6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 19:52

Il y a quelques années de cela, six ans et demi pour être précis, j'avais intitulé un article « Sophie la guigne », l'arrivée de ma sœur en Espagne ayant provoqué une succession d'événements non prévus et désagréables. Cet épisode n'est rien à côté de ce tome 2, où la personne maudite est : ma gueule.

 

Mercredi

 

Aujourd'hui, je dois faire notre carte touristique. Nous partons avec Tim, mon coloc, à Tobago pour les vacances de Noël. Pour y arriver nous devons prendre un avion à Paramaribo, capitale du Surinam, située à moins de 3 heures de mon domicile actuel. La mission a l'air faisable, puisque nous avons simplement besoin d'une carte touristique du Surinam, qui se fait en quelques minutes au consulat. Mais, ce mercredi, je suis malade, au point de ne pas aller travailler (une première pour moi). Je ne me rends pas compte ; je pense à une intoxication alimentaire ou à un parent d'élève qui, la veille, m'a refilé un reste de gastro. En vérité, je venais d'être marabouté. C'est le premier épisode de Jérémy la guigne.

 

Vendredi

 

Pas grave, le consulat est ouvert vendredi après-midi, et je n'ai pas cours. Je me présente au lieu-dit vers 14h30 et.... c'est fermé. Jérémy la guigne. Situation ubuesque : le consulat a donné rendez-vous à plusieurs dizaines de personnes pour venir récupérer leur passeport (et leur visa) à 14h, mais ils ont décidé de fermer cet après-midi, sans prévenir (la veille des vacances de Noël). Les passeports sont là, à l'intérieur, et le consulat n'ouvre plus avant... mercredi. Les gens sont, logiquement, très contents. Après quelques heures de tractations, quelqu'un viendra finalement ouvrir le consulat, relâchant les passeports. Pour nous, par contre, pas de carte touristique. Heureusement, on peut la faire directement au poste-frontière.

 

Samedi

 

Les sacs sur le dos, nous nous retrouvons comme une sucrerie au milieu d'un essaim d'abeilles – les abeilles étant les conducteurs de pirogue. Nous allons traverser le Maroni, fleuve frontalier et arriver au Surinam. Après quelques négociations, nous voici à Albina, poste-frontière.

« Vous n'avez pas votre carte touristique ? »

« Non, on voudrait la faire »

«  C'est pas possible, il faut la faire au consulat »

« Pardon ? »

«  C'est pas possible, il faut la faire au consulat »

« Mais il est fermé jusque mercredi, et notre avion part demain ».

«  C'est pas possible, il faut la faire au consulat »

« Mais on nous a dit que c'est possible de la faire ici »

«  C'est pas possible, il faut la faire au consulat »

Négocier avec une administration revient à se battre avec un mur : ça ne bouge pas. Nous voici tout penauds – comme des cons quoi – notre sac sur le dos, la frontière devant nous, et l'avion de dimanche matin qui se révèle impossible à chopper. Nous repartons dépités de l'autre côté du fleuve, cherchant sans succès un plan B pour passer au Surinam. Oh, notre bel hôtel de Paramaribo. Oh, notre avion en première vers le soleil des Caraïbes. Tout a disparu, et nous voici sous la pluie, déambulant vers la maison. Jérémy la guigne.

 

Allez on se motive ! C'est les vacances merde ! A peine arrivés à la maison que nous regardons les sites internet. On partira, qu'importe quand, et on verra Tobago ! Un ticket nous saute alors aux yeux : Cayenne-Paramaribo-Aruba-Miami-Trinidad. Oui, 3 escales, mais c'est le moins cher et nous avons 22 heures de disponibles à Miami ! C'est un signe, on doit voir la Floride ! On achète notre ticket en même temps et on pense déjà à notre bon temps aux USA ! C'est sans compter sur Jérémy la guigne.

 

Dimanche

 

Le covoit est là. Ouf. Direction Cayenne, où Justine nous héberge. Nous sommes le 24 décembre, elle a bizarrement des plans pour la soirée. Mais elle est très sympa et nous laisse la maison pour la nuit. Au moment de venir nous chercher à Cayenne, sa batterie... lâche. Un autre effet de Jérémy la guigne. Des pinces plus tard, la voici. Ouf.

 

Lundi

 

Nous prenons le taxi pour l'aéroport. 50€ ; c'est le 25 décembre. Nous avons déjà perdu un ticket d'avion pour Trinidad le dimanche, la nuit d'hôtel à Paramaribo, la première nuit à Tobago...alors 50€...

Aéroport de Cayenne. Tim passe. On lui donne son ticket. Je passe.

« Désolé, mais je n'ai pas votre nom ».

« Pardon ? »

« Vous n'êtes pas sur le liste des passagers ».

« Mais, j'ai ma réservation ».

