27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 05:53

J’ai beau écrire quelques filmographies sur des réalisateurs ayant marqué l’histoire du cinéma, ça ne m’empêche pas de voir aussi des films d’un autre style. Vous savez, le genre de film où on se dit « ce n’est pas possible, qui a pu réaliser cela ? » Le nanard, le navet, la bouse, le gros qui tâche. Celui qui pique les yeux, où l’on regarde sa montre en baillant, où l’on prie pour que le réalisateur n’ait pas l’idée d’une suite. En compétition pour les Gérards (l’équivalent des Césars mais pour les mauvais films) ou les Razzie Awards (l’équivalent des Oscars mais pour les mauvais), j’annonce :

 

-          Navet du film d’action-Thriller que tout le monde aime, mais pas moi

Drive. Note personnelle : 2/20. De Nicolas Winding Refn. Avec Ryan Gosling.

Style très, trop nordique. Le jeu de Ryan Gosling me rappelle Viggo Mortensen. Froid, sans sentiment. Ennuyant. Taxi Driver, sauf qu’il n’y a pas Scorsese, De Niro, Foster, le scénario, l’ambiance. IMDB met 8/10. Ne comprends pas.

 

-          Navet de la comédie US

De nombreux films pourraient être récompensés, tant les Américains sont doués pour cette catégorie.

Brides Maids. Note personnelle : 1/20. De ? (porté disparu depuis le film, a vraisemblablement quitté la terre depuis pour rejoindre Pluton). Avec des filles dont je préfère taire les noms, afin de ne pas les afficher.

Dans le genre cliché de comédie US c’est le top. Pour faire rigoler : du sexe, des blagues infâmes, un scénario, ah non en fait pas de scénario, du vomi, du caca. Pour un enfant de 3 ans ça ne passerait pas.

 

-          Navet de la fausse bonne idée

Zack and Miri make a porn. 3/20

Qui a osé me filer ce film ? Que le coupable se dénonce !

Le scénario contient au moins une idée, bon elle n’est pas bonne (des pauvres veulent réaliser un porno pour être riches). Ridicule à souhait, volant bas, très bas, trop bas, attention au crashhhhh.

 

-          Navet du film exotique, que t’es dans le bus en Chine et y’a rien à faire, tu ne peux pas t’échapper

Bla Bla Bra. 4/20

Un film de Hong Kong où quelqu’un vole des soutiens-gorge. Le héros veut violer une fille et ils deviennent amis quelques minutes après, et tu ne comprends pas pourquoi.

 

-          Navet du film d’arts martiaux, où même Jean Claude Van Damme a refusé de jouer parce qu’il a compris que le scénario était merdique

Kung Fu Master. 5/20

J’étais dans le bus en Chine, pas possible non plus de sortir. Des gens se battent et essaient d’être drôles en plus. Pas loin du pathétique, ça peut faire sourire.

 

-          Navet de la suite qui, c’est dommage le premier était excellent, et le deuxième ils n’ont pas trop de nouvelles idées mais on le fait quand même car ça va nous rapporter du pognon

The Hangover, partie II. 8/20.

Tout est dans l’intitulé.

 

Bon, la prochaine page cinéma sera Charlie Chaplin, ça changera !

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 05:23

Audrey Hepburn est une égérie. Une figure de mode. Le symbole d’un certain chic, d’une certaine classe. J’ai presque envie de l’opposer à Marylin Monroe. Intravertie, plutôt timide d’aspect, mais remplie d’un charme fou. Un sourire. Un regard. Vous avez sans doute déjà vu chez l’un(e) de vos ami(e)s son portrait, une cigarette à la main, des lunettes de soleil noires, et un titre Breakfast at Tiffany’s. Ce film est maintenant le plus connu de l’actrice, mais pas forcément le meilleur.

Je débute en rappelant qu’Audrey Hepburn est européenne : née en Belgique, Britannique, vivant sa jeunesse aux Pays-Bas, décédée en Suisse. Amie personnelle d’Hubert de Givenchy, elle fut également son égérie.

 

Les comédies musicales

 

Audrey Hepburn se destina d’abord à la danse avant d’être emportée par le cinéma. Il n’est donc pas étonnant de la retrouver chantant et dansant à deux reprises.

 

Funny Face (1957) : 12 (titre français : Drôle de frimousse)

 

Film de Stanley Donen, le maître des comédies musicales (Singin in the rain), l’ensemble déçoit un peu. Le scénario, surtout, est banal (nominé pourtant á l’Oscar du meilleur scénario, à n’y rien comprendre !), une histoire de mannequin trouvée par hasard. Le film est sauvé par les parties musicales et surtout dansantes, avec une grosse performance de Fred Astaire.

 

My-Fair-Lady-Audrey-Hepburn.jpgMy Fair Lady (1964) : 17

 

C’est selon moi son chef d’œuvre. Film de George Cukor, adaptation de la comédie musicale du même nom, elle-même inspirée par la pièce de George Bernard Shaw le Pygmalion. Audrey Hepburn interprète Eliza Doolittle, fleuriste londonienne, qui tente de parler correctement, et sans accent. Le film est souvent très drôle, bien emmené par le duo Hepburn-Rex Harrison. Les chansons sont entrainantes, les dialogues rythmés. 8 oscars (!) dont le meilleur film.

