7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 11:35

Il y a quelques jours, j'ai fêté les 10 ans de mon blog. Oh non, pas les 10 ans de ce PhileasFrog, mais les 10 ans de Quebecstar. Je ne sais pas si vous avez connu Quebecstar, sur le skyblog de l'époque. C'était un drôle de personnage, et une drôle d'écriture : le langage SMS. Avec les fautes en bonus (non pas que je ne fasse plus de fautes ^^ mais je vous promets que ça s'est vraiment amélioré depuis).


J'ai un très grand avantage: j'ai sauvegardé mes blogs. Il y en a eu trois véritables, quebecstar (2004-2008) en mode skyblog/skyrock, quebecstar en mode overblog (2008-2010) et milev, l'actuel, depuis l'automne 2010. Et pour les dix ans, j'ai décidé de tout relire.

1469 articles. 10 ans. Oui, pas besoin d'avoir fait beaucoup de math pour comprendre le rythme : près de 150 articles par an (et je ne compte pas les résumés de films). Des articles qui ont évolué au fur et à mesure des années. Et pour cause, au début cela concernait surtout ma vie au lycée Ribot, mes premières sorties d'avant-permis à Saint-Omer. Un bowling était un événement, une fête dans la salle Bélanger la sortie de l'année. A l'époque, je ne connaissais rien, en tout cas très peu. Je ne savais pas ce qu'était une copine ou un voyage. J'avais beaucoup de doutes sur la vie, sur mon futur, sur mon pouvoir d'attraction (^^). Forcément, j'ai beaucoup ri au fur et à mesure des articles. J'ai revécu beaucoup de soirées, beaucoup de fous rires. J'ai compris que mon cerveau est un salaud, qu'il efface les souvenirs. Et c'est là où j'ai remercié chacun de mes articles. Car ils m'ont tous permis de revivre quelque chose, un moment, un instant, une pensée, un doute.

 

Bien sûr, j'ai aussi revécu mes voyages. Les Pays-Bas et la Suède chez un Erasmus, l'Egypte avec Mélanie, et puis les Philippines et le tour de France. Là, j'ai commencé tout doucement à me transformer. Alors le tour d'Europe... et puis forcément l'Asie, il n'y a pas si longtemps.

Cette relecture m'a justement fait prendre conscience de mon évolution en 10 ans. On a tous changé, je le savais déjà. Mais à ce point... Il y a 10 ans, j'écrivais beaucoup sur la mort. Chose étrange, alors que je débutais ma jeunesse ! Mais c'est quelque chose qui me hantait beaucoup. Et puis au fur et à mesure des années, j'ai compris qu'on ne pouvait pas comprendre. Alors j'ai lâché l'affaire, sans trop de regrets.
Je me suis également rendu compte des doutes que l'on peut avoir à 20 ans, et que l'on n'a plus forcément à 27. Ces dernières années ont été déterminantes dans ma construction personnelle, j'ai grandi. Je suis devenu un adulte. Pas encore très mature (faut pas pousser, je reste un étudiant!), mais un adulte tout de même.

 

Ces blogs furent également mes journaux intimes. Ca continue encore, mais à un rythme très inférieur. Car au début, je vous parlais de tout (et de rien). J'écrivais sur tout, et surtout sur moi. Mes doutes. Mes pensées sombres. Mes colères. J'avais beaucoup moins de honte à rédiger sur mes sentiments. J'ai très vite écrit sur mon premier amour, et plus tard, sur ma première rupture. Sans me cacher. Sans me censurer. Ou finalement, très peu.

Au-delà de l'écriture, et de ma modeste (?) personne, il y a aussi les lecteurs. Car oui, ce blog n'est pas seulement le mien. Certes, je le contrôle, je décide des articles. Mais je ne décide pas des réactions. J'ai relu des commentaires. Parfois j'ai ri. Parfois j'ai souri. Parfois j'ai fait la moue. A une époque, les blogs étaient un défouloir (aujourd'hui, les commentaires des sites d'informations ont remplacé cela). Je me souviens de la rafale d'insultes que j'avais pris après une histoire de déguisement du PSG à la fac (après la finale contre Lens et la banderole ch'ti). Sur le coup, je n'avais pas trop compris. Avec le recul, je prends cela avec le sourire, me rendant compte à quel point tout cela n'avait que peu d'importance.

Et c'est là où j'ai compris. Finalement, ces moments d'extrêmes-joies ou d'extrêmes-peines semblent tellement dérisoires aujourd'hui. Et tellement lointains. Ils n'ont plus de réelles conséquences, si ce n'est qu'ils m'ont formé, qu'ils m'ont endurci. Je suis qui je suis grâce à tout ça, grâce à ces 10 ans, que je peux revivre aujourd'hui grâce à ce blog. Et je me rends compte de la chance que j'ai d'avoir cet outil de la mémoire à ma disposition. Combien d'entre-vous se souviennent de leur façon de penser il y a 10 ans ? Combien d'entre-vous se souviennent de leurs soirées d'il y a 8 ans ? Et combien d'entre-vous peuvent se rappeler des sentiments qu'il éprouvait pour telle fille ou tel garçon il y a 6 ans ? Les souvenirs s'envolent. Les écrits restent.

