24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 12:33

Alors que la cérémonie des Césars aura lieu vendredi, c'est le moment de faire un point sur les précédents vainqueurs. Et figurez-vous que je les ai tous regardés ! Je ne vais pas vous parler des 40, mais en sélectionner simplement un, par décennie. Le film vainqueur du César qui m'aura le plus marqué. 


Années 70

1976, Le vieux fusil

1977, Monsieur Klein

1978, Providence

1979, L'argent des autres.

Le vieux fusil, et d'assez loin. Monsieur Klein est très bien aussi, L'argent des autres assez original alors que je n'ai pas apprécié Providence.

Le vieux fusil est inspiré par le massacre d'Oradour. Un médecin se venge du meurtre de sa femme et de sa fille en tuant un par un les membres d'une division SS. Au-delà du scénario et de la vengeance, le film est surprenant pour l'époque en raison de ses scènes assez trash, très violentes. Philippe Noiret fracasse du crâne allemand, et la scène du viol et du lance-flamme ne laissera pas indifférent. La musique de François de Roubaix accompagne très bien l'ensemble, et le sourire de Romy Schneider amènera un peu de douceur dans ce monde de brutes.
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Années 80

1980, Tess

1981, Le dernier métro

1982, La guerre du feu

1983, La balance

1984, Le bal – A nos amours

1985, Les ripoux

1986, Trois hommes et un couffin

1987, Thérèse

1988, Au revoir les enfants

1989, Camille Claudel

 

Clairement pas ma décennie préférée, et de loin. L'année 1984 est un exemple de films très moyens (et j'en ai vu deux pour le prix d'un, puisque c'est le seul César partagé). Et j'ai choisi Les ripoux, l'un des films les plus connus.

Un policier véreux, René se retrouve en équipe avec un ambitieux lieutenant, rêvant d'être commissaire. Et celui-ci semble être contre toutes les petites combines que René a mis tant d'années à mettre en place, en dépit de la loi. C'est une magnifique charge contre la police, et avec une grand interprétation de Philippe Noiret. Beaucoup d'humour.
Les-ripoux-Philippe-Noiret-Thierry-Lhermitte.jpg
Années 90

 

1990, Trop belle pour toi

1991, Cyrano de Bergerac

1992, Tous les matins du monde

1993, Les nuits fauves

1994, Smoking/No smoking

1995, Les roseaux sauvages

1996, La haine

1997, Ridicule

1998, On connaît la chanson

1999, La vie rêvée des anges

 

Là, c'est un choix cornélien. Trois films m'ont vraiment bouleversé, je les classerais volontiers dans mon top 10 français : Trop belle pour toi, Les nuits fauves et La haine.

Je choisis La haine, pour sa portée politique et sociétale. Des émeutes de banlieue après une bavure. Vinz (Vincent Cassel) retrouve un revolver. Il est porté par le désir de vengeance. Cousin Hub' est là pour le ramener à la raison. Mais une journée fait basculer la vie des trois jeunes...
Grosse B.O. rap français.
Le film évoque souvent une petite histoire : C'est l'histoire d'un mec qui tombe d'un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu'ici tout va bien... jusqu'ici tout va bien...jusqu'ici tout va bien. » Mais l'important, c'est pas la chute. C'est l'atterrissage.
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Années 2000

2000, Vénus Beauté (Institut)

2001, Le goût des autres

2002, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain

2003, Le pianiste

2004, Les invasions barbares

2005, L'esquive

2006, De battre mon cœur s'est arrêté

2007, Lady Chatterley

2008, La graine et le mulet

2009, Séraphine

 

Amélie Poulain est sans aucun doute le film français le plus connu à l'étranger (La haine n'est pas trop mal non plus). Le pianiste est un grand film, Les invasions barbares m'ont fait sourire avec un sujet pourtant triste. Mais je choisis tout de même Audiard.

 

De battre mon cœur s'est arrêté est peut-être le plus intense des films d'Audiard. Romain Duris excelle dans l'enfoiré de l'immobilier, prêt à tout pour obtenir quelques parcelles. La scène où ils mettent à sac un appartement occupé par des squatteurs mériterait tous les débats du monde. J'aime beaucoup les différentes scènes traitant de la relation à son père ou à sa mère. Et puis les passages au piano sur Bach font une B.O. Splendide. Niels Arestrup très bon.

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Années 2010

 

2010, Un prophète

2011, Des hommes et des dieux

2012, The Artist

2013, Amour

 

Une décennie qui commence très bien ! J'ai aimé les 4 films (c'est même The Artist qui est en-dessous), et été bouleversé par trois ! Je choisis Amour, pour raison familiale.

 

Une claque. Une histoire de vieillesse. Et d'amour. Anne est victime d'un AVC. Puis d'un deuxième. Georges va devoir se consacrer à elle, à sa santé. Grosse interprétation du couple, grand film. Également Palme d'or.

Amour Haneke Emmanuelle Riva

 

 

Le bilan de mon visionnage des Césars, c'est que malgré les critiques (trop élitiste, trop sérieux), la cérémonie récompense souvent des bons films, voire très bons. Il y a des années de creux, sans aucun doute. Mais l'ensemble fut un régal pour moi. C'est quelque chose dont on peut être fier, ce grand cinéma français/francophone. Cette année, pas de favori pour moi, puisque je n'en ai pas regardé un seul (oui, je suis un peu à la bourre!) 

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 14:16

J'ai découvert David Fincher un soir, chez moi, dans mon salon. Il y avait Se7en à la télévision, et depuis, plus rien n'a été comme avant. 

Sa filmographie est assez rapide, puisqu'il n'a réalisé que dix films, dont Alien 3, qu'il a tout de suite renié (son film a été coupé de plus de 30 minutes).

 

David Fincher, Se7en (1995) : 19. Avec Morgan Freeman, Brad Pitt, Kévin Spacey et Gwyneth Paltrow

L'inspecteur de police William Somerset (Morgan Freeman) est à sept jours de la retraite. Pour sa dernière affaire, il est adjoint à son remplaçant, David Mills (Brad Pitt). L'enquête : un homme de très forte corpulence est retrouvé mort la tête dans son assiette de spaghetti, ses membres attachés aux montants d'une chaise. Mills s'occupe d'une autre affaire : un avocat a été sauvagement assassiné avec le mot « avarice » inscrit par terre. Mais ils ne vont pas tarder à comprendre que les deux crimes sont étroitement liés. En effet, le tueur semble s'inspirer des sept péchés capitaux pour commettre ses meurtres.

L'ordre dans lequel les meurtres ont été commis fait référence au livre qu'a lu le tueur : Les écrits de Saint Thomas D'Aquin, qui évoque les sept péchés capitaux.
Film extraordinaire, mon premier Fincher, et un exemple de thriller. Que fais-tu à la place de Brad Pitt ?
C'est aussi là que j'ai découvert l'ouverture n°3 en ré majeur, ai on the G string de Bach, mon morceau de musique classique favori.Se7en-Seven-David-Fincher-Brad-Pitt-Morgan-Freeman.jpg

David Fincher, The game (1997) : 16,5/20. Avec Michael Douglas et Sean Penn.

Nicholas Von Orton est un homme d'affaire richissime, à la vie un peu triste et trop organisée. Arrivent ses 48 ans, un âge important pour lui car son père s'est suicidé à cet âge. Son frère a un cadeau original pour lui : un jeu sur mesure. Mais le jeu dérape très vite.

Un film complètement fou. Le scénario est dingue, et entraîne Michael Douglas au-delà de ses limites. Lorsque l'on se prend au jeu comme moi, c'est un très bon thriller. Certes on peut rester avec beaucoup d'interrogations à la fin du film, mais il faut se souvenir que tout cela n'est qu'un jeu.The-Game-David-Fincher-Michael-Douglas-Sean-Penn.jpg

David Fincher, Fight Club (1999) : 19,5/20. Avec Brad Pitt, Edward Norton et Helena Bonham Parker.

Ceci était mon sentiment juste après le visionnage : J'en suis encore sur le cul. J'y réfléchis depuis une bonne heure. Pourtant les films que j'ai précédemment cités n'étaient pas dénués de qualité. Mais là, il faut avouer que c'est quelques mètres au-dessus de la mêlée. Et après l'avoir fait avec Se7en, David Fincher risque de monter très haut au classement de mon réalisateur favori. Juste un grand bonheur que ce film vient de m'offrir. Et un grand bonheur qui s'accompagne d'une réflexion profonde sur la vie, sur son intérêt, sur mes buts. Un film qui m'a fait regarder les gens différemment lorsque je suis descendu en ville, qui m'a même fait regarder différemment ma tête dans le miroir. Profiter de la vie, toujours et encore, inlassable refrain que je me répète sans cesse, sans pourtant l'appliquer au jour le jour.

Citations : "Sur une durée suffisamment longue, l'espérance de vie tombe pour tout le monde à zéro."

