26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 11:22

... honnêtement ce n'est pas encore le genre de vacances que je souhaite avoir chaque année. Attention, je ne dis pas que des vacances en Crête ne valent pas le coup/coût ! Non, très clairement, ces vacances furent reposantes, ensoleillées, et c'est un endroit que je recommanderais à beaucoup de monde dans mon entourage. Mais pas à moi.

 

Après ces vacances, je suis revenu reposé. C'est indéniable. Mais après mes grands voyages, je suis toujours revenu transformé. Et c'est la sensation qui m'a manqué après la Crête. Enfin, pas que. Il m'a manqué les découvertes chaque jour, le sac à dos trimbalant mes affaires, la rencontre des locaux, couchsurfing, les endroits cachés, et le petit grain de folie. Le stress de la recherche d'hôtel, le moment surprise que l'on n'attendait pas, et l'anecdote croustillante à raconter à mes enfants.

 

Ces vacances en Crête m'ont rappelé mes vacances en Égypte. J'étais alors parti en « tout compris » et j'étais revenu avec l'envie de ne plus jamais faire ça. J'en ai pris pour cinq ans de voyages un peu fous. Et puis j'étais fatigué. Et puis j'en avais ma dose. 

La Crête m'a redonné un coup de fouet, un coup de folie. Une envie. Un projet. Avant mes 30 ans, la route de la Soie. Pour vraiment avoir profité à fond de ma jeunesse.

route-de-la-soie-copie-1.jpg

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 09:45

Une semaine en Crête ! Oui, y'en a qui l'ont belle !


Moi en vacances en Crête, ça peut en étonner plus d'un. Moi le premier je suis surpris de m'être laissé aussi facilement convaincre de partir en vacances en mode touriste feignant. Mais mes appels au voyage de l'été n'ont pas été repris comme je l'espérais, et la motivation de la demoiselle pour partir au soleil a fait le reste.

Nous sommes donc partis avec Thomas Cook de Munich, direction l'aéroport d'Heraklion. Sur-place, on comprend déjà que c'est les vacances : alors qu'il avait neigé à Munich l'avant-veille (!), il fait ici 20 degré à 21 heures. Les bagagistes ont le rythme méditerranéen dans la peau, 2 avions ont atterri et ils leur faut 40 minutes pour amener nos sacs. Pas grave, on n'est pas pressé, c'est les vacances. Deux heures de bus plus tard, nous voici à l'hôtel Resort Orpheas, à deux kilomètres de Giorgoupoulos.carte-crete-orpheas-resort-hotel-orfeas-map-kreta.jpgL'hôtel, en top 3 :
Top 3 déception
3 - Les chaises longues sur la plage : 2,25€ par jour. Dans mon esprit, quand tu payes quelque chose tout compris, tout est compris, même la location des chaises longues sur la plage.

2 - Internet. 5€ pour 90 minutes. Le prix d'un internet café en 1996, alors que tout le monde possède désormais le wifi et bénéficie d'une connection illimitée. Sur le smarphone d'Alba, c'était 2€ pour 25 MB. Bien suffisant (et ca m'a permis de faire une cure de la toile)
1 - La nourriture. Là, c'est le seul vrai hic. Gros néanmoins. C'était des buffets, avec énormément de choix. Le petit-déjeuner était correct, on se faisait des sandwichs pour l'après-midi (nous étions en demi-pension). Le fromage était bon, je me surprends à manger des oeufs au petit-dej. Mais le dîner...
Il fallait aimer la saucisse. Dans quasi un plat sur deux, il y avait des saucisses. Certes, 90% de la clientèle est allemande, mais ce ne sont pas tous des dingues des saucisses ! Et puis le reste n'était pas de grande qualité. Le chef avait l'habitude de mettre une salière dans chaque plat, si bien que j'avais l'impression de (re)boire la tasse au lieu de boire ma soupe. Dommage, car sinon c'était presque parfait.
hotel-orpheas-orfeas-crete-kreta-resort.JPGTop 3 satisfaction
3 - La propreté. Notre chambre nettoyée chaque jour, pareil pour la salle de bain, les serviettes constamment changées, tout comme les draps. Impeccable.
2 - Les piscines. On avait deux piscines à notre disposition, alors que la mer était au bout de l'hôtel. Celle-ci était propre, fraiche mais pas froide, superbe pour se raffraichir, parfaite pour faire mes longueurs hebdomadaires.

