25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 23:21

Le poids des mots. Le choc des photos. Le charme des vidéos.

 

Noël c’est l’occasion de faire des choses que vous ne faites pas le reste de l’année. Manger une dinde avec un grand oncle. Jouer à la poupée avec votre petite cousine. Regarder de vieilles vidéos en famille. Pour nous, cette année, c’est la dernière option qui a été choisie. Assis à 4 dans un canapé marseillais, replongeant dans 3 heures de souvenirs de 1992 et 1993.

Rire de soi et rire de ses sœurs. A 5 ans, on est bête, et on est mignon. A 5 ans, je danse comme une star à la fête de l’école primaire : lunettes de soleil, jean relevé, le pas du rockeur (tu m’étonnes que j’en charme plus d’une à Lille !). A 5 ans, j’effectue mes premiers mètres sur mon vélo, sans les petites roues. Je tangue, je vacille, et perds l’équilibre. Il fait rien qu’à m’énerver ce vélo qui ne fait que tomber… (chanson de Bénabar le vélo, indispensable à l’écoute). Et puis à 5 ans, je discute avec mon grand-père, j’offre ses cadeaux, et je croise mon arrière-grand-mère.

 

Les morts vivants. Les morts qui parlent. Les morts qui rient. Les malades qui sourient. Ces gens-là, en pleine force de l’âge, sont parfois aujourd’hui entre quatre planches en bois. Ou dans un lit d’hôpital, atteint d’un cancer. Ou dans une maison de retraite, atteint d’Alzheimer. Pour nous, ce n'est pas possible de les oublier. Ils sont là, dans l'écran. Les souvenirs remontent. L’odeur de la cigarette de mon grand-père dans sa 205, le paquet de Gitanes. L’accent flamand de l’autre, et du troisième. Le rire un peu fou de ma grand-mère. Aujourd’hui, ils sont disparus. Les anciens partent, nous laissant ces quelques images, ces quelques paroles. Et cette piqûre de rappel : nous finirons tous ainsi.

 

Oui, je sais, cet article sent bon l’esprit de Noël ! (plutôt le sapin, sic !) Mais que voulez-vous, j’ai toujours tendance à être un peu cassant à cette période de l’année. Trop de bons sentiments, trop de bouffes, trop de cadeaux. Et l’impression de passer à côté de quelque chose, le reste de mon année.

2015 s’achève. Enfin. Quelle année de m**** diront certains. Tu m’étonnes, entre les deux attentats et le résultat des élections, pas sûr que la France se porte mieux que l’année dernière. Personnellement, 2015 ne fut pas des plus terribles. J’ai eu 3 premiers mois compliqués, avec une phase de rupture. Et puis les voyages m’ont sauvé (comme toujours) : Ethiopie, Canada, France en stop, Corse. Difficile de se plaindre dans ces conditions. Je suis de retour chez moi, à MA maison. Et je suis plutôt heureux d’y être. J’avance dans l’écriture de ma thèse, chapitre 5 quasi bouclé (je compte en écrire 7). Et 2016 s’annonce sous le signe de la liberté. Car je serai enfin délivré (les fans de Disney me comprennent) de ma thèse, et de mes études. 11 ans plus tard, je vais quitter la fac, le sentiment du devoir accompli. Devant moi, le fameux grand vide de la fin des études. Et les grands vides, moi, j’adore ça. C’est la fin de la route, et plein de chemins devant moi, tous pleins de promesses. Les concours de l’enseignement, les ministères, le post-doctorat… Ou alors.

 

Ou alors, il y a un mot, six lettres, et une autre vie. Une vie que j’aime bon Dieu ! Ce mot, c’est voyage. Car la liberté de temps que je vais obtenir dans quelques mois, c'est ma plus grande richesse. Et c’est peut-être l’une des dernières. Ne nous cachons pas, le temps passe, défile, à une vitesse assez incroyable. 1993 est bien loin, 2016 arrive, 2017 aussi. Et je vais avoir 30 ans. Un cap (une péninsule). Après 30 ans, ça serait bien de travailler quelque peu. Ça serait bien aussi d’essayer de se trouver une fille sympa avec qui faire un bon bout de chemin, histoire de connaître cette sensation fantastique d’être père (oooouuuuuuuuuuu, oui, là, j’imagine la réaction de certain(e)s et les sourires apparus sur les visages). Car être en couple à 30 ans ne signifie pas tout à fait les mêmes choses qu’à 20 ans. Les choses sérieuses arrivent beaucoup plus vites, et il faudrait éviter de totalement se tromper.