« ….... »

« …...... »

Le coup de massue. Jérémy la grosse guigne. Car, jusque là, ça pouvait être Tim la guigne. Ici, c'est beaucoup plus clair. La dame de l'accueil m'explique la situation : j'ai apparemment un ticket de Miami à Trinidad qui est réservé, mais pas de Cayenne à Miami. Je peux l'acheter. Combien ? 700€. Outch ! Bon, de la merde, j'irai en vacances ! Je sors la carte bleue. « Désolé, c'est seulement en cash ». 700€, en cash. Bizarrement, je n'ai pas le somme sur moi. Et vas-y que je pars à la machine pour retirer. A 150€ la machine dit stop. Je ne le sais pas encore, mais je suis au plafond. Jérémy la guigne. Bon, il semble bien que Miami disparaît pour moi. Une autre solution serait de partir jusqu'à Paramaribo et de prendre un vol jusque Trinidad ; selon Internet, il y en a encore et c'est beaucoup moins cher : 180€ vers Paramaribo... allez c'est parti !

Je file quasiment tout mon argent disponible pour partir au Surinam (alors que j'étais sensé y être il y a deux jours pour 5 fois moins... putain de carte touristique!!) J'appelle mes parents pour leur souhaiter un joyeux Noël et leur demander d'appeler la banque aujourd'hui -ah, c'est le 25 décembre ils ne travaillent pas??!- demain pour faire sauter mon plafond de retrait.

Me voici à Paramaribo, nous nous séparons avec Tim : lui part à Miami. Le salaud. Moi, j'entre au Surinam, je fais cette foutue carte touristique que l'on peut faire à l'aéroport (mais plus aux frontières terrestres) et j'ai deux objectifs : un hôtel pas cher et internet au plus vite : il me faut un vol pour Trinidad le lendemain.

Je me fais entuber par un taxi, mes derniers euros s'envolent, et je me retrouve dans un hôtel à 5 kilomètres de l'aéroport. Un peu plus de 10€ la nuit.... en hamac.... sous des tôles.... et sans moustiquaires... Bref, le rêve. Jérémy la guigne. Bon, je n'ai qu'un dollar et trois euros sur mois, je fonce à la première banque. J'arrive à retirer 30€ en tout et pour tout : il faut que je tienne un jour et une nuit. Y'a pas de raison !

Mission suivante, le ticket d'avion. Je vais sur le site de la compagnie et.... il n'y a plus de ticket. Le prochain vol est disponible dans... 3 jours. Jérémy la guigne. Je me décompose devant l'ordinateur, me demandant qui est ce sorcier vaudou si puissant m'ayant marabouté (j'ai choppé le baclou!). Je passe par d'autres sites et là, miracle, je peux réserver un ticket pour le lendemain. C'est à n'y rien comprendre. Bon, je me suis fait avoir à Cayenne dans la même situation, j'attends d'être dans l'avion pour sauter de joie.

Après une journée et une nuit pluvieuse passée dans la banlieue de l'aéroport de Paramaribo, Surinam, accompagné de nouilles chinoises, je repars, j'espère pour de bon, à Trinidad.

 

Mardi

 

Alleluia ! Je suis dans l'avion (et il y avait encore pas mal de places !). Je croise quelques personnes de Saint-Laurent du Maroni, à qui je raconte mes malheurs. Et nous atterrissons à Port of Spain, capitale de Trinidad. Il est midi, Tim arrive dans le même aéroport à 19h. Je me décide à l'attendre, il y a des vols vers Tobago, l'autre île et notre destination finale, toutes les heures quasiment. Ils vendent des tickets à partir de 18h. Ma carte bancaire fonctionne, tout va bien, le karma est de retour ! Enfin, c'est ce que je croyais. Un journal et deux heures de couture plus tard, 17h30. Je me mets dans la file pour acheter un ticket. Je suis premier, j'ai fait le mouvement au bon moment, il y a plusieurs dizaines de personnes derrière moi deux minutes plus tard. L'hôtesse prend alors la parole et explique « pas de ticket disponible avant 20h ». Bon, au point où j'en suis. Je récupère Tim et je vais dans la file. Je pose la question qui fâche : « il y a encore des tickets ? » (car vous n'en avez pas vendu un seul depuis que je suis arrivé !). Elle se décide alors à faire une annonce générale : « pas de ticket avant 3 heures du matin ». On se renseigne un peu, et on apprend qu'il n'y a pas de ticket avant 4 jours, et qu'il faut espérer que quelqu'un ne vienne pas. Jérémy la guigne. Nous voici à Trinidad alors que nous avons une réservation d'hôtel à Tobago, et des amis là-bas...

Nous sommes à nouveau abattus. On regarde pour le bateau. Certes, ça dure 4 heures au lieu de 15 minutes, mais on va y arriver ! ….. Plus de ticket de bateau sur Internet. Jérémy la guigne. Une possibilité est d'aller faire la queue très tôt demain, genre 8 heures, pour essayer d'avoir un des tickets restants pour le bateau de midi. Ou de faire la même chose pour l'avion (en gros ce que j'ai fait toute la journée...).

Bon on réserve une nuit d'hôtel à Port of Spain, capitale de Trinidad et nous prenons un taxi qui nous dépose au bon endroit (faut le signaler quand ça se passe bien!).

