1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 21:02

C'est important pour moi d'écrire cet article dans un moment où je me sens bien, parce que je sais qu'écrit dans une période de doute ou de tristesse, il pourrait être très (trop) sombre.

 

On a tous nos hauts et nos bas, moi le premier. J'ai un petit problème, c'est que les miens ont tendance à avoir une très grande amplitude. Quand je suis heureux, c'est loin d'être un problème. Je vole, je suis le roi du monde, l'avenir est à moi, tout est possible dans la vie. Le problème, c'est quand je suis malheureux. Là, c'est le crash, je suis un moins que rien, tout est foutu, la vie ne sert à rien.

 

C'est à partir de ce point de départ là que mes idées s'enchaînent et que mon comportement me fait un peu peur. Merde, je commence à avoir les larmes aux yeux alors que j'étais tout joyeux dix lignes plus haut. Mais le fait d'écrire ces quelques mots me rassure un peu (pas vous peut-être), ça prouve que je garde une certaine objectivité sur moi-même. N'est-il pas plus dangereux de ne pas s'en rendre compte ? Le malade est surtout malade tant qu'il refuse de l'admettre. A partir du moment où il le dit, c'est un pas vers la guérison.

 

Alors ceci sera un petit pas pour l'humanité, mais un grand pas pour moi. J'ai des pensées suicidaires. Rarement, c'est vrai. Mais sur le dernier mois c'est revenu plusieurs fois, trop à mon goût. Surtout, alors que d'ordinaire ces pensées passent assez vite, elles ont de plus en plus tendance à rester longtemps en ma compagnie. Ces pensées ne sont pas quelque chose de nouveau, cela fait des années que ça me travaille. Déjà, dans ma jeunesse, je voyais dans le suicide la fin des souffrances. Aujourd'hui, je ne le vois plus ainsi, puisque ça serait le début d'une vie de souffrance, pour les autres. Et mon amour pour la famille et les amis, à défaut de la vie, me rappelle alors à mes obligations, et à cette interdiction. Ne pas faire de connerie.

 

Bon, là j'ai un peu peur de votre réaction en lisant l'article. Je pense à ma mère en particulier, qui s'inquiète déjà quand je prends un avion, au reste de ma famille et aux amis. Mais reconnaissons que c'est tout de même mieux que je l'écrive, au lieu de le garder pour moi. C'est que je ne suis pas complètement malade, non ? En fait, j'écris aussi cet article pour me rassurer, pour « espérer » que ce n'est pas que moi, que ce genre de pensée nous traverse tous un peu l'esprit. Non pas que je souhaite créer un groupe de suicidaires anonymes, mais j'aimerais bien entendre d'autres récits que le mien. Ça m'aiderait peut-être à « normaliser » mes pensées, à me dire que je ne suis pas tout à fait seul (oui, même dans ce moment là je crains la solitude plus que toute autre chose).

Finalement, pour vous rassurer un peu plus encore, sachez que ces pensées se sont éloignées ces deux dernières semaines. Je pense être sur la voie du rétablissement, dans cette drôle d'ère qu'est toujours la post-rupture.

 

Je ne sais pas comment finir cet article. Allez, tiens, une citation : « Il est si orgueilleux qu'il se suiciderait pour se rendre intéressant ». Jules Renard.

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 20:38

La vie est un éternel apprentissage, surtout sur soi-même.

Il y a quelques minutes de cela, ma sœur, toujours pleine en bons conseils, m'a rappelé que je devais rester un peu seul, à savoir célibataire. Pourtant, elle sait déjà que je n'y arriverai pas. Je hais le célibat, je hais la solitude.

Nous ne sommes que les produits de notre enfance. Un peu développés certes, abîmés parfois, mais la base de notre personnalité remonte à cette époque. Et mon enfance se caractérise par ce surplus de solitude. Alors que beaucoup d'enfants rêvent d'avoir leur propre chambre, j'ai toujours jalousé mes sœurs qui, à deux dans une chambre, pouvaient converser de longues heures avant de s'endormir. J'ai souvent voulu les rejoindre (on m'a souvent rejeté), j'ai parfois écouté à la porte, ou en ouvrant mon armoire, pour mieux les entendre.

Moi, de mon côté, je restais seul, avec mes peurs, mes espoirs, mes envies ou mes rêves. Je n'avais pas de réel confident, cachant souvent aux copains la plus grande partie de ma personnalité. C'est toujours en partie le cas.

C'est seulement à l'arrivée d'une copine que j'ai enfin pu me dévoiler, à 99%. 100% c'est difficile, on a toujours une part d'ombre ou de secret, qu'il vaut parfois mieux garder. Mais ça n'en restait pas moins un grand changement pour moi. Et c'est pour ça que je confirme en partie les propos de ma sœur, à savoir que je ne sais pas rester seul, car j'ai passé trop longtemps à l'être.

