19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 05:00

Pour relier Guilin à Fenghuang, il faut prendre tout d’abord un train pour Liu Zhou (2 bonnes heures), puis prendre un second train pour Jishou (train de nuit, avec couchette). A Jishou, c’est deux heures de bus pour enfin arriver à Fenghuang. Reste à trouver l’hôtel ! Oui, l’auberge de jeunesse a remplacé Couchsurfing étant donné qu’il n’y a tout simplement personne sur le site dans cette petite bourgade du Hunan. Après 25 bonnes minutes de marche et des conseils demandés à de multiples passants, nous trouvons enfin une auberge, pas celle recherchée mais ça compte tout de même.

 

Fenghuang est touristique, mais seulement pour les Chinois. Devant les difficultés et longueurs pour arriver jusqu’ici (et l’absence de gare), beaucoup d’Occidentaux renoncent, ce qui peut expliquer pourquoi le nombre de « Blancs » sera compté sur les doigts d’une main. Tous ces Chinois autour de nous, même pas peur.

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Fenghuang est une ville sur l’eau, une petite Venise (encore !), traversée par la rivière Tuó. Charmante par de nombreux aspects, elle est aussi en travaux sur une grosse moitié de rivage. La raison ? Le tourisme bien sûr. Devant un afflux de plus en plus important, les habitants mettent les bouchées doubles pour en accueillir le plus grand nombre. Ainsi, lorsque nous nous baladons le long de la rivière, chaque maison est en fait un hôtel. Quand vous entrez par la porte principale, c’est en fait le salon familial, qui fait également office de réception. Vous avez besoin d’une chambre ? Pas de soucis. Pour une centaine de Yuan, ce qui devait être la chambre familiale quelques années plus tôt est tout à vous. Mieux (ou pire c’est selon), lorsque vous suivez l’indication « toilettes », vous entrez dans un salon. Papy est là, il regarde la télé. Il vous montre ses toilettes. 1 yuan plus tard, vous sortez de sa maison. Bizarre.

Bref, toujours est-il que le tourisme transforme rapidement cette petite ville, bien consciente de ses possibilités.

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Comme à Venise, vous pouvez faire un tour en gondole. Bon, la différence c’est qu’à Fenghuang vous vous en sortez pour 5€ les 30 minutes, prix pour deux personnes. Vous passez sous des ponts… en bois, sur lequel un travailleur et son… cheval, transportant quelques pierres, vous ramèneront au XVIIème siècle. Vous croiserez également quelques Chinois transportant des matières premières ou de la nourriture de façon traditionnelle. Ici, c’est la Chine telle que je la rêvais. Quelques femmes nettoient des vêtements dans la rivière. Un homme fabrique quelques friandises avec l’aide d’un gros clou accroché au mur. Beaucoup portent encore des habits traditionnels. Plus de la moitié des habitants de cette ville sont originaires des minorités Miao et Tujia. Leur dialecte est si différent que les habitants du Nord de la Chine ne pourraient les comprendre.

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La nuit c’est encore plus joli. Prendre un repas ou un verre du côté du pont Hong le majestueux et la vue sera splendide. Ouvrez grand les oreilles et appréciez la passion des Chinois pour le karaoké (bon, il faudra parfois être compréhensif, tout le monde n’est pas Susan Boyle). Une journée et puis c’est tout. Et pour cause, demain on se rend sur Pandora.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 03:33

Les itinéraires de voyage sont faits pour évoluer. Lors de mes préparatifs de voyage, j’avais imaginé découvrir la Chine de façon différente. Je pensais n’y rester que 30 jours tout au plus, et j’avais clairement opté pour le centre et le sud du pays, avec un boycott des mégalopoles côtières. Après Shanghai et Hong Kong, je pense que je conseillerai à n’importe quel voyageur de suivre ma voie initiale, surtout depuis que j’ai vu Guilin et ses alentours.

 

J’attends beaucoup de Guilin. Des Français, mon hôte de Hong Kong, le Lonely Planet, l’Unesco… ils sont tous d’accord : je dois voir Guilin et la rivière Li !

La cité est traversée par cette rivière du nord au sud, et les lieux à découvrir se concentrent sur son rivage. Tout d’abord le Seven Star Park, que nous nous plaisons à contourner depuis l’office des visas. Puis l’Elephant Trunk Hill, soi-disant parce que cela ressemble à un éléphant (je vous laisse décider pour la ressemblance). Pour l’observer, il faut contourner le parc officiel (et les frais d’admission) et se retrouver dans un petit quartier de pécheurs. Le charme de ce coin paisible, abandonné des touristes, ajouté au coucher de soleil, est ravageur. J’en profite pour effectuer quelques ricochets. Des Chinois sur l'autre rivage m’observent avec attention (ça met la pression !) puis font de même ! La compétition débute, objectif, envoyer son caillou de l’autre côté de la rivière ! Et c’est ainsi que je manque de heurter l’un d’entre eux après un lancer en tous points exceptionnel ! Belle revanche française après les déconvenues administratives !