« Sorry, on est complet »

« Mais nous avons une réservation »

« Désolé, mais nous sommes complet »

« Mais enfin, on a pu faire une réservation sur Internet il y a 30 minutes ! »

« Désolé, mais nous sommes complet »

Jérémy la guigne. La goutte d'eau pour moi, je m'assois dehors, je laisse Tim chercher un plan B (enfin, non, le plan B c'était Miami, le plan C c'est moi par Paramaribo puis Tobago, le plan D c'était cet hôtel, on est donc au plan E, comme énervé). Et nous voici à pied, à travers Port of Spain, sacs sur le dos, pour trouver un autre hôtel. Il est 22h30, j'ai passé la nuit dernière dans un hamac, ma journée dans un aéroport et je marche. Joyeux Noël Jérémy la guigne.

 

Mercredi

 

5 jours que nous avons commencé notre périple. Et nous ne sommes pas encore arrivés à destination. Du coup c'est Tim qui va faire la queue pour les tickets du bateau – si j'y vais le ferry est capable de rencontrer un Iceberg au milieu de la mer des Caraïbes –. A 11 heures, j'avance avec un autre naufragé de l'aéroport de Trinidad et nous voyons Tim, grand sourire, les pouces levés. C'est fait, on a les tickets, direction Tobago !!!

Le bateau met 5 heures, ça remue sévère, ça vomit beaucoup et Tim dit « plus jamais ça ! ». Un taxi nous attend à Tobago, l'hôtel n'a plus notre chambre pour ce soir, mais c'est pas grave, au point où on en est ! Les vacances commencent enfin.

 

Jeudi

 

Pluie.

 

Vendredi

 

Pluie.

 

Samedi

 

Pluie, sans arrêter. Nous sommes dans les Caraïbes, et il pleut autant qu'en Bretagne un soir d'automne. D'ailleurs, le soir, l'électricité disparaît. Jérémy la guigne. Bon, jusque là ça allait bien en fait, car nous avons un autre souci : notre carte bancaire ne fonctionne plus. Tous les deux. Pas grave, lundi mon plafond doit augmenter, et je vais pouvoir retirer (et payer notre hôtel, notre bouffe, etc).

 

Lundi

 

Il y a une seule machine. Elle fonctionnait. J'arrive retirer de l'argent. « Sorry, out of service ». La machine n'a plus de cash. Jérémy la guigne. Je doit partir le lendemain à Trinidad. Je n'ai pas de ticket d'avion (il n'y en a plus avant plusieurs jours). Et c'est pareil pour le ferry.

 

Mardi

 

J'obtiens après 2 heures de queue un ticket pour le ferry. Pas malade. Et un vieux copain est de l'autre côté pour ma dernière journée. Il veut m'emmener à sa plage favorite, l'un des plus beaux lieux de l'île... il ignore alors qu'il transporte Jérémy la guigne. A dix kilomètres du but, nous sommes bloqués : un glissement de terrain ayant bloqué la route ! Jérémy la guigne. Elle ne sera débloquée que le lendemain.

 

Mercredi

 

J'arrive à l'aéroport. Tim est là. Le ferry de ce matin était... en panne (forcément, je l'avais emprunté la vieille) et il a eu énormément de chance : un type très sympa lui a filé un ticket d'avion très discrètement. L'avion est... retardé de 4 heures. Bon, Jérémy la guigne, c'est bientôt fini !??? Perdu, l'avion n'est toujours pas là. Nous l'imaginons dans les airs, ne souhaitant parsatterrir pour me rencontrer, moi terrible malade, marabouté depuis 10 jours. Il arrive finalement avec 5 heures de retard sur l'horaire et nous emmène au Surinam. Nous rentrons le vendredi en Guyane.

 

Le bilan ? Un avion manqué, un ticket annulé à l'aéroport, 3 jours de vacance perdus dans des transports, 4 jours de pluie, un carte bancaire en difficulté (mais c'était pire pour Tim), des hôtels réservés dans le vent, du vomi... et bonne année ! Jérémy la guigne.

Le port de Port of Spain

Le port de Port of Spain

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 06:35

384 villes ou lieux découverts selon Trip Advisor. 54 pays. Une Europe punaisée. Une scratch map bien entamée. Et une mission, l'ultime mission de ma Bucket List : voir tous les pays du monde.


visited 54 states (24%)

Récemment, une réflexion m'a traversé l'esprit : ne suis-je finalement rien d'autre qu'un consommateur de voyages ? Certains ou plus souvent certaines consomment des vêtements et ont chez elle 54 paires de chaussures, quand moi j'ai 54 pays dans un coin du crâne. Mais n'est-ce pas là une même démarche ?

Oui, je me pose des question bizarres. Mais tout de même, est-ce que je voyage pour moi, toujours, ou pour le principe de voyager ? Est-ce que je choisis un pays pour le découvrir ou pour le gratter ? Si j'opte plus facilement pour des lieux que je n'ai pas déjà visités, n'est-ce pas dans ce but ? Est-ce que je voyage toujours pour mon plaisir, mon bonheur, ou pour l'image que ces voyages donnent de moi, image que j'entretiendrais ?

