa compagnie me marqueront. Ses larmes, alors que je la prends dans mes bras. Puis sa souffrance et ses gémissements, alors que j’appuie une nouvelle fois sur la dose de morphine, espérant l’aider enfin. Son regard se floute, la dernière nuit. Son corps n’est plus un clou, c’est une fragile brindille, qui ne va pas tarder à se casser, et à s’envoler. « C’est beau de vivre ses rêves » m’a-t-elle dit lors de l’une de ces dernières nuits.

Clairement, ce ne fut pas ma plus grande année familiale. Et c’est pour cela que ma présence « chez moi » était nécessaire. Je l’ai senti ainsi, je le pense encore aujourd’hui. 3 enterrements, plus une galère au cours de l’été. Je n’oublierai pas ces visages, je n’oublierai pas ces regards. Ils vous marquent, pour une vie. Je les reverrai dans 10 ans. Juste besoin de fermer les yeux.

 

Youyou bonne année ! Oui, je le sens, je viens de casser l’ambiance. Bon, c’est aussi ça le bilan d’une année, revenir sur les joies mais aussi les peines, les sourires et les larmes. Mais rassurez-vous j’ai une ma dose de joie.

 

Après un début d’année chantant à Laval, je reprends mon rythme : bibliothèque de Saint-Omer chaque jour (à savoir le mardi, mercredi, vendredi, car c’est fermé le lundi et le jeudi !). Mon rythme va augmenter au printemps, puisque j’irai également le samedi. L’objectif, c’est de finir ma thèse. Challenge accepted.

 

Le café polyglotte organise un karaoké fin janvier, où mon talent subjugue l’assemblée (non, ce n’est pas vrai !). France Culture demande mes lumières début février pour expliquer la situation burundaise. Une petite fierté d’être reconnu dans mon domaine. Puis c’est le carnaval de Dunkerque avec un accent étranger et un temps… dunkerquois (et quelques frayeurs !). La semaine suivante ce fut le carnaval de Saint-Omer (hum hum).

 

Début mars, direction Bordeaux pour l’organisation d’une journée d’étude sur les Grands Lacs. Enfin ! Et cela succède à un article dans la revue de la Ligue des Droits de l’Homme. Ma thèse avance moins vite mais ce n’est pas trop grave dans ces conditions ! Je fais également dans le religieux à Bordeaux.

A mon retour direction le musée de la mine puis une visite de Douai (si, si, j’vous jure que c’est sympa !). Mi-mars, je fais parler mon talent sur les pistes de ski, un snowboard aux pieds (ou au-dessus de la tête, selon la chute que j’effectue !).


Après un petit périple Etretat-Gand, direction les Ardennes belges pour un enterrement de vie de garçon sportif. Bilan : nous ne sommes pas prêts de faire le record de l’heure à notre âge ! (vivement 105 ans !)

2016, mon Zapping

R-M a 30 ans. Woh, j’étais là à ses 20 ans, et c’était hier ! Arras avec Adeline, puis Aix-la-Chapelle avec une bande de joyeux loustics, prêts à enflammer les pistes allemandes (et avec quel succès !). Un nouvel échec à l’élastique mais se balader à Marseille reste toujours agréable. Quelques jours plus tard, j’ai vu la reformation d’un boys band à l’anniversaire de Julie. J’ai maintenant les vidéos, elles sont gardées précieusement dans un coffre-fort.

 

En mai, je connais quelqu’un qui s’est marié. Le dingue. Et j’ai signé pour lui ! (et il m’a même fait chanter à l’église le salaud !) Perturbé, j’ai décidé une semaine plus tard de me jeter d’un avion en plein vol. Le saut en parachute, enfin ! Drôle de sensation, mélange d’excitation, de crainte et d’envie. Un mal d’oreilles m’empêche de réellement profiter de la chute libre, mais j’observe avec beaucoup d’attention les côtes et la jungle sous la voile. Le 22 mai, c’est la première victoire du FC Wardrecques ! A savoir, mon club de foot, celui où je joue, et où on perd parfois 13-0. Pour fêter ça, direction Bordeaux et Osserain, où nous nous essayons au paddle avec deux doctorantes et un docteur !

 

Le mois de juin et le début du mois de juillet se feront au rythme de l’euro de football ! C’est au Touquet que j’ai hurlé sur le but de Payet pour le premier match de la France. J’ai eu énormément de chance, j’ai vu 3 matchs au stade. Le premier, sympa, Allemagne-Ukraine à Lille. Le second, génial, France-Irlande en huitième de finale à Lyon. Et le dernier, le plus beau de tous, à Marseille, au Vélodrome, pour la demi-finale France-Allemagne. Peut-être mon plus grand souvenir de supporter dans un stade.

