23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 10:49

« Nous avions deux ans devant nous et de l’argent pour quatre mois. Le programme était vague, mais dans de pareilles affaires, l’essentiel est de partir. »

 

Scénario n°3.

Décision : partir.

Durée : 6-7 mois.

Transport : en bateau, en train, en stop etc.

Mission de la Bucket List : Emprunter la route de la Soie. Lire le Coran.

Nouveaux pays : 6/9 Iran, Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Kazakhstan / Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan.

2017, cinq scénarios. N°3 : La route de la Soie.

J’ai rencontré la route de la Soie au cours de mon plus beau voyage. C’était au milieu de la Chine, dans la ville de Xi’an, souvent considérée comme l’extrémité orientale de ce chemin mythique. Alors que j’y allais pour voir l’armée de terre cuite, je me suis retrouvé au milieu d’une ville multiculturelle, à en faire saliver Eric Zemmour. La nourriture me rappelait la Turquie, et la mosquée de la ville faisait plus chinoise que mosquée.

2017, cinq scénarios. N°3 : La route de la Soie.

Depuis, je garde une fascination pour cette route millénaire. Enfin, pour ces routes. Car il n’y a pas UNE route de la Soie. Il y en a plusieurs, des dizaines, des centaines, des milliers. Les échanges Europe-Asie se font alors en caravane, à dos de dromadaire, traversant les déserts et les steppes, les caravansérails et les oasis. Et c’est ainsi que je me vois, tel un Marco Polo du XXIème, refaire ce périple. La Chine a des ambitions dans cette région, avec sa nouvelle route de la Soie. Je veux découvrir cette partie du monde avant ces grands changements.

 

Tout d’abord, je commence par une hésitation : le Caucase. Car si la Géorgie (et l’Abkhazie/Ossétie), l’Arménie et l’Azerbaïdjan m’attirent (comme chaque pays !), j’ignore si le temps (double sens) me le permettra. Toujours est-il que traverser la Caspienne pour débarquer en Iran serait fantastique (je rêve éveillé, c’est l’avantage de préparer un voyage, on se dit que tout est possible). L’Iran est LE pays que je veux voir sur cette route. Et pas seulement Ispahan, sans aucun doute la plus belle ville perse. Non, je veux découvrir la culture perse, millénaire ; la nourriture, les paysages, les vieilles Peugeot, et la culture chiite. Ne nous mentons pas, ce voyage est aussi un périple au cœur du monde musulman, au moins dans l’autre cœur, oriental. La Turkménistan en est la preuve, considérant le rôle que les Turkmènes ont joué, notamment les Seldjoukides. Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, autant de pays inconnus pour beaucoup, moi compris. Que se cache-t-il là-bas ? Qui sont les habitants ? Que font-ils ? Quels sont les paysages ? C’est clairement un saut dans l’inconnu, et c’est ce qui me fait vibrer.

Pour terminer, le Kazakhstan semble être l’option la plus adéquate, quoique le monde des Ouïghours en Chine occidentale serait plus historique.

 

Deux difficultés à ce voyage. Tout d’abord, la météo. L’Iran en été ou le Caucase en hiver semblent être des folies. Je ne suis pas un grand fan des températures extrêmes, et c’est clairement une chose avec laquelle il va falloir jongler. Le deuxième problème, c’est la langue. Si je ne le compte pas pour l’Amérique du Sud, c'est que je crois en mes capacités d’apprentissage de l’espagnol. Pour le farsi ou le turkmène, j’y crois moins… Et j’ignore à quel point l’anglais ou l’allemand sont pratiqués (mais c’est un problème que j’ai déjà rencontré en Mongolie et en Chine). La question de la stabilité politique est également posée, notamment chez les Ouïghours du Xinjiang (mais est-ce pire que le Burundi...).

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 21:36

« Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait ».

Scénario n°2.

Décision : partir.

Durée : 6-7 mois.

Transport : en bateau, en train, en stop etc.

Quatre missions Bucket List : Rio de Janeiro / Traverser un océan en bateau / Marcher en Antarctique / Etre quadrilingue.

Nouveaux pays : 6 (Brésil, Paraguay, Bolivie, Pérou, Chili, Argentine). Uruguay ? Trinidad et Tobago ? Autre ?