 

J'ai déjà écrit sur ce sujet il y a deux ans, mais j'ai un peu plus de certitudes aujourd'hui. Car, à l'époque, j'éprouvais moins de plaisir dans mes voyages. Enfin, quand je dis "voyage", je devrais préciser "voyage en Afrique pour ma thèse", ce qui n'est pas tout à fait pareil. Le périple en Inde et les petites escapades en Europe de l'Est m'ont rassuré : non, je ne voyage pas seulement pour voyager, mais surtout parce que ça me rend heureux (oui, j'en ai douté).
Il n'empêche, je suis un consommateur. J'achète mes voyages et je les consomme. Certes, peut-être un peu différemment de la majorité de la population, sans doute moins cher, sans doute plus longtemps et plus souvent, avec peut-être, en tout cas je le crois, plus de rencontres. Mais je reste un gros consommateur, arpentant comme tous le Taj Mahal en Inde et les Pyramides en Egypte. Je suis un voyageur, car les voyages m'ont transformé, mais je suis aussi un touriste, qui suit des chemins souvent classiques. Je suis un backpacker, parce que j'ai bien mon sac à dos sur les épaules, mais sans être absolument différent des autres, au contraire. Je rencontre mes semblables sur Couchsurfing, ou lorsque j'en croise un le pouce levé. 

"Moi, je ne suis pas le touriste de base en all-inclusive en Espagne ou en Tunisie". Oui, mais non. Car tu es le backpacker de base, avec le Lonely planet dans les mains. Et tu seras tout de même devant la Sagrada Familia, avec ces êtres que tu juges si inférieurs : les touristes. Je peste un peu dans cet article, mais c'est qu'ils sont nombreux, parmi les backpackers, parmi les voyageurs à se croire différents, ou plutôt supérieurs. Je ne dis pas il y a 70 ans, si tu te baladais avec un sac à dos au milieu du Congo. Mais, aujourd'hui, nous sommes des millions. Ce n'est pas un problème en soi, ce n'est pas une critique du voyage avec le sac à dos, mais c'est un rappel à la modestie. Nous restons des consommateurs. Notre façon de consommer est un peu différente de la majorité, mais nous consommons en majorité les mêmes produits, les mêmes pays, les mêmes lieux. Il y a eu plus d'un milliard de personnes qui ont voyagé en 2016, le tourisme de masse est de plus en plus partout, tout le temps, c'est un fait. Vouloir découvrir Venise ou Prague sans touriste, c'est un doux rêve. C'est trop tard. Tristes tropiques qu'il disait. Certes, mais je garde mon sourire. Les voyages, ils sont finalement toujours plus beaux quand ils sont partagés.

Partager cet article
Repost0
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 06:07

L'Inde. Le Sri Lanka. Le Népal. 

Alors que j'ai fait le tour des trois pays que je voulais voir, une grande question était devant moi : c'est quoi la suite ? J'ai du temps jusqu'à la fin du mois d'août, il me reste de l'argent de côté. Comme souvent, je vais fonctionner avec une petite liste. Celle-ci :

- Caucase --> Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan. 2 mois.
- Balkans --> Bosnie, Monténégro, Kosovo, Albanie, Macédoine. 2 mois.
- Islande. 1 mois.
- France.                                                                                       IIIII IIIII II
- Sur l'eau --> kayak le long d'un fleuve (Danube ? Loire ?)
                   --> croisière Polynésie --> Fidji                                  III
- A vélo ? 
- Marcher ? Pèlerinage Rome.                                                      I
- Indonésie
- Iran
- Traversée des Etats-Unis.                                                            I
- Maldives.   
- Liban.                                                                                               I

Les petits bâtons étaient faits chaque jour avant ma prise de décision, afin de m'aider à y voir plus clair, et de pouvoir déceler ce qui était un coup de tête de ce qui était mon envie plus profonde. Dans tous les cas, j'allais prendre un avion, de New Delhi ou de Katmandou, car je n'avais pas envie de continuer en train/bus vers le Pakistan ou le Tibet, deux routes qui sont un peu périlleuses... au moins politiquement.

Un duel a existé pendant quelques jours : le Pacifique versus la France. Alors que je me posais la question d'un retour en Europe, j'ai... postulé pour un poste de matelot ! C'était sur un voilier, tenu par des Français. Ils s'en allaient à la mi-juin de la Polynésie Française (Raiatea), et faisaient route vers le Tonga et les îles Fidji (cliquez sur la carte si la géographie du Pacifique n'est pas votre fort !). La traversée allait durer au maximum deux mois, et ils avaient besoin de 3 personnes.

Mon retour : les hésitations du Pacifique

Traverser un océan sur un bateau est l'un de mes rêves. C'est quelque chose que je veux absolument faire une fois dans ma vie. Mais ce n'était pas le moment. Physiquement, mentalement, je m'imaginais mal m'engager pour deux mois et demi supplémentaires. Surtout que ma décision devait être prise juste avant l'ascension vers le camp de base de l'Annapurna ! En plus du coût financier non négligeable (quoique supportable), c'était surtout le souci de ma perte de liberté. Je devais m'engager. Et, au milieu du Pacifique, on ne peut pas se dire "ah bah non, finalement je m'en vais". Alors j'ai décidé de laisser passer cette chance, persuadé qu'elle reviendra si je la cherche à nouveau.

De ce fait, ma décision était prise à partir de là. J'allais rentrer. Quand ? Je me laissais la liberté maximum. Je pensais revenir en descendant l'Annapurna. Et puis une fille est passée par là, et j'ai poursuivi le Népal (les éléphants, le parc national). De retour à Katmandou, j'ai acheté mon ticket, pour le lendemain. Une surprise plus tard, me voici chez moi. 