A côté de ça, ce fut une période de famille, avec aussi une cousinade. Juillet fut mon mois de finition pour la thèse, alors pas grand-chose, hormis une nouvelle annonce de mariage et une nouvelle victoire au poker (comme ça c’est gravé dans le marbre !). Ah, si, quand même, Londres à la fin du mois, où le Royal Albert Hall m’a fasciné.

2016, mon Zapping

Je refais faire mon passeport, et direction la Zambie, après une longue réflexion ! (en passant par Dubaï) Du stop pour aller dans la brousse, les chutes Victoria. Forcément j’ai passé du bon temps ! Une vraie coupure. Et un voyage qui me permet d’affirmer que je suis heureux sur les routes du monde, même en solitaire.

2016, mon Zapping

Début septembre, j’ai rendez-vous au rectorat, où je tombe sur…mon ancienne prof d’histoire de Ribot ! Un entretien plus tard, et me voilà embauché ! MOI, j’ai fait un triathlon ! Expérience de fou, surtout sans entraînement et sans matériel adéquat ! Mais je recommande à tout le monde. A la fin du mois ce sont les dernières corrections de thèse, la conclusion. Sentiment incroyable. 649 pages de bonheur, de souffrance, de mental, de recherche. Et la liberté qui s’annonce. Après un périple jusqu’à Pau, je repasse par Limoges et Oradour, pour ne pas oublier.

 

12 octobre. Une rentrée des classes. Ca y est, je suis professeur d’histoire-géographie-éducation morale et civique. Remplacement d’un congé maternité. Une expérience géniale (j’y reviendrai prochainement). Forcément s’installe une routine de travail, et ma vie tourne autour de mon boulot (cette phrase me flippe toujours autant). J’ai tout de même des vacances scolaires, qui me permettent de découvrir le Danemark en stop à la Toussaint et Paris et le Quai Branly en décembre.

Oh, j'allais oublier : j'ai soutenu ma thèse et je suis officiellement docteur. Bonjour fierté.

 

Ce fut une année musicale. La Traviata et Le lac des cygnes côté classique, Renaud côté…classique aussi en fait, car toutes ses chansons sont devenues des classiques ! Et quel concert ! Quelle ambiance ! L’affiche de Laurent Gerra s’en souvient encore, j’étais fou ! J’ai également vu Dany Boon en chair et en os.

 

Côté sport, en plus du triathlon et du paddle, ce fut une année kayak dans le marais de Tilques (où je me suis vraiment bien senti), footing au même endroit (mais pas sur l’eau) et surtout football. Il faut que je vous raconte mon but de l’année. 80ème minute. 0-0. Dégagement aux six mètres pour l’équipe adverse. Aux 50 mètres, un de mes coéquipiers gagne son duel aérien et envoie le ballon dans ma direction. Je suis excentré, à 35 mètres. Et je reprends de volée. La trajectoire est parfaite, et le ballon va se loger dans la lucarne opposé. 1-0, score final. Après ça, je peux prendre ma retraite, je ne ferai pas mieux !

 

Côté politique, quelques réunions EELV, Réfugiés-Schengen ou Nuit debout (mouvement très intéressant). J’ai également voté aux primaires UMP, et je me prépare pour celles du PS. Les attentats m’ont beaucoup moins marqué que l’année dernière. Le fait d’avoir déserté les médias à ce moment-là, surtout la télé, a sans aucun doute aidé.

 

Bon, il est pas mal ce bilan. 2016, année de ma thèse, année d’adieu à ma jeunesse, à ma carte d’éternel étudiant, à mes grands-parents. Je suis prêt à grandir. Je suis prêt à devenir un adulte. Et, surtout, je suis prêt à retrouver ma liberté. Mes ailes vont se redéployer. 2017 sera fantastique.

PS : je n'ai pas évoqué les filles ou l'amour. Normal, je me réservais pour 2017.

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 15:13

Les listes. Je fonctionne à coup de liste. Je pourrais faire des listes de listes, tellement je suis capable d’en faire. Une liste des choses à faire avant de mourir. Une liste des choses à faire cette année. Une liste des films à regarder. Une liste des livres à lire… Et ainsi de suite. C’est peut-être un peu triste, mais c’est ainsi que je fonctionne. Sans elles, je me laisserais sans doute doucement bercer par le cours de la vie. Est-ce un problème ? Peut-être pas. Mais j’ai l’impression que réaliser quelque chose sur une de mes foutues listes me procure des moments, des instants de joie. Du bonheur en pièces détachées. Et l’ensemble me rend heureux.

