16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 08:28

Thierry-Roland.jpgLe décès de Thierry Roland la nuit dernière attriste beaucoup d’amateurs de football, moi le premier. J’ai beau n’avoir que 25 ans, c’est un peu ma voix du football qui s’en va. Déjà que Thierry Gilardi a disparu en 2008…

Mes souvenirs de football sont loin de n'être que des images. Ce sont parfois des odeurs, comme celle du Parc des Princes un soir de Paris-Auxerre il y a quelques années, respirant les fumigènes du Kop Boulogne et du Virage Auteuil au temps de leur grandeur.

C’est le bruit aussi, celui des chants des supporters (ah les Irlandais avant hier), celui de la musique des hymnes nationaux, ou des vuvuzelas en 2010…

Le football c’est aussi du goût, quand on se retrouve ensemble devant un match pour manger un américain Sensas dans l’un des cafés de Saint-Omer ou une pizza chez moi.

Les matchs de football sont un ensemble : la pression lors des tirs au but, ou sur un corner adverse à 2-1 dans les arrêts de jeu. Les cris de joie, les larmes de tristesse. Et les commentateurs, leurs petites phrases. Alors oui, le décès de Thierry Roland m’attriste. Je ne connaissais pas le monsieur, mais il fait partie de mes souvenirs. Et son décès, c’est un peu la mort de ceux-ci. Sa disparition, c’est un rappel : on vieillit. Et on devra abandonner tous ceux qui, un jour, ont fabriqué nos souvenirs.

 

Une petite vidéo en hommage, lorsque le public de Valenciennes a repris en choeur le fameux Tout à fait Thierry

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 16:58

Ma Bucket List affiche plusieurs lignes qui se doivent d'être réalisées avant une certaine vieillesse du corps. Finir un marathon est la mission que je compte réaliser l’année prochaine, le 7 avril 2013. Marathon-de-Paris-semi-marathon-de-Lille.jpg

Pour cela il me faut de l’entraînement, beaucoup, et de la motivation, encore plus. Je sais que je ne suis pas le seul à vouloir réaliser ce que Phidippidès a fait à la suite de la bataille de Marathon (pour annoncer la victoire des Grecs sur les Perses). Je lance donc un appel (encore !) à tous ceux qui aiment courir, pour le plaisir ou pour un peu de compétition. N’hésitez pas à me faire sortir de ma tanière pour effectuer quelques foulées bénéfiques au corps et à l’esprit.

Pour bien me préparer je souhaite tout d’abord réaliser et finir le semi-marathon de la braderie de Lille (1er septembre 2012). J’espérais déjà le faire l’année dernière mais j’avais peut-être un peu trop poussé la machine les mois précédents. A tous les amateurs, les inscriptions sont ouvertes.

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 10:40

Paris-Qatar-Leonardo-Ancelotti.jpg1 Je suis en tour du monde

2 Le club a été racheté par des Qataris pour servir de vitrine à leur pays

3 Les Supras Auteuil ne sont plus

4 Le stade accueille des spectateurs et non plus des supporters

5 Parce qu’avec les 43 millions d’euros de Pastore, je rachète Montpellier

6 Contre Nice, sur les 11 joueurs, 9 n’étaient pas au club l’année dernière

7 A chaque victoire, on dit que l’argent paie

8 110 millions d’euro de dépenses en achats de joueurs de football. C’est la même somme que l’Union Européenne a offert à l’Ukraine pour isoler le réacteur de Tchernobyl au mois d’août.

9 Parce que licencier son entraîneur alors que le club est en tête du championnat, c’est un scandale

10 Parce que je ne reconnais plus mon club. Le PSG ne me fait plus rêver.

 

Premier et même pas fier. J’préférais quand on prenait 4-0 à Grenoble.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 18:25

Beckham-psg.jpegSalaire : 800 000 € par mois.

 

 

Rien à ajouter.

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 11:52

Oui, le sport réserve souvent bien des surprises, bien des émotions. Mais de temps en temps, en regardant une fiche de match, on se demande ce qu’il s’est passé pour en arriver là.

 

Martin Palermo et ses trois penaltys ratés

 

Copa America 1999 au Paraguay. 2 choses très insolites. Tout d’abord, pour cette compétition qui rassemble les nations sud-américaines, il faut signaler la présence du… Japon !

