23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 19:21

Avec la Chine, la Malaisie restera la très bonne surprise de ce voyage en Asie. Et pour cause, je n’attendais rien, je ne connaissais rien. Kuala Lumpur et ses tours Pétronas. C’est tout.

 

Le pays s’est révélé être le plus beau melting-pot qu’il m’ait été donné de rencontrer. Alors que dans le même temps les électeurs d’un pays occidental développé votaient à près de 20% pour le rejet du multiculturalisme, la Malaisie m’a prouvé que celui-ci pouvait fonctionner.

Chinois. Indiens. Descendants de colons portugais ou hollandais. Malais. Le tout mixé.

 

Des temples bouddhistes. Des temples confucianistes. Des temples hindouistes. Une église chrétienne catholique. Puis un temple protestant. Et la voix du muezzin qui retentit. Les mosquées, majoritaires dans le pays. Alors que dans un autre pays certains refusent la construction de mosquées au motif que les droits des chrétiens ne sont pas respectés dans des pays musulmans. Ils oublient de citer la Malaisie. La population de base est des plus respectueuses. Nous avons parlé religion et nous avons été respectés, malgré notre statut d’agnostiques.

 

En 2009, 2010 et 2011 les chrétiens ont signalé des abus de la part de l’Etat. Celui-ci aurait parfois tendance à jouer une communauté contre une autre afin de mieux conserver le pouvoir.

 

Les politiques sont un peu les mêmes partout. Les mêmes techniques. Et souvent les mêmes résultats. Le pays a connu une seule période de conflit dit « ethnique », en 1969, surtout à l’encontre de la minorité chinoise. 196 morts plus tard, les politiques en place ont compris leur erreur. Depuis la situation s’est normalisée.

 

 

La Malaisie restera aussi le lieu de la bonne bouffe. Le mélange des saveurs fut extraordinaire, la meilleure nourriture d’Asie du sud-est selon moi. Le satay et la nasik aruk furent les meilleurs plats que j’aie testés.

 

Côté paysage, les îles de Perhentian et de Tioman nous ont révélé mille splendeurs. Perhentian (11) Les fonds marins et surtout la nage avec les requins resteront un grand moment de ce voyage. Le centre du pays nous a impressionnés. Vallonné, vert, avec des milliers de palmiers. Melaka et son atmosphère coloniale très historique a beaucoup plu à notre groupe. Quant à Kuala Lumpur son aspect grande ville a été minimisé par notre hôtel des plus luxueux et la vue sur les tours Pétronas.

 

Oui, la Malaisie aurait été différente sans la présence des parents de ma partenaire. Ceux-ci ont amené quelques euros supplémentaires qui ont vraiment transformé la deuxième partie de notre séjour. Les hôtels notamment étaient presque à l’opposé de ce que nous recherchions d’ordinaire. Et ce fut un certain plaisir.

 

Reste son départ. J’y reviendrai.

Pulau Tioman (24)

Le Top 3 des lieux de Malaisie

  

1 Pulau Perhentian

2 Pulau Tioman

3 Melaka

  

Le top 3 de la culture malaise

 

1 Le melting-pot de la population

2 La nourriture

3 Les différents lieux religieux

 

Le top du top

 

La nage avec les requins

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 09:18

logo-caducee-symbole-medecine-pharmacie.jpgJ’ai mal à l’oreille droite. Mais bon ça va passer.

Le réflexe, sans doute issu d’une tradition familiale paternelle, veut que tant qu’un homme est debout, il n’est pas malade. A l’étranger qui plus est, je n’ai guère envie d’aller rencontrer une personne que je ne connais pas, que je ne comprends pas, et dont j’ignore la formation. Et puis toute cette paperasse qui risque de s’en suivre pour me faire rembourser ensuite… (on paie des assurances une fortune, mais on essaie toujours d’éviter cette paperasse très française).

 

Bref. 3 heures du matin je ne dors toujours pas. La douleur augmente au fur et à mesure des heures et je n’en peux plus. Un homme est presqu’à terre. Je quitte la chambre et me dirige vers la réception de l’hôtel. Sympa, le réceptionniste propose de m’emmener chez le seul médecin de l’île (sic !) après avoir écouté ma complainte. Enfin, à la clinique. (?)