 

Tout d’abord, un petit bilan 2016 !

 

Il y a les succès :

Découvrir deux nouveaux pays à Zambie, Dubaï et Danemark !

Découvrir deux nouveaux sports à paddle et triathlon

Sauter en parachute à oooooohhhhhhh

Travailler au moins 3 mois à coucou prof

Etre docteur à danse de la joie

 

Il y a les presque :

Etre quelqu'un de bien à je pense avoir un peu progressé cette année dans ce domaine, mais je peux encore faire mieux, avec les gens qui m’entourent.

Regarder 100 films à 60 films. Petite déception. Le top 5 : Mustang, Birdman, L’insoupçonnable légèreté de l’être, Night Call et ma découverte de Costa Gavras

 

Il y a les même pas essayé !

 

Courir 10 km en moins de 40 minutes à le football fut ma priorité sport de l’année !

Lire 3 livres n'ayant aucun rapport avec ma thèse à ayant fini la thèse tardivement, et ayant commencé à travailler rapidement après, j’avoue avoir déserté les rayons librairie…

Voir la politique d'un peu plus près à c’est un peu une surprise pour moi, mais j’ai lâché.

 

Et il y a les tu n’y arriveras décidément pas !

Arriver à 70 kg (67kg au 1er janvier) à 64kg au 31 décembre. Alors que j’ai vu 70 kg sur la balance en février ! Damn it ! L’Afrique n’a pas aidé, mais quand même !

Sauter à l'élastique à je suis maudit ! La météo est contre moi, à chaque fois. C’est pas comme si je souhaitais sauter dans le Pas-de-Calais, je veux les gorges du Verdon ! #stopauventetàlapluie

 

Objectif 2017

 

Les classiques

Deux missions de la Bucket List

3 nouveaux pays

Découvrir deux nouveaux sports

Revenir à 67 kg

Regarder 100 films

Travailler au moins 3 mois

Etre quelqu’un de bien

 

Les différents

Voyager au moins 3 mois

Faire 50 pompes par jour

Réaliser une exposition photo de mes voyages

Ecrire au moins 50 articles de blog

Publier un article dans une revue scientifique

 

PS : être en couple ne sera pas refusé.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 09:13

636 pages. 274 610 mots. J’ai tapé 1,7 millions de lettres sur ce clavier. Et encore, cette statistique ne prend pas en compte le nombre de lignes que j’ai supprimées. Une thèse, c’est des chiffres un peu déments. 4 ans de recherche. 46 cartes, 54 tableaux, 67 pages de bibliographie, 123 sigles. Et un dossier sur mon ordinateur de 15 GO, avec 6 410 dossiers et 343 134 fichiers.

C’est donc fait. J’ai déposé il y a un peu plus d’une semaine ma thèse. Enfin, la première version. Je l’ai envoyée aux deux rapporteurs. Ils sont professeurs à l’université, un en Belgique, l’autre au Rwanda. Et c’est mon destin qu’ils ont entre leurs mains. Oui, j’exagère peut-être un peu. Mais tout de même, ce sont eux qui, après lecture, diront si ma thèse a le niveau pour être soutenue. Si c’est le cas, vous pouvez déjà mettre le champagne au frais, car on n’a pas vu de thèse rejetée le jour de la soutenance. Par contre, on a déjà vu des thèses qui devaient être retravaillées… De ce fait, j’évite de crier sur tous les toits que c’est fait, que je suis quasiment docteur. Non, ce n’est pas encore le cas. Mais vous m’entendrez crier le jour où ça arrivera, pas d’inquiétude !

Comment je me sens ? Là, j’avoue que c’est bizarre. Je pensais avoir un énorme sentiment de soulagement, une grande fierté, l’ivresse de la liberté et le goût du bonheur. Et je me retrouve avec un peu d’indifférence. C’est fait, et c’est tout. Bizarre. Je pense que je ne me rends pas encore trop compte. Que l’attente m’empêche justement de savourer. Et puis une nouvelle étape professionnelle a déjà débuté, l’emploi du temps reste chargé.

