13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 07:39

Notre train flotte sur l’eau. Lentement, nous entrons dans la Sérénissime. Venise, ses canaux, sa place Saint-Marc et… ses touristes ! Déjà nous comprenons ce qui nous attend dès la gare de la ville. La queue pour aller aux toilettes ou pour déposer ses bagages est de plusieurs mètres.

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Venise, c’est aussi une histoire de coût. L’industrie touristique sert la ville. Les toilettes sont à 1€50. Faire un tour de gondole peut vous revenir à 150€ les 30 minutes (en partant de la place Saint-Marc), nous avons entendu 20€ pour 30 minutes (en partant d'une zone "désaffectée"). 12€ la bière + supplément de 6€ si un orchestre est présent au café Florian. Les prix varient du simple au triple lorsque tu veux acheter les masques tant réputés.

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L’industrie touristique c’est aussi une plaie pour les habitants. 600€ d’impôt locaux par mois. La raison, le prix de la collecte des déchets, surtout dus aux touristes, qui doivent être récupérés par… des bateaux.

 

Oui, la chose qui fait plaisir à Venise, c’est la totale absence des voitures. Pas de risque de se faire renverser, la ville est entièrement dédiée aux piétons. Enfin, les habitants ont des véhicules, des bateaux. Et si Venise est si touristique, c’est surtout dû à ses canaux, ses ponts, ses gondoles. Oui, c’est joli. La place Saint-Marc vaut le coup d’œil, comme la basilique. De nombreuses églises baroques animent notre visite. Beaucoup de petites ruelles, le pont du Rialto et surtout le Ghetto de Venise, le premier, établi en 1516 (ghetto vient d’un mot italien qui signifie fonderie, présentes en grand nombre dans ce quartier à l’époque de la dénomination).

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Nous avons apprécié la ville. Mais il reste une petite pointe de déception, non pas due à l’orage que nous avons pris en pleine face le dimanche. Non, Venise m’a un peu déçu par son état de conservation et de propreté. Les bâtiments sont assez souvent délabrés, les rues sentent la pisse à 15 mètres (à 1€50 les toilettes ça peut se comprendre). La pub est de plus en plus visible (le pont des Soupirs était impossible à observer tant il était entouré de publicités). Et puis les paysages varient un peu moins qu’à Vérone. Un pont, un canal, c’est joli. 2, 3, 15. J’avoue que pour le vingtième tu fais un peu moins attention.

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Attention, je ne dis pas qu’il faut oublier Venise. Au contraire, il faut y aller une fois dans sa vie. L’expression le dit, voir Venise et mourir (au départ, l’expression était voir Naples et Morire, une petite île à côté de la cité napolitaine. Et depuis le film de Visconti, l’expression est remontée vers le Nord). Mais il a manqué un petit quelque chose. Peut-être un couchsurfing sur place ! (les habitants reçoivent 600 demandes par mois). Oui, pour une fois, nous avons dormi dans un camping, comme toujours envahi par les Néerlandais (si un camping n’est pas envahi par les Néerlandais, méfiez-vous des prestations offertes. Le Néerlandais est un gage de qualité en camping).

 

Prochain voyage, prochaine découverte : Amiens. Ne rigolez pas, on l’appelle parfois la Venise du Nord pour ses canaux et ses hortillonnages !

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 08:23

Non, pas d'Erasmus à Padoue (ce n'est pas faute de connaître quelqu'un qui a fait Erasmus là-bas et qui pleure en lisant chacune de mes lignes...) mais Couchsurfing, avec Anna ! Pour la rejoindre depuis la gare, nous prenons un bus italien, qui a de pratique le fait qu'il n'y a nulle part écrit les arrêts. Je me penche donc sans cesse pour observer si c'est notre arrêt. Petit problème, pour demander l'arrêt du bus, il faudrait savoir à l'avance le nom de l'arrêt...

 

Bref, nous y arrivons sans peine, aidés en cela par notre bus d'Italiens, bien sympas pour l'occasion (contrairement à une majorité de Français traumatisés par un épisode footballistique de l'été 2006, je n'éprouve aucune aversion pour nos compatriotes transalpins, leur trouvant même beaucoup de ressemblances avec nous autres Français).

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L'avantage de Couchsurfing, c'est d'avoir un guide sur place. Anna nous fait découvrir Padova en vélo, dans une sorte de bike tour. Très vite nous arrivons sur la place centrale, la prato della valle, la plus grande d'Italie (presque 9 hectares, il y a même une piste d'athlétisme !). Une ceinture d'eau entoure le parc central, que l'on rejoint par l'un des nombreux ponts. Une multitude de statues nous observe (78 !). Certaines bougent ! Ah non, ce sont bien des militaires qui procèdent à des contrôles d'identité : à la suite d'incidents dans le quartier des migrants, la ville a carrément fait appel à l'armée pour rétablir l'ordre !