Phase de poule, Colombie-Argentine. 3-0. Ca aurait pu faire 3-3, si Martin Palermo en avait décidé autrement. 3 penaltys manqués dans le même match, l’attaquant argentin entre ce jour-là dans le Guiness des records. Pour lui, cela signifie sa mise à l’écart de la sélection après la compétition. Il ne sera rappelé que 10 ans plus tard. Dommage, parce qu’avec 9 buts en 15 sélections, ses stat laissent rêveurs beaucoup d’autres attaquants.

 


 

 2-2 et pour Chris Nicoll, 4 buts.

 

Chris Nicoll. 20 mars 1976. Aston Villa-Leicester. Joueur d’Aston Villa, il inscrit 2 buts, d’un côté, et de l’autre. Un peu le réflexe du FC Tilques, il a voulu changer d’équipe au milieu du match pour équilibrer… Bon, il n’est pas le seul, Sam Wynne a fait pareil en… 1923 (je n’ai pas retrouvé les images !).

 

Stan Van den Buys, un triplé pour l’éternité.

 

Jupiler League ! Oui, c’est le championnat de Belgique ! Saison 1995-1996, Germinal Ekeren-Anderlecht, 2-3. Les trois buts d’Anderlecht ont été inscrits par Stan Van den Buys, défenseur d’Ekeren…

 

Franck Queudrue, cinquante mètres !

 

7 avril 2001. Bastia-Lens. Franck Queudrue, défenseur de Lens, reprise de volée des 30 mètres. But. Contre son camp. La référence en la matière. 

 

Bon, dans la série du but contre son camp, le match où il faut marquer contre son camp !

 

Coupe Caribéenne des nations 1994, à Trinité et Tobago. La FIFA a une idée de génie (ou pas) ! Elle décide d'expérimenter un nouveau règlement pour décider de l'issue d'un match. Si un match de groupe se termine par une égalité à l'issue du temps règlementaire, une prolongation avec but en or est disputée, la prolongation étant terminée au premier but inscrit. Une autre particularité est que le but inscrit pendant cette prolongation compte alors double. Le classement final prenant en compte la différence de buts, cette règle du but comptant double est censée compenser le fait que le but en or ne permet pas d'inscrire d'autres buts pendant la prolongation.

 

Lors du troisième match du groupe Barbade-Grenade, Barbade doit gagner par au moins deux buts d'écart pour terminer premier et se qualifier.

Barbade mène rapidement au score par 2-0 et est virtuellement qualifiée jusqu'à la 83e minute de jeu, lorsque Grenade réduit l'écart à 2-1. L'équipe de Barbade a alors deux possibilités pour gagner par deux buts d'écart et ainsi reprendre la première place du groupe à Grenade : marquer un troisième but dans le temps réglementaire restant, ou alors se faire rejoindre au score et marquer un but comptant double pendant la prolongation. Barbade choisit la deuxième possibilité et décide de marquer délibérément contre son camp à la 87e minute.

Si Barbade a absolument besoin d'une victoire par deux buts pour se qualifier, Grenade peut se permettre de perdre par un but d'écart pour garder sa première place au classement. Pendant les quelques minutes restantes, l'équipe de Grenade essaie de marquer un but dans n'importe lequel des deux buts, ce qui la qualifierait. Barbade défend alors son propre but ainsi que le but adverse pour empêcher Grenade de marquer contre son camp de façon délibérée. L'équipe de Barbade parvient finalement à maintenir le score et à faire disputer une prolongation pendant laquelle elle marque un but en or comptant double qui la qualifie aux dépens de Grenade.

 

 

Dans la série Coupe caribéenne des nations, celle de 1990 vaut aussi le coup. 27 juillet 1990, pendant qu'avaient lieu les derniers matchs des groupes, un coup d'état fut mené dans le pays organisateur. Les joueurs, entraîneurs et supporters n'étaient pas au courant de la situation et le tournoi fut abandonné. Au même moment sévissait sur l'île la tempête tropicale Arthur. Quand ça ne veut pas….

 

 

 

Quand le cheikh du Koweït fait annuler un but de Coupe du Monde (but français en plus !)

 

Coupe du Monde 1982, Espagne. Non, il n’y a pas que France-RFA à Séville. France-Koweït, match de poule. Score final : 4-1. Pourtant 5 buts ont été inscrits par les Français. Giresse a marqué un but, qui ne plaît pas au frère de l’émir du Koweït Fahid Al-Ahmad. Résultat il descend sur la pelouse ! S’en suit un scénario abracadabrantesque !