Quoique. J’ai commencé une série pour la première fois depuis plus de deux ans. Baron Noir. Et je l’ai terminée. J’ai fait des albums photos qui traînaient depuis plusieurs mois. J’ai lu les lettres de mon grand-père en Algérie qui me faisaient tellement envie depuis plusieurs semaines. Et j’ai été faire la fête à Lille jusqu’au petit matin. J’ai retrouvé le temps, le seul, l’unique, pour faire ce que j’avais envie de faire. Et ça, ça n’a pas de prix.

Soutenance prévue à Pau le mardi 13 décembre (sauf nouveau changement de date). Une pensée à ceux qui luttent encore avec la rédaction, courage !

Déposer ma thèse
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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 19:21

10 juin 1944. 642 morts.

Il y a parfois des silences très bruyants. Des maisons vides qui vous impressionnent. Un simple jouet qui vous bouleverse. Quelques mots, d’une petite fille de 10 ans, promettant de ne plus jamais faire de mal. Il y a les visages. Les photos, joyeuses, souriantes. Une église.

Oradour-sur-Glane, même si vous n’êtes pas très familier avec l’histoire, doit vous rappeler quelque chose. Un massacre. Une division SS en lutte avec des maquisards. Un village sur leur route. Et une tuerie, sans mobile, sans distinction. Hommes. Femmes. Enfants. Les premiers sont fusillés dans des granges. Les autres sont rassemblés dans l’église. Des bombes asphyxiantes. Et puis le feu.

(…)

Oradour-sur-Glane

Il y a l’horreur des faits. Le récit du musée. Et il y a le village. Resté tel quel. Pour ne pas oublier. Pour se souvenir. C’est un moment fort. Auschwitz, un lieu de massacre au Cambodge, le mémorial du génocide rwandais. J’en ai déjà vu, j’en ai déjà entendu. Mais là, je ne sais pas pourquoi, ça me touche vraiment. Enormément. Les petits détails. Les petites lettres entreposées. Les petits objets récupérés. Le cimetière et les mots des survivants, « tué par les Boches » que c’est écrit.

Les plaies ne sont pas cicatrisées. Cela semble impossible. Surtout que le jugement des criminels a fait grand bruit en 1953 : les condamnés alsaciens sont amnistiés moins d’une semaine après leur condamnation, à la suite d’une proposition de loi. Limousins contre Alsaciens. Le débat fait encore rage aujourd’hui.

Oradour-sur-Glane

Un lieu que je conseille, aux petits, aux grands, aux jeunes, aux vieux. Aux démocrates, et aux racistes.

Oradour-sur-Glane
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 17:07

« Mais, qu’est-ce que tu vas faire après ta thèse ? ». Si tu fais un doctorat, tu devras répondre à cette question environ 437 fois! (elle vient en tête, suivie de très près par « c’est quoi ton sujet au fait ? » et « mais à quoi ça sert un doctorat ? »). Bon, j’ai un problème : j’ai changé de discours environ 436 fois. Et alors que la fin de ma thèse approche à grands pas (je dirais même plus : au grand galop), il me faut un peu anticiper. Gouverner, c’est prévoir. Juillet, c’est relecture. Septembre, c’est le dépôt. Novembre, c’est la soutenance. Et puis ?

 

Deux plans. Tout d’abord le plan A. Comme Adulte. Septembre, je me mets en remplaçant en professeur d’histoire dans l’académie de Lille. J’ai toujours eu envie d’enseigner au collège ou en lycée. Là, une remarque que j’ai déjà entendue 53 fois : « mais pourquoi ne pas enseigner à l’université ? ». Deux raisons : les postes, qui sont beaucoup (beaucoup) plus nombreux dans le secondaire. Et surtout cette envie d’enseigner à des adolescents. Beaucoup pensent que je suis fou (c’est le cas), que je serais bien plus tranquille à l’université etc. Mais ce n’est pas mon envie du moment. Je ne veux pas être tranquille (pas avant la retraite en tout cas). Et je veux me confronter à cette expérience du collège ou du lycée.

« Oui, mais après ? » Après, si ça me plaît, je peux passer les concours. Je peux regarder d’un peu plus près les lycées français de l’étranger. En vérité, après, ça me paraît trop loin. Il y a trop d’étapes avant ça. Surtout qu’il y a le plan F.

 

Le plan F. Comme Folie.

Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Voilà comment avancent les secondes avant mes 30 ans. Certains pensent que c’est un cap. Que c’est vraiment là où l’on peut se dire adulte. Ils n’ont pas forcément tort. Mais j’ai une autre définition d’adulte, et je m’y tiens depuis plusieurs années, persuadé que c’est la bonne : on devient un adulte le jour où l’on travaille (pour de vrai). C’est la fin des études qui vous fait tomber dans cette catégorie. Car travail dit salaire, appelle appartement, demande déclaration de revenus etc. Aujourd’hui, ma vie n’est pas celle d’un adulte, malgré mes 29 ans sur ma tête (oui, oui). Je reste un étudiant. Pas en première année de licence, certes, mais sans salaire, sans appartement, et avec une déclaration de revenus qui s’effectue en deux minutes montre en main.

La fin de ma thèse m’oblige forcément à rencontrer ce mur, cette barrière, cette porte (attendez, je cherche une métaphore correcte). Ce toboggan ! Oui, c’est ça. La fin de la thèse peut me faire entrer dans un toboggan, celui du travail. Une fois dedans, ça glisse, parfois très vite, jusqu’à la fin. Oui, je sais, ma vision du travail est un peu subjective, mais c’est l’impression qui m’est renvoyée par ceux qui m’entourent. Trouver un travail, c’est devenir un adulte. Et j’ai l’impression qu’il n’y a pas vraiment de marche arrière. Surtout à 30 ans.

Tic. Tac. Tic. Tac. Or, je remarque un autre toboggan, juste à côté. Un toboggan très différent, plus incertain, très sombre. Je ne vois pas vraiment ce qui s’y cache, mais il a clairement un look un peu plus sexy. A l’intérieur, il peut y avoir du travail, mais il y a aussi du voyage, des rencontres, un exil. C’est sans aucun doute un toboggan qui me fait glisser sur un autre continent, pas encore arpenté. Il n’empêchera pas de revenir sur le toboggan travail dans quelques mois ou années, car celui-là, il ne bouge pas. Il restera là, bien ancré sur ses fondations. L’autre, par contre, est un toboggan éphémère. La porte est ouverte à la fin de ma thèse. C’est peut-être la dernière fois.

Devenir un adulte, c’est une question de choix. De volonté. Je peux franchir le pas. Une partie de moi en a envie, parfois. Travail. Famille. (non, non, pas patrie). Ami-e-s. Et je suis sûr que je rencontrerai des grands moments de bonheur si je me mets à glisser là-dessus. Mais une autre partie de moi fait l’éloge de la folie. Du Carpe Diem. Me rappelle le temps qui passe. Ceux qui partent avec des regrets. Ceux qui l’auraient vécu différemment. Une vie. Une seule.

Alors je regarde un carte du monde, comme je l’ai fait tant de fois. Tic. Tac.

Devenir un adulte
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 18:44

3 sauts à l’élastique manqués en raison de la météo. Une entreprise qui fait faillite/se barre avec la caisse. Clairement, j’avais l’impression d’être le chat noir. Et je me demandais : « dois-je vraiment faire un saut ou est-ce que quelqu’un m’envoie un message ??! ».

Ce samedi, direction Marck, ville voisine de Calais. C’était là où je voulais sauter, et pas ailleurs. Je rêvais de voir le détroit de la Manche et les falaises anglaises du ciel. Mon certificat médical en poche (pas comme François Pignon), je fais mon inscription, et mes ami(e)s/ma famille payent (pratique !). Ca y est. Je n’ai jamais été aussi près/prêt ! Nous voyons les avions décoller, nous voyons les parachutistes atterrir. Tous ont des grands sourires, et des mots dans la bouche, de ceux que l’on n’utilise pas tous les jours (« incroyable », « fou », « génial »). Julie est à mes côtés, Sarah et Lucas nous ont rejoints. Cette belle équipe va partager ce rêve.

Après une mini formation (quelle position adopter pendant la chute, où placer les bras etc.), je mets ma combinaison, et en route ! Nous grimpons dans un petit avion. Nous sommes neuf, et clairement, on est super serré ! Mais ça n’entame pas ma bonne humeur : pas stressé, et en forme !

 

Le grand saut / Skydiving
Le grand saut / Skydiving
Le grand saut / Skydiving
Le grand saut / Skydiving

Calais vu du ciel. Le sable, la Manche, les étangs et en bas à droite le camp de réfugiés.

Le grand saut / Skydiving

Je me régale pendant le vol. Nous observons les falaises du Kent au loin, tandis que la mer du Nord vue du ciel est bleu turquoise !!! (sauf au niveau du port, où les taches d’huile ne font pas rêver à une baignade).