N’allons pas trop vite ! 2016, la liberté retrouvée. Et peut-être une envie. Celle d’un dernier voyageur formateur. « Encore ? » penseront certains, mes parents compris. Peut-être. Mais j’essaie constamment de me souvenir que l’on a qu’une seule vie. L’important c’est d’en profiter, au maximum. On mourra tous. Peut-être bien plus vite que ce que l’on avait prévu. N’ayons pas de regret.

La piqûre de rappel
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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 08:20

Parfois je suis surpris de l'impact de l'un de mes articles. Non, pas que "les élucubrations d'un célibataire" ait changé le monde. Disons, surpris de la lecture que les lecteurs s'en font parfois. Certains (et surtout certaines) ont lu des critères indispensables pour la (les?) future(s) femme(s) de ma vie. Alors que non, les critères indispensables sont ceux là :

  • elle ne boit pas d'alcool, les soirées seront plus sympas ainsi

  • elle doit être végétarienne (sans être stricte), car ça sera plus facile pour cuisiner ensemble

  • elle doit connaître les répliques cultes de How I Met, et être à jour dans Game of Thrones. True story.

  • elle doit aimer les musées, la peinture, sauf l'art contemporain (faut pas déconner non plus!)

  • ses connaissances en matière de politique et d'histoire africaine doivent être importantes, afin que nous puissions partager mon quotidien

  • il faut qu'elle apprécie le football, pour aller au stade ensemble

  • elle doit parler français, pour que mon entière famille puisse la comprendre

  • elle ne doit pas habiter trop loin, car j'ai assez donné de la relation à distance

  • elle doit courir 10 kms en 45 minutes, pour que l'on puisse s'améliorer ensemble

  • il faut qu'elle ait réalisé son arbre généalogique, pour vérifier notre degré de consanguinité (on reste dans le Pas-de-Calais tout de même, mieux vaut se méfier!)

  • elle doit être trilingue, anglais et allemand sont obligatoires, pour que l'on puisse s'amuser à changer de langue quand on veut

  • il faut qu'elle ait été supportrice du PSG entre 1994 et 2012, afin de se remémorer le doublé d'Amara Diané et les percées de Samy Maradona Traoré

  • elle doit avoir voyagé dans les mêmes pays que moi, et dans les mêmes villes, pour que l'on puisse évoquer nos souvenirs

  • elle doit avoir une fibre politique, en ayant voté auparavant au centre, à gauche, à droite, pour les verts et l'extrême-gauche, on pourra ainsi retourner notre veste ensemble

  • elle doit aimer les bichons frisés blancs, sinon elle ne pourra pas rentrer dans la famille

 

Si, et seulement si, tu remplis ces 15 critères, surtout : ne m'appelle pas ! Non, tu vois, nous serions trop similaires et ça risquerait de ne pas fonctionner ! Par contre, si tu ne remplis pas les quinze critères, nous sommes peut être faits pour nous entendre ! Alors n'hésite pas à me contacter !


 

Elucubrations : Réflexion laborieuse. S'emploie surtout de manière ironique pour souligner un résultat prétentieux, peu convaincant, dérisoire ou franchement ridicule.

 

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 21:58

Je termine ma triptyque élucubrations par quelque chose d'un peu différent. Si les voyages et l'amour regardaient vers le futur, le pénitent regarde vers son passé.

 

Être quelqu'un de bien. Telle était l'une de mes bonnes résolutions de l'année 2015. Si j'en avais fait une résolution, c'est que je considérais que je n'étais pas forcément quelqu'un de bien l'année dernière. Et figurez-vous que je crois bien ne pas avoir tenu ma résolution (comme toute bonne résolution du 1er janvier me direz-vous...).

 

Être quelqu'un de bien, c'est difficile. C'est très subjectif d'abord. Être quelqu'un de bien pour qui ? Pour les autres ? Non, pour un jugement encore plus critique, moi-même. Être quelqu'un de bien pour moi-même, ça signifie suivre et respecter des valeurs auxquelles je crois, des normes qui me semblent justes et bonnes. Malheureusement, si ces valeurs sont faciles à énumérer, à penser, elles sont parfois difficiles à suivre dans la vraie vie, au jour le jour.

 

Or, j'ai de plus en plus tendance à imaginer un moi, et à en être un autre. Oui, désolé, cet article sentira bon la réflexion. Disons que je vois un idéal, quelqu'un que j'aimerais être, que je veux être. Et puis je me vois, tel que je suis. Loin de cet idéal. De plus en plus. Le jugement est sévère, mais il est selon moi le plus objectif possible, car je me connais plus que les autres.