"On est des consommateurs, on est des sous-produits d'un mode de vie devenu une obsession, meurtre, banditisme, pauvreté, ces choses me concernent pas. C'qui me concerne moi, ce sont les revues qui parlent des stars ! La télévision avec cinq cent chaines différentes ! Les slips avec un grand nom marqué dessus ! Le viagra, les repas minceur.(...) Les choses qu'on possède finissent par nous posséder. "

"Oh mon dieu, on m'avait plus baisée comme ça depuis l'école primaire."

Et enfin : "C'est seulement quand on a tout perdu qu'on est libre de faire tout ce qu'on veut"

Film mitigé pour la presse (trop anarchiste, ou trop faciste, ça dépend du journal !) et légendaire depuis (Top 10 Imdb)Fight-Club-David-Fincher-Brad-Pitt-Edward-Norton.jpg

David Fincher, Panic Room (2002) : 15,5/20. Avec Jodie Foster, Kristen Stewart et Forest Whitaker.

Meg emménage avec sa fille diabétique dans une très grande maison new-yorkaise. A l'intérieure, un panic room, qui permet de se protéger en cas d'agression. Meg n'en voit pas trop l'intérêt. Mais dès la première nuit, des voleurs s'introduisent dans sa maison. La panic room est le refuge idéal. Problème, c'est également là que les voleurs souhaitent s'introduire.

D'un scénario plutôt classique, David Fincher en fait un film sombre, assez angoissant. La musique et le jeu de Jodie Foster font le reste. Assez palpitant. Un bon thriller.Panic-Room-David-Fincher-Jodie-Foster-Katrin-Stewart-Forest.jpg

David Fincher, Zodiac (2007) : 14,5/20. Avec Jake Gillenhaal, Robert Downey Jr et Mark Ruffalo.

Un couple se fait tirer dessus le jour de la fête de l'Indépendance. Un homme appelle la police et revendique le crime. Il envoie quelques jours plus tard un document à trois quotidiens locaux, avec une énigme à déchiffrer. Très vite, l'ensemble de la Californie vit au rythme de ce tueur fou.

Film mystérieux, d'autant plus qu'il est inspiré de faits réels, à savoir l'enquête sur le tueur du Zodiaque, tueur en série de la décennie 60-70 aux États-Unis. Le scénario, façon chronologique, est très détaillé. Il laisse des portes ouvertes, des questions sans réponses (les questions sont effectivement sans réponse dans l'enquête réelle). Bon film dans le domaine policier. Par contre, troisième film avec Robert Downey en VO, et troisième fois où c'est très compliqué ! Il faudrait qu'il pense à ar-ti-cu-ler !

David Fincher, L'étrange histoire de Benjamin Button (2008) : 14,5/20. Avec Brad Pitt et Kate Blanchett.

L'un des scénarios les plus étranges que j'aie jamais vus. Benjamin Button naît vieux, et passe son temps à rajeunir. Il est toujours en contact avec Daisy qui, elle, suit le cours normal de la vie. A l'âge adulte, ils peuvent enfin s'aimer.

Film étonnant, tiré de la nouvelle de F. Scott Fitzgerald. Certains reprochent au film une certaine lenteur, mais j'ai apprécié.L-etrange-histoire-de-Benjamin-Button-The-curious-case-Dav.jpg

David Fincher, The Social Network (2010) : 14. Avec Jesse Eisenberg et Justin Timberlake.

Le film d’une génération, qui revient sur la création de Facebook. Jesse Eisenberg, qui joue Mark Zuckerberg est épatant. En VO, le début est difficile ! J’aime beaucoup Justin Timberlake dans le rôle de Sean Parker. A vous donner envie de quitter le réseau social !The-Social-Network-David-Fincher.jpg

David Fincher, Millenium (2011) : 14/20. Avec Daniel Craig et Rooney Mara.

Adapté du roman de Stieg Larsson, l'histoire de Mikael Blomkvist, reporter du magazine Millenium, engagé par l'industriel Henrik Vanger sur la disparition de sa nièce Harriet il a y de nombreuses années. Dans le même temps, l'histoire de Lisbeth Salander, hacker de renom, à l'existence tourmentée.

Le scénario est bon. Forcément, il vient du livre, lui-même génial. Le jeu de Daniel Craig et de Rooney Mara est plutôt bon aussi, mais un ton en-dessous de la prestation suédoise. Et le fait d'avoir vu la version originale suédoise joue dans mon rapport au film. Cela me confirme que rien ne vaut une V.O. !

Millenium-David-Fincher-Daniel-Craig.png

Pas d'accident de parcours et des notes toujours de qualité (quand on a réalisé Se7en et Fight Club, ça aide!). Je savais que David Fincher allait accrocher le podium, et il entre directement en deuxième position dans mon classement des réalisateurs. J'attends donc avec impatience son prochain film, annoncé pour 2014, et qui s’appellerait Gone Girl.

 

Gone Girl (2014) : 19/20. Avec Ben Affleck et Rosamund Pike.

Amy et Nick sont mariés depuis 5 ans. Le jour de leur anniversaire, elle disparaît, laissant une table brisée à l'étage. Enlèvement ? Meurtre ? Nick se retrouve peu à peu accusé et une campagne populaire se met en place contre lui. Amy était tellement parfaite...

Ouah. David Fincher, je t'aime. Une claque, au milieu du film. Et puis plusieurs ensuite. Rosamund Pike est fantastique. La fin est géniale. Barney Stinson, moyen (j'ai trop l'habitude de le voir dans un autre rôle).

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

6. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

7. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

8. Xavier Dolan : 15,2 (5 films)

9. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

10. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

20. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Woody Allen : 13,59 (17 films)

23. Tim Burton : 13,25 (12 films)

24. Wes Anderson : 13 (7 films)

25. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

26. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 17:00

Bien le bonjour du cinéma indépendant américain ! Avec l'une de ses têtes d'affiche, très souvent encensé par la critique, le réalisateur Wes Anderson.
Après son premier long-métrage, Bottle Rocket (auquel je n'ai pas encore eu accès), il réalise Rushmore, qui lui permet d'être véritablement découvert.

Chose intéressante avec lui : une fidélité sans pareil à ses acteurs fétiches. Ainsi, sur ces 7 films, on retrouve 6 fois Bill Murray et Owen Wilson ! Si vous êtes fan d'un des deux acteurs, cette filmographie peut vous intéresser !

 

Rushmore (1998) : 14/20. Avec Bill Muray et Jason Schwartzman.

Un film une nouvelle fois très bizarre de Wes Anderson, un peu moins que les précédents puisqu'il y a un scénario ! Mx Fischer est l'étudiant que tout le monde connait à Rushmore. C'est sa vie. Il tombe amoureux d'une professeur qui n'éprouve pas les mêmes sentiments. Sa vie bascule, il en arrive à se battre avec son ami Bill Murray. Jason Schwartzman est génial.

Rushmore-film-Bill-Murray-Wes-Anderson-Schwartzman.jpg

La famille Tenenbaum (2001) : 13/20. Avec Ben Stiller, Gwyneth Paltrow, Owen Wilson, Bill Murray et Gene Hackman.

Royal Tenenbaum, le patriarche séparé de sa famille cherche à la rassembler, en se faisant passer pour mourant. L'occasion également pour ses fils et fille de se retrouver après une période difficile que chacun d'entre eux a traversée. Mais malgré une distribution des plus prestigieuses, le film a du mal à me faire rêver et ne s'envole pas. Toujours original mais qui ne me correspond toujours pas.

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La vie aquatique (2004) : 10,5/20. Avec Bill Muray, Owen Wilson, Kate Blanchett et Willem Dafoe.

Gros casting pour les aventures de Steve Zissou, océanographe sur le déclin (grosse ressemblance avec Cousteau). Lors d'une énième expédition, Zissou perd son meilleur ami, avalé par un requin. Il décide de repartir pour prendre sa revanche sur l'animal. Mais entre l'absence de sa femme, la présence d'une journaliste anglaise à bord, et l'apparition toute nouvelle d'un fils de 30 ans, les aventures de Steve Zissou se compliquent.

Je ne suis pas fan des aventures de Wes Anderson d'ordinaire. Je reconnais son originalité, encore cette fois, mais je n'accroche pas forcément. Et quand le scénario est bizarre, que le jeu des acteurs est moyen (le rôle de Dafoe notamment)... difficile d'apprécier. Le rythme est parfois lent, même les scènes d'action. Film étrange dans l'ensemble, comme d'habitude pour ce réalisateur.
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A bord du Darjeeling Limited (2008) : 12/20. Avec Owen Wilson, Adrien Brody et Jason Schwartzman.

Un film de voyage qui m’avait été vivement recommandé. Certes, les images de l’Inde sont sympas, mais le scénario est limité. Il y avait mieux à faire.

3 frères qui se retrouvent pour la première fois depuis la mort de leur père. Différents, ils essaient de se retrouver dans ce voyage, ainsi que leur mère. Moyen. Heureusement, la B.O. est bonne.A-bord-du-Darjeeling-Limited-Owen-Wilson-Wes-Anderson.jpeg

Fantastic Mr. Fox (2010) : 14,5/20.