Altitude : 4 000 mètres. C’est l’heure. Mon moniteur me rappelle les consignes, m’attache au plus près de lui. 4 types sont là avant nous, ils vont sauter pour aller faire des figures. La porte de l’avion s’ouvre. Là, j’hallucine un peu. C’est bizarre cette sensation d’ouvrir la porte d’un avion alors que l’on est en vol ! Les 4 paras se mettent près du bord et….hop !

Le grand saut / Skydiving

D’où je suis assis, j’ai l’impression qu’ils partent à 200 km/h ! Impressionnant ! Pas le temps de tergiverser que je passe ma jambe droite au-dessus du banc, et me rapproche de la porte. Je m’assois, les pieds dans le vide. J’ai l’air souriant, mais c’est forcé pour la vidéo ! Une pensée me traverse : pourquoi suis-je là ??? Mon pouls monte à 200, et si ça ne tenait qu’à moi, je ferais demi-tour illico ! Mais c’est mon moniteur qui me tient, et lui ne me pose pas la question cruciale ! Il saute ! Enfin, nous sautons !

Le grand saut / Skydiving
Le grand saut / Skydiving

Là, j’ai l’impression de boire la tasse. Une énorme tasse d’air ! Ma tête tourne dans tous les sens, j’ai mal aux oreilles, les larmes me montent aux yeux ! J’ai ressenti la sensation de tomber pendant deux secondes, et puis nous nous stabilisons. La chute libre va durer 50 secondes, mais j’ai l’impression que ça dure à la fois 15 secondes et bien trop longtemps ! Je vais subir la chute libre. Mes oreilles souffrent énormément. J’ai envie de regarder la terre, mais je sais que je dois regarder l’horizon. J’observe la mer, je regarde mon caméraman, qui vient me serrer la main ! Je reste souriant, mais je vous garantis que je souffre, surtout quand le moniteur m’explique que l’on va faire quelques tours sur nous-mêmes !

Le grand saut / Skydiving

Nous prenons de la vitesse, beaucoup de vitesse : proche des 200 km/h ! Ça décoiffe ! A 1500 mètres d’altitude, c’est la fin de la chute libre, le moniteur tire le parachute !

Le grand saut / Skydiving

Là, une impression : le silence ! Un énorme silence ! Plus d’air à travers les oreilles (et l’ensemble du corps), plus de vitesse, tout paraît calme, paisible. Je peux enfin regarder le sol, la mer, la plage. Calais paraît petit, et j’ai l’impression de dominer le monde ! Clairement, ça va mieux ! Le moniteur me file les manettes du parachute, m’explique comment faire des virages. Et puis il se fait plaisir et fait lui-même des virages énormes ! Je me prends une force centrifuge assez incroyable, j’ai des fourmis qui naissent dans mes chaussures et sur les jambes. Il arrête, et je souffle !

La piste se rapproche. Le vent est assez fort (les sauts suivants sont d’ailleurs repoussés). Mais mon moniteur est facile (ça fait 43 ans qu’il saute !). Nous nous posons tranquillement.

Le grand saut / Skydiving

Quel est le bilan de tout ça ? Dingue. Fou. Cinglé. Et tout autre synonyme. Quelque chose à faire dans sa vie. A refaire ? Je ne sais pas. Sentiment mitigé. Chute libre en souffrance, parachute génial. Mais j’ai clairement l’air heureux, une fois sur terre !

Le grand saut / Skydiving

Et si vous en voulez plus, la vidéo en-dessous !

Certes, le coût est élevé (235€ + 75€ si vous voulez la vidéo, dont j'ai extrait ces photos), mais c'est un souvenir d'une vie !
Les parachutistes de Dunkerque ici : http://www.parachutisme-nord.com/

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 20:19

Il y a des inventions fantastiques. Couchsurfing. Un Banana Split. Le football. Et plus récemment, à Saint-Omer, le café polyglotte.

Le principe est plutôt simple : une rencontre chaque mercredi, dans un bar de la ville (à tour de rôle le Dreams, le café de France et le Spey), pour discuter dans une autre langue. La part belle est faite à l’anglais, mais vous entendrez parfois de l’allemand, de l’espagnol ou de l’arabe. Bien sûr, le franglais est également très pratiqué !