P1150127.JPG P1150130.JPGNous continuons notre grande boucle de Padoue avec le vieux centre-ville. L'église Saint-Antoine de Padoue est mondialement connue (oui, ce monsieur est surtout utilisé dans la langue courante lorsque l'on recherche quelque chose). Sophie, elle, cherche un moyen d'entrer puisque, considérant son short comme trop court, le garde refuse de la laisser passer. En découlent quelques insultes contre les religions dans leur ensemble et pour cause, fermer la porte du seigneur en raison de l'apparence d'un de ses fidèles, ce n'est pas très catholique tout ça ! Pas sûr qu'on apprécie tout là-haut. Elle va donc manquer les reliques d'Antoine, exposées, avec notamment... sa mâchoire inférieure et ses dents, ma foi, plutôt bien conservées.

 

L'université, la seconde plus ancienne d'Italie, vaut elle aussi le détour. Petites ruelles, mairie, palace, tout y passe. Padoue est plus grand que Vérone et, même si elle reste en-dessous de la ville des amoureux, elle vaut clairement le coup d'oeil. Ses habitants sont même bien sympas, un homme nous entendant parler français vient nous taper la discute et nous offre quelques figues du jardin de sa mère. Quand je dis que les Italiens ne sont pas dénués de qualités !

 

L'avantage de Couchsurfing n'est pas seulement sa gratuité, c'est également de pouvoir manger local. Pâtes au pesto le soir, pizza le lendemain.

 

L'avantage de Couchsurfing, c'est les parents des Couchsurfers. Le padre et la madre vont "envoyer du rêve" comme on dit dans le jargon. Ils débarquent avec leur voiture le lendemain pour nous emmener à la plage. Nous traversons donc l’est italien pour rejoindre la mer Adriatique. Celle-ci, avec ses 25°C, fait rêver. Sophie se croit d’ailleurs dans son bain tandis que j’ai limite un peu trop chaud dans l’eau. Les parents ont ramené les chaises longues pour tout le monde, les sandwichs ont été préparés avec amour, la glacière est remplie jusqu’au top… ils nous proposent même de nous payer une glace. Nous refusons, faut pas abuser non plus.

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Seul point négatif, nous sommes allés à la plage sans produit solaire. Je tente donc de limiter les risques en restant à l’ombre. Je m’endors paisiblement. Au réveil, une moitié de mon dos est au soleil. Non, ce n’est pas une coïncidence si c’est cette même moitié qui accueille un coup de soleil les jours suivants.

 

PS : pour repartir nous utilisons donc toujours la voiture. Et les Italiens en voiture sont sans foi ni loi…

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 18:09

Le pays des pâtes, de la mafia, de Berlusconi et des maillots de foot à 6€, oui, bienvenue en Italie ! Ryanair, toujours fidèle (les prix augmentent cependant d'année en année, mais ils restent inférieurs à ceux de ses concurrents), nous dépose dans la ville de Vérone, connue mondialement pour être le terrain de jeu des aventures amoureuses d'une certaine Juliette et d'un certain Roméo. Soleil de plomb, sac sur le dos, et une journée à voguer dans la ville, guidés que nous sommes par une bonne vieille carte.

 

A partir de la gare, nous marchons vers le centre-ville sous l'oeil bienveillant de Cavour, héros de l'unité italienne dont on fête les 150 ans cette année. Nous passons près des remparts puis entrons dans le vieux centre-ville. Dès le départ nos regards sont portés sur l'architecture soignée et les couleurs scintillantes des maisons. L'arène occupe la place centrale et on comprend pourquoi la ville est jumelée avec son homologue nîmoise. Je troque mes chaussures contre des sandales, le sweat est rangé pour un temps défini appelé X dans le sac à dos (le retour du sweat sur les épaules à X+1, considérant +1 comme le Nord-Pas-de-Calais).

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La place centrale. Un mélange de "ouah" et de "woh". Occupée en son centre par un marché, la place est splendide. Très vite les coupes de fruits et les glaces nous susurrent des mots d'amour. Nous résistons tant bien que mal, voulant prouver notre fidélité à notre saint budget. Dante sourit devant notre purgatoire. Il occupe le centre d'une seconde place qui n'a rien à envier à la première.

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Ce sentiment de beauté infinie ne va pas nous lâcher de la journée. Nous avons marché le long de la rivière à la recherche d'un endroit laid, nous avons surmonté la ville pour y voir la pollution, nous avons déambulé dans chaque recoin à la recherche d'un lieu mal entretenu ou sentant mauvais... Vérone n'est que merveille.

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La ville des amoureux offre le spectacle des ponts remplis de cadenas et des clefs jetées par dessus bord. Les amoureux y voient ainsi le symbole de leur amour. A force, les ponts devenaient difficilement praticables, ce qui a obligé la municipalité à mettre en place un énorme fil reliant les deux berges. Ainsi, les amoureux peuvent tranquillement faire glisser leur cadenas d'amour le long de la corde (en soi, un cadenas est laid, mais plusieurs dizaines donnent un certain style au paysage).

