5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 19:21

10 juin 1944. 642 morts.

Il y a parfois des silences très bruyants. Des maisons vides qui vous impressionnent. Un simple jouet qui vous bouleverse. Quelques mots, d’une petite fille de 10 ans, promettant de ne plus jamais faire de mal. Il y a les visages. Les photos, joyeuses, souriantes. Une église.

Oradour-sur-Glane, même si vous n’êtes pas très familier avec l’histoire, doit vous rappeler quelque chose. Un massacre. Une division SS en lutte avec des maquisards. Un village sur leur route. Et une tuerie, sans mobile, sans distinction. Hommes. Femmes. Enfants. Les premiers sont fusillés dans des granges. Les autres sont rassemblés dans l’église. Des bombes asphyxiantes. Et puis le feu.

(…)

Oradour-sur-Glane

Il y a l’horreur des faits. Le récit du musée. Et il y a le village. Resté tel quel. Pour ne pas oublier. Pour se souvenir. C’est un moment fort. Auschwitz, un lieu de massacre au Cambodge, le mémorial du génocide rwandais. J’en ai déjà vu, j’en ai déjà entendu. Mais là, je ne sais pas pourquoi, ça me touche vraiment. Enormément. Les petits détails. Les petites lettres entreposées. Les petits objets récupérés. Le cimetière et les mots des survivants, « tué par les Boches » que c’est écrit.

Les plaies ne sont pas cicatrisées. Cela semble impossible. Surtout que le jugement des criminels a fait grand bruit en 1953 : les condamnés alsaciens sont amnistiés moins d’une semaine après leur condamnation, à la suite d’une proposition de loi. Limousins contre Alsaciens. Le débat fait encore rage aujourd’hui.

Oradour-sur-Glane

Un lieu que je conseille, aux petits, aux grands, aux jeunes, aux vieux. Aux démocrates, et aux racistes.

Oradour-sur-Glane
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 17:07

« Mais, qu’est-ce que tu vas faire après ta thèse ? ». Si tu fais un doctorat, tu devras répondre à cette question environ 437 fois! (elle vient en tête, suivie de très près par « c’est quoi ton sujet au fait ? » et « mais à quoi ça sert un doctorat ? »). Bon, j’ai un problème : j’ai changé de discours environ 436 fois. Et alors que la fin de ma thèse approche à grands pas (je dirais même plus : au grand galop), il me faut un peu anticiper. Gouverner, c’est prévoir. Juillet, c’est relecture. Septembre, c’est le dépôt. Novembre, c’est la soutenance. Et puis ?

 

Deux plans. Tout d’abord le plan A. Comme Adulte. Septembre, je me mets en remplaçant en professeur d’histoire dans l’académie de Lille. J’ai toujours eu envie d’enseigner au collège ou en lycée. Là, une remarque que j’ai déjà entendue 53 fois : « mais pourquoi ne pas enseigner à l’université ? ». Deux raisons : les postes, qui sont beaucoup (beaucoup) plus nombreux dans le secondaire. Et surtout cette envie d’enseigner à des adolescents. Beaucoup pensent que je suis fou (c’est le cas), que je serais bien plus tranquille à l’université etc. Mais ce n’est pas mon envie du moment. Je ne veux pas être tranquille (pas avant la retraite en tout cas). Et je veux me confronter à cette expérience du collège ou du lycée.

« Oui, mais après ? » Après, si ça me plaît, je peux passer les concours. Je peux regarder d’un peu plus près les lycées français de l’étranger. En vérité, après, ça me paraît trop loin. Il y a trop d’étapes avant ça. Surtout qu’il y a le plan F.

 

Le plan F. Comme Folie.

Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Voilà comment avancent les secondes avant mes 30 ans. Certains pensent que c’est un cap. Que c’est vraiment là où l’on peut se dire adulte. Ils n’ont pas forcément tort. Mais j’ai une autre définition d’adulte, et je m’y tiens depuis plusieurs années, persuadé que c’est la bonne : on devient un adulte le jour où l’on travaille (pour de vrai). C’est la fin des études qui vous fait tomber dans cette catégorie. Car travail dit salaire, appelle appartement, demande déclaration de revenus etc. Aujourd’hui, ma vie n’est pas celle d’un adulte, malgré mes 29 ans sur ma tête (oui, oui). Je reste un étudiant. Pas en première année de licence, certes, mais sans salaire, sans appartement, et avec une déclaration de revenus qui s’effectue en deux minutes montre en main.