L’idée est très bonne, encore faut-il qu’il y ait du monde…et là, c’est la surprise de mon retour dans l’Audomarois : il y a énormément d’étrangers à Saint-Omer ! Ou plus précisément d’étrangères ! (oui, c’est encore mieux !). La faute aux assistantes de langue qui pullulent dans les collèges et lycées du coin. Ainsi, je peux croiser Anglaises, Américaines, Canadiennes, Allemandes, Espagnole, Australien ou Marocains chaque mercredi, depuis l’automne... Bien sûr, il y a aussi quelques Français, chanceux qu'ils sont d'être si bien entourés ! Les discussions sont variées, passant de la qualité de la nourriture australienne (?) au funny fact about Canada, mélangés à ce qu'aurait pensé Freud de tout ça. Un petit jeu est organisé chaque semaine pour animer la soirée.

Le café polyglotte

Idée géniale n°2 : le café polyglotte ne se cantonne pas à sa réunion hebdomadaire. Une association est créée, les polyglottes audomarois. Et elle organise des activités ! Une soirée karaoké où j'ai pu faire étalage de ma maladie vocale. Direction Lewarde et son centre historique minier, à 4 voitures. Puis visite de Douai, pour une journée organisée sur le thème du ch'ti !

Le café polyglotte

Semaine après semaine, ces gens sont devenus mon rituel du mercredi. Un endroit que j’adore fréquenter. L’exemple d’un monde où les peuples se mélangent, où les cultures se confrontent, et apprennent tellement des uns des autres. Certains rient quand je dis que je pars. Car, 30 minutes plus tard, je suis toujours là. Que voulez-vous, c’est difficile de vous quitter et j’avoue n’avoir qu’une envie, c’est de passer des heures, des jours et des semaines en votre compagnie.

Je me devais d’organiser quelques activités, et montrer les choses sympas de la région (oui, oui, il y en a, par dizaines !). Direction Lille et son ambiance festive, Dunkerque et son carnaval déjanté.

Le café polyglotte
Le café polyglotte

Forcément, ça me change de ma routine et de l’écriture de ma thèse. Forcément, ça me rappelle un peu mon Erasmus. Encore plus cette semaine. Car, une par une, elles se sont envolées. Direction leur pays d’origine ou des voyages de fous à travers l’Europe. Alors les sourires sont un peu partis, et des larmes ont coulé. Au revoir, et souvent adieu. C’est ainsi la vie. C’est ainsi ma vie. Une rencontre avec des gens formidables, vivre l’instant présent, et se dire au revoir. Qu’importe, mon retour à la maison est facile, aussi grâce à ces gens-là. Regardez, j'ai même l'impression de voler !

Merci à Lucie et Tim de gérer tout ça d’une main de maître.

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 19:41

Drôle de sensation. Je vole. Il a suffi de pas grand-chose. Un SMS. Je l’attendais. Le téléphone avait vibré deux heures plus tôt, mais ce n’était pas le prénom espéré. Cette fois, c’est le bon. Je souris, un grand sourire. J’attends un peu, je savoure le moment. Et puis je le lis.

 

J’ai un crush. Ce que nous appellerions dans notre si belle langue française un béguin. Ça fait bizarre. Ça faisait longtemps. Cette attente des SMS, des messages Fb. Les souvenirs reviennent. Bien sûr, elle n’est pas française. Bien sûr, c’est une histoire impossible. Forcément. Sinon ça serait trop facile. Sinon, je n’aurais pas été intéressé, sans doute. Ce n’est pas volontaire. C’est ce que je suis. Il faut apparemment que la fille soit étrangère, et que l’histoire soit très compliquée.

 

Comment la décrire. Une folie. Un ouragan. Une machine à conversation. Des blagues en rafale, avec un taux de réussite moyen. C’est irrésistible. Quelque chose dans le regard. Un mélange de bonheur, et une pointe de tristesse.

Difficile de la lire, de la comprendre. Elle est énigmatique. Exubérante et timide à la fois. Un peu susceptible, terriblement insecure. Pourtant, elle a tout pour elle. Je pourrais lui écrire 100 compliments, et la cuddler pendant des heures.

 

J’aurais pu passer du temps avec elle avant. J’aurais peut-être dû. Mais c’est aussi bien comme ça. Je ne souffrirai pas. Car mon crush s’envole. Et ça ne m’empêche pas de sourire. Tellement content de le rencontrer, de la rencontrer. Un dernier câlin. Et le train partira.