 

P1150024-2.jpgLe balcon de Juliette est forcément infesté de touristes, tous prêts à faire la photo du Roméo appelant sa Juliette. Mais ce que j'ai retenu, c'est l'entrée dans ce lieu mythique. Des milliers de messages d'amour engorgent le mur, des coeurs à gogo, des prénoms gravés. Combien sont encore d'actualité ? Dieu seul le sait (si tant est qu'il existe). Mais ces messages témoignent de ce sentiment d'amour qui a traversé tant de couples lors de leur visite à Vérone.

 

 

Direction Ilaria ! Erasmus à Canterbury en ma compagnie, elle nous accueille dans son humble demeure, à Mozambano, où elle côtoie le château. La mama et le padre nous traitent royalement, avec un festin italien qui ravit nos papilles.

 

Le lendemain, le soleil frappe ma tête au réveil. Sensation géniale. Nous commençons par un petit tour à vélo vers Castellaro Lagusello, le long d'une rivière, sur un parcours spécialement aménagé pour les cyclistes. Le village est une petite merveille de nature apprivoisée avec délicatesse par ses habitants. L'impression est donnée que les maisons flottent sur la rivière.

P1150094.JPGL'après-midi est une pause baignade-farniente au lac de Garda, avant de visiter le lendemain matin Peschiera. Une grosse présence néerlandaise dans les camping du coin (ils représentent près d'un quart de la population l'été !). Pas une nouveauté me direz-vous, étant donné que les Néerlandais sont présents dans tous les campings français ou espagnols. Une question demeure : qui habite aux Pays-Bas l'été ?

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 16:31

Après ma campagne victorieuse en Grande-Bretagne, je me dirigeai vers mon nouvel objectif : l'empire italien, actuellement sous la coupe d'un Rocco Siffredi en puissance. Quelle ne fut pas ma surprise d'être accompagné par 21 fidèles soldats que je côtoyai tout au long de l'expédition anglaise...

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(Ma fidèle armée)


L'organisation fut donc un détail important. Heureusement, Paolo, mon principal soldat italien, connaît la région. Il a réussi à trouver une place familiale intéressante pour établir notre camp. Nous partîmes 22, un dimanche d'après Summer-Ball, sorte de bal de fin d'année que l'on retrouve dans les descriptions de Cicéron et Virgile...
Le trajet ne nous posa pas de problème, au sein de notre liburne volante aux frais dérisoires (13 pounds aller-retour !) Après avoir franchi le Rubicon, nous arrivâmes dans notre quartier général, vieille bâtisse typiquement italienne en pleine nature, afin d'assurer notre sécurité. Après avoir repris quelques forces, grâce aux spécialités locales (Mozzarella, Pasta, Pesto, Vine...), nous partîmes en expédition. Nous avions une semaine pour découvrir l'empire italien, tout au moins la région de Toscane.
Notre première étape fut la plus vieille université européenne : celle de Bologne. Nos soldats en profitèrent donc pour faire ce que font tous les soldats italiens de notre âge : boire et faire la fête. Dans ma fonction de général-consul, je me chargeai donc de surveiller les troupes et de veiller au plaisir de chacun.

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(l'expédition Bolognaise)


Après une belle victoire sur l'ennemi fatigue, nous rentrâmes au crépuscule. Mon armée fut fatiguée par cette expédition, nous décidâmes alors de rester au camp deux jours afin de préparer au mieux la prochain expédition, la plus importante à mes yeux : Florence, le berceau de la Renaissance. La ville des Médicis, de Dante, Machiavel, de Leonard de Vinci, Botticelli, Galilée ou Donatello (pas la tortue Ninja). Cette expédition fut magique.

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(la magie...)


Bien sûr, Elle m'accompagna tout au long de ce voyage. Ce fut mon compagnon de route, une sorte de double, d'ombre. A chacun de mes pas s'en suivaient les siens. Telle une armée lors d'un défilé, nous fûmes totalement coordonnés. Un regard, un sourire, un geste et tout devenait évident. Une symbiose. Deux corps, un amour.
Florence c'est une capitale romantique. Nous y avons baigné. Nous en sommes imprégnés. Mon armée est devenue amour. Elle remplaça les balles par des fleurs. Les chants de guerre devinrent poème.

Après cette nouvelle expédition victorieuse, il resta une dernière merveille pour partir en beauté...

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Les soldats s'en allèrent, plus forts et tristes à la fois. Ils perdirent plusieurs d'entre eux sur le champ de bataille. Ils savaient que la période des expéditions touchait à sa fin. Ce fut la dernière, l'une des plus grandioses. Avant de mourir assassiné par le temps au doux surnom de Brutus, ils se dirent quelques "au revoir" sans prononcer le mot adieux, même si tous l'avaient à l'esprit.
De mon côté, je me transformai en Octave, bientôt prêt à conquérir l'Europe. Le temps d'Auguste arrivera dans deux semaines. S.P.Q.R. ou plutôt Carpe Diem.

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