 

10 minutes plus tard me voici dans une cour sombre, éclairée par un croissant de lune. Mon accompagnateur sonne et frappe à une porte d’où personne ne semble émerger. Le docteur doit apparemment être profondément immergé dans son sommeil. C’est la seule clinique de l’île et je remercie le ciel que mon cas ne soit pas trop grave. 20 minutes plus tard une lumière apparaît, alléluia.

 

Nous nous dirigeons vers la clinique. Enfin, deux chaises et un bureau. Le docteur passe devant moi et part vers le fond de sa clinique (sic !). Il revient avec 2 boîtes de médicaments et un produit à me mettre dans l’oreille. Puis me souhaite une bonne nuit et repart vers son grand lit douillet dont je l’ai expulsé.

 

Mais n’aurait-il pas oublié quelque chose ? Regarder mon oreille par exemple ? Ou tout au moins me poser une question ou deux concernant ma douleur ? Rien de tout ça ! Et il ne me fait rien payer.

Rapide et gratuit. Ce docteur est magicien ! A peine il passe à côté de toi qu’il sait ce que tu as !

 

 

Kuala Lumpur, le lendemain.

Je me dirige vers l’hôpital recommandé par mon hôtel. Bizarrement, je reste sceptique après mon entrevue de la veille.

L’hôpital est aux normes européennes et ma confiance est décuplée par rapport à la veille. Après une analyse plus poussée, j’apprends enfin le nom de ma maladie, une grosse otite. Un peu embêtant à la veille de prendre l’avion vers un nouveau continent. Le docteur regarde mes médicaments, me dit d’arrêter un produit et de prendre des autres médicaments. Je paye 40€. Et j’ai confiance !

 

« La médecine l’a échappé belle ! » (revoir votre Molière)

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 05:22

Voyage signifie découverte. Vacances signifient repos. Un voyage vous transforme, des vacances vous reposent. Au-delà de ces deux définitions, c’est clairement deux mondes que tout oppose.

 

L’exemple de Pulau Tioman et de l’hôtel choisi par les parents de ma partenaire m’amènent à évoquer des vacances, sujet peu traité depuis le départ. Il y a bien sûr la chambre, le grand lit douillet (oh David), le salon, la climatisation, la télé câblée, le frigo ou le coffre-fort. En bonus vue sur la mer de Chine. Et puis la salle de bains, les deux lavabos, le bidet (spécialement conçu pour se laver les pieds), la baignoire, la tonne d’échantillons offerts (savon, gel douche, shampooing, lait corporel parfait pour les massages…)

Pulau Tioman (2)

Le petit-déjeuner, compris dans le prix de la chambre, inclut 3 types de muffins différents, une quinzaine de plats, et on vous amène ce que vous demandez (je voudrais du lait chaud, du thé vert and Cie). On vous amène même le plat dans la chambre si vous le souhaitez. Et puis la piscine avec vue sur la mer.

Pulau Tioman (28)

Cependant il y a des côtés obscurs. Les prix pour tout ce dont nous avons besoin à côté : la petite bouteille d’eau est à 1,5 euro (25 centimes en dehors de l’hôtel), le repas de base est à six euros (75 centimes en dehors) et les options de l’hôtel se révèlent impossibles à financer pour nos budgets de voyageurs (100 euros le golf, 10 euros l’heure de tennis, même Internet à 5 euros de l’heure m’oblige à abréger mes articles (mes excuses !)

 

Restent les solutions du voyageur en vacances. On embarque la moitié du petit-déjeuner pour le déjeuner. On récupère l’eau dans la salle de sports en libre accès. On profite de la plage et des fonds marins. La beauté et la gratuité (plus de photos dans la colonne de droite). Pulau Tioman (8)

Pulau Tioman (14)

Restent les gens. Le Malaisien de base. Difficile de le rencontrer dans ce type d’hôtel. A moins de jouer au… football ! Un seul langage, une seule religion, un sport. Qui rapproche les peuples, qui les amène à se rencontrer. Plus technique, beaucoup moins tactique, avec 6 attaquants, avec 2 défenseurs (souvent moi !). Beaucoup de fous rires, beaucoup de bons moments. Et puis au moment de dîner, c’est mon adversaire qui me sert. Sensation que je n’aime pas.

