5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 15:29

Depuis quelques semaines, je pense à réaliser quelques articles sur des réalisateurs que j'apprécie. Commençons par le réalisateur qui est peut-être le plus "à la mode", celui qui ne laisse pas grand monde indifférent, celui dont chaque film est un évènement, et Django en est la preuve.

quentin-tarantino.jpg

 

Kill-Bill.jpgJ'ai découvert Quentin Tarantino avec Kill Bill. Le 1 et le 2. Le premier, daté de 2003, évoque l'histoire de la mariée (Uma Thurman), blessée, qui sombre dans le coma après l'assassinat de son mari et la perte de son enfant par la Deadly Viper Assassination Squad. C'est l'histoire d'une vengeance. L'action y est intense. La B.O. est bonne, comme souvent avec Tarantino. Mais ce n'est pas mon film préféré, loin de là. (13,5/20).

 

Kill Bill 2 (2004) reste dans l'esprit du premier, sauf que la surprise laisse place à une petite déception. Le scénario reste la vengeance, les flash-back sont plus nombreux et permettent de comprendre un peu mieux l'histoire dans son ensemble. La fin me déçoit un peu. La B.O reste de grande qualité. (13,5/20).

 

Dans la série des films d'actions et de combat, j'annonce Boulevard de la mort (2007). Une histoire de voiture, de course-poursuite, de tueur psychopathe... Il faut clairement aimer le style de Tarantino pour apprécier ce film. La B.O. reste une valeur sûre. (13/20). 

 

Passons à un autre niveau ! 

jackie-brown.jpgJackie Brownnnnn !  (1997)

Jackie Brown (Pam Grier) est une hôtesse de l'air. Pour arrondir ses fins de mois, elle sert de passeur à un trafiquant d'armes, Ordell Robbie (Samuel L. Jackson). Elle emporte dans ses bagages de l'argent liquide pour le compte de ce truand. Robert de Niro, Chris Tucker ou Michael Keaton complètent l’affiche.

Un Tarantino un peu différent, plus réel, assez créatif. Je retiens notamment la scène de l'échange, observé de trois différents points de vue. Comme toujours, la B.O. est très bonne ! (14,5)

 

reservoir-dogs-1992-13-g.jpgRéservoir Dogs (1992). Le premier grand film de Tarantino, qui démarre avec une énorme discussion de truands, avant un hold-up. Une bande de truands, avant et après un hold-up, totalement raté. Un blessé, une taupe et un très bon scénario. Une B.O à la Tarantino Harvey Keitel, Michael Madsen, Tim Roth, Steve Buscemi et .. Tarantino jouent les couleurs. Laquelle est la bonne ? Laquelle est la mauvaise ? Bien sympa ! Mais en VO c’est dur au départ !(14,5)

 

Les mythiques

Pulp_Fiction_.jpgPulp Fiction (1994).

Pulp Fiction c’est un genre nouveau de cinéma. En effet, Quentin Tarantino y narre l'odyssée sanglante et burlesque de petits malfrats dans la jungle de Los Angeles à travers trois histoires qui s'entremêlent. Le film est d’un grand réalisme, avec des scènes violentes et les déboires de plusieurs toxicomanes.

Palme d’or à Cannes et pluie de récompenses. La B.O. est extraordinaire. John Travolta, Samuel L. Jackson et surtout Uma Thurman (magnifique) ! Bruce Willis complète l’affiche. Juste la scène sur la piste de danse vaut le visionnage. (17/20)

pulp-fiction.jpg

 

INGLORIOUS_BASTERDS_image_1-copie-1.jpgInglorious Basterd (2009).

Pour moi c'est le meilleur, l'aboutissement de l'ensemble de ces films, le meilleur de chacun d'entre eux. Scénario, action, acteurs...

Un Tarantino, le véritable pour moi. C’est violent, c’est historique, c’est un bon scénario, Brad Pitt est encore dans un bon film, Christoph Waltz mérite son oscar. Bingo ! (19/20)

 

Quentin Tarantino, Django unchained (2012) : 16,5/20. Avec Jamie Foxx, Christopher Waltz, Leonardo Di Caprio et Samuel L. Jackson.


C'est amusant, puisque je mets la note de 16,5 alors que j'ai l'impression que j'ai presque préféré Django à Pulp Fiction. Je pense que c'est la conséquence de mon attente vis-à-vis des films, qui a grandement augmenté en quelques années. Dans tous les cas, c'est du très haut niveau.


1858, Sud des Etats-Unis, le Dr King Schultz, chasseur de primes, libère Django, un esclave noir. Celui-ci doit l'aider à retrouver 3 de ces cibles. S'en suit une belle histoire d'amitié qui transcende la relation blanc-noir qui prévaut à l'époque.

Comme toujours avec Tarantino, il y a énormément d'action et une grande B.O. (même si une chanson de rap/R'N'B' US nous a un peu gênés avec la demoiselle, considérant qu'elle ne suivait guère l'ambiance de la scène). Bon, il y a du sang, beaucoup ; de la violence, dans les gestes comme dans les paroles. Ce n'est pas un film familial. Mais c'est un bel hommage au western spaghetti (rythmé très souvent pour Morricone), genre délaissé depuis 30 ans et qui revient peu à peu à la mode (True Grit, 3h10 pour Yuma)

Et Christopher Waltz reste magique.


Nominé à 5 oscars, dont celui du meilleur film (et je le préfère à Argo).

Django-unchained-Quentin-Tarantino-Jamie-Foxx-Leonardo-Di-.jpeg 

Les huit Salopards (2015) : 12,5/20. Avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Tim Roth.

 

Dans un contexte de post-guerre de sécession, deux chasseurs de prime se retrouvent au même endroit, au même moment, sur la route de Red Rock. Puis c'est le nouveau shérif de la ville. Et c'est dans une auberge que les choses vont déraper.