 

Nous sommes la somme de nos actes. Pas la somme de nos pensées ou de nos volontés. Et je suis de moins en moins fier de mes actes. Je considère que je prends régulièrement de mauvaises décisions. J'essaie de faire jouer ma morale, mais je la sens de plus en plus faible. Et je suis déçu, de mon comportement.

 

Le souci, au-delà de ma déception, est la tristesse que je peux entraîner chez l'autre. Oui, je sais, je ne suis pas le seul, et que celui qui n'a jamais rendu triste quelqu'un me jette la première pierre. Mais je pense avoir été meilleur dans le passé. Meilleur vis-à-vis de moi-même, et surtout meilleur avec les autres. J'ai l'impression que je suis de plus en plus égoïste et de moins en moins attentif ; de plus en plus impatient et de moins en moins loyal.

S'en rendre compte, c'est un début. La pénitence est faite pour ça. Être quelqu'un de meilleur, pour les autres, et pour moi-même. Amen.

 

Élucubrations d'un pénitent
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 20:47

Sarlat, 17 août.

 

Après des réponses à mes questions sur le sens de la vie par les voyages, il fallait bien que le sujet amour débarque.

Mes idées noires de l'automne-hiver sont parties. Ça devait être la saison. Ou le temps. Le temps de l'oublier, un peu, d'une certaine façon. Le temps de cicatriser. Je pense pouvoir l'écrire, je suis guéri de ce sale virus que l'on appelle amour.

Pourtant je suis prêt à replonger. Et ce voyage me rappelle ce que je cherche chez l'autre : un grain de folie. Une soif de voyager. Que ce soit une nécessité pour elle. Non, bien sûr, pas la Côte d'Azur au mois d'août. Vous me connaissez un peu maintenant, il me faut quelqu'un prête à tendre le pouce à mes côtés, prête à partir en Islande, Bolivie ou Iran sur un coup de tête.

Déjà, ça en élimine quelques-unes.

 

Parmi les autres critères un peu originaux (parce que oui, gentille, avec de l'humour et du charme ça aide bien!), il faut aussi qu'elle ait une conscience politique. Parce que débattre des grands sujets du moment semble être important à mes yeux, et qu'il n'est pas exclu que ça me prenne de plus en plus de temps dans les années à venir.

Ça en élimine un peu plus encore.

 

Enfin, je ne suis pas un citadin. Je m'en rends de plus en plus compte, je hais les grandes villes, je hais le métro, je hais le temps perdu dans les bouchons. Je hais les gens qui me bousculent, et je hais le fait de ne pas connaître mon voisin. Alors oui, une fille qui a besoin d'un jardin, d'un marais ou d'un océan pas trop loin, d'une nature abondante, est un critère.

Enfin, je veux des enfants, et ce n'est pas négociable.

 

Alors, si tu te reconnais dans ces lignes, ou ta meilleure pote, voire ta nièce (qui a plus de 18 ans tout de même!), n'hésite pas à me faire signe. Je suis sûr que l'on aura une chouette vie.

Élucubrations d'un célibataire
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 18:44

Clap Clap (oui, je me félicite pour mon titre que j'apprécie beaucoup, mais c'est une private joke comité 4).

 

J'avoue, je n'ai pas donné de nouvelles pendant une semaine. Et pour cause, le wifi à Romorantin, c'est comme les bars à Romorantin, une chose assez rare. Comment me suis-je perdu à Romorantin ? Bonne question ! Je me pose la même lundi matin, alors que je suis entouré d'une cinquantaine de jeunes de 20 à 30 ans venus suivre une formation de l'Institut des Hautes Études de la Défense Nationale. Les costards sont de sortie, et on m'a gentiment demandé d'aller me changer, parce que le pull à capuche ça ne va pas le faire. Je ne fais pas mon rebelle, le colonel n'étant pas très loin, et je sors la chemise. J'observe tout ce beau monde avec curiosité. Et je me dis que dans quelques jours, ils seront pour la plupart devenus des proches...

 

Dimanche soir. Une petite chambre de Bordeaux. Un seul lit. Pas besoin de retrouver la carte cachée au fond de ma poche pour entrer. Pas besoin de redescendre d'un étage pour récupérer ma pochette IHEDN oubliée une nouvelle fois entre le baby-foot et l'ersatz de billard. Pas de coloc absent car au café des Turcs. Le silence. La solitude. Pour la première fois depuis lundi. Et ces cons me manquent un peu.

