1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 13:53

Polisse 17 

 La guerre est déclarée 16 

 The Artist / Intouchables 15 

L'exercice de l'Etat 14,5 

Le Havre / Pater 14

 

Pourquoi ces films ? Parce que ce sont ceux qui ont été nominés pour les Césars. J'ai donc regardé ces sept films et je les ai tous appréciés. C'est mon premier point, et c'est une satisfaction.

Ensuite, j'ignorais même l'existence de Le Havre, film du finlandais Aki Kaurismäki, ainsi que de Pater, d'Alain Cavalier. Des films qui n'ont pas forcément rencontré une audience folle. Le Havre est un film très sombre, il faut le reconnaître. André Wims, l'acteur principal, vous y entraîne. Mais le fond de l'histoire, l'aide aux clandestins, mérite le visionnage.

Pater, de son côté, est la caricature d'une nomination à la palme d'or et au César : le film que la majorité de la population va se plaire à haïr. Et je comprends pourquoi. Si je l'avais regardé il y a cinq ans, j'aurais sans aucun doute détesté. Un film à regarder donc, mais après en avoir regardé beaucoup d'autres.

En plus de Pater, L'exercice de l’État est un film très politique. C'est un sujet qui me plaît beaucoup, cela peut expliquer pourquoi j'ai apprécié le film. Sans cet intérêt, cela pourrait paraître lassant. Michel Blanc reçoit son premier César mérité.

Venons-en aux deux films les plus connus : The Artist et Intouchables. Ce sont sans doute des films que vous avez plus ou moins tous vus. Dont on a tant parlé. Et ils sont bons, rien à redire. The Artist est après Pater le plus original, car il remet au goût du jour le film muet. Mais ayant personnellement vu pas mal de films muets auparavant, ça ne reste pas pour moi la trouvaille de cette année. Intouchables est la comédie française de l'année, avec un duo Cluzet/Sy qui fonctionne à merveille.

Et puis j'ai vu La guerre est déclarée. Wow. Une petite claque pour ce premier chef d’œuvre de Valérie Donzelli.Tiré d'une histoire vraie, la maladie d'un enfant et la vie de ses parents. Bouleversant. Réalisé et interprété par les vrais parents, ça peut expliquer pourquoi ils nous touchent autant.

Enfin, Polisse, de Maïween. Une grande claque. La définition même de comédie dramatique, où comment on peut nous donner le sourire avec des histoires horribles, tirées de la brigade de protection des mineurs.

Polisse-Maiween-Cesar-2012.jpg

Je rappelle que ce n'est qu'un avis qui n'engage que moi. Vous pouvez également me faire part de votre choix !

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 14:50

Le roi du western spaghetti. « Ce mot de « spaghetti-western », c'est un des plus cons que j'ai jamais entendus de ma vie ». Oui, Sergio Leone, l'homme de Rome, a un caractère bien trempé. Alors que le western américain est en plein déclin, il décide de s'y lancer à corps perdu. Après avoir réalisé Les derniers jours de Pompéi, Sodome et Gomorrhe et Le colosse de Rhodes, il débute sa première trilogie, la trilogie du dollar, aussi connue sous le nom de La trilogie de l'homme sans nom. Le lien entre ces trois films : Clint Eastwood, et son poncho. Ennio Morricone, aussi, à la musique.

 

Pour une poignée de dollars (1964) : 13/20. Titre original : A fistful of dollars. Avec Clint Eastwood.Pour une poignée de dollars for a fistfull of dollars Clin

Le premier western spaghetti. Peut-être le moins abouti. Deux familles rivales, les Baxter et les Rodos, se déchirent pour le contrôle d'une ville. Un étranger, interprété par Clint Eastwood, profite de l'occasion pour se faire un maximum d'argent en servant tour à tour d'informateur pour les deux familles. Mais cela ne l'empêche pas de sauver la veuve et l'orphelin.

C'est le remake d'un film japonais, Yojimbo. L'histoire a simplement était transposée dans le far-west américain. C'est le premier grand rôle au cinéma pour Clint Eastwood.

Et pour quelques dollars de plus (1965) : 14/20. Titre original : For a few dollars more. Avec Clint Eastwood et Lee Van Cleef.Et pour une poignée de dollars For a Few Dollars More Clin

Deux chasseurs de primes sont à la recherche de l'Indien, qui a réussi à s'échapper de prison. Après s'être testés mutuellement, ils décident de le traquer ensemble. Les deux réussissent à s'intégrer à l'équipe de l'Indien pour piller une banque mais se font repérer quand ils tentent de voler l'argent. S'en suivent des duels à n'en plus finir avant le duel final.
Cette scène finale, la première qui marquera les fans de Leone, est rythmée par la petite musique de la montre qui explique le pourquoi de la vengeance de Clint Eastwood. De nombreux flash-back entourent le film, au rythme de la montre.

Le bon, la brute et le truand (1966) : 16/20. Titre original : The Good, the Bad and the Ugly. Avec Clint Eastwood et Lee Van Cleef.Le bon la brute et le truand the good the bad and the ugly

Très clairement le meilleur film de la trilogie du dollar. Tout d'abord parce qu'il y a beaucoup d'humour. Eli Wallach dans le rôle de Tuco est fantastique. Ensuite, l'Histoire entre dans l'histoire, avec la guerre de Sécession. Enfin, parce que chacun des protagonistes se retrouve confronté à la mort à un moment du film. Et la scène finale, quelle scène finale ! A trois, avec les regards qui vont vers la gauche, puis vers la droite, tout cela entraîné par la musique d'Ennio Morricone...

Et la citation du film : « Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses. »

A noter que l'ensemble de ces films est tourné en Espagne, du côté d'Alméria, alors en pleine période franquiste.

Il était une fois dans l'Ouest (1968) : 17,5/20. Once upon a time in the West. Avec Charles Bronson, Henry Fonda, Claudia Cardinale.Il était une fois dans l'Ouest Once upon a time in the wes

Que dire, si ce n'est que ce film résume le western. Déjà la première scène, l'absence de parole, de dialogue, d'échange. Si, des regards. Rien que des regards. Les trois hommes qui attendent l'homme à l'harmonica. Et cet air de musique, magique, éternel. Le début du film donne le ton, le reste suit à la perfection. L'histoire est belle, le scénario rondement construit. Le Cheyenne apporte le côté humour. Le film se déroule notamment du côté de Monument Valley aux formes aisément reconnaissables. La B.O est magique. Un immanquable.

A noter que le film fut d'abord un échec aux Etats-Unis. Il est maintenant classé 20ème de l'Imbd.

La citation du film :

Harmonica : La prime pour la capture de cet homme est de 5000 dollars.

Cheyenne : Un certain Judas a trouvé que 30 dollars, c'était tout à fait suffisant.

Harmonica : Y avait pas de dollars à cette époque-là.

Cheyenne : Mais des fils de putes, ça y en avait.

Il était une fois la Révolution (1971) : 14/20. Titre original : A fistful of dynamite, Duck, you sucker !, Once upon a time... the Revolution. Avec Rod Steiger et James Coburn.

Il était une fois la révolution duck you sucker a fistful

Un film très politique, évoquant à la fois la révolution mexicaine et un peu d'Irlande. Une histoire d'amitié, Juan le bandit et John le spécialiste de la dynamite, ancien membre de l'IRA. Se retrouvant pris dans la révolution mexicaine, ils n'arrivent pas à braquer la banque d’État dont ils rêvent tant. Mais ils deviennent des héros aux yeux des Mexicains.

Un peu moins d'humour, un peu plus de drame. Les acteurs ont à la fin du film un air désabusé que l'on va retrouver un peu plus encore dans le dernier film de la trilogie.

Il était une fois l'Amérique (1984) : 13/20. Titre original : Once upon a time in America. Avec Robert de Niro et James Wood.

C'en est fini du western spaghetti. L'époque a évolué, nous sommes dans les années 1920, au moment de la prohibition. De Niro replonge dans ses souvenirs, ses amitiés d'enfance, sa relation d'amour manquée, l'argent disparu de ses compagnons morts trop tôt. Le film est sombre, l'acteur n'a plus d'espoir. L'oeuvre m'a paru un peu longue par moments. C'est le dernier film de Leone, son testament, 13 ans après sa dernière production. Ennio Morricone est là, comme toujours.

Il était une fois en Amérique once upon a time in America

Jamais récompensé, à peine reconnu de son vivant (une seule nomination aux Golden Globes, 0 aux Oscars...), Sergio Leone est maintenant entré dans la légende.

 

Mon classement des réalisateurs-acteurs (totalement subjectif)  

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Jacques Audiard : 16/20 (5 films)

3. Billy Wilder : 15,55 (11 films)

4. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

5. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

6. Frank Capra : 15,07 (7 films)

    Quentin Tarantino : 15,07 (7 films)

8. Les frères Coen : 14,88 (13 films)

9. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

10. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

11. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

    Audrey Hepburn : 14,5 (8 films)

13. Alfred Hitchcock : 14,32 (11 films)

14. Woody Allen : 14 (13 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. George Cukor : 13,95 (10 films)

17. Tim Burton : 13,25 (12 films)

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 05:05

Emir Kusturica filmographieIl est temps. Pour ma seizième filmographie, je veux vous présenter mon réalisateur favori, celui qui a réussi à ensoleiller certaines de mes longues soirées d’hiver. Celui qui parvient à me faire sourire ou rire en traitant de la guerre ou de la misère. Celui qui avec un accordéon fait résonner l’âme des Balkans, le cœur de l’Europe. Monsieur Emir Kusturica, deux fois vainqueur de la palme d’or à Cannes.