 

C'est aussi le souci d'avoir eu sa première copine à un âge avancé.

Le collège. Le lycée. Et pas une seule fille embrassé.

On commençait à susurrer ma possible homosexualité.

J'ai donc de ce temps à rattraper.

 

Je ne me suis jamais senti beau. A mon jeu favori de la notation, je m'imaginais loin de la mention bien. Mais comme on en parlait récemment avec une bonne amie, le fait d'être en couple, qui plus est avec une jolie fille, augmente ma note. Non pas que ça me change physiquement. Mais mentalement. Je vais me sentir beaucoup mieux dans ma peau, avec plus confiance en moi. C'était le gros problème de mon adolescence, cette absence de confiance. Et j'ai un peu peur qu'un temps de célibat prolongé ne me ramène à ce point.

Bref, tout ça pour m'écrire à moi-même. La solitude peut avoir du bon. Faire le point, réfléchir. Ne le crains pas trop. Ne te jette pas tête baissée dans une relation pour l'éviter. Tu risquerais de blesser quelqu'un. Tu as la vie devant toi. Tu as d'autres choses à faire, à connaître. Mais si ton bonheur passe par là, alors n'hésite pas. Puisque l'happiness only real when shared. Ta leçon de jeunesse. Ta leçon de vie.

 

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 10:24

Deuxième petit-déjeuner tout seul. Drôle de sensation.

 

Pau, 8 heures du matin, lundi. Une trentaine de doctorants attendent un bus. Pour avoir passé à Pau trente heures en deux ans, je ne connais personne.

Pau, 19 heures, vendredi. Une trentaine de doctorants descendent du bus. Pour avoir passé une semaine à Arantzazu, je connais tout le monde.

Pour comprendre ce qui s'est passé aux Doctoriales d'Arantzazu, il faut l'avoir vécu. C'est un peu comme Erasmus. D'ailleurs, l'ensemble de cette semaine fut un peu comme Erasmus.

 

Les Doctoriales ont d'abord une vocation « scientifique ». Je mets des guillemets à scientifique, parce que sur place, on était tout de même très loin de la thèse. « Le leadership ». « Le management ». « Les prototypes ». « Vendre son projet ». Bienvenue dans le monde anglo-saxon des séminaires d'entreprises. Encore un peu et je revoyais les winners et les losers de Little Miss Sunshine. Mais il y a plus drôle :

 

Doctoriales 2014, Erasmus 2.0.

Une architecture de spaghetti, avec un marshmallow tout en haut. L'objectif est d'aller le plus haut possible. Rapport avec la thèse ? Limité. Nous travaillons en groupe sur des projets, souvent d'une très grande importance : trouver dix objets dans la nature, faire de la pâte à modeler, jouer aux Lego, gonfler des ballons. Les boissons auraient été versées dans des biberons qu'on n'aurait pas été plus surpris que ça !

 

Au-delà de l'intérêt scientifique limité, il y a le reste. Arantzazu, c'est ça.

Doctoriales 2014, Erasmus 2.0.
Doctoriales 2014, Erasmus 2.0.

Un monastère, construit en plein milieu des montagnes du pays basque espagnol. On se demande parfois ce qui passe dans la tête des humains au moment de construire de tels bâtiments. Le lieu est magnifique, on respire comme rarement. Mais du coup, on est au milieu de rien. Le village le plus proche est à 5 kilomètres, et il n'y a pas de transport en commun. On sera donc coincé cinq jours dans ce monastère, l'hôtel adjacent et le centre de conférence. Les doctoriales peuvent vraiment commencer.

En plus de quarante Français, il y a quarante Espagnols. Forcément, ça me plaît. La langue est l'anglais, avec du franglish, du spanglish, et aussi du frangnol. Le langage des mains retrouve des adeptes. Nous sommes donc 80, nous mangeons chaque repas ensemble, nous dormons ensemble... et plus, si affinité. Les soirées me rappelleront les bonnes vieilles house-partys d'Erasmus. Au niveau -1 de l'hôtel, une pièce est la nôtre. Le vin est compris dans les repas, les réserves se font pour le reste de la nuit, il coulera à flots. Toutes les nuits, nous nous retrouvons. Et tous les matins, nous nous réveillerons. Rythme dangereux, K.O. assuré sur le long terme.

Doctoriales 2014, Erasmus 2.0.

Alors au moment de les quitter, ce fut bizarre. J'avais envie de tous les enlacer, de tous les embarquer avec moi jusqu'à Bordeaux. Allez les gars, faites pas les cons, on reste ensemble ? La thèse, franchement, qu'est-ce qu'on s'en fout ? On réussira bien une carrière dans l'architecture de spaghetti ou la construction de Lego. On peut se reconvertir dans la cuisine à l'huile, la fabrique de fromages ou les conférences sur Machiavel. Restez ! Revenez ! Me laissez pas !