Romorantin et ses otaries

Ces cons là, c'est mon comité 4. Je pourrais vous les présenter un par un, écrire quelques compliments sur chacun d'eux, mais comme on est devenu « ami facebook » je vais garder tout ça pour moi, pudeur oblige. Et puis il y a la règle de Chatham House, à savoir que tout ce qui s'est passé à Romorantin doit rester à Romorantin. Alors je ne vous dirai pas qui dans ce groupe ronfle abondamment la nuit, qui est passé sous un baby-foot à la suite d'une défaite humiliante, qui vote Dupont-Aignan ou qui a montré ses genoux. Je pourrais écrire sur la JAPD, enfin, je veux dire la JDC, mais ça risquerait de vous ennuyer autant que cette journée. Je pourrais aussi écrire sur l'épisode 10 de Game of Thrones que l'on a regardé là-bas, ensemble, mais je risquerais de spoiler.

Clap Clap

J'ai pris un sale réflexe, j'applaudis pour rien. J'ai essayé hier au café, mais personne n'a suivi. Les gens ne sont pas très drôles. Trop sérieux. Nous l'étions sans doute aussi. Nous avons fait des journées de malade pour quelqu'un comme moi, qui aime se reposer après 17h (ou 15h). 8h-Minuit. Des conférences (vraiment intéressantes, la palme pour l'opération Sangaris), des visites (Nexter et une base aérienne), des travaux de comité jusqu'au bout de la nuit. Et pendant que certains comités visitaient vendredi soir la boîte de nuit de Romorantin (si, si, il y en a une), nous étions encore plongés dans une ultime répétition. Mais samedi matin, nous étions fiers du dénouement. Ce comité ne faisait plus qu'un, au point que j'avais moi-même cette petite boule au ventre avant notre présentation, et cela alors que je restais tranquillement assis dans le public. Je les ai vus faire le show, je les ai vus à l'aise. Et je me suis rappelé le moment où j'ai appris que notre sujet était cette réforme de la JDC. « Sujet de merde » ai-je alors directement pensé. Mais entre les histoires de Mc Donalds et de boue, de bivouac et de JDC-JSC (Je suis Charlie), nous nous sommes passionnés. Et je pense qu'on a tous kiffé. Putain de bonne semaine. A Romorantin. Oui, c'est possible. Avec eux.

Romorantin et ses otaries

Clap Clap

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 10:08

10 mois putain ! Bon, on ne va pas se raconter d'histoire, je ne suis pas encore passé à autre chose. Ce n'est pas faute d'essayer de me persuader, mais je n'y arrive pas (encore). Il faut dire que j'ai un gros problème : je la mets sur un piédestal.

Oui, Alba reste ma princesse, et le temps n'efface pas ce sentiment là. C'est le gros souci de la rupture tranquille (comme quoi n'importe quel type de rupture entraîne son lot de soucis!), il n'y a pas eu de grosses engueulades ou de coups de poings (heureusement!), de reproches ou de trahison. Non, ce fut une rupture à l'image de notre relation : quelque chose de facile, quelque chose d'évident. Nous ne résistons pas à la distance, arrêtons dès maintenant et ne nous faisons pas souffrir. Une espèce de rupture amoureuse.

 

J'avais un gros avantage dans ma rupture précédente : il y avait eu beaucoup de dégâts sur la fin. Les engueulades par centaines, les non-dits, les trop-dits... alors si elle me manquait parfois, je me reprenais toujours : « non, mais de toute façon ce n'était qu'une garce ! » (Laura tu me pardonnes si tu lis ça!). On a beau dire, ça fait du bien ! Rien de tel que de détester son ex ! Ça m'a permis de couper tout contact sans regret, d'arracher les photos sans pleurer (ou du moins de les décrocher!) et de me dire qu'il existait cent fois mieux ailleurs !

 

Le problème cette fois, c'est que je ne me dis pas qu'il existe cent fois mieux ailleurs. J'espère simplement qu'il existe aussi bien. Le problème cette fois, c'est que je suis incapable de décrocher les photos. Je me ballade avec une photo de la princesse dans mon porte-feuilles depuis 10 mois. Il y a même une mèche de ses cheveux...

Je suis un ringard romantique. L'expression n'est pas de moi, mais elle m'a été attribuée il y a quelques années par une amie. Je ne sais pas si ça m'avait fait rire à l'époque, mais aujourd'hui j'en souris, et je me dis que ça me correspond bien. Je suis le genre de type à s'endormir en pensant à son ex pendant une heure, à des retrouvailles chaleureuses, à un deuxième coup de foudre. Je suis clairement un ovni dans ce monde. Je n'ai rien à faire là. Mais c'est ainsi, et j'admire avec tant d'attention et des yeux pleins d'envie le cadavre de notre relation. Je me rends chaque jour dans le cimetière de nos souvenirs, incapable que je suis de les enterrer. J'arrose les plantes, et je contacte les morts. Pour par grand chose je descendrais jusqu'en enfer pour la retrouver. Des espoirs si vivants (ou désespoir?)...

