14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 12:21

Jack Kerouac m'a fait rêver. Sur la route des Etats-Unis, je m'y voyais. Et puis, la réalité.

Pour traverser les Etats-Unis, il y a plusieurs solutions :

- Acheter une voiture. Problèmes : lorsque l'on est étranger, il est très difficile de faire enregistrer son véhicule. Il faut disposer d'un permis international. Il faut assurer son véhicule. Il faut trouver le bon rapport qualité/prix et ne pas risquer de se retrouver bloqué au milieu du périple, surtout si on a un avion à prendre. L'épisode dit "des Australiens" a achevé de nous convaincre.

- Louer une voiture. Problèmes : le prix de location est élevé (minimum de 1000$), il ne comprend pas l'assurance. Justement l'assurance offerte par le loueur coûtait la modique somme de 700$. Possibilité d'assurer son véhicule autrement mais les autres assurances multiplient les difficultés si vous êtes étranger et ne peuvent jamais vous assurer complétement (votre véhicule ne sera pas assuré d'où l'inintérêt). Permis de conduire international. Taxe si vous avez moins de 25 ans, 25$ par jour de location !

- Faire du stop. Impossible l'hiver. Possible l'été, si vous disposez de beaucoup de temps.

- Le train. Voir Amtrak. 30 jours = 579$. L'offre peut paraître très intéressante, sauf qu'elle n'inclut que 12 étapes. Ainsi, si pour faire New York-La Nouvelle Orléans vous devez changer deux fois de train, ce trajet vous consomme 3 étapes et dure ... 30 heures ! Le réseau est peu développé comparé à l'Europe. Sympa si vous souhaitez simplement faire quelques grandes étapes de la côte est ou ouest.

- Le bus. Assez cher sauf si on s'y prend à l'avance. Le même souci qu'avec le train, facile de se déplacer entre les grandes villes de la côte est ou ouest mais plus difficile si vous souhaitez entrer dans les terres.

 

Bilan personnel : nous avons appris les problèmes d'assurances la veille de notre départ, alors que notre assureur nous assurait (sic !) qu'il n'y aurait pas de problème. Notre voiture de location n'était pas assurée et la première dame refusa, à raison, de louer la voiture dans ces conditions.

Second bilan : je suis à Tilques (mais c'est une autre histoire).

Troisième bilan : la traversée des Etats-Unis se fera en stop, un de ces prochains étés. Des volontaires ?

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 13:30

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Finissons New York en beauté ! Alors que Thanksgiving est à peine fini, Noël enchaîne très rapidement, à croire que les fêtes commerciales ont été spécialement calibrées. La chanson "Last Christmas" résonne en ville, le Père Noël est déjà de sortie et les illuminations éclairent la grande pomme. Forcément, on voit tout en grand. A commencer par les boules et les guirlandes du sapin, photos à l'appui. P1110190.JPG

Mais l'élément indispensable d'un Noël new yorkais réussi reste le sapin de Noël du Rockefeller Center. Pour trouver l'arbre "élu", on ne lésine pas sur les moyens : hélicoptère qui tourne dans le Vermont ou même au Canada ! Cette année, il vient cependant de l'Etat de New York. Et pour assiter à son illumination par une célébrité, il vous faudra dépenser quelques dollars ou regarder NBC, qui diffuse l'évènement en direct. Il impressionne en quelques chiffres : 25 mètres de haut, 30 000 illuminations et l'étoile qui l'orne pèse 250 kilos !

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Je pense que Noël est la période idéale si l'on veut visiter New York. L'atmosphère de la ville y est particulière et cela doit être une grande joie de parcourir ses rues quand on est touriste. SI l'on habite New York, Noël est le moment idéal pour déguerpir. Les touristes bloquent les rues et les prix augmentent un peu plus. C'est ce que j'ai fait. Good Bye New York.

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 23:16

Notre séjour à New York touche à sa fin mais nous n'avons pas le temps de nous retourner. La route est déjà présente devant nous. Dans deux jours nous partons chercher notre voiture de location dans le Delaware. Celle-ci devrait nous permettre de traverser les Etats-Unis.

 

C'est un nouveau pari un peu fou, insensé diront certains. Rejoindre San Francisco en moins d'un mois tout en passant par Chicago ou La Nouvelle-Orléans... (j'en passe, et des meilleurs) Pour cela, nous bénéficions cependant d'un nouvel atout : CouchSurfing et ses deux millions de membres.

 

C'est l'expérience de mes précédents tours qui m'a permit d'organiser cette traversée. Deux idées importantes à retenir :

- le stop c'est superbe pour les rencontres mais il y a des risques de se retrouver bloqué quelque part, en plein hiver, avec un avion à prendre le 5 janvier. L'ídéal pour le stop, c'est l'été et c'est d'avoir du temps. Nous en avons, mais il est limité.