J'ai adoré regarder mon passé pendant une semaine (oui, ça prend du temps l'air de rien). Reste ce blog. Aujourd'hui. Le moment présent. Ce que je veux faire, mon futur. L'avenir. Tout ça m'appartient, tout ça reste à construire. Et à retranscrire. Car je compte bien garder ce blog quelques mois/années supplémentaires. En prévision des 20 ans. Et je sourirai à nouveau en relisant cet article. Et j'espère même que pour les 30 ans, je ferai lire mes bribes d'adolescents à mes enfants. Et une petite boucle sera bouclée. Une boucle qu'on appelle la vie.

Merci pour vous, et les 125 000 visites depuis que Milev est en route.

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 22:20

J'ai eu trois copines dans ma vie. Pas forcément un gros chiffre. Mais je pense avoir privilégié la qualité à la quantité. Trois filles qui ont déjà marqué ma vie, à leurs façons. Trois relations assez longues, aux alentours des deux ans. Trois relations sérieuses, et qui m'ont sérieusement marqué.

La première avait le goût de l'innocence. De la découverte. De l'apprentissage. De la naïveté. Après quinze jours, je l'aimais. Après deux mois, j'imaginais ma vie avec. Après six mois, nous avions déjà évoqué le nom des futurs bébés. C'était une relation magique et sans crainte. Et pour cause, je n'avais jamais connu la douleur d'une rupture. Je ne pensais pas que ça pourrait m'arriver, à moi, car j'étais sans aucun doute différent. Nous serions différents.
Et la rupture est arrivée, avec moi dans le rôle du méchant, du bourreau. J'ai mis du temps à m'en remettre, une bonne année, qui en réalité fut mauvaise. Au-delà de l'histoire qui se terminait, je pleurais son cœur brisé, mon mal-être face à la décision prise, et l'idée que l'amour se fâne avec le temps.

Et puis, sans trop m'en rendre compte, l'amour est revenu, avec une autre. Celui-là fut fougueux, impétueux, rythmé par les hauts et les bas, les joies et les engueulades. Un amour sincère, mais qui ne pouvait pas durer. Un amour destructeur, à 200 à l'heure, mais qui tangue sérieusement à chaque virage. Au bout de la dernière ligne droite, je m'y voyais encore, avec la femme de ma vie. Saloperie de concept Disney de la princesse et du prince qui vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Mais Disney n'est qu'un conte pour enfant.

Une deuxième rupture, encore plus compréhensible que la première. Sauf que cette fois, ce n'est pas moi qui ai pris la décision. Bizarrement (mais après coup logiquement), ce fut une rupture-délivrance. J'ai rebondi avec plus de vigueur, retrouvant les joies d'une vie que j'avais oubliées. Mais j'avais retenu la leçon : amour, tiens toi loin de moi ! Laisse-moi tranquille ! Je veux profiter de ma jeunesse.

Et l'amour m'a entendu. L'amour m'a retrouvé. Et l'amour continue de me faire profiter de ma jeunesse. Cette fois, ce fut un hasard, et ce fut un coup de foudre. Mais plus de je t'aime en avance, ou de plan sur la comète. Cette fois, ce fut un amour patient. Le je t'aime, il aura fallu un an. Trop peur de se découvrir. Trop peur de souffrir. Alors je me suis protégé, sans trop vite me dévoiler. Ça tombe plutôt bien, elle était dans le même état d'esprit.
Le cap des deux ans, je l'attendais. Avec méfiance et peur. Si l'amour est mort deux fois, pourquoi pas trois ? Et puis non. 2 ans et demi. Et ça continue.

La morale de cette histoire ? L'amour forge un homme. Mais la rupture encore plus. Il y en a qui s'écroulent, au fond du trou, au fond d'une mine, ne cherchant pas à s'accrocher, préférant se lamenter sur les belles journées ensoleillées d'un amour évanoui. Et puis il y en a d'autres, qui se rejettent à corps perdu dans une nouvelle bataille, les mêmes armes à la main, sans avoir eu le temps de faire le point.
Aujourd'hui, j'ai un peu de temps pour moi. La soirée est triste, un orage arrose le paysage, pas grand chose à faire. Si ce n'est de se poser, et de réfléchir à ces années écoulées, et à ces amours perdues.

Avec du recul, je me permets d'apprécier à nouveau les moments vécus avec celles que j'appelle désormais « mes ex ». Non pas que je les détestais. Mais je ne voulais plus en entendre parler. Ex comme exit. Terminé, bonsoir. Peut-être dans une autre vie.
Aujourd'hui, l'eau a coulé, la haine et les rancœurs sont parties. J'étais d'abord en colère, contre moi la première fois, contre elle la seconde fois. Et puis j'ai pardonné. A elle, tout d'abord, car elle avait pris la bonne décision. Et à moi aussi, car je n'y pouvais rien. L'amour est un drôle d’algorithme, une combinaison chimique dont on ignore encore le secret. On a beau tout faire pour que ça fonctionne, quand ça ne veut pas... Certains tentent de se forcer, notamment sur les derniers mois. On se torture en voulant y croire, en se disant que ce n'est pas possible, qu'on n'a pas fait et cru tout cela depuis des mois, des années, pour en finir là. On lutte, tant physiquement que moralement. Et puis un jour on se rend compte. Non, décidément, ce n'est pas toi. C'est dommage, tu me plaisais bien. Tu me plais d'ailleurs toujours beaucoup. Tu es une personne formidable. Mais je ne suis plus amoureux. Dans ce cas là, ce n'est pas un cœur qui saigne, mais les deux. La fameuse rupture où l'on n'a rien à reprocher. C'est pas tant que tu as fat quelque chose, c'est moi. Pardonne-moi.