Pulau Tioman (33)

Ces vacances ont fait du bien à ma partenaire. Ce serait mentir de dire le contraire pour ma personne. Mais ces vacances sont aussi les derniers moments du voyage avec elle. Elle s'envole.Pulau Tioman (35)

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 03:50

Je me pose souvent des questions concernant l'influence de plusieurs cultures au sein d'une même communauté. Est-ce que la communauté les absorbe, les rejette, s'en approprie une simple partie ? Et qu'en est-il de l'immigration ? Est-ce que les immigrants peuvent s'intégrer, si oui en combien de temps, après une ou plusieurs générations ? Si non la faute à qui ? Aux immigrants qui ne s'adaptent pas assez aux coutumes du pays d'accueil ? Ou aux locaux qui refusent d'avance ces nouveaux-venus, avec un mélange de peur et d'incompréhension face aux nouveaux arrivants ?

 

Difficile de donner une réponse concrète, tant les cas différent d'un pays à un autre. Reste la Malaisie.

Melaka est la ville où l'histoire prend tout son sens, où les communautés, les cultures, les pays, les continents se sont rencontrés. Pensez :

- au XVème siecle, les sultans de Melaka dominent le pays

- de 1511 à 1641 les Portugais sont sur place

- de 1641 à 1824 les Néerlandais les remplacent

- de 1824 à 1942 c'est au tour de l'Empire britannique

- de 1942 à 1945 invasion japonaise

Et dans tout cela, rappelez vous que les marchands indiens et chinois ont compris dès le départ l'importance du détroit de Melaka, sa position stratégique, et qu'ils s'y installèrent en nombre. Aujourd'hui 25% des Malais sont d'origine chinoise et 10% d'origine indienne.

Melaka (10)Un immense melting-pot. La Famosa et l'Eglise Saint-Paul pour les Portugais, l'Eglise du Christ ou le Stadthuys pour les Néerlandais (ci-dessus) et même l'Eglise François-Xavier construite par un missionnaire francais. La religion principale est mulsumane mais les temples (bouddhiste, confucianiste ou hindouiste) décorent les rues. Je suis entré pour la première fois dans ce dernier, pensant alors compléter un peu plus encore ma culture religieuse qui a bien progressé au cours de ce voyage. temple indien de melaka

melaka riviere de nuit

 

Nous avons adoré Melaka. Son architecture, son atmosphère, sa nourriture. Des mélanges malais-portugais à vous emporter vers les cieux. Nous étions logés dans un hôtel à l'architectecture chinoise, avons mangé indien au coin de la rue. Classées au patrimoine mondial de l'Unesco, les rues du centre-ville sont decoupées par la rivière Melaka (ils ne sont pas allés chercher bien loin pour le nom de la ville !). Le soir, la mise en lumière soignée emporterait tous les romantiques.

 

PS : le chargeur d'ordi d'Alba a rendu l'âme. 2 conséquences : mon accès Internet est extrêmement réduit (à ce blog en résumé) et je ne peux publier mes photos (emprunt de Google images). Mes photos seront accessibles dans quelques jours.

 

 

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 03:13

7 mois de trous crasseux, de sol poussiéreux, de douches froides et de cafards infâmes. Des chambres trop fraîches ou trop chaudes, des salles de bains trop petites ou inexistantes. Et puis, le luxe.

 

Chambre avec air climatisé, grand lit confortable, bureau, frigo, TV multi-chaînes, multi-langues. Salle de bains avec lumière dans le lavabo, produits de beauté intégrés et, comble de la richesse, une baignoire.