 

Film intéressant par son contexte, et par les rencontres sudistes/nordistes, mais qui se perd dans quelques longueurs. Surtout, le scénario est un peu faiblard, contraint par l'espace ultra-confiné (une seule pièce). L'usage de la violence semble plus gratuit que dans les films précédents. La fin est par contre trop rapide, notamment l'épisode du frère, sorti de nul part et pas assez traité. Une petite déception, parce que les deux derniers films m'avaient vraiment beaucoup plu.


Once upon a time... in Hollywood (2019) : 12,5/20. Avec Brad Pitt, Leonardo Di Caprio, Margot Robbie.

Hollywood, 1969. L'ambiance hippie traverse sans vraiment toucher Rick Dalton (Di Caprio) et son cascadeur attitré Cliff (Pitt), les deux étant à la recherche de rôles après une période bien plus faste pour eux. Il habite une colline à côté du réalisateur Roman Polanski et de femme enceinte Sharon Tate. La famille de Charles Manson, elle, compte bien faire parler d'elle.

Film très américain, au sens où c'est de la culture populaire américaine dont on parle, pas facile à suivre si on ne connaît pas le contexte (surtout pour Manson), car bourré de références. L'ensemble est inégal, parfois lent, on ne sait pas toujours où l'on va (notamment avec Di Caprio). Final très Tarantinesque ! L'histoire de Polanski peut expliquer deux-trois choses sur le personnage (sans l'excuser).

10 fois nominés aux Oscars.

 

Reste Four Rooms qu'il a coréalisé avec trois autres réalisateurs, mais je ne le classe pas dans cette filmographie, puisqu'il ne prend part qu'à 1/4 du film. Pas forcément le meilleur d'ailleurs.

 

Tarantino c'est pour moi de l'action à tout va, avec une musique qui accompagne chaque mouvement. La B.O. joue un rôle central dans chacun de ses films. Il a su s'entourer de très bons acteurs et insérer quelques scènes qui se révèlent maintenant mythiques.

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 15,83/20 (6 films)

-. Alejandro González Iñárritu : 15,83 (6 films)

5. Frank Capra : 15,50 (7 films)

6. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

7. Xavier Dolan : 15,33 (6 films)

8. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

9. Charlie Chaplin : 15,06 (8 films)

10. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

11. Henri Verneuil : 14,80 (10 films)

12. Quentin Tarantino : 14,65 (10 films)

13. Les frères Coen : 14,63 (15 films)

14. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

15. Alfred Hitchcock : 14,35 (13 films)

16. Jacques Audiard : 14,31 (8 films)

17. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

18. George Cukor : 13,95 (10 films)

19. Dany Boon : 13,88 (4 films)

20. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

21. Steven Spielberg : 13,78 (18 films)

22. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

23. Woody Allen : 13,55 (19 films)

24. Tim Burton : 13,25 (12 films)

25. Wes Anderson : 13 (7 films)

26. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

27. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

 

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 07:23

Difficile de succéder à Sean Connery pour incarner l'agent secret 007 devenu si célèbre. Si George Lazenby s'est brûlé après un épisode, Roger Moore va lui en faire 7 ! C'est un record !Roger-Moore-James-Bond-007.jpg


Guy Hamilton, Vivre et laisser mourir (1973) : 13/20.Avec Roger Moore et Jane Seymour.
Vivre-et-laisser-mourir-Let-live-and-die-Roger-Moore-007-Ja.jpgLe premier Roger Moore, pas mal. Harlem des années 70's vaut le coup d'oeil. Film sympa en général, un peu raciste sur les bords, avec une vision des noirs particulière (mais sans aucun doute d'époque). Le film est parfois amusant, notamment dans les scènes avec le shérif. Par contre la fin est ridicule.

007 part à la recherche d'un caïd de la drogue, sans doute impliqué dans la mort d'autres agents secrets. Il obtient l'aide de Solitaire, une voyante. Chanson interprétée par McCartney.


Guy Hamilton, L'homme au pistolet d'or (1974) : 14/20. Avec Roger Moore et Christopher Lee.
L-homme-au-pistolet-d-or-James-Bond-007-Roger-Moore.jpgDeuxième Roger Moore, avec une vision des Asiatiques un peu arriérée aussi ! Pire encore pour le nain. Et Bond n'y arrive que grâce aux femmes ! Retour du shérif amusant, avion étonnant. Esprit du bandit très chevaleresque, avec un vrai duel final. Un bon James Bond, qui s'insère dans un contexte d'époque (choc pétrolier, Bond à la recherche d'un engin capable de capter l'énergie solaire).


Lewis Gilbert, L'espion qui m'aimait (1977) : 13/20. Avec Roger Moore et Barbara Bach.
L-espion-qui-m-aimait-Roger-Moore-007-James-Bond.jpgDes sous-marins russes et britanniques ont disparu ! 007 est envoyé, en duo cette fois, avec triple x, une agent secret russe dont il a tué l'amour. La détente. Le monde sous-marin est amusant parfois. Les scènes en Egypte sont magnifiques.


Lewis Gilbert, Moonraker (1979) : 9/20. Avec Roger Moore et Lois Chiles.

Moonraker-James-Bond-007-Roger-Moore.jpg

Ça y est, j'ai trouvé un mauvais James Bond. Il a fallu attendre un James Bond de science-fiction, genre que je n'apprécie guère. James Bond dans l'espace, en apesanteur, se battant avec des pistolets lasers dans une sorte de mauvais remix de Star Wars, complété par une musique qui fait un peu Kubrick (2001, Odyssée de l'espace). Dommage, j'avais notamment apprécié le clin d'oeil au western spaghetti (James Bond avec le poncho de Clint Eastwood) et le début du côté de Vaux-le-Vicomte et Venise. A noter la présence de Jean-Pierre Castaldi !


John Glen, Rien que pour vos yeux (1981) : 11/20. Avec Roger Moore et Carole Bouquet.
Rien-que-pour-vos-yeux-James-Bond-007-Roger-Moore-Carole-Bo.jpgPeut-être le moins bon Roger Moore, en raison d'un scénario très faiblard. Un bateau britannique sombre dans les eaux albanaises, 007 est chargé de le retrouver. Beaucoup de scènes un peu bizarres, sans grand sens. 007 est sans cesse poursuivi mais il ne questionne personne. 007 est aussi un meurtrier, qui pousse une voiture avec un homme à l'intérieur par dessus une falaise, volontairement. Et James Bond qui conduit une 2CV.. on aura tout vu !