Mais je n'ai pas répondu à une interrogation : pourquoi rentrer ? J'ai déjà évoqué rapidement la fatigue, physique et mentale (car oui, on peut être fatigué à voyager ; je sais que ça en surprend toujours certains !). Le voyage s'est fait à un rythme effréné : je ne me suis pas posé plus de deux jours sur une plage ; j'ai déménagé tous les 2 à 4 jours ; j'ai traversé l'Inde du cap Sud jusqu'au Népal, et j'ai pris les transports en commun pour cela. Après 3 mois dans ces conditions, il faut bien reconnaître que je commençais à fatiguer. J'aurais pu dès lors choisir un voyage "reposant", les Maldives par exemple (mais la mousson était là), ou l'Indonésie.
Toutefois, il y a des autres raisons. Le manque de la famille et des amis premièrement. L'envie de les serrer dans mes bras, de passer du temps avec eux. C'est un manque que j'ai déjà connu, et qui a tendance à grandir au fur et à mesure des années. Je me rends compte du temps qui passe, ce temps que l'on ne rattrape jamais. Il y avait la saison : l'été en Europe est quand même très sympa. Rentrer en novembre eut été peut-être différent.

Surtout, rentrer ne m'interdit rien. Rentrer, c'est garder la liberté de repartir cet été, quand je veux, et à peu près où je veux. C'est une possibilité que je n'exclus pas (et si tu as envie de voyager, contacte-moi !).

Partager cet article
Repost0
8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 08:19

1 - Parce que la saison des fraises commence dans mon jardin

2 - Pour ne pas manquer Paris-Angers en direct

3 - Parce que je n'ai plus de shampoing. En voyage et t'as pas de shampoing ? Non mais allo ?!

4 - Car Emmanuel doit m'appeler pour un secrétariat d'Etat

5 - Parce que l'Empereur, sa femme et le petit prince n'arrêtent pas de venir chez moi, tout droit, pour me serrer la pince. Et comme j'étais parti...

6 - Parce que j'ai presque honte de mon bronzage

7 - Pour acheter une perche à selfies

8 - Car les Français souriants et jamais ronchons me manquent

9 - Parce que Game of Thrones va recommencer

10 - Pour tondre la pelouse et nettoyer la voiture

Partager cet article
Repost0
8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 06:13

95 pages plus tôt, je m'interrogeais : que suis-je venu chercher dans ce voyage ? Des paysages, une autre culture, des découvertes. Oui. Mais par rapport à moi, qu'est-ce qu'il peut m'apporter ? Un bien-être. Une légèreté. L'absence de stress. La liberté. Et, au fond, du bonheur. Je crois que le Népal me permet d'y arriver.

Car je suis parti avec une douleur encore vive qui, malgré le temps, ne voulait pas m'abandonner. Il fallait quelque chose, ou quelqu'un, pour la recouvrir. Intérieurement, je savais sans doute que c'était ma quête. Elle a été infructueuse, longtemps. Quelques étincelles ont fait briller ma nuit; mais ce n'était pas encore le feu  de joie. J'ai bien cru que je resterais dans l'obscurité jusqu'à la fin. Aujourd'hui; ce soir, dans cet avion, j'observe la clarté du ciel, tel mon âme.

Apprendre à se pardonner. C'est peut-être ça, le plus dur pour moi. Mais je vais y arriver, tout en ne perdant pas de vue mon idéal.

Une nouvelle vie commence. A moi de la croquer à pleines dents.

Partager cet article
Repost0
10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 02:47

Sardar Market Cirdikot. Clock Tower, Jaipur. Devant moi, des étals à n'en plus finir, des motos se frayant un chemin, et des milliers d'Indiens, vendant, achetant, négociant, ou se baladant. Il y a un homme avec un bonnet (alors qu'il doit encore faire 38 degrés à 17 heures !). Il y a les saris, orange et vert, rose et vert, jaune et rouge, seulement du rose, du noir ça et là. Il y a les bijoux, sur les poignets, sur les chevilles, au niveau du nez. Il y a une multitude de couleurs. Il y a des sourires. Il y a des cris. Il y a les enfants. Il y a bien 1 000 visages. Et, pourtant, aucun ne sera dans mon appareil photo.

 

C'est un débat que j'ai avec moi-même à chacun de mes voyages : dois-je prendre en photo les gens ? Pas seulement en toile de fond d'une photo de monuments ou de paysages, je veux dire que la personne soit le sujet de la photo ? D'un côté, il y a cette envie de capturer ces traits, et, de l'autre, la volonté de ne pas interférer dans l'espace privé. 

Je ne pense pourtant pas que les Indiens aient des problèmes avec le fait de les prendre en photo. C'est en Afrique que ça gênait le plus (même en toile de fond d'un paysage urbain). Ici, je l'ai déjà écrit, la jeune génération indienne (et pas que) est fan de selfie ; et on se prendrait même en photo avec un cendrier. Néanmoins, ma ligne de conduite reste la même, pas de photo des gens que je croise dans la rue. Plusieurs raisons.

La première, c'est que je refuse moi-même toutes les sollicitations de photo ou autre "selfie" de la part des Indiens. Je suis assez strict sur ce sujet, je me vois mal dans ces conditions demander des photos aux locaux.