- la voiture c'est génial pour avancer. Le seul souci reste les rencontres. Le précédent du tour d'Europe m'a fait comprendre qu'une voiture nous amène, même inconsciemment, à nous replier sur celle-ci et sur ses occupants.

 

coachsurfing.jpgTraverser les Etats-Unis en voiture avec CouchSurfing nous permettra donc d'avancer tranquillement tout en faisant des rencontres le soir. En effet, le site, de par sa définition, permet d'obtenir un canapé chez l'habitant le temps d'une nuit. Dans les faits, on peut parfois rester plus longtemps et bénéficier de notre propre chambre. Les inscrits sont souvent très motivés à l'idée de faire de nouvelles rencontres, notamment internationales. Les voyageurs adorent se mélanger aux autochtones, tout en bénéficiant d'une nuit gratuite. Oui, c'est un argument de plus : pas d'hôtel à payer !

 

Le trajet vous sera présenté avant le départ. Il est ambitieux. Mais pas impossible. Quant à l'expérience CouchSurfing, elle risque d'être renouvelée ces prochaines années. Ami(e)s voyageurs, n'hésitez pas à en faire de même !

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 17:35

C'était le dernier point de ma Bucket List spéciale New York. Deux noms qui résonnaient à mon esprit, l'un me rappelant le tennis et l'autre la bière... Je suis à l'extrême est de New York, à l'est du Queens, à la toute fin des stations de métro. 1h30 de trajet m'ont emmené ici, à 16 kilomètres de Manhattan.

C'est justement dans le métro que je me suis rendu compte de la présence en nombre des asiatiques. Après quelques recherches, il s'avère qu'il y a ici plus de chinois qu'à Chinatown ! C'est dire...

 

La zone est d'un calme intense. Le parc est immense. Je m'imagine presque vivre ici. Ce calme est cependant troublé toutes les cinq minutes par un avion qui décolle de La Guardia, l'aéroport voisin. Finalement, je ne veux pas vivre ici !

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Je commence ma visite par le stade des Mets, la seconde équipe de base-ball de New York, qui vit dans l'ombre des Yankees. L'endroit est désert. De l'autre côté de la voie ferrée, ce sont des autres stades, de tennis cette fois. Flushing Meadows signifie pour tous les fans de tennis "US Open", l'un des quatre tournois du grand chelem. Pas possible de rentrer, mais un coup d'oeil sur les prix : de $50 à $84 selon les jours. J'imaginais bien pire.

 

Je poursuis ma visite avec le parc. J'apercois de très loin l'immense "unisphere"' d'une hauteur équivalente à douze étages, construite pour la foire internationale de New York en 1964. Le diamètre de la sphère est de 36,6 mètres. Impressionnant ! 

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Flushing-Corona est un parc très différent des autres parcs new-yorkais. Si Central Park est bondé, ici c'est désert. Si Propect Park est pour moi l'exemple new-yorkais d'un parc à l'anglaise, Corona Park c'est à la francaise. Les arbres sont alignés, travaillés. Si l'inspiration est donnée à la nature chez les anglais, elle est donnée aux jardiniers chez les francais. Je ne choisis pas mon camp étant donné que les deux présentent leurs avantages et inconvénients.

Deux lacs partagent le parc et il est facile d'y passer une journée agréable, sous le soleil, et sous le bruit des réacteurs...

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 20:07

Les dessins animés de Disney ont tous bercé notre enfance. Moi le premier. Chaque année, avec mon école primaire, nous allions voir le dessin animé de l'année. Pourtant, j'avais pris cette mauvaise habitude de m'endormir devant le film... Et puis le Roi Lion est arrivé. Ses chansons, ses décors, son histoire. J'ai été envoûté. C'est de loin mon Disney préféré.

Il y a quelques mois, deux de mes copains sont allés voir la comédie musicale du Roi Lion à Paris. Ils en sont encore tout émoustillés. Dans la grande pomme, j'avais inscrit une comédie musicale sur ma bucket list. Et de ce fait, j'ai offert ce cadeau à la demoiselle (et dans le même temps à moi-même !). $72,50 la place, au théatre Minskoff, en plein Times Square.

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J'ai été très surpris. Je m'attendais à quelque chose de très bien, et j'ai eu quelque chose d'excellent. La recomposition d'un film que je connais par coeur m'a étonné. Le point fort reste les chansons et les décors.