 

L’Amérique du Sud fascine beaucoup autour de moi. Le Brésil et son carnaval, le Pérou et le Machu Pichu. Pourtant, j’avoue que je ne suis pas encore arrivé à ce stade. Je suis curieux, mais je n’ai pas l’impression d’en attendre beaucoup. Les paysages, oui, sans aucun doute. La culture, je reste un peu dubitatif. Autant l’Asie et l’Afrique me semblaient être des endroits totalement différents de l’Europe (et j’en ai eu la confirmation), autant j’ai l’image d’une culture sud-américaine assez proche des Italiens, des Espagnols ou des Portugais. C’est le souci d’être un historien, je pense l’Afrique et l’Asie en termes d’histoire millénaire, alors que je pense l’Amérique du Sud depuis la fin du XVème siècle. Bon, les populations amérindiennes me prouveront sans doute le contraire, mais ceci explique sans aucun doute pourquoi je n’ai pas encore mis les pieds sur ce continent.

Le projet peut paraître fou (mais les cinq scénarios le sont). Tout d’abord, traverser l’Atlantique sur un bateau. Je me suis renseigné auprès des cargos, c’est possible, en une dizaine de jours. Le coût financier est un peu élevé (aux alentours de 1 000€), mais ça reste une expérience incroyable. Je regarde aussi du côté des voiliers, même si je ne sais pas à quel point je suis prêt, mentalement, à traverser un océan avec des voiles… Rien que de l’imaginer et je flippe !

« Terres ! Terres ! ». C’est ce que je m’imagine dire de l’autre côté de l’Atlantique ! Où ? C’est une bonne question. J’ai un vieux copain à Trinidad et Tobago à qui je payerais bien une petite visite. Sinon, ce sera le Brésil. Rio sera forcément au programme, c’est un principe (et peut-être le jour de la folie du carnaval). L’idée est ensuite de descendre (jusqu’en Uruguay ?), puis observer les chutes d’Iguazu, à la frontière brésilo-argentine. Ensuite, le rêve est de remonter le continent par le Paraguay et la Bolivie, jusqu’au Pérou. C’est une route qui est plutôt connue (des voyageurs m’en ont plusieurs fois parlé). Je m’arrêterai forcément dans le désert de sel d’Uyuni, en Bolivie, au lac Titicaca (rien que pour le nom) et au Machu Pichu, au Pérou. Ensuite, empruntons la Panaméricaine, le long de la Cordillère des Andes, pour descendre au Chili. Le désert de l’Atacama me fascine, ce sera une étape clef. Enfin, terminer avec l’extrême-sud du continent, le Cap Horn, et essayer de choper une mini-croisière vers l’Antarctique, faire un bon football là-bas, avant de remonter la Patagonie.

Voilà, c’est le plan, qui changera 100 fois, qui dépendra de la météo, des distances, de mes moyens financiers sur la fin etc. Mais si le continent ne me fascinait pas au départ de cet article, il le fait à la fin…

2017, cinq scénarios. N°2 : Traverser l’Atlantique et l’Amérique du Sud.
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 16:07

« C’est la contemplation silencieuse des atlas, à plat ventre sur le tapis, entre dix et treize ans, qui donne envie de tout planter là ».

Novembre est un mois intéressant. Gris, sombre, humide : à rendre dépressif toute une bande de guitaristes mexicains. Mais c’est également un mois pour faire des plans. Noël. Nouvel An. Ou pour l’année suivante. N’étant pas trop fan des fêtes de fin d’année, je vais me concentrer sur 2017.

 

Scénario n°1.

Décision : rester.

Durée : 3 mois (extensible à 4).

Transport : à pied.

Deux missions Bucket List : Voir Rome et Faire un pèlerinage.

Autres possibilités Bucket List : Lire la Bible, Ecrire un livre, Apprendre l’italien.

Nouveau pays : 2 (Liechtenstein, Saint-Marin)

 

Pourquoi ? Cette idée de pèlerinage est plutôt récente, comparée aux autres. Il y a de cela 3 ans et demi, nous avons accueilli dans ch’nord un drôle de personnage : un marcheur. Non, pas un marcheur blanc. Un marcheur, en chair et en os, anglais, venant de Londres, et qui se dirigeait vers… Istanbul. A pied. 9 mois plus tard, il était arrivé. Une folie. Qui m’a plu. Enormément. Il venait d’avoir 30 ans, était instituteur. Il voulait se remettre en question, réfléchir sur la vie et son sens. C’était pour lui le moment idéal. Et il a adoré.