La fin de ma thèse m’oblige forcément à rencontrer ce mur, cette barrière, cette porte (attendez, je cherche une métaphore correcte). Ce toboggan ! Oui, c’est ça. La fin de la thèse peut me faire entrer dans un toboggan, celui du travail. Une fois dedans, ça glisse, parfois très vite, jusqu’à la fin. Oui, je sais, ma vision du travail est un peu subjective, mais c’est l’impression qui m’est renvoyée par ceux qui m’entourent. Trouver un travail, c’est devenir un adulte. Et j’ai l’impression qu’il n’y a pas vraiment de marche arrière. Surtout à 30 ans.

Tic. Tac. Tic. Tac. Or, je remarque un autre toboggan, juste à côté. Un toboggan très différent, plus incertain, très sombre. Je ne vois pas vraiment ce qui s’y cache, mais il a clairement un look un peu plus sexy. A l’intérieur, il peut y avoir du travail, mais il y a aussi du voyage, des rencontres, un exil. C’est sans aucun doute un toboggan qui me fait glisser sur un autre continent, pas encore arpenté. Il n’empêchera pas de revenir sur le toboggan travail dans quelques mois ou années, car celui-là, il ne bouge pas. Il restera là, bien ancré sur ses fondations. L’autre, par contre, est un toboggan éphémère. La porte est ouverte à la fin de ma thèse. C’est peut-être la dernière fois.

Devenir un adulte, c’est une question de choix. De volonté. Je peux franchir le pas. Une partie de moi en a envie, parfois. Travail. Famille. (non, non, pas patrie). Ami-e-s. Et je suis sûr que je rencontrerai des grands moments de bonheur si je me mets à glisser là-dessus. Mais une autre partie de moi fait l’éloge de la folie. Du Carpe Diem. Me rappelle le temps qui passe. Ceux qui partent avec des regrets. Ceux qui l’auraient vécu différemment. Une vie. Une seule.

Alors je regarde un carte du monde, comme je l’ai fait tant de fois. Tic. Tac.

Devenir un adulte
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 18:44

3 sauts à l’élastique manqués en raison de la météo. Une entreprise qui fait faillite/se barre avec la caisse. Clairement, j’avais l’impression d’être le chat noir. Et je me demandais : « dois-je vraiment faire un saut ou est-ce que quelqu’un m’envoie un message ??! ».

Ce samedi, direction Marck, ville voisine de Calais. C’était là où je voulais sauter, et pas ailleurs. Je rêvais de voir le détroit de la Manche et les falaises anglaises du ciel. Mon certificat médical en poche (pas comme François Pignon), je fais mon inscription, et mes ami(e)s/ma famille payent (pratique !). Ca y est. Je n’ai jamais été aussi près/prêt ! Nous voyons les avions décoller, nous voyons les parachutistes atterrir. Tous ont des grands sourires, et des mots dans la bouche, de ceux que l’on n’utilise pas tous les jours (« incroyable », « fou », « génial »). Julie est à mes côtés, Sarah et Lucas nous ont rejoints. Cette belle équipe va partager ce rêve.

Après une mini formation (quelle position adopter pendant la chute, où placer les bras etc.), je mets ma combinaison, et en route ! Nous grimpons dans un petit avion. Nous sommes neuf, et clairement, on est super serré ! Mais ça n’entame pas ma bonne humeur : pas stressé, et en forme !

 

Le grand saut / Skydiving
Le grand saut / Skydiving
Le grand saut / Skydiving
Le grand saut / Skydiving

Calais vu du ciel. Le sable, la Manche, les étangs et en bas à droite le camp de réfugiés.

Le grand saut / Skydiving

Je me régale pendant le vol. Nous observons les falaises du Kent au loin, tandis que la mer du Nord vue du ciel est bleu turquoise !!! (sauf au niveau du port, où les taches d’huile ne font pas rêver à une baignade).

Altitude : 4 000 mètres. C’est l’heure. Mon moniteur me rappelle les consignes, m’attache au plus près de lui. 4 types sont là avant nous, ils vont sauter pour aller faire des figures. La porte de l’avion s’ouvre. Là, j’hallucine un peu. C’est bizarre cette sensation d’ouvrir la porte d’un avion alors que l’on est en vol ! Les 4 paras se mettent près du bord et….hop !

Le grand saut / Skydiving

D’où je suis assis, j’ai l’impression qu’ils partent à 200 km/h ! Impressionnant ! Pas le temps de tergiverser que je passe ma jambe droite au-dessus du banc, et me rapproche de la porte. Je m’assois, les pieds dans le vide. J’ai l’air souriant, mais c’est forcé pour la vidéo ! Une pensée me traverse : pourquoi suis-je là ??? Mon pouls monte à 200, et si ça ne tenait qu’à moi, je ferais demi-tour illico ! Mais c’est mon moniteur qui me tient, et lui ne me pose pas la question cruciale ! Il saute ! Enfin, nous sautons !