Bon, j'utilise mon cerveau de temps en temps, et j'essaie d'être un minimum objectif. Je ne sais pas si c'est elle qui me manque ou si c'est simplement l'amour. Je me dis que si la rupture a existé, c'est qu'il y avait des raisons plus profondes. J'idéalise sans doute beaucoup trop notre histoire (faut dire aussi que c'est assez facile) et j'oublie les moments les plus sombres. Malheureusement, ce côté réaliste a du mal à résister au ringard romantique. Celui qui sur une phrase serait capable d'aller choper un train jusqu'en Allemagne pour la retrouver.

 

De temps en temps je me dis que je devrais lui dire de m'insulter. Ou de me dire qu'elle ne m'aime plus, voir même qu'elle ne m'a jamais aimé, qu'elle est en relation avec 3 mecs, mariée avec deux, 4 enfants sous les bras. Je ne dis pas que ça serait suffisant (je m'inquiéterais sans doute!), mais ça aiderait sûrement.

Bon, vous allez me dire « il nous embête lui avec ses histoires de cœur ! ». Oh, mais je ne vous pousse pas à lire jusqu'au bout ! Je sais ce que vous dtes : il s'en remettra. Car oui, on s'en remet tous. Enfin, presque. Et l'important, c'est de ne pas être le presque. Ringard romantique.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 15:22

Je ne sais pas comment sont éduqués les enfants d'aujourd'hui, les jeux auxquels ils jouent ou les programmes qu'ils regardent. Je sais que personnellement, dans la petite collection de cassettes vidéos que nous possédions à la maison, il y avait les fameux Walt Disney. Blanche-Neige, Cendrillon, Le roi lion furent nos classiques. Je peux dire sans trop me tromper qu'ils sont les classiques de l'ensemble de ma génération. Une sorte de patrimoine mondial (ou tout du moins occidental).

 

C'est mignon. C'est vrai, qui ne trouve pas mignon Simplet et son savon, ou Timon et Pumba ? J'ai beaucoup ri devant les Disney, j'ai beaucoup stressé, et j'ai même peut-être pleuré quand la mère de Bambi meurt (ou le père de Simba?). Surtout, j'ai fabriqué un mythe, celui de la grande histoire d'amour, du prince charmant et de la princesse qui se retrouvent malgré toutes les embûches semées en chemin par les jaloux et les méchants.

 

Saloperie de Walt Disney. Oui, ces histoires d'amours éternelles (ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants...) m'ont fait rêver. Et elles correspondaient, lors de mon enfance, à ce que je voyais autour de moi. Mes grands-parents se sont mariés jeunes et sont restés ensemble toute leur vie. C'était pareil pour mes arrières-grands-parents. Pour mes parents c'était aussi le cas. J'ai donc fabriqué ce modèle. Pour moi, le couple devait durer toute une vie.

 

Walt Disney je t'accuse. Car peu à peu, autour de moi, j'ai vu que les histoires d'amour, les histoires d'amour, les histoires d'A... finissent mal, en général. Déjà chez mes oncles côté paternel il y a eu un taux de séparation de 3 sur 3. Sacré ratio ! Et puis j'ai vu la rupture chez des voisins, chez les parents d'ami(e)s.

Surtout, j'ai grandi. Et j'ai vu ma génération à l’œuvre. Ce n'était pas beau à voir ! Un beau carnage ! Les histoires d'amour fleurissaient au printemps, et fanaient l'automne suivant. Aux amourettes succédaient d'autres amourettes. A la croyance d'un grand amour succédait la puissance du grand chagrin. J'ai moi-même expérimenté la chose à trois reprises.

 

Nous n'étions sans doute pas prêts à cela. Pas formés. Nous avons été éduqués avec un autre modèle. Le couple était l'un des repères que nous avions. Or, celui-ci n'existe pas. Plus. Pas toujours en tout cas. J'ai de la chance, j'ai un groupe d'amis audomarois-lillois où nous sommes une quinzaine, et seul un est en couple. C'est peut-être la chance que nous avons : le célibat devient normal. Je n'irai pas jusqu'à dire « la norme », mais c'est quelque chose que nous comprenons entre nous. Notre génération s'est habituée à être surprise par des ruptures inattendues. « Quoi, ils se sont séparés ? Mais ils avaient l'air si heureux... ». Et c'est là que le bat blesse. Oui, certains ont l'air heureux, vus de l'extérieur. Mais à l'intérieur du couple, les choses sont différentes. Si mes grands-parents faisaient partie de ma génération, auraient-ils duré ? Seraient-ils restés ensemble 50 années ? J'en doute. Ils faisaient partie d'une autre génération, celle où on restait ensemble, envers et contre tout. Car ça ne se faisait pas de divorcer. Encore moins dans les villages. Étaient-ils plus heureux que nous ? Je laisse cette question sans réponse.