Film d'animation traitant des aventures d'une famille de renards, notamment Mr Fox, bandit notoire, voleur de poules, qui se met à la retraite lorsqu'il apprend que sa femme est enceinte. Mais après de longues années d'ennuis, et à la suite d'un déménagement, son vice le reprend. Au point de mettre en péril l'ensemble de la famille et de la communauté animale.

Nouveau genre testé par Wes Anderson, et plutôt bien. Le début est un peu lent mais la suite est captivante. J'avais parfois l'impression de voir des épisodes de Ça cartoon, avec les courses poursuites entre humains et animaux. Amusant, familial, original... beaucoup de qualités. Pour moi, c'est son meilleur film.

 

Moonrise Kingdom (2012) : 13,5/20. Avec Edouard Norton, Bruce Willis et Bill Murray.

Un film une nouvelle fois déjanté du réalisateur du Darjeeling Express. Deux enfants différents, le premier s'échappe de son camp scout, la seconde s'enfuit de sa famille. Ils se retrouvent pour une marche à travers une île paumée des États-Unis. On les rattrape, ils se rejoignent à nouveau.

J'ai beaucoup aimé la façon de filmer (travelling, gros plan séquence).
Le film fut présenté à Cannes.

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The Grand Budapest Hotel (2014) : 13,5/20. Avec Ralph Fiennes, Edward Norton, Jude Law et Tony Revolori.

L'histoire merveilleuse du Grand Budapest Hotel, tombé en ruine, alors que M. Gustave, le concierge, y fut le personnage phare au cours de la décennie 1930. Il est toujours là pour répondre aux caprices de ses clients, et surtout de ses vieilles clientes. L'une d'elle va le remercier à sa façon, en l'incluant dans son testament.

Triple flash-back d'entrée de jeu, film un peu loufoque, réalisation originale. On est bien dans du Wes Anderson. Certaines scènes sont vraiment intéressantes, d'autres moins. Acclamé par la critique (comme souvent avec le réalisateur), pas par moi (comme toujours). Ce film ne m'a pas transcendé. Je ne me suis pas ennuyé, mais je n'ai pas vraiment ri. Je reste sur ma faim. J'ai l'impression d'écrire la même critique à chaque film de Wes Anderson. A croire que nous ne sommes pas tout à fait compatible.

 

Wes Anderson n'est pas mon réalisateur favori, de loin. Mais il a le mérite de présenter à chaque fois des films originaux, où l'on ignore toujours où on va (et souvent où on arrive).

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

3. David Fincher : 15,94 (8 films)

4. Jacques Audiard : 15,83/20 (6 films)

5. Frank Capra : 15,50 (7 films)

6. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

7. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

8. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

9. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

10. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

15. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

16. Woody Allen : 13,97 (16 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

20. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Tim Burton : 13,25 (12 films)

23. Wes Anderson : 13 (7 films)

24. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

25. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 05:30

Ca y est ! J’ai enfin trouvé mon vieux réalisateur américain préféré. J’ai longtemps cru que ce serait Frank Capra, surtout quand je me suis aperçu que Chaplin était Britannique. Et puis Billy Wilder est arrivé. Dans sa hotte, des drames magnifiquement interprétés, des films historiques intéressants et surtout, surtout, des comédies. Reconnu par ses pairs, nominé 8 fois au titre de meilleur réalisateur, il remporta 2 fois l’Oscar du meilleur film. Pas mal pour cet Autrichien, exilé aux Etats-Unis en raison de l’arrivée d’Hitler en Allemagne ! Je lui en aurais donné un nombre similaire, mais pas pour les mêmes films ! Petit tour d’horizon.

 
Le policier

Witness for a Prosecution (1957) : 14,5/20. Titre français : Témoin à charge. Avec Tyrone Power, Marlene Dietrich et Charles Laughton.

Billy Wilder dans un genre que je ne lui connaissais pas, le film policier. Et pas n'importe quel film, puisque c'est tiré d'une pièce d'Agatha Christie.
Sir Wilfrid, un avocat à la santé défaillante, décide de s'occuper du cas de Leonard Vole, accusé du meutre d'une vieille veuve. Cela semble une cause perdue. Mais Christine Vole fait changer d'avis l'avocat par son attitude. Il va se lancer dans le procès. 
Le film se passe principalement dans le palais de justice. De retournement de situation en retournement de situation, on se surprend à être surpris. Et c'est toujours un petit plaisir.
 

Les drames

 

The Lost Week-End (1945) : 15/20. Titre français : Le poison. Avec Ray Milland et Jane Wyman.

 

The lost weekend le poison ray milland billy wilderLe drame de la vie d’un écrivain. Celui auquel tout le monde croit, mais qui n’y arrive pas. Obsédé par la feuille blanche, il tente de se réconforter auprès de la bouteille. Noyé dans ses peurs, il est laissé seul le temps d’un week-end. Va-t-il nager pour survivre ou se laisser couler ? Belle interprétation de Ray Milland, Oscar du meilleur acteur.

7 nominations aux Oscars, 4 récompenses dont l’Oscar du meilleur film en 1946 ainsi que le Grand Prix à Cannes.

 

Double Indemnity (1944) : 15/20. Titre français : Assurance sur la mort. Avec Fred MacMurray et Barbara Stanwyck.

 

Un thriller rempli d’amour et de haine. Un assureur est victime d’un coup de foudre. Seul problème, la femme est déjà mariée et la seule solution semble être d’éliminer le mari gênant. Et au passage rafler la mise à l’aide d’une assurance. Bon film bien emmené par MacMurray. Tiré d’une histoire vraie. 7 fois nominé aux Oscars.


Sunset Boulevard (1950) : 16/20. Titre français : Boulevard du crépuscule. Avec Gloria Swanson et William Holden.


Magnifique attaque contre Hollywood et une ode aux vedettes du cinéma muet. Humour noir et drame se mélangent. William Holden joue un scénariste malchanceux, qui se retrouve chez Norma Desmond (Gloria Swanson), qui joue un peu son propre rôle. Star du cinéma muet, délaissée, elle enferme littéralement William Holden, tout d’abord bien heureux d’avoir un endroit où dormir. 3 Oscars, dont celui du meilleur scénario. 11 fois nominé. Swanson méritait l’Oscar de la meilleure actrice.Norma Desmond Sunset Boulevard du crépuscule Billy Wilder

 

Ace in the Hole (1951) : 17,5/20. Titre français : Le gouffre aux chimères. Avec Kirk Douglas.

 

 Depuis Path of Glory (Stanley Kubrick), j’ai un grand respect pour le jeu d’acteur de Kirk Douglas. Eh bien cela s’est renforcé. Dans Ace in the Hole, le grand Kirk est un journaliste sur le déclin, rejeté par les plus grands journaux pour ses problèmes de boisson. Il atterrit dans un bled paumé où il n’a qu’un souhait : s’en échapper le plus vite possible.

ace in a hole le gouffre aux chimères kirk douglas billy wL’Histoire qu’il attend arrive enfin : un homme se retrouve pris au piège d’une montagne (évènement tiré de deux histoires vraies). Premier sur les lieux, Douglas réagit vite, de manière journalistique : il a compris que cette histoire peut être le scoop de sa vie. Et peu importe la déontologie…

 

Grand film, magnifiquement interprété. Qui pose la question des méthodes des journalistes, parfois qualifiés de charognards sur des sujets délicats.

 

Les Historiques

 

Five Graves to Cairo (1943) : 15/20. Titre français : Les cinq secrets du désert. Avec Franchot Tone et Anne Baxter.

 

L’histoire de Rommel. Une sorte de comédie historique, parfois dramatique, surtout la fin. Les troupes allemandes avancent à vitesse grand V et font reculer les Britanniques chaque jour. Ils ne prennent même pas le temps d’attendre des renforts ou le ravitaillement. Il semble même qu’ils trouvent ce ravitaillement quelque part en plein milieu du désert. Un soldat britannique, blessé, se retrouve considéré par Rommel comme un espion au service de l’Allemagne. Il va essayer d’en savoir plus, même si sa vie est en jeu. 3 nominations aux Oscars.

 

Stalag 17 (1953) : 14/20. Avec William Holden et Robert Strauss.

 

On ne fait pas assez de films sur les camps de prisonniers. Surtout dans ce genre-là. Un espion se cache dans le bungalow de soldats américains et met à mal toutes leurs tentatives d’évasion. Qui est-il ? Est-ce celui qui fait du commerce avec l’ennemi ? Ou est-ce trop évident ? Film intéressant pour le côté historique. Oscar du meilleur acteur pour Holden.

 

La romance

 

Sabrina (1954) : 13/20. Avec Audrey Hepburn, Humphrey Bogart et William Holden.

 

Sabrina (Hepburn), fille de domestique, est éperdument amoureuse de David Larrabee (William Holden) qui ne la remarque même pas. Pour l’en détacher, son père décide de l’envoyer à Paris dans une école de cuisine. A son retour, elle est transformée. Les fils Larrabee n’ont d’yeux que pour elle. Une romance un peu gentillette, manquant de profondeur en tout cas. Audrey Hepburn est nommée pour l’Oscar de la meilleure actrice.

 

Les comédies

 

Some Like it hot (1959) : 17/20. Titre français : Certains l’aiment chaud. Avec Marylin Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon.