 

L’amoureuse

 

Audrey Hepburn a essentiellement construit sa réputation à travers des comédies romantiques, où son charme excellait sur des acteurs souvent plus âgés.

 

 

Roman Holiday (1953) : 14,5 (titre français : Vacances romaines) 

 

Vacances-romaines-Audrey-Hepburn.jpgC’est le film qui a fait découvrir au monde entier Audrey Hepburn. Son premier grand rôle, le seul qui lui vaudra l’Oscar de la meilleure actrice (ainsi que le BAFTA et le Golden Globe). Sans surprise l’histoire se déroule à Rome, où la princesse Ann (Hepburn) poursuit sa tournée européenne. Fatiguée du protocole, elle décide de s’enfuir après avoir ingurgité un sédatif prescrit pour son médecin. Endormie devant le Colisée, elle est remarquée par Joe Bradley (Gregory Peck), journaliste. Le lendemain, elle est reconnue par son hôte, qui décide de l’emmener visiter la ville (en Vespa !). L’histoire d’un amour impossible. William Wyler tient son chef d’œuvre, Audrey Hepburn sa carrière. Bonne comédie, notamment la scène de la bagarre sur la piste de danse.

 

Sabrina (1954) : 13

 

Réalisé par Billy Wilder, avec Humphrey Bogard. Sabrina (Hepburn), fille de domestique, est éperdument amoureuse de David Larrabee (William Holden) qui ne la remarque même pas. Pour s’en détacher, son père décide de l’envoyer à Paris dans une école de cuisine. A son retour, elle est transformée. Les fils Larrabee n’ont d’yeux que pour elle. Une romance un peu gentillette, manquant de profondeur en tout cas. Audrey Hepburn est nommée pour l’Oscar de la meilleure actrice.

 

Breakfast at Tiffany’s (1961) : 14

 

Le mythique film de Blake Edwards (adaptation de Truman Capote), celui qui fera d’Audrey Hepburn l’égérie qu’elle est encore. Une robe noire (vendue pour 800 000 $ aux enchères en 2006), des lunettes noires, un porte-cigarette à la main, un collier de perles autour du cou. Audrey Hepburn interprète le rôle d’Holly Golightly, à la recherche d’un riche mari. Elle rencontre Paul Varjak (George Peppard), écrivain en rupture, entretenu par sa riche maîtresse. Comédie ou drame selon les scènes, Hepburn y joue en tout cas une femme très excentrique, connaissant des périodes d’up and down. Elle sera nominée pour l’Oscar.

Breakfast_at_Tiffanys-Audrey-Hepburn.jpg

Two on the Road (1967) : 15,5 (titre francais : Voyage à deux)

 

Voyage-a-deux-Audrey-Hepburn-Two-on-the-road.jpgC’est l’un des derniers films d’Audrey Hepburn, emmené par Stanley Donen (et ce n’est pas une comédie musicale). Joanna Wallace (Hepburn) et son mari Mark (Albert Finney), sorte de vieux couple, reviennent sur leur histoire. Un film très intéressant, ne serait-ce que pour le montage. L’histoire en soi est une tentative d’explication sur les problèmes que rencontrent les couples sur le long terme. Certaines scènes sont amusantes (une préfèrence pour la petite fille pourrie-gâtée que tout le monde a envie de voir descendre de la voiture). Le film se déroule en France (comme une partie de Sabrina, Funny Face ou Charade).

 

La détective

 

Charade (1963) : 16

Charade-Audrey-Hepburn.jpg

Un nouveau film de Stanley Donen, mais cette fois-ci, c’est un thriller ! Regina Lampert, voulant divorcer, apprend que son mari a été assassiné. Un agent de la CIA la contacte et lui raconte l’histoire de son propre mari, et des 250 000 $ qu’il a volés avec 4 autres complices. Ceux-ci sont à sa poursuite, à la recherche du magot. Elle fait confiance à Peter Joshua (Cary Grant), qui s’avère être de mêche avec les voleurs. Très bonne comédie policière, avec un Cary Grant au meilleur de sa forme.

 

La Napoléonnienne

 

War and Peace (1956) : 14 (Titre français : Guerre et paix)

 

Guerre-et-paix-Audrey-Hepburn-War-and-Peace.jpgLe livre de Tolstoï, adapté par King Vidor. Hepburn joue le rôle de Natacha Rostov, jeune adolescente romantique bientôt confrontée aux réalités de la guerre avec Napoléon. Son histoire se mêle avec celle de Pierre Bezoukhov (Henry Fonda), bientôt volontaire sur le front. L’Histoire est déjà extraordinaire, avec l’armée russe reculant, pratiquant la terre brûlée, allant jusqu’à brûler Moscou. Le scénario est très romancé, peut-être un peu trop parfois, mais cela permet de garder l’esprit très russe du bouquin. Musique de Nino Rota.