Malheureusement, le pardon n'est pas facile. Seul le temps apaise la douleur.
Il y a aussi la rupture amoureuse. Oui, je suis amoureux, mais plus de toi. Quelqu'un d'autre. Je ne voulais pas, j'ai tout fait pour résister. Mais je n'y arrive plus. Je pense à lui. Je pense à elle. Et plus à toi. Pardonne-moi. Là, même le temps a du mal à apaiser la douleur. Ce n'est pas tant la rupture, c'est le fait d'avoir été préféré à quelqu'un d'autre ! Au delà de l'amour, c'est l'amour-propre qui en prend un sacré coup ! Gros con (ou grosse conne, c'est selon).

 

Bref, toujours est-il que j'ai pardonné. Et que je souris maintenant en pensant au passé. A tout ce que j'ai appris avec elles, à tout ce que j'ai fait, découvert, rencontré à leurs côtés. Je me dis que ce fut une chance de les rencontrer à cet instant T., où l'amour entre nous était possible. Certes, celui-ci n'a pas duré. Mais il en valait la peine. Car une rupture n'efface pas une année et demie ou deux ans de bonheur.

Alors aujourd'hui, je profite d'un nouvel amour, d'un nouveau bonheur partagé. Au jour le jour, car je sais que rien n'est éternel. On mourra, c'est une certitude. Sur mon lit de mort, je dirai peut-être que c'est elle, la femme de ma vie. En ce moment, c'est en tout cas ce que j'aurais envie de dire. Mais ça ne m'empêcherait pas de penser à elles, mes ex. Mes ex femmes de ma vie.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 22:25

27

Il paraît qu'aujourd'hui j'ai 27 ans. 

C'est un chiffre qui m'impressionne un peu. Ça me semble beaucoup pour tout vous dire. J'ai vraiment l'impression d'en avoir moins. La raison c'est bien sûr mon mode de vie : je suis et je reste un étudiant. Un étudiant de 27 ans, une espèce rare en France.

Les anniversaires, c'est un peu comme Nouvel An, un drôle de décompte qui nous oblige à nous arrêter et dire : « Déjà ?! Mais ça passe vite ! » Oh que oui petit, le temps passe vite.

Alors c'est l'occasion de faire un bilan de mon année, ou des vingt-six déjà écoulées. Bon, c'est quelque chose que j'ai déjà fait souvent, et j'aurai encore beaucoup l'occasion de le refaire. En deux phrases ça donne : content de ce que j'ai déjà fait, heureux quand je vois ce qu'il reste à faire. Pas impatient comme je pouvais l'être à mes 16 ans (quand j'aurai un permis, quand j'aurai un appart, quand j'aurai une copine...). Pas perdu comme je pouvais l'être à mes 20 ans (pourquoi la vie, qu'est-ce que je veux faire, où vais-je...). Heureux. 27 ans et heureux. Je donnerai beaucoup pour continuer un décompte pareil jusque 100 avec la même appréciation. Heureux et sans problème. Un luxe. Une chance. Cette journée, c'est aussi s'en rendre compte. Et penser à ceux qui n'ont pas cette chance. Et profiter pour eux, autant que pour moi.

Alors mes 27 ans ne seront pas vraiment particuliers, ou exceptionnel. Comme mes 26 d'ailleurs (aucune idée de où j'étais et de ce que je faisais). Pas de fête, pas de verre en ville, pas de voyage de fou. Juste une journée ordinaire. Une de plus. Mais une de plus que j'apprécierai. Elle est belle, la vie.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 12:51

Parfois on se demande si on n'a pas vieilli, si le temps ne joue pas trop sur notre physique ou notre mental, sur notre façon de nous amuser, sur notre façon de faire la fête. Et parfois on tombe sur un CD de RFM Party 80. Et là, on ne se demande plus rien. On savoure, à gorge déployée.

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 21:29

Revenir deux semaines après deux mois d'absence, c'est revoir beaucoup de monde. La famille et les amis, le chien et les voisins. Revenir deux semaines, c'est finalement court et long à la fois. Court, car j'ai l'impression de ne pas arrêter. Mais long aussi, car je réussis à revoir tout le monde, et certains à plusieurs reprises.

Je ne vais pas vous ennuyer avec mon emploi du temps plutôt rempli de ces vacances Made in Nord-Pas-de-Calais (je le ferai dans un autre article héhé). Mais simplement évoquer mon état d'esprit du moment. Ca semble un peu bête, mais c'est surtout pour moi, pour m'en souvenir (les paroles s'envolent, les écrits restent).

En ce moment, j'ai l'impression de toucher des doigts le bonheur. Le vrai, le véritable. Le 100%. Celui que je n'avais pas ressenti depuis plusieurs années. Peut-être depuis la période d'insouciance Erasmus. Mais cette fois, c'est légèrement différent, et peut-être plus vrai. Un copain à moi évoque souvent Erasmus, et il me rappelle que c'est une sorte de rêve éveillé, mais que ça ne peut pas être la vraie vie. Il n'a pas tort. Erasmus c'est une bulle. Une expérience folle et magnifique, mais ça reste une bulle. Tout ce qui se passe en Erasmus reste en Erasmus. Les contacts avec le monde réel, les autres, les emmerdes, le boulot, et même les études, tout ça n'existe pas. Erasmus ce n'est rien que la fête, l'insouciance, l'amour, les amis. Mais rares sont les mauvais côtés. On s'en rend d'ailleurs très vite compte quand on revient chez soi. Erasmus est une folie, mais Erasmus n'est pas la vie, telle qu'elle existe ensuite.