John Glen, Octopussy (1983) : 13/20. Avec Roger Moore, Maud Adams et Louis Jourdan.

Octopussy-James-Bond-007-Roger-Moore.jpg

Un 007 très rythmé, charmeur comme toujours avec Moore. Un général russe se lance dans le commerce de diamants, avec pour but final de déclencher une bombe nucléaire en Allemagne de l'Ouest. L'intrigue de l'oeuf de Fabergé est sympa.


John Glen, Dangereusement vôtre (1985) : 14/20. Avec Roger Moore et Christopher Walken.
Dangereusmeent-votre-James-Bond-Roger-Moore-007-Christophe.jpgUn bon James Bond, avec un vrai scénario et un méchant de renom. Walken est impeccable dans son rôle de chef d'entreprise un peu fou, beaucoup mégalomane. Il souhaite en effet inonder la Silicon Valley tout en faisant croire que c'est un tremblement de terre. Dernier 007 pour Moore, qui commence à prendre un peu d'âge, mais qui ne change pas pour autant.

 

Roger Moore se caractérise d'entrée par son humour, parfois très machiste. Il se sert énormément de ses conquêtes féminines pour résoudre ses missions et tue facilement, même un homme à terre.

Bon difficile de survivre à James Bond. Sir Roger Moore tourne maintenant dans des téléfilms...

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 07:49

Demain soir, sur M6, nous avons le droit au premier volet de la trilogie Millenium. Nous parlons ici de la version suédoise, et non pas de la version US, toujours bloquée à la fin du premier volet. Ayant eu la chance de voir les trois épisodes, voilà un petit avis !

 

Niels Arden Oplev, Millenium, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (2009) : 17/20. Avec Michael Nyqvist et Noomi Rapace.


Une excellente reconstitution du roman de Stieg Larsson. Même moi connaissant l'histoire et le dénouementj j'ai été entraîné dans le suspense. Le choix des acteurs correspond à l'image que j'avais d'eux et les manques de l'ouvrage sont minimes, ce qui est un véritable exploit. Un très bon Thriller, que je vais devoir mettre en comparaison avec l'américain.

 

Niels Arden Oplev, Millenium, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (2009) : 13/20. Avec Michael Nyqvist et Noomi Rapace.

 

Le deuxième épisode de la saga est un peu comme le roman : en-dessous du premier, et long à se mettre en route. Mais la deuxième partie relève le niveau. Noomi Rapace est géniale dans son rôle.

 

Niels Arden Oplev, Millenium, La reine dans le palais des courants d'air (2009) : 13/20. Avec Michael Nyqvist et Noomi Rapace.

 

Peut-être le film le moins bien reconstitué, qui suit le moins l'intrigue du livre. J'avoue avoir été un peu déçu car j'ai beaucoup aimé le troisième épisode littéraire.

 Une sorte de spectre à la James Bond, avec une équipe invisible, au sein même de l’État suédois, qui tente de faire taire Blomqvist et Salander.  

Millenium-suedois-Noomi-Rapace-Michael-Nyqvist-niels-arden.jpg

Mon opinion est donc claire : regardez le premier épisode s'il vous plaît ! Et ça vous donnera peut-être envie de voir la suite !

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 07:08

Timothy-Dalton-James-Bond-007.jpg

 

 

Ce tome des James Bond est consacré à ce que l'on peut appeler les « erreurs de casting ». Timothy Dalton n'ayant joué que 2 fois 007, entre Roger Moore et Pierce Brosnan. Quant au pauvre George Lazenby, coincé entre les deux éléphants Connery et Moore, il n'a eu le droit qu'à une chance. Et il ne l'a pas saisie.

 

 

 

 

 

 

 

Peter Hunt, Au service de sa majesté (1969) : 10,5/20. Avec George Lazenby.

George-Lazenby-James-Bond-007-Au-service-de-la-majeste.jpgBond à la recherche du patron du Spectre. Un film décevant, tant au niveau de l'intrigue que de l'action. Les scènes en accéléré pour les bagarres font un peu Benny Hill. Pas de trace de la guerre froide, et un film qui se finit mal. Décidément non, ce n'est pas un 007 !

 

John Glen, Tuer n'est pas jouer (1987) : 13,5/20. Avec Timothy Dalton et Maryam d'Abo.

Tuer-n-est-pas-jouer-Timothy-Dalton-007.jpgJ'aime beaucoup le jeu de Timothy Dalton, plus humain, plus conscient du danger, moins prêt à tout, qui dit merde à M.

Un bon scénario sur un général russe qui souhaite se rendre à l'Ouest mais qui est finalement enlevé. On passe par la Tchéquie, le Maroc et surtout l'Afghanistan. Et pour une fois, le méchant est un Américain !

 

John Glen, Permis de tuer (1989) : 15/20. Avec Timothy Dalton.

Permis-de-tuer-Timothy-Dalton-007.jpeg
L'un de mes James Bond préférés, pour le dernier épisode avec Timothy Dalton, dont j'apprécie beaucoup le jeu. Bond qui passe au-dessus des ordres de M, et perd ainsi son permis de tuer pour venger son ami. De la corruption, de la drogue, un scénario bien travaillé et parfois cocasse. Benicio Del Toro jeune, amusant.


D'accord, Lazenby n'était pas extraordinaire, mais il n'était pas aidé par le scénario ! Quant à Timothy Dalton, j'avoue avoir apprécié son jeu, peut-être plus que celui de Brosnan et Craig. 

Prochain tome : Sir Roger Moore ! 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 07:57

Des hommes et des Dieux 17,5

The Ghost Writer 15,5

Mammuth / Gainsburg, vie héroïque 14,5

Le nom des gens 14

L'arnacoeur 13

Tournée 11

 

Pourquoi ces films ? Parce que ce sont eux qui ont été nominés pour les Césars cette année là.
Premier bilan, il y a selon moi 6 films qui méritent d'être vus, et un en dessous.