 

 

Bon, il y a beaucoup d’autres exemples de football plus ou moins insolites. Le charme du sport qu’ils disent !

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 11:30

 

eto-o.jpgEto’o à l'Anzhi Makhachkala, salaire annuel estimé 20 millions d’euros. Qu’est-ce que 20 millions d’euros ?

Pour vous, pour moi, c’est autant d’argent que l’on ne possèdera jamais. 20 millions d’euros c’est plusieurs vies de labeur pour la plupart d’entre-nous, et la possibilité d’une telle somme dans notre porte-monnaie n’apparaît que quelques secondes chaque vendredi soir devant les résultats de l’Euromillion (la sensation disparaît après 3 mauvais numéros et un « eh merde, j’ai encore perdu ! »).

 

Bon, j’évite ce que l’on pourrait faire de cet argent avec les crève-la-faim de Somalie ou la crise économique dans les pays occidentaux, ce serait trop facile. Bien que.

Samuel Eto’o va jouer dans un club du Daghestan, mais il s’entraînera et vivra à Moscou, à 1900 kilomètres de là. Et pour cause, le Daghestan est plus connu pour ses attentats meurtriers que pour son équipe de football (10 000 morts violentes en 2010). Imaginez un peu que les 60 millions d’euros que va toucher Eto’o sur 3 ans soient reversés à la population de la capitale du Daghestan… oui, l’argent aide à stabiliser une région.

 

On me dit qu’Eto’o a le droit d’aller là-bas, qu’il veut assurer l’avenir financier de sa famille…. Foutaise ! Eto’o touchait déjà 13 millions d’euros de revenus à l’Inter de Milan la saison passée. Je pense que c’est suffisant pour mettre à l’abri sa famille. Bon, là, il va mettre à l’abri l’ensemble de sa famille jusqu’à ses cousins par alliance du côté de son arrière-grand-mère maternelle et les petits-fils du voisin de la cousine de sa tante.

 

L’intérêt sportif ? Eto’o, 30 ans, s’en contrefout. Il a déjà gagné beaucoup, et son dernier rêve est de remporter le championnat de Russie, comme tout grand footballeur qui se respecte. Bientôt, je me demande si on ne verra pas un riche milliardaire investir dans un footballeur pour le mettre dans son jardin, à jouer avec ses enfants. Ou dans tout une équipe, payée plusieurs millions par an, pour en faire une armée de nains de jardin. Eto’o serait peut-être l’un d’entre-eux. 

 

Bon, j'arrête ici, je suis capable de le croiser à Moscou !

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 09:11

Pourquoi je supporte le Paris-Saint-Germain ? Merci capt’ain Raí !

 

Raí fait partie d’une famille qui a plutôt bien réussi dans le football. Son grand frère n’est autre que Socrates, non pas le philosophe, mais l’ancien capitaine de l’équipe du Brésil pendant les Coupes du Monde 1982 et 1986 (ah, ce France-Brésil de Guadalajara !)

 

Raí débute à Botafogo puis décide de rejoindre le Sao Paulo de Telê Santana, l’apôtre du beau jeu brésilien des années 1980. Il remporte notamment la Copa Libertadores en 1982, sorte de Ligue des Champions sud-américaine. Numéro 10 à l’ancienne, il impressionne déjà par sa vision du jeu, son jeu de tête et sa qualité sur les coups de pieds arrêtés.

 

Raí s’envole en Europe en 1993 pour rejoindre le Paris Saint-Germain, où la colonie brésilienne est déjà bien implantée (Ricardo, Valdo). Il remporte dans la foulée le titre de champion de France 1994 (le dernier en date…). Deux coupes de France, deux coupes de la Ligue et surtout la Coupe des Vainqueurs de Coupe 1996, face au Rapid de Vienne.

 

Mon plus grand souvenir de Raí reste cependant un match préliminaire de Ligue des Champions. Paris joue face au Steua Bucarest, le 27 août 1997. Au match aller, Paris avait obtenu le nul sur le terrain, mais le fait d’avoir aligné Laurent Fournier, logiquement suspendu, fait que le club de la capitale perd 3-0 sur tapis vert (l’excuse du club : on a perdu le papier…). Le match retour se déroule dans un Parc des Princes surchauffé.

 

Cela reste pour moi l’un des plus beaux matches du PSG, avec la meilleure ambiance.

 

Un autre geste de Raí, c’est le but face au RC Lens.