Le grand saut / Skydiving
Le grand saut / Skydiving

Là, j’ai l’impression de boire la tasse. Une énorme tasse d’air ! Ma tête tourne dans tous les sens, j’ai mal aux oreilles, les larmes me montent aux yeux ! J’ai ressenti la sensation de tomber pendant deux secondes, et puis nous nous stabilisons. La chute libre va durer 50 secondes, mais j’ai l’impression que ça dure à la fois 15 secondes et bien trop longtemps ! Je vais subir la chute libre. Mes oreilles souffrent énormément. J’ai envie de regarder la terre, mais je sais que je dois regarder l’horizon. J’observe la mer, je regarde mon caméraman, qui vient me serrer la main ! Je reste souriant, mais je vous garantis que je souffre, surtout quand le moniteur m’explique que l’on va faire quelques tours sur nous-mêmes !

Le grand saut / Skydiving

Nous prenons de la vitesse, beaucoup de vitesse : proche des 200 km/h ! Ça décoiffe ! A 1500 mètres d’altitude, c’est la fin de la chute libre, le moniteur tire le parachute !

Le grand saut / Skydiving

Là, une impression : le silence ! Un énorme silence ! Plus d’air à travers les oreilles (et l’ensemble du corps), plus de vitesse, tout paraît calme, paisible. Je peux enfin regarder le sol, la mer, la plage. Calais paraît petit, et j’ai l’impression de dominer le monde ! Clairement, ça va mieux ! Le moniteur me file les manettes du parachute, m’explique comment faire des virages. Et puis il se fait plaisir et fait lui-même des virages énormes ! Je me prends une force centrifuge assez incroyable, j’ai des fourmis qui naissent dans mes chaussures et sur les jambes. Il arrête, et je souffle !

La piste se rapproche. Le vent est assez fort (les sauts suivants sont d’ailleurs repoussés). Mais mon moniteur est facile (ça fait 43 ans qu’il saute !). Nous nous posons tranquillement.

Le grand saut / Skydiving

Quel est le bilan de tout ça ? Dingue. Fou. Cinglé. Et tout autre synonyme. Quelque chose à faire dans sa vie. A refaire ? Je ne sais pas. Sentiment mitigé. Chute libre en souffrance, parachute génial. Mais j’ai clairement l’air heureux, une fois sur terre !

Le grand saut / Skydiving

Et si vous en voulez plus, la vidéo en-dessous !

Certes, le coût est élevé (235€ + 75€ si vous voulez la vidéo, dont j'ai extrait ces photos), mais c'est un souvenir d'une vie !
Les parachutistes de Dunkerque ici : http://www.parachutisme-nord.com/

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 20:19

Il y a des inventions fantastiques. Couchsurfing. Un Banana Split. Le football. Et plus récemment, à Saint-Omer, le café polyglotte.

Le principe est plutôt simple : une rencontre chaque mercredi, dans un bar de la ville (à tour de rôle le Dreams, le café de France et le Spey), pour discuter dans une autre langue. La part belle est faite à l’anglais, mais vous entendrez parfois de l’allemand, de l’espagnol ou de l’arabe. Bien sûr, le franglais est également très pratiqué !

L’idée est très bonne, encore faut-il qu’il y ait du monde…et là, c’est la surprise de mon retour dans l’Audomarois : il y a énormément d’étrangers à Saint-Omer ! Ou plus précisément d’étrangères ! (oui, c’est encore mieux !). La faute aux assistantes de langue qui pullulent dans les collèges et lycées du coin. Ainsi, je peux croiser Anglaises, Américaines, Canadiennes, Allemandes, Espagnole, Australien ou Marocains chaque mercredi, depuis l’automne... Bien sûr, il y a aussi quelques Français, chanceux qu'ils sont d'être si bien entourés ! Les discussions sont variées, passant de la qualité de la nourriture australienne (?) au funny fact about Canada, mélangés à ce qu'aurait pensé Freud de tout ça. Un petit jeu est organisé chaque semaine pour animer la soirée.

Le café polyglotte

Idée géniale n°2 : le café polyglotte ne se cantonne pas à sa réunion hebdomadaire. Une association est créée, les polyglottes audomarois. Et elle organise des activités ! Une soirée karaoké où j'ai pu faire étalage de ma maladie vocale. Direction Lewarde et son centre historique minier, à 4 voitures. Puis visite de Douai, pour une journée organisée sur le thème du ch'ti !