 

  Pour conclure, je précise qu’Audrey Hepburn a été 8 fois nominée aux Golden Globes (une fois remporté) et 5 fois à l’Oscar de la meilleure actrice (une fois remporté). La filmographie est sélective et pour être complet il aurait fallu être en possession de Love in the Afternoon (Ariane) de Billy Wilder, The Nun’s story (Au risque de se perdre) de Fred Zinnemann ou Wait until dark (Seule dans la nuit) de Terence Young. C’est cependant un beau tour d’horizon des différentes facettes de l’actrice, décédée en 1993, après plusieurs années de sa vie consacrées à l’Unicef.

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 11:04

Au nom du père. Non, pas l'excellent film de Jim Sheridan. Mais Francis Ford Coppola, le réalisateur du parrain ou d'Apocalypse Now. Facile ou difficile de lui succéder ? Pour Sofia, la présence paternelle a un avantage, celui de lui offrir la possibilité d'un financement à ses films. Virgin Suicides et Lost in translation seront donc produits par son père. D'un autre côté, le risque pour Sofia est celui d'une comparaison toujours faite entre son travail et celui du paternel. Avec le risque d'un assassinat en règle par la presse spécialisée, lui reprochant de n'y être arrivée que grâce à son nom magique.

 

Pourtant, très vite, Sofia Coppola s'est fait un prénom.

 

 

Virgin Suicide (1999) : 17/20

 

J’étais à la BU de Canterbury. J’ai vu la pochette, le regard de ces filles et le titre.
Comme celui-ci l'indique, ce film est loin d'être une comédie. Un drame, un vrai, dans l’Amérique puritaine des 70’s (peut-être toujours d’actualité). Et puis un enchaînement inarrêtable, inexplicable... Ne rien pouvoir faire, regarder. Je me demande qui a la place la plus compliquée dans ce film. Qui se sent le plus inutile, le plus coupable... Vraiment un film qui m’a bouleversé, surtout par le fait qu’il a pour origine une histoire vraie.
A voir, absolument.

Virgin Suicides pr Milev

 

Lost in translation (2003) : 19/20

 

Longtemps j’ai classé ce film comme mon préféré. Pour le scénario tout d’abord. Certains critiquent le film, le considèrent comme lent, avec trop peu d’action. Je considère justement que c’est là son point fort. A travers ce scénario (plusieurs fois récompensé), la réalisatrice nous fait comprendre l’état d’esprit des deux acteurs principaux, perdus au Japon. Je suis fan de Bill Muray (Un jour sans fin) et surtout de Scarlett Johansson. Une référence.

 

Lost-in-translation-pr-Milev.jpg

 

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Marie-Antoinette (2006) : 13/20

 

Portée par Kirsten Dunst (Entretien avec un vampire, Spider-Man, Eternel Sunshine of the Spotless Mind…), Marie-Antoinette donne une version un peu édulcorée de la vie de la reine à la cour de Versailles. Son arrivée, son mal-être, ses joies, ses peines. Nombreuses vues du château de Versailles, pour une sorte de carte postale qui ne fonctionne pas toujours très bien. Le fait que ce soit un film historico-romancé ne me plaît guère et la fin du film laisse une impression de déception. J’attendais clairement mieux après les deux chefs d’œuvre.

 

 

Somewhere (2010) : 9/20

Somewhere-pr-Milev.jpeg

 

Somewhere, ou Lost in translation aux Etats-Unis et à Milan. Pour moi c’est clairement un échec. Je n’ai pas été emporté par le scénario, loin de là. Stephen Dorff s’ennuie, et Sofia Coppola nous ennuie par la même occasion. Elle Faning apporte un peu de joie et de sourire mais l’ensemble est clairement insuffisant pour le classer comme un bon film.

Sofia Coppola, The Bling Ring (2013) : 6,5/20. Avec Emma Watson et Katie Chang.

Tiré d'une histoire vraie, ce film évoque un groupe d'adolescents fasciné par la célébrité et les stars, au point de devenir un groupe de voleurs s'introduisant dans les maisons de ses célébrités pour faire leur shopping.
Dans ce film, Sofia Coppola dénonce cette jeunesse prête un tour pour un sac Channel et pour ressembler à des pseudos-stars, le tout dans un univers où le paraître sur Facebook importe plus que la vie réelle. Mais malheureusement on tourne en rond. De braquages en braquages, de soirées en soirées, de post facebook en post facebook. Sofia Coppola dénonce tout en défendant une jeunesse qui lui ressemble. L'ensemble est ennuyant et laisse une impression contraire à celle recherchée.
A éviter.


J’étais impressionné par les deux premiers films de la réalisatrice, et je me demandais même si sur le long terme, Coppola allait être un gage de référence absolu pour désigner un bon film. Malheureusement les deux derniers films m’ont laissé sur ma fin.

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

 

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Jacques Audiard : 15,83/20 (6 films)

3. Frank Capra : 15,50 (7 films)

4. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

5. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

6. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

7. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

8. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

9. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

10. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

11. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

12. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

13. Woody Allen : 13,97 (16 films)

14. George Cukor : 13,95 (10 films)

15. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

16. Tim Burton : 13,25 (12 films)

17. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 09:06

 13 films, 3 courts-métrages documentaires. Entre 1951 et 1999, Stanley Kubrick n'a pas abusé de la caméra. Au contraire, et au grand dam de ses (nombreux) fans. Pourtant il a laissé une marque indélébile dans l'histoire du cinéma. Connu et reconnu par le grand public, il l'a également été par ses pairs, étant nominé 4 fois à l'Oscar du meilleur réalisateur, sans jamais toutefois le remporter. Certains de ses films sont devenus mythiques, d'autres mériteraient de l'être. Petit tour d'horizon.