 

Joueur du siècle de Sao Paulo, joueur du siècle du PSG, Raí a clairement marqué ma jeunesse. A la récré, dans mon école primaire, j’étais Raí. Je le suis encore un peu, tout au fond de moi, à chaque fois que j’encourage le PSG.

 

A la fin de sa carrière, Raí a créé avec Leonardo une association caritative, Gol de Letra, qui a pour but de développer l’éducation et la formation des enfants de quartiers défavorisés au Brésil. Raí, grand joueur et grand seigneur.

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 21:44

Zidane-pr-Milev.jpg

Comment ne pas commencer par lui ? Dieu, à la retraite depuis 2006.

Zidane est pour moi un résumé du football. Le foot, c'est d'abord un contrôle, une passe. De temps en temps un dribble, bien sûr. Et même un but. Mais Zizou était le plus fort dans ces deux domaines.

 

Dieu le père a commencé sa carrière à Cannes, sous les ordres d'un certain Jean Fernandez. Cannes, c'est LA formation. Oui, un centre de formation qui forma les plus grands, à commencer par Dieu, mais aussi Micoud, Vieira, Clichy, Frey...

 

Dieu décide de partir à Bordeaux. Là, je me souviens de deux évènements :

- le but contre le Bétis Séville (évènement de l'année selon France Football)

 

- le quart de finale contre Milan, avec le troisième but de Dugarry

 

 

Dieu le père réussit aussi une sacré performance en équipe de France : deux buts pour sa première sélection (contre la République Tchèque).

Vient la période Juve, avec deux titres de champion, mais aussi deux défaites en finale de Ligue des Champions...

 

Dieu le Père marque la France. Est-ce que j'ai besoin de rappeler la finale 1998 ? Bon, Zizou était passé à côté de sa coupe du monde mais le grand joueur est toujours là dans les moments importants. Puis l'Euro 2000, où ils nous qualifient en demi puis en finale, avec un but sur coup-franc contre l'Espagne et un penalty en or contre le Portugal. Le pied ne tremble pas, la tête ne tergiverse pas, Zizou est élu joueur de l'année par la FIFA mais laisse le ballon d'or à Figo (malgré une saison blanche), en raison d'un coup de tête (déjà) sur un joueur de Hambourg...

 

Oui, Zizou a parfois les nerfs fragiles, et les cartons rouges auront égayé sa carrière (14). C'est le seul joueur -avec Rigobert Song- à avoir été expulsé deux fois en Coupe du Monde.

Mais je préfère retenir le meilleur. Le meilleur c'est son huitième de finale en 2006 face à l'Espagne -qui doit l'envoyer à la retraite- et son but à la dernière minute. Son quart de finale face au Brésil, où il est atteint par la grâce.

 

Le but que je retiens ? Ah, va pour celui en finale de la Ligue des Champions 2001, face au Bayer Leverkusen. Car il y a tout. Le lieu, le match, le geste. Et quel geste ! Quelle aisance ! Quelle agilité ! Certes, c'est un caviar de Roberto Carlos (lol) mais comment réaliser un geste pareil, en finale de Ligue des Champions !

 

 

Zidane manque au football français. Heureusement, même à la retraite, on peut le voir de temps en temps pour un match d'exhibition où il se fait toujours plaisir.

  Zidane était pour moi la lumière, il éclairait le jeu, il éclairait l'équipe de France, il éclairait le football.

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 20:11

Une journée ordinaire. Mais pas extraordinaire. Loin de là d'ailleurs. La faute à un réveil tardif (mais la dernière soirée lilloise s'inscrit en excuse). La faute à un temps de merde. Je devais jouer au foot, mais entre les averses et le repas de famille où on mange à 16h, ça devenait compliqué. Une journée pas terrible en fait, où j'ai passé mon temps à errer de site internet en site internet, de profil en profil... j'ai même fini par jouer à un jeu à la con. Tout ça devant un tour de France où rien ne se passait.

 

Et puis j'ai repensé à Elle. Bref, une journée de merde en perspective. Enfin, jusqu'à ce que je retombe sur quelques-uns de mes anciens articles. Et l'un d'eux n'était qu'une phrase : on n'a qu'une vie.

 

Merde, bouge-toi les fesses Jérémy ! Tu as perdu 10 heures de vie à te faire -volontairement- chier au lieu de te motiver à quelque chose. A te lamenter sur ton sort, sur ta vie chiante, sur ton absence d'avenir professionnel ou sur tes manques affectifs. En quoi les décisions prises sur les dix dernières heures ont amélioré ta condition ? Est-ce que les choses ont empiré ? La faute à qui ? La faute à toi ! Imbécile ! On n'a qu'une vie !