 

Papa est en voyage d’affaire (1985) : 15/20. Avec Miki Manojlovic et Moreno D’E’ Bartoli.Papa est en voyage d'affaire emir kusturica

Le dernier film que j’ai vu, le premier qui fut récompensé à Cannes par la palme d’or. C’est celui qui fit découvrir Kusturica au monde. J’avoue avoir été plongé dans cette histoire de famille berçant dans la Yougoslavie de Tito, au moment où celui-ci rompt avec Staline. Fort d’un contexte historique particulier, Kusturica réussit à aborder les sujets sensibles de la liberté d’expression et des camps de travail dans une Yougoslavie communiste où vos propos peuvent vous entraîner en prison. La vision des relations et des amitiés dans la famille vaut aussi le coup d’œil.

 

Le temps des gitans (1988) : 18/20. Avec Davor Dujmovic.

Le temps des gitans emir kusturica

Ceci est une claque. L’histoire des Roms. Et vous verrez qu’en 25 ans, peu de choses ont changé. Perhan souhaite épouser la fille de sa voisine, dans les bidonvilles de Skopje. La mère de celle-ci refuse. Il décide alors d’aller gagner de l’argent en Europe. Magouille, mendicité, prostitution, trafic d’enfants… la vision de la vie des Roms peut choquer. Un peu plus tard Perhan rentre chez lui. Avec un air de parrain. Le parrain des Roms, oui, c’est cela. Avec tout ce que cela peut entrainer. Grand film, entièrement tourné en langue tzigane. Kusturica fut récompensé par le prix de la mise en scène à Cannes. Il en a même adapté un opéra-punk !

 

Arizona Dream (1993) : 17/20. Avec Johnny Depp et Jerry Lewis.

Arizona dream emir kusturica johnny depp

Peut-être le film le plus hollywoodien de Kusturica. Il réussit à faire participer Johnny Depp à son aventure. Celui-ci se révèle ultra-convaincant, dans une histoire magnifique. Installé à New York après la mort de ses parents, Axel Blackmar (Johnny Depp) mène une vie heureuse, recensant les poissons pour le compte du département de la pêche et de la chasse. Mais son oncle Leo, vendeur de voitures en Arizona sur le point de se remarier, le rappelle pour lui servir de témoin et, espère-t-il, de repreneur. Sur place, Axel va se retrouver balloté entre ses propres rêves, ceux de deux femmes, ceux de son oncle... Ours d’argent à Berlin

 

Underground (1995) : 16,5/20. Avec Miki Manojlovic et Lazar Ristovski.

Underground Emir Kusturica

Kusturica réussit à vous faire le résumé de l’histoire de l’ex-Yougoslavie avec la même famille. La performance mérite d’être saluée ! L’histoire de deux amis, Marko et Blacky. Le second se cache des nazis dans la cave du premier. A la fin de la guerre, Marko continue de leur faire croire que les combats se poursuivent, afin que ceux-ci produisent des armes qu’il vend à prix d’or. L’histoire se poursuit jusqu’à la guerre de Bosnie. Film polémique, qui vaudra au réalisateur de se voir taxé de fasciste à la solde de Milosevic, il lui permet également d’obtenir sa deuxième palme d’or à Cannes.

 

Chat noir, chat blanc (1998) : 18/20. Avec Bajram Severdzan et Srđan Todorović.Chat noir chat blanc emir kusturica

Je pense qu’Emir Kusturica a pris la place de mon meilleur réalisateur lors de ce film. Un film génial, une nouvelle fois, le rythme, la musique, les images, le scénario. Beaucoup de choses sont parfaites, portées par des acteurs qui gagnent à être plus connus.

La genèse est amusante. Emir Kusturica se voit proposer par une chaine de télévision allemande la réalisation d’un documentaire sur la musique tzigane. Alors qu’il se rend sur le lieu de tournage pour préparer le synopsis, il entend une anecdote à propos de la mort d’un grand père juste avant un mariage, dont le corps a été mis dans la glace pour que la cérémonie ait lieu. Il décide d’en faire un film. Amusant, entrainant, plein de fraicheur. Le film est agrémenté de la musique d'Emir Kusturica et de son groupe, le No Smoking Orchestra. Lion d’argent à la Mostra de Venise. A ne pas manquer !

 

La vie est un miracle (2004) : 18/20. Avec Slavko Štimac et Vesna Trivalić

La vie est un miracle emir kusturicaLa Bosnie, en 1992. Un contexte de guerre civile pour une histoire qui vous mettra du baume au cœur. Magnifique B.O. Natasa Solak, qui joue Sabaha est splendide.

Luka (Slavko Stimac, Underground), ingénieur serbe venu de Belgrade avec sa femme Jadranka, chanteuse d'opéra, et leur fils Milos, s'est installé dans un village au milieu de nulle part afin d'y construire la ligne de chemin de fer qui transformera la région en haut lieu touristique. Concentré sur son projet et aveuglé par son optimisme naturel, il ne prête pas attention aux rumeurs de guerre de plus en plus persistantes

Golden Globe du meilleur film européen. Peut-être mon préféré.

 

Promets-moi (2008) : 17/20. Avec Uros Milovanovic et Marija Petronijevic

Promets moi emir kusturicaPlein de fraicheur que ce film ! Tsane est un paysan serbe qui vit avec son grand-père. Ce dernier, qui souhaite assurer l'avenir de son petit fils l'envoie vendre sa vache en ville. Avec l'argent, il doit acheter une icône, ramener un souvenir, et surtout, trouver une épouse. Il rencontre Jasna, une jeune fille d'une très grande beauté qu'un parrain local compte enlever afin de la faire travailler dans une maison close. Pour réussir, il sera aidé par deux frères, les petits enfants d'un bottier qu'a bien connu le grand-père de Tsane.

Les acteurs sont bons, la B.O également. Du bon Kusturica.

 

Voilà pour les sept films que j’ai vus de Mister Emir Kusturica. Il me reste le documentaire sur Maradona (pour beaucoup ce n’est pas un vrai Kusturica) ainsi que Te souviens-tu de Dolly Bell, que j’ai chez moi, mais en serbe, et sans sous-titre… (ça complique un peu la chose !).

Que dire ? Découvrez au moins l’un des films. Et je pense que vous serez conquis. L’essayer, c’est l’adopter. Les B.O. sont souvent un des gros points forts de ses réalisations. Récompensé plusieurs fois par la critique, il reste fortement inconnu du grand public, malgré le fait qu’il ait présidé le festival de Cannes ou la Mostra de Venise. J’attends avec impatience son prochain long métrage.

 

Mon classement des réalisateurs-acteurs (totalement subjectif)  

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Jacques Audiard : 16/20 (5 films)

3. Billy Wilder : 15,55 (11 films)

4. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

5. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

6. Frank Capra : 15,07 (7 films)

    Quentin Tarantino : 15,07 (7 films)

8. Les frères Coen : 14,88 (13 films)

9. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

10. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

    Audrey Hepburn : 14,5 (8 films)

12. Alfred Hitchcock : 14,32 (11 films)

13. Woody Allen : 14 (13 films)

14. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

15. George Cukor : 13,95 (10 films)

16. Tim Burton : 13,25 (12 films)

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 14:12

Woody Allen

Qui a dit : « l’éternité c’est long, surtout vers la fin ». Oui, c’est facile, le titre et la photo vous aident ! Woody Allen, l’art des bons mots et des expressions qui font sourire ou rire. Mais mon cher Woody est surtout connu pour ses films, nombreux, très nombreux. 42 depuis 1966 ! Bon je vais classer les films que j’ai vus en deux catégories : les anciens et les très récents ! 13, pour faire plaisir à ce triskaïdékaphobique, un peu hypocondriaque sur les bords.

 

Woody Allen, Woody et les robots (titre original : Sleepers) (1973) : 12,5/20. Avec Woody Allen et Diane Keaton.

Un Américain moyen est endormi pendant 200 ans. Ramené à la vie par un groupe révolutionnaire, il doit s'adapter rapidement pour ne pas être arrêté.
Woody Allen dans un genre que je ne lui connaissais pas encore, la science-fiction. Bon, une science-fiction très comédie tout de même. Pas forcément mon genre préféré, notamment en raison des décors très originaux. Plusieurs scènes sont d'inspiration Chaplin, la musique aidant. La relation Allen-Keaton est assez amusante. Parmi les inventions passés par l'esprit d'Allen, il y a notamment la machine à orgasme (oui, Woody Allen est un pervers, et il le sait bien).
C'est l'un des premiers long-métrage de Woody Allen, pas forcément son meilleur au niveau de la réalisation. Quelques remarques bien placées sont, comme souvent chez lui, hilarantes. Mais l'ensemble, et notamment le scénario, laisse parfois à désirer. Pas mauvais, mais pas très bon non plus, un Woody Allen moyen.  

 Annie Hall (1977) : 14/20. Avec Woody Allen et Diane Keaton.

Oscar du meilleur film en 1977 pour un Woody Allen très angoissé, se posant des questions existentielles, qui fait un film sur sa propre vie et son divorce avec Diane Keaton, sa muse, vainqueur de l’oscar de la meilleur actrice pour son rôle.Le tournant de sa carrière.Annie Hall Woody Allen Diane Keaton

 Manhattan (1979) : 13,5/20. Avec Woody Allen, Diane Keaton et Meryl Streep.

Une ode à New York où Woody Allen, scénariste de télévision, semble perdu entre différentes femmes. Son ex-femme qui publie un livre sur leur relation, une jeune étudiante de 17 ans, la maîtresse de son meilleur ami dont il tombe amoureux. Un subtil mélange qui reprend les thèmes chers au réalisateur écrivain.Manhattan Woody Allen Diane Keaton Meryl Streep

 The Purple Rose of Cairo (1985) : 13/20. Titre français : La rose pourpre du Caire. Avec Mia Farrow et Jeff Daniels.

Drôle d’histoire que celle d’une serveuse amoureuse d’un personnage de film qui sort de l’écran pour la rejoindre. J’y suis entré à moitié. Les scènes à l’intérieur du film entre les acteurs patientant pour le retour de l’acteur manquant sont assez sympas.