 

Le début : bon film pour peu de moyens

 

 Le baiser du tueurLe baiser du tueur (Killer’s Kiss) (1955) : 14/20.

 

Un boxeur, Davey Gordon (Frank Silvera), perd son dernier match de façon plutôt minable. Revenu chez lui, il voit sa voisine, Gloria (Jamie Smith) se faire agresser par ce qui se révèlera être un patron de mafia. S’en suit une interminable course-poursuite, notamment dans les entrepôts de New York, avec en bonus une incroyable scène de combat dans une entreprise de mannequins.

 

Le film vaut surtout pour les détails de la vie de Gloria, notamment sa vie familiale.

C’est le premier vrai succès de Kubrick, filmé avec peu de moyens et cela s’en ressent parfois. La film reste cependant d’une grand qualité esthétique.

 

L Ultime Razzia pour MilevL’ultime razzia (1956) : 14/20. 

 

C’est l’histoire d’un puzzle. Johnny Clay (Sterling Hayden) a décidé de chaque pièce, afin d’obtenir le gros lot, la caisse d’un champ de courses. C’est son dernier coup, alors qu’il vient juste de sortir de prison. Seulement, une femme va modifier l’ensemble du puzzle.

 

L’histoire d’un hold-up bien différent de l’ordinaire, qui prend toute sa splendeur dans les dix dernières minutes. Les flash-back tout au long du film ainsi que les différents points de vue en inspirèrent plus d’un (Tarantino au hasard). Stanley Kubrick se fait vraiment connaître et reconnaître à la suite de ce film.

 

L'attraction

 Lolita pour Milev

Lolita (1962) : 15/20.

 

Tiré du roman éponyme, Lolita évoque beaucoup de chose. La vieillesse. L’amour. La jeunesse. L’attraction. Le désir. Film de vieux pervers pour certains, reconnu par la critique, il traite une partie de la société culturelle, attiré par la jeunesse du corps et de l’esprit.

 

Condamné par l’Amérique puritaine à sa sortie, il fut coupé à plusieurs reprises par la censure. Il remporta cependant 4 Golden Globes, dont celui de meilleur réalisateur. Shelley Winters joue la mère jalouse de Lolita, désespérée de l’amour qu’elle ne peut obtenir, au contraire de sa fille. Sue Lyon, 14 ans au moment du film, joue prodigieusement bien Lolita et ne fait clairement pas son âge. Quant à James Mason (La Mort aux trousses), écrivain amoureux et honteux, il sera nommé à l’Oscar.

 

eyes wide shut pour MilevEyes Wide Shut (1999) : 13,5/20.

 

Il paraît que c’est l’un des films les moins réussis de Kubrick. Ou en tout cas sans la classe qui le caractérise. 12 ans sans tourner, cela commençait à faire long. Le casting est prestigieux, même si Tom Cruise amène toujours son flot de critique. Nicolas Kidman, Sydney Pollack… et une histoire assez abracadabrantesque !

 

Bill Harford, jeune médecin, apprend par sa femme que cette dernière avait eu envie de le tromper. A la suite de cette révélation, il se lance dans une nuit d’aventures, durant laquelle il s’infiltre dans une orgie massive de gens masqués, au sein d’un château aux abords de la ville.

Film un peu censuré… comme souvent chez Kubrick, afin d’éviter d’être classé X.

 

Le "j'y arrive pas".

 

L'odyssée de l'espace. Non, je n'y arrive pas. 6 fois tenté. 6 fois endormi. Ce film a un effet somnifère sur ma personne.

 

Les fresques

 

Spartacus pour Milev Spartacus (1960) : 14,5/20.

 

Quelle fresque ! Et quelle ode à la liberté ! Kirk Douglas est très charismatique dans ce rôle.

 

J’ai apprécié ce film d’autant plus qu’il évoque la fin de la République romaine et des personnes qui ont laissé leur trace dans l’histoire (Crassus, César…). Spartacus, l’esclave révolté, la gladiateur qui défie Rome en marchant sur la ville éternelle. La guerre, l’amour, la liberté, des thèmes porteurs, certes, mais qui prennent plus de valeur avec ses 3 heures de Kubrick. Je suis Spartacus !

 

 

Barry Lyndon pour MilevBarry Lyndon (1975) : 12/20.

 

L’histoire commence au début de la guerre de Sept Ans et dépeint le destin d'un jeune irlandais sans sou, Redmond Barry (Ryan O'Neal), de son ascension pleine d'audace, et sa déchéance dans la société anglaise du XVIII siècle, après son mariage avec une riche Lady (Marisa Berenson), qui lui apporte une fortune considérable et un fils.