 

Sans aucun doute le film le plus connu du réalisateur, la présence de Marylin Monroe et de son pou pou pi dou l’explique sans doute. Deux musiciens assistent à un règlement de compte dans le Chicago de 1929. Obligés de quitter la ville, ils trouvent un boulot dans une revue où ils sont déguisés en femmes. Ils rencontrent Sugar Kane (Monroe) et vont vivre une tonne d’aventures ensemble. « Well, nobody’s perfect. » est la réplique du film. 6 nominations aux Oscars.some like it hot certains l'aiment chaud well nobody's perf

 

The Apartment (1960) : 16/20. Titre français : La garçonnière. Avec Jack Lemmon, Shirley MacLaine et Fred MacMurray

jack Lemmon The apartment la garconnière billy wilder 

Bien que positionné en bas de la chaîne, C.C. Baxter (Lemmon) est connu de tous dans son entreprise. La raison ? Trop gentil pour refuser au départ, il est maintenant contraint de laisser son appartement à ses supérieurs afin qu’ils y reçoivent leur maîtresse. Sa vie personnelle s’en retrouve affectée, puis sa vie professionnelle. Surtout quand il tombe fou amoureux de la maîtresse du grand chef.

Très bonne comédie, récompensée à juste titre par 10 nominations et 5 titres, dont l’Oscar du meilleur film en 1961.

 

 

 

The fortune cookie (1966) : 14,5/20. Titre français : La grande combine. Avec Jack Lemmon et Walter Matthau.

 

Encore une arnaque à l’assurance. Toujours avec Jack Lemmon, acteur fétiche de Wilder. Renversé par la star du football américain, il se retrouve à l’hôpital. Son beau-frère, avocat sans scrupule spécialiste des assurances, veut faire cracher ces dernières. Et peu importe si la vie de son beau-frère s’en retrouve affectée. Bonne comédie, un tout petit peu moins rythmée que les deux précédentes. 4 nominations aux Oscars, une récompense (Matthau, meilleur acteur dans un second rôle).


One, two, three (1961) : 18/20. Titre français : Un, deux, trois. Avec James Cagney.

 

Juste magnifique. Une comédie historique très rythmée, portée par un James Cagney extraordinaire. Berlin au sortir de la seconde guerre mondiale. La ville est divisée, bientôt murée. Mais cela n’empêche pas les contacts entre l’Est et l’Ouest. Mac Namara reçoit la fille de son chef. Il doit l’occuper, mais celle-ci a d’autres préoccupations en tête. Elle souhaite se marier avec… un communiste. L’une des meilleures comédies que j’ai vues, peu appréciée à l’époque en raison du contexte (construction du mur de Berlin peu avant la sortie du film).One two three un deux trois the end billy wilder pepsi cola

 

Mon classement des réalisateurs-acteurs (totalement subjectif)

 

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Jacques Audiard : 15,83/20 (6 films)

3. Frank Capra : 15,50 (7 films)

4. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

5. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

6. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

7. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

8. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

9. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

10. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

11. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

12. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

13. Woody Allen : 14 (14 films)

14. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

15. George Cukor : 13,95 (10 films)

16. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

17. Tim Burton : 13,25 (12 films)

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 14:11

Je remercie chaque jour que Dieu fait les envies cinématographiques de ma coéquipière. Intéressée par à peu près tout, elle accepte que l’on se fasse des soirées en noir et blanc. Et nous apprécions tous les deux. Bon, nous n’avons pas pris de risques pour commencer. Frank Capra, c’est l’une des valeurs sûres du cinéma américain d’avant-guerre. Des comédies enjouées où le gentil gagne toujours, où les valeurs triomphent, où l’amour l’emporte. Il peut y avoir un risque d’un air de déjà vu, mais l’on repartira toujours avec le sourire.

 

Nous avons débuté par It happened one night (1934) : 16,5/20 (New York-Miami pour le titre francais).

 

Clark Gable rayonne, tout simplement. Le film n’a pas pris une ride, les blagues fonctionnent toujours. Certains moments sont irrésistibles (les scènes dans le bus notamment). L’histoire d’Ellie Andrews (Claudette Colbert) qui fugue de chez son père afin d’imposer ses choix. S’en suit une course-poursuite à travers le pays pour tenter de la retrouver. Peter Warne (Clark Gable), journaliste, profite du hasard de la rencontre pour faire l’article de sa vie. Le film a remporté les cinq principaux Oscars (film, réalisateur, acteur, actrice, scénario).

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Meet John Doe (1941), 15/20. Titre français : L'homme de la rue.

Ann Mitchell (Barbara Stanwyck) va être licenciée (l’une des conséquences de la crise économique qui touche les USA au milieu des années 30). Journaliste, elle décide d’écrire un dernier article en forme de lettre, un homme qui a tout perdu et qui annonce son suicide. L’émotion est à son paroxysme, beaucoup veulent le sauver. Encore faut-il le créer. Gary Cooper sera l’homme parfait. Beaucoup d’humour, beaucoup de journalisme et de politique, deux milieux qui ne me laissent pas insensible.

 

Mr Deeds goes to town (1936), 13,5/20. Titre français : L'extravagant Mr Deeds.

Gary Cooper hérite d’une grosse fortune. Habitant à la campagne, il se retrouve propulsé à New York, où, au milieu des moqueries, beaucoup tentent de tirer avantage de sa prétendue stupidité. Peu de surprise, mais la scène du tribunal ou le comportement de Cooper avec ses domestiques vous donneront le sourire. Une vue que je partage souvent vis-à-vis de la grande pomme. Oscar du meilleur réalisateur pour Capra

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Mr Smith goes to Washington (1939) : 15/20. Titre français : Mr Smith au Sénat.

L’obstruction du Sénat américain par James Stewart, sénateur par hasard, pour tenter de protéger un territoire menacé par un barrage. La corruption du système, la perte des valeurs en politique…

 

You can’t take it with you (1938) : 15,5/20. Titre français : Vous ne l'emporterez pas avec vous.

Troisième Oscar du meilleur réalisateur pour Capra ! 7 nominations. Une famille étrange dont Jean Arthur, muse de Capra, fait partie. Manque de chance, James Stewart est amoureux de celle-ci, alors que leurs pères respectifs sont en conflit. Des scènes parfois dépassant la réalité. Un peu de Beetlejuice pour certaines danses. Très drôle.

 You can't take it with you

 

It’s a wonderfull life (1946) : 17/20. Titre français : La vie est belle.

Nous avons fini avec un chef d’œuvre. James Stewart, Donna Reed. Un ange-gardien pour un ange tout court. S’il y a un film à voir, c’est celui-là. Des sourires, des rires, un peu de larmes peut-être. 5 fois nominé aux Oscars.

It-s-a-wonderfull-life-pr-Milev.jpg

 

Frank Capra, Arsenic and Old Lace (1944) : 16/20. Avec Cary Grant et Priscilla Lane. Titre français : Arsenic et vieilles dentelles.

 

Mortimer Brewster vient annoncer à ses deux tantes Abby (Dorothy dans la pièce de Théâtre) et Martha, qui l'ont élevé, son prochain mariage avec la fille du révérend Harper, qui habite à quelques dizaines de mètres de là. Mais il découvre, caché dans un coffre sous la fenêtre, le cadavre d'un vieil homme. Ses deux tantes lui avouent alors, le plus ingénument et le plus naturellement du monde, qu'elles se sont fait une spécialité de supprimer les vieux messieurs seuls au monde en vue de leur rendre service, non sans prononcer pour eux des éloges funèbres.

Mortimer et ses vieilles tantes envisagent de faire envoyer en asile psychiatrique leur oncle et frère Theodore, un fou qui se prend pour le Président Roosevelt et sonne la charge à tout bout de champ avec un clairon ou en hurlant.

Apparaît alors Jonathan Brewster, frère de Mortimer, un dangereux psychopathe — accompagné du couard Docteur Einstein qui l'a opéré plusieurs fois pour masquer son identité à la police — venu lui aussi cacher un cadavre dans la maison de ses tantes.

 

 

Film fantastique, jouant énormément sur le comique de situation. Grant est très bon dans l'homme étonné et parfois perdu. Son jeu donne beaucoup d'activité au film. Le scénario est bien huilé, le film étant l'adaptation d'une pièce de théâtre (on reste énormément dans la même pièce).

Arsenic-et-vieilles-dentelles-Capra-Grant.jpg


Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Jacques Audiard : 15,83/20 (6 films)

3. Billy Wilder : 15,55 (11 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

6. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

7. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

8. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

9. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

10. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

11. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

12. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

13. Woody Allen : 14 (13 films)

14. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

15. George Cukor : 13,95 (10 films)

16. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

17. Tim Burton : 13,25 (12 films)

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 14:36

alfred hitchcock pr milevEt si on me demandait : qui est le maître du suspense au cinéma ? La réponse serait évidente : Alfred Hitchcock. Un savant mélange d’angoisse et d’humour sombre, des sueurs froides qui s’installent aux pas d’une musique rythmée et saccadée. J’ai mis du temps à découvrir Hitchcock, bien que son nom me fascinait. Il est rentré dans la légende du cinéma, dans le vocabulaire, et si un film est désigné comme « hitchcockien », il faut s’attendre à un chef d’œuvre. Boudé par les Oscars (il n’a jamais remporté le titre de meilleur réalisateur), il fut cependant reconnu très tôt par les réalisateurs de la Nouvelle Vague (voir le livre entretien Hitchcock/Truffaut), et surtout dans son pays natal, l’Angleterre (il devient Sir 4 mois avant sa mort, considéré comme le plus grand réalisateur britannique selon le Daily Telegraph).