 

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 Le tourisme en Chine se développe rapidement. Pékin est bien avancé sur ce point, mais le reste de la Chine a encore parfois du retard (que ce soit au niveau des facilités d’accès ou des capacités hôtelières). Pour Guilin, on sent que l’on est aux prémices d’un futur tourisme de masse. Les hôtels se construisent à vitesse grand V et les habitants du lit de la rivière Li (ça c’est fait) se reconvertissent très vite en tenanciers de maison d’hôte pour touristes à la recherche des coutumes et de la vie locale. De même, beaucoup des attractions sont désormais payantes mais, en regardant un peu sur les côtés, on trouve souvent un moyen d’échapper aux frais d’admission qui peuvent se révéler élevés, surtout sur le long terme.

 

Le meilleur moyen de découvrir la rivière Li semble être une croisière sur des BAMBOO BOATS (L’expression fut utilisée à plus de 50 reprises par l’organisateur de ce périple). Sous un soleil de plomb nous nous rendons au Zhujiang Pier pour rejoindre notre vaisseau en bois local. La route est déjà splendide et nous laisse imaginer ce que sera la suite.

Et la suite, ce fut juste magique. Les photos, cette fois, parleront mieux que quelques mots.

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Des collines à en perdre la raison, des cavernes, de la verdure (après un mois dans la Chine des villes, cela fait grand bien) et des paysages à couper le souffle. Pendant plus de deux heures nous naviguons à travers ce que la Chine offre de plus beau.

 

Arrivé à Xinping, nous prenons la route de Yanghuo. Cette petite ville est clairement touristique et nous nous échappons rapidement vers un des villages avoisinants. Le coucher de soleil sur la rivière Yulong vaut son pesant d’or. Nous en profitons pour nourrir quelques bœufs d’eau, assistons à la pêche au cormoran (trois fois plus rapide que les poissons ces bestioles-là !) et observons les rizières locales prêtes à la récolte.

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P1030067.JPGP1160673.JPGSi Pékin dans son ensemble est une excellente introduction à la Chine, Guilin et la rivière Li sont clairement un lieu à ne pas manquer si vous voyagez dans l’Empire du milieu. Surtout si vous choisissez le BAMBOO BOAT.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 01:39

Ces histoires de visa me feraient presque oublier que je continue de voyager.  3 jours à Shenzehn, plus d’une semaine à Hong Kong, dans une région que l’on appelle les nouveaux territoires.

 

L’histoire d’Hong Kong est très différente du reste de la Chine. Britannique jusque 1997, la cité a, de ce fait, échappé au grand bond en avant, à la révolution culturelle ou autre changement d’humeur de Mao. Le niveau de vie s’en ressent, c’est le plus élevé de Chine. Hong Kong est un des centres mondiaux de la finance et des banquiers (traders ?) venus de tous pays occupent l’île principale. Oui, H.K. n’est pas vraiment une île mais plusieurs (234 en fait mais la majorité reste inhabitée). Et une partie de son territoire est situé sur le continent. La « frontière » avec Shenzhen est en fait une simple rivière.

 

Pour traverser la « frontière », nous avons simplement pris le métro et marché de l’autre côté de la rivière. Attention, on contrôle le passeport au milieu. D’où la présence d’une « frontière » au sein d’un même pays.

Oui Hong Kong bénéficie d’un régime d’exception, ce que les Chinois résument avec l’expression « un territoire, deux systèmes ». Ce régime d’exception, âprement négocié avec les Britanniques, est valable 50 ans. Profitez-en, jusque 2047 vous pouvez donc vous rendre en territoire chinois, à H.K. donc, sans visa (et c’est un réel avantage, croyez-moi !)

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D’autres différences vous sautent très vite aux yeux. Tout d’abord, on roule à gauche. La monnaie n’est plus le yuan chinois mais le… dollar hong kongais ! Le drapeau est différent. La liberté d’expression n’est pas qu’une expression mais un fait : les journaux d’opposition sont légion et Internet n’est pas filtré.

Mais ce qui vous étonne le plus, c’est la présence en force des Occidentaux, surtout dans le quartier de Soho, où Martin, notre hôte, réside. Les Britanniques sont toujours solidement implantés et vous pourriez parfois vous croire au beau milieu de Londres. Les pubs tournent au rythme des matchs de football de la mère patrie et l’ambiance en soirée du coté de Lan Kwai Fong est clairement anglaise (entre la musique ou… les « vêtements » féminins).