Le café polyglotte

Semaine après semaine, ces gens sont devenus mon rituel du mercredi. Un endroit que j’adore fréquenter. L’exemple d’un monde où les peuples se mélangent, où les cultures se confrontent, et apprennent tellement des uns des autres. Certains rient quand je dis que je pars. Car, 30 minutes plus tard, je suis toujours là. Que voulez-vous, c’est difficile de vous quitter et j’avoue n’avoir qu’une envie, c’est de passer des heures, des jours et des semaines en votre compagnie.

Je me devais d’organiser quelques activités, et montrer les choses sympas de la région (oui, oui, il y en a, par dizaines !). Direction Lille et son ambiance festive, Dunkerque et son carnaval déjanté.

Le café polyglotte
Le café polyglotte

Forcément, ça me change de ma routine et de l’écriture de ma thèse. Forcément, ça me rappelle un peu mon Erasmus. Encore plus cette semaine. Car, une par une, elles se sont envolées. Direction leur pays d’origine ou des voyages de fous à travers l’Europe. Alors les sourires sont un peu partis, et des larmes ont coulé. Au revoir, et souvent adieu. C’est ainsi la vie. C’est ainsi ma vie. Une rencontre avec des gens formidables, vivre l’instant présent, et se dire au revoir. Qu’importe, mon retour à la maison est facile, aussi grâce à ces gens-là. Regardez, j'ai même l'impression de voler !

Merci à Lucie et Tim de gérer tout ça d’une main de maître.

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 19:41

Drôle de sensation. Je vole. Il a suffi de pas grand-chose. Un SMS. Je l’attendais. Le téléphone avait vibré deux heures plus tôt, mais ce n’était pas le prénom espéré. Cette fois, c’est le bon. Je souris, un grand sourire. J’attends un peu, je savoure le moment. Et puis je le lis.

 

J’ai un crush. Ce que nous appellerions dans notre si belle langue française un béguin. Ça fait bizarre. Ça faisait longtemps. Cette attente des SMS, des messages Fb. Les souvenirs reviennent. Bien sûr, elle n’est pas française. Bien sûr, c’est une histoire impossible. Forcément. Sinon ça serait trop facile. Sinon, je n’aurais pas été intéressé, sans doute. Ce n’est pas volontaire. C’est ce que je suis. Il faut apparemment que la fille soit étrangère, et que l’histoire soit très compliquée.

 

Comment la décrire. Une folie. Un ouragan. Une machine à conversation. Des blagues en rafale, avec un taux de réussite moyen. C’est irrésistible. Quelque chose dans le regard. Un mélange de bonheur, et une pointe de tristesse.

Difficile de la lire, de la comprendre. Elle est énigmatique. Exubérante et timide à la fois. Un peu susceptible, terriblement insecure. Pourtant, elle a tout pour elle. Je pourrais lui écrire 100 compliments, et la cuddler pendant des heures.

 

J’aurais pu passer du temps avec elle avant. J’aurais peut-être dû. Mais c’est aussi bien comme ça. Je ne souffrirai pas. Car mon crush s’envole. Et ça ne m’empêche pas de sourire. Tellement content de le rencontrer, de la rencontrer. Un dernier câlin. Et le train partira.

 

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 22:27

Ce sera ton regard. Ce sera ton sourire. Ca débutera ainsi, car ça débute toujours ainsi. Tu comprendras de suite, car ça fait partie des choses que je ne sais pas cacher. Et tu liras très vite dans moi comme dans un livre ouvert. Les pages ne seront pas toujours fantastiques, elles ne seront pas toujours heureuses. Nous traverserons des épreuves, nous traverserons les doutes et les peines. Mais nous écrirons lettre après lettre, mot après mot, phrase après phrase, ce « nous » que j’utilise déjà aujourd’hui. Pardonne-moi, je ne sais pas encore qui tu es, ni à quoi tu ressembles. Mais je sais que tu es là, quelque part. Que tu existes. Et je te cherche, sans trop l’avouer, sans trop me l’avouer. Car sans toi les journées ne sont pas tout à fait les mêmes (et je n’évoque pas les nuits). Il y a un manque. Sans toi l’envie n’est pas là, sans toi l’espoir n’existe pas. Sans toi, ce n’est pas le bonheur. Je t’attends avec impatience, tu sais, le temps me paraissant bien long. Quelle peut être cette vie sans amour ? Une lente agonie. Une suite de souffrances. La définition du malheur. Mais je suis encore là car j’ai le souvenir de cette puissance, j’ai le souvenir de ces instants, j’ai le souvenir de ce sentiment. Je donnerais ma thèse, je donnerais mes amis, je donnerais ma famille. Ça n’est pas bien, je le sais, mais tu sais que j’exagère dans ces moments-là.