Ça ne les empêchera pas aujourd'hui de vous interroger : « alors quand nous ramènes-tu une jolie blonde/brune ? ». Car si c'est devenu normal d'être célibataire à 27 ans pour ceux de ma génération, ça l'est beaucoup moins pour celle de mes grands-parents, voire de mes parents. Et si vous n'avez jamais eu l'opportunité de ramener quelqu'un dans votre famille, on risque de se poser des questions... « il ne serait pas d'la jaquette tout de même ?? ».

 

Ce syndrome Disney m'a pris un peu par surprise. Je croyais que je serai différent. Que mon histoire, elle, tiendrait le coup. Las. Disney je te hais. Alors récemment, quand j'ai vu Blanche-Neige et ses 7 nains, et ce con de prince charmant, je n'ai pu m'empêcher de regarder avec un air désabusé. Oui, il l'embrasse, elle se réveille et ils s'aiment. Mais la suite du film est la suivante : Blanche-Neige et le prince ne peuvent plus s'encadrer après trois ans de vie commune, elle s’ennuie profondément et préfère son collègue de boulot qui « lui, au moins, la fait rire ». Le prince de son côté à des vues sur cette jolie blonde rencontrée à un bal, il a même gardé sa chaussure en souvenir...

 

[mais on y arrivera, un jour].

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 22:11

J'ai découvert Bordeaux au détour d'un tour de France. Elle est devenue en quelques heures notre plus beau souvenir avec un Lav' enchanté, la plus belle expérience d'un fou voyage : Bordeaux nous avait accueillis comme personne. Nous étions le pouce levé sur une route nationale, une femme s'est arrêtée, elle nous a emmenés deux heures à travers l'Aquitaine pour nous héberger chez elle. Elle nous a nourris, elle nous a donné ses clefs. Elle nous a dit « allez vous amuser ». Et nous avons savouré. Je me revois devant la cathédrale, la mairie illuminée, le sourire jusqu'aux oreilles.

 

Bordeaux avait déjà gagné. Bordeaux avait eu d'autres publicités, une venue express il y a deux ans, une chafouine m'avait évoqué il y a quelques mois le dialecte local, les poches et les chocolatines, et c'est gavé de monde. Olivier m'avait parlé de football et de soirée au black D local.

 

7 mois plus tard, je refais mes bagages et j'abandonne la ville. Oh, non, ne pensez pas que ça ne me plaisait pas. Bordeaux est géniale. C'est l'une des plus jolies villes de France, et sans doute la plus agréable à vivre que je connaisse. C'est facile, lorsqu'on me demande dans quelle ville je souhaite habiter plus tard, elle revient toujours. Bordeaux c'est le vélo, c'est les vignes, c'est la dune du Pyla, c'est le Porge et ses dunes, c'est le LAM et son ambiance studieuse, c'est la rue Elisée Reclus et la barrière de Pessac. Bordeaux ce fut mes tandems franco-allemands, le Parc Lescure et les Girondins, le Sherlock et ses matchs de rugby. Bordeaux c'était la place de la Victoire et ses vendeurs de shit, la rue Sainte-Catherine et ses magasins à n'en plus finir, l'opéra et ses ballets, Quinconces et Je suis Charlie. En quelques mois j'ai eu le temps de construire mille souvenirs, d'arpenter milles rues, de rencontrer mille individus. J'ai fait découvrir la ville à une dizaine d'Audomarois, à ma famille, et à une Brésilienne, une Anglaise, une Libanaise, une Coréenne, une Bulgare... Bordeaux ce fut de drôles de soirées jungle fluo, Halloween pervers, création d'un thriller porno, Jack l'éventreur et puces de chat. Ce fut ma colocation et une maison en travaux constants, plusieurs crémaillères et « Mimine ». Il y a aussi le marché des Capucins et ses odeurs, le cours de la Marne et ses SDF, la gare et ses prostituées. L'Utopia cette drôle d'église cinématographique, des restaurants fameux, des places à chaque coin de rue. Il y a les portes de la ville, la grosse cloche, et des jeux barjo.