Hannah et ses soeurs Woody AllenHannah and her Sisters (1986) : 14/20. Titre français : Hannah et ses sœurs. Avec Woody Allen et Mia Farrow.

Film de et avec Woody Allen. Histoire un peu étrange d'un Woody Allen attiré par la sœur de son ex, alors qu'il est en couple. Très Woody Allen.

Deuxième visionnage, trois années plus tard. Beaucoup de réflexions intéressantes sur la vie, la mort, l’amour. J’aime beaucoup le personnage interprété par Woody Allen, un peu moins celui joué par Michael Caine. 3 oscars.

 Manhattan Murder Mystery (1993) : 14,5/20. Titre français : Meurtre mystérieux à Manhattan. Avec Woody Allen et Diane Keaton.

Le couple Allen-Keaton fonctionne parfaitement bien dans ce thriller de voisinage. Allen, peureux par nature, joue son rôle à la perfection. L’énigme est bonne et le suspense nous tient en haleine jusqu’à la fin du film. Citation mythique du film : « Quand j’écoute trop Wagner, j’ai envie d’envahir la Pologne. »Meurtre mystérieux à Manhattan Woody Allen Diane Keaton

Deconstructing Harry (1997) : 15/20. Titre français : Harry dans tous ses états. Avec Woody Allen…

Une comédie souvent très fine, mettant en scène un écrivain et les histoires qu’il écrit se mélangeant à l’intrigue. La scène du mort dans la voiture me fit vite penser à Little Miss Sunshine. Harry dans tous ses états woody allen Les films des années 1980 et 1990 de Woody Allen ont tendance à traiter des mêmes thèmes. L’amour, les problèmes de couple, les problèmes sexuels, la passion, l’envie, la vie, la mort. Enchainer les films peut amener à une certaine lassitude. Les années 2000 amènent cependant un certain renouvellement, tout au moins une nouvelle façon d’évoquer ces problèmes.

Match point Scarlett Johansson Jonathan Rhys-Meyers Match Point (2005) : 16/20. Avec Scarlett Johansson et Jonathan Rhys-Meyers.

L’un des scénarios les plus aboutis, une histoire de tromperie qui empire de jour en jour pour Rhys-Meyers. La fin est magnifique. La vie ne se joue qu’à des détails, des coïncidences et surtout… beaucoup de chance.

 

Scoop (2006) : 14/20. Avec Woody Allen, Scarlett Johansson et Hugh Jackman.

Drôle d’histoire que ce tueur à la carte de tarot, parfois un peu tirée par les cheveux mais qui bénéficie d’un bon jeu d’acteurs.Scoop Scarlett Johansson Woody Allen

 Cassandra’s Dream (2007) : 13,5/20. Titre français : Le rêve de Cassandre. Avec Ewan McGregor et Colin Farrell.

Deux frères vivent au-dessus de leurs moyens. N’ayant plus de solution, ils se tournent à nouveau vers leur oncle, richissime. Celui-ci a cependant un service à leur demander, le meurtre d’un témoin gênant. Les deux réagissent très différemment à cette proposition. Un bon film et un très bon Colin Farrell, un peu dans la même peau que dans Bons Baisers de Bruges.Le rêve de Cassandre Colin Farrel Ewan McGregor

 Vicky Christina Barcelona Woody Allen Scarlett Johansson PeVicky Christina Barcelona (2008) : 15,5/20. Avec Scarlett Johansson, Javier Bardem et Penelope Cruz.

C’était le film qui devait me plaire par excellence. Et ce fut le résultat. Une vie d’artiste, de bohème, un peu folle, de découverte, d’art, de voyage, d’amour. La vie.Différente de la mienne à n’en pas douter. Pas forcément une vie de bonheur d’ailleurs. Mais quelque chose d’intéressant à voir. Oscar de la meilleure actrice pour un second rôle pour Penelope Cruz.

Whatever Works (2009) : 16/20. Avec Larry David et Evan Rachel Wood.

Très bonne comédie avec un Larry David très drôle, un jeu un peu à la manière d’un Woody Allen. Physicien de renom, manquant de peu le prix Nobel, il se retrouve à héberger une fille qui ne lui ressemble en rien. J’apprécie beaucoup les passages ou David parle directement aux spectateurs.Whatever Works Larry David Woody Allen

You will meet a tall dark stranger (2010) : 11/20. Titre français : Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu. Avec Naomi Watts, Antonio Banderas et Anthony Hopkins.

De loin le film que j’ai le moins apprécié. Un changement de vie pour plusieurs personnes, des couples qui se brisent… un effet un peu routine dans les films de Woody Allen, peut-être que ça a pesé sur mon sentiment vis-à-vis de ce film. Une attention particulière à la vie de l’écrivain, effrayé par l’échec, manquant de confiance en soi.

Midnight in Paris (2011) : 12/20. Titre français : Minuit à Paris. Avec Owen Wilson et Marion Cotillard.

Mwé. On m’en avait fait une bonne pub, je n’ai pas vraiment accroché. Je ne suis pas un grand fan du casting, le scénario est peut-être trop fantastique pour moi. La vie du Paris des années 1920, les artistes & Cie peuvent faire rêver une partie des New Yorkais fascinés par cette vision romantique et romanesque de la capitale, pas moi. Nommé à l’Oscar du meilleur film.

Bon Woody est un peu dans une période européenne. Après Londres, Barcelone et Paris, le prochain film sera sur Rome : To Rome with love, attendu pour cette année.

To Rome with love (2012) : 14/20. Avec Roberto Begnini, Penelope Cruz, Woody Allen et Ellen Page.


Plutôt mal-aimé, ce film complète la trilogie européenne de Allen (avec Vicky Cristina Barcelona et Midnight in Paris). Autant je n'avais pas trop aimé le film parisien, autant j'ai apprécié le romain. L'humour est rafraîchissant. La douche est fantastique, et le personnage joué par Begnini, connu et reconnu sans raison, m'a fait penser aux stars de la télé-réalité. Alors certes, il y a toujours quelques longueurs romantiques chères à Woody. Mais ça reste un bon film.

Blue Jasmine (2013) : 15/20. Avec Cate Blanchett, Sally Hawkins, Alec Baldwin.

Jasmine était mariée à Hal, riche homme d'affaire. Sa vie semblait parfaite, seule sa pauvre sœur troublant un peu sa vie lors d'une visite à New York. Mais Hal est un escroc adultère. S'en suit une longue descente aux enfers.
Ce drame vaut notamment pour le jeu de Cate Blanchett, en lice pour l'oscar de la meilleure actrice. Elle semble possédée par son personnage et joue cette pauvre femme détruite d'une façon admirable. Le film est très sombre, offre une critique acerbe des classes sociales, et les petites notes d'humour traditionnelles des films de Woody Allen sont cette fois totalement absentes.
A ne pas manquer dans la filmographie déjà très conséquente du réalisateur.Blue Jasmine woody Allen Kate Blanchett Sally Hawkins

Magic in the Moonlight (2014) : 7,5/20. Avec Colin Firth, Emma Stones.

 

Stanley Crawford, célèbre magicien anglais, est appelé à la rescousse par un vieil ami : une femme semble avoir de véritable don et il ne peut déchiffrer son secret. Stanley accepte la mission et tente de démasquer la duperie.

 

Non, vraiment pas. Je suis forcément peu crédule à ce genre de chose, et j'ai vu arriver la fin gros comme une maison. L'histoire d'amour est tellement évidente. Pas grand chose à retirer de ce film. Je n'ai pas accroché.

 

Un homme irrationnel (2015) : 14/20. Avec Joaquim Phoenix et Emma Stones.

 

Abe est un professeur de philosophie désabusé par la vie. Jill est une jeune étudiante. Elle lui donne une raison de vivre.... tuer un juge !

Film assez philosophique, intéressant pour la question de la morale, quoi que un peu carricatural. Joaquim Phoenix est très bon dans son rôle (comme toujours), sans envie, sans but. Sa quête de meurtre parfait et les questions qu'ils se posent m'ont rappelé Crime et châtiment (et Dostoievski est cité dans le film).

 

Cafe Society (2016) : 12,5/20. Avec Jesse Eisenberg, Kristen Stewart et Steve Carell.

Bobby, jeune juif de New York, décide de rejoindre son oncle, grand agent d’Hollywood. Il y rencontre la société mondaine de lieu, mais aussi Vonnie, son premier grand amour.

Un film à la Woody Allen, mélange de sentiments contrariés et de petites phrases rigolotes. Mis bout à bout, l’ensemble se révèle toutefois un peu léger et prévisible. Certes, l’esprit des années 1930 est bien représenté, mais le scénario manque de peps.

 

Dans mon classement des réalisateurs, il arrive à un beau 13,53 (en sachant que c'est le réalisateur dont j'ai vu le plus de films). Mais il a encore beaucoup d’œuvres qui peuvent le faire monter… ou descendre.

Au total, sept nominations à l’Oscar du meilleur réalisateur, une fois vainqueur.

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 15,83/20 (6 films)

-. Alejandro González Iñárritu : 15,83 (6 films)

5. Frank Capra : 15,50 (7 films)

6. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

7. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

8. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

9. Xavier Dolan : 15,2 (5 films)

10. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

11. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

12. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

13. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

14. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

15. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

16. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

17. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

18. George Cukor : 13,95 (10 films)

19. Dany Boon : 13,88 (4 films)

20. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

21. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

22. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

23. Woody Allen : 13,55 (19 films)

24. Tim Burton : 13,25 (12 films)

25. Wes Anderson : 13 (7 films)

26. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

27. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 15:27

Dark Shadows (2012) : 9/20.