 

Pour ses films, je n’ai eu accès qu’à ses films parlants, et de sa période américaine. Les cheveux d’or, les 39 marches ou Chantage seront donc absents (pour une filmographie complète, il faudrait regarder 54 films, dont 2 sont considérés comme définitivement perdus !)

 

Une femme disparaît (1938) : 15/20. Avec Margaret Lockwood, Michael Redgrave, Dame May Whitty.

Dans un train en Europe centrale, Iris Henderson rencontre miss Froy. Celle-ci disparaît ensuite mystérieusement, tandis que l'équipage lui assure que cette dame n'existe pas.

Ambiance d'avant-guerre dans ce film d'espionnage qui traduit son époque et où l'on croit voir des Allemands nazis avant la grande heure. Comme toujours avec Hitchcock, c'est du policier, c'est du suspense, et c'est bien construit. Un plaisir !

Rebecca (1940) : 17/20

alfred hitchcock rebecca pr Milev

 C’est peut-être mon film préféré d’Hitchcock, malgré le fait qu’il soit un peu tombé en désuétude devant "Psychose" ou "Fenêtre sur cour". Un conte gothique, l’histoire d’une morte, Mrs de Winter, qui reste au centre de la vie de son mari, de sa seconde femme (Rebecca) et surtout de sa dévouée gouvernante. Un film sombre, rempli de crainte, brillamment interprété par Judith Anderson et Laurence Olivier. La scène où Mr de Winter avoue ce qu’il ressentait pour sa femme m’a mis sur les fesses. Oscar du meilleur film (le seul), 11 nominations.

 

L'ombre d'un doute (1943) : 14/20. Avec Teresa Wright et Joseph Cotten.

 

Charlie Oakley est poursuivi. Des hommes lui en veulent. Qu'a-t-il fait ? Il est suspecté d'avoir tué des veuves fortunées. Il se réfugie chez sa soeur, où sa nièce l'admire. Mais celle-ci se retourne peu à peu contre lui alors qu'enflent les soupçons. Le film est un bon Hitchcock, laissant du suspense pour savoir si oui ou non Charlie est coupable de l'assassinat. La fin est sanglante. 

 

Les enchaînés (1946) : 12/20 Avec Cary Grant et Ingrid Bergman.

 

Alicia Huberman (Bergman), fille d’un espion nazi, est recrutée par le gouvernement américain pour aller espionner un ami de son père, coupable d’activités suspectes au Brésil (uranium, sujet au centre de l’actualité après Hiroshima et Nagasaki). L’histoire est aussi un amour difficile entre Grant et Bergman. Pas forcément le meilleur Hitchcock, bien qu’encensé par la critique. L’histoire d’amour est un peu trop « gnangnan » et le scénario un peu léger. L’impression que l’on tourne parfois en rond.

 

La corde (1948) : 14,5/20 Avec James Stewart et Farley Granger. Titre original : Rope

 

Hitchcock décide de s’autoproduire pour une histoire de gros sous, et "La corde" fut sa première production. C’est pour moi un chef d’œuvre d’humour noir, très (trop) sombre. Deux jeunes gens décident de tuer un de leurs amis, « pour l’expérience ». Sont ensuite invités à dîner les parents de l’ami, la petite copine et surtout leur ancien professeur (Stewart). Tout le monde dîne sur la table (qui est aussi le corbillard). Réalisation très théâtrale (on ne sort pas de l’appartement, sorte de plan-séquence quasi-continu). Malheureusement tiré d’une histoire vraie (université de Chicago, 1924), le film gêne beaucoup par certains aspects : absence de morale chez le meurtrier, homosexualité suggérée, présence de la pensée de Nietzsche. Il fut interdit en France, en Italie, ainsi que dans plusieurs états américains (interdit aux moins de 21 ans un peu partout).

 

Le crime était presque parfait (1954) : 13,5/20 Avec Grace Kelly et Ray Milland. Titre original : Dial M for murder

 

Tony Wendice (Milland), ex-champion de tennis, s’attend à ce que sa femme (Kelly) le quitte. Peur de se retrouver démuni, seul, il décide d’engager un tueur et de réaliser le crime parfait. Seul problème, c’est le meurtrier qui se retrouve assassiné, et l’assassinée qui se retrouve en position de meurtrière, à essayer de justifier son innocence.

L’histoire, au départ un peu longue, est un exemple de film policier. John Williams (l’inspecteur) fait très Hercule Poirot.

 

Fenêtre sur cour (1954) : 15,5/20 Avec James Stewart et Grace Kelly. Titre original : Rear Window.

 

alfred hitchcock rear window fenetre sur cour stewart kellyLe titre de la nouvelle résume bien le film : ça doit être un crime ! Jeff Jeffries, grand photographe, se retrouve bloqué dans son appartement. Pour s’occuper il observe ses voisins
(syndrome scopophilique !), jusqu’à se retrouver persuadé qu’un crime a été commis. 4 fois nominé aux Oscars. C’est l’un des films hitchcockiens de base : la scène se déroule dans un cadre restreint (appartement), le héros ne peut rien faire (plâtré) et assiste notamment avec angoisse à l’arrivée du meurtrier dans son appartement, alors que Grace Kelly y est toujours. Les gros plans sur le visage de Stewart sont splendides d’un point de vue cinématographique (influence de Fritz Lang ?)

 

La main au collet (1955) : 10,5/20 Avec Cary Grant et Grace Kelly. Titre original : To catch a thief.

 

Ce fut pour moi la plus grande déception d’Hitchcock. Pourtant le choix des acteurs, du pays (la France) et le scénario semblaient tenir la route. Mais il se révèle trop léger, le jeu des acteurs (français notamment) est brouillon (Brigitte Auber en particulier). L’histoire d’un ancien cambrioleur, John Robie (surnommé le chat), accusé à tort de nouveaux cambriolages. Il décide de prouver son innocence en arrêtant le nouveau cambrioleur, aux méthodes similaires. L’histoire d’amour est « gnangnan ».

 

L’homme qui en savait trop (1956) : 15/20 Avec James Stewart et Doris Day. Titre original : The man who knew too much

 

Hitchcock qui fait un remake… d’Hitchcock ! Le film de 1934 était muet, noir et blanc et un beau succès. Le remake est cependant meilleur selon le réalisateur ! Benjamin McKenna (James Stewart) est en vacances avec sa femme et son fils au Maroc. Un espion tente de se lier d’amitié avec eux, avant de se faire assassiner en pleine rue. Ses derniers mots sont pour McKenna, qui se retrouve mêlé à une affaire d’espionnage et d’assassinat où son fils est pris en otage. Le film est très bien dirigé, joué et même chanté puisque c’est ici que Doris Day interprète « Que sera sera », récompensée par l’oscar de la meilleur chanson.

 

Sueurs froides (1958) : 16/20. Avec James Stewart et Kim Novak. Titre original : Vertigo.

 

alfred hitchcock vertigo stewartScottie (Stewart), policier, est atteint de vertige. A la suite de la mort d’un de ses collègues dont il se sent coupable, il quitte la police. Un de ses anciens amis du collège le contacte alors pour une affaire privée, suivre sa femme, qu’il prétend être possédée par Carlotta Valdes, morte il y a de nombreuses années. Le scénario est très fort, peut-être bien le meilleur. Le jeu de Kim Novak est en parfaite adéquation avec James Stewart. L’un de mes coups de cœur, assurément. A noter : la première utilisation du travelling compensé (pour illustrer le vertige de Scottie).

 

La mort aux trousses (1959) : 15/20. Avec Cary Grant et Eva Marie Saint. Titre original : North by Northwest,

 

Sacré Hitchcock ! Avec Cary Grant et la fameuse scène de l’avion ! (devenue classique du cinéma).alfred hitchcock north by northwest grant avion plane la mo

À New York, le publicitaire Roger Thornhill (Grant), pris par hasard pour un certain George Kaplan, est enlevé. Il s'échappe puis tente de prouver son innocence. Chaque tentative l'identifie un peu plus au dénommé George Kaplan au point qu'il est accusé d'un meurtre perpétré aux Nations Unies. Il tombe amoureux de la belle Eve Kendall (Marine, si tu me lis, ton sosie), agent de la CIA, qui traque l'espion Vandamm, pour qui a été imaginé le leurre qu'est Kaplan. A noter l’utilisation du Mont Rushmore dans plusieurs scènes (dans ma Bucket List)

 

Psychose (1960) : 14/20. Avec Anthony Perkins. Titre original : Psycho.