 

Les doctoriales d'Arantzazu, ce fut un beau coup de cœur. Un petit truc que je n'avais pas ressenti depuis quelque temps. Une envie de repartir en voyage, de découvrir Beyrouth. L'appel du large, l'envie d'aimer. L'envie de vivre. Une résurrection. A en devenir religieux. Erasmus, sacrée religion.

 

Doctoriales 2014, Erasmus 2.0.
Partager cet article
Repost0
4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 19:32

J'avoue avoir hésité à reprendre la plume. Une rupture, c'est un risque de plusieurs articles un peu larmoyants, et on est tous fatigués à notre âge de lire de tels récits. Se plaindre d'une rupture, c'est du déjà vu. Je l'ai déjà fait deux fois, je ne vais pas le faire une troisième fois. Surtout que ça n'aide pas beaucoup. Alors je me décide à écrire sur un autre sujet. Cherchons quelque chose d'un peu plus optimiste.

10 minutes plus tard, je reviens face à mon papier, réfléchissant encore à un sujet sympa. Un sujet cool. Quelque chose qui va vous faire rire. Qui va me faire rire. Je pourrais vous parler de ma Frappadingue de la semaine dernière. Un vrai bon moment. Tous déguisés en Schtroumpfs, à franchir les obstacles un à un, malgré la douleur (putain de tendinite), malgré l'eau à 13°C, malgré les mares de boue. Comment peut-on avoir du plaisir à faire ça ? Être avec une bande de copains. Y'a pas. Seul, je pense que ça ne m'aurait pas du tout fait rire. Déjà l'eau à 13°C, en groupe, ce n'était pas drôle. J'en ris aujourd'hui, mais sur le coup, j'ai détesté. D'ailleurs, je dis que ce n'est que du plaisir, mais à la fin j'étais très très content d'être enfin arrivé ! Terminé, bonsoir, je vais me coucher ! Oui, parce que se lever à 6h du mat' pour le faire, c'est pas un plaisir non plus !

« Saint-Omer, c'est de la merde ». Ou pas.

Ah, voilà un sujet sympa, la frappadingue. La veille, ce Queen était cool aussi. Plusieurs de mes groupes d'amis jusque là distincts commencent à se rassembler. C'est pratique quand on ne passe qu'un week-end. Tout le monde est là, on fait rapidement le tour de la table, on prend des nouvelles de tous.

« Saint-Omer, c'est de la merde ». Ou pas.

Et c'est là qu'arrive aujourd'hui. Oui, ce soir, il y a ce sentiment de ne pas être au bon endroit. Cette envie d'être à Saint-Omer, avec ce groupe de potes. Ceux que l'on connaît depuis x années, ceux qui nous font rire à chaque fois, ceux que l'on connaît un peu par cœur. Mais qu'on apprécie à chaque fois.

D'où viens-tu ? Où habites-tu ? C'est où chez toi ? On a beau être nomade depuis plusieurs années, il y a toujours ce truc spécial à la maison. Et la maison, c'est Saint-Omer. Certes, chez moi, c'était Arras. C'était Canterbury. C'était Rennes, la Finlande ou New York. C'était l'Allemagne. C'était l'Afrique. C'est Bordeaux aujourd'hui. Mais en vérité, chez moi, c'est seulement à Saint-Omer. Parce que c'est chez moi, c'est chez vous. Chez eux. Les amis. La famille. Mes racines.

Bon allez, je vais vous parler un peu de Bordeaux quand même. Super ville. Bonne intégration. Mais on ne peut pas aller plus vite que la musique. Le temps de développer des amitiés aussi fortes que celles de Saint-Omer, je serai sans doute déjà reparti. Et ça m'embête déjà un peu. Je me dis : à quoi bon ? A quoi bon reprendre tout ce processus que tu as déjà fait dans les autres villes pour, au final, ne pas garder contact. Car Canterbury, Rennes, la Finlande, New York, l'Allemagne ou l'Afrique, c'est combien de vrais potes ? Je ne cherche même pas, je connais le résultat. Les plus importants restent à Saint-Omer.

Et pourtant, Dieu sait qu'il y en a qui ne peuvent plus voir Saint-Omer en photo. Saint-Omer, pour eux, parfois, c'est de la merde. Je le sais, j'en connais pas mal, des personnes qui pensent comme ça. Des nouveaux voyageurs. Des exilés. Pas mal de ceux qui sont partis, et qui ne souhaitent vraiment pas revenir. Je les entends me parler de ça, je ne les contredis pas. C'est vrai, parfois, Saint-Omer est un peu ennuyant. Mais oh que non, ce n'est pas de la merde. Car Saint-Omer, ça reste moi, ma vie, mes potes, ma famille. Saint-Omer, c'est ce qu'on en fait. Et l'air de rien, Saint-Omer me manque toujours. Pas la ville en soi, pas la musique du Dickens ou le bruit d'un motard faisant le mariole autour de la place. Non, les potes, la famille. C'est là qu'est le manque. C'est là qu'est le manque aujourd'hui.