Oui, Tournée de Mathieu Amalric, est un road-movie un peu décevant au niveau du scénario, franchement léger. Mais il fut nominé 7 fois aux Césars.

Viennent ensuite 3 comédies (ce qui est très très rare aux Césars) : L'arnacoeur, sans doute la plus connue, avec un bon Romain Duris et une Vanessa Paradis que je trouve toujours aussi jolie. Sympa, mais sans surprise pour moi. Le nom des gens est une comédie politisée par Michel Leclerc, avec Jacques Gamblin (le dernier jour du reste de ta vie) et Sara Forestier (L'esquive). Bien interprété, un scénario original (récompensé) et un Lionel Jospin qui joue son propre rôle, non sans humour. Et puis Mammuth, de la bande de Groland (Delépine et Kerven), une bonne comédie française déjantée et emmenée par un Gérard Depardieu parfait dans le rôle d'un retraité partant à la recherche de ses trimestres manquants.

Puis Gainsbourg, vie héroique, avec Eric Elmosnino qui crève l'écran dans cette biopic du chanteur français. Le concept du Gainsbarg derrière le Gainsbourg est surprenant au début, mais il colle très bien au scénario.

Un thriller politique nominé, c'est également assez rare, et c'est du Polanski. Vraiment passionnant, le film laisse un suspense jusqu'à la fin, beaucoup de mystère. Un vrai bon film, qui colle à l'actualité et pose quelques questions politiques dérangeantes. 8 fois nominé aux Césars.

Enfin, Des hommes et des Dieux, de Xavier Beauvois. Le film revient sur l’assassinat des moines de Tibhirine et notamment sur les trois années précédant le drame. Le choix des moines de rester, malgré la menace. Toute la spiritualité se dégage. Le dernier repas, la Cène. Très belle prestation des acteurs (notamment Lambert Wilson) et très belle réalisation. Grand Prix du Jury au festival de Cannes en 2010 et César du meilleur film. J'ajoute mon vote.Des-hommes-et-des-Dieux--Lambert-Wilson--Xavier-Beauvois.jpg

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 07:06

Pierce-Brosnan-James-Bond-007.jpgAvant de jouer dans quelques navets très hollywoodiens (Mama Mia, Percy Jackson), Pierce Brosnan était un agent 007 très respecté. Et pour cause, après les succès très mesurés de l'agent joué par Timoty Dalton, il a réussi à relancer la machine 007 grâce à GoldenEye. Il joue ensuite dans 3 nouveaux épisodes, et le succès ne se dément pas.

 

 

Martin Campbell, GoldenEye (1995) : 14,5/20. Avec Pierce Brosnan et Sean Bean.

Un des meilleurs James Bond, avec la nouveauté Pierce Brosnan. Alors que la guerre froide est terminée, Bond est appelé à enquêter sur le vol d'un hélicoptère en France. Il le retrouve en Russie, avec une arme secrète, GoldenEye. Beaucoup d'action et un Pierce Brosnan très inspiré.
GoldenEye-Pierce-Brosnan-James-Bond-007.jpeg
Roger Spottiswoode, Demain ne meurt jamais (1997) : 15/20. Avec Pierce Brosnan.

Mon préféré au niveau de l'action avec Pierce Brosnan. Un navire britannique coule en mer de Chine, apparemment torpillé par des chasseurs chinois. Bond mène l'enquête. Scène mythique dans la baie d'Ha Long. A noter Saigon remplit de vélos !

Demain-ne-meurt-jamais-James-Bond-007-Pierce-Brosnan.jpg

Michael Apted, Le monde ne suffit pas (1999) : 12,5/20. Avec Pierce Brosnan et Sophie Marceau.
Le-monde-ne-suffit-pas-James-Bond-007-Pierce-Brosnan-Sophie.jpg
Une histoire de pétrole, de terroristes, de plutonium, le tout en Azerbaïdjan. Un scénario pas trop mal, l'action est également là, mais j'ai l'impression que je commence un peu à me lasser de l'action avec des retournements de situation toutes les quinze minutes.


Lee Tamahori, Meurs un autre jour (2002) : 13/20. Avec Pierce Brosnan et Halle Berry.
Meurs-un-autre-jour-James-Bond-007-Pierce-Brosnan-Halle-Ber.jpg
La dernière de Brosnan dans un épisode entièrement centré sur la Corée du Nord. James Bond est arrêté en Corée et détenu un an, en raison d'une fuite au MI6. Il va tout faire pour en retrouver l'origine. Beaucoup de scènes sur glace (Islande) et une voiture transparente assez amusante.

Concernant le jeu d'acteur de Pierce Brosnan, on retrouve un 007 très charmeur, et surtout grand meurtrier. Plus de 20 morts par film en moyenne, le double des autres 007 !
Prochain épisode : Timothy Dalton !

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 07:07

Oui, une filmographie un peu étrange qui commence directement avec le Tome 5. Mon explication est toute bête, car je regarde la série des James Bond à l'envers. Il y a 23 James Bond officiels tout de même, portés par 5 acteurs fétiches : Sean Connery (6 fois de 1962 à 1971)), Roger Moore (7 fois de 1973 à 1985), Timothy Dalton (2 fois en 1987 et 1989), Pierce Brosnan (4 fois 1995 à 2002) et Daniel Craig (3 fois de 2002 à 2012, en cours). Les spécialistes me diront que j'ai oublié George Lazenby, une fois en 1969, je l’inclurai avec Timothy Dalton pour des raisons comptables.

23 James Bond donc, et 2 bonus, un Casino Royal en 1967 et Jamais plus jamais en 1983, plutôt humoristique et pas adapté par la EON Production qui a produit les 23 autres.

Daniel Craig, premier Anglais depuis Roger Moore à interpréter le célèbre agent secret. Son choix avait à l'époque suscité une certaine polémique, refermée depuis. Il a signé pour 5 épisodes de 007, et en a déjà réalisé 3. Retour sur ces numéros 21 à 23 de James Bond.007-James-Bond.jpg

Martin Campbell, Casino Royale (2006) : 12,5/20. Avec Daniel Craig et Eva Green.