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En dehors de ce statut que je considère comme un peu bâtard, Hong Kong c’est… Manhattan. En plus petit mais avec les mêmes bases. Le Manhattan du Financial District, pas d’Harlem, entendons-nous bien. L’atmosphère est particulière, mon jugement s’en ressent, je ne suis pas un fan. Grands immeubles, costards-cravates se bousculant aux heures de pointe (mais toujours avec un certain flegme tout britannique), taux de célibataires élevé à la trentaine, mais moins élevé que les zéros sur le compte en banque. Carriéristes bonjour.

 

Sorti de l’île centrale, Hong Kong est… montagneux (oui, je suis heureux de vous l’apprendre). A la suite d’une petite randonnée du côté de Victoria Peak, nous avons pu apprécier la vue sur l’ensemble d’îlots qui composent ce territoire. Hong Kong c’est aussi la nature. Il faut me croire ! 70% de son territoire est en fait recouvert de collines verdoyantes et de forêt tropicale ! Dirigez-vous vers Lama Island et vous pouvez vous persuader d’arriver en forêt vietnamienne. Se baigner sur l’une des plages locales est fortement conseillé (surtout quand la température extérieure n’évolue qu’entre 23 et 30, nuit comprise). Attention cependant si vous êtes une fille, les Chinois n’ont pas encore l’habitude du bikini et souhaiteront peut-être prendre des photos en votre compagnie. Sur le long terme, cela devient usant.

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Bref, Hong Kong est une grande ville dont le système politique est, selon moi, plus excitant que la cité en soi. Amateur de mégalopoles, vous devriez être satisfaits.

 

Pour finir, je vais revenir sur Shenzhen que j’ai, selon certain(e)s, injustement classé dans la même catégorie. La ville, zone économique spéciale, pur produit de la volonté de Deng Xiaoping, est un centre d’affaires qui fonctionne grâce à son partenariat (et à sa situation stratégique) avec Hong Kong.

J’ai apprécié le lac des contes de fées au sein du jardin botanique. Un petit tour en pédalo avec votre chère et tendre fera grimper votre cote romantique. 700 km². Oui, vous pouvez y rester quelques jours. Un lieu à ne pas manquer si vous êtes sur place. A noter que depuis Hong Kong, on peut obtenir assez facilement un visa pour cette ville (oui, les visas sont un sujet sans fond dans l’Empire du milieu à j’y reviendrai).

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 08:19

Pour être très clair, Hong Kong c’est compliqué. Pour 3 raisons.

 

Tout d’abord Couchsurfing ressemble de près à Waterloo. 12 demandes, 0 aboutie. Je faisais mon malin avec mes 40 références et mes derniers succès prestigieux, je retombe un peu sur terre. Couchsurfing fonctionne, mais surtout quand je suis seul.

 

De ce fait, nous (les filles et moi) avons cherché une auberge de jeunesse. Les prix sont excessifs sur ce petit îlot. Pire le niveau qualité prix est limite obscène. Nous payons près de 15 euros chacun pour… 6m². Bon, 6m² avec deux lits et une micro salle de bain (qui doit être inférieure à 1m² à je peux pisser, me brosser les dents et prendre ma douche sans bouger d’un centimètre) c’est un peu comme être dans une boîte. Surtout que nous n’avons pas de fenêtre ! (bon j’imagine avec une fenêtre et des barreaux à ah mais oui, c’est bien une cellule de prison française surpeuplée !

 

Un cafard traverse l’appartement, je reviens.

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Le pire dans tout cela, c’est que je dois rester ici jusque lundi en raison d’un visa…

Petit rappel : pour arriver en Chine, j’ai demandé un visa à l’ambassade de Chine en Mongolie. J’avais une photo sur moi et en une journée l’affaire était pliée.

Cependant la rumeur était insistante : être Français et demander un visa chinois à Hong Kong relève de l’expédition. Serein, je vais à l’office près de l’hôtel : échec. Il me demande mes billets de départ de Chine. Voyageant en train, l’achat se révèle impossible par Internet. Il m’envoie donc vers le bureau central des Visas.

Cette deuxième expédition est désastreuse : pas de ticket, pas de réservation d’hôtel, pas de programme précis : « je ne peux rien faire pour vous ». Merci.

Attention, jusqu’ici je peux me dire que c’est de ma faute, qu’ils ne font qu’appliquer les règles…

 

Sarkozy je t’en veux parfois. Depuis 2008, les ressortissants français sont soumis à un régime différent pour obtenir un visa chinois depuis Hong Kong. Dans les faits, cela se traduit ainsi : des Espagnols et des Allemands avaient les mêmes documents que moi, ils ont pu obtenir leur visa. Pas moi. Ni la Française à mes côtés. Pourquoi 2008 ? Rappelez-vous le passage mouvementé de la flamme olympique à Paris, les hésitations et les remarques françaises sur la présence ou non lors de la cérémonie d’ouverture des J.O. liée à l’évolution de la situation au Tibet…. Le Chinois a la rancœur tenace !

