28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 17:47

Très honnêtement, je ne suis pas venu à Toronto pour voir Toronto. C'était juste la ville la plus pratique pour découvrir les chutes du Niagara. Et très vite, je me suis rendu compte que je n'avais pas envie de rester.
Toronto c'est la plus grande ville du Canada (2,5M d'habitants), la cinquième aire urbaine d'Amérique du Nord (6M !), une capitale économique majeure. Ayant eu la chance (?) de vivre à New York quelques mois, j'ai une impression de déjà-vu pour ces villes hautes, faites de gratte-ciel, et où les gens ont un degré de carriérisme bien plus élevé que la moyenne. Toutefois, ma Couchsurfer, d'origine polonaise (et qui me confirme une idée bien ancrée en moi que les filles originaires de Pologne sont les plus jolies de cette planète) me propose d'échapper à la ville tout en gardant un œil sur elle : « va dans les îles de Toronto ! ».

Les îles de Toronto, connais pas. En fait, elles n'existent que depuis 1858. Cette année-là, une énorme tempête les coupe du littoral. Aujourd'hui, elles sont donc placées juste devant la ville de Toronto, au sein du lac Ontario. Je prends donc un petit bateau pour 7$ l'aller-retour et je profite de la vue. La ville s'éloigne minute après minute. Et retrouve de la splendeur à mes yeux.

 

Toronto, ses îles et Chinatown
Toronto, ses îles et Chinatown

La tour la plus haute (d'assez loin) est la tour CN, le symbole de la ville. D'une hauteur de 553 mètres, elle est construite en 1976 par la compagnie des chemins de fer canadiens. C'est la plus haute tour du monde jusqu'en 2007.

Me voici ensuite dans les Toronto Islands (oui, je suis en pays anglophone). C'est la plus grande zone piétonne d'Amérique du Nord. Parc de jeux, jardins, plages, randonnée... une espèce de petit paradis dans ce monde de citadins. Je savoure le soleil et le Monde Diplomatique. Les vagues du lac Ontario me bercent. Une impression de vacances.

Toronto, ses îles et Chinatown
Toronto, ses îles et Chinatown
Toronto, ses îles et Chinatown

En fin d'après-midi, je m'oblige à faire une petite visite de Toronto. Mais avec un angle assez précis : direction Chinatown. Toronto est comme beaucoup de villes nord-américaines multi-culturelles : environ la moitié de ses habitants sont nés en dehors du Canada ! 13% de la ville se considère est-asiatique. Chinatown se concentre à l'ouest des stations de métro Queen's Park et Osgoode. Ici j'ai l'impression d'avoir quitté le Canada et d'être dans l'empire du milieu. Les magasins sont chinois, les devantures sont chinoises, même les panneaux des rues sont traduits en chinois. Je retrouve les mêmes produits qu'en Chine, à savoir un sacré mêle-tout dans les magasins (et surtout des produits dont j'ignore l'utilité). L'ambiance est vraiment sympa et les prix sont deux fois moins chers que dans le reste de la ville !

Toronto, ses îles et Chinatown
Toronto, ses îles et Chinatown

Ici est la fin du voyage. Je suis dans le bus entre Toronto et Montréal. Je m'envole ce soir. L'impression d'avoir bien profité. Une chouette vie tout de même. Profitez !

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 15:07

C'est un nom qui résonne à mon esprit. Une image chez mon papy. La photo d'une chute d'eau. Un bateau.

A la frontière canado-américaine, deux chutes principales, 945 mètres de large, 57 mètres de haut. Difficile d'en dire plus, chaque photo vaut un long discours. Ce que je retiens, c'est l beauté du lieu. Cette sensation d'immensité. Le bruit. Le rejet de l'eau qui arrose les environs. L'esprit Disneyland qui règne aux alentours, les casinos, les fast-foods, Planet Hollywood. Mais rien ne me gâchera mon plaisir. La puissance de l'eau. La puissance des photos. Régalez-vous.

Les chutes du Niagara
Les chutes du Niagara
Les chutes du Niagara
Les chutes du Niagara
Les chutes du Niagara
Les chutes du Niagara
Les chutes du Niagara
Les chutes du Niagara
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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 22:24

« Si tu aimes l'histoire, il faut aller à Québec ! » Est-ce que j'aime l'histoire ? Oui, je le crois bien (peut-on faire un doctorat en histoire sans aimer cette matière ? Cela me semble compliqué!). Du coup je remonte le Saint-Laurent en bus (50$ canadiens pour trois heures de trajet, oui, c'est cher ce pays!) pour déboucher sur la capitale de la région : la ville de Québec.