 

alfred hitchcock psycho psychose pr milevLe plus connu, le plus reconnu. Avec l’image de Marion Crane (Janet Leigh) criant dans sa douche. Norman Bates (Perkins), propriétaire du motel où se déroule l’intrigue. Que dire, si ce n’est classique ? Presque obligatoire. Ce n’est pas mon préféré, mais le scénario, le suspense et parfois l’horreur ont fait de ce film le chef d’œuvre du maître. 4 fois nominé aux Oscars.

 

Les Oiseaux (1963): 14,5/20. Avec Tippi Hedren et Rod Taylor. Titre original : Birds.

 

Un Hitchcock mythique et très spécial, véritable film d’horreur, une histoire d'oiseaux qui attaquent sans raison la population de Bodega Bay, allant jusqu'à tuer. L’histoire prit du sens lorsqu’en 1961 une pluie d’oiseaux s’est abattue à Santa Cruz, Californie (intoxication alimentaire d’après une étude de 2011). Film avec plus ou moins d'épouvante, très hitchcockien, il faut aimer le maître. Tippi Hedren, dans le rôle de Mélanie Daniels (par qui tout arrive ?) obtient le Golden Globe de la meilleure révélation.

alfred hitchcock birds les oiseaux pr milev

 

Pour finir cette filmographie, je souhaite revenir sur certains points que je n’ai pas évoqués jusque-là. Tout d’abord Hitchcock a l’habitude de s’immiscer dans ses films, dans des rôles insignifiants, c’est ce qu’on appelle une (un ?) Caméo. Des clins d’œil du réalisateur toujours sympas à découvrir.

Enfin, Hitchcock a développé des belles histoires d’amitié avec certains acteurs. Je choisis James Stewart et Grace Kelly. Stewart (4 collaborations) est peut-être mon acteur préféré de cette période, tandis que Kelly rayonne à chacune de ses apparitions (3 collaborations).

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 15,83/20 (6 films)

-. Alejandro González Iñárritu : 15,83 (6 films)

5. Frank Capra : 15,50 (7 films)

6. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

7. Xavier Dolan : 15,33 (6 films)

8. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

9. Charlie Chaplin : 15,06 (8 films)

10. Quentin Tarantino : 14,89 (9 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,80 (10 films)

11. Les frères Coen : 14,63 (15 films)

14. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

15. Alfred Hitchcock : 14,35 (13 films)

16. Jacques Audiard : 14,31 (8 films)

17. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

18. George Cukor : 13,95 (10 films)

19. Dany Boon : 13,88 (4 films)

20. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

21. Steven Spielberg : 13,78 (18 films)

22. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

23. Woody Allen : 13,55 (19 films)

24. Tim Burton : 13,25 (12 films)

25. Wes Anderson : 13 (7 films)

26. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

27. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 07:11

Amour 17,5

L'odyssée de Pi, Django unchained 16,5
Lincoln, Zero Dark Thirty 15
Hapiness Therapy, Argo 13,5

Les bêtes du sud sauvage 12

Les misérables 11

 

Oui, je sais, mon césar et mon oscar 2013 sont attribués au même film. Mais quel film ! Des bonnes surprises cette année, et un crux 2013 meilleur que les Césars, alors que l'année dernière c'était le contraire. Des films qui valent le coup d'être vus dans tous les cas.


Michael Haneke, Amour (2012) : 17,5/20. Avec Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva et Isabelle Hupert.

Une claque. Une histoire de vieillesse. Et d'amour. Anne est victime d'un AVC. Puis d'un deuxième. Georges va devoir se consacrer à elle, à sa santé. Grosse interprétation du couple, grand film.

Palme d'or à Cannes, nommé aux Césars et aux Oscars.


Ang Lee, L'odyssée de Pi (2012) : 16,5/20. Avec Irrfan Khan.


Piscine (surnomé Pi) est gardien de zoo. Un jour son père décide de quitter l'Inde francophone pour rejoindre le Canada. Mais la cargo fait naufrage. Pi se retrouve seul, avec un zèbre, une hyène, un orang-outan et un lion. Il doit survivre sur un radeau, sorte d'arche de Noé.
Au delà des images magnifiques, c'est la métaphore et la lutte pour la survie qui valent le coup d’œil. Nommé à 11 oscars.

 

Quentin Tarantino, Django unchained (2012) : 16,5/20. Avec Jamie Foxx, Christopher Waltz, Leonardo Di Caprio et Samuel L. Jackson.


C'est amusant, puisque je mets la note de 16,5 alors que j'ai l'impression que j'ai presque préféré Django à Pulp Fiction. Je pense que c'est la conséquence de mon attente vis-à-vis des films, qui a grandement augmenté en quelques années. Dans tous les cas, c'est du très haut niveau.


1858, Sud des Etats-Unis, le Dr King Schultz, chasseur de primes, libère Django, un esclave noir. Celui-ci doit l'aider à retrouver 3 de ses cibles. S'en suit une belle histoire d'amitié qui transcende la relation blanc-noir qui prévaut à l'époque.

Comme toujours avec Tarantino, il y a énormément d'action et une grande B.O. Bon, il y a du sang, beaucoup ; de la violence, dans les gestes comme dans les paroles. Ce n'est pas un film familial. Mais c'est un bel hommage au western spaghetti genre délaissé depuis 30 ans et qui revient peu à peu à la mode (True Grit, 3h10 pour Yuma)

Et Christopher Waltz reste magique.

 

Kathryn Bigelow, Zero Dark Thirty (2012) : 15/20. Avec Jessica Chastain et Jason Clarke.

Une vraie bonne surprise. Je n'avais pas apprécié Démineur par la même réalisatrice, et je m'attendais à être déçu avec un nouveau film de guerre sur l'histoire récente des Etats-Unis. Mais la traque de Ben Laden depuis 2001 jusqu'à l'opération finale de 2011 vaut le coup d’œil. Certes, nous sommes dans une fiction, mais on ne peut s'empêcher de voir des choses que l'on connaît (notamment la torture des prisonniers). 2H37 de thriller, d'action, de suspense. Une plongée dans la lutte antiterroriste par l’intermédiaire d'une agente de la CIA, Maya.

Steven Spielberg, Lincoln (2013) : 15/20. Avec Daniel D. Lewis.

Encore une immense performance de Daniel D. Lewis, récompensé à juste titre de son troisième oscar, record du genre chez les hommes. Une partie de la grande histoire de Lincoln, juste après sa deuxième élection et peu avant la fin de la guerre. La publication de la loi pour l'abolition de l'esclavage, malgré le peu de chance qu'il a de réussir. Et sa mort. Un film très historique, qui peut paraître lent mais que j'ai su apprécier. J'attends maintenant de voir le Napoléon de Spielberg !

 

David O. Russell, Happiness Therapy (titre original Silver Lining Playbook) (2012) : 13,5/20. Avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert de Niro.

Deux fous. Enfin, en quelque sorte. Pat a perdu sa petite amie, sa maison et son job après un « incident », qui l'a envoyé en maison psychiatrique pendant 8 mois. A son retour, il se lie d'amitié avec Tiffany, ancienne névrosée sexuelle après avoir perdu son mari, qui lui propose de reprendre le contact avec sa femme.

Film qui tangue entre le drame, la comédie et la romance. Des bons passages, d'autres moins. J'aime particulièrement le début et les passages où Bradley Cooper fait un peu fou.
8 fois nominé aux Oscars.

 

Ben Affleck, Argo (2012) : 13,5/20. Avec Ben Affleck et John Goodman.

 

L'histoire vraie de la prise d'otage de l'ambassade américaine en Iran, avec 6 hommes et femmes qui réussirent à s'échapper, avant de trouver refuge dans la maison de l'ambassadeur canadien. Comment les faire sortir de là ? La CIA met en place la mission Argo, avec l'aide de Hollywood.

Film sympa de Ben Affleck, mais qui ne m'a pas transcendé non plus. Les dernières minutes amènent un vrai suspense. Bonne prestation cependant de l'acteur-réalisateur.


Benh Zeitlin, Les bêtes du sud sauvage (2012) : 12/20.


Le bayou de Louisiane. Une petite fille, Hushpuppi, vit dans des conditions difficiles avec son père, alcoolique et violent. Une énorme tempête (Katrina?) vient empirer leur sort et les séparer. Mais fort de son caractère construit par la disparition de sa mère et l'éducation de son père, elle réussit à passer au-dessus de tout ça.
Film dur et pourtant rempli de bons sentiments, je ne suis pas complètement rentré dedans. Sympa, mais sans plus pour moi.
4 nominations aux Oscars.

 

Tom Hooper, Les Misérables (2012) : 11/20. Avec Hugh Jackman, Russel Crowe, Helena Bonham Carter et Anne Hathaway.