Il y a quelques semaines de cela, j'ai parlé avec une autre exilée. Que fera-t-on dans un an ? Dans deux ans ? Surtout, où sera-t-on ? La même réponse est revenue : ça serait cool de rentrer. A la maison. 10 ans plus tard, revenir à Saint-Omer. Dans le Nord tout au moins. S'ils sont encore là, je pense vraiment franchir le pas. Il me reste avant cela à rédiger ma thèse. Pas mal de boulot, et il ne faut surtout pas craquer, péter un câble post-rupture et se retrouver après-demain au Kazakhstan. D'ici là, il ne faut pas rencontrer une nouvelle demoiselle d'un pays étranger et partir avec elle (car l'amour reste la plus égoïste de toutes les passions). D'ici là, il faut trouver quelque chose à faire à Saint-Omer. Il faut que mes idées de voyage reste bien planquées au fond de moi, que la route de la Soie ne m'appelle pas trop souvent. Oui, d'ici là, il peut s'en passer des choses. Mais je reste persuadé que d'ici là, Saint-Omer restera chez moi. Putain de ch'ti.

Partager cet article
Repost0
21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 07:22

Nevers en France.

Oublier les yeux. Oublier la voix. Oublier les moments. Oublier la peur. Oublier l'angoisse. Oublier les souvenirs. Oublier l'amour. Oublier la vie.

On oublie tout, lentement. Les moments du passé s'effacent toujours, à un rythme continu. On dit se souvenir, mais on ne se souvient pas. On ne revoit pas les moments, on revoit les photos, revues 100 fois. Le moment est parti. On a capturé l'instant. On a capturé une image. Mais on a oublié le bruit. On a oublié le vent. On a oublié l'odeur, la couleur, la ferveur. La photo ne retient rien qu'une image. C'est triste.

L'oubli est triste. Mais l'oubli est réparateur. L'oubli du malheur. L'oubli sert et dessert. L'oubli permet d'oublier. L'oubli permet de ne plus pleurer. L'oubli efface la plaie. L'oubli permet de cicatriser.

Reste les écrits. Reste aujourd'hui. Cette sensation. Ce lit. Oublier le passé. Vivre au présent. Penser le futur. Le fabriquer. Mais essayer de garder cela en tête. Toujours.

 

Hiroshima mon amour

 

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 14:52

« Mais qu'est-ce que tu vas faire après ta thèse ?! ». Question entendue mille fois. Et pour cause, la réponse a été plutôt longue à se dessiner. Mais le sort en est jeté (je crois!). Direction l'enseignement.

Il y a des multitudes de raisons qui m'ont amené à ce choix. La principale étant que je crois en l'éducation. Cette croyance, de type quasi-religieuse, m'est venue au fil du temps. A chaque discussion, à chaque problème, une réponse revient sans cesse : l'éducation.

Il y a plusieurs types d'éducation. La sienne, celle de ses enfants, l'éducation populaire. Et puis il y a la fameuse Éducation Nationale. « Le mammouth! » pour les intimes de Claude Allègre.

Alors c'est décidé, je m'en vais déclarer ma flamme à l'Éducation Nationale. Reste une question : Capes ou Agreg ? Pour ceux qui ne connaissent pas la différence, l'Agreg est le grand frère du Capes. Plusieurs avantages à être agrégé : travailler moins, gagner plus, meilleur poste. Forcément, c'est tentant. Bon, il y a un petit désavantage : c'est un concours extrêmement dur. En 2008, le taux de réussite atteint les 5,9% ! 2624 inscrits, 83 admis !
Bon, le taux est un peu remonté récemment (en 2013 il est de 12,5%, avec 100 admis pour 1937 inscrits). Mais ca reste quelque chose !

Bref, difficile de l'avoir sans bosser. Cette fois, il va vraiment falloir s'y mettre ! Et à 200% !
200%, car je veux dans le même temps... écrire ma thèse !

Ce sera compliqué de faire les deux, je le sais bien. Mais c'est aussi un investissement pour l'avenir. Je sais que si je ne valide pas l'agreg cette année, je peux encore le faire l'année prochaine (une bonne moitié des programmes de révision devraient être renouvelés). La priorité reste donnée au doctorat.

Concernant les programmes, les voici :

Le monde romain de 70 av. J.-C. à 73 ap. J.-C.
Gouverner en Islam entre le Xème siècle et le XVème siècle (Iraq jusqu'en 1258, Syrie, Hijaz, Yémen, Égypte, Maghreb et Al-Andalus)
La péninsule ibérique et le monde (années 1470-années 1640)
Citoyenneté, république et démocratie en France de 1789 à 1899.