Attention à toi, je ne suis pas quelqu’un de bien. Je voudrais l’être, mais j’en suis encore loin. J’essaie de m’améliorer, pour être prêt le moment où je te rencontrerai. Car, à partir de ce jour-là, je me devrai d’être irréprochable. Je devrai être là pour toi, dans tes moments de faiblesses et de tristesses, pour te porter et te réconforter, pour faite naître tes sourires et permettre tes rires, pour t’enlacer tendrement et t’embrasser amoureusement. Car tu seras ma raison de vivre.

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 23:32

Cela fait plusieurs mois que je pense à écrire cet article. Mais j'ai du mal à trouver le juste équilibre. Car voyez-vous, j'ai une position bien arrêtée : non, les hommes et les femmes ne sont pas égaux.

 

Je vois des sourires crispés. Des sourcils froncés. Que voulez-vous mesdames, il faut bien se rendre à l'évidence : vous nous êtes de très loin supérieures.

 

Un premier chiffre qui le prouve : aujourd'hui, les prisons françaises sont peuplées à 96,5% d'hommes ! (!!!!!) Oui, messieurs, nous sommes violents, voleurs, tueurs et criminels. Beaucoup plus largement que le deuxième sexe. Il n'y a qu'à regarder autour de nous : une soirée alcoolisée, des regards ou des paroles échangés, et des coups qui pleuvent. Vous avez déjà vu ça, avec des filles ? Avez-vous déjà vu des supportrices féminines se taper sur la gueule parce que l'adversaire n'a pas les mêmes couleurs que vous ? Ce sont des expériences très personnelles, mais j'ai joué au football en district, j'ai supporté le PSG au Parc des Princes, j'ai fait la fête dans pas mal de boîtes ou à des carnavals. Et jamais je n'ai vu une bagarre de filles ! Jamais ! Ce n'est pas faute d'en chercher, ce n'est pas faute d'avoir toujours 2€ sur moi au cas où, afin d'être prêt pour les paris. Mais ça n'arrive pas. Par contre, des bagarres de mecs, j'en ai vues, et c'était moche.

 

Ce n'est pas tant la violence que le cerveau. Car oui mesdames, vous êtes plus intelligentes que nous. 87 % des filles réussissent le brevet contre 82 % des garçons. Vous êtes 89 % à décrocher le baccalauréat contre 85 % des garçons. 31 % obtiennent un diplôme allant de la licence au doctorat, contre 24 % des garçons. Et c'est pareil dans tous les pays occidentaux. Et je ne suis pas surpris. Je me souviens bien de moi, à 14 ans. Immaturité, tel était mon nom. Et si les filles de 14 ans sont loin d'être matures, elles le sont souvent plus que les garçons.

 

Je me pose la question : pourquoi l'homme est-il inférieur à la femme ? Est-ce de par son éducation ? Est-ce que c'est l'ordre naturel des choses ? Est-ce à cause de ce qui pend entre nos deux jambes ? La testostérone. Oui, peut-être. Il n'y a qu'à nous voir en soirée. Pendant que mesdames dansent et pensent à la musique, messieurs, nous pensons à cette jolie blonde et à comment la draguer. Nous pensons avec notre sexe. Tristesse.

 

Mesdames je vous admire. Vous êtes la vie, vous faites la vie. Je vais finir par croire que je suis amoureux de vous. [à part peut-être Madame Thatcher]

L'inégalité des sexes
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 23:09

Il est de ces soirées où tout nous semble possible, où le monde nous paraît si petit, où chaque barrière semble être franchissable. Certains ont cette sensation après quelques verres d’alcool, d’autres s’injecteront un peu d’héroïne. Moi, ça me vient comme ça, après un bon film.

Ce soir, j’ai envie d’être fou, de prendre la voiture et d’aller entendre le bruit des vagues, la fureur de l’océan. J’ai envie de goûter la neige fraîche en haut d’une montagne, et de mettre mes pieds dans un ruisseau. Je me vois sur une plage tropicale après avoir pris un ticket d’avion au hasard, et sans prévenir qui que ce soit me barrer de l’autre côté du monde. Ce soir, j’en ai un peu ma claque de regarder mes journées défiler sans arrêt à la station folie. Toutes ces minutes perdues, toutes ces semaines remplies de médiocrité. Ce n’est pas mon idée de la vie, ce n’est pas comme cela que je la conçois.

C’est un éloge de la folie. Un poème à la vie.