 

Pour se motiver, rien de mieux que le sport. Allez hop, 19 heures, un bon vieux footing. C'est con à dire, mais le sport fait du bien. On a toujours la flemme de commencer mais une fois fini on se dit souvent "ah, c'est vrai que ça fait du bien ! Il faudrait en faire plus souvent". Du coup, rien de tel qu'un peu de pression (on fonctionne mieux avec la pression. J'ai d'ailleurs souvent un manque de motivation jusqu'à ce que j'aie un manque de temps...). Et bim, inscription pour le semi-marathon de Lille ! Le matin de la braderie !

 

Non, ce n'est pas un coup de tête. J'ai ma Bucket List toujours près de moi. Et il y a courir un marathon. Commençons par le semi, ce serait déjà une performance. Surtout, ça m'obligera à me bouger les fesses tous les jours pour ne pas trop souffrir le jour J ! Avis aux amateurs !

Semi-marathon-Lille-pr-Milev.jpg

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 12:13

30 juillet 2009. Je crois que c'est ce jour là que ma passion pour le football professionnel a largement décliné. Gabriel Heinze, un des joueurs dont j'étais fan depuis son passage à Paris, mon club de coeur, rejoignait Marseille. Quelques jours avant, il déclarait sa flamme pour le club de la capitale et disait que jamais il ne porterait les couleurs du club de la Canebière.

 

L'amour du maillot ? Existe-t-il encore dans le football professionnel ? Le joueur le plus ancien de Paris est Armand, arrivé en 2004. Bien sûr il y a Chantôme ou Sakho, formés au club. Mais pour le reste ? Payet a lancé un bras de fer avec son ancien club, Saint-Etienne, pour rejoindre son club de coeur, Paris, l'hiver dernier. Aujourd'hui, il est à Lille.

Je ne compte plus le nombre de "bras de fer" lancés par les joueurs pour rejoindre "leur club de coeur", qu'ils quitteront quelques années/mois plus tard pour un plus gros contrat. L'amour du maillot ou l'amour de l'argent ?

 

Paris a été racheté par des Qataris. Ils succèdent à un fond d'investissement américain. Des présidents amoureux du club ? Bazin, qui représentait les Américains, déclara que l'opération était aussi l'occasion d'un bon coup dans l'immobilier avec le Parc des Princes. Quant aux Qataris, le club est une "vitrine".

 

Les entraîneurs ? Kombouaré. Ancien joueur du club, ancien entraîneur de Valenciennes. Avant lui c'était Le Guen, ancien joueur du club, ayant entraîné Lyon. Et encore avant Lacombe, qui a entraîné 7 équipes françaises. Avant ? Fournier, ancien joueur du club, entraîneur d'Auxerre à l'heure actuelle. Un entraîneur effectue en moyenne deux années dans le même club.

 

L'amour du club ? Il reste les supporters. Ce sont les derniers fidèles. Il est loin le temps où Sikora, né à Courrières, effectuait la totalité de sa carrière à Lens. Il est loin le temps où Guy Roux effectuait 40 ans dans le même club. Il a même craqué en fin de carrière.

 

L'amour du maillot existe de moins en moins. Il y a bien sûr de nombreuses exceptions. Giggs et Xavi ont fait la totalité de leur carrière dans le même club. Il existe des exceptions dans le système des présidents. L'Espagne, où les Socios contrôlent le club. Le président est élu par les supporters. Un système qui mériterait de se développer. Mais quand on voit la dette des clubs de Liga on se demande si c'est là la bonne solution.

 

Le football me déprime de plus en plus. Depuis l'arrêt Bosman les joueurs changent de club comme ils changent de voiture (et de ce côté là, ne vous inquiétez pas pour eux). L'année dernière, l'équipe de France nous a foutu la honte dans le monde entier, en faisant grève. Et beaucoup se sont étonnés de la baisse de fréquentation dans les stades français cette année ! Payer 45€ pour voir des joueurs sur-payés jouer à la ba-balle et faire "un bon 0-0" (on l'a tous entendu le fameux bon 0-0).

 

Heureusement il reste le FC Tilques. L'amour du maillot, l'amour du blason (surtout vu notre blason !). Et l'amour du jeu (enfin, on essaie !).

FC Tilques

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