Mon premier Tim Burton au cinéma. Aie. Oui Dark Shadows obtient moins que Mars Attack. La faute à un concept que je n'apprécie guère : une parodie de films qui ne m'intéresse pas d'avance. Pour Mars Attack c'était les films de sciences-fictions, pour Dark Shadows ce sont les films de vampires. Une parodie doit au moins avoir le mérite d'être drôle, marrante, amusante... Et Dark Shadows ne remplit pas son contrat. Le début est intéressant, parfois très fin, même si l'histoire de cet homme qui revient sur terre après 200 ans dessous peut rappeler certains gags des... visiteurs (le coup de la fourchette notamment). Et puis ça ne doit pas être difficile de trouver des bonnes idées avec ce concept. Non, le véritable problème se tient dans les dernières 30 minutes : une somme des clichés sans nom et une fin que l'on connait à l'avance. J'ai plusieurs fois soufflé, imaginant la tête de certains amis proches en voyant un tel désastre. Et entre les loups-garous, les vampires et les sorcières, difficile pour moi  d'entrer dans un tel monde. Vous me pardonnerez, mais Tim Burton a fait un mini-navet.Dark-Shadows-Tim-Burton-Johnny-Depp.jpg

Tim Burton doit être, peut-être, le réalisateur favori d’une bonne partie de mes potes fans de cinéma. Tim Burton, un univers si particulier, que l’on aime, ou pas. Petit résumé.

Les films d’animation

J’ai découvert Tim Burton en tant que scénariste, celui du fantastique « L’étrange Noël de Monsieur Jack », long-métrage des studios Disney. C’est un film que je suis allé voir alors que j’étais au collège, et qui m’a impressionné autant qu’effrayé. L’univers sombre de la ville d’Halloween m’amena à m’intéresser au scénariste qui réalisa un peu plus tard Les noces funèbres.

Les noces funèbres (2005) : 15/20.Titre original : Corpse Bride.Corpse Bride Les noces funèbres Tim Burton

Voici le premier film que j'ai regardé en anglais, avec sous-titres anglais. Et j'ai compris l'histoire ! Une première facilité par un nombre important de chansons ! Après la forme, le fond. Je me devais de regarder ce film après que Monsieur Bacheux en ait fait une publicité incessante ces deux dernières années. Pas déçu. Un air d'étrange Noël de Monsieur Jack et une histoire plutôt originale, tirée d’un conte traditionnel russe. A voir sans hésitation.

Alice au pays des merveilles (2010) : 14/20. Titre original : Alice in Wonderland. Avec Johnny Depp, Mia Wasikowska et Helena Bonham Carter. Alice in Wonderland Alice aux pays des merveilles Tim Burto

Bon, je classe Alice dans cette catégorie, puisque le film mélange les prises de vue réelles et l’animation. C’est bel et bien du Tim Burton, sans aucun doute un peu plus commercial qu’un Sleepy Hollow, mais assez consensuel, manquant un peu d’humour à mon goût. L’histoire est connue, celle d’Alice, aménagée d’une façon assez différente de l’ordinaire. Un bravo pour les costumes et les décors, toujours aussi somptueux avec Burton. Récompensé par 2 Oscars.

Johnny Depp est là, comme toujours, ainsi qu’Helena Bonham Carter (sa femme, notamment dans Fight Club, Big Fish, Charlie et la Chocolaterie, Les noces funèbres et Le discours d’un roi…)

Les films pleins de bons sentiments

Edward aux mains d’argent (1990) : 16/20. Titre original : Edward Scissorhands. Avec Johnny Depp et Winona Ryder.Edward Scissorhands Edouard aux mains d'argents Tim Burton

Tim Burton utilise dès l'ouverture le logo de la 20th Century Fox en ajoutant de la neige et des chœurs de Noël. On comprendra plus tard le pourquoi de cette neige si bâclée : ce sont des flocons invraisemblables, comme des touffes irrégulières de poils blancs.Une grand-mère raconte à sa petite fille une histoire pour l'endormir. Dehors, il neige (la même neige que le générique). Un jeune homme du nom de « Edward » fut créé par un inventeur très ingénieux, vivant seul dans un sombre château. Mais son inventeur, assez âgé, meurt avant d'avoir pu achever son œuvre : Edward a des lames extrêmement acérées à la place des doigts. Edward vit donc seul dans ce sinistre château jusqu'au jour où une femme nommée Peggy Boggs, représentante en cosmétiques, poussée par la curiosité (mais également par le souhait de vendre ses produits de beauté) se présente à la porte. Voyant que le jeune homme vit seul sans avoir le moindre lien avec le monde qui l'entoure, Peg décide de l'emmener chez elle où elle lui donne de vieux vêtements qui ont appartenu à son mari, Bill. Peg a donc un mari, Bill, et deux enfants : une ado, Kim et Kevin, un garçon de 12 ans. La vie aurait pu continuer son cours pour Edward si la jalousie et la crainte des habitants du quartier ne l'avaient pas bouleversée...

L’un des meilleurs de Tim Burton avec un Johnny Depp plein d’humanité.

Big Fish Tim Burton Ewan McGregorBig Fish (2003) : 12/20. Avec Ewan McGregor et Albert Finney.

C'est peut-être LA déception. Il faut dire qu'on m'en avait fait une publicité immense. Plusieurs m'ont dit que c'était leur film préféré, que c'était très bon. De ce fait je m'attendais à quelque chose d'extraordinaire. Et je ne l'ai pas eu. Une histoire faite de bons sentiments, sur un fils et son père, sur un pays de merveille. Mais je n'ai pas accroché... (et je m’en excuse !!!)


Charlie et la chocolaterie (2005) : 12,5/20. Titre original : Charlie and the Chocolate Factory. Avec Johnny Depp.Charlie and the chocolate factory Charlie et la chocolateri

Première réflexion : encore un film de chocolat pour Depp ! Un petit enfant pauvre gagne le droit de visiter la plus célèbre usine de chocolat, tenu par Willy Wonka (Johnny Depp). Il est notamment en compétition avec des enfants riches. Mwé. Beaucoup de clichés selon moi. C’est loin d’être mon favori du réalisateur (mes excuses pour les fans).

Les films sombres

Sleepy Hollow (La légende du cavalier sans tête) (1999) : 15/20. Avec Johnny Depp et Christina Ricci.Sleepy Hollow la légende du cavalier sans tête tim burton

Un bon film de Tim Burton, sorte d’épouvante avec un bon suspense. A la veille du XIXe siècle, dans une bourgade de la Nouvelle-Angleterre nommée Sleepy Hollow, trois crimes affreux ont été perpétrés en moins de quinze jours. Les trois victimes ont été retrouvées le corps sans tête (les têtes ayant disparu). Lorsque la justice de New York l'apprend, elle envoie sur les lieux un de ses plus fins limiers : l'inspecteur de police Ichabod Crane (Johnny Depp). Lorsque celui-ci arrive à Sleepy Hollow, il apprend par les villageois que ces crimes auraient été commis par un terrifiant et redoutable cavalier sans tête qui serait mort dans les bois du Ponant, aux alentours du village, vingt ans plus tôt et qui serait revenu des Enfers dans le but de faucher des têtes. Ne croyant pas à ces histoires de fantômes, l'inspecteur est bien décidé à percer le mystère de cette sombre affaire avec l'aide du jeune Masbath et de la ravissante et étrange Katrina Van Tassel (Christina Ricci). Alors que l'enquête se poursuit, les meurtres quant à eux se multiplient...

Christopher Walken joue le cavalier sans tête (le père dans Arrête-moi si tu peux). La scène où le cavalier est sur le pont est magnifique. 3 fois nominé aux Oscars, une fois récompensé.

Sweeney Todd : Le diabolique barbier de Fleet Street (2007) : 15/20. Titre original : Sweeney Todd, The Demon Barber of Fleet Street. Avec Johnny Depp et Helena Bonham Carter.Sweeney Todd The demon barber of fleet street Johnny Depp B

Egalement tirée d’une histoire vraie (et ça fait peur !), l’histoire d’un barbier londonien, revenu à Londres pour se venger. J’ai vraiment apprécié ce film, très sombre, très sanglant. Les musiques seront appréciées par les fans des musicales, les autres ne seront pas gênés tant elles collent au film. La fin est dantesque.

3 fois nominé aux Oscars, une fois récompensé.

Les fantastiques

Beetleljuice (1988) : 15. Avec Michael Keaton et Alec Baldwin.Beetlejuice-Tim-Burton.jpg

Un couple de jeunes mariés meurt dans un accident de la route en ayant voulu éviter un chien. Ils deviennent alors des fantômes et sont coincés pendant 125 ans dans leur maison. Devant leurs efforts infructueux pour en chasser les nouveaux propriétaires très dérangeants, ils font appel à Betelgeuse (plus facilement prononçable et reconnaissable sous le nom de Beetlejuice), un « bio-exorciste » fort excentrique.

Des scènes assez énormes pour un vrai Tim Burton. La scène de la danse autour de la table vaut le coup d’œil à elle seule. Premier grand rôle de Winona Ryder.

Ed Wood (1994) : 12/20. Avec Johnny Depp et Martin Landau.

Je n’ai pas vraiment accroché. Ed Wood, le pire réalisateur du cinéma. Tirée d’une histoire vraie. Tourné en noir et blanc, le film hésite à plonger vers le sombre, sans vraiment trouver son style. Je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que Burton n’est pas allé au bout de ses idées.

Récompensé par 2 Oscars

Les « ah, c’est vraiment Tim Burton qui a réalisé ?? »

Batman (1989) : 12,5/20. Avec Jack Nicholson, Michael Keaton et Kim Basinger.Batman Tim Burton Jack Nicholson Joker

Le lutte de Batman contre le Joker dans Gotham city. Je pense que vous connaissez déjà l’histoire de la chauve-souris. Ce film n’est pas mauvais, je dirais même un bon film d’action, mais je l’ai regardé après avoir vu les Batman de Christopher Nolan (effet de comparaison). A noter la présence de Prince pour la B.O. Jack Nicholson est une nouvelle fois excellent dans le rôle d’un fou furieux (après Shining ou Vol au-dessus d’un nid de coucou !). Film 2 fois récompensé par les Oscars.