Une introspection. Une rencontre avec la nature. Des paysages. Rendre le temps au temps. Une déconnexion. Respirer. Me retrouver. C’est tout cela que je recherche.

 

La route : Tilques, (Charleville), Verdun, (Metz), Nancy, Epinal, Mulhouse, Zurich, Vaduz, Brescia, Mantoue/ Parme-Modène, Ferrare, Ravenne, Rimini, Saint-Marin, Pérouse, Assise, Rome (extensible vers Naples et Pompei).

1737 kilomètres.

2017, cinq scénarios. N°1 : le pèlerinage (Rome).

Bien sûr, ce n’est que le premier plan. Mon tour d’Europe devait aller à Moscou. Nous nous sommes retrouvés à Istanbul et sur le cercle polaire. Les plans évoluent. Et ce n’est que le premier scénario.

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 10:02

Emirates ayant choisi d’être le ticket le moins cher pour la Zambie, me voici à Dubaï le temps d’une escale de 9h… Hum. Que faire pendant 9h d’escale ? D’ordinaire, je me serais sûrement retrouvé caché entre deux rangs de sièges, la bouche entrouverte, rêvant à mon lit douillet. Mais Dubaï ne nécessitant pas de visa, je me dis que c’est le moment de voir à quoi ressemblent les Emirats Arabes Unis ! J’en profite pour faire tamponner pour la première fois mon nouveau passeport (l’ancien n’ayant plus de page disponible… oui, je me la pète ! mais c’est tout de même un beau symbole d’une jeunesse réussie !). Et je prends un taxi pour 5 euros (enfin, en dirhams), direction le centre-ville.

Des tours. Des tours. Des tours. Voilà à quoi ressemble Dubaï. La nuit, quand elles sont éclairées, ça donne une vision sympa.

Dubaï by night
Dubaï by night

Il n’empêche, un drôle de sentiment se dégage rapidement : être à Disneyland. Cet ensemble de bâtiments semble irréel. Il y a plein de couleurs. Avec la musique du monde des poupées, on s’y croirait sans doute. Il est loin le temps de la ville des pêcheurs de perles de la fin du XIXème. 1 000 habitants en 1800, 2 millions aujourd'hui ! Dubaï s’est développé à très grande vitesse, et j’ai l’impression que l’artificialité des îles rejaillit sur l’ensemble de la ville. Il est deux heures du matin, il fait au moins 35 degrés, et je croise seulement des balayeurs venus du sous-continent indien. Sensation bizarre.

Mon objectif de la nuit est le Burj Khalifa. Depuis 2009, elle est la tour la plus haute du monde : 828 mètres ! Forcément, ça donne le torticolis. Et j’ai beau réfléchir et me déplacer cinquante fois : impossible de l’avoir en entier sur une photo !

Dubaï by night

Difficile également de montrer cette hauteur impressionnante. A quoi correspondent 828 mètres ? 2 tours Eiffel et demi. Pour mieux comprendre, je vous mets une photo de la tour avec les autres qui, en comparaison, ressemblent à de vulgaires cabanons en bois (c’est pourtant les tours que vous voyez sur les deux premières photos !)

Dubaï by night

La ville veut être la destination du luxe par excellence. Clairement, c’est sans aucun doute ce qui me correspond le moins au monde. Je suis venu. J’ai vu. Je ne reviendrai plus.

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 18:12

Pendant mes jeunes années, l'escapade était le nom du café où je devais tourner, sur la gauche, pour rejoindre le stade de l'Essor. Les entraînements, les matchs. J'échappais à ma routine de collégien et de lycéen le temps d'une heure trente, où les efforts n'étaient pas comptés, et où le plaisir était décuplé.

Aujourd'hui, mes escapades sont un peu différentes. Il me reste le football, le dimanche matin, et un plaisir presque inégalable. Mais l'escapade, cette action d'échapper un certain temps aux obligations de la vie quotidienne, est aussi (et comme souvent avec moi) dans les voyages.