 

Et il y avait moi, au milieu de tout cela. Content, souriant. Mais pas suffisamment. Si je rentre, c'est pour retrouver mon Nord, mes potes, ma famille. Je rentre pour écrire ma thèse, retrouver une maison chauffée et un terrain de foot. Je rentre pour eux, je rentre pour moi. Mais Bordeaux restera mienne. Et je reviendrai. Pour ceux qui sont encore là-bas et que je n'oublie pas. I'll be back.

 

Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
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Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
Je suis Bordeaux
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 17:24

Ça y est, je me suis donc bel et bien fait à l'idée, l'amour d'une vie n'existera pas. Pour moi en tout cas. Drôle de sensation tout de même, puisque c'était un rêve à l'époque de ma jeunesse. LA fille. Tout était dans le LA. Elle devait être unique, elle devait m'accompagner tout au long de mes années, vivre les rêves les plus fous en ma compagnie, vieillir avec moi, en se souvenant des belles choses etc etc etc.
Bon, c'est râpé ! J'ai déjà vécu des rêves de fous avec d'autres, et elles resteront des amours de ma vie (du moins, de ma jeunesse). Mais ce n'est pas grave, car j'ai fait le deuil de l'unique. C'est le désamour de cette idée.

Aujourd'hui, je crois à DES amours. Et tenez-vous bien, je trouve ça tout aussi formidable ! Se dire que l'on peut aimer à de multiples reprises au cours de sa vie, c'est déjà une foutue chance. Se dire que l'on peut aimer des personnes si différentes, c'est incroyable. Et penser à des amours naissant à 80 ans, ça donnerait presque envie de vieillir !
Oui, je crois qu'il existera pour moi différents amours, à différents moments de ma vie. Et c'est tant mieux. Si j'avais rencontré Alba il y a 10 ans, nous ne nous serions jamais aimés. Mais je l'ai rencontrée il y a 3 ans et demi, et ce fut un coup de foudre. Si je rencontrais l'une de mes ex demain, en ne l'ayant jamais connue, je doute fort que je retomberais amoureux ou qu'il se passerait seulement quelque chose.

C'est ça qui est assez fascinant. L'amour c'est aussi une question de timing. Fuck le destin ! L'amour c'est aussi une sacrée question de chance ! Sans cette rupture, sans cette folie, sans une conduite sur la bande d'arrêt d'urgence en Belgique, sans ce match de foot, sans cette envie d'aller voir en deuxième classe, pas d'Alba, et pas d'amour. C'est quand même un sacré concours de circonstances !
Attention, je ne maudis pas les amours d'une vie, bravo à ceux qui y arriveront. Mais bon, faut admettre que nous ne sommes pas la bonne génération pour ça. Pour nos grands-parents, ça semblait évident. Pour nous, ça semble totalement dingue. Attention, je peux aussi rencontrer quelqu'un demain, en plein milieu des archives africaines de Bruxelles, et tomber amoureux pour 100 ans. Oui, je sais, la probabilité est faible ! Mais que voulez-vous, j'aime tellement l'idée même de l'amour que je crois bien en être amoureux.

 

Aimez vous les uns les autres. Plusieurs fois. Amen (?)

Des()amours
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 15:04

Pour ceux qui l'ignorent encore, je suis de retour dans le Nord après une expulsion forcée de Bordeaux. Oui, nous avons été virés de notre maison ! Aucun rapport avec le bruit ou les odeurs. Non, c'est une question de gros travaux : un trou équivalent à notre salon va être formé dans celui-ci pour consolider les fondations de notre maison bordelaise. Du coup, c'est tout le monde dehors ! (bon, on a négocié notre départ, et la prime est plutôt intéressante!)

 

Donc c'est à Tilques que je continue de rédiger ma thèse, entre-autres. Car au-delà de ma découverte du squash (cf. article précédent), j'ai connu quelques autres aventures, assez animalières. La première concerne mon chien, que je vais balader chaque midi. La fameuse marche digestive, pour moi, et aussi pour lui (attention, nous avons une marche assez différente, étant donné que j'ai arrêté, après multiples problèmes avec les forces de l'ordre, d'uriner sur les poteaux électriques et de déféquer sur les trottoirs de mon village). Ce n'est pas tant mon chien que l'autre chien le problème. Il est seul, il est dégueulasse, et il semble un peu perdu. Je continue ma balade, mais je repense à ce clebs, à sa famille éplorée lorsqu'elle s'apercevra de la disparition du toutou adoré, etc. Je décide alors de prendre l'initiative, et de contacter le propriétaire présumé du chien. Il n'est pas dans le coin, mais confirme que ça doit être lui, après description. On me demande de le ramener. Problème : le temps de ramener mon chien chez moi (afin d'éviter de courir deux chiens à la fois), impossible de retrouver la bête. Je décide de prendre la voiture, je fais le tour du village, rien à l'horizon, je n'y crois plus quand soudain, voilà l'animal arrivé à la mairie ! 1,2km en cinq minutes, il cavale ce con ! Bon, j'ignore le nom de la bête, je l'appelle comme je peux, j'essaie de l'attirer vers moi. Il n'a pas trop l'air de se méfier. J'hésite à le mettre dans ma voiture pour le ramener à son destinataire, mais il a un kilo de boue sous chaque patte. Je me décide à le ramener en marchant. Deuxième promenade du midi, avec un chien qui n'est pas le mien. Le con ne me suit pas toujours, je l'appelle trente fois, il prend tout son temps (j'ai kiné dans dix minutes!). J'essaie de le rassurer un peu (il suit un inconnu tout de même!), je lui parle de tout et de rien, de ma vie, de ma thèse. Oui, je vous entends bien, il s'en fout sûrement de tout ça ! Et j'en suis sûr aussi, mais faut faire la discussion. Arrivé devant sa prétendue maison, le chien se barre en courant !