 

4 oscars, beauté visuel, mais c’est plutôt un échec commercial pour le réalisateur. Personnellement, je l’ai trouvé un peu plus long que les films précédents ou suivants.

 

La folie

 

Shining (1980) : 15/20.

 

Un film d’horreur/psychologique de Kubrick ? Oui, et quel film ! Woh, Jack Nicholson, à chaque fois qu’il joue un fou, (Vol au-dessus d’un nid de coucou) est sensationnel !

 

Ce film provient d’une œuvre de Stephen King, Jack Torrance (Jack Nicholson), ex-professeur qui se voudrait écrivain, accepte le poste de gardien de l'hôtel Overlook, un palace isolé, vide et coupé du reste du monde durant tout l'hiver. Il y a plusieurs années, un précédent gardien avait assassiné sa femme et ses deux filles avec une hache. Il décide malgré tout de s'installer dans l'hôtel avec sa femme Wendy et son fils Danny. Mais ce dernier semble savoir bien des choses sur l'hôtel, des visions sanglantes l'avertissent des dangers à venir.

 Shining pour Milev-copie-1

 

Les satires

 

Les sentiers de la gloire pour Milev Les sentiers de la gloire (Paths of Glory) : 17/20.

 

L’histoire de la première guerre mondiale côté français, où le commandement souhaite prendre une colline imprenable. On envoie les hommes à la mort sans résultat. Il faut trouver un fusible. La justice militaire dans toute sa splendeur. Un très bon Kirk Douglas. Et quelle dernière scène de la chanson allemande ! A noter que la film fut interdit en France jusque 1975 !

 

  Docteur Folamour pour MilevDocteur Folamour, ou comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe (Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb, 1964) : 16/20.

 

Comédie militaire et satirique qui vous force à sourire d'un sujet si sérieux.

 

L'histoire se déroule en pleine guerre froide. Le général américain Jack D. Ripper, frappé de folie paranoïaque, décide d’envoyer des B-52 frapper l’URSS. Le président des États-Unis commande une réunion d'urgence dans la salle souterraine de commandement stratégique pour tenter d'éviter une guerre nucléaire.

Un débat s’engage, finalement, on consulte le Docteur Folamour, un scientifique, transfuge du régime nazi, nostalgique et psychopathe.

 

4 fois nominés aux Oscars. Peter Sellers interprète à lui seul trois rôles : le président des États-Unis, l'officier anglais Lionel Mandrake et le Docteur Folamour ! Certains scènes sont tout simplement extraordinaires et mériteraient d'être mythiques. J'en souris encore !

 

Les mythiques

 

Orange Mécanique (1971) : 15/20. Ca c'est un film original ! Film de violence, un drame, parfois futuriste et surtout totalement psychologique. Un très bon Malcolm McDowell.

 

En Angleterre, dans un futur pas forcément éloigné mais à l'ambiance très futuriste, Alex DeLarge, jeune délinquant passionné par la musique de Beethoven est obsédé par le sexe et adepte de la violence. Alex et sa bande, les droogs ou droogies, s'expriment dans un argot anglo-russe (Nadsat) Ils errent dans la ville en enchaînant passages à tabac, viols et affrontements avec bandes ennemies.

Un jour, un cambriolage dégénère en meurtre et, trahi par ses « fidèles droogs », Alex est arrêté par la police et condamné à 14 ans de réclusion criminelle. Deux ans plus tard, pour sortir de prison, il se porte volontaire pour tester une thérapie révolutionnaire. Après sa remise en liberté, il apparait toutefois totalement inadapté et sans défense face au reste de la société.

 

Grande censure (pour changer) et surtout de nombreux problèmes en Grande-Bretagne quand certains jeunes se sont identifiés au film et ont reproduit certaines scènes...

 Orange mécanique pour Milev

 

 

Full Métal Jacket (1987) : 17/20

 

Centré sur le personnage de J.T. Davis (Matthew Modine), jeune engagé dans les Marines durant la guerre du Viêt Nam, le film commence par des images d'un camp d'entraînement. Le sergent Hartman prend en main avec brutalité un groupe de nouvelles recrues, et humilie régulièrement Gomer Pyle. Celui-ci  décide finalement de devenir un soldat particulièrement discipliné pour mieux se venger.

 

L'action du film se déplace ensuite au Vietnam, où Davis a choisi d'être affecté à une unité de journalistes militaires . Se heurtant à ses supérieurs, il est finalement envoyé en reportage sur le champ de bataille, que l'offensive du Tết a considérablement bouleversé. Il se retrouve engagé de manière directe dans les combats.

 

Le personnage principal, Joker, porte un casque sur lequel est inscrit Born to kill (né pour tuer) en même temps qu'il arbore un badge représentant le symbole de la paix. Il déclare qu'il symbolise ainsi « la dualité de l'homme ».

 

Le film est extrêmement sombre. Véritablement divisé en deux parties distinctes, il évoque deux traumatismes possibles en temps de guerre : le service militaire et sa préparation, puis la guerre et ses morts. Le Viêt-Nam a traumatisé les Etats-Unis et ce film est, avec Apocalypse Now, l'un des meilleurs sur le sujet.

 

Paint it, black des Rolling Stones en B.O., woh !