La seconde, c'est l'impossibilité de prendre une photo naturelle, de l'instant, s'il on s'en tient aux règles : il faut d'abord demander avant de prendre une photo de quelqu'un. Demander a posteriori me semble déjà franchir la porte d'une maison et demander si l'on peut entrer...

La troisième raison, la plus importante aujourd'hui selon moi, c'est le fait de partager cette photo. Car si je prends la photo et qu'elle reste dans mon appareil, cela ne pose pas vraiment de problème. Mais, si après avoir demandé et pris la photo de quelqu'un, je la partage (en petit comité ou, pire encore, sur la toile), cela pose la question de la vie privée. J'ai beau avoir demandé avant de prendre la photo, je n'ai pas demandé "je peux te montrer au monde entier, tu as une tête qui est bien sympathique ?". C'est quelque chose qu'on ne ferait peut-être même pas avec nos amis (taguer sur Facebook sans demander est de moins en moins la mode). Alors, parce que c'est un Indien qui vit à l'autre bout du monde, on s'autoriserait à la faire ?

Dans ces conditions, je m'abstiens donc, et c'est pour ça que les gens, les Indiens, les Sri Lankais, ne semblent pas vraiment exister en tant que tels dans mes photos. Mais ils restent dans mon cerveau ; et c'est peut-être la seule chose que je garde exclusivement pour moi dans mes voyages : les visages.

 

Attention, ce débat est loin d'être clos, Je rencontre beaucoup de voyageurs pour qui la population est le plus beau des sujets. Je comprends d'ailleurs cet attrait, mais je ne suis pas toujours d'accord avec les règles déontologiques utilisées (je sors les grands mots, mais j'ai quand même donné un cours d'éducation civique sur un sujet similaire !). Photos volées et partagées font trop souvent partie des mauvais comportements, me semble-t-il.

J'opte donc pour les photos de dos, ou de 3/4, au plus de profil. 

La vraie différence, c'est quand je passe du temps avec quelqu'un. Apres 15-20 minutes, à discuter, à rigoler, et si le visage m'est sympathique, je n'hésite plus à demander une photo. Ce n'est plus l'étranger, la barrière est ouverte : j'ai passé le seuil de sa maison, après avoir été invité.

Partager cet article
Repost0
8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 04:44

5 semaines de voyage, déjà. Ca passe vite, et c'est forcément bon signe. La décision de partir a été la bonne, et je pense que la direction Inde/Sri Lanka me correspond bien. Je me régale de chaque nouveau paysage, de chaque nouvelle découverte. J'ignore si cela va durer sur le long terme, mais ça se prend ! 

Je me pose de temps en temps la question de la suite. Des suites.

La suite du voyage tout d'abord. Je pense un peu accélérer dans le Kerala, afin d'éviter de refaire le thé, Je risque donc d'arriver plus vite à Mysore et Goa que prévu. A voir sur place si cette région mérite plus d'attention avant d'arriver au Rajasthan.

Après, le Népal est une question qui est ouverte. Le monde est vaste et j'ai plein d'idées. Il me restera sans doute un mois, un mois et demi, maximum deux. Cela laisse la place à un autre pays, voire une autre région. Affaire à suivre (et à celui ou celle qui hésite pour cet été, c'est une porte ouverte). 

Quelles suites donner aux voyages est une autre question. Une petite exposition photo me botterait bien, encore faut-il prendre le temps de la préparer. Revenir plus tôt cet été ?

Enfin, où vais-je en septembre ? L'enseignement est une évidence, reste à savoir si je postule dans ch'nord, ou si je m'intéresse de plus près aux DOM-TOMs (la Guyane a l'air sympa). Pour préparer cela, faut-il revenir plus tôt cet été ?

Hum, des questions. Pour les réponses, ça viendra plus tard.

Partager cet article
Repost0
20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 19:54

Il y a de ces questions si simplement posées qu’elles vous désarçonnent.

 

« Pourquoi tu pars ? » est celle qui m’a récemment déstabilisée. Je me suis retrouvé comme un con avec mes contradictions. Car je pars pour une multitude de raisons, notamment de celles que je n’ai pas envie d’exposer. Que je n’ai pas envie de ressasser. Lorsque l’on part, c’est qu’il y a, au fond de nous, un mal-être. Un sentiment d’insatisfaction. Personne ne quitte le bonheur parfait. Lorsque l’on s’y trouve, on ne bouge plus. On admire, on profite, on le vit à 200%, en sachant bien que ce n’est pas toujours éternel. Partir, c’est se dire que le bonheur parfait n’est pas actuellement au centre de ma vie. Et que je ne suis pas pleinement heureux.

 

Je pars donc je quitte. Je quitte une vie « bien rangée ». Un travail qui me plaît. Une maison et un village que je connais par cœur. Une famille et des ami(e)s. Je quitte une situation stabilisée, posée. Et c’est pour cela que je pars. Avant mes 30 ans, je veux vivre, une dernière fois peut-être, différemment. Différemment de ce(ux) qui m’entoure(nt). Je quitte une certaine routine, qui peut paraître comme un gros mot dans ma bouche. Je quitte un pays qui m’ennuie parfois. Souvent. C’est peut-être cela que je quitte le plus : l’absence de surprises dans ma vie. De rencontres. Un ennui.