Géographie des mers et des océans.
La France : mutations des systèmes productifs

 

Les quatre épreuves écrites auront lieu au mois de mars 2015 (deux épreuves de dissertation, une épreuve d'explication de textes et une composition sur un sujet de géographie, des épreuves de 7 heures (!!)).
Pour les admissibles, 3 épreuves pratiques et orales (de 6h).

J'ai déjà mon emploi du temps (16h minimum, jusqu'à 26h). Ah, oui, précision importante, je m'en vais suivre la préparation au concours à l'université de Bordeaux.

Bon, je sais que mon temps entre septembre et mars sera très très (très) limité (la bibliographie de 17 pages que je viens de recevoir me le confirme). Je pense d'ailleurs très honnêtement que ce blog ne survivra pas à la fin de l'été. Mais ce sera une année investissement. Une année qui transformera, je l'espère, ma vie.

Je repars à mes lectures.

L'agrégation d'histoire-géo 2015
Partager cet article
Repost0
29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 17:07

J'ignore pour le moment si nous serons jugés après la mort, comme la religion le dit parfois. Mais je sais que nous sommes déjà énormément jugés lors de notre vie.

 

Juger, ce n'est pas seulement une question de justice. Au contraire, les jugements les plus nombreux se font à l'extérieur des tribunaux. Dans la rue. En soirée. Entre amis. En famille.
Les juges sont souvent acerbes. Les juges sont critiques. La critique, voilà la forme de jugement la plus répandue. On critique les autres, sous de multiples facettes. Ça commence avec les vêtements, le look, l'apparence physique. C'est la critique facile, celle que tout le monde peut faire. C'est facile, il n'y a qu'à se poser dans la rue, et observer ses semblables.

Au final, ça n'est pas très important. Très souvent, l'accusé ignore son chef d'inculpation. Il continue sa route sans se douter qu'il vient de prendre une peine de deux minutes de foutage de gueule. Et quand bien même il apprend par hasard le jugement, il s'en accommodera fort bien une fois passé le stade de l'adolescence.

Il y a des jugements un peu plus profonds, ce sont ceux qui traitent de votre façon de vivre, de votre façon de penser. Là, c'est un peu différent. Parce que la critique physique, passe encore (de toute façon, on ne peut pas y faire grand chose, on est toujours le beau d'un tel et le laid d'un autre). La critique de la pensée c'est différent, ça me semble plus grave, car porté par un élan de supériorité et une pointe d'arrogance. La justice peut être là aussi impitoyable. Surtout que les jurés sont très souvent vos proches. Le jugement est souvent sévère, et il est rare qu'une décision de justice populaire soit positive.

Mais il y a encore pire. Il y a le jugement dernier terrestre. Celui-là, impossible d'y échapper. C'est le jugement par soi-même.
La morale. Sa morale. Si on peut se contrefoutre de ce que pensent les autres (j'emmerde le peuple), c'est plus difficile avec soi-même. Je me retrouve moi-même régulièrement confronté à ma morale. Celle qui décide de ce qu'est le bien ou le mal. Je sais par exemple qu'elle me hante déjà pour des actions commises il y a plusieurs années. Celle où je me dis que je n'ai pas bien agi. Celle où je pense avoir fait le mal, pris la mauvaise décision. Celle où j'ai laissé mes instincts les plus bas prendre le dessus. Ce jugement sur moi-même est le pire de tous. Il est également le plus sévère. Je repense à un processus de rupture, à une décision de fin de soirée. Je repense aussi à mes inactions, dans des moments qui auraient pu, qui auraient du être importants.

Cette morale me hante jusque dans mes rêves, lorsqu'elle me fait ressentir un horrible sentiment de culpabilité à la suite d'une action que je serais incapable de faire dans la vraie vie. Tromper sa copine. Tuer quelqu'un. Même dans le plus sombre des cauchemars je me juge régulièrement.

C'est d'ailleurs ce jugement terrible à l'encontre de moi-même qui influence mes décisions chaque jour. Tel un prisonnier, je ne suis pas sorti indemne de mes propres condamnations. Et j'ai choisi la repentance plutôt que la récidive. Avant mes décisions importantes, je repense à ma morale, à mon jugement, à tout ce temps passé au trou. Et je m'adapte.
Ce jugement dernier nous concerne tous. On apprend ainsi parfois des erreurs des autres, et des souffrances qu'ils connaissent face à leur morale. Et on se dit qu'on n'aimerait pas être à leur place, avec cette mauvaise décision prise il y a une semaine, cinq mois, trois ans, et qui continue à les hanter chaque semaine.