 Full Metal Jacket pour Milev

 

 

Kubrick n'est pas mon réalisateur favori, mais il entre dans mon Top 3. Touchant, attachant, effrayant, ces films marquent souvent leur génération.

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 12:15

Certes, j’ai quasi fini la première partie de mon mémoire et cela avant le mois d’avril, c’est à dire que pour une fois je suis l’emploi du temps que je me suis fixé. Mais cela ne m’empêche pas d'expérimenter chaque jour un nouveau film. A noter que cette fois, j’ai vu deux mauvais film, impossible à finir (dont Up in the air, nominé pour l’oscar du meilleur film cette année ! d’une lenteur…). Bref 34 films pour le mois de mars. Et 5 dont je vais faire la publicité.

 

Tout d’abord, le patient anglais, film aux 9 oscars. L’histoire est magnifique, en plein cœur de la seconde guerre mondiale, de l’amour, de l’aventure, un peu d’Egypte et d’archéologie et la guerre en trame de fond. Présence française avec Juliette Binoche pour l’oscar de la meilleure actrice. A voir.

Basic Instinct. Un thriller déconcertant avec une Sharon Stone extraordinaire.

Sur la podium, je met un prophète de Jacques Audiard, que j'ai enfin vu dans un cinéma…finlandais ! Le film à choquer beaucoup de mes voisins de salle. Le destin d’un prisonnier au cœur du système carcéral français. J’ai déjà eu un beau débat sur ce film, qui vient d’être refusé en Chine par le comité de censure au titre « de ne pas vouloir choquer les amis africains du gouvernement chinois ». J’avoue avoir été étonné par l’histoire dans son ensemble, mais surtout par la représentation « ethnique » de la prison (par ethnique j’entend couleur de peau, mais la langue française manque cruellement de verbe pour exprimer mon idée). Au-delà de l’histoire, il y a également le problème d'ensemble d’un système qui pense remettre les personnes dans le droit chemin en les enfermant.

Arnaque, crime et botanique. Par Guy Ritchie dont je suis fan après Snatch. Encore une histoire à couper le souffle, avec de la vitesse, de l’humour, de l’action. Et puis un peu de chance ou de malchance selon les acteurs. Wooo !

bernie.jpgLe film du mois : Bernie. Je sais, après Deux jours à tuer, c’est à nouveau un film avec Albert Dupontel, il est même le réalisateur ! Mais s’il est en tête, c’est parce que j’aime récompensé les comédies. Et Bernie, c’est une comédie émouvante. Un homme un peu différent de nous, qui vit dans son monde et dans ses rêves. Et même si je rigolais, j’avais toujours un petit bout de mon cerveau qui me disait non, ne te moques pas. Et à la fin j’ai arrêté de rire, je souriais simplement. Du très grand jeu d’acteur de la part de Dupontel

 

Pour être complet, voici la liste de mars avec de petites indications :

 

Le trésor de la Sierra Madre (très bonne chasse à l’or avec Humphrey Bogart), Closer (un film très libertin avec Jude Law et Julia Roberts), Indiana Jones et le temple perdu (j’ai enfin vu le premier épisode mais pas de grande surprise), Bernie, Mon beau-père et moi (avec un bon De Niro), Mon beau-père, mes parents, et moi (les suites c’est moins sympa), This is England (film assez noir sur le nord de l’Angleterre, le racisme et les skineads), Mesrine, l’instinct de mort, Mesrine, l’ennemi public n°1 (long, très long, trop long), Arnaque, crime et botanique, Die Hard 1, 2, 3 (de l’action sans réflexion), Up in the air (pas fini), Mama Mia (pas fini non plus, l’objectif du scénariste semble d’avoir été d’insérer l’ensemble des chansons d’Abba, il a juste oublier de créer une histoire qui va avec les chansons…), L’illusionniste (avec un très bon Edward Norton), Gone Baby Gone (revisionnage du drame avec notamment Morgan Freeman, film divertissant qui vous laisse une multitude de questions à la fin, et moi qu’est que j’aurais fait ?), Bons Baisers de Bruges (un thriller et une comédie la fois, divertissant et belle publicité pour une ville que j’aime), Braquage à l’italienne (avec Edward Norton, sans plus), La belle et le bâtard (film finnois, romance avec une trame musicale, pour filles), Le patient anglais, A bout de souffle (ah Godard et la Nouvelle vague, emblématique d’une époque pour le cinéma français), Mariages ! (hormis les citations de Dujardin sur le mariage, pas grand chose…), Basic Instinct, Astérix et les Vikings (forcément), Un Prophète, Walkyrie (et si ils avaient réussi à tuer Hitler.., avec Tom Cruise dans le rôle du martyr), Neverland (très bon film sur le thème de Peter Pan avec Johnny Depp dans le rôle de l’écrivain et Kate Winslet dans le rôle de la mère des enfants muses), Sunset Boulevard (magnifique attaque contre Hollywood et une ode aux vedettes du cinéma muet), Le Dalhia Noir (j’avoue avoir été perdu en route, un peu compliqué à moins goût, mais Scarlett...), La cité de la peur (comédie des Nuls), L’affaire pélican (Julia Roberts et Denzel Washington pour un thriller qui met en cause la CIA et la maison blanche, rien que ça !), Into the Wild (pour la demoiselle qui ne l’avait pas vu, je ne pouvais pas le remettre premier mais le cœur y est !), Docteur Jivago (magnifique fresque historique de l’URSS pendant la première guerre mondiale, la révolution les rouges contre les blancs et les purges de Staline, histoire d’amour en fil rouge avec Omar Sharif )

 

Au plaisir !