Jean Valjean qui prend sous son aile Cosette, fille de Fantine, d'abord confiée aux méchants Thénardier... Une histoire qui vous dira forcément quelque chose. Mais surtout une comédie musicale, un style que l'on aime... ou pas. J'ai apprécié d'autres comédies musicales plus anciennes (West Side Story au hasard) mais celles-ci avaient des passages parlés. Ici tout est chanté. TOUT. Et ça peut vite gonfler. Les passions me semblent parfois exagérées, tout comme le jeu des acteurs. Moyen. 8 fois nominé aux Oscars.Amour Haneke Emmanuelle Riva

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 13:25

J'avoue ne pas aller fréquemment au cinéma. 2 fois en 2013, c'est un chiffre plutôt limité pour quelqu'un qui se targue d'apprécier les films en tout genre. Question de budget pour être honnête. Alors c'est avec plaisir que j'ai découvert que Brussels Airlines avait fait évoluer son écran. La dernière fois, il y avait trois films, qui tournaient en boucle. Pas question de le lancer, il fallait donc changer de chaîne au bon moment. Maintenant, on a le droit à un écran tactile et à un nombre de films intéressants : une quinzaine. Mais attention ce sont des films récents, de 2013 !

Kinshasa-Kids.jpgMarc-Henri Wajnberg, Kinshasa Kids (2013) : 15/20.

Des enfants de Kinshasa rejetés dans la rue pour cause de sorcellerie... misère, violence, vol, corruption et, heureusement, un peu de musique. Témoignage cru de la vie en RDC, qui tend à nous faire réaliser à quel point la vie peut-être facile en France. Bon drame en mode documentaire.

 

Ruben Fleischer, Gangster Squad (2013) : 11,5/20. Avec Sean Penn, Josh Brolin, Ryan Gosling et Emma Stone.
Gangster-Squad-Sean-Penn-Ryan-Gosling-Emma-Watson.jpgUn thriller sur la pègre à Los Angeles à la fin de la décennie 1940. Mickey Cohen contrôle et corrompt la ville. Il tente d'élargir son pouvoir mais quelques policiers en mission vont tenter de l'empêcher, en abusant des mêmes méthodes.
Film sans grande surprise, limite décevant quand on voit le casting proposé. Sean Penn n'est d'ailleurs pas très bon (c'est bien la première fois que je vois Sean Penn ainsi!). Et la comparaison avec des d'autres films sur le même thème fait mal...

 

Sam Raimi, Le monde fantastique d'Oz (2013) : 9/20.

Je me suis forcé, malgré le genre bien précisé dans le titre. Un magicien, jusque là, tout est normal. Il vit dans un monde tout à fait normal. Et puis il se retrouve dans un ballon emporté dans le centre d'un ouragan. Jusque là, tout allait bien. S'en suit un autre monde, le sien, où des gentilles et des méchantes sorcières se combattent. Je passe le singe volant et la poupée de porcelaine. A la fin tout le monde est content, et on ne sait même plus pourquoi on a eu un monde normal au départ.
Quand on voit les moyens déployés pour ce film (studio Disney), on ne peut s'empêcher d'être déçu. Un film qui n'est clairement pas fait pour moi.
Le-monde-fantastique-d-Oz.jpgProchain récit cinéma au vol retour ! 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 10:17

Amour 17,5

De rouille et d'os 15

Le prénom / Dans la maison 14,5
Camille redouble 14

Les adieux à la reine 12
Holy Motors 6

 

Leos Carax, Holy Motors (2012) : 6/20. Avec Denis Lavant, Michel Piccoli, Eva Mendes, Kylie Minogue.

Plus étrange que David Lynch ! Un scénario déjanté, avec plusieurs petites histoires qui se suivent. Un homme a plusieurs missions à réaliser dans sa journée. Difficile de comprendre quelque chose sur le long terme. Original certes, sans doute trop pour moi.

3 nominations aux Césars. Ce n'est pas ce film qui va réconcilier le grand public avec le cinéma d'essai.


Benoit Jacquot, Les adieux à la reine (2012) : 12/20.  Avec Léa Seydoux, Diane Krüger et Virginie Ledoyen.

14 juillet 1789 et les jours suivants. La reine écoute sa lectrice Sidonie. Et elle se confie. L'amour qu'elle a, pour Madame de Polignac. Sidonie pense être son amie, Sidonie croit à une amitié sincère. Sidonie est bercée d'illusion. Elle est prête à tout pour sa reine. Et Marie-Antoinette va l'utiliser. La fin de l'illusion, l'au revoir.

Film intéressant, qui dépeint une image très versatile de Marie-Antoinette. Le scénario reste cependant assez limité et Diane Krüger n'est pas toujours des plus convaincantes.
10 nominations au César.


Noémie Lvovsky, Camille redouble (2012) : 14/20.  Avec Noémie Lvovsky, Samir Guesmi et Yolande Moreau.

Camille redouble sa jeunesse. A la suite d'un incident temporel, elle repart dans son enfance et profite à plein temps de ses parents, de ses amis. Elle essaie aussi de repousser Eric, avec qui elle passera une partie de sa vie.

Bonne comédie, mais qui reprend des thèmes du film de Coppola Peggy Sue s'est mariée. 13 nominations aux Césars et... 0 trophée !


François Ozon, Dans la maison (2012) : 14,5/20. Avec Fabrice Luchini, Ernst Umhauer et Emmanuelle Seigner.

Un professeur de français déçu par ses élèves est impressionné par la performance de Claude, élève à l'écriture brillante. Surtout le sujet un peu voyeuriste que lui offre son élève lui permet de créer une relation quasi paternel avec celui-ci, et ainsi de réaliser ce qu'il a toujours voulu : écrire un livre.

Film intéressant, avec un bon Luchini dans un rôle qui lui correspond bien. Les propos sur ses rêves d'écrivains m'ont forcément parlé.

 

Alexandre de la Patellière, Mathieu Delaporte, Le prénom (2012) : 14,5/20. Avec Patrick Bruel.

Adaptation de la pièce éponyme, c'est l'une des comédies françaises de l'année 2012. Vincent annonce le choix du prénom de son futur enfant. Seul problème, sa blague ne fait rire que lui, et elle entraîne les invités dans des révélations fracassantes.

Le début est vraiment très drôle, la seconde partie allant plus vers le drame. Bon Bruel, bien secondé.

 

De rouille et d'os (2012) : 15/20. Avec Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts


Encore, encore ! Oui, un nouveau bon film d'Audiard ! Avec une performance au niveau de la réalisation qui est remarquable. La rencontre d'Ali, petit videur à la vie difficile, avec Stéphanie, dresseuse d'orques à qui la vie sourit. Seulement leurs histoires vont prendre des trajectoires opposées, le premier réussissant à s'en sortir alors que la seconde perd ses jambes dans un terrible accident. Elle se reconstruit lentement, en grande partie grâce à lui. De nombreuses petites histoires à l'intérieur de leur grande histoire : son fils, ses combats, son handicap.

 

Michael Haneke, Amour (2012) : 17,5/20. Avec Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva et Isabelle Hupert.

Une claque. Une histoire de vieillesse. Et d'amour. Anne est victime d'un AVC. Puis d'un deuxième. Georges va devoir se consacrer à elle, à sa santé. Grosse interprétation du couple, grand film, qui ne renchérit pas sur un drame de la vie. Sobre, dur, sombre, et terrible.

Palme d'or à Cannes, vainqueur du César, nominé aux Oscars.

 

Amour-Haneke-Emmanuelle-Riva.jpg

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 16:19

Tout d'abord, concernant les frères Coen, je signale un point important à propos de la V.O. Si les drames ou les films d'action peuvent être regardés en français (on perd un peu de la qualité, mais cela reste "acceptable"), ce n'est pas le cas des comédies ! On ne comprend pas souvent comment les Anglais ou les Américains peuvent aimer certaines comédies... la réponse se cache souvent dans la traduction.

 

Le sombre

 

Joel et Ethan Coen, Sang pour Sang (1984) : 16/20. Avec John Getz et Frances McDormand.

Un film sombre des frères Coen, de ceux que j'adore. Abby quitte son mari Julian, patron d'un bar, et retrouve Ray, l'un des serveurs. Julian ne l'entend pas de cette oreille et décide d'abattre le couple. Mais l'histoire prend une autre tournure, encore plus morbide.

C'est glauque, c'est sombre, c'est une musique qui reste en tête. Un exemple de thriller. 

 

Miller's Crossing pr MilevMiller’s Crossing (1990) : 17/20.

 

Qu’est-ce que c’est sombre ! L’Irlandais Gabriel Byrne est saisissant en équilibriste, toujours prêt à tomber, mais qui réussit à se sauver à chaque reprise, à force de débrouillardise, de coups de poker ou de coups du sort.

Tom Reagan (Byrne) est le bras droit d’O’Bannion, parrain de la ville. Ils sont sous la menace de Johnny Caspar, qui souhaite prendre sa place à la suite d’un différend. Histoire de mafia, de crime, de fille, de corruption. L’un des meilleurs films sur la pègre selon moi.

 

Barton Fink (1991) : 15/20.

Barton Fink pr Milev

Un film sombre, très sombre. Qui vous laisse un goût amer. Celui de ne pas tout avoir compris.

Barton Fink (John Turturro) est un écrivain tout juste auréolé d’un succès au théâtre à New York. Il décide de partir écrire à Hollywood, un peu à son insu. Je me retrouve parfois dans cet écrivain un peu perdu, sans trop d’inspiration, parfois blasé.