Cette morale, c'est peut-être la chose la plus importante que nous avons coincé quelque part au fond de notre cerveau. C'est elle qui permet à notre société de tourner tant bien que mal, avec nous autres pauvres humains responsables de nos actes devant la justice, mais surtout devant nous-même. Le jugement dernier, ici bas.

Partager cet article
Repost0
5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 00:02

Cela nous arrive tous de douter. Enfin, je pense. Moi, je doute régulièrement, et j’espère que c’est de même pour vous. Enfin, non, je n’espère pas. Car cela m’emmène dans des couloirs tellement sombres. J’espère vraiment être le seul à les emprunter. Mais je suis pessimiste sur la chose, on doit tous un jour ou l’autre s’y retrouver. Bon, moi, j’aime bien marcher dans ce couloir parfois, faire les cent pas. Ca me permet de réfléchir. Sombrement.


Tout d’abord, je tiens à vous rassurer. Cet article est écrit à un instant T, à savoir ce dimanche, vers 22h, juste après avoir regardé un film avec Patrick Dewaere. C’est bizarre, cet acteur m’envoie à chacun de ses films vers ce couloir sombre. Je repense à Série Noire. Aujourd’hui, c’est Mille milliards de dollars. Oh, pas le film le plus sombre de l’acteur. Mais ca n’empêche, j’ai l’impression de ressentir un truc à chaque fois que je croise son visage. Bref, toujours est-il que cet article ne représente pas mon état d’esprit général, mais celui du moment, bien différent.

Mes pensées sombres m’amènent toujours à me questionner. Aujourd’hui, c’est le mois de juin, mois du départ. Depuis quelques jours j’y pense déjà, et ça me contrarie. Se contrarier, verbe familial. En silence. Ca aussi d’ailleurs.
J’ai peur. Oui, un peu. C’est con d’avoir peur. Ca n’aide pas. Mais c’est ainsi, j’ai peur de quitter cet équilibre à peu près stable que j’ai trouvé ici, en Allemagne. Et j’ai peur de ne pas le retrouver. En Afrique déjà. Parce que mes deux expériences sur place n’étaient pas ce que je considère comme le bonheur. Loin d’être une partie de fun. Et à Bordeaux ensuite, car la relation à distance m’effraie encore plus.

Mais bon, tout ça, c’est du futur. Le présent aussi, parfois, me pousse dans ce couloir. Ce présent, c’est notamment la thèse. De nombreuses fois je m’interroge. De plus en plus en fait. « A quoi ça sert ? à quoi ça va servir ? » Ca, ce sont des questions que l’on m’a posées des dizaines de fois. J’avais toujours une réponse. A croire qu’à force ça m’a mis le doute.

A quoi ça sert ? Voila, nous avons ici la question principale du couloir. A quoi ça sert tout ça, cette vie, ce futur, ce présent. C’est une question qui revient toujours, à intervalles irréguliers. En ce moment, c’est plutôt régulier.

 

Ah, je pense avoir compris. Mon problème du moment, et la raison de cet article, c’est mon absence d’objectif. Chaque matin, je me lève sans avoir quelque chose de précis à faire. J’ai l’impression d’être en stand-by pour ma thèse, du fait de mon voyage qui arrive et de la fin de mes lectures. Je n’ai plus la motivation pour l’allemand, sachant que je pars dans une semaine. Plus trop d’envie de film, plus de recherche généalogique, pas de vrai voyage à préparer… Et tout d’un coup, le vide. L’ennui. L’absence totale de motivation. Même pour le sport (pas de marathon à préparer). Alors je me retrouve devant mon ordi, avec une tonne de temps disponible, un temps qui ferait envie à des millions de personnes, et je ne sais pas comment l’utiliser. J’ai un peu repris la lecture, ça m’a plu. Mais je cherche quelque chose de plus constructif. Je regarde sur ma Bucket List, mais je ne trouve pas quelque chose cette fois. A croire qu’il manque quelques missions.
Bon, je sais que tout cela n’est qu’un petit problème du moment. Dans une semaine, je suis de retour dans le Nord, dans 10 jours en Afrique. L’ennui me quittera très vite. L’année prochaine, l’écriture de la thèse et la préparation d’un concours me feront sans aucun doute regretter ce temps libre que je ne savais pas utiliser aujourd’hui.

Vous avez peut-être remarqué un changement de ton entre le début de l’article et la suite. Et pour cause, on est jeudi, 1h55 du matin. Mon moral est différent, mon pessimisme est déjà passé. J’ai bien regardé un film aujourd’hui, mais sans Patrick Dewaere. Alors pour les pensées sombres, il faudra repasser. Mais pas tout de suite. Laisse-moi savourer ma dernière semaine ici. On se donne rendez-vous en Afrique. Ou oubliez-moi un peu. J’ai déjà assez arpenté ce couloir. Je veux rester dans la lumière.