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 13:09

Plutôt que de vous ennuyer tous les jours ou toutes les semaines avec les bons films que j’ai vu (et encore, j’évite de vous ennuyer avec les films qui en ont fait autant sur ma personne…), je me suis résolu à faire un point mensuel. Parler une fois par mois de cinéma, c’est peu, surtout pour moi qui, ces derniers temps, mange du cinéma. Manger, ce n’est pas simplement au sens figuré, puisqu’il m’est arrivé de passer un repas pour regarder un film supplémentaire.

 

En février, 28 films se sont déroulés devant mes yeux. Je vais essayer d’en retenir 5

5. Dumb and Dumber tout d’abord, une comédie des frères Farrelly (Marie à tout prix) avec Jim Carey dont je ne suis pas un grand fan au départ mais qui m’a divertit. Et je considère qu’il est souvent plus difficile de faire rire que de faire pleurer alors je le conseille.

4. Trois enterrements, un film hispano-américain sur les migrants mexicains aux Etats-Unis où Tommy Lee Jones (Le fugitif, Men in Black, No country for old men…) crève l’écran (c’est d’ailleurs lui le réalisateur). Une histoire très froide, très piquante, assez noire mais une histoire d’hommes et d’amitiés. Une très bonne surprise.

3. Elephant. Le drame de Columbine vue sous l’angle (très) différent de Gus Van Sant qui m’avait déjà plus dans Harvey Milk. Une histoire dont on connaît la fin mais le film a l’art de susurrer les raisons du drame et de nous laisser maître des conclusions à tirer. A voir peut-être en complément de Bowling for Columbine.

2. Deux Jours à tuer, dont j’ai déjà fait l’éloge une fois et que j’ai revu. Le visionnage fut très différent et peut-être un peu plus intense, un peu plus bouleversant. Un film qui m’a touché à deux reprises.

Enfin, et c’est le top 1 du mois : les vieux de la vieille, dialogue de Jacques Audiard, avec Jean Gabin. Peut-être êtes-vous effrayer de regarder des films anciens en noir et blanc et je le comprends, certains ont mal vieilli. Mais justement, les vieux de la vieille ne peut pas vraiment vieillir puisque les vieux n’ont pas changé. L’histoire de trois anciens dans la France profonde qui désespère de voir que les temps ont changé et que les jeunes de maintenant ne sont plus les même, pas assez travailleur, sans respect. Un film très drôle et profondément d’actualité qui aborde une vie que nous rencontrons sans doute un jour.

  les-vieux-de-la-vieille.jpg

 

La liste de février (oui, j'ai du temps libre, mais le temps, c'est surtout une question de priorité !) :

Good Morning England (bonne B.O.), Bowling for Columbine, Mais où est donc passé la septième compagnie, Le boulet, Narco, Match Point (ah, Scarlett…), Paris brûle-t-il ? (bon film sur la libération de Paris), La mort aux trousses (sacré Hitchcock !), Le Samouraï, Sur la route de Madison (Belle romance), Trois enterrements, Le cercle rouge (film assez noir avec Bourvil dans un rôle original), Harry Potter x 6 (le pro du balai), Jean de Florette, Manon des Sources (belle diptyque avec Depardieu, Auteuil, Montand et Béart), Dans la peau de Jacques Chirac (mangez des pommes), Dumb and Dumber, Deux jours à tuer, Elephant, Twilight (je n’ai pas compris l’engouement des adolescentes…), Disturbia (pour ado US), Anastasia (très bon Disney avec une belle base historique), Prête moi ta main (bonne comédie française avec Chabat), Les vieux de la vieille, Touchez pas au Grisbi (Gabin et Ventura).

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 13:06

Lire Harry Potter était pour moi une obligation. Mes potes l’ont lu, mes potes l’ont vu. Ma copine également. Le trivial pursuit aussi. Alors plutôt que de continuer à perdre des conversations et des camemberts, j’ai choisi la même option que le Seigneur des Anneaux : regarder les films ! harry-potter.jpg

6 épisodes d’Harry Potter en deux jours, ça peut laisser des traces. Après les trois premiers épisodes, j’ai tenté de créer une potion à base d’artichauts et de grenadine dont le seul effet fut un mal de ventre. J’ai alors cru que j’avais inventé une maladie ou un sortilège mais ce n’était que le pur fruit du hasard et de la malnutrition.

Après le 6ème épisode, j’ai pris mon balai à deux mains, je l’ai coincé entre mes jambes et sur mon balcon j’ai essayé de m’envoler. Ce fut un échec consternant. N’ai pas Harry Potter qui veut.