Erasmus est terminé depuis bien longtemps pour moi. Mais une autre source de bonheur est apparue. J'avoue que je ne l'ai pas trop vue venir. Et depuis quelques jours, je m'en délecte. C'est le bonheur du Carpe Diem.

Ce n'est pas la première fois que j'écris cette locution latine, sans doute pas la dernière. Mais cette fois, c'est différent. Je ne suis plus dans le Carpe Diem « on profite, on fait la fête, on voyage ». En tout cas, plus seulement. Je suis dans le Carpe Diem « on regarde autour de soi, on admire la nature, on observe ses proches, et on profite de tout ça avec le sourire ».
J'ignore un peu comment ce sentiment est venu en moi. Peut-être est-ce le film vu récemment sur ce type qui pouvait revivre chacune de ses journées, pour en profiter une deuxième fois. Ou peut-être est-ce la nature que je côtoie de plus en plus régulièrement qui me donne cette sensation de plénitude. C'est peut-être les randonnées de la Forêt-Noire, ou les balades avec mon chien. C'est aussi mes amis, que je revois depuis quinze jours. C'est également la famille, avec qui je prend plaisir à discuter, surtout quand je les écoute.

Ça commence dans Tilques. Un arbre qui bouge, et le bruit du vent. Je hoche la tête vers le ciel, les yeux fermés, me concentrant sur ce bruit fantastique. Le souffle. Fort, venant du lointain. Ce vent se déplace à travers les terres sans faire attention à moi. Mais moi, je l'écoute attentivement. La sensation est magnifique.

C'est ma grand-mère qui me parle. C'est la deuxième fois que je suis là cette semaine. Et elle évoque un sujet que je connais déjà, puisqu’elle en a parlé la première fois. Mais plutôt que de l'arrêter, je l'observe. Ses traits, ses cheveux, cette façon de parler. Une expression sortant tout droit d'un temps ancien. Je ris. Elle aussi. Je sais qu'elle a déjà fait une bonne partie du chemin, et que des moments comme aujourd'hui ne se reproduiront peut-être plus cent fois. Le temps fait son effet. Pour moi aussi.

C'est mon chien qui remue la queue à chaque fois que je rentre dans ma cuisine. Pourtant je suis parti il y a quinze secondes vers ma chambre. A peine suis-je parti que je l'ai entendu sauter du fauteuil et marcher vers la porte. Lentement, je remonte mon couloir, tout en admirant sa petite tête dépasser des carreaux inférieurs. Quelques centimètres derrière, sa queue gigote. Je lui parle de l'autre côté de la porte, et il se dresse sur ses pattes arrière. J'appuie sur la poignée, et le fauve se jette sur moi pour me faire une fête. Je le prends dans mes bras, essayant de donner autant d'amour que j'en reçois de sa part. C'est con un chien. Mais c'est tellement bon.

Mon père s'est endormi dans le fauteuil. Il a essayé de regarder le classico, que j'ai enregistré pour lui. Mais la fatigue a pris le dessus (et pourtant, quel match!). De mon côté, je regarde à nouveau le match, alors que je l'ai déjà vu la veille. Mais je sais que c'est une rencontre tellement fantastique... Je prends plaisir à suivre le déplacement d'Inesta alors que celui-ci n'a pas le ballon. Le replacement de Busquets, l'accélération de Benzema dans la surface pour être le premier sur le ballon. Et puis j'observe mon père, dans une situation assez habituelle pour lui. Sa sieste après manger. Traditionnel. Et je souris.

Vous voyez, ce ne sont pas des moments extraordinaires. Ce sont d'ailleurs les moments les plus ordinaires du monde. Et c'est ça que j'ai compris : le bonheur c'est de se délecter des moments ordinaires. C'est con à dire, mais ils sont si nombreux. Regarder la pluie tomber avec le sourire, et c'est toute une vision de la vie qui change. Dire bonjour à toutes les personnes que je rencontre, toucher l'herbe derrière ma maison. Le bonheur c'est prendre le temps de vivre. Le bonheur, c'est la fin de tout stress superflu. Je ne fais pas ça aujourd'hui, je le ferai demain. Ou le jour d'après. Et si je ne le fais pas du tout, tant pis. Il n'y a pas mort d'homme. J'ai le temps. Je me laisse savourer. Je me laisse être heureux.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 20:12

Le smartphone est une chose extraordinaire. Pensez, peu importe où vous êtes (encore faut-il du réseau), vous pouvez vous connecter à Internet et trouver l'information que vous recherchez. Il y a une application pour tant de choses. Mais pas pour tout.

Sur le smartphone, il manque l'application politesse. C'est quelque chose qui me choque de plus en plus, et qui me semble progresser de plus en plus. Une personne est assise en face de vous, vous avez une discussion. Et tout d'un coup, sans comprendre pourquoi, elle se met à regarder son téléphone. Parfois elle lit un message, parfois elle regarde le fil d'actualité Facebook. Parfois c'est simplement un réflexe, elle se demande si quelqu'un pense à elle. C'est une chose assez énervante pour l'interlocuteur : je la fais chier ?