Partager cet article
Repost0
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 19:37

Ce n'est plus qu'une question de jours. Lucie, amie du lycée, va très bientôt accoucher. Elle rejoindra alors le club des copines-mères.

Romain, voisin et ami depuis 20 bonnes années, a fait le con. Il a acheté une maison.
Aude, copine de fac, va se marier. Le 30 août. J'y serai.
Quant à ceux qui bossent, de ma génération, je ne les compte plus. Mes deux petites sœurs auront commencé plusieurs années avant moi.

Forcément, à chacune de ces nouvelles, j'ai fait le point. Pendant que les autres avancent dans leurs vies, passent des étapes importantes, je reste à l'université. Et parfois, je me pose la question : ne suis-je pas en retard ?


J'ai de la chance, je vis en ce moment en Allemagne. Ça me permet de relativiser un peu. Mon coloc est en licence. Il a 31 ans. Quand je dis que je suis en thèse de doctorat, à 27 ans, les gens me corrigent régulièrement : « en thèse de master ». « Non non, je connais le mot allemand. Je suis bien en doctorat ».
Ici, on me regarde comme un génie. Ça fait bizarre. Les Allemands ont un grand respect pour les docteurs. Encore plus quand ils sont « si jeunes ».
En France, les gens me regardent comme un dinosaure de l'université. « 27 ans et encore à la fac ? Mais qu'est-ce que t'as foutu ? ». Bah pas grand chose, un cursus normal avec une pause de deux ans au milieu.

Les mentalités sont très différentes. En France, le message me semble être le suivant : vite vite après le bac à l'université ! Vite vite finir sa licence ! Vite vite trouver des stages ! Vite vite finir son master ! Vite vite trouver un travail ! Comme ça, tu pourras vite vite arriver à ta retraite !
En Allemagne, c'est un peu différent. Après le bac, tu prends souvent une année pour travailler ou voyager. Puis tu peux commencer ta licence. Cette année est souvent décisive, tu rencontres le monde du travail ou tu découvres tout simplement le monde. C'est une année qui te transforme et qui te permet un peu plus de réfléchir à ce que tu veux faire de ta vie.
En France, j'ai l'impression qu'on nous balance après le bac dans une filière. 17 ans, et tu dois choisir ce que tu veux faire de ta vie. Logiquement, ils sont nombreux à changer de filière après la première année en dehors du lycée. « C'était pas pour moi ». « Je voulais autre chose ». « Je n'en étais pas capable ». Une année parfois compliquée. Une année que mon homologue allemand aura mise à profit pour voyager. Sur ce point, je les envie.

Bon, il n'y a pas que ça. Je répète depuis plusieurs années : pas de mariage ou bébé avant 30 ans ! Pour moi, c'est d'une importance considérable. C'est une idée qui m'est venue lors d'une soirée avec l'ESSOR. Il y avait un type là, il devait avoir 30 ans. Je devais en avoir 19, mes sœurs encore moins. Celles-ci lui avaient lancé un joli « mais t'es trop vieux pour être ici, repars chez toi te coucher ! ». Et lui, pas trop perturbé, commença à nous parler de la jeunesse, et de ce qu'on devait en faire. Il l'a dit plusieurs fois « profiter jusque 30 ans ! ». Forcément, à 19 ans, 30 ans nous paraît très loin ! Trop loin même ! Maintenant, en y repensant, je me dis qu'il avait bien raison !

Attention, je ne dis pas que toi, travailleur, marié, propriétaire, maman, a tort. Ou que tu as fait les mauvais choix. Au contraire, je te félicite. Bravo, si cela te rend heureux, je suis content pour toi. Mais comme je le dis souvent : je ne vous envie pas. Du moins, pas encore. Il se peut très bien que dans deux ans j'ai l'envie folle d'un enfant. Et alors là, je vous jalouserai ! Mais ce n'est pas encore le cas, et je le vis plutôt bien.

Non, ce qui me gêne un peu, c'est forcément nos discussions. Car on a beau dire, on a beau faire, notre vie ne tourne plus autour des mêmes choses. Un travailleur nous a récemment parlé des prêts, des taux d'intérêt, des différentes banques, de l'assurance vie. On écoutait cela avec attention, dans une sorte de conversation science-fiction ! Tout simplement car je ne suis pas encore concerné. Placer mon argent ? Quel argent ? Le peu que je reçois en bourses diverses est dépensé aussi vite en déplacement africain.
Et les histoires d'amour ? En voilà un sujet intéressant ! Intéressant pour moi, en tout cas ! J'aimais savoir ce qui se passait dans vos soirées, qui embrassait qui... Forcément, cette conversation avec un couple marié ne fonctionne plus ! (ou alors y'a comme un problème).