 

Je suis hébergé une nouvelle fois par Couchsurfing. Pas par une personne, ni deux, ni trois : c'est une colocation de cinq jeunes. Et ils ont prévu un barbecue pour mon arrivée. Ça tombe bien, j'adore le barbecue (sarcasme). Et c'est parti pour une soirée de discussions en tous genres, de la politique québecoise à un voyage en stop à travers le pays, des différences dans nos langues aux drôles de sentiments qu'ils ont parfois vis-à-vis des Français. La colocation est très roots, et l'ambiance me plaît beaucoup. Nous nous rassemblons finalement tous dehors, sur la petite terrasse, dans une scène qui me fait vraiment penser aux Invasions Barbares.

Québec l'historique

Le lendemain, direction le vieux-Québec ! Il faut savoir que la ville est un peu divisée en deux, avec la ville-basse et la haute-ville. Habitant dans le bas, je commence par traverser cette mini-banlieue. L'endroit me fait beaucoup penser aux villes côtières de la Scandinavie. C'est assez sombre, il n'y a pas âme qui vive, des petites usines sont cachées entre deux rues. Pendant une petite heure, je n'ai qu'une seule envie : fuir cet endroit !

Québec l'historique

Des escaliers, et une petite vue. J'arrive dans la ville haute, et le vieux-Québec peut commencer. La ville a été fondée en 1608 par Samuel de Champlain (star locale aujourd'hui). Elle est devenue très rapidement la capitale coloniale de la Nouvelle-France et même pendant une courte période la capitale du Canada. Elle est aujourd'hui la capitale régionale, tout en étant la seconde ville de la région (plus de 500 000 habitants, à se demander où ils sont cachés!).

Québec l'historique

J'entre par la porte Saint-Jean. Québec est la seule ville canadienne fortifiée (d'abord par les Français puis surtout par les Anglais). Je longe les remparts tout en profitant de la vue. Je grimpe également sur la citadelle (étrange de voir une citadelle qui n'a pas le nom de Vauban!) et je peux admirer la baie du Saint-Laurent, fleuve qui relie les Grands Lacs nord-américains à l'Océan Atlantique. La vue est sympa, un (immense) bateau de croisière mouille (hum hum).

Québec l'historique

Puis vient le château Frontenac, immense hôtel avec beaucoup de style, devenu l'un des symboles de la ville.

Québec l'historique

Oui, cette ville a la classe, encore plus vue du Vieux-Port.

Québec l'historique

J'ai beau me répéter depuis plusieurs voyages qu'il ne faut pas comparer, je le fais toujours de manière inconsciente. Je vois de la Scandinavie et un peu d'Angleterre ici. C'est un comble tout de même ! Mais pas de Nouvelle-France, hormis la toponymie (rue Napoléon) et la langue parlée.

Les rues du centre-ville sont maintenant bondées de touristes. J'observe avec attention la fresque des Québecois célèbres (sur le modèle lyonnais) et je me rends compte que hormis Cartier, que des noms inconnus !

Québec l'historique

Je cherche un peu de nature et me réfugie à nouveau dans le haut de la ville. Les plaines d'Abraham s'offrent à moi. C'est ici que la bataille décisive s'est déroulée en 1759 : en moins de trente minutes les armées britanniques l'emportent sur les armées françaises. Le Québec est (lâchement) abandonné lors du traité de Paris de 1763, à la suite de la guerre (désastreuse) de sept ans. 250 ans sous le joug anglophone, mais le Québec reste toujours francophone (96% dans la ville). Un bel exemple de résistance !

Québec l'historique
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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 18:57

Après une courte nuit dans la capitale, direction le CANADA ! Ouh yeah ! Oui, pour le coup, c'est avec beaucoup d'excitation que je m'envole, puisque le Canada c'est une petite revanche. Il y a maintenant huit ans, avec deux copains de fac, nous avions fait notre demande pour une année d'étude au pays de Céline et de René. Et nous avions été rejetés, puisque c'est l'année où le pays a mis en place des quotas sévères pour les étudiants étrangers. Une année plus tard, je partais en Erasmus en Angleterre, et je ne me plains pas de la suite. Mais tout de même, cette arrivée à Montréal, qui plus est dans une des universités que j'avais ciblées à l'époque....