J'ai commencé à le remarquer avec ma cousine. Bon, c'est une ado, et son utilisation des smartphones est au-dessus de la moyenne : elle est quasiment née avec. Lors des repas de famille, elle est sur son smartphone toutes les dix minutes, montre en main. Et comme souvent son utilisation dure neuf minutes, difficile d'avoir une conversation avec elle ! Mais il n'y a pas qu'elle ! Je l'ai remarqué à nouveau à Nouvel An, avec le brochette de filles qui m'accompagnait. Petit-déjeuner ensemble, et avec l'ami Lucas nous lançons la discussion. Problème : les filles sont sur leur smartphone. On se regarde, et on se demande qu'est-ce qu'il y a de bien intéressant là-dessus ! Mais c'est que le 1er janvier on met une photo du 31 décembre, et que derrière les autres likent ! Ohoh, le moment est là !


Sur le smartphone, il manque l'application vivre le moment présent. C'est qu'à force de tout raconter, quasi en temps réel, on en oublie de vivre le moment. Une photo d'un concert (voire la vidéo), c'est super. Mais pourquoi le partager alors que tu es encore au concert ! Tu as le temps, ta photo ne va pas disparaître ! De même que le message que tu viens de recevoir ! Alba me fait la même parfois, nous discutons et elle reçoit un message. Elle ne peut pas s'empêcher de le lire ! Ohoh, le message va rester là (quoi Snapchat??)

Sur le smartphone, il manque l'application savoir faire la conversation. Ça pour poster sur Facebook 140 caractères, il y a du monde ! Mais pour avoir une conversation construite sur des sujets de société, il n'y a plus personne ! Et c'est un sentiment que j'ai depuis quelques temps, et qui progresse. Auparavant, avant les smartphones, et avant l'utilisation massive de Facebook de façon générale, les gens parlaient aisément de leur vie. Qu'as-tu fait cette semaine ? La semaine dernière ? Dis-moi en plus. Maintenant que tu postes toutes les choses sympas que tu fais sur Internet, tu as moins de trouvailles, moins de secrets. Alors les gens ne savent pas quoi dire. Mieux, ils parlent du dernier post qu'ils ont lu sur Facebook ! Ça comble les trous, entre deux vérifications des messages.

Sur le smartphone, il manque l'application inspiration/penser. Ça, c'est quelque chose de très personnel. Car mon inspiration pointe lors de mes moments d'ennuis. Dans un train, alors que je regarde le paysage. Problème, c'est que le smartphone tue l'ennui. C'est d'ailleurs pour cela qu'il est autant apprécié. On aime son smartphone car sans lui on se fait royalement chier dans le métro ou le TER. Mais justement, apprécions les moments d'ennuis ! Ils deviennent si rares. On se plaint trop souvent que le temps passe si vite. Mais c'est nous qui le faisons passer trop vite. Et puis l'inspiration ou les pensées sont quelque chose d'incroyablement utile. Vous réfléchissez à votre vie, à ce que vous en faites, à ce que vous voudriez en faire. Vous pensez aux choses que vous avez dites, aux choses que vous auriez dû lui dire. Je pense, donc je suis !

 

Sur le smartphone, il manque l'application Big Brother sait où vous êtes. « Allo la NSA, allo mon pote », c'est ainsi qu'il faudrait commencer chacune de vos conversations. Car si l’État français veut savoir où vous êtes, ce que vous dites, ce que vous faites, il n'a plus besoin d'un agent derrière vous. Il a simplement besoin de votre Smartphone. Et pour cause, vous lui dites tout ! « Qu'est-ce que ça peut faire, je n'ai rien à cacher ». Peut-être. C'est beau la démocratie. Mais aujourd’hui, pensez un peu aux Ukrainiens. Hier ils manifestaient. Et ils ont reçu des beaux SMS, leurs disant : « Cher abonné, vous êtes enregistré comme participant à une émeute ». C'est beau le progrès.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 23:07

Faut-il aller faire un stage à l'ambassade de France au Burundi ? Pendant une petite semaine, cette question m'a quelque peu tourmenté. Elle m'a poussé à réfléchir, vite, sur ce que je voulais de ma vie.

Le stage commence le 1er février. Il dure quatre mois. Très vite j'ai pu voir que mon profil devrait intéresser l'ambassade. Expérience de vie dans la région : check. Connaissance des affaires des grands lacs : gros check. Intérêt pour les pays post-conflit : check. Compétence économique : check. Reste une question : est-ce que je veux ce stage ?

Comme souvent, j'ai fait mes deux colonnes. Les plus et les moins. Les premiers plus étaient évidents : ce serait mon vrai premier stage professionnel (excepté presse) ; ce serait l'occasion de vérifier si bosser dans les affaires étrangères peut m'intéresser ; ce serait une bonne possibilité pour ma thèse de rencontrer du beau monde burundais. Et puis quelques autres, comme un voyage supplémentaire, payé. Et puis c'est un sacré test pour le couple.