Dernier espoir pour moi : une agence de voyages. Celle-ci veut bien s’en charger mais ils sourient jaune quand ils voient que je suis Français. « Pour vous ce sera un peu plus difficile… » Cher aussi. 850 dollars… hong kongais ! (??), 80€ tout de même, et pas avant lundi.... (il n’y a pas de service express pour les Français…)

 

Reste à savoir ce que je vais faire de mes cinq jours supplémentaires ici. J’ai une Allemande à mes côtés, Facebook fonctionne, 10 000 photos à trier, 29 degrés dehors (tiens y’a la plage à Hong Kong), Skype répond présent (connectez-vous, elparisien62 pour m’ajouter à vos contacts !)… je ne vais pas m’ennuyer non plus (faut pas déconner !). Et n’oubliez pas que j’apprécie quand vous me laissez des mots doux (ajouter un commentaire) !

 

Au plaisir !

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 10:24

P1160200.JPGPékin, Xi’an, Shanghai, Shenzhen. Ce premier périple dans l’Empire du milieu fut un voyage chez le Chinois des villes. Demain, je tente de prolonger mon séjour pour une durée de 30 jours supplémentaires, histoire de découvrir le Chinois des champs.

 

Très rapidement, je vais revenir sur ces 3 semaines avec les 5 choses qui m’ont le plus impressionné :

-          La pollution. Pékin, Xi’an, Shanghai (un tout petit peu moins) et Shenzhen. Ces 4 villes devaient nous permettre de voir le soleil. Celui-ci était souvent caché par un nuage de pollution.

P1020268.JPG-          L’Occidentalisation. Le Chinois des villes parle anglais, travaille 12 heures par jour et gagne beaucoup d’argent. Il veut une belle TV et une belle voiture. La Chine est un capitalisme d’ètat. Le parti communiste a beau régner sur le pays, il y a bien longtemps que Marx a été rangé dans les tiroirs (à la mort de Mao sans doute). La société de consommation fait la loi, les publicités pour des montres ou des vêtements de luxe sont omniprésentes, Mc Do, KFC ou Starbucks sont présents à tous les coins de rue, et les immenses gratte-ciel poussent plus vite que la liberté d’expression.

-          Le filtrage d’Internet. Facebook par serveur Proxy, tout comme le Monde ou Gmail. Je n’ai pas essayé les sites pornographiques mais les rumeurs disent que c’est la même chose. J'ai aussi été choqué par les appels à la délation dans le métro (textuellement "si votre patron accepte des pots de vin, dénoncez-le !")

-          Les prix. 2 euros pour un repas. Toujours pas vu de chien dans l’assiette (un mythe pour la plupart de mes couchsurfers).

-          P1160440.JPGLe comportement. Le Chinois des villes crache partout, klaxonne tout le temps, rote ou pète selon son envie. Il crie, limite aboie, n’est pas galant et pousse fréquemment. Niveau politesse et savoir-vivre on est loin de ce qu’on m’a appris.

 

Les 3 histoires de fou

-          Les banques refilent des faux-billets ! Celui de 100 Yuan (12 euros), et 2 fois en plus ! Ma couchsurfer m’a dit que c’était fréquent, j’en suis resté sur le c.l ! J’imagine un peu Hu Jintao arrivant à un guichet et se retrouvant avec un faux billet dans les mains. Bon, ne vous inquiétez pas pour mes finances, j’ai réussi à les refiler.

-          Assis dans un restaurant. Une dame s’assoit et nous propose de travailler pour elle, comme professeur d’anglais. Lol (oui, moi, professeur d’anglais. Ça ferait rire les profs du lycée). Pas d’entretien ou quoi que ce soit, non. Juste une tête d’Occidental fera l’affaire. Après cela je ne suis pas étonné lorsque je rencontre une fille chinoise qui m’explique que son nom occidental est « Cappuccino » (histoire vraie).

-          Se faire prendre en photo 10 fois dans la Cité Interdite parce que nous sommes blancs.

 

Le top 3

-          Pékin dans l’ensemble. Avec un cinq étoiles pour la Grande Muraille et le Summer Palace

-          Xi’an et le mausolée de l’empereur Qin

-          Shenzhen ou Shanghai ??? Aucun des deux ! Fuyez même !

 

Enfin, je vais finir avec un petit point histoire/politique. Mao est un mythe ici. Mais si la plupart des Chinois s’accordent à dire que la révolution culturelle fut un échec, le reste de ses actions reste positivement apprécié. Son portrait trône toujours sur Tien an Men, un symbole en soi. Je peux acheter sa statue ou son portrait un peu partout. Il est même présent dans mon auberge de jeunesse…

P1160465.JPGPour le reste, j'avoue que je rugis de plaisir !

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 01:00

Visiter le quartier français, plus exactement les "Concessions françaises", voici une chose que je ne pensais pas faire, étant donné mon ignorance de leur existence à Shanghai.