La routine est quelque chose d'ennuyeux à vivre, mais c'est pire encore à raconter. Si je n'écris pas beaucoup depuis plusieurs mois, c'est que je partage ma vie avec ce mot que je déteste tant ! Routine de travail, qui peut se résumer ainsi : réveil, bibliothèque, repas, bibliothèque, repas, dodo. Bon, j'en rajoute un peu, et je sors souvent le soir, mais ça n'empêche, ma vie n'est pas très bandante. Et lorsque l'on me demande « quelles nouvelles ? » ou « qu'est-ce que tu as fait cette semaine ? », je ne peux pas m'empêcher de faire une moue dubitative : « j'écris ma thèse ». Je commence lentement à voir le bout du tunnel, et c'est l'occasion de parler un peu périple. Faut pas déconner non plus, j'ai un peu bougé, notamment ces dernières semaines.

Je commence avec une semaine de ski, ou plutôt de snowboard (ou plutôt assis dans la neige diront les témoins de la scène). C'était la première fois que je partais une semaine au ski, en compagnie de sept jeunes ou moins jeunes (et surtout des témoins). Saint-François Longchamp, une vue magnifique sur le Mont-Blanc, des soirées remplies de Néerlandais(es), raclette, fondue, pâtes, Agricola. Oh, merde, j'aime Agricola. Un énorme bol d'air, je comprends les gens qui partent chaque année.

L'escapade

Pas le temps de se reposer que je repartais en Belgique, direction Gand, avec un énorme coup de cœur. Une ville magnifique, un musée à ciel ouvert, mais vivant (à la différence de Bruges). J'adore les villes belges, et surtout celle-là. A 1h30 de Saint-O, foncez !

L'escapade
L'escapade

S'il y avait quelque chose que je voulais vraiment voir depuis plusieurs années pas loin de chez moi, c'était les falaises d'Etretat. Courbet, Monet, Flaubert, Maupassant, Arsène Lupin... l'endroit inspire. L'endroit respire. Cette craie blanche, l'arche, l'aiguille. Et même un phoque qui se balade au milieu de tout ça !

L'escapade
L'escapade
L'escapade
L'escapade

Changement de décor trois jours plus tard avec quelques foufous pour un enterrement de vie de garçon dans le Sud de la Belgique. On est des fous, on est des dingues (on est des cochons-dindes), à vélo, 50 bornes. A l'aller, le long d'une grande route. Pas le plus agréable, mais un bon entraînement pour le retour. Ca monte. Puis ça descend. Ca monte. Puis ça descend. Ca monte. Puis ça descend. Non, je ne radote pas (encore). Nous avons souffert ensemble, mais nous l'avons fait. Je regardais le goudron, mètre par mètre. Plus question de regarder devant, ça faisait trop mal au moral. Mais un véritable plaisir une fois à Chimay. Et une fierté. Nous l'avons fait. Sikora aime ça.

L'escapade
L'escapade

Enfin, un retour en Allemagne avec quelques autres foufous. Aix-la-Chapelle, une ville que je connaissais déjà. Mais cette soirée années 90.... l'une des meilleures de l'année ! Quelle ambiance ! Quelle musique ! Et ces Allemand(e)s, toujours aussi sympa !

L'escapade
L'escapade

Le fait de regarder en arrière me rassure un peu. Ma vie n'est pas bandante tous les jours (désolé pour le terme, je vois que je l'utilise trop!), mais ces escapades m'ont permis de tenir le choc. Ca n'est clairement pas un mauvais début d'année, au contraire. Et ça me donne beaucoup de motivation pour repartir une fois la thèse terminée. Ca tombe bien, j'y arrive.

Je n'ai pas oublié mon séjour à Marseille (j'attends les photos)

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 09:43

Pour moi, la Sainte-Victoire, c'était Beaurecueil et mes vacances d'enfant. A partir d'aujourd'hui, ce sera la souffrance et les 1011 mètres d'ascension. Tout ça, c'est de la faute d'un type, celui qui travaille dans la maison Sainte-Victoire. Nous demandons quelques informations et cherchons un chemin d'ascension. Il nous en présente plusieurs. « Le noir, il est un peu plus sportif, il faut poser deux-trois fois les mains ». Bon, nous sommes sportifs. Alors on se dit : bingo !