Le couple justement, pour commencer la liste des moins. Pourquoi partir alors qu'Elle est ici. Et puis j'ai pensé tout de suite à ma famille et à leur inquiétude. Certes, si je pense ainsi, je ne vais pas loin (et surtout pas en Afrique), mais c'est à prendre en compte. Et ma vie allemande, mon appartement, l'apprentissage de la langue. Tout ça aussi ce sont des moins. J'ai pensé à mon chien que je dois garder en mars, au concert de Stromaé en avril. Je vais courir le marathon de Paris.

Dans ma tête, ce fut un peu compliqué. Le temps d'une ou deux journée(s), pas plus. Car j'avais oublié un élément essentiel : mon bonheur est ici.

Au fond de moi, je le sais bien que ce stage m'intéresse surtout car c'est dans une ambassade. C'est toujours chic à raconter, c'est toujours sympa sur un CV. Mais moi qui pense que les affaires étrangères ne m'iraient pas pour des raisons de vie personnelle (bouger tous les trois ans, ou vivre à Paris), à quoi ça me servirait ? J'ai bien vu des gens bosser dans des ambassades ou des ministères, et ce n'était pas folichon tous les jours. Il y en a qui sont capables de sacrifier leur vie sociale pendant plusieurs mois pour un boulot. Mais pas moi. La vie est trop courte [#FrançoisMarquis]. Et puis je crois de plus en plus en ma vocation d'enseignant, je m'imagine de plus en plus devant une classe. Je considère que l'éducation fait l'homme, construit notre société de demain. Alors pourquoi aller là-bas ? Surtout que je peux très bien y aller cet été, pour simplement deux mois. Et ça sera peut-être encore plus productif pour la thèse.

Quatre mois c'est long vous savez. En quatre mois, il peut s'en passer des choses. Et c'est quatre mois que je ne retrouverai pas. Si ma relation ne survit pas à ces quatre mois, est-ce que je ne m'en voudrai pas pendant longtemps ? Quoi, si c'est la bonne, ça survivra ? Mais allons ma petite dame ou mon bon monsieur, vous y croyez vraiment à « la bonne », celle d'une vie ? Quatre mois dans la vie d'une fille magnifique comme l'est ma partenaire, c'est quatre ans pour une fille ordinaire. Elle ne vit pas bien la distance, elle a besoin d'une présence régulière. Et moi aussi. Deux mois c'est déjà bien assez difficile comme cela.

La distance est l'une des pires choses qui soit pour un couple. Loin des yeux. Bref. Surtout qu'en Afrique je vais retrouver ma principale ennemie : la solitude. Et être seul, ça ne me va pas. C'est le retour de Jérémy le dépressif. Pensez, ça fait 8 ans que je suis en couple. Pas avec la même, mais ça n'empêche : je n'ai plus l'habitude d'être seul. Alors me retrouver comme un con au milieu du Burundi, comme je l'étais la dernière année au Kenya, très peu pour moi. Je pense d'ailleurs très souvent à cette expression pourrie que l'on sort souvent aux nouveaux célibataires : « mieux vaut être seul que mal accompagné ». Non non non ! Car être seul, c'est être mal accompagné ! C'est avoir cette chienne de solitude qui vous accompagne partout, jusque dans votre propre lit ! Les draps froids, c'est l'horreur !

Finalement, qu'est que je veux de ma vie ? Pas grand chose, si ce n'est le bonheur. Mon bonheur à moi, c'est un lit chaud. Un repas en tête à tête (avec des enfants dans quelques années). Un livre dans les mains, à hocher la tête pour voir celle que vous aimez réviser sa chimie. Un film sous la couette, à rire ensemble sur les mêmes passages. Le bonheur c'est l'amour. Le bonheur, c'est à deux. Pas besoin d'ambassade, de petits fours et d'un salaire démesuré. Pas besoin d'une grande maison, du dernier Iphone et du grand écran plat Samsung. Pas besoin du Burundi. Aujourd'hui, c'est mon Allemande et moi. Le bonheur est suffisamment difficile à trouver (construire), ça serait idiot de déserter. 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 15:44

Après le bilan de 2013, voici les objectifs de 2014. 12 résolutions à suivre, 12 missions à réaliser. Entre les voyages et le sport, entre l'environnement et les arts.

 

Découvrir 2 nouveaux pays

Faire 2 missions de ma Bucket List

Être capable de faire 100 pompes

Manger de la viande une fois par semaine

Visiter 10 nouveaux lieux allemands

Aller à 3 concerts

Réaliser 10 filmographies de réalisateurs

Connaître les principales étoiles et galaxies

Prendre 5 kilos (59,3 au premier janvier)

Pouvoir lire le journal et regarder un film en allemand

Écrire mes rêves et essayer de les interpréter

 Connaître et savoir reconnaître tous les arbres et cultures de France

 

C'est ambitieux, comme toujours. Mais si je réalise tout ça, je suis sûr que mon année 2014 sera bonne. Avec la santé, Inch'Allah ! 

Et vous quels sont les objectifs 2014 ?