Surtout, depuis quelques jours, je suis effrayé par tous les binoclards à lunettes ayant une cicatrice sur le front. J’y vois l’ombre de Voldemort alors qu’une chute a vélo est souvent la raison de cette mystérieuse blessure.

Finalement Harry Potter, ça laisse quelques traces. J’espère aussi que ça laissera quelques camemberts !

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 12:49

Un film d'Henri-Georges Clouzot. Ce nom résonnait à mon esprit, l'année dernière Liz, l'Américaine, m'a fait la pub du réalisateur des Diaboliques. Alors une Américaine qui connait un réalisateur français, ça fait réfléchir ! Le salaire de la peur c'est Yves Montand jeune (oui, c'est arrivé !) et Charles Vanel que je ne connaissais pas. Ils font partis des quatre hommes qui, au péril de leur vie, acceptent de véhiculer un chargement de nitroglycérine sur cinq cents kilomètres de routes défoncées. L'énorme prime de ce quitte ou double périlleux est le seul moyen de quitter le village du Guatemala dans lequel ils ont échoué. En plus d'être un très bon film d'action, c'est une jolie dénonciation de la politique américaine dans le coin, si bien que les Américains ont coupé les 45 premières minutes du film avant d'en faire un remake (Le convoi de la peur).

Et oui, car Amélie n'est pas le seul film a avoir traversé les frontières hexagonales. Le salaire de la peur fut reconnu à plusieurs reprises à l'échelle internationale. Il reçut le BAFTA (César Anglais) du Meilleur film en 1955, l'Ours d'or au Festival de Berlin en 1953, le prix d'Interprétation masculine pour Charles Vanel et le Grand Prix (équivalent de la Palme d'or qui n'était pas encore créée à l'époque) du Festival de Cannes la même année.

Surtout les DIALOGUES et un jeu d'acteur d'anthologie. Du genre, "accroche-le par l'alpague et secoue-le à lui décrocher les intérieurs". D'accord, le début du film est un peu long mais 50 ans après, ça n'a pas pris une ride !
le-salaire-de-la-peur.jpg

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 12:40
Un film mythique, je ne trouve pas d'autres mots : Le Pont de la rivière Kwaï et sa musique inoubliable.


 


6 oscars, meilleur film, meilleur acteur (Alec Guiness, que l'on retrouve non pas dans un verre mais dans Star Wars, Obi-Wan Kenobi), meilleur scénario adapté... et classé 13ème plus grand film de l'histoire par l'American Film Institute. J'ai même ressenti une certaine pression à plusieurs moments du film. L'histoire se déroule en Thaïlande dans un camp de prisonniers britanniques tenu par l'armée japonaise. Ceux-ci ont pour ordre de construire un pont afin qu'un important train puisse traverser la rivière Kwaï.
Ce n'est pas vraiment un film de guerre, plutôt un film dans le contexte de la guerre, surtout un film d'action, d'honneur, de sacrifice. Américain quoi.

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 12:38

Oui, j'ai regardé Terminator 2 hier soir. Et ne souriez pas, ne prononcez pas de critique acerbe contre un film que vous n'avez jamais vu. J'avais la même réaction que vous auparavant. Pour moi, Terminator 2, c'était de la sous-culture, à mettre dans le même registre que tous les films de Schwarzenegger ou Van Damme. Quelque chose qui ne pouvait pas m'intéresser puisque je me sentais tellement supérieur à ces choses là.

Oui, un léger sentiment de supériorité a pu apparaître en moi ces dernières années. La faute a des résultats scolaires sans grand travail qui me faisait croire un peu plus intelligent que la moyenne. La faute a plusieurs victoires de Trivial Pursuit. La faute à des voyages qui m'ont fait penser que moi, J.R. je connais plus le monde que vous. Alors ce sentiment m'a poussé à rejeter une certaine culture musicale, cinématographique ou simplement certaines activités de la vie.

Et puis, il y a cette définition d'un érudit : quelqu'un qui sait ce que tout le monde ignore mais qui ignore ce que tout le monde sait. Alors il me faut changer. Alors j'arrête de penser que je suis tellement supérieur, ce qui me permet de savoir ce qui vaut d'être vu, ce qui vaut d'être vécu.

Après la trilogie du Seigneur des Anneaux, voici Terminator 2. Plusieurs fois on m'avait parlé du Seigneur des Anneaux, j'ai Terminator_2.jpg de nombreux amis qui en sont fans, cela m'a bien sûr poussé à faire un effort, surtout lorsque le premier épisode m'a semblé bien long. Au final j'ai fini cette trilogie sans grand enthousiasme mais avec un certain intérêt. Quant à Terminator 2, superproduction de James Cameron, film aux quatres oscars, il bénéficie d'une note de 3.7 sur 4 sur allociné (avec plus de 10 000 votes). Alors je me suis dit que sur un tel échantillon, il devait y avoir des personnes ayant les mêmes goûts cinématographiques que moi qui ont du aimer ce film. Et je ne peux pas dire que j'ai détesté, au contraire,  le temps est passé plutôt vite. Ce n'est pas Lost in Translation mais ça vaut le coup d'être vu. Pour comprendre un peu plus les nombreuses personnes qui en sont fan.

Prochaine étape, Star Wars.

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