 

Un bain. Cela ne faisait pas simplement 7 mois que je n'en avais pas pris. Non, cela faisait 7 mois que je n'en avais pas vu. Je me suis demandé si mon cerveau ne me jouait pas un tour, peut-être était-ce là un mirage ? Pour être sûr, j'ai essayé.

 

Notre hôtel, le Traders, est cinq étoiles. Le second de mon existence (après un court passage en Egypte où je m'étais retrouvé dans la même résidence que Moubarak). Intégré : sauna, bain à vapeur, jacuzzi et piscine.

P1160582

Oui, la vue vaut le détour. Depuis la piscine du 33ème étage, les Twin Towers de Kuala Lumpur (encore debout). Peut-être l'immeuble le plus impressionnant que j'aie croisé depuis la drôle d'architecture de Shanghai.

Les Twin Towers de Kuala Lumpur, nom officiel Tours Petronas, furent un temps le plus haut gratte-ciel du monde (88 étages, 452 mètres. Construit par l'entreprise malaise Petronas (ah, le pétrole), elle représente bien le pouvoir et l'importance de l'entreprise dans le pays. 80ème plus grande entreprise du monde en 2009, elle représente environ 44% des revenus du pays ! (imaginez un peu Total faire de même, alors que le groupe n'a rien versé en 2009 à l'état français malgré 8,3 milliards de résultat net !)

 

Compris dans notre forfait, le petit-déjeuner. Non, je dirais plutôt le très grand-déjeuner. Une impression d'infini. Du pain, du vrai. Des petits pains au chocolat. Des Chocapic. Et même du camembert ! Ca vous ne semble pas très impressionnant, mais souvenez vous que je mange du riz ou des nuddles à chaque petit-déj depuis 6 mois !

Et puis des fruits de la passion, une pastèque jaune, des melons blancs, des pitayas (fruits du dragon)... je ne m'étale pas sur les jus. Enfin, des sushis. Oui, des sushis au petit-déjeuner. Il en faut pour tous les goûts.

P1160567

Cet hôtel fut, après 7 mois d'austérité, une sorte de paradis. Nous avons retrouvé le confort. Mieux, nous avons su l'apprécier. En nous souvenant de notre chambre de Hong Kong et de ses 7 mètres carrés pour 3. En nous remémorant certains plats chinois (sang de boeuf séché, cervelle de cochon). En nous rappelant les douches mongoles (absence, baignade dans une rivière descendant tout droit d'une montagne). Finalement, les parents d'Alba sont bien sympa !P1180642

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 10:33

Les-beaux-parents.JPGCa y est ! Ils sont arrivés, ils sont devant moi, ils voyagent même avec moi… ce sont les parents d’Alba ! Et ça en change des choses ! Tout d’abord, et pour la première fois depuis 6 mois, nous ne voyageons plus à 2. Nous qui avions l’habitude de passer les 24 heures de notre temps à nous parler pouvons maintenant discuter avec d’autres personnes sur du long terme ! De véritables conversations s’instaurent, avec 3 avis différents !

Le changement se situe aussi au niveau de la langue parlée. Alors que l’anglais était d’usage (l’allemand et le français étant réservés à nos leçons), nous sommes maintenant en mode bilingue anglais-allemand. Cours intensif au programme !

Non, le plus grand changement se situe dans le mode de voyage. Fini le style backpacker ou le style du voyageur. Les hôtels ont été réservés en Allemagne et ils sont loin de notre ancienne gamme de prix. Le taxi sera un mode de transport privilégié et les visites devront être discutées ensemble. Un peu plus d’organisation semble nécessaire.

 

Et ce fut comment la rencontre avec ses parents ?

Je vous vois venir. Vous aviez la question prête pour notre prochaine conversation Skype. Et bien ce fut sans difficulté. Je peux discuter avec eux (ce qui me change un peu d’une autre relation) et cela facilite grandement les choses. Nos deux Munichois sont musiciens et bénéficient d’une culture générale intéressante, notamment artistiquement parlant. Il semblerait aussi que j’aie fait bonne impression (ils ne m’ont toujours pas séparé de leur fille, ce qui semble être un bon indice), et j’ai déjà été invité à Munich quand je le souhaite.