Le deuxième James Bond pour Martin Campbell, après GoldenEye, le mythique 007 de Pierce Brosnan. Et ce fut mon premier James Bond ! Bon, une histoire d'action, d'espionnage, de poker, pas de grande surprise. Le scénario est travaillé mais la fin laisse tout de même un peu à désirer. Daniel Craig est plutôt bon pour sa première.

A noter que c'est la troisième fois que Casino Royale est adapté.Casino-Royale-James-Bond-Daniel-Craig.jpg

Marc Forster, Quantum of Solace (2008) : 13/20. Avec Daniel Craig et Matthieu Amalric.

Le 22ème James Bond met aux prises l'espion à son propre MI6, incapable de lui faire confiance. L'action se passe dans la continuité de Casino Royale, avec un étrange philanthrope qui s'intéresse de trop près à la situation en Colombie. Beaucoup d'action, comme toujours et un scénario bien meilleur que Casino Royale. La performance d'Amalric est correcte, celle de Daniel Craig en progrès. Mais une préférence pour Skyfall.Quantum-of-Solace.jpg

Sam Mendes, Skyfall (2012). 14/20. Avec Daniel Graig, Javier Bardem, Ralph Fiennes et Judi Dench.


Le meilleur opus avec Daniel Craig, après le décevant Casino Royale et Quantum of Solace.
De l'action, mais également de la réflexion, et surtout un James Bond avec des faiblesses, à cœur ouvert, avec une remontée dans le temps, à la poursuite de son enfance, là-bas, tout en haut, en Écosse.

Skyfall-James-Bond-Daniel-Craig.jpgConcernant Daniel Craig, j'apprécie ses 3 performances, avec un jeu d'acteur beaucoup plus froid que Pierce Brosnan par exemple. Il va droit au but, ayant moins de manières et de discussion. Une sorte de 007 venu du froid. Peut-être plus en accord avec les livres de Ian Fleming.

Prochaine étape : Pierce Brosnan !

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 13:34

La filmographie de Jacques Audiard est finalement très rapide puisqu’il n’a réalisé que 7 films. Attention les chefs d’œuvre.

 

Regarde les hommes tomber (1994) : 15/20. Avec Jean Yanne, Jean-Louis Trintignant et Mathieu Kassovitz

 

Regarde les hommes tomber jacques audiard jean louis trintiDeux histoires qui se ressemblent. Celle de Simon (Jean Yanne) et celle de Marx (Jean-Louis Trintignant), emportés peu à peu par le temps qui passe. La vieillesse, la remise en question. Et au milieu, deux jeunots, dont Mathieu Kassovitz. L’histoire d’un meurtre, d’une vengeance, lente, qui se dessine finalement de la plus belle des manières. Le face à face Yanne/Trintignant est vraiment sombre, le jeu des deux acteurs est superbe.

3 Césars, dont le meilleur espoir pour Kassovitz.

 

Un héros très discret (1996) : 14/20. Avec Mathieu Kassowitz et Albert Dupontel.

 

Un héros très discret jacques audiard mathieu kassowitzLes vies les plus belles sont celles qu’on s’invente. Dès le départ, le film nous annonce la couleur. L’histoire est celle d’Albert Dehousse, qui espère dès le début de sa vie être un héros. Passe la Seconde Guerre Mondiale, où il ne joue pas de rôle. Lorsqu’il apprend que sa femme faisait partie d’un réseau de résistance, il décide de partir. Arrivé à Paris, sa vie va changer. Très vite, il entre dans la résistance, après la guerre.

Bon Mathieu Kassovitz, accompagné d’Albert Dupontel et de Sandrine Kiberlain. Prix de la mise en scène à Cannes.

 

Sur mes lèvres (2001) : 16/20. Avec Vincent Cassel et Emmanuelle Devos.

 

Sur mes lèvres jacques audiard vincent cassel emmanuelle dEncore un film assez sombre, plutôt violent, de maître Audiard. Ce que je retiens, c’est le très bon jeu d’Emmanuelle Devos, notamment par rapport à sa solitude. Quelques scènes font très mal au moral et m’ont franchement retourné, notamment lorsqu’elle est devant sa glace. Vincent Cassel en repris de justice est bon, dans un look un peu Mesrine. L’histoire est celle de Carla, sourde, qui, dans son agence immobilière, va recruter un stagiaire, Paul.

Neuf nominations aux Césars, et 3 victoires, notamment celle méritée pour Emmanuelle Devos.

 

De battre mon cœur s’est arrêté (2004) : 17/20. Avec Romain Duris et Niels Arestrup.

 

De battre mon coeur s'est arrêté, jacques audiard, romainPeut-être le plus intense des films d’Audiard. Romain Duris excelle dans l’enfoiré de l’immobilier, prêt à tout pour obtenir quelques parcelles. La scène où ils mettent à sac un appartement occupé par des squatters mériterait tous les débats du monde.

J’aime beaucoup les différentes scènes traitant de la relation à son père ou à sa mère. Et puis les passages au piano de Bach font une B.O. splendide.

Niels Arestrup est très bon. Film récompensé de huit Césars !

 

Un prophète (2008) : 18/20. Avec Tahar Rahim et Niels Arestrup.

 Un prophète jacques audiard niels arestrup tahar rahim

Vu dans un cinéma finlandais ! Le film a choqué beaucoup de mes voisins de salle. Le destin d’un prisonnier au cœur du système carcéral français. J’ai déjà eu un beau débat sur ce film, qui vient d’être refusé en Chine par le comité de censure au titre « de ne pas vouloir choquer les amis africains du gouvernement chinois ». J’avoue avoir été étonné par l’histoire dans son ensemble, mais surtout par la représentation « ethnique » de la prison (par ethnique j’entends couleur de peau, mais la langue française manque cruellement de termes pour exprimer mon idée). Au-delà de l’histoire, il y a également le problème d'ensemble d’un système qui pense remettre les personnes dans le droit chemin en les enfermant, sans les former.