Mars Attack (1996) : 11/20. Avec Jack Nicholson et Pierce Brosnan.

Des milliers de soucoupes volantes survolent la terre. Comment réagir ? Sont-ils pacifistes ? On les accueille avec le tapis rouge et… ça ne se passe pas comme on l’aurait souhaité ! Ce film serait soi-disant une parodie des films de science-fiction. Bof bof.

Dans le même style il y a Batman le défi et La planète des singes que je n’ai pas encore vus et qui me rebutent un peu d’avance.


Je m’excuse d’avance auprès des fans pour le classement de Tim Burton dans mon classement très subjectif (lanterne rouge). Il représente pour moi un univers très particulier, auquel il faut accrocher. J’aime beaucoup ses films sombres mais j’avoue avoir du mal à accrocher à ses films pleins de bons sentiments. Quant aux derniers films que j’ai évoqués (Mars Attack, Batman…), c’est limite pour moi des « faux » Tim Burton, tant je ne reconnais pas son empreinte artistique. A voir très vite dans quelle catégorie Dark Shadows va se retrouver !

Pour les acteurs qu’ils utilisent, une véritable histoire d’amour avec Johnny Depp (8 films ensemble) et Helena Bonham Carter (7 films, ils sont mariés dans la vie de tous les jours !), que l’on retrouve tous deux dans Dark Shadows.

Mon classement des réalisateurs-acteurs (totalement subjectif)  

1. Jacques Audiard : 16/20 (5 films)

2. Billy Wilder : 15,55 (11 films)

3. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

4. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

5. Frank Capra : 15,07 (7 films)

    Quentin Tarantino : 15,07 (7 films)

7. Les frères Coen : 14,88 (13 films)

8. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

9. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

    Audrey Hepburn : 14,5 (8 films)

11. Alfred Hitchcock : 14,32 (11 films)

12. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

13. George Cukor : 13,95 (10 films)

14. Tim Burton : 13,25 (12 films)

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 09:14

Je ne connaissais pas George Cukor avant que ma passion cinématographique ne se révèle. Depuis, je l’ai retrouvé à de nombreuses reprises et il est normal d’écrire une petite filmographie sélective. Réalisateur fétiche de Katharine Hepburn (10 films ensemble), George Cukor reste célèbre pour ses comédies, avec une préférence pour My Fair Lady et Indiscrétions.

 

Les romances

 

Camille (1936) : 12/20.Titre français : Le roman de Marguerite Gauthier. Avec Greta Garbo et Robert Taylor.

 

Adaptation de La dame aux camélias, l’histoire d’amour difficile d’une jeune femme et d’un homme riche, très vite attirée par un homme plus jeune. Pas de grand surprise et une romance classique, qui ne vaut que pour l’adaptation du livre.

 

Pat and Mike (1952) : 13/20. Titre français : Mademoiselle gagne-tout. Avec Katharine Hepburn et Tracy Spencer.

 

Un manager du sport rencontre une professeur capable de tout gagner, enfin seulement si son poisseux de mari n’est pas là ! Manquant de rythme parfois, et le couple Hepburn-Spencer me choque toujours un peu.

 

Bhowani Junction (1956) : 15/20. Titre français : La croisée des destins. Avec Ava Gardner et Stewart Granger.

Bhowani Junction Ava Gardner Stewart Granger Georges Cukor

Une fresque historique sur l’Inde au moment de la décolonisation. La place des métisses, les intouchables, Gandhi, les terroristes. Rien que pour le côté historique, ce film mérite une médaille ! L’histoire de Victoria Jones, métisse, à la recherche de son identité dans un monde en mouvement. L’un des meilleurs films que j’ai vus sur l’Inde.

 

Les comédies

 

Adam’s Rib (1949) : 9/20. Titre français : Madame porte la culotte. Avec Katharine Hepburn et Tracy Spencer.

 

Deux époux se retrouvent face à face dans une affaire de justice. Hepburn défend une femme (Judy Holliday) qui a tenté d’assassiner son mari. Teinté de féminisme, ce film dispose cependant d’une mauvaise morale. Et la relation entre les deux époux laisse peu de place aux surprises. Une déception.

 

Born Yesterday (1950) : 15,5/20. Titre français : Comment l’esprit vient aux femmes. Avec Judy Holliday et William Holden.

Born yesterday comment l'esprit vient aux femmes judy holli Un homme d’affaires empêtré dans les magouilles se sert de la stupidité de sa femme. Mais bientôt gêné par ses remarques imbéciles, il décide de l’éduquer avec l’aide d’un journaliste. Seul problème : elle prend goût à la culture ! Film sympathique, parfois très drôle, avec la voix d’Holliday qui peut vous marquer à vie.

5 fois nominé aux Oscars, meilleure actrice pour Judy Holliday (l’année de Sunset Boulevard et Eve !).

 

Les Girls (1957) : 12,5/20. Avec Gene Kelly.

 

Une comédie musicale un peu fade, un peu fabriquée pour Gene Kelly qui occupe la plus grande place de l’intrigue. Où est la vérité ? se demandent les membres d’un tribunal où un conflit oppose deux danseuses d’une troupe menée par Kelly. Difficile de la trouver, même à la fin du film.

3 nominations aux Oscars.

 

Let's make love le milliardaire Marylin Monroe Yves MontandLet’s make love (1960) : 14/20. Titre français : Le milliardaire. Avec Marylin Monroe et Yves Montand.

 

Je partais avec un mauvais préjugé sur ce film. Et ce fut une agréable surprise. Montand joue le rôle d’un milliardaire sûr de lui, capable de tout avoir (avec son argent). Et lorsqu’il essaie d’obtenir Monroe, en se faisant passer pour quelqu’un d’autre, il voit la difficulté qu’il a pour l’obtenir. Beaucoup d’humour, des grands noms (Bing Crosby, Gene Kelly) et une fin un peu bateau. Mais le tout ne manque pas d’envergure.

 

 

 

 

Le drame

 

A star is born (1954) : 15,5/20. Titre français : Une étoile est née. Avec Judy Garland et James Mason.

 A star is born une étoile est née judy garland george cuk

Remake du film de Wellman (1937), l’histoire d’un couple du cinéma, d’un haut et d’un bas. Un acteur tout en haut de l’affiche, qui tombe petit à petit dans l’alcoolisme. Et une toute nouvelle actrice qui vole vers les sommets. Un air de The Artist, en mode très dramatique. La vision du monde du cinéma y est très dure.

6 fois nominé aux Oscars.

 


Les deux chefs d’œuvres

 

The Philadelphia story (1940) : 16/20. Titre français : Indiscrétions. Avec Katharine Hepburn, Cary Grant et James Stewart.

The Philadelphia Story Indiscrétions James Stewart Cary Gr Fille de la haute société de Philadelphie et de fort tempérament, Tracy Lord (Katharine Hepburn) a gardé peu de temps son premier mari, le playboy C.K. Dexter Haven (Cary Grant). Deux ans plus tard, elle est sur le point de se remarier avec un homme d'affaires en vue, ce qui intéresse au plus haut point le magazine Spy, à qui Dexter promet les entrées nécessaires à ses deux reporters, le journaliste Macaulay Connor (James Stewart) et la photographe Liz Imbrie (Ruth Hussey).

J’aime beaucoup la prestation de James Stewart, vraiment drôle avec un côté dilettante (Oscar du meilleur acteur). C’est une comédie rafraîchissante, avec quelques répliques cultes. Nominé à l’Oscar du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice.

 

My Fair Lady Audrey HepburnMy Fair Lady (1964) : 17/20. Avec Audrey Hepburn et Rex Harrison.

 

C’est selon moi son chef d’œuvre. Film de George Cukor, adaptation de la comédie musicale du même nom, elle-même inspirée par la pièce de George Bernard Shaw le Pygmalion. Audrey Hepburn interprète Eliza Doolittle, fleuriste londonienne, qui tente de parler correctement, et sans accent. Le film est souvent très drôle, bien emmené par le duo Hepburn-Rex Harrison. Les chansons sont entraînantes, les dialogues rythmés. 8 Oscars (!) dont le meilleur film.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon classement des réalisateurs-acteurs (totalement subjectif)

 

1. Jacques Audiard : 16/20 (5 films)

2. Billy Wilder : 15,55 (11 films)

3. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

4. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

5. Frank Capra : 15,07 (7 films)

    Quentin Tarantino : 15,07 (7 films)

7. Les frères Coen : 14,88 (13 films)

8. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

9. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

    Audrey Hepburn : 14,5 (8 films)

11. Alfred Hitchcock : 14,32 (11 films)

12. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

13. George Cukor : 13,95 (10 films)

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 14:08

 

Non, ceci ne sera pas la filmographie complète de Clint Eastwood. Et pour cause, avec 78 films où il est impliqué, il me faudrait plusieurs semaines ne serait-ce que pour trouver l’ensemble de ses films. Non, je vais me concentrer sur les films qu’il a réalisés. 31. Oui, je vais faire une sélection !

 

Impitoyable-pr-Milev.jpg

Les westerns tardifs

 

Impitoyable (1992) : 13,5  

 

Western de et avec Clint Eastwood et Morgan Freeman, histoire d'une vengeance de prostituées peu satisfaites par la justice, qui mettent à prix un criminel. Clint le repenti venge Morgan mort pour l'exemple. Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur, même si pour moi c’est un western tardif d’une qualité moyenne.

 

 

 

L'homme des hautes plaines (1973) : 12 

L-homme-des-hautes-plaines-pr-Milev.jpg

 

Western de et avec Clint Eastwood, pas le meilleur que j'ai vu (c’est son deuxième film), un peu déçu, notamment par la fin. Je pense que le doublage français peut expliquer en partie cet échec.