 

Reste le voyage. Ils restent avec nous 2 semaines, jusqu’au 19 avril. Ils rembarquent Alba avec eux. 2 semaines de voyage à 4. Un peu d’appréhension peut-être. Nous nous sommes accordés avec ma partenaire pour bénéficier d’une certaine liberté pour les visites ou les soirées. Va falloir maintenant leur expliquer (!).

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 03:43

Le top de la Malaisie est, selon notre Lonely Planet, les îles Perhentian. Nager, se reposer, profiter. En trois mots, ils ont bien résumé. Car si les deux précédentes îles visitées nous avaient un peu laissés sur notre faim, notamment vis-à-vis de la qualité de baignade, nous fûmes cette fois comblés.

 

Tout d’abord nous avions notre propre chalet au bord de la plage. Et chaque matin, au moment d’ouvrir les fenêtres, nous avions ceci…Perhentian-Islands--1-.JPGDe plus près cette eau est transparente. Chaude. Propre. Trois qualités essentielles pour le snorkeling. Direction la location de masque et de tuba.

 

Quelques minutes plus tard, à force de longer la côte, nous avons fini par trouver des coraux. Jeunes. Et pleins de vie. Notre appareil photo avec son dernier bâton de batterie nous régala.Perhentian-Islands--2-.JPG

Nous prolongeons notre visite vers le large, et rejoignons deux snorkelers venus ici en bateau. S’ils sont là, c’est qu’il doit y avoir du poisson. Pas exactement.

 

Je nage tranquillement en observant les fonds marins. Une multitude de poissons colorés se déplace et…. et…. HÉ !!!! Mon sang n’a fait qu’un tour quand je vis l’animal. Un poisson de deux gros mètres, ça change de 5 centimètres. Forcément on le remarque. Et on l’observe. Deux secondes ! Je nage très vite dans la direction opposée.

Et puis je me rappelle : non ce requin est inoffensif, n’aie pas peur. J’y repars. Les requins ???. 4 se baladent autour de nous. Un animal magnifique, mais fort timide. Impossible de prendre une photo (de toute façon la batterie était morte) tant à la nage il me prend 5 secondes au mètre (j’ai mis cependant une photo trouvée sur ce cher Google afin que vous puissiez mieux imaginer la bête).

requin-perhentian-islands.jpg

Après 2h30 de snorkeling je me rends tout d’un coup compte que je suis fatigué. Très fatigué. Ma partenaire m’aide à arriver sur la plage. Et là, impossible de me mettre sur mes jambes. Rien ne répond. La fatigue ? L’émotion ? Sans doute un mélange des deux. Mais j’ai mis deux-trois minutes à m’en remettre. Le retour vers notre plage fut long et difficile. On a même hésité à appeler un taxi (il n’y a pas de route sur l’ile et tous les taxis sont… flottants !).

 

Remis de nos émotions, nous savourons finalement notre repas bien mérité. Du poisson.

 

Réflexion du jour : au cours de ce voyage j’ai donc nagé avec des éléphants et des requins. Ouf.

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 03:54

C’est le brouhaha des stands de nourriture qui me fascine. Nous marchons lentement dans leur direction, humant seconde après seconde les différentes épices utilisées. Des épices qui vous prennent le nez, des épices qui, après quelques bouchées, vous prennent la langue, la fonction « goût » et ne vous la rendent qu’après quelques dizaines de minutes (ou plusieurs gorgées d’un liquide, c’est selon). Ce sont des Chinois qui tiennent la principale portion de la rue. Et comme tout Chinois qui se respecte, ils travaillent vite, très vite, et pour pas grand-chose. Nous nous asseyons au milieu des locaux, pensons patienter quelque peu au vu des 20 personnes devant le stand. Après 7 minutes nous sommes servis, et les 20 personnes du début ont été remplacées par 20 nouvelles têtes. Le prix est aux alentours d’un euro pour une assiette complète. Du riz, des pâtes, un mélange de légumes, de la viande, et bien sûr les épices dont nous avons signalé la non-nécessité. Un jus de fruits pressés devant nous, 50 centimes de frais bonheur. On a presqu’envie de revenir une heure plus tard pour profiter d’un tel festin.