Nous nous retrouvons face à ce mur de falaises calcaires, sur le versant sud. Et nous débutons l'ascension, suivant les marques noires, parfois très espacées (on galère parfois un bon quart d'heure pour retrouver la suivante). Surtout, le type en bas est un comique : poser deux-trois fois les mains ah ah ah. Deux cents à trois cents fois les mains serait plus correct ! Le montée est vraiment compliquée, on se retrouve parfois au-dessus du vide, il y a des ascensions de pierre à 90°C où nous faisons de l'escalade, mais sans le matériel adéquat. Je suis en sandales, de marche, certes, mais en sandales. La fin est la plus escarpée. Bizarrement, nous n'avons pas rencontré d'autres marcheurs tout au long de notre ascension. Nous finissons par arriver dans la grotte, celle qui nous paraissait si petite vue d'en bas. De l'autre côté, un chemin tranquille pour arriver au niveau de la croix de Provence, haute de 19 mètres. Une victoire (et nous comprenons le nom de la montagne à ce moment là!). Nous sommes fiers. Autour de nous, des dizaines de marcheurs, à peine fatigués alors que nous sommes au bout de notre vie ! Les salauds, ils ont pris le chemin blanc ou jaune !

Pour le retour, la descente, nous sommes tous les trois d'accord : ce ne sera pas le chemin noir ! Manque de chance, nous sommes incapables de mettre la main sur le chemin jaune. Nous nous retrouvons sur le chemin rouge, « difficile » selon les marques. Pas vraiment pour nous, sauf un dénivelé de 6-7 mètres en mode escalade. La descente est périleuse et j'ai les jambes qui flageolent. Heureux, nous sommes en bas....

 

… enfin, ça, c'est ce qu'on croit. Car le parking est vraiment loin. Nous devons à nouveau, et à notre grande tristesse, remonter une partie de la montagne. Nous suivons le chemin marron, ayant entre-aperçu le jaune une fois, avant qu'il disparaisse. Foutu chemin jaune ! 6 heures après notre départ, nous revoyons notre belle et tendre voiture. Un bar, un coca, une première gorgée. Orgasmique. Nous l'avons fait, et pas peu fiers nous sommes !

L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire
L'acension de la Sainte-Victoire

Et il faut rendre à Cézanne ce qui appartient à Cézanne.

L'acension de la Sainte-Victoire
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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 17:23

Parfois, nous nous faisons des idées sur Marseille. Une ville sale, les quartiers Nord, les coups de feu, une équipe en bois. Et parfois, nous visitons la ville, et sommes surpris. La ville abrite plusieurs calanques. Une petite marche d'une heure le long de la mer, absorbé par le paysage et cette mer Méditerrannée si fascinante.

 

La calanque de Marseilleveyre
La calanque de Marseilleveyre
La calanque de Marseilleveyre
La calanque de Marseilleveyre
La calanque de Marseilleveyre
La calanque de Marseilleveyre
La calanque de Marseilleveyre

Et surgissant devant nous la calanque de Marseilleveyre. Une baignade. Un soleil. L'eau. La plage. Le bonheur, c'est si peu de chose.

La calanque de Marseilleveyre
La calanque de Marseilleveyre
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 20:24

Anglet, 10 août.

Content de voyager. Content d'être là. Heureux. Pour chaque rencontre, pour chaque discussion. Pour chaque pouce levé, chaque panneau affiché, chaque sourire lancé. Je cherchais des réponses. Je les trouve chaque jour. Oui, le voyage est toujours fait pour moi. Pas n'importe lequel, pas seul, mais c'est dans ce contexte où je me sens le plus vivant, où je me sens le plus moi-même. C'est dans ces moments-là où je crois le plus à la beauté de la vie, à ses folies. Rien ne me paraît impossible aujourd'hui, tout n'est qu'une question des moyens que l'on se donne arriver à ses objectifs. Si c'est possible de voyager pour rien à travers la France, c'est possible de faire beaucoup d'autres périples avec pas grand chose, enfin, beaucoup de motivation et de la débrouillardise, mais j'en ai à revendre.

Dans un an, je crois être libre. Et cette liberté, il faudra en faire quelque chose. Forcément, l'option grand grand grand voyage sera sur l table. Je souris juste à écrire la phrase. Et j'imagine. Où ? Comment ? Et surtout, avec qui ?

Élucubrations d'un voyageur
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 11:42

Être un voyageur. Je ne sais pas si c'est vraiment le cas (ni même qui peut en juger), mais c'est la façon dont on me définit souvent. C'est le cas dans ma famille ou chez mes amis. Je suis un rouleux d'rue comme on dit dans mon patois local. Et c'est une appellation qui me fait plaisir. C'est une identité qui me va à ravir.