 

 

Mettre en scène l’histoire

 

Lettres-d-Iwo-Jima-pr-Milev.jpg

Lettres d'Iwo Jima (2006) : 13.

 

L'histoire de l'Histoire. Seconde guerre mondiale, les Américains reprennent les îles du Pacifique une par une. Mais ce film nous montre l'envers du décor, ou plutôt le récit du côté japonais. Quelques soldats nippons qui doivent défendre une île indéfendable, sur laquelle rien ne pousse. Et ils la défendront jusqu'à la mort. Film de guerre, âmes sensibles s'abstenir. Mais film intéressant. A voir avec « Mémoire de nos pères », sorte de diptyque.

 

Invictus-pr-Milev.jpgInvictus (2009) : 15. 

 

Film de Clint Eastwood, avec Morgan Freeman dans le rôle de Mandela, très convaincant. C’est clairement lui qui porte le film, qui se révèle, il est vrai, sans grande surprise. Afrique du Sud au lendemain de l'Apartheid, coupe du monde de rugby, victoire, image parfaite de la réconciliation, avec Matt Damon en capitaine de l'équipe. Mais il manque un petit quelque chose.

 

Clint au grand cœur

 

Grand-torino-pr-Milev.jpgGran Torino (2008) : 16.

 

Le film nous raconte l'histoire de Walt Kowalski (Clint Eastwood), un vétéran de la guerre de Corée, bougon, raciste, et irascible, qui vient de perdre sa femme. Une nuit, il surprend Thao (Bee Vang), un de ses jeunes voisins, en train d'essayer de voler sa Ford Gran Torino de 1972, dans le cadre d'une épreuve imposée par le gang qui veut le recruter. Cet événement fera évoluer les rapports du jeune homme et sa famille avec M. Kowalski.

La voiture du film est une Ford Gran Torino de 1972. Cette voiture a été popularisée par la télévision : Starsky et Hutch conduisaient une Ford Gran Torino Sport de 1975. César du meilleur film étranger. Grand symbole de tolérance.

 

Million Dollar Baby (2005) : 19.

Million-dollar-baby-pr-Milev.jpgUn monument. Une histoire magnifique, légitimement récompensée par l’Oscar du meilleur film.

Autrefois entraîneur de boxe réputé, Frankie (Clint Eastwood) dirige une petite salle de boxe régionale avec son meilleur ami, un ancien boxeur nommé Scrap (Morgan Freeman). Leur quotidien est bouleversé par l'arrivée d'une jeune boxeuse appelée Maggie Fitzgerald (Hilary Swank, Boys don’t cry). Oscar de la meilleure actrice, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur dans un second rôle (Morgan Freeman).

Plus qu’un film de boxe, il aborde de nombreux thèmes de société (place homme/femme, la foi, les relations de famille, les clivages sociaux, la maladie, la mort, la vieillesse, l’euthanasie). Toute personne ne l’ayant pas vu se doit de le faire !

 

La romance

 

Sur la route de Madison (The bridge of Madison Country, 1992) : 16.

J’ai été surpris. Clint Eastwood dans un genre tout autre que celui qu’on lui connaît. Une belle romance, romantique, très bien interprétée par lui-même et Meryl Streep (nominée comme toujours pour l’Oscar de la meilleure actrice). Une mère laisse un récit sur une aventure qu’elle a eu le temps d’un week-end avec un photographe de passage. Ses enfants, d’abord inspirés par le dégoût, lisent et finissent par comprendre un peu mieux leur maman et l'amour, en général.

Sur-la-route-de-Madison.jpg 

Le sombre

 

Bird (1988) : 16/20. Avec Forest Whitaker.

 Bird-clint-eastwood-forest-whitacker.jpg

Quelle fresque ! Presque 20 ans avant Ray, Clint Eastwood nous offre sur un plateau la vie de Charlie Parker, la star du saxophone, avec en dessert une B.O. extraordinaire. La vie d’un artiste, les hauts et les bas, les femmes et la drogue, l’alcool, la mort, la reconnaissance. Parker, décédé à 35 ans, est une légende. C’est également un drame de la vie. La façon dont le film est construit, avec beaucoup de flashbacks, me fait penser à La Môme. La prestation de Whitaker est extraordinaire tant je l’ai vu devenir Charlie Parker au fur et à mesure que les minutes défilaient. Il remporte le prix d’interprétation à Cannes.

 

L-echange-pr-Milev.jpgL’échange (2008) : 15.

 

Inspirée d’une histoire vraie, l’enlèvement du fils de Christine Collins (Angelina Jolie). Quelques mois plus tard, l’inspecteur annonce que Walter a été retrouvé. Mais la mère ne reconnaît pas son fils. S’en suit une longue lutte avec l’inspecteur en charge de l’enquête, qui finira par la faire interner. Dans le même temps un détective se lance dans l’enquête. Le film est sombre malgré la fin. L’interprétation d’Angelina Jolie et de son impuissance la nomineront à l’Oscar de la meilleure actrice.

 

 

 

mystic river pr MilevMystic River (2003) : 17.

 

Film très sombre. Jimmy, Sean et Dave sont trois amis d'enfance. Un jour Dave est enlevé par deux hommes sous les yeux de ses deux amis impuissants. Les ravisseurs abusent sexuellement de Dave pendant quatre jours, jusqu'à ce que ce dernier réussisse à leur échapper. Une trentaine d'années plus tard, alors que les trois amis ont suivi des voies différentes, leurs chemins vont à nouveau se croiser lors d'un autre événement tragique : le meurtre de Katie, la fille de Jimmy.

Sean Penn (oscar du meilleur acteur), Tim Robbins (l’accusé des évadés, oscar du meilleur second rôle pour Mystic River) et Kévin Bacon forment un très bon trio. César du meilleur film étranger. La fin laisse songeur… Film extrêmement sombre.

 

Le dernier

 

American Sniper (2015) : 13/20. Avec Bradley Cooper et Sienna Miller.

 

Tiré d'une histoire vraie, celle de Chris Kyle, fan de rodéo, devenu Sniper Américain après les attentats de Nairobi. Héros militaire en Irak, il a de plus en plus de difficulté à rentrer chez lui, et sa relation avec sa femme se détériore.

Très patriote, le film est très intéressant pour les passages aux Etats-Unis et les difficultés du retour. L'Irak ne fait pas rêver.

 

Clint Eastwood est pour moi LE monument du cinéma. Acteur, il a participé aux plus grands westerns de Sergio Leone (Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Le Bon, la Brute et le Truand…), il a incarné l’inspecteur Harry… et surtout, il a su se renouveler. 81 ans cette année, et toujours dans le coup !

 

Bon, il me reste encore quelques films que je souhaite voir, et dont on dit le plus grand bien. Breezy serait une excellente romance, tandis qu’Un monde parfait serait un grand policier. La suite au prochain épisode.

 

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

6. Xavier Dolan : 15,33 (6 films)

7. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

8. Clint Eastwood : 15,05 (11 films)

9. Quentin Tarantino : 14,89 (9 films)

10. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

11. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

12. Les frères Coen : 14,63 (15 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Steven Spielberg : 13,89 (14 films)

20. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Woody Allen : 13,59 (17 films)

23. Tim Burton : 13,25 (12 films)

24. Wes Anderson : 13 (7 films)

25. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

26. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 05:57

Je suis sûr que certains d’entre vous se disent : Howard Hawks ? C’est qui ce type ? Voici une occasion de parfaire votre culture cinématographique ! C’est tout d’abord le premier réalisateur de Scarface en 1932 ! (mais je n’ai pas le film sous la main).

 

Bringing up baby, l'impossible monsieur bébé cary grant kBringing up Baby (1938) : 15,5/20. Titre français : L’impossible Monsieur Bébé. Avec Katharine Hepburn et Cary Grant.

 

C’est pour moi le chef-d’œuvre de l’artiste ! Le couple Hepburn-Grant fonctionne à merveille et le scénario est vraiment très drôle. Film représentatif de la Screwball comedy, un sous-genre de la comédie américaine très en vogue dans les années 1940. David Luxey (Grant), paléontologue, se retrouve confronté à Susan Vance (Hepburn), alors en charge d’un bébé léopard. S’en suivent catastrophes et quiproquos en tout genre. Divin.

 

His Girl Friday (1940) : 14,5/20. Titre français : La dame du vendredi. Avec Cary Grant et Rosalind Russell.

His girl friday la dame du vendredi howard hawks cary grant

Cary Grant, le beau parleur, qui n’arrête pas pour prouver à son ex-femme et ancienne-employée qu’il l’aime toujours. Un scénario béton et beaucoup d’humour, notamment vis-à-vis du futur mari. Ce qui est impressionnant, c’est le débit des acteurs, ils n’arrêtent pas ! Beaucoup de peps. Un film sur le milieu du journalisme, qui pourrait faire réfléchir sur l’éthique du métier.

 

Sergent York (1941) : 14,5/20. Avec Gary Cooper.

 

Tiré d’une histoire vraie, celle d’Alvin York, un campagnard, objecteur de conscience, pacifique, qui s’engage dans l’armée américaine pendant la première guerre mondiale. Il deviendra un héros. Le film vaut le coup pour les réflexions nombreuses de Gary Cooper, sur la guerre, la religion, le bien et le mal en des temps difficiles. Il fut dans les salles peu après l’attaque de Pearl Harbor.

Neuf nominations aux Oscars de 1941. Oscar du meilleur acteur pour Cooper.

 

The big sleep (1946) : 13/20. Titre français : Le grand sommeil. Avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall.

 

Bogart en détective privé, à la recherche de photos compromettantes concernant la sœur de Vivian Sternwood (Bacall). Un scénario parfois très difficile à suivre, un rythme bizarre. Les rumeurs disent que même Howard Hawks était perdu concernant le scénario, ils ont fini par appeler l’écrivain pour savoir ce qui devait se passer.