Grand Prix du Jury au festival de Cannes en 2009, meilleur film, meilleur réalisateur aux Césars (9 récompenses), et Tahar Rahim meilleur acteur, pour sa magnifique performance. A noter une nouvelle fois Niels Arestrup (De battre mon cœur s’est arrêté, le Scaphandre et le papillon) en parrain corse.

 

 

De rouille et d'os (2012) : 15/20. Avec Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts

Encore, encore ! Oui, un nouveau bon film d'Audiard ! Avec une performance au niveau de la réalisation qui est remarquable. La rencontre d'Ali, petit videur à la vie difficile, avec Stéphanie, dresseuse d'orques à qui la vie sourit. Seulement leurs histoires vont prendre des trajectoires opposées, le premier réussissant à s'en sortir alors que la seconde perd ses jambes dans un terrible accident. Elle se reconstruit lentement, en grande partie grâce à lui. De nombreuses petites histoires à l'intérieur de leur grande histoire : son fils, ses combats, son handicap.
Nommé à Cannes, Marion Cotillard est nommée aux Golden Globes, en attendant les Oscars.

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Dheepan (2015) : 6,5/20.

Non. Non. Non. Pourtant, le film part très bien. Des réfugiés. Des tamouls. L'arrivée à Paris. L'intégration difficile, le problème de la langue, de la fille, de l'argent.

Et pourtant, Audiard gâche tout ça avec une banlieue omniprésente et sur-caricaturée. Pourquoi ? La fin du film est déplorable. Une vraie déception.

 

Les frères Sisters (2018) : 13/20. Avec Joachim Phoenix, John C. Reilly, Jake Gyllenhaal, Riz Ahmed.

Eli et Charlie Sisters sont deux tueurs à gage dans l’Amérique de la conquête du Far West. Deux personnalités différentes, Charlie étant plus chien fou quand Eli pense à se ranger. Ils se lancent à la recherche de Warm, un chercheur d’or au gros secret.

Road trip western, ce film semble hors du temps ! Une fresque où Audiard se retrouve avec un très beau casting, et se permet de prendre le temps d’installer la tension. C’est sans doute mon plus gros reproche : le rythme, parfois très lent. J’ai l’impression que ça met du temps à prendre. Ainsi Phoenix n’est pas à son avantage dans ce rôle, étonnamment. Par contre, Reilly, plus sombre et moins manichéen, est très bon. Film tourné… en Espagne ! Damn !

Echec commercial, 9 fois nominés aux Césars…

 

Audiard est une référence française. Se faire un prénom après un tel père, c’est déjà une sacrée performance. Et plus les films vont, et plus ils l’imposent. Jacques Audiard, l’un des tout meilleurs réalisateurs français de son temps me satisfaisait à chacun de ses films. Dheepan m'ayant clairement déçu, j’attends le prochain avec impatience.

 

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

3. David Fincher : 15,94 (8 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

6. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

7. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

8. Xavier Dolan : 15,2 (5 films)

9. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

10. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

20. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Woody Allen : 13,59 (17 films)

23. Tim Burton : 13,25 (12 films)

24. Wes Anderson : 13 (7 films)

25. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

26. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 07:53

 

Steven-Spielberg.jpgQui n'a jamais vu un film de Steven Spielberg ? Je ne vois pas beaucoup de mains levées ! Sans aucun doute le réalisateur actuel le plus connu, le plus attendu et l'un des plus respectés. 30 films en 40 ans, et je vais m'en choisir une quinzaine, en allant par ordre chronologique.

 

Duel (1971) : 14/20. Avec Dennis Weaver.

 

C'est un téléfilm. Celui qui a fait connaître Spielberg au public américain. Une longue course-poursuite à travers la Californie, avec un camion qui souhaite tuer David Mann. Pendant l'ensemble du film, on ne voit pas la tête du chauffeur et on ignore le pourquoi de ses intentions. Très original.

 

Les aventuriers de l’arche perdue (1981) : 12/20. Avec Harrison Ford.

Indiana-Jones-Les-aventuriers-de-l-arche-perdue-Steven-Spie.jpg

Le premier épisode d'Indiana Jones, mais pas de grande surprise. Harrison Ford est bien dans son rôle mais je n’ai pas ressenti l’aventure de l’épisode. 5 Oscars. George Lucas en est producteur. 5 Oscars pour 9 nominations.

 

E.T. L'extraterrestre (1982) : 14,5/20. Avec Dee Wallace.

E.T.-l-extraterrestre-Steven-Spielberg.jpg

L'un des films de mon enfance. Qui n'a jamais vu ou au moins entendu parler de ce petit extraterrestre. E.T téléphone maison. Mythique, record du film le plus vu jusque... Jurrassic Park. 9 nominations, 4 oscars.

 

La couleur pourpre (1985) : 17/20. Avec Whoopi Goldberg, Danny Glover.

Deux sœurs noires, Célie et Nettie, sont séparés. La première, abusée par son père, se retrouve mariée de force à Monsieur Johnson. Celui-ci la malmène et l'insulte. Elle devient une bonniche, objet sexuel, alors que son compagnon est amoureux de Shug Avery, sa maîtresse, danceuse et chanteuse reconnue.

Un film de Spielberg que je ne connaissais pas ! Comment j'ai fait pour passer à côté jusque là ??!Woh. Enorme performance de Whoopi Goldberg dans un film qui traite d'énormément de maux de la société américaine du début du XXème siècle (les abus, la place des femmes, la place des Noirs, la religion...). Une énorme fresque et des scènes incroyables (la scène du sourire devant le miroir est magnifique). Grosse production, Quincy Jones à la musique, Oprah Winfrey dans les actrices secondaires. 11 fois nominés aux Oscars... et une seule statuette !

 

Jurrasic Park (1993) : 12,5/20. Avec Sam Neill.

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Pardon d'avance à tous les fans du film pour ma note sévère, mais la science-fiction et moi, vous savez... Les dinosaures du parc qui s'échappent et attaquent les humains. Intéressant sujet qui suscite des questions éthiques sur le travail de l'ADN et ses modifications (Spielberg est précurseur en la matière). Film d'aventure, d'horreur, d'action, qui ne laisse pas indifférent. 3 Oscars.