Je ne me sens jamais autant vivant que dans ces décisions. Que lorsque l’idée étriquée arrive dans mon cerveau. Je me vois déjà la réaliser, la vivre, et je souris à la vie, à cette folie. Bon Dieu, que tout le monde puisse connaître ce sentiment. Parce que décider d’un tour du monde, c’est presqu’aussi génial que de le vivre. Parce que nager dans un lac glacé c’est se réchauffer le cœur pour des années. Parce que lever le pouce sur une route de France, c’est lever le pouce au monde qui nous entoure. Le bonheur est ainsi fait chez moi. Et ce que je recherche chez l’autre, c’est bel et bien ça. Parce que la première question que je pose parfois s’intitule : « c’est quoi le moment le plus fou de ta vie ». Un soir, à Bordeaux, deux filles m’ont répondu que c’était d’être allé manger chez des gens qu’elles ne connaissaient pas.

Nous sommes dans une société qui ne nous encourage pas à vivre nos rêves les plus fous. Il faut être plus terre à terre, plus réaliste, moins utopiste. Je me souviendrai toujours de la première réaction de mon père lorsque j’ai dit que je voulais faire un tour du monde : « redescends sur Terre un peu ». Car les tours du monde ça n’existe pas. Pas chez nous en tout cas. Mais moi, je ne veux pas redescendre sur Terre, je veux justement voler, à plusieurs kilomètres de haut, et que l’on me balance d’un avion en plein vol, un parachute sur le dos. Je veux avaler les nuages, aspirer l’air glacé et faire l’oiseau. Je veux foncer à plusieurs centaines de kilomètres heure, que mes oreilles aient l’impression d’être dans un bocal, et que mes yeux pleurent de bonheur.

Bon sang, nous n’avons qu’une vie. Si demain on nous annonce une mort imminente, qui nous laisse une semaine à vivre, que ferons-nous ? Toutes les folies que nous nous interdisons pourtant. Nous laisserions l’honnêteté prendre le dessus, dirions merde aux gens qui nous font chier et je t’aime aux gens que nous aimons. Nous quitterions notre boulot, et partirions avec des amis le temps d’un week-end. Tout le monde trouverait du temps pour toi, car tout le monde saurait que tu n’es là qu’un petit bout de temps encore. Eh ! Mais c’est justement le principe de la vie ! Une semaine passe vite, et une vie, encore plus. On se faisait la réflexion récemment avec un bon copain, le temps accélère, toujours. On pense que ça va finir par ralentir un jour, mais c’est une lutte perdue d’avance. La première vitesse a été passée lors de notre première année de vie, la deuxième lors de la deuxième, et la cinquième lors de la cinquième. Depuis, on roule en sixième, à 230 km/h (en vérité, à 1670 km/h, puisque c’est la vitesse de la rotation de la terre !).

 

Bon, il est minuit, je vais me coucher. La folie attendra la fin de ma thèse.

 

Eloge de la folie
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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 11:25

Nouvel An, personnellement, me fait royalement chier. Bonne année, bonne santé, r.a.b., tel serait mon credo. Et chaque année, pourtant, il faut « organiser » cette soirée comme si c'était la soirée de l'année, voir même de la décennie. Cette fois, j'ai choisi la facilité, et j'ai attendu que l'on m'invite quelque part ! Car l'année dernière, le 1er janvier, nous avions organisé avec succès un nouvel an à Bruxelles... Et c'est là le seul avantage de ce changement d'année, l'occasion de se faire un rappel des 365 jours écoulés.

Le 31 décembre 2014, à Bruxelles, on pouvait encore faire la fête sans problème et Moleenbek n'était pas encore connu de chaque Français. Un feu d'artifice ne nous faisait pas peur, ni même un bar un peu geek où nous avons chanté avec succès (ou pas).
Dès le 2 janvier, nous enchaînions avec une soirée lilloise devenue légende.

C'était la période des bonnes résolutions, des objectifs de l'année, des compétitions lancées. J'annonçais avec joie mon intention de revenir très vite dans ma région, après 3 mois supplémentaires à Bordeaux.

Le 7 janvier 2015, j'ai eu mal à ma liberté d'expression, avec les attentats contre Charlie Hebdo. Je m'en souviendrai longtemps, le retour dans mon appartement, les infos, la descente de deux étages pour en parler avec Jérôme, le regroupement spontané du lendemain, le suivi de l'assaut en plein cours d'histoire de l'Islam, et la manifestation nationale. J'étais Lulu.