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Mais. Oui, il y a un "mais". Ce "mais" n'a rien à voir avec la comédie musicale mais avec le public. Et notamment un couple d'Espagnol assis à côté de nous. Tout d'abord, ils parlent. Beaucoup. C'est excessivement énervant cette manie de parler alors que j'essaie d'être concentré sur le show. Ensuite, l'homme regarde son téléphone toutes les cinq minutes. Un faisceau lumineux remplit alors le théâtre et une bonne partie des rangées devant nous se retourne à plusieurs reprises. Enfin, et surtout, en plein milieu du show, l'homme se met à téléphoner. On le regarde avec Laura, on lui fait des grands signes. Il raccroche. Puis téléphone une seconde fois. Là, j'ai plus une réaction du style "tu sors ou j'te sors ?". Niveau irrespect, difficile de faire pire... Heureusement, Hakuna Matata !

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 04:42

C'est hier que j'ai trouvé la dernière brique de ma maison, la dernière pièce de mon puzzle, la dernière note de ma chanson. Harlem l'insoumise m'a été révélée. Le Nick's club, dans la 149ème et St Nicholas. Un petit troquet qui ne paie pas de mine. Une fois à l'intérieur, une incroyable ferveur pour la musique. Le jazz résonne, et je suis au premier rang. Sans relâche, je suis les doigts des saxophonistes, empruntant la route du blues et du jazz. Une basse, un piano et la trompette. Les morceaux s'enchaînent, et les applaudissements suivent le rythme. Une ovation les accompagne bientôt.

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Harlem c'est une partie de Manhattan que l'on n'imagine pas forcément. Les gratte-ciel laissent place à des maisons de trois étages, occupées par une population parfois très pauvre : plus d'un tiers du quartier vit sous le seuil de pauvreté. Harlem c'est également une exception ethnique à Manhattan : hispaniques et noirs s'y côtoient alors que les blancs ont largement déserté. Je vis au nord-ouest du quartier, c'est plutôt Porto-Rico. Au centre de Harlem, c'est l'Afrique. Il y a même depuis quelques années un "Little Senegal". A l'est, on se balade en Amérique du Sud. Communautarisme, quand tu nous tiens.

Chaque partie a ses spécificités, assez différentes du reste de Manhattan. La plus importante est la religion. On compte près de 400 églises dans Harlem. C'est un des grands foyers du christianisme, les pasteurs ayant une influence considérable, parfois même politique. Dans le même temps, c'était le lieu de vie de Malcom X et le Nation of Islam respire encore malgré le 11 septembre.

 

Vous comprenez très vite : la spécificité d'Harlem correspond à cette mixité, ces mélanges, un véritable melting-pot à l'américaine, qui symbolise tout autant une ville qu'un pays. Avec quelques mauvais côtés parfois. La sirène des ambulances hurlant à la mort, de jour comme de nuit. Obésité et analphabétisme se côtoient, avec un mélange de pauvreté, pour donner un beau sentiment d'insécurité dont les fans du 13 heures de TF1 raffolent. Mais je retiens surtout les avantages. Les prix cassés comme nulle part ailleurs dans la grande pomme. Des dizaines de restaurants exotiques, du Cubain au bon vieil Américain, de l'Africain à  l'Argentin. Les cafés et les clubs de jazz, le Cotton Club ou l'Apollo Theater. La musique qui envoûte au coin des rues, sur des airs de salsa ou de gospel.

 

Harlem ca vit. De jour comme de nuit vous allez rencontrer des mecs prêts à causer, des restaurateurs prêts à cuisiner, quelques badauds tentant de vous vendre quelque chose qui est légal ou qui ne l'est pas. Parfois vous allez vous demander si les Espagnols n'ont pas envoyé ici leur Invincible Armada, qui résiste encore et toujours à l'envahisseur anglais et sa langue shakespearienne. Et vous allez respirer l'histoire du mouvement des droits civiques, en arpentant les rues Martin Luther King ou Adam Clayton Powell, où les descendants de Marcus Garvey font toujours flotter le drapeau pan-africain de l'UNIA.

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Je vais bientôt quitter Harlem. Mais Harlem ne me quittera pas. Un morceau de jazz et ses rues vont redéfiler. Un peu de blues et les visages je vais me remémorer. Un saxophone et la musique va chanter.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 13:57

Autant Halloween a réussi son immigration en Europe, autant Thanksgiving reste une journée américaine. Mais qu'est-ce que Thanksgiving ?