Merde ! Je le rattrape, mais gros doute tout de même ! Et si ce n'est pas le bon chien ? Car « un petit chien blanc » selon ma description ressemble à beaucoup d'autres chiens blancs. Je décide d'appeler la gendarmerie, qui me refile la mairie. On me confirme que ça doit être le bon chien. J'essaie de l'appeler pour le ramener chez lui, il ne m'écoute pas, fait son petit chemin. Je me dois donc de le choper, mais j'hésite un peu (il est capable de me mordre le con!). Finalement, prenant mon courage à deux mains (enfin, une main pour être précis), je traîne la bête jusque chez lui. Quelques minutes plus tard, je reçois la confirmation, c'était le bon chien, qui, pour information, est sourd. Tout devient plus logique !


Je passe du coq à l'âne, enfin du chien aux harengs, avec le carnaval de Dunkerque ! Dimanche, c'était la bande de DK, avec le lancer de harengs, le rigodon final etc. Du classique avec le plus fidèle des fidèles carnavaleux en la présence du Russe (notre septième carnaval ensemble en 9 ans, tout de même!) et de sa première dame. La météo était géniale, l'ambiance aussi, et j'ai été surpris de toujours autant aimer. Physique et festif, à faire de toute urgence quand ce n'est pas encore le cas !

J'ai cette année choisi un déguisement raffiné, avec chaussettes du Stade Lavallois, dessous rouge et vert, kilt, robe léopard, boa rose, peignoir de bain, coupe-vent néerlandais, perruque blonde, chapeau des neiges et, détail qui fait la différence, petite barbiche écossaise. Succès garanti.
J'ai cette année choisi un déguisement raffiné, avec chaussettes du Stade Lavallois, dessous rouge et vert, kilt, robe léopard, boa rose, peignoir de bain, coupe-vent néerlandais, perruque blonde, chapeau des neiges et, détail qui fait la différence, petite barbiche écossaise. Succès garanti.

J'ai cette année choisi un déguisement raffiné, avec chaussettes du Stade Lavallois, dessous rouge et vert, kilt, robe léopard, boa rose, peignoir de bain, coupe-vent néerlandais, perruque blonde, chapeau des neiges et, détail qui fait la différence, petite barbiche écossaise. Succès garanti.

Côté boulot, direction Bruxelles pour les archives africaines. Du secret défense à gogo pour de la documentation des années 50-60. Les documents sont géniaux, des microfilms bien à l'ancienne, que je consulte dans une salle nocturne. L'impression d'être vraiment un historien dans ces moments-là. J'ai la chance d'avoir revu Pauline, en mode Erasmus, qui m'a gentiment accueilli dans son humble demeure (j'ai ensuite parlé avec l'accent belge pendant 3 jours, c'est EXcessivement énervant (pour les autres))

Deux semaines à baraque, entre harengs et chien sourd

D'autres trucs un peu fous : j'ai déjeuné avec un lieutenant-colonel de l'armée française jeudi, je me suis retrouvé dans l'énorme accident de l'A1 vendredi soir (3 camions et un bus en feu, deux morts, des explosions, 2h45 sans bouger, à regarder des photos de voyage avec 3 covoitureurs). J'ai dormi chez Titi (oui, c'est fou aussi), chez Olivette sans Internet (et elle était de bonne humeur!), micro-soirée sur Lille, Saint-O etc etc.
Encore une semaine ici, du boulot, Bruxelles, des soirées, du foot et c'est reparti pour Bordeaux ! Logiquement, sans animaux.

Deux semaines à baraque, entre harengs et chien sourd
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