A Bordeaux, j'ai accueilli des amis dans de bonnes conditions (Marie-Eve, Sophie), d'autres dans de moins bonnes (Europa Tour), d'autres carrément pas ! (les Audomarois). La faute à une maison qui fut le running-gag du début d'année, mais qui me permit d'obtenir un beau chèque au printemps. Des Couchsurfers m'ont également rendu visite (Do Yeon pour la Corée du Sud, Sophia pour la France) ou m'ont cotoyé (Kristyna pour la République Tchèque). J'ai passé du bon temps en Gironde, Olivier, Sina, Myriam, le LAM et mes tandems allemandes y sont pour beaucoup.

Le zapping de l'année 2015

Pendant mes aller-retour réguliers dans ch'nord, je suis devenu un spécialiste de squash, des soirées lilloises, des matchs d'improvisiation (et d'un samedi soir sous la pluie à Isbergues, « bonsuuoéir »), j'ai revu Bruxelles avec Pauline, Laval avec Mélanie, la bande de Dunkerque avec Perrine et Romain, et les Arrageois sont toujours restés pas très loin. J'ai également patienté 2h45 devant le plus grand accident de l'année sur l'A1 (et un brasier jamais vu).

Avril 2015, l'Ethiopie. Un rêve qui devient réalité. Une première expérience au service de l'Etat, un travail très intéressant (et trop prenant), et une expérience Couchsurfing magnifique grâce à ma colocation allemande (Valerie et Mitja). Une nourriture fantastique, un mariage loufoque, et uné église totalement déjantée.

Après quelques paquitos audomarois et du théâtre bruaysien, je m'envole à nouveau, vers le Canada. Un congrès international, et un voyage génial. Montréal, ville attractive, accueillie par une Couchsurfer qui l'était tout autant, Québec et son histoire, Toronto et les chutes du Niagara. La poutine, et cet accent que j'adore.

Le zapping de l'année 2015

A peine rentré que je repars pour Romorantin et ses otaries (true story!). Et enfin, à la fin du mois de juin, je me pose pour quelques semaines dans ch'nord. Des bordées dunkerquoises faites de jolies rencontres, un Couchsurfer à vélo, le Main Square festival (IAM, Muse, Shaka Ponk, Pharell Williams, Mumford and Sons, et tous les autres), des visites à Paris et ECAS2015, du paintball, du poker, le 600ème anniversaire d'Azincourt , le marais audomarois en barque ou en courant, et la baie de Somme en compagnie des Arrageois et d'une Burundaise.

Au mois d'août, c'est une nouvelle folie. Un voyage en stop à travers la France (lien), les châteaux de la Loire, le marais poitevin, Bordeaux et son stade, les rouleaux du pays basque, la féria de Dax (malgré tout!), le mur de Gavarnie, Lascaux, Sarlat, Padirac, Aurillac, et les volcans d'Auvergne (on oublie Tulle). Tout cela ponctué de rencontres dingues, d'un Portugais loufoque-pervers à une Américaine à l'histoire folle, d'un Français avec sa cabane dans les bois et son pont népalais aux autres Couchsurfers et ami(e)s (ou parents d'ami(e)s). Christophe, Pierre et Juliette ont partagé cela avec nous.

Le zapping de l'année 2015

A peine revenu que je repars une dernière fois, direction Marseille (et l'ascension de la Sainte-Victoire à défaut de la descente en élastique) puis la Corse, île de beauté.

 

Je finis mon année 2015 la tête dans la thèse. Je vois même mon salaud d'Olivier soutenir la sienne, avec un énorme succès. A Bordeaux, je revois plusieurs fois Helena, et c'est mon Erasmus qui défile. Lille reste ma ville de course (10 km de la braderie), de fête, de football (ou comment je vois ma défaite MPG en direct face au vieux Moundir et son équipe de mer**), et même d'une annonce de mariage ! L'embrasement du beffroi d'Arras, les anniversaires d'Astrid à Dunkerque ou de Corentin à Saint-Omer. Et puis Noël à Marseille..

 

Je ne suis sans doute pas complet, et j'ai dû oublier quelques évènements marquants. Mais je sais que je n'ai pas besoin de tous vous citer, et que beaucoup se reconnaîtront dans cette belle liste, qui me rappelle à quel point 2015 fut une année chargée où le terme d'ennui n'a pas beaucoup existé. J'ai repris le football, j'ai regardé des films géniaux (top 3 de l'année : Gone Girl, Whiplash, et les Xavier Dolan), j'ai découvert une histoire familiale de la première guerre mondiale...