 

red river la rivière rouge john wayne montgomery cliftRed River (1948) : 14,5/20. Titre français : La rivière rouge. Avec John Wayne et Montgomery Clift.

 

Un film sur une époque qui n’existe plus, sorte de fresque histoire dans la Midwest américain avec un mélange de western. Tom Dunson (Wayne) a réussi à établir un énorme bétail en partant de rien. Pour vendre son troupeau, il prend la route du nord mais se révèle bien trop tyrannique pour ses partenaires, et notamment son fils adoptif Matthew (Clift). Pour les amateurs du genre c’est un bon film, pour les autres passez votre chemin.

 

Gentlemen prefer blonds (1953) : 14/20. Titre français : Les hommes préfèrent les blondes. Avec Marylin Monroe et Jane Russell.

Gentlemen prefer blonds, les hommes préfèrent les blondes

Le titre est mythique. Une comédie musicale qui met en scène deux femmes amies que tout oppose. Lorelei Lee (Monroe) est naïve, cherche sans cesse des diamants. Dorothy Shaw cherche quant à elle l’amour, le vrai. L’une des phrases à la fin du film est culte : « Je ne veux pas marier votre fils pour son argent, je veux le marier pour votre argent – ne savez-vous pas qu’un homme riche est comme une fille jolie ? Vous n’épouseriez pas une fille parce qu’elle est jolie, mais cela n’aide-t-il pas ? » Beaucoup d’humour même si je ne suis pas un grand fan des parties chantées.

 

Rio Bravo (1959) : 14/20. Avec John Wayne et Dean Martin.

Rio bravo john wayne dean martin

Un western de légende. Joe Burdette assassine un type gratuitement. Arrêté par le shérif John Chance (Wayne), il compte maintenant sur son frère, riche propriétaire, pour le libérer. Mais Dude (Martin), ancien alcoolique, va tenter d’aider le shérif. Les problèmes d’alcool de Dean Martin donnent une profondeur à ce film bien emmené, rythmé malgré la longueur (2h20). Stumpy, le gardien, amène de l’humour. La réponse au train sifflera trois fois. Une préférence cependant pour le film de Zimmerman.

 

Howard Hawks dirige donc de bon films, notamment des comédies, mais il a eu du mal à passer à la postérité. Il prend d’ailleurs la dernière place du classement des réalisateurs (totalement subjectif)

 

Classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1.      Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

2.      Clint Eastwood : 15,17 (9 films)

3.      Frank Capra : 15,07 (7 films)

        Quentin Tarantino : 15,07 (7 films)

5.     Les frères Coen : 14,88 (13 films)

6.     Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

7.     Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

       Audrey Hepburn : 14,5 (8 films)

9.    Alfred Hitchcock : 14,32 (11 films)

10.  Howard Hawks : 14,29 (7 films)

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 05:30

Après 9 filmographies consécutives concernant des réalisateurs et une actrice, il serait temps de revenir sur des films très oscarisés que j’ai pu découvrir ces derniers mois. Tous nominés à l’Oscar du meilleur film, ils ont cependant des effets très différents sur ma personne (et d’une personne à l’autre…).

 

All about Eve. 13,5/20. Titre français : Eve. Réalisé par Joseph L. Mankievitz. Avec Bette Davis et Anne Baxter. Gagnant en 1951.

 

Le monde du théâtre. Margo Channing, la star de la scène, reçoit dans sa loge Eve, une grande admiratrice qui a assisté à toutes les représentations. Elle la prend sous son aile, un peu par pitié. Mais très vite Eve se révèle être une immanquable calculatrice, calquant l’ensemble de sa personnalité sur son modèle, au point de rêver à une carrière. Le film joue énormément sur la prestation de Bette Davis, sa jalousie, parfois sa folie. Le petit monde du théâtre est dépeint de manière très sombre, entre les stars ayant la grosse tête et ceux qui cherchent à arriver en haut de l’affiche.all about eve bette davis marylin monroe

En 1951, il y avait également Sunset Boulevard dans les nominés et j’ai clairement une préférence pour celui-ci (mais c’est très dur de départager Bette Davis et Gloria Swanson pour la meilleure actrice, les Oscars ayant tranché pour… Judy Holliday !).

14 nominations (record), 6 récompenses.

 

A place in the sun. 13/20. Titre français : Une place au soleil, Réalisé par George Stevens. Avec Elizabeth Taylor et Montgomery Clift. Nominé en 1952 (gagnant : Un Américain à Paris).

 

George Eastman (Clift) a la chance d’avoir un oncle à la tête d’une grande industrie, ce qui va lui permettre de sortir de son statut de pauvre. Commençant en bas de l’échelle, il va bientôt gravir les échelons dans l’usine comme dans sa vie sentimentale. Seul problème : sa première liaison avec une employée de l’usine.

Le film est sombre, porté par la performance de Montgomery Clift, ses pensées, ses actes et par la scène finale. Cela peut paraître parfois assez lent, mais cela permet à l’atmosphère de se dégager.  

9 nominations, 6 récompenses.

 

To kill a Mockinbird. 14/20. Titre français : Du silence et des ombres. Réalisé par Robert Mulligan. Avec Gregory Peck. Nominé en 1963 (gagnant : Lawrence d’Arabie).

 

Le film bourré de bons sentiments mais qu’il faut replacer dans son contexte. Atticus Finch, avocat, est chargé de défendre un homme noir accusé de viol dans les Etats-Unis des années 1930. La performance de Gregory Peck fut reconnue de tous, l’exemple de l’homme idéal, pensif au grand cœur, toujours présent pour donner un conseil et une éducation à ses enfants. Un bon film donc, mais très empreint de leçons, ce qui peut en agacer certains.

8 nominations, 3 récompenses.

 

Who’s afraid of Virginia Woolf ? 18/20. Titre français : Qui a peur de Virginia Woolf ?. Réalisé par Mike Nichols. Avec Elizabeth Taylor et Richard Burton. Nominé en 1967 (gagnant : Un homme pour l’éternité).

Who's Afraid of Virginia Woolf Taylor, Elizabeth richard bu

LA claque cinématographique du voyage. Avec une Elizabeth Taylor sensationnelle, qui remporta l’Oscar de la meilleure actrice pour sa prestation. La descente aux enfers d’un couple, le temps d’une soirée un peu trop arrosée. Le film est basé sur la pièce éponyme de Edward Albee, mais on a souvent l’impression que le couple Taylor-Burton joue devant la caméra ce qui se passe chez eux (ils sont mariés depuis 1964). Parfois sadique, souvent vulgaire, bourré d’humour noir, ce chef d’œuvre m’a laissé atone pendant une soirée.

13 nominations, 5 récompenses.

 

The Graduate. 14,5/20. Titre français : Le Lauréat. Réalisé par Mike Nichols. Avec Dustin Hoffman et Anne Bancroft. Nominé en 1968 (gagnant : Dans la chaleur de la nuit).

 

Mrs Robinson. La chanson de Simon et Garfunkel. Ecrite spécialement pour le film, elle reste le plus grand succès du duo folk américain. Mrs Robinson. Et sa relation très spéciale avec Benjamin Braddock (Dustin Hoffman), qui vient de terminer ses études. Plusieurs scènes sont géniales (les plans subliminaux du ventre et des seins de Mrs Robinson, la scène finale et le bus) et contribuent à élever le film au rang de spécial. « Plastics ».

7 nominations, 4 récompenses.

 

The Sting. 12,5/20. Titre français : L’arnaque. Réalisé par George Roy Hill. Avec Robert Redford et Paul Newman. Gagnant en 1974.

 

J’ignore comment ce film a pu remporter l’Oscar, surtout entre les deux années du parrain ! Le film est une arnaque, celle d’un petit bandit qui cherche à venger la mort de son ami. Ils mettent au point une combine avec des faux bookmakers et des courses de chevaux.

J’ai apprécié l’idée de l’arnaque mais le scénario est assez léger, sans grande profondeur selon moi. Mais avec un budget de 5,5 M de $, et un box-office de 160 M de $, il semble que les goûts et les couleurs diffèrent beaucoup d’une personne à l’autre !

10 nominations, 7 récompenses.

 

The Conversation. 13,5/20. Titre français : Conversation secrète. Réalisé par Francis Ford Coppola. Avec Gene Kackman. Nominé en 1975 (gagnant, Le Parrain, II).

 

Coppola qui place 2 films sur les cinq nominés cette année-là, la grande classe. Mais bon, il n’y a pas photo entre les deux ! The Conversation est un film assez lent, portant uniquement sur la personne de Harry Caul, engagé pour écouter une conversation. Seul problème, celle-ci est codée. Le personnage est sombre, un peu perdu, toujours effrayé à l'idée qu’il puisse être suivi ou écouté, quasiment parano (notamment lorsqu’il détruit l’ensemble de sa maison). La fin du film est cependant un beau chef d’œuvre.

3 nominations (Palme d’or à Cannes).

 

The Artist. 15/20. Réalisé par Michel Hazanavicius. Avec Jean Dujardin et Bérénice Bejo. Gagnant en 2012.

The Artist Dujardin Bejo

Oui, je l’ai vu. Et j’ai même bien aimé. Je sortais d’une période Charlie Chaplin, autant dire que le cinéma muet ne me faisait plus peur. Au contraire j’aime le jeu des acteurs du muet. Et oui, Dujardin, à des années lumière des « Nous C nous », est vraiment bon dans le rôle de George Valentin. Le film m’a rappelé Les lumières de la ville de Chaplin ou Sunset Boulevard (je n’ai pas encore vu A Star is Born, mais ça va venir). Tendre, amusante, émouvante, l’histoire de cette star du muet qui ne franchit pas la barrière du cinéma parlant, n’y croyant pas, se croyant trop bon pour ça. J’aurais aimé un oscar animalier pour le chien (il a obtenu la Palme Dog à Cannes).