 

La fierté. Ce drôle de sentiment, parfois sur-développé. Mais tellement nécessaire. Au début de mon blog, il y a onze ans (!), j'ai répondu à un petit questionnaire comme on en avait régulièrement sur skyblog. L'une des questions était : « quelle est la chose dont tu es le plus fier ? » Pensez, à 17 ans, on est loin d'avoir accompli quelque chose. Surtout moi. Ma réponse était « mon blog ». Je ris en relisant cela, et en me revoyant dans le bureau sombre en train de répondre à ce long questionnaire (sans doute entre deux parties de Football Manager). Le blog était la chose qui me définissait le mieux à l'époque. C'est un peu encore le cas aujourd'hui, mais le contenu a bien changé.

 

J'ai commencé à vraiment voyager en 2007. Depuis, j'ai arpenté 44 pays (et encore, c'est parce que l’Écosse n'a pas voulu être indépendante sinon je touchais le 45!) et je garde un rythme soutenu. Le fait de voyager me rend fier de moi. J'apprécie quand on m'appelle Phileas ou qu'un inconnu vienne me parler d'un de mes voyages. Attention, je ne deviens pas un fier-cul non plus, mais je pense qu'il faut être fier de soi un minimum.

Il se trouve que les voyages que j'ai effectués me rendent fier. Ils donnent une image de moi que j'apprécie. Cependant, je me pose la question : voyages-tu pour voyager, ou pour l'image que cela donne de toi ? Il y a plusieurs années, je n'aurais pas hésité une seconde. Aujourd'hui, je réfléchis un peu plus longuement. J'ai l'impression que le plaisir que je ressens lors de mes voyages africains est bien moins important que lors de mon départ pour l'Asie par exemple. Bien sûr, le contexte joue beaucoup, et un voyage professionnel est loin d'être un voyage d'aventurier. Surtout, le voyage seul n'a pas le même goût que le voyage accompagné.

Je reviens sur cette histoire d'identité. Jusqu'à l'année dernière, l'identité de voyageur n'était pas ma préférée, loin de là. Mon identité était mon couple. C'était ainsi que je me définissais avant tout, et je voulais que les autres me définissent également de cette façon. Là encore, c'était une fierté incroyable que d'être avec la demoiselle allemande, et de raconter une rencontre incroyable. Aujourd'hui, cette identité a disparu. Fini le « nous ». Bizarrement, je ressens cette perte d'identité. Elle me manque (oui, aussi). Alors l'identité du voyageur en est devenue encore plus importante, car c'est celle qui peut encore me donner un peu de fierté.

Je me pose la question : « quid si mon identité de voyageur disparaissait ? ». Imaginons que je la range au placard pendant quelques années, que j'arrête les voyages. Comment me sentirais-je ? Qu'est-ce qui ferait ma fierté ? Mes enfants ? Mon boulot ? Mon parcours ? Sans doute, oui. Mais aujourd'hui, quoi d'autre ? Un peu d'étude, et pas grand chose d'autre. Cette identité de voyageur est essentielle. C'est elle qui me permet tout simplement de ne pas me considérer comme de la merde.

Alors je regarde ma Bucket List, et ce challenge ultime de mettre un pied dans chaque pays du monde. Challenge accepted !

 

Pays : 44 sur 197 (22,34%)

Europe (29) : France, Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni, Irlande, Espagne, Italie, Suisse, Luxembourg, Allemagne, Norvège, Finlande, Suède, Pologne, République Tchèque, Autriche, Croatie, Hongrie, Slovaquie, Serbie, Bulgarie, Macédoine, Grèce, Albanie, Turquie, Estonie, Lettonie, Russie, Monaco

Non compté : Slovénie, Monténégro, Lituanie, Danemark, Écosse, Irlande du Nord

Reste à faire : Islande, Portugal, Malte, Chypre, Bosnie, Roumanie, Ukraine, Moldavie, Biélorussie, Andorre, San Marin, Liechtenstein, Vatican + Kosovo, Transnistrie...