 

Mais je ne peux pas terminer mon zapping 2015 sans parler de mon 13 novembre. J'étais dans l'Irlandais (bar ambiance lillois), et j'apprenais qu'un attentat avait eu lieu à Paris. Il y a une vingtaine de morts. Malgré l'annonce et un contre-coup d'une vingtaine de minutes, j'ai continué ma soirée, dans une belle ambiance festive. Et puis je suis allé à la Boucherie (boîte lilloise), et j'ai vu sur la télévision le Bataclan, et ce bilan de 120 morts. Là, j'ai bien essayé de repartir sur la piste, mais l'ambiance festive me semblait tellement inappropriée, limite indescente. Le retour et la radio, puis Internet. Les larmes me sont montées plusieurs fois, parce que la génération Bataclan, c'était la génération Erasmus-Easyjet comme le dit si bien un article du Monde, et que l'on se retrouve toujours plus dans les morts français que népalais, centrafricains ou syriens (cruel mais vrai). Je pourrais vous parler des élections départementales ou régionales, et d'un engagement en politique, mais je garde tout ça pour un prochain article.

 

Je terminerai plutôt avec les filles, car je sais que c'est là un sujet qui vous intéresse beaucoup (c'est en tout cas celui dont j'ai le plus les échos!). 2015 fut une année de belles rencontres, mais pas d'amour. Sans doute n'étais-je pas prêt. Ou tout simplement je n'ai pas rencontré la bonne. Mais je les remercie quand même, comme je remercie chaque personne croisée cette année et qui aura contribué à faire de cette année une belle année. J'ai été heureux une bonne partie de mon temps. Que 2016 puisse être ainsi, pour moi, et pour vous.

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 10:48

Je suis un homme de résolution. C'est facile : sans objectif, je ne fais rien. Je reste dans mon canapé à zoner sur le Net, tel le Geek que j'étais pendant mon adolescence. A la fin de la journée, je regardais celle-ci avec tristesse, ayant l'impression de n'avoir rien fait (hormis gagner un titre sur Football Manager, mais je me suis rendu compte que ça ne servait pas sur un CV...). Du coup, je m'oblige très réuglièrement à faire des listes, quasi-hebdomadairement, pour les choses que je dois faire. Les résolutions, c'est le même système que ces listes, sauf que c'est sur un temps plus long (une année) et qu'elles concernent les choses que je VEUX faire. Que je veux vraiment faire. Celles qui me rendront heureux, celles qui me rendront fier de moi (de l'importance de s'apprécier, tout de même un minimum). Après, ce ne sont que des objectifs, et je ne les réalise pas toujours (le terme de résolution est aussi utilisé par l'ONU...). Ainsi, en 2015, j'ai réussi à :

 

- Etre heureux

- Ecrire ma thèse

- Aller trois fois au théâtre dans l'année

- Refaire du sport

- Prendre trois kilos (61,3 kg au 1er janvier 2015)

- Visiter deux nouveaux pays

- Apprendre à faire un nœud de cravate

 

J'ai fait à moitié

 

- Aller voir un match de rugby et de football à Bordeaux

 

Et j'ai échoué à

 

- Visiter San Sebastian

- Faire du surf

- Réaliser deux missions de ma Bucket List

- Etre quelqu'un de bien

 

Bien sûr, cette liste est très personnelle, comme le regard que je porte sur elle. J'ai l'impression d'avoir été heureux cette année, j'ai écrit en partie ma thèse, j'ai repris le football, je suis allé au théâtre, je n'ai pas pris 3 kilos, mais 6 ! (les miracles existent donc !). J'ai découvert l'Ethiopie et le Canada, et je sais faire des nœuds de cravate. Je suis allé voir deux matchs de foot à Bordeaux (à Lescure et dans le nouveau stade, mais interdiction de prononcer son nom...). Par contre, pas de rugby (et c'est dommage), ni de San Sebastian, ou de surf. Ma Bucket List n'a pas bougé (et là c'est grave!), et je ne pense pas avoir été quelqu'un de bien cette année (et là, c'est encore plus grave!).

 

Reste que c'est un ratio de succès de plus de 50%. Plutôt pas mal, et encourageant pour 2016. L'objectif est de mieux faire, avec ces nouvelles résolutions :

 

Découvrir deux nouveaux pays

Courir 10 km en moins de 40 minutes

Découvrir deux nouveaux sports

Regarder 100 films

Lire 3 livres n'ayant aucun rapport avec ma thèse

Arriver à 70 kg

Sauter à l'élastique

Sauter en parachute

Voir la politique d'un peu plus près

Travailler au moins 3 mois.

Etre docteur

Etre quelqu'un de bien

 

Challenge accepted !

Les bonnes résolutions 2016
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