L'origine serait l'arrivée de colons anglais au Massachusetts. Les débuts de la colonisation furent très difficiles, la première récolte fut catastrophique et près de la moitié des colons mourut de maladie. Les autres durent leur survie à des autochtones, les Wampanoag, qui leur offrirent à manger. L'année suivante, ces colons obtinrent enfin une récolte raisonnable et invitèrent les Wampanoag à partager un grand repas. Depuis, Thanksgiving est célébré, annuellement grâce à un décret de Lincoln, le quatrième jeudi de novembre depuis F. D. Roosevelt.

 

Oui, le président s'intéresse beaucoup à Thanksgiving. Obama va même gracier une dinde ! Etonnant, non ? Imaginez un peu Sarkozy apparaissant à la télé pour nous dire qu'il gracie un canard... on lui met la camisole et on l'enferme !

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Thanksgiving c'est l'une des fêtes les plus importantes, peut-être même la plus importante, devant Nöel. Le pays mange le jeudi. Et quel repas ! J'ai moi-même expérimenté pour vous :

- une soupe de crème de dinde

- une dinde farcie

- une purée de pommes de terre

- une purée de rutabagas

- de la farce de pomme

- du maïs

- de la citrouille

Tous ces ingrédients font partie du repas traditionnel, très consistant. Les Américains se retrouvent le plus souvent en famille. La seule comparaison que j'ai avec l'Europe serait Noël, mais ce n'est pas très pertinent. Bien que...

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La base de cette journée reste la religion. La plupart des Américains assistent à la messe et remercient Dieu de leur avoir donné une famille, un boulot, ce bon repas... J'ai moi-même refait un Gospel, avec un prêtre assez étonnant qui nous a appelés à remercier Dieu que l'on n'ai pas de mouton dans sa maison (je vous raconterai l'histoire un jour si ca vous intéresse).

 

Enfin Thanksgiving est une fête américaine jusqu'au bout. Parade dans Manhattan, programme de TV spécial et le lendemain, les plus importantes soldes de l'année ! Money, money, money...

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 16:58

21 000 étudiants. Dotation : 25 milliards de dollars ! La plus riche et la plus courtisée des universités américaines est située à Cambridge. Oui, à Cambridge, Etats-Unis. Les Américains sont rarement allés chercher très loin le nom des villes. Ici, il y avait beaucoup de colons qui avaient étudié à Cambridge alors, de facon très originale, ils ont décidé de baptiser leur nouveau village avec le même nom. Depuis c'est une ville voisine de Boston, simplement séparée par la rivière Charles.

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Je pensais à l'avance que cette université allait être impressionnante. Mais pas à ce point ! Pour le simple filière du droit, ils ont vingt bâtiments ! Alors que dans toute université normalement constituée nous travaillons sur des reproductions, ils ont le luxe d'avoir les musées. Un musée d'histoire naturelle, ou encore un musée d'art, avec quelques Manet, Monet, Poussin ou Picasso !

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Sont sortis de là 45 prix Nobel, dont Mister Obama, ainsi que quelques anciens présidents : les deux Roosevelt, Kennedy,  G. W. Bush... mais pour celui-là il se la raconte moins !

Alors j'ai bien observé les étudiants, espérant déceler dans l'un d'entre eux un destin à la Obama. Le campus était quasi-désert car dans le même temps, c'était LE match de l'année en football américain, contre Yale, l'université rivale. Si bien que même les bus affichaient des "Let's go Harvard, beat Yale" au lieu de leur trajet. Difficile de s'y retrouver dans ces conditions.

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Nous avons traversé Cambridge qui a toutes les qualités que l'on attend d'une ville étudiante, avant de retrouver Boston. 600 000 habitants (moins que Marseille !). Mais une influence mondiale gràce à cette université. Pour le reste, j'ai cherché un symbole de la Boston Tea Party. Je cherche encore. Pas grand chose. Le centre-ville est assez petit, il fait bon s'y promener et s'y perdre. Mais la ville ne présente pas un lieu ou un bâtiment hors-normes. Ce fut une petite déception. Cependant, le fait de s'échapper de New York et de se balader dans des petites rues change des longues avenues rectilignes de la grande pomme.

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 19:35

Cela faisait plusieurs semaines que Liberty et Ellis Island me tentaient. 12$ pour le bateau, cela me tentait moins (8 si je réservais à l'avance mais je souhaitais le faire un jour de soleil). J'ai finalement craqué. Et j'ai bien fait.

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Tout d'abord la grande dame. Wohhhh. Je suis à ses pieds, au sens propre comme au figuré. Je l'observe longuement. Bartholdi était un véritable artiste. La précision des mains, du pli de la robe. Et son histoire. Avec des anecdotes croustillantes, comme le fait que la statue fut utilisée comme un phare pendant les seize premières années ! C'est un beau cadeau que la France a fait là ! Après une bonne heure à ses pieds, je pars vers Ellis Island.