Afrique (6) : Égypte, Kenya, Tanzanie, Rwanda, Burundi, Éthiopie

Amérique (1) : États-Unis

Asie (8) : Mongolie, Chine, Vietnam, Laos, Cambodge, Thaïlande, Malaisie, Philippines

 

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 11:39

Ainsi, après revenir, il y a le repartir. Plusieurs mois se sont passés depuis mon dernier retour, au mois d'août 2014. Pas mal d'épisodes se sont enchaînés, dont un départ à Bordeaux. Mais ce n'était pas vraiment repartir. Bordeaux c'était trop facile, c'était des conditions de vie connues, une langue parlée, une culture similaire. Bordeaux c'était rester. Repartir, c'est l'aventure.

Je ne pensais pas repartir aussi rapidement, pensant finir d'abord l'écriture de ma thèse. Mais dans la vie il faut savoir saisir les opportunités quand elles se présentent à vous, au risque de le regretter. Oui, le timing n'était pas parfait, oui j'aurais apprécié passer quelques mois de plus en France. Mais non, je n'allais pas laisser passer un boulot ! Pensez, cela fait des années que je n'ai pas travaillé, et voilà qu'on me propose un job, intéressant et en rapport avec ma thèse en plus ! Surtout, c'est payé ! Oui, c'est un point à prendre en considération lorsque l'on fait une thèse sans financement.

C'était il y a plusieurs mois, une réunion à Paris sur le Burundi et le Rwanda. J'étais là, en tant que « spécialiste » de ces deux pays. Une question a été posée sur les brigades régionales des forces africaines en attente (je vous passe les détails). J'ai répondu car j'avais lu sur ce sujet la semaine précédente. Un coup de chance ! Et voilà qu'on me propose une consultance. Et c'est ainsi que je me retrouve en Éthiopie aujourd'hui.

Repartir c'est tout un processus. Il y a l'achat du ticket (avec mille comparaisons), le choix dans la date (hum hum), les questionnements vis-à-vis du visa, des vaccins. Bon, je ne vais pas vous mentir, ça fait quelque temps que je n'ai plus ressenti le stress de ces formalités. Hakuna Matata. Alors je fais un peu tout à la dernière minute, étant occupé par le déménagement bordelais. Où dormir ? J'ai une réponse d'une Couchsurfer une semaine avant mon départ. Tranquille.

 

Repartir c'est un mélange d'excitation et de peur. C'est un saut vers l'inconnu. Comment est ce pays ? Qui y vit ? Je regarde cent fois la carte du monde, en me disant que dans 10 jours j'y serai, dans 7 jours, dans 3 jours. Addis Abeba. Ethiopie. Ce sont seulement des mots. Dans quelques jours ils deviendront une réalité. A mon retour ils seront une tonne de souvenirs, d'images gravées, d'instants de vie. Je veux garder la surprise, je ne regarde pas un seul blog de voyage, une seule photo ni même la page wikipédia du pays ! Je veux en prendre plein la vue, sans m'y attendre.

Et puis il y a les deux jours avant le départ. Cette appréhension bizarre, ce mélange d'excitation et de peur. C'est là où il est le plus fort. Je me pose plusieurs fois la question de ce que je vais faire là-bas. De comment j'en suis arrivé là, né à Saint-Omer, école primaire, collège, lycée, fac, tout cela normal. Et puis il y a un moment où j'ai déconné, où j'ai décidé de partir. Et depuis je ne fais que repartir, chaque année. Vais-je m'arrêter un jour ? Suis-je réintégrable ? Je me pose vraiment la question, sans avoir la réponse. Une petite peur m'envahit en y réfléchissant, me disant que j'aurai toujours à la fois ce manque des voyages et ce manque des proches. Le mal du pays et le mal du voyage. Équation complexe, malheur constant en vue !

 

La veille du départ c'est le sac, c'est l'impression du ticket, c'est les dernières questions : moustiquaire ou pas ? 2 pantalons ou 3 ? Quid si ma Couchsurfer me met un lapin ?

Tu dis au revoir à ta famille, à tes amis. Tu penses aux lycéens allemands qui ont fait pareil avant de partir en Espagne, et à ce con de pilote. Repartir, ça te rappelle que la vie est courte, et qu'on ne sait jamais. L'Afrique c'est loin, un mois ça passe tellement vite mais il peut se passer 12 événements en France ou en Éthiopie pendant ce temps là. Tu regardes à nouveau la carte du monde, demain tu y es ! Putain, mais quelle idée !

Et une fois dans l'avion, tu oublies tout ça. A l'aéroport d'Addis Abeba la crainte est partie. Tu y es, l'aventure commence.

Repartir (direction l’Éthiopie)
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