Ce fut clairement une déception. Quartier de magasins, de restaurants ou de bars, le peu d'architecture coloniale restant étant utilisé à des fins touristiques.

 

Shanghai, je n'attendais pas grand chose de toi. Ca tombe bien, tu ne m'as pas donné grand chose non plus. La ville est le pôle économique du pays, et, avec ses 23 millions d'habitants c'est la plus grande ville de Chine (deux fois la population belge tout de même !). Mais le côté historique reste assez "pauvre" en comparaison avec la capitale pékinoise.

La cité a des atouts, notamment la vue depuis le Bund.

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Oui, Shanghai est une sorte de Manhattan. Et, tout comme de Manhattan, j'en suis ressorti avec un goût de déception : c'est peut-étre "beau" pour certaines personnes, mais les gratte-ciel ont, pour moi, un manque de charme évident.

Une tour retient cependant mon attention, la Pearl Tower et son architecture on ne peut plus futuriste. A noter que la tour SWCF fut pendant une année la plus haute tour du monde (101 étages pour 492 mètres).

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Attention je ne dis pas que tout m'a déçu à Shanghai. J'ai par exemple énormément apprécié le musée de la ville. Très complet, expliquant beaucoup d'aspects de la culture chinoise (calligraphie, jade, monnaie, minorités ethniques, sculpture, peinture...), il nécessite 3 bonnes heures de votre temps. Précision, il est gratuit.

Une chose que j'ai appris : l'art de la peinture est européen. J'ai pu constaster le manque de représentativité et d'évolution de la peinture chinoise, trop concentrée sur des paysages approximatifs. Cependant j'ai appris que la calligraphie est un art en soi dans l'empire du milieu.

 

Une fois à l'extérieur de Shanghai, vous apprendrez que les villes sont sur l'eau. Je suis allé à Qibao, la plupart des touristes choisissant Zhouzhuang aux frais d'admission assez élevés. Ce sont "les petites Venise de Chine" (partout ces petites Venise !). Qibao est assez petit et vous pourriez être déçu. Quelques photos et vous pouvez reprendre le métro.

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A l'extérieur de la ville, à 50 minutes en train, il y a les jardins de Suzhou. Patrimoine mondial de l'Unesco, bonjour !

Cette fois je valide ! Et pas qu'un peu. Nous avons visité 3 jardins, il doit y en avoir une dizaine. Un petit tour en bateau, une pagode, et surtout le jardin des lions, l'un des plus grands, l'un des plus touristiques aussi. Entre-temps, le musée de la soie, qui est surtout une bonne raison pour vendre des accessoires soyeux et dispendieux (sic !) (3 piéces pour le musée, 5 pour le magasin)

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Les deux dernières nuits furent en auberge de jeunesse. Couchsurfing s'essoufle un peu, ou c'est plutôt notre manque de préparation à Shanghai qui nous punit. Dans l'ensemble, depuis que je voyage avec les filles, je partage beaucoup moins avec les Couchsurfers. Les torts sont partagés, mes hôtes, comme nombre de Chinois, travaillent 12 heures par jour. La politique Couchsurfing est à revoir pour la suite, tout comme l'ensemble du périple, puisque les rumeurs veulent qu'un couple se détache du troisième membre du groupe...

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 12:26

18 euros pour 1200 kilomètres de train, la SNCF peut aller se coucher. « C’est toi qui vas te coucher ! » (private family joke). Forcément, à ce prix-là, nous n’avons pas de couchette. Une nuit sur un malheureux siège chinois, une expérience enrichissante : la prochaine fois, on prendra une couchette !

 

Qu’est-ce qu’on va faire à Xi’an ? C’est où d’ailleurs ? C’est donc en plein milieu de la Chine, ce fut l’ancienne capitale pendant quelques siècles et surtout, c’est l’emplacement du mausolée de l’empereur Qin.

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Je suis sûr que la photo vous dit quelque chose. L’une des plus grandes trouvailles archéologiques de l’histoire. Un mausolée de mégalo, 56 km² !!! Les fouilles sont en cours depuis 1974 ! Ils n’ont pas encore trouvé le tombeau principal, recouvert par un tumulus de 115 mètres.

Qin n’était qu’un enfant lorsqu’il est arrivé au pouvoir. Mais à 13 ans, il avait déjà une idée derrière la tête : être protégé dans l’autre monde. Pour cela, il va mobiliser plus de 700 000 personnes pendant plusieurs décennies pour construire une armée de terre cuite. 7 000 soldats ont déjà été découverts (tous avec un visage différent), ainsi que des chevaux, d’autres animaux, d’autres personnages. Le site est impressionnant. Ça vous donnerait presque envie de faire des fouilles dans votre jardin.