 

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 22:27

Ce sera ton regard. Ce sera ton sourire. Ca débutera ainsi, car ça débute toujours ainsi. Tu comprendras de suite, car ça fait partie des choses que je ne sais pas cacher. Et tu liras très vite dans moi comme dans un livre ouvert. Les pages ne seront pas toujours fantastiques, elles ne seront pas toujours heureuses. Nous traverserons des épreuves, nous traverserons les doutes et les peines. Mais nous écrirons lettre après lettre, mot après mot, phrase après phrase, ce « nous » que j’utilise déjà aujourd’hui. Pardonne-moi, je ne sais pas encore qui tu es, ni à quoi tu ressembles. Mais je sais que tu es là, quelque part. Que tu existes. Et je te cherche, sans trop l’avouer, sans trop me l’avouer. Car sans toi les journées ne sont pas tout à fait les mêmes (et je n’évoque pas les nuits). Il y a un manque. Sans toi l’envie n’est pas là, sans toi l’espoir n’existe pas. Sans toi, ce n’est pas le bonheur. Je t’attends avec impatience, tu sais, le temps me paraissant bien long. Quelle peut être cette vie sans amour ? Une lente agonie. Une suite de souffrances. La définition du malheur. Mais je suis encore là car j’ai le souvenir de cette puissance, j’ai le souvenir de ces instants, j’ai le souvenir de ce sentiment. Je donnerais ma thèse, je donnerais mes amis, je donnerais ma famille. Ça n’est pas bien, je le sais, mais tu sais que j’exagère dans ces moments-là.

Attention à toi, je ne suis pas quelqu’un de bien. Je voudrais l’être, mais j’en suis encore loin. J’essaie de m’améliorer, pour être prêt le moment où je te rencontrerai. Car, à partir de ce jour-là, je me devrai d’être irréprochable. Je devrai être là pour toi, dans tes moments de faiblesses et de tristesses, pour te porter et te réconforter, pour faite naître tes sourires et permettre tes rires, pour t’enlacer tendrement et t’embrasser amoureusement. Car tu seras ma raison de vivre.

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 23:32

Cela fait plusieurs mois que je pense à écrire cet article. Mais j'ai du mal à trouver le juste équilibre. Car voyez-vous, j'ai une position bien arrêtée : non, les hommes et les femmes ne sont pas égaux.

 

Je vois des sourires crispés. Des sourcils froncés. Que voulez-vous mesdames, il faut bien se rendre à l'évidence : vous nous êtes de très loin supérieures.

 

Un premier chiffre qui le prouve : aujourd'hui, les prisons françaises sont peuplées à 96,5% d'hommes ! (!!!!!) Oui, messieurs, nous sommes violents, voleurs, tueurs et criminels. Beaucoup plus largement que le deuxième sexe. Il n'y a qu'à regarder autour de nous : une soirée alcoolisée, des regards ou des paroles échangés, et des coups qui pleuvent. Vous avez déjà vu ça, avec des filles ? Avez-vous déjà vu des supportrices féminines se taper sur la gueule parce que l'adversaire n'a pas les mêmes couleurs que vous ? Ce sont des expériences très personnelles, mais j'ai joué au football en district, j'ai supporté le PSG au Parc des Princes, j'ai fait la fête dans pas mal de boîtes ou à des carnavals. Et jamais je n'ai vu une bagarre de filles ! Jamais ! Ce n'est pas faute d'en chercher, ce n'est pas faute d'avoir toujours 2€ sur moi au cas où, afin d'être prêt pour les paris. Mais ça n'arrive pas. Par contre, des bagarres de mecs, j'en ai vues, et c'était moche.

 

Ce n'est pas tant la violence que le cerveau. Car oui mesdames, vous êtes plus intelligentes que nous. 87 % des filles réussissent le brevet contre 82 % des garçons. Vous êtes 89 % à décrocher le baccalauréat contre 85 % des garçons. 31 % obtiennent un diplôme allant de la licence au doctorat, contre 24 % des garçons. Et c'est pareil dans tous les pays occidentaux. Et je ne suis pas surpris. Je me souviens bien de moi, à 14 ans. Immaturité, tel était mon nom. Et si les filles de 14 ans sont loin d'être matures, elles le sont souvent plus que les garçons.

 

Je me pose la question : pourquoi l'homme est-il inférieur à la femme ? Est-ce de par son éducation ? Est-ce que c'est l'ordre naturel des choses ? Est-ce à cause de ce qui pend entre nos deux jambes ? La testostérone. Oui, peut-être. Il n'y a qu'à nous voir en soirée. Pendant que mesdames dansent et pensent à la musique, messieurs, nous pensons à cette jolie blonde et à comment la draguer. Nous pensons avec notre sexe. Tristesse.

 

Mesdames je vous admire. Vous êtes la vie, vous faites la vie. Je vais finir par croire que je suis amoureux de vous. [à part peut-être Madame Thatcher]

L'inégalité des sexes
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