Il rencontre Charlie Meadows (John Goodman), son voisin de palier, qui va l’aider à son ouvrage, un film de catch. Mais l’histoire n’est pas dénuée de rebondissements.

Très souvent j’ai eu l’impression que le film allait partir dans une direction. Et ce fut toujours à l’opposé. Une petite claque j’avoue.

3 fois récompensé à Cannes, avec la palme d’or et le prix d’interprétation masculine.

 

The Barber (2001) : 17/20.

The Barber pr Milev

Ed Crane (Billy Bob Thornton) est un coiffeur de Californie. Fin des années 1940. Sa vie n’est pas très belle. Sa femme le trompe. Avec son patron qui plus est. Attiré par un projet ambitieux de nettoyage à sec, il décide de faire chanter son patron afin d’obtenir un peu d’argent pour financer l’opération. Seul problème, son patron s’aperçoit que c’est Ed qui le fait chanter. S’en suit une longue descente aux enfers.

Le film est sombre, dû à la réalisation en noir et blanc, tout autant qu’au jeu de Billy Bob Thornton. Un très bon drame.  Prix de la mise en scène à Cannes.

 

No country for old men (2007), 16/20.

 

Alors là. Ce film j'en ai entendu parler des dizaines de fois, du fait des multiples récompenses qu'il a obtenues. Et je comprends pourquoi. Un scénario très original, un tueur fantomatique, un homme bon partagé, devant une situation compliquée.

Oscar du meilleur film, du meilleur acteur dans un second rôle (Javier Bardem). Tommy Lee Jones est convaincant dans le rôle du policier désabusé.

No country for old men pr Milev

 

Les comédies "intelligentes"

 

Fargo (1996) : 15,5/20.

 

Fargo pr MilevJerry Lundegaard (William H. Macy), un vendeur de véhicules d'occasion, croule sous les dettes. Il engage deux minables pour enlever sa propre femme et réclamer une rançon à son riche beau-père. Il pourra ainsi partager avec les ravisseurs la rançon que son beau-père paiera pour la libération de sa fille. Mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévu et une femme flic enceinte de sept mois, Marge Gunderson (Frances McDormand), va mener l'enquête et remonter la piste...

 

Frances McDormand remporte l’oscar de la meilleure actrice. Elle a également joué dans Mississippi Burning ou encore Burn After Reading. Elle est mariée à Joel Coen. Elle a été 4 fois nominée à l’oscar du meilleur second rôle !

 

Le générique d'entrée précise que le film est inspiré d'une histoire vraie, alors que le générique de fin indique que c'est finalement une fiction. Une très bonne comédie.

 

The Big Lebowski  (1998) : 14/20.

 

L’humour et le Duc. Un humour très particulier, assez fin, pastichant le film noir.

Lebowski doit payer une rançon à la suite d’un enlèvement. Seul problème, son meilleur ami n’est pas convaincu qu’il y ait eu un réel enlèvement. Il ne verse pas la rançon. La suite, un peu trop compliquée à expliquer. Juste un film devenu culte, et parfois on se demande bien pourquoi !

Bonne B.O. au passage

The Big Lebowski pr Milev

 

Les accidents

 

Oui, les frères Coen ont le droit de faire des mauvais films. La preuve !

 

Intolérable Cruauté (2003) : 10/20.

 

Miles Massey (Georges Clooney), célèbre avocat des cas de divorces difficiles, ressent un grand vide existentiel. Marylin Rexroth (Catherine Zeta-Jones), quant à elle, espère faire carrière en "plumant" de richissimes maris. Lorsque le premier aura fait échouer la seconde dans un de ses plans, elle ne pensera qu'à se venger en feignant d'en tomber amoureuse...

 

Ave, Cesar ! (2016) : 10/20. Avec Josh Brolin, George Clooney et Alden Ehenreich.

 

Dans les années 1950, le producteur super-puissant Eddie Mannix s'occupe de son studio. De tout, absolument tout. Il est au petit soin avec ses acteurs, tout en les surveillant. Hors, en cette journée, e nombreux événements se télescopent.

 

Les comédies des frères Coen sont pour moi un grand mystère. J'adore leur drame, et je reste souvent circonspect par leur humour. Ce film ne déroge pas à la règle. Ca part dans tous les sens, et, pourtant, ça ne me rend pas hilare, loin de là. Il y a beaucoup de références à l'époque, peut-être que je suis passé à côté.

Je n'ai pas vu le Grand Saut, mais apparement ce n'est pas glorieux.

 

Les comédies "premier degré"

 

Arizona Junior pr MilevArizona Junior (1987) : 16,5/20.

 

Ah ah ah. C’est le deuxième film des frères Coen et ils réunissent déjà un casting assez prestigieux, avec Nicolas Cage et Holly Hunter (Le leçon de piano). L’histoire semble assez basique, un malfrat épouse une surveillante de prison. Seul problème, ils ne peuvent pas avoir d’enfants. Ils décident donc d’en voler un à une famille qui vient d’avoir des quintuplés.

Tout simplement tordant. Nicolas Cage excelle, tandis que le duo John Goodman-William Forsythe me ferait pleurer de rire. Une histoire parfois attachante et un humour à prendre au second degré. Un bon cru.

 

 

O'Brother pr Milev

O’Brother (2000) : 14,5/20.

 

C’est là le premier film des frères Coen que j’ai vu. Et j’ai déjà pu voir leur humour à l’œuvre ! O’Brother n’est rien d’autre que l’Odyssée d’Homère, re-cuisinée à leur façon !

Trois prisonniers s’échappent de prison. Ils sont menés par Ulysse (George Clooney) et Pete (John Turturro) et souhaitent retrouver leur maison. Une aventure à travers les Etats du Sud qui permet de voyager et rigoler au rythme d’une odyssée !

 

Ladykillers pr MilevLadykillers (2004) : 14/20.

 

L’humour simplet des frères Coen dans toute sa splendeur. Le soi-disant professeur Dorr (Tom Hanks à contre-emploi) veut organiser le casse du siècle, celui d’un casino. Avec sa bande, composé de 4 idiots, il creuse un tunnel à partir de la maison où il se trouve. Seul problème, la mama propriétaire va perturber les plans.

La fin du film est une apothéose. A prendre au premier degré.

 

 

Burn after reading pr MilevBurn After Reading (2008) : 16.

 

Une nouvelle comédie des frères Coen, adeptes de l’ironie, du stupide et de l’humour noir.

Osborne Cox (John Malkovitch) est un analyste à la CIA en difficulté; sa femme, Katie, s'adonne peu à la compassion; Harry Pfarrer (George Clooney) est un marshal fédéral assez porté sur le sexe; Linda Litzke (Frances McDormand) et Chad Feldheimer (Brad Pitt) sont employés du club de remise en forme Hardbodies Fitness, et ils vont découvrir un CD appartenant à Osborne Cox, ce qui ne rassure pas le directeur de la salle de sport, Ted Treffon, qui est amoureux de Linda. Tout ce petit monde va se trouver mêlé pour des aventures trépidantes au cœur de quelques maux de la société américaine...

C’est la troisième fois que Clooney joue dans une comédie des frères Coen, après O’Brothers et Intolérable Cruauté.

 

A serious man (2010) : 13/20.

A serious man pr Milev

Qu’est-ce que l’humour juif ? Ah, bah en voilà une belle définition !

Larry Gopnik, professeur à l’université, voit sa femme le quitter. S’en suit une chute sans fond, avec des problèmes de famille, à l’université ou de vie de tous les jours. Il rend visite à plusieurs rabbins pour trouver une solution à ses problèmes. Michael Stuhlbarg est très bon dans le rôle de ce professeur de plus en plus perdu.

 

Le dernier

 

True Grit (2010) : 15/20.

 

Un western, un peu à l’ancienne. Jeff Bridges (le duc dans The Big Lebowski) nommé à nouveau pour l’oscar du meilleur acteur (il l’a remporté en 2009 pour Crazy heart) est impeccable dans son rôle de vieux grognon au grand cœur.

L’histoire est celle de Mattie Ross, jeune fille de 14 ans, qui souhaite venger la mort de son père. Elle engage le Marshall (Bridges) ainsi que le Texas Ranger LaBoeuf (joué par Matt Damon) pour partir à la recherche de l’assassin.

C’est le plus grand succès financier des frères Coen. 10 nominations aux Oscars.

True Grit pr Milev

 

En résumé, les frères Coen sont des réalisateurs de grande qualité, avec une préférence pour leurs films sombres. Mais leurs comédies à l'humour si particulier (et qui ne plaira pas à tout le monde) valent également le coup d'oeil. A découvrir pour ceux qui ne connaissent pas encore !

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

6. Xavier Dolan : 15,33 (6 films)

7. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

8. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

9. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

10. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

11. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

12. Les frères Coen : 14,63 (15 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

20. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Woody Allen : 13,59 (17 films)

23. Tim Burton : 13,25 (12 films)

24. Wes Anderson : 13 (7 films)

25. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

26. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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