La maturité de vie. C'est une notion très importante. Et c'est quelque chose où on ne peut pas tricher. Les grandes étapes de la vie comme le boulot ou l'enfant vous font passer dans une autre catégorie. Le boulot c'est un salaire, des placements, des impôts. C'est de l'argent tous les mois sur le compte, et parfois une voiture. Un étudiant comme moi ne comprend pas encore cet état d'esprit. Je me réveille quand je veux, je travaille quand je veux. Je prends des vacances quand je veux. 5 semaines de congés payés, ça me semble complètement dingue ! Alors que toi, travailleur, trouve ça logique.

Alors ce mariage, alors ce bébé, je les regarderai avec un drôle de regard. Car pendant quelques instants, je pourrai un peu voir de mon futur. Un futur déjà bien présent pour vous.

Partager cet article
Repost0
9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 13:18

Le fait de relire mon blog m'a fait revoir des têtes que je n'ai pas vues depuis pas mal de temps. Les copains. Enfin, les anciens copains. Ceux que l'on a lâchés sur la route. Ceux que l'on a perdus quelque part, sans trop s'en rendre compte.

 

Moi ce sont clairement les études qui m'ont dirigées pendant plusieurs années. En entrant au lycée, j'ai perdu des potes du collège. En entrant à l'université, j'ai perdu des potes du lycée. Des gens avec qui je passais mes journées et que je n'ai pas revus depuis (ah, si, bien sûr, en photo sur Facebook, mais reconnaissons que c'est une sensation différente!)
La fin du football a emporté mon groupe de l'ESSOR, sans que je le voie arriver. Pourtant, je pensais que ce serait des potes d'une vie. Non pas que je les déteste à présent, mais je ne les vois plus, tout simplement. Alors que j'ai passé d'innombrables soirées avec eux autour de mes 18-20 ans.

C'est l'année de mon Erasmus où des choix ont été faits. Quand on habite à l'étranger, difficile de recroiser ses potes le week-end. Alors, quand on revient, on voit les principaux. Deux, trois groupes. Pas plus. Car on n'a pas le temps. On n'a plus le temps.

Habiter à l'étranger ça peut paraître génial. Mais ça peut aussi paraître déprimant. Ici, en Allemagne, je me suis fait mes connaissances. Que je vois chaque semaine. Mais je ne les appelle pas "potes". Car je sais que dans quelques semaines, je rendrai mon appartement. Et je quitterai à nouveau une ville, et les personnes rencontrées sur place. Et je pense bien que dans deux ans de cela, je n'aurai plus aucun contact avec mes connaissances de Fribourg. Car loin des yeux, loin du cœur. Surtout en matière de connaissances.

L'année prochaine, dès septembre, ce sera Bordeaux. Une nouvelle ville. Un nouveau cycle de connaissances. Et toujours cette drôle de sensation, celle que ma maison reste à Tilques, et que mes amis restent dans le Pas-de-Calais.
L'un des cinq regrets des mourants (article que j'ai déjà évoqué), c'est d'avoir perdu ses amis en chemin. Alors je résiste, tant bien que mal, malgré la distance. Malgré l'étranger. Pas de téléphone, mais avec Internet. Cette bénédiction.

Je critique assez souvent le Net pour des choses, mais il faut reconnaître un aspect pratique. Les anciennes générations ont perdu leurs ami(e)s d'enfance au fil des études, au fil des déménagements. Presque comme moi. A un détail près : ce n'était pas forcément possible de rester en contact à l'époque. Oui, bien sûr, les lettres et le téléphone fixe. Mais le net... si j'arrive à garder un gros noyau du lycée/fac/Audomarois, c'est grâce à Internet. C'est grâce aux mails, aux blogs, voire même à MPG ! C'est grâce à Internet que je prévois chaque retour dans le Nord, chaque sortie, chaque repas.

Mais Internet n'apporte tout de même pas de partager ma routine en terre étrangère. Et c'est là où j'ai un manque. Vivre tous les jours d'une année auprès des ami(e)s, une sensation que je n'ai pas connue depuis 2008. Il y a bien eu un petit intermède en 2011, pendant quelques mois. Et j'admets avoir apprécié chaque soirée et moment de l'époque.

La vie, c'est une question de choix. Toujours. De priorité. L'année prochaine, je serai donc à Bordeaux pour terminer ma thèse, et essayer d'obtenir le concours de l'enseignement (CAPES/Agreg histoire-géo). Ensuite, il n'y aura plus d'études. Il y aura un travail. Et j'aurai une nouvelle fois le choix : où veux-je vivre ?

Avec Elle. Avec vous. Avec le soleil. Avec les montagnes. A l'étranger. Dans le Nord.

Tu choisiras ton camp, camarade. Et chaque choix apportera son lot d'inconvénients. C'est triste, mais c'est ainsi. La vie n'est jamais parfaite. On s'adapte. L'amitié aussi. Mais parfois tout ça nous manque un peu.

Partager cet article
Repost0

Plus De Blogs