10 nominations, 5 récompenses.

 

Il y a aussi…

 

The Third Man. 13/20. Titre français : Le troisième homme. Réalisé par Carol Reed. Avec Orson Welles et Joseph Cotten. Gagnant… de l’Oscar de la meilleure photographie !

 The third man orson welles

Pas nominé à l’Oscar mais considéré depuis comme l’un des meilleurs films sombres. Le British Film Institute le classe d’ailleurs comme le meilleur film britannique de l’histoire (devant les David Lean ou Alfred Hitchcock s’il vous plaît !). Le scénario est pour moi un peu léger, Holly Martins menant l’enquête dans le Vienne d’après-guerre sur le prétendu meurtre de son ami. Mais le film vaut le coup pour la manière de filmer (notamment les gros plans sur le visage d’Orson Welles), ainsi que pour une phrase : « en Italie, pendant 30 ans sous les Borgia, ils ont eu la guerre, la terreur, les meurtres, le sang, mais ils ont produit Michel-Ange, Leonard de Vinci et la Renaissance. En Suisse, ils ont vécu d’amour, ils ont eu 500 ans de démocratie et de paix – et qu’est-ce que ça a donné ? La pendule à coucou. »

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 05:23

Conversation avec mon futur fils : « Papa, papa, comment le cinéma a débuté ?

Ecoute mon fils, au début du cinéma il n’y avait pas de 3D, pas d’effets spéciaux, pas de paroles, juste Charlie Chaplin. »

Charlot, le vagabond, la star du cinéma muet, celui qui a longtemps refusé le parlant, l’homme qui a dénoncé le totalitarisme européen au début de la décennie 1940, une silhouette inoubliable, des films entrés dans la légende. En voici une filmographie partielle, avec les films que j’ai sous la main.

 

Les muets

 

Charlot soldat (1918) : 13,5/20.

Charlot se retrouve engagé dans la première guerre mondiale, il commence sa formation de soldat.

Film un peu plus sérieux que d’habitude, avec moins de gags. Les conditions de la guerre sont dénoncées habilement (l’eau, la boue, les bombardements incessants). Le tout début du film est amusant, j’en espérais autant ensuite (mais je deviens difficile !). C’est son plus vieux film que je vois (de 10 ans!), ça se sent un peu (le scénario est moins travaillé que les suivants). L’ensemble est un peu inégal, c’est loufoque comme Chaplin sait le faire, sans pour autant décoller à me rendre hilare.

 

The Circus (1928) : 16,5/20. Titre français : Le cirque.

The circus, le cirque, charlie chaplin

C’est un peu par hasard que je me suis retrouvé devant "Le cirque", projeté dans un bus en plein milieu de la Chine. Charlot, poursuivi par un policier, se réfugie dans un cirque. Il déclenche l’hilarité en perturbant les numéros et finit par se retrouver embauché.

Les scènes dans le cirque sont franchement désopilantes. Ce fut mon coup de cœur, un film un peu moins connu que les autres actuellement alors qu’il fut le huitième plus grand succès de l’histoire des films muets. La fin du film est assez typique du film avec Charlot. A noter que le tournage du film a été un calvaire pour le réalisateur (incendie, mort de sa mère, divorce, intervention des services financiers du gouvernement pour des taxes impayées…)

 

The Kid (1921), avec Jackie Coogan : 15/20. Titre français : Le Kid.

 

Comédie dramatique qui met en scène une mère désespérée, abandonnant son fils. Celui-ci se retrouve un peu par hasard dans les mains de Charlot qui, après avoir un temps voulu l’abandonner à son tour, en prend la charge.

Le Kid est l’un des « must » de Chaplin. Comédie dramatique, elle annonce d’entrée que vous pourrez rire, et peut-être même verser une petite larme. Chaplin avait perdu son enfant l’année précédente. La pauvreté des acteurs rappelle sans doute l’enfance de l’acteur dans les rues de Londres. La scène de la bagarre du fils est hilarante. La photo est mythique.The Kid, le Kid, charlie chaplin pr Milev

 

Citylight (1931) : 16/20. Titre français : Les lumières de la ville.

 

citylight les lumières de la ville charlie chaplinUn film extrêmement touchant de Charlot, venant en aide à une jeune aveugle et à un mari déçu. C’est l’un de mes favoris, avec la scène du sifflet, ou du combat de boxe.

Les films muets avaient disparu en 1929, mais Chaplin choisit de résister encore et toujours à l’envahisseur parlant. A noter que la scène où l’aveugle comprend que Charlot est riche a nécessité 342 prises de vue ! Un record.

 

 

Modern Time (1936) : 16/20. Titre français : Les temps modernes.

 

Le dernier muet de Chaplin, le plus connu, celui qui met fin à la carrière cinématographique du personnage de Charlot. D’entrée, la première scène me fascine. On y voit des moutons allant tous dans la même direction puis d’un coup des humains sortant du métro à la même vitesse. Le film dénonce en partie l’esclavage moderne, la vie dans les usines, sur les chaînes de production. La période est celle de la Grande Dépression, d’un chômage de masse, le film est politiquement incorrect. Une satire mais aussi un drame d’époque.

C’est la première fois que l’on entend la voix de Charlot, lorsqu’il se met à chanter la chanson sans sens, un mélange de français et d’italien. Chanson qui est d’ailleurs revenue dans les charts au début des années 2000 (avec un remix).

A noter le journal « Les Temps Modernes » de Sartre, de Beauvoir et Merlau-Ponty en hommage au film.Modern-times-les-temps-moderne-charlie-chaplin-copie-1.jpg

 

Les parlants

 

The Great Dictator (1940) : 14/20. Titre français : Le dictateur.

 

Forcément. Le classique parmi les classiques. Adenoid Hynkel, dictateur de Tomanie (satire d’Adolf Hitler) et Benzino Napaloni, dictateur de Bactérie (Mussolini) se rencontrent et tentent de s’impressionner (la scène avec les chaises qui montent, montent, montent…). Dans le même temps, un barbier juif sortant d’un an d’hôpital, sosie parfait d’Hynkel, tente de comprendre ce qui se passe dans le monde.

Dénonciation du régime nazi, de la politique à l’égard des juifs, "Le dictateur" précède l’entrée en guerre des Etats-Unis. Le film contribue à mobiliser l’opinion publique américaine sur ce qui se passe en Europe. La scène des saluts entre les deux dictateurs est tordante. Les discours d’Hynkel, hurlant, vociférant, dans un langage qui se veut proche phonétiquement de l’allemand ont fait grand plaisir à ma partenaire (non, l’allemand ne ressemble pas à ça ? si, si, je te promets !). Nommé à l’Oscar du meilleur film. Le film est sorti en Allemagne en 1958 (et en 1975 en Espagne !).the great dictator le dictateur charlie chaplin

 

Gold Rush (1942) : 13,5/20. Titre français : La ruée vers l’or.

 

J’ai eu accès à la version parlante de "La ruée vers l’or", celle de 1942, sonorisée par Chaplin lui-même. Il existe une version muette datant de 1925, mais je fais avec ce que j’ai sous la main.

L’histoire des chercheurs d’or du Canada à la fin du XIXème siècle, Charlot et Big Jim, qui se retrouvent     dans une cabane isolée, privés de tout. La danse des petits pains est mythique. J’ai cependant été un peu gêné par le son.

 

Limelight les feux de la rampe charlie chaplinLimelight (1952), 16/20. Titre français : Les feux de la rampe.

 

Le dernier film américain de Chaplin. Calvero, ancienne icône du music-hall, devenu has been, tente d’aider une danseuse de ballet qui a voulu mettre fin à ses jours. C’est l’un de mes films préférés de Chaplin, touchant, émouvant, qui peut paraître autobiographique. L’apparition de Buster Keaton, l’autre star du muet, rend hommage à une période révolue. On pourrait établir quelques parallèles avec "The Artist".

 

Le Chaplin sans Chaplin

 

L’opinion publique (1923) : 10/20. Titre original : A woman of Paris. Avec Edna Purviance et Adolphe Menjou

Deux jeunes amants décident de quitter leur province pour enfin vivre leur amour librement. Mais Jean Millet ne parvient pas à prendre le train et Marie Saint-Clair part seule à Paris. Elle y trouve sa liberté.

Chaplin sans Chaplin. Chaplin sérieux. Chaplin qui a, du coup, vieilli. Le film hésite entre la romance et le drame (en témoigne la scène finale), et manque de rythme.

 

Comme vous pouvez le constater je préfère les muets de Charlie Chaplin. Non pas que les parlants soient de mauvaise qualité, au contraire. Mais je suis un grand fan de l’humour simple, de geste, de regard, de répétition. Les quiproquos, l’incompréhension du personnage de Charlot m’ont emporté. Pas besoin de parole pour faire rire (une pensée pour Mister Bean).

Je remarque aussi que Charlie Chaplin n’a jamais gagné l’Oscar du meilleur film (alors que Démineur l’a gagné !), une injustice flagrante. Mais cela ne l’empêche pas d’être devenu une icône du cinéma pour l’éternité.

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 15,83/20 (6 films)

-. Alejandro González Iñárritu : 15,83 (6 films)

5. Frank Capra : 15,50 (7 films)

6. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

7. Xavier Dolan : 15,33 (6 films)

8. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

9. Charlie Chaplin : 15,06 (8 films)

10. Quentin Tarantino : 14,89 (9 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,80 (10 films)

11. Les frères Coen : 14,63 (15 films)

14. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

15. Jacques Audiard : 14,31/20 (8 films)

16. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

17. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

18. George Cukor : 13,95 (10 films)

19. Dany Boon : 13,88 (4 films)

20. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

21. Steven Spielberg : 13,78 (18 films)

22. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

23. Woody Allen : 13,55 (19 films)

24. Tim Burton : 13,25 (12 films)

25. Wes Anderson : 13 (7 films)

26. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

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