 

Je pars donc je vais chercher. Une folie. Une vie de bohème. Quelque chose d’intense et de déstabilisant. Je pars pour me faire peur, pour me remuer, pour me mettre des bons coups de pieds au cul et pour en avoir plein les yeux, les narines, les oreilles et la bouche. J’ai faim de ce que le monde peut m’offrir, et j’ai l’impression d’avoir passé plusieurs années au régime. J’ai envie de tout voir, et de tout ressentir. Découvrir le monde. Rencontrer du monde. Je veux voir ce que la vie réserve aux fous qui, comme moi, décide de tout quitter pour mieux renaître. Car c’est peut-être cela que je cherche le plus : une renaissance.

 

 

Je pars donc je m’échappe. Ce n’est pas un départ physique, c’est une évasion, une fugue. Je veux quitter certains de mes souvenirs qui m’obsèdent, ou plutôt qui me hantent. Je fuis mon purgatoire.

 

Cela fait deux ans et demi maintenant. Je m’y suis plongé au cours d’un été, et je n’ai pas été capable d’en revenir. Je suis entre ciel et ténèbres, prisonnier de mes souvenirs, de mes décisions. Il y a de la souffrance. Mais aussi des moments de joie. Des questionnements. De temps en temps, des réponses. Mais ce n’est clairement pas le paradis. Et c’est ce que je veux retrouver. Y arriverais-je ? Je l’ignore. Mais j’ai pris cette décision dans cette optique. J’espère qu’elle sera la bonne.

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 07:55

« Le silence, l’espace, peu d’objets et qui nous tenaient tous à cœur. La vertu d’un voyage, c’est de purger la vie avant de la garnir. »

 

Scénario n°5 : l’Inde

Décision : partir

Durée : 6 mois maximum

Transports : en avion, en train, en bateau

Mission de la Bucket List : Visiter l’Inde

Nouveaux pays : 3 Inde, Sri Lanka, Népal + ?

 

C’est étrange les choix. Ils sont souvent le fruit d’une mûre décision. Et, parfois, ils se prennent sur un coup de tête.

 

Celui de mon départ est le fruit d’une mûre décision.

Finir ma thèse, c’est retrouver ma liberté. Celle que j’avais parfois l’impression d’avoir abandonnée, du moins d’avoir mise entre parenthèses. Car c’est un projet de quatre années que j’ai mené, un engagement vis-à-vis de moi-même, de mes proches, de mon université. Je ne pouvais pas tout lâcher en cours de route, même si l’envie était de temps en temps là ! Nombre de fois je me suis posé la question du pourquoi : « pourquoi faire cette thèse ? A quoi ça sert ? De toute façon personne ne va la lire. Et puis, la recherche n’est sans doute pas mon truc. Etc. ». Mais commencer ma thèse, c’était un engagement à la finir. Je ne voulais pas d’un échec. Trop d’ego pour ça.

Aujourd’hui, je suis libre. Et j’ai l’impression de connaître un peu mieux le prix de cette liberté, après ces quatre années de conditionnelle. Je n’ai donc pas hésité longtemps. J’en ai discuté avec des proches, avec des moins proches. Et beaucoup m’ont soutenu dans ma démarche, dans ma réflexion. J’ai même senti une pointe d’envie chez certains : « Pars ! C’est le moment ! »

Oui, c’est le moment. Vous allez dire qu’avec moi, c’est toujours le moment. Peut-être. Mais cette fois encore plus. Car en plus de ma liberté, j’ai un peu d’argent de côté. La faute à un métier que j’ai découvert il y a presque trois mois maintenant. Et à une vie chez mes parents qui me permet d’économiser. (et à une radinerie. C’est toi qui a dit ça ? Descends un peu le dire !). Je n'ai pas de CDI, je n'ai pas passé le concours. Je suis libre géographiquement.

Surtout, j’ai presque 30 ans. Je n’ai pas de prêt sur le dos, je n’ai pas d’enfant, je n’ai pas de copine. Je suis libre, au maximum. Il faut en profiter, car cette liberté ne va peut-être pas durer jusqu’à mes 40 ans ! J’aurai sans doute envie un jour de me stabiliser, d’acheter quelque chose, de rencontrer quelqu’un. Aujourd’hui, la situation est idéale pour le départ.

 

L’Inde est un petit coup de tête.

Mon choix de l’Inde est assez tardif. Ce pays est arrivé dans la course en décembre, alors que j’étais à Paris. Un copain en a parlé, devant un de ces planisphères qui vous fait toujours rêver exode. Et j’ai pensé « mais oui, l’Inde ». Car, voyez-vous, je n’y avais pas pensé jusque-là. Je voyais mon cinquième scénario comme un voyage à vélo. Parfois, on se surprend. Et, peu à peu, l’Inde est devenu une évidence.