 

Au-delà de ce site classé à l’Unesco, Xi’an présente quelques trouvailles intéressantes. Tout d’abord c’est l’une des villes où la route de la soie débutait. La cité en a gardé des traces : la communauté musulmane se concentre dans plusieurs quartiers de la ville. Une sorte de grand bazar occupe la majeure partie du site, ainsi qu’une mosquée. Ce fut l’occasion de voir une mosquée chinoise. Pour être franc, cela faisait plus chinois que mosquée. Au fil des siècles, l’architecture s’est transformée pour finalement se rapprocher des temples chinois de style confucianiste ou bouddhiste. Cependant, l’appel à la prière par le muezzin nous rappelle l’utilité première du site.

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Les Japonais sont connus pour être les champions de la photo. Mais nous avons trouvé pire… Les Chinois ont la fâcheuse habitude de vouloir se prendre en photo avec des Occidentaux. Et quand vous voyagez avec une jolie blonde, le risque est multiplié. Ainsi, dans la cité interdite, nous avons dû poser une petite dizaine de fois avec des inconnus… La première fois c’est drôle, ensuite beaucoup moins…

P1010998.JPGMais que font-ils avec ces photos ? On s’imagine déjà dans leurs salles à manger… pas si loin en fait ! Au restaurant, ce brave homme veut faire une photo avec nous. Il nous explique pourquoi : dans quelques semaines nous trônerons à l’entrée du restaurant. Il paraît que ça donne envie à d’autres Chinois de venir. Une marque de confiance et de qualité. A noter qu’Alba a déjà dû prendre une photo dans un supermarché.

 

Grand moment de Xi'an : le spectacle musical des fontaines, le second plus grand d'Asie (aucune idée où est le plus grand !). Les fontaines qui suivent Beethoven, j'avoue avoir été comblé.

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Xi’an est pollué. Le soleil, vous pouvez l’oublier. Un nuage de pollution recouvre la ville. On commence à regretter l’air pur (et frais) des steppes mongoles. Bon, la nuit, ça se voit un peu moins !

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Xi’an, pour finir, ce fut un tour en tandem sur les remparts de la ville. 13,7 kilomètres de romance au coucher du soleil.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 04:54

Les Chinois sont bizarres parfois. Tout d’abord cette drôle d’habitude qu’ils ont de se réunir dans des endroits publics pour danser.

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Bon c’est amusant. Par contre il faut faire quelque chose contre les toiletteurs locaux. Nous avons croisé un nombre phénoménal de chiens absolument infâmes. Mais ce n’est pas leur faute ! Qui est le salaud qui a fait ça ? Il faut l’enfermer ce type !

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Bon, revenons au sujet central : la Grande Muraille. Grande comment ? 6260 kilomètres de long (8800 km si on compte les barrières naturelles et les tranchées). 6 à 7 mètres de hauteur en moyenne. C’est la plus grande structure jamais construite par l’homme, à la fois en longueur, en surface et en masse. On dit souvent que c’est la seule chose que l’on peut distinguer depuis l’espace.

Petit détail, on estime qu’environ 10 millions d’ouvriers sont morts pendant les travaux ! Oui, en Chine, tout est plus grand. La plus vieille référence concernant le mur date de 656 avant J-C ! L’ensemble des dynasties l’ont prolongé, renforcé.

 

Le résultat est exceptionnel. L’une des 7 merveilles du monde à mon humble avis. Nous avons escaladé pendant deux heures et demie ses marches (je vous promets que c’est physique !) du côté de Badaling. Les touristes sont nombreux au départ, beaucoup moins à l’arrivée (il y a des téléphériques et même une sorte de manège pour redescendre !)

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Pour moi, ce fut marcher dans l’histoire. La grande muraille faisait partie de ma Buckett List. C’était un rêve, ce fut une réalité. Un petit aboutissement. Déjà. Un grand sourire aux lèvres. Toujours.

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Pékin, je t’ai aimé. D’ordinaire je n’aime pas les grandes villes. Et avec tes 20 millions d’habitants tu m’effrayais. Résultat, je suis sous ton charme. 1 semaine et demie ici, c’est plus que mon visa ne me laisse d’ordinaire. De ta faute, je vais le prolonger à Hong Kong pour 30 jours supplémentaires. Ou est-ce de sa faute ?

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 04:09

C’était peut-être ma plus grande appréhension concernant la Chine : comment sera la nourriture chinoise ? Il faut rappeler mes antécédents : nourriture chinoise à New York et à Madrid = deux fois malade (et pas qu’un peu). De ce fait, lorsque mon premier plat arrive, je le regarde d’un air inquiet. La cuillère approche, ma bouche se met à trembler. A l’intérieur, ma gorge est en feu. Mes yeux commencent à pleurer. Epices, bonjour.  Je souffre.