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 14:54

Il est enfin arrivé, le tant attendu zapping de mon année 2013 !
année du zapping 2012
Le réveillon du nouvel an était animé, en mode tour d'Europe. Arrivé chez Tof, on tombait dans l'étrange. L'ami Lucas n'est pas étranger à cette situation. Au revoir Olivette, profite de l'Australie malgré ton sac d'une tonne, tu en reviendras changée ! Ma copine d'Eramus Helena venait me rendre une petite visite, me rappelant une époque qui me paraît tellement lointaine. En janvier, on souffrait du froid, c'est la première fois que j'entends parler du mot congère. Ça tombe bien, il y en a une dans mon jardin en mars. Je partais à Fribourg, réfléchissant à l'idée de m'y installer.
En février, il me fallait revenir : j'allais me faire opérer d'une tumeur bénigne. On faisait la fête pour Rose-Marie, puis à la soirée infirmière déguisée, d'où Sophie est repartie de manière précoce. Un petit bal, avant la belle bande de Malo un peu plus tard.
En mars, ce fut un match du Losc, l'anniversaire de Juliette, la crémaillère de Steph, puis la Saint-Patrick à Lille. L'occasion de faire des rencontres. D'ailleurs des Couchsurfers allemandes étaient présentes. Un fou est d'ailleurs venu me voir, il marchait du Kent jusqu'à Istanbul (il l'a d'ailleurs fait!). On a enchaîné quelques soirées lilloises avec des nouvelles venues : Julie et Anaïs.
Alba m'a rejoint dans le Nord. On a visité la région, Bruxelles, puis assisté aux cinquante ans surprise de ma mère. Mon anniversaire fut l'occasion d'une poignée de main historique entre deux individus en pleine guerre froide. Paris à deux, en amoureux.
Redirection Fribourg, début de ma recherche d'appartement. En mai ma dernière tante s'est mariée.

Saga Africa, Tome 2. Mai-juin, c'est le Kilimandjaro en Tanzanie, puis une danse effrénée dans un hôpital pour enfants du Rwanda. Je mange chez l'ambassadeur à Nairobi. J'assiste à ma première conférence qui se révélera très intéressante. Car oui, 2013 est avant tout une année de thèse.

Au mois d'août et en septembre, nous avons couru. Les foulées éperlecquoises, puis le semi-marathon de la braderie de Lille.
En 2013, je me suis un peu engagé politiquement, malgré la distance. Le projet Onfield au cours de l'été à Saint-Omer ne fut pas de tout repos, on en a entendu des belles.
J'ai profité de l'été pour découvrir un peu plus encore ma région, au Louvres-Lens, puis à travers les terrils (chute mémorable) et à la cité des électriciens. Côté sport, un match à Bollaert dans le kop, afin d'équilibrer les totaux régionaux. Une soirée lilloise permit la rencontre de Bozo le clown avec Dormeur, une autre fut l'occasion d'une prise d'otage devenue légendaire.
Je commence mes vacances en Bavière, et je les finis en Crête. De l'eau, de soleil, du repos. Du bon temps.

 

 

J'ai finalement trouvé mon appartement, et j'y emménage à la rentrée. 3 colocs allemands, et un objectif : parler la langue de Goethe. Je reste d'ailleurs essentiellement en Allemagne au cours de l'automne, étudiant beaucoup, rencontrant régulièrement mes tandems. Anaïs vient me voir (la seule pour l'instant).
Je rends visite à ma petite sœur, qui s'est enfin décidée à quitter le cocon familial pour s'envoler dans le sud-est. Cassis, son soleil, ses calanques. Pas un mauvais choix. Pas sûr qu'elle reviendra.
Je publie mes deux premiers rapports, et je participe à une conférence aux Invalides sur l'Afrique des Grands Lacs. Paris où j'ai pu voir des enfants mal-élevés dans une Assemblée Nationale. A Laval, j'ai vu un nouvel appartement et des 25 ans surprise du beau-frère.
Je finis 2013 par une nouvelle soirée lilloise (ou coco régale), une victoire aux colons de Catane (true story) puis par Berlin. Ah, non, j'allais oublier : une entorse aux cervicales consécutive à un contact avec un Russe sur un terrain du FC Tilques déplorable comme jamais !

Alors finalement, quand je regarde 2013, je me dis que c'était une bonne année. J'ai préféré 2012, mais c'était difficile de concurrencer 5 mois de voyage à travers l'Asie. J'ai avancé, j'ai voyagé, j'ai fêté, j'ai rigolé. J'ai vécu. En étant heureux. En étant en couple, passant pour la première fois le cap des deux ans.

Reste le plan national et international, une conférence sur le climat sans grand succès (mais chut!), Depardieu en Russie, les manifs contre le mariage pour tous, des discours sur l'islam, puis les Roms, puis l'islam, puis Léonarda, puis Dieudonné, qui me font parfois penser que la France ne tourne pas très rond. Les transports non plus ne tournaient pas très rond cette année : on avait plus de chance de mourir en prenant le train que l'avion ! 2013 était une année plutôt creuse politiquement (encore qu'Angela a marqué mon automne), ainsi que sportivement. On a bien eu l'hégémonie du Bayern ou le titre du PSG, que j'attendais depuis toujours (1994). Mais ce n'est plus forcément le PSG que je supportais il y a quelques années (mais il gagne). Nelson est parti, laissant la terre sans réel guide. Les Tunisiens et les Égyptiens ont retapé une révolution qu'ils avaient laissé s'échapper, tandis qu'en Syrie rien ne change. Pas de paix au Proche-Orient, malgré un rapprochement avec l'Iran. Et en Afrique, le Kivu s'est un peu calmé, mais le Mali, la Centrafrique ou encore le Sud-Soudan ont plongé dans des conflits loin d'être résolus. 2013 ne marquera pas forcément les esprits des prochaines générations, à moins que le scandale de la NSA permette de revoir notre utilisation d'Internet (mais j'en doute fortement). A voir pour 2014, avec des élections européennes importantes, et une coupe du monde au Brésil qu'on aurait tant aimé voir sur place (mais on apprécie déjà d'être représenté!). 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 15:13

Elles étaient douze. Nous étions début janvier 2013, et je partais plein de bonnes intentions, ambitieux comme jamais après une très bonne année 2012.