Tout d’abord, c’est le seul pays de ma Bucket List. J’ai écrit des villes comme Amsterdam, Rio ou Rome. J’ai écrit des routes comme celle de la Soie, ou des océans, comme l’Arctique. Mais un seul pays : l’Inde. Etonnant. Sans doute car sa diversité me fascine. De plus, il faut avouer que j’ai eu des récits, parfois très contradictoires. L’Inde, c’est tu l’aimes ou tu la rejettes. Je l’ai d’ailleurs gardé pour plus tard, car je pense que ça ne doit pas être un premier voyage. L’Inde, c’est dur. Au niveau de la pauvreté, d’une certaine saleté, de la chaleur, de l’humidité parfois (j’y reviens), et aussi des gens. L’Inde est surpeuplé, ça grouille de monde. Pour les filles, ce n’est pas toujours facile. Mais, dans le même temps, l’Inde c’est des paysages que l’on connait tous, c’est une culture millénaire. Et puis, entre-nous, l’Inde ne coûte pas très cher (surtout quand on compare avec la Nouvelle-Zélande !)

 

Le sort en est jeté. Mercredi 22 février, je pars, direction Chennai, anciennement Madras. C’est un aller simple. 300€. Et j’ai déjà un peu réfléchi à mon voyage (qui risque encore de beaucoup varier !)

Chennai – Mahabalipuram (temples Unesco) – Pondichéry (pour le colon français qui est en moi) – Chola ? (temples Unesco) – le Sri Lanka (qui m’a été très bien vendu) – Munnar (un peu de fraîcheur avec le parc des Ghats occidentaux et les grandes plantations de thé) – Goa (qui m’inquiète un peu pour être le gros lieu touristique, mais il y a une vieille ville intéressante et de jolies plages) - Pattadakal (temples Unesco) – Bombay (sa gare, l’île d’Elephanta et ses grottes) – Udaipur – Jaipur (et son observatoire astronomique !) – New Delhi (ça a l’air trop grand pour moi, mais le fort rouge, le minaret, la tombe de Humauyn, le temple du Lotus, Akshardham…) – Agra (le fort, et un petit temple qu’on appelle Taj Mahal, plus Fatehpur-Sijri ancienne capitale moghol et le parc national de Keoladeo) – le Népal (le parc national de Chitawan, avec tigres du Bengale et rhinocéros) – Katmandou.

2017, scénario n°5 : pourquoi j’ai choisi l’INDE

La suite ? C’est un mystère. Combien de temps vais-je mettre pour tout cela ? Je l’ignore. Je me méfie aussi de la mousson que je risque d’avoir sur les fesses à la fin du printemps (souvent ça débute le 1er juin). Je pourrais pousser en train jusqu'au Tibet ou en avion jusqu’en Indonésie pour lui échapper. Ou en Iran, que j’ai toujours en tête. Ou je pourrais même revenir en Europe, par le Caucase ou les Balkans, avant d’aller voir Rome. Rien n’est tranché, tout est possible. Car je suis libre.

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 16:37

« Faites seulement une fois ce que les autres disent que vous n’êtes pas capable de faire, et vous ne ferez plus attention à leurs limitations ».

 

Il paraît que je vais bientôt avoir 30 ans. Drôle d’idée. Je viens pourtant de fêter mes 25. Mais la carte d’identité est formelle. Un souvenir de mes 25 ans me traverse : 2012, au printemps, mon visa vacances travail pour l’Australie. Je l’avais réservé, j’étais presque prêt à y aller. Mais j’ai décidé de revenir en Europe. Je n’ai jamais regretté ce choix.

Toutefois, j’ai entendu quelques récits australiens et néo-zélandais. Dans des bouches arborant sourires, avec des yeux pétillants. J’ai toujours eu un petit faible pour les fougères et les All-Blacks. La culture maorie, les montagnes et les cours d’eau. L’Australie ne m’attire pas. Les Australiens non plus (sorry Tim). Alors, cet été, je m’étais décidé : je vais partir en Nouvelle-Zélande. C’était mon scénario privilégié, j’avais regardé les tickets d’avion, j’avais contacté les personnes qui avaient déjà vu cette contrée lointaine. Et je m’imaginais, avec mon visa vacances travail, traversant le pays du nord au sud (surtout le sud d’ailleurs !).

Mais. Car il y a un mais. Forcément, puisque ce n’est pas le scénario que j’ai finalement choisi. Mais je voulais aussi faire cette expérience pour le côté travail. Au printemps, puis cet été, je m’interrogeais beaucoup sur mon avenir professionnel. Que vais-je faire de mes dix doigts ? L’idée de la Nouvelle-Zélande, c’était aussi de me trouver professionnellement, de faire deux-trois boulots très différents.

Depuis, les choses ont changé. Je pense avoir trouvé un métier qui me plaît, et je compte l’exercer quelques années. Alors j’ai décidé de me concentrer sur le côté voyage. Et si la Nouvelle-Zélande a quelques atouts majeurs, il n’en reste pas moins que c’est une île, très lointaine. Pas évident pour un road-trip ! (quoi qu’un boat-trip puisse être très sympa, encore faut-il avoir le bon filon ! (à ne pas confondre avec Fillon, qui n’a rien à voir là-dedans)).

Pas d’inquiétude, beau pays, je viendrai te voir, c’est une quasi-certitude. Mais pas maintenant. Car j’ai fait un autre choix.

2017, cinq scénarios. N°4 : La Nouvelle Zélande (annulé).
Partager cet article
Repost0

Plus De Blogs