 

La Liste de Schindler (1993) : 18,5/20.Avec Liam Neeson et Ralph Fiennes.

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Mon préféré, de loin. Tiré de l'histoire vraie d'Oskar Schindler, industriel allemand, membre du parti nazi, profiteur de guerre et de la main d’œuvre juive bon marché. Mais la liquidation du ghetto de Varsovie va le transformer, il se donne pour but d'en sauver un maximum.
Spielberg ne demande aucun salaire pour ce film. 7 Oscars dont celui du meilleur film.


Il faut sauver le soldat Ryan (1998) : 17/20. Avec Tom Hanks et Matt Damon.

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Le reconstitution du débarquement à Omaha Beach dès le début du film vous plonge dans l'ambiance. Ca saigne, ça meurt et ça avance à un rythme lent. Une boucherie qui m'a choqué à l'époque, quand j'étais allé le voir au cinéma (11 ans, mais Sophie en avait 8!)
S'en suit l'histoire principale du film, la recherche par John Miller (Tom Hanks) et son équipe du soldat Ryan (Matt Damon), qui a déjà perdu ses 3 frères au combat. L'idée provient de l'histoire vraie des frères Niland. Un grand film de guerre, récompensé par 5 Oscars. Les fans de Medal of Honor en première ligne y retrouvent leur univers (le jeu a été créé par Spielberg).


Minority Report (2002) : 9/20. Avec Tom Cruise et Colin Farrell.

 

Un film de science-fiction. Avec Tom Cruise. Ça partait mal. Mais comme c'est de Spielberg, j'ai fait l'effort. Bilan : une idée politiquement incorrecte (des mutants peuvent prédire les crimes et les « assassins » sont arrêtés avant leur passage à l'acte) et une fin sympa. Le reste, ça reste quand même quelque chose que je n’apprécie guère.

 

Arrête moi si tu peux (2002). 16/20. Avec Léonardo Di Caprio, Tom Hanks et Christopher Walken.

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Comédie très sympa, et vraiment rythmée, avec Frank Abagnale qui produit des faux billets de banque (Léonardo Di Caprio), poursuivi par Carl Hanratty (Tom Hanks). Belle prestation de Christopher Walken dans le rôle du père. Tiré d’une histoire réelle et d’un livre.

 

Le terminal (2004) : 13/20. Avec Tom Hanks et Catherine Zeta-Jones.

 

Viktor Navorski (Tom Hanks) est un touriste comme un autre. Seulement, au moment de s'enregistrer sur le territoire américain, il est bloqué car son pays d'origine, la Krakozie, vient de voir son gouvernement renversé par un soulèvement de l'intérieur. Devenu indésirable, il va errer dans l'aéroport John-Fitzgerald-Kennedy (JFK), en faisant des petits boulots pour gagner sa vie.

Le film s'inspire d'une histoire vraie, celle de Mehran Karimi Nasseri. Viktor Navorski, originaire d'un pays imaginaire d'Europe de l'Est, parle en fait le bulgare.

Pas le meilleur Spielberg même si le scénario est sympa.

 

Munich (2005) : 13/20. Avec Eric Bana, Daniel Graig et Matthieu Kassovitz.

 

Les J.O. de Munich en 1972. Des Palestiniennes prennent en otage une partie de la délégation israélienne. Le film se concentre sur l'après, l'opération Colère de Dieu, avec des agents du Mossad chargés d'éliminer les responsables de cette opération. Le film aborde des questions sensibles, et il pâtit un peu de sa longueur, hésitant souvent entre l'action et la réflexion. 5 nominations aux Oscars.

 

La guerre des mondes (2005) : 7/20. Avec Tom Cruise.

A la suite d'une attaque extraterrestre à l'aide d'éclair électro-magnétique, un père de famille essaie de survivre avec ses deux enfants.

Non, Steven, pas toi, pas maintenant, pas après tout ce que tu as fait... Oui, la science-fiction, ce n'est vraiment pas mon fort, surtout ce type. Au-delà d'un scénario improbable, il y a les réactions des gens tellement bêtes, les réactions politiques, la chance de Cruise qui évite tout par miracle. Je ne crois pas au miracle. Adaptation du livre de H. G. Wells. Non, vraiment pas.

 

Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne (2011) : 14/20.

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Un condensé de plusieurs histoires de Tintin (Le Crabe aux Pinces d'Or, le Trésor de Rackham le Rouge), avec comme fil conducteur le secret de la Licorne. On y croise les Dupont, la Castafiore, Tintin au milieu dudésert and Cie... Le format du film d'animation me convient bien, le rythme est soutenu et l'apparence de Tintin me plaît beaucoup. Produit par Peter Jackson.

Le temple du soleil est prévu pour 2014.

 

Cheval de guerre (2011) : 12/20. avec Emily Watson, Niels Arestrup.

 

Pas de surprise, c'est bien l'histoire d'un cheval en temps de guerre ! Un peu léger cependant, peut-être que les fans de bidet y trouveront leur compte. Le contexte de la guerre, l'histoire extraordinaire d'un cheval qui survit à tout et retrouve son maître. Mwé.

 

Lincoln (2013) : 15/20. Avec Daniel D. Lewis.


Encore une immense performance de Daniel D. Lewis, récompensé à juste titre de son troisième oscar, record du genre chez les hommes. Une partie de la grande histoire de Lincoln, juste après sa deuxième élection et peu avant la fin de la guerre. La publication de la loi pour l'abolition de l'esclavage, malgré le peu de change qu'il a de réussir. Et sa mort. Un film très historique, qui peut paraître lent mais que j'ai su apprécier. J'attends maintenant de voir le Napoléon de Spielberg !

 

Le pont des espions (2015) : 14/20. Avec Tom Hanks.

James Donovan est un brillant avocat d'affaire, spécialisé dans les assurances. Il a participé aux procès de Nuremberg. Il décide de défendre Rudolf Abel, un espion russe. L'opinion publique est contre lui et réclame sa mort. Pourtant, il va se révéler utile.