Mais ce n’était que le premier plat. La suite sera bien meilleure (et surtout bien moins épicée). J’ai eu un sandwich infect (soi-disant du bœuf mais mon nez disait du mouton, tandis que mon palais expliquait que c’était tout, sauf de la nourriture). La nourriture chinoise est bonne, peu chère, et reste une tradition. Il vaut souvent mieux manger dans les petits restaurants que chez soi, que ce soit pour la qualité ou le budget. J’ai aussi testé un « haut de gamme », avec le fameux canard pékinois. Délicieux.

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Le temple de Yonghe. Le plus grand temple bouddhiste tibétain de Beijing. Pour vous donner une idée, dans un des temples, il y a une statue d’un Bodhisattva qui fait 12 mètres de haut !  J’avoue avoir beaucoup de difficultés de compréhension concernant le bouddhisme. J’essaie mais c’est compliqué. Et je n’ai pas encore réussi à trouver le bouddhisme pour les nuls…

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Parfois le destin vous entraîne, à Tien an Men, à pas baisser les bras, seul face à soi-même… (merci Calogero). La photo de Mao trône tout au fond, le nombre de militaires sur place est impressionnant. On me conseille de ne pas faire ma danse ici (oui, il y a une danse qui arrive…). Ce lieu mythique m’amène à évoquer la démocratie chinoise et ses libertés. Liberté d’oublier Facebook, Youtube, Le Monde et Gmail (Google est revenu en partie). Quelque chose qui m’a choqué : le nombre de « volontaires ». Des hommes et des femmes, comme vous, comme moi. Sauf qu’ils ont un brassard rouge sur le bras et qu’ils surveillent. Gratuitement en plus. J’ignore leur nombre mais je peux vous dire qu’ils sont très nombreux. Ca me rappelle Big Brother.

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Quand on me dit Summer Palace j’ignore encore que la France a joué un rôle historique ici ! Oui, Mesdames, oui Messieurs, la France a montré qui elle était !  On a tout détruit ! Ah ! Accompagnés des Anglais en plus ! Drôle d’alliance. En 1860. Du coup, il a fallu tout reconstruire. Et là attention ! L’impératrice Cixi a dépensé le budget de la marine pour réaliser ce projet ! Ça se voit.

Ce fut pour moi le plus bel endroit de Pékin. Nous avons escaladé le palais, observé les lacs. Sur un petit bateau nous nous sommes dirigés sur l’îlot central. Un pont « vénitien » le relie au reste des jardins. Tout simplement magnifique.

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P1010555.JPG En comparaison, le temple du ciel perd un peu de sa splendeur. Pourtant c’est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco ! Les jardins sont imposants et nous avons apprécié nous relaxer à coté de retraités jouant au cerf-volant (l’âge de la retraite est de 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes, officiellement 40 heures de travail par semaine, mais dans les faits, il vaut mieux faire 50).

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Pékin, je m’attache. Une semaine ici, déjà, et je n’ai pas encore tout vu de tes charmes. Demain, il me reste… la Grande Muraille.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 04:00

Voulez-vous que je débute à nouveau mon article par un voyage en train ? Promis, c’est la dernière fois ! Oulan-Bator-Pékin, une trentaine d’heures supplémentaires à bord d’un train mythique. C’est la fin du transmanchourien, la fin de la ligne qui part depuis Moscou et qui relie, en sept jours, Pékin.

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Nul doute que, dans ce train, vous trouverez des choses à redire. Propreté des sanitaires, absence de douche, lit peu confortable, bruit… Mais les amoureux des expéditions ferroviaires n’y verront que les paysages traversés, les personnes rencontrées, les mets partagés. Ce train est une aventure en soi, et nombreux sont les globe-trotteurs qui l’empruntent. J’y ai rencontré mes nouveaux compagnons de voyage : Evi et Alba.

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Au départ, ils étaient 3, avec David, un Allemand. Les filles ne s’entendaient pas avec lui, surtout Evi, de ce fait leurs chemins se séparent à Pékin. De mon côté, je n’avais pas de problème avec le monsieur et son départ change considérablement la donne. Alors que j’ai préparé mon voyage seul, je me retrouve en petit groupe. Il y a des points négatifs, et pas des moindres : je dois maintenant négocier chaque jour du périple, chaque chemin emprunté, chaque pays traversé. Attention, nous n’avons pas d’obligation, si l’un de nous veut continuer seul, il peut le faire. Cependant, nous nous entendons bien et il est vrai que le partage des découvertes vaut le coup de perdre un peu de sa liberté.

 

A Pékin, nous dormons en auberge la première nuit avant de couchsurfer chez Emma, une Espagnole.

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Première chose que je découvre à Pékin : la pollution ! Ah oui, quand même…(sur la photo, il y a officiellement "ciel bleu" sur Pekin)

Le soleil est présent, mais caché par un épais brouillard, le smog . Celui de Pékin a le droit à une photo magnifique sur Wikipédia. L’air est respirable mais ma gorge tire un peu en fin de journée. Le prochain plan quinquennal du parti communiste chinois met justement l’accent sur la préservation de l’environnement… il y a de la marge.