Très clairement, ce ne fut pas une grande année pour mes résolutions.


Résolution n°1 : Mettre le pied dans 5 nouveaux pays → échec

Je n'ai découvert « que » deux pays : la Tanzanie et le Rwanda. Une année moins prolifique que 2012 donc, mais ça reste tout de même pas mal. J'ai peut-être un petit regret concernant les vacances de l'été, où j'aurais aimé aller voir un peu le Portugal ou les Balkans. Ce n'est que partie remise.


Résolution n°2 : Écrire la première partie de ma thèse → échec

Résolution n°3 : Faire un stage → échec

J'étais trop présomptueux. Écrire ma première partie de thèse, ce n'était tout simplement pas possible. Quant au stage, j'ai fait d'autres choix, plus orientés personnellement que professionnellement. 


Résolution n°4 : Faire plus de sport qu'en 2012 (et ce sera facile!) → succès

La résolution 4 est réalisée : j'ai fait plus de sport qu'en 2012. Pas mal de football, de la course, de la musculation. J'ai un peu souffert physiquement, entre une opération de la main, une tendinite récurrente au genou et une entorse des cervicales toute récente.


Résolution n°5 : Arriver à 65 kilos ! (je persévère) → échec

On repassera en 2014. (59 kilos à la dernière pesée)


Résolution n°6 : Ne pas boire de coca de l'année → succès

Pour le coca, c'est fait. Hormis une mini-erreur avec Sam en juillet (j'ai fini les trois gouttes restantes dans sa canette, plus par réflexe qu'autre chose (faut pas jeter!) et je m'en suis rendu compte ensuite!). En Allemagne, je me suis mis au jus de pomme, en France c'est la grenadine à l'eau qui sponsorise officiellement mes soirées.


Résolution n°7 : Faire deux missions de ma Bucket List → moitié de succès

Pour les deux missions de ma Bucket List, une seule est vraiment réalisée : l'arbre généalogique. Un gros travail, sur lequel je reviendrai bientôt. Le saut à l'élastique a été reporté en raison des conditions météo. Et mon objectif oscar est quasi-réalisé (mais simplement quasi). Pas déçu cependant, l'arbre nécessitant un gros travail de recherche.


Résolution n°8 : Avoir un bon niveau d'allemand → moitié de succès

Là, c'est quelque chose d'assez subjectif. Les Allemands que je côtoie depuis quelques mois me disent que j'ai bien progressé. Il est vrai que pour les conversations de base, l'expression et la compréhension sont là. Après, dire que j'ai « un bon niveau », ce serait peut-être un peu présomptueux. Mais c'est clairement meilleur. A persévérer.


Résolution n°9 : Finir les vainqueurs des Oscars et des Césars → quasi-succès

Pour les Oscars, j'en étais à 66 sur 84. J'en suis aujourd'hui à 80 sur 85. C'est pas mal, mais pas parfait. Pour les Césars, j'en étais à 13 sur 39, j'en suis aujourd'hui à 40 sur 40. Ça, c'est fait ! Et plutôt bien d'ailleurs ! Il me reste donc cinq films à voir, mais j'ai clairement fait le plus dur. C'était une idée de 2011, et j'ai vraiment apprécié redécouvrir l'histoire du cinéma de cette façon.


Résolution n°10 : Lire 12 livres (autre que des livres d'histoire) → échec

7 sur 12. Dostoïevski et Boris Vian ont pourtant rythmé mon été, mais ça n'a pas suffi. Je me suis rendu compte que c'était difficile de lire pour le plaisir en soirée quand je dois lire pour ma thèse toute la journée. J'ai envie d'autre chose. Mes lectures se sont d'ailleurs quasi-exclusivement concentrées sur mes deux périodes de vacances. Ça veut tout dire.


Résolution n°11 : Découvrir 5 nouvelles séries → succès

Modern Family, Luther, The Big Bang Theory, IT Crowd, Game of Thrones, It is always sunny in Philadelphia, Dexter, Freaks and geeks, Breaking Bad, Sherlock.

10 ! C'est un double. Cette année fut clairement une année de séries. J'ai découvert des grands classiques du moment (Game of Thrones, Dexter, Big Bang, Breaking Bad) et exploré quelques séries un peu moins connues. J'ai lâché Philadelphia, Freaks and geeks et Breaking Bad assez vite, mais j'ai persévéré pour les autres, jusqu'à être à jour.


Résolution n°12 : Aller à un festival de musique → succès

Succès. Ce fut à Nairobi que j'ai réalisé cette résolution. C'était sympa, tout comme les concerts funk et jazz de Fribourg.


Le bilan, c'est une moitié des résolutions tenue. C'était l'avantage de m'en donner douze au début de l'année, j'étais sûr d'en tenir quelques-unes. Pour l'année prochaine, ça sera encore le cas. A venir.

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