Bon film d'espionnage, sans accroc. Il manque peut-être une prise de risque, une folie, pour que ce film devienne légendaire. Spielberg est impeccable, mais c'est tellement carré que ça ne s'envole pas totalement.

Les frères Coen au scénario, classe.

 

Pentagon Papers (2017) : 14/20. Avec Meryl Streep, Tom Hanks.

Alors que la guerre du Vietnam fait rage, et que l'opinion américaine s'interroge sur le but et l'issue de ce conflit, deux journaux américains obtiennent des documents secret défense. Le New York Times les publie, avant d'en être empêcher par un tribunal. Comment va réagir le Washington Post, alors en pleine mutation économique ?

Trois grands noms réunis autour d'une affaire politiquo-journaliste américaine. Ca ne pouvait pas être mauvais ! Le film pose la question de l'indépendance des médias vis-à-vis des marchés, en plus de la politique. Efficace, sobre, sans prise de risque (ce n'est pas la première fois que je fais ce reproche). Meryl Streep dans son rôle de propriétaire du Post est efficace, quoi que je l'ai déjà trouvée meilleure.

 

Ready Player One (2018) : 15,5/20. Avec Tye Sheridan et Olivia Cooke.

Dans un monde apocalyptique (inégalités, changement climatique), la réalité virtuelle semble être devenu le havre de paix de la population. Sauf que ce jeu virtuel est au prise avec un gros groupe industriels, prêt à tout pour récupérer les richesses du jeu...

Film avant gardiste, sans doute un peu flippant sur le devenir du réel et du virtuel. Film qui fait un peu adolescent parfois (l'histoire d'amour, le côté geek etc), mais qui se regarde facilement. Belle image, comme toujours avec Steven.

 

Steven Spielberg se retrouve donc dans les profondeurs de mon classement, tout en gardant cependant une bonne note (le classement est relevé!). Il est un peu puni par ses projets de science-fiction, qui ne me correspondent guère. Et je garde à l'esprit que je n'ai pas vu les suites de Jurassic Park ou Indiana Jones, qui l'auraient sans aucun doute pénalisé un peu plus encore. De même pour Rencontre du troisième type ou A.I : Intelligence artificielle.

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 15,83/20 (6 films)

-. Alejandro González Iñárritu : 15,83 (6 films)

5. Frank Capra : 15,50 (7 films)

6. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

7. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

8. Xavier Dolan : 15,33 (6 films)

9. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

10. Quentin Tarantino : 14,89 (9 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,80 (10 films)

11. Les frères Coen : 14,63 (15 films)

14. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

15. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

16. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

17. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

18. George Cukor : 13,95 (10 films)

19. Dany Boon : 13,88 (4 films)

20. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

21. Steven Spielberg : 13,78 (18 films)

22. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

23. Woody Allen : 13,55 (19 films)

24. Tim Burton : 13,25 (12 films)

25. Wes Anderson : 13 (7 films)

26. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

27. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

 

 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 16:50

The Tree of Life 17

The Artist 15

The Descendants / La couleur des sentiments 14

Hugo Cabret 13

Extrêmement fort et incroyablement près 12,5

Cheval de guerre 12

Minuit à Paris 11,5

Le stratège 11



Oui, je sais, The Artist était déjà présent hier ! Mais ce n'est pas moi qui ai fait les nominations. J'ai donc pris les 9 nominés. Pourquoi 9, alors qu'il y en avait 10 les années précédentes ? Peut-être parce que ce n'est pas une bonne année... En effet, et en comparaison avec les films français de 2012, la cuvée américaine n'est pas d'un haut niveau.

Prenez Le stratège par exemple. Un film 100% américain. Du base-ball, un entraîneur qui choisit un statisticien de Yale pour réaliser ses transferts. 6 fois nominés ?? Pourtant pas le film sportif de la décennie ! Et Brad Pitt ne sauve rien.

Prenez Minuit à Paris. Un mauvais Woody Allen. Casting moyen, scénario trop fantastique pour moi, vision romanesque que les New Yorkais ont de Paris. Pas moi !

Cheval de guerre, de Steven Spielberg. Pas de surprise, c'est bien l'histoire d'un cheval en temps de guerre ! Un peu léger cependant, peut-être que les fans de bidet trouveront y leur compte.
Cette cuvée 2012 a tendance à récompenser les grands réalisateurs, Woody Allen, Steven Spielberg et... Martin Scorsese. Dommage que ce ne soit pas leurs plus grands films ! Hugo Cabret par exemple, c'est une jolie histoire d'amitié, une histoire d'amour, une belle déclaration de Scorsese à Georges Méliès, l'un des premiers réalisateurs de l'histoire.

Quand à Extrêmement fort et incroyablement près, tout ceux qui ont lu le livre risquent d'être déçus par l'adaptation (comme souvent...). Un enfant qui a perdu son père dans l'attentat du 11 septembre. Mais il se raccroche à un possible secret que son père lui a laissé...
Bon, il n'y a pas que des films moyens ! La couleur des sentiments et The Descendants (tiens, pas de traduction cette fois!) sont plutôt bons. Le premier raconte l'histoire des femmes de ménage noires aux Etats-Unis dans les années 1950-60. On sourit souvent, on rigole bien une fois et c'est une belle retranscription d'une situation d'époque, alors que les USA ont maintenant leur premier président métis... que de chemin parcouru ! Quand au second, George Clooney le porte véritablement. Sa femme décède, et il apprend alors qu'elle avait un amant... Bon scénario et bon jeu d'acteur.

Reste mon choix, qui sera loin d'être partagé par l'ensemble des cinéphiles ! The Tree of Life, de Terrence Malick, avec Brad Pitt et Sean Penn. Personnellement j'ai pris une claque dans la gueule. D'autres vont haïr ce film, palme d'or à Cannes, car TROP bizarre. Sans scénario. Sans histoire. Avec 45 minutes de pure folie. Mais j'ai accroché. Et j'ai savouré.The-Tree-of-Life-Terrence-Malick-Sean-Penn-Brad-Pitt.jpg

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