Pulau Pinang (19)

Devant moi une Occidentale marche, un paquet de chips occidentaux à la main.

 

L’île est un parfait exemple de ce qu’est la Malaisie. Un immense melting-pot. Nous avons traversé Chinatown, rempli de magasins vendant je ne sais quoi, mais le vendant quand même car on ne sait jamais, ça peut toujours intéresser quelqu’un. Une poupée qui semble dater des années 70, de la ferraille utilisée trois fois, un jeu de cartes recouvert par une poussière épaisse portant un slogan européen. Ici aussi il y a du melting-pot.Pulau Pinang (1)

Little India. Les robes dans les devantures attirent notre regard, fascinés que nous sommes par un monde que nous ne connaissons pas encore. La couleur des visages s’est brunie, les fronts arborent un petit tilak coloré.Pulau Pinang (10)

Les Malaisiens occupent le reste de la ville. L’écriture des devantures passe du chinois à l’arabe, puis l’inverse, mais toujours surplombée par l’écriture latine.

 

Georgestown, premièr arrêt des Britanniques en Asie du Sud-Est au début de la colonisation. Un endroit stratégique, une porte ouverte sur l’Asie du Sud-Est, un lieu déjà découvert depuis longtemps par les marchands chinois et indiens.

 

La rencontre de ces personnes signifie également la rencontre de leur religion. Un temple bouddhiste où l’encens se consume, un temple confucianiste où le sage est représenté sur les murs, une église catholique, un temple protestant. Et puis les mosquées.

 Pulau Pinang (13)

L’appel de la prière est quotidien. Plus besoin d’arborer une montre, nous savons toujours plus ou moins l’heure qu’il est en fin d’après-midi. Les muezzins chantent, leurs voix montent dans le ciel et s’entrechoquent. Des 3 mosquées qui sont dans le quartier, c’est à celui qui chantera de la façon la plus jolie, ou la plus forte. Celui qu’on entendra le plus, que l’on remarquera le plus.

La Malaisie est notre premier pays musulman du voyage. Peut-être même le dernier. Alors nous en profitons. Nous recevons un cour sur l’Islam et le Coran lorsque nous visitons la plus grande mosquée de l’île. Ne pas croire en Dieu (ou Allah peu importe), un sacrilège. Pécheurs que nous sommes nous recevons notre pénitence. J’ai toujours été intéressé par les religions et les cultures qu’elles ont engendrées. L’Islam un peu plus encore du fait de son rôle dans la vie du croyant, pas seulement spirituelle mais aussi économique ou politique.

La question du voile, de la polygamie, du chiisme et du sunnisme… nous recevons nos réponses, sans doute déjà répétées 100 fois. Ma partenaire apprécie peu l’explication sur le voile (c’est écrit dans le testament, Marie est représentée voilée…) et encore moins sur la polygamie (un homme est capable d’aimer plusieurs femmes, mais pas l’inverse ! Allez, circulez !). Mais nous apprécions la conversation. L’impression d’entrer pleinement dans le pays. Malaisie, terre de rencontre. Où deux agnostiques et un fidèle échangent sur le monde qui nous entoure.Pulau Pinang (15)

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 16:01

Depuis Koh Lanta nous avons choisi la solution « facile » pour rejoindre la Malaisie. Une voiture. Puis un minibus. Puis un bateau. Puis un mini-van. Puis un minibus. Puis un nouveau minibus. Et enfin un bateau. 10 heures plus tard, nous voici à la frontière malaise pour un nouveau tampon. Bonne nouvelle : pas besoin de visa quand vous êtes Français. Deuxième bonne nouvelle : nous pouvons rester 90 jours sur la péninsule ! Ce ne sera pas nécessaire (départ programmé le 19 avril). A noter que l’île, située à la limite entre les deux pays, est duty-free ! (sans taxe)

 

Nous avons jusque-là évité les tours organisés, privilégiant les solutions personnelles. Mais depuis le Sud de la Thaïlande les choses ont évolué. La faute aux îles. Car si sur la terre ferme il est facile et économique de louer un vélo ou une moto, cela reste compliqué et très cher de louer son propre bateau ! Or Langkawi possède 99 îles à marée haute et 104 îles à marée basse (seules 4 sont habitées). Difficile dans ces conditions de ne pas passer par un tour organisé.