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Ellis Island. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais cette île fut un symbole. Pour entrer aux Etats-Unis, 12 millions d'immigrants ont dû passer ici. Et on estime qu'environ 100 millions d'Américains ont un ancêtre qui est entré par Ellis Island. L'île accueillait les immigrants, et les inspectait. Signe de maladie, de folie : retour à la maison ! Ils sont 2% à avoir fait le voyage pour rien. L'île y gagne le surnom de "l'île des pleurs" ou "l'île des coeurs brisés", lorsque l'homme était accepté, mais pas sa femme, ou son enfant...

 

L'immigration aux Etats-Unis est un sujet étonnant. Le pays s'est développé grace à ce processus. Plus de 95% des Américains sont des descendants d'immigrants. Et pourtant, très vite, les polémiques enflent. Plusieurs lois sur les quotas d'immigration sont prises au début du XXème siècle. Les premiers visés sont les Chinois. Puis ce sont les Européens de l'est, puis du sud. On veut une "Amérique aux Américains !" (tiens ca me rappelle quelque chose...)  Au regard de l'histoire du pays, cela prêterait à sourire si le sujet n'était pas aussi grave. Depuis, le visa américain est l'un des plus difficiles à obtenir et les dernières lois passées en Arizona durcissent les conditions pour les immigrants mexicains.

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De facon plus générale, le musée consacré à l'immigration aux Etats-Unis m'a fait réfléchir longuement aux politiques d'immigration européennes, et francaises en particulier. Alors que la grande majorité de la population craint une grande vague d'immigration, l'exemple américain montre que celle-ci a considérablement développé le pays. Vous allez me répondre que le pays était vide au départ. Oui, mais non. Au début du XXème siècle, ce fut la plus grande vague d'immigration de l'histoire du pays (1 million d'immigrants rien qu'en 1907!). C'est Marine qui pense être élue  facilement !

Pourtant cette vague, j'ai presque envie de parler d'un tsunami, a été suivie d'un Golden Age, véritable âge d'or pour le pays. Et pour cause, il fallait tout construire pour les immigrants.

 

Alors je pense à ma France, un pays plutôt vide (densité de population deux fois plus élevée en Allemagne, trois fois en Belgique, presque quatre aux Pays-Bas) qui a tendance à fermer ses frontières. Je pense également au Canada et à l'Australie, souvent premiers au classement de l'IDH (indice de développement humain) et qui ont une politique plus flexible. La solution ? Je ne l'ai pas. Mais j'ai comme le sentiment que l'actuel gouvernement n'a pas la bonne.

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 04:50

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Cinquième rang, au centre. Nous sommes dans le théâtre du Madison Square Garden (WaMu theatre). La place vaut 115$ et le cirque du soleil présente "Wintuk". Oui, là, vous vous dites : "il y a quelque chose !" Susan.

Susan, c'est le genre de femme qu'on aimerait tous bien connaître un jour. Journaliste, actrice, elle fréquente du beau monde. Il se trouve que c'était la première propriétaire de Laura. Elle a ses entrées un peu partout, et en fait bénéficier ma demoiselle. Souvent ce sont des avant-premières de films. Ce soir c'est du cirque. Du coup, nous en profitons. Oui, NOUS. Car nous sommes 4 ! Un cadeau à 460$ ! Ce n'est pas tous les jours ! Surtout qu'à l'entrée, c'est pop-corn et soda à volonté !

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Le Cirque du Soleil. Le nom doit vous parler. Ils ne sont pas Francais, mais Québecois (c'est du pareil au même !). Et ils sont bien différents des cirques traditionnels.

Je veux parler du cirque que j'ai vu dans mon village : petit, sympa, qui fait participer le public, mais dont les moyens sont limités. Je veux également évoquer le cirque que j'ai vu à Rennes : quelques animaux et quelques acrobates mais rien de flamboyant.

 

Oubliez tout ceci. Le Cirque du Soleil, ca a de gros moyens (4 000 employés à travers le monde !) Et c'est contemporain ! Pas d'animaux ! Oui, au départ, ca surprend. Mais des comédiens et des acrobates. Et quels acrobates ! Du genre un jongleur avec huit balles. Donne-m'en 3 et je suis perdu !

Le spectacle ressemble beaucoup à une pièce de théâtre, voire même à une comédie musicale. Beaucoup de chants, beaucoup d'humour et une véritable histoire en trame de fond. J'avoue c'est magique et pas seulement pour les petits ! Alors merci qui ? Merci Susan. (Au fait, si tu as des places pour une finale de coupe du monde de foot un jour...)

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