Niveau propreté justement, la ville est clean (poubelles et recyclables un peu partout, scooters électriques, métro dernière génération…bien que certaines odeurs parfois nous obligent à respirer dans nos vêtements) mais le comportement des autochtones risque de vous choquer. A chaque coin de rue on peut entendre quelqu’un chercher bien au fond de sa gorge « grrrrrrrruk » et cracher un beau paquet. Et c’est vraiment à tous les coins de rues, je n’exagère pas. Les filles et moi avons beaucoup de difficulté à nous habituer à cette coutume. Je passe les rototos et le petit prout, il semble que le Chinois n’aime pas les bonnes manières.

 

Deuxième chose qui me saute aux yeux : Pékin est une ville anglaise ! Non, non, je ne confonds pas avec Hong Kong. Tous les panneaux de direction, toutes les annonces du métro, toutes les pubs, les menus des restaurants et j’en passe sont écrits en chinois ET en anglais. L’effet Jeux Olympiques. Les habitants sont d’accord sur ce point, Pékin s’est littéralement transformé pour les J.O. et depuis les choses continuent à la même vitesse ! Les jeunes générations sont de plus en plus bilingues et le gouvernement encourage l’apprentissage de l’anglais dès 3 ans. A ce rythme-là, ils sont capables de prendre l’anglais pour langue officielle dans une génération.

 

Très vite nous nous baladons dans les Hutongs, les petites rues de Pékin. L’atmosphère y est chaleureuse, les rues sont éclairées de petites lanternes rougeâtres. Beaucoup de monde, beaucoup de petits restaurants, beaucoup de Chinois, parfois trop (bon, ils sont 1,3 milliard, il faut bien les mettre quelque part). C’est la Chine telle que je l’imaginais. Ses odeurs, ses saveurs.

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La Cité Interdite. Interdite, plus vraiment. Un flot de touristes hallucinant, comme j’en ai rarement vu (même Venise était désert en comparaison). Attention, il y a de la place pour mettre tout le monde : le site fait 72 hectares, il y a 9000 chambres, le mur qui entoure la cité fait 3 kilomètres de long pour 10 mètres de haut. A côté, Versailles est un parc pour enfants. Résidence des Ming et des Qing (jusque 1911), c’est devenu un musée sous le nom de Palais Gugong dès 1913. Difficile de s’ennuyer ici, il y a plus d’un million de pièces dans la collection. Il faut aimer. Après près de 4 heures de marche, nous avons lâché prise. Certains disent qu’il faut une semaine pour tout découvrir. A ne pas manquer, assurément.

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A la sortie, il y a la possibilité de grimper sur la tour au nord de la cité, pour le coût modeste de 2 yuans (un euro = 7,5 yuan). La vue est un peu bouchée par la pollutio…. pardon, par l’épais brouillard. Mais c’est ici que l’on se rend compte de l’étendue de la Cité Interdite.

P1010227.JPG On sort de temps en temps. De plus en plus souvent. De plus en plus tard. Forcément, le matin existe de moins en moins. Bon, on s’amuse bien. Rencontre couchsurfing, café avec musique live, quelques jeux (vous pouvez voir l’instant tragique de ma seconde défaite…)

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Oui, le rythme des découvertes de Pékin est peu élevé. Un site par jour. Le troisième jour ce fut le temple de Confucius. Une belle découverte. Plus facile de compréhension que le bouddhisme (ou alors le musée du temple présentait une bien meilleure vulgarisation), le confucianisme règne sur la société chinoise. Confucius était quelqu’un comme vous, comme moi. Pas un Dieu ou un prophète, mais un simple homme qui pensait que savoir était un beau trésor (merci Jean-Jacques). Une philosophie qui m’a plu dès les premières lignes. A étudier plus en profondeur.

A noter que le musée présente quelques lignes qui font un peu l'apologie de la puissance chinoise (« la Chine représentait 33% de la production en 1800, alors que l’ensemble des pays d’Europe 28% et les Etats-Unis 0,8% » ou alors « La Chine fut le pays le plus influent du monde pendant près de 2000 ans »…)

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Au troisième jour, je pris mes jambes à mon cou et m’échappai. Les filles souhaitent faire une deuxième après-midi shopping en trois jours. De mon côté le complexe olympique m’appelle. Le stade olympique (nid d’oiseau selon son surnom affectueux) est assez impressionnant, même si la pollutio… pardon le brouillard empêche n’importe quelle photo décente. L’ensemble du quartier a été aménagé pour la compétition et depuis… bah c’est plus touristique qu’autre chose.

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J’ai très vite été charmé par Pékin. Mais ce qui arrive dans le prochain article…

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