Langkawi (2)

Nous sommes 8 dans le bateau, 4 Indiens, deux British et nous autres. Scène amusante : les Européens n’enfilent pas leur gilet de sauvetage (sûrs de leur capacité de nage) alors que les Indiens s’en défont avec difficulté arrivés sur la terre ferme.

Sur la première île les singes passent à l’attaque. Ils volent une bouteille de jus d’orange, tentent d’arracher les plastiques d’autres visiteurs et se retrouvent avec une casquette entre les mains (il suit la mode le singe). Bref, un singe c’est sympa, mais de loin.

Langkawi (3)

Un lac intérieur est la principale attraction du lieu, et si la scène est magnifique vue du ciel, elle déçoit un peu sur la terre. Puis nous voyageons d’ile en île. Nous nourrissons des aigles et nous étalons sur la plage, un peu hantés par une méduse que nous avons vu passer et qui reste dans nos mémoires au moment d’aller nager (d’accord mais pas trop loin du bord alors !).

Langkawi (8)

Les paysages restent magiques. Et pourtant…

 

Et pourtant j’ai l’impression que nous sommes un peu blasés. Les comparaisons font mal. Plus nous avançons et plus il nous faut des montagnes de plus en plus hautes, une eau de plus en plus bleue, des histoires de plus en plus extraordinaires. Après 7 mois de voyage, quelques effets négatifs se font ressentir. J’ai surtout l’impression que l’on n’apprécie plus à leur juste valeur les lieux que nous visitons. Des endroits que j’honorerais sans aucun doute s’ils étaient placés au début du voyage. Un peu moins maintenant.

 

Nous avons loué une moto et nous avons été un peu déçus par les paysages de l’île. L’effet Thaïlande. A signaler cependant, la montée en téléphérique vers le plus haut point de l’île. De là une vue plongeante assez sympa et un pont suspendu qui a un peu effrayé ma partenaire. L’architecture du pont est intéressante.

Langkawi (11)

Bon, je ne vais pas me plaindre non plus. Une plage fut magnifique (notamment les rochers) et quand je regarde les photos (colonne de droite) j’ai un sourire aux lèvres. C’est peut-être de ça que je suis blasé. (?) Peut-on être blasé du bonheur ? Ne serait-ce pas honteux ?Langkawi (12)

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 11:51

Pour bien comprendre la Malaisie il faut se placer au-devant d’une carte. Le pays est coupé en deux : la péninsule malaise, intercalée entre la Thaïlande et Singapour. Et la partie nord de Bornéo, avec Brunei en son sein et l’Indonésie au sud.

Nous allons nous focaliser sur la péninsule, pour des raisons financières, pratiques et de temps.carte péninsule malaisie map malaysia peninsula itinérair D’entrée ce sera la vie dans les îles du nord-ouest (Langkawi et Penang) avant de faire le parc naturel de Taman Negara. Ensuite une nouvelle petite île de l’est Pulau Perhentian, avant de se rendre à Kuala Lumpur pour la seconde partie du voyage (qui sera très différente, j’y reviendrai en temps voulu). De Kuala Lumpur direction Melaka, la ville historique. Enfin les derniers jours d’Asie seront sur l’île de de Tioman pour finir la boucle à Kuala Lumpur.

 

Et puis, et puis… c’est l’Australie.

 

J’attends peu de choses de la Malaisie, je connais peu, je n’ai pas vraiment d’images en tête. La nourriture en fait sa renommée dans les guides de voyage, on va goûter un peu tout ça. Et puis ce sera les dernières semaines avec ma partenaires après 6 mois de voyage ensemble. Un sentiment particulier sans aucun doute.

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