Qu'est-ce que je viens faire au Canada ? Bonne question ! (oui, je fais les questions et les réponses, mais c'est l'avantage d'avoir son blog, on fait ce que l'on veut!). Je suis ici pour le congrès de sciences politiques de l'Université de Québec à Montréal (uqam) qui se déroule dans l'université de Concordia. Vous avez compris l'idée, je n'ai pas eu à payer mon ticket d'avion. Toujours dans les bons plans.
A la douane, le brave agent canadien me fait un peu peur en tournant les pages de mon passeport... « mais il n'y a plus de page vide ? » « Euh, non, mais là, entre le visa kényan et le visa rwandais, il reste de la place pour un tampon ». S'en suit une discussion sur mes voyages. Il me pose deux questions sur Ebola (non je n'ai pas touché récemment quelqu'un ayant Ebola), me demande comment je fais pour voyager autant, et finit par me laisser entrer.
Je prends des dollars canadiens, un bus, trois métros, et je débarque chez ma Couchsurfer. Camille est une vraie Québecoise, avec un accent génial et des expressions assez étranges (il faudra faire un article sur le québecois très prochainement!). Mais nous nous sommes mis d'accord avant ma venue, la première heure se fera... en allemand ! Et me voici en train de parler allemand sur la terrasse de son appartement. Amusant.
Elle prend soin de moi la première journée. Les six heures de décalage ne m’abattent pas trop vite, et je me balade un peu en ville avec elle. Premier essai culinaire : la poutine.
Manger une poutine. En voilà une drôle d'idée ! Non, rien à voir avec le brave Vladimir. La poutine est un mélange de frites, de fromage (cheddar) et d'une sauce brune, également appelée sauce à poutine ! C'est le plat national québécois. J'étais à la Banquise, connue dans tout l’État (il y aurait une queue de fou à trois heures du matin chaque jour de l'hiver!). Bon, nous sommes loin d'un plat gastronomique, et j'avoue que plus j'approchais de la fin de ma poutine, et plus j'approchais du dégoût. Mais comme c'est un classique...

Montréal, la melting-pot

Je me suis très vite bien senti dans cette grande ville de Montréal (deux millions d'habitants). J'ai du mal à l'expliquer, c'est un mélange de... Non, voilà, c'est ça, c'est un mélange. Un melting-pot. Partout, tout le temps. Que ce soit dans les langues, avec l'anglais et le français qui cohabitent : 50% de la population est francophone, 16% anglophone. Et 34% a une autre langue ! Alors c'est aussi un immense melting-pot dans la population, surtout dans mon quartier de Parc-extension. J'entends de l'espagnol et de l'arabe, ma voisine est indienne, le restaurant du coin de la rue libanais. Il y a des Grecs, une petite Italie, un Chinatown et le yiddish. Et j'ai l'impression que c'est beaucoup moins ghettoïsé qu'en France (attention, c'est ma première impression, et je connais assez peu la politique du pays).

C'est aussi un mélange dans l'architecture. Je suis dans une petite rue qui fait très américaine, avec les arbres, les jardins, les petits escaliers pour entrer dans la maison. L'ensemble du quartier est très plat, bas, avec peu de gros bâtiments. Des fois il y a des mélanges, avec des jolies maisons et un gros immeuble au bout de la rue.

Montréal, la melting-pot
Montréal, la melting-pot

Et puis dans le centre-ville vous avez une sorte de City, avec des immeubles de dizaines d'étages. Une espèce de skyline que l'on peut très bien admirer depuis Mont Royal, le poumon vert et vallonné de la ville.

Montréal, la melting-pot

Le parc de Mont Royal est vraiment un plaisir. En quelques minutes on peut abandonner le bruit des voitures et la foule des passants pour un cœur de verdure en plein milieu de la ville. L'histoire raconte que c'est d'ici que Jacques Cartier a observé la baie de Saint-Laurent et devant la beauté du paysage a décidé de créer une ville, qu'il nomma Mont Royal, et dont le nom de Montréal est originaire. Je me balade bien trois heures dans les lieux, essayant d'obtenir une vue de chaque côté du parc. C'est le point le plus haut de la ville (234 mètres). Le parc fait plus de 2km². Je rencontre de drôles d'animaux : les ratons-laveurs ! C'est le premier que je vois dans ma vie ! Et c'est mignon comme tout.

Montréal, la melting-pot
Montréal, la melting-pot
Montréal, la melting-pot
Montréal, la melting-pot

L'autre lieu que j'ai visité, c'est le Vieux-Port. Oui, je sais, ça sonne marseillais, mais c'est aussi montréalais. Je prends également un sacré bol d'air frais, avec le vent qui secoue le Saint-Laurent. L'endroit est un mélange touristique-industriel, les bateaux de plaisance côtoient les entrepôts, un chemin de fer sort tout droit de nulle part et longe une drôle de plage aménagée.

Montréal, la melting-pot
Montréal, la melting-pot
Montréal, la melting-pot

Alors oui, Montréal je m'y suis senti bien. Je comprends les étudiants qui y vivent (4 grosses universités tout de même !). Bon, je suis présent au printemps, et on peut avoir une toute autre sensation au coeur de l'hiver (record de froid à -37,8°C tout de même ! et une moyenne de -10°C en janvier). De là à y faire un post-doctorat... (qui sait !). 
J'y reviens la semaine prochaine pour prendre l'avion (et finir ma petite visite). Aujourd'hui, direction Québec !

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