1 - La localisation. L'hôtel est coincé entre la montagne et la mer, calme absolu, génial pour se reposer. Il est petit, sans trop l'être. Pour avoir vu beaucoup d'autres hôtels séparés par une grande route de la mer, ou alors avec plus de 300 chambres, c'est clairement le point fort du lieu. La plage de l'hôtel ci-dessous.
Dans les autres satisfactions, les prix sont vraiment corrects (notre mini-bar demandait 80 centimes pour une canette de fanta, le même prix pour une grande bouteille d'eau), le personnel présent si besoin...
plage-orpheas-resort-crete-kreta-strand-orfeas-hotel.JPGBon, l'emploi du temps était light. Se lever, manger, piscine, dormir, lire, manger, piscine, dormir. Un truc du genre. Le soleil était présent, et forcément ca aide pour passer de bonnes vacances. Il faisait chaud, mais pas trop (25-28°C). 
On est quand même parti une fois à l'aventure, direction Gramvousa et la plage de Balos.
Location de voiture et départ vers la péninsule à l'extrême nord-ouest. La route est facile, c'est toujours tout droit. On arrive à Kastelli, puis on tourne à droite. Là, c'est l'info importante. "La route est un peu mauvaise". C'est comme ça qu'on nous l'a vendu. Dans les faits la route est TRES mauvaise, car route il n'y a pas. Des pierres, de la poussière, des chèvres, oui. Mais du béton, non. 7km, une heure. Rythme que l'on qualifiera de lent. Fatiguant, car il faut être toujours très attentif. Sur Internet, après renseignement, c'est écrit que Balos est accessible en bateau ou en 4 x 4. On avait donc l'air malin avec notre petite Hyundai (mais on n'était pas les seuls dans cette situation).Crète Balos 2Crete-Balos-3.JPG Après avoir garé le carosse, une petite randonnée de vingt minutes sous un beau soleil.Crete-Balos-copie-2.JPGEt de l'autre côté de la colline, le paradis. Cette plage du bout du monde a été une place forte vénitienne, puis un repère de pirates. Aujourd'hui, c'est l'un de plus beaux endroits de l'île, préservé d'une invasion touristique par cette absence de route. On arrête donc de se plaindre et on admire, avant d'aller nager.
Crête BalosCrete-Balos-4.JPGSur la route du retour, nous observons les montagnes du centre du pays, se jetant tout droit dans la mer. Un air de Corse. Un air d'île méditerranéenne. Un air de vacance. Un air de repos. Mais...

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 11:13

Les voyages n'ont plus le même goût qu'auparavant. Bizarre. Si même cela perd de sa saveur, qu'est-ce que ça va être long 70 ans de vie supplémentaires !
Je me souviens de mon périple en Espagne. Mon arrivée à l'aéroport de Girona, et les pensées qui me traversaient. Que c'était génial de partir ainsi, à l'assaut du pays. Et en solitaire. Je me disais que j'étais fou. Rencontrer des dizaines de personnes, découvrir des centaines de paysages. Et quand ce fut le départ pour l'Asie c'était autrement plus fort. Je me rappelle l'image du transsibérien, la fumée autour du train, les lumières l'éclairant. C'était magique. Et encore plus fou.
Transsiberien.jpgAujourd'hui, ça n'est plus magique. Le Kenya ne fut pas magique à l'automne dernier, la Tanzanie ne l'est pas aujourd'hui. J'ai peur pour le Rwanda dans deux semaines, alors que c'est peut-être le pays que j'ai le plus envie de découvrir à ce jour. Ne suis-je plus fou ?

 

Ici je regarde les gens avec un regard étrange quand on me propose de rester pour six mois ou deux ans. « Euh, mais j'ai une vie en Europe ! ». Si je restais ici 6 mois je sombrerais tristement en dépression. Quand je vois les expatriés je suis impressionné. Ils ont quitté l'Europe et ils ne la regrettent pas. Moi je regarde le calendrier chaque matin en me demandant comment ça se fait que les jours soient si lents à défiler.

La raison c'est toi. Forcément. Et pour cause, à chacun de mes voyages je partais pour te rencontrer. Je te cherchais à travers l'Europe. Ce ne fut pas en Espagne mais au milieu de la Russie. La suite, on la connaît. Alors aujourd'hui pourquoi repartir ? Je sais où tu es localisé, dans le sud-ouest de l'Allemagne.
Ici tu me manques. Ici je ne suis pas heureux.

Il faut le reconnaître, je ne suis pas un grand voyageur. Je suis juste un grand romantique. Prêt à partir à l'assaut du monde pour trouver l'amour. Car ces girafes, ces zèbres ou ce Kilimandjaro, sans toi, ça n'a plus le même goût.

Un mois.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 12:40

L'année dernière mon appel voyage de Munich avait plutôt bien fonctionné. J'avais proposé l'Irlande, les Balkans et le Portugal, et deux amis ont répondu à l'appel de la Guinness et des Cliffs of Moher ! Deux autres personnes ont carrément proposé quelque chose d'autre, à savoir un voyage le long du Danube (et la découverte de Vienne-Budapest et Bratislava).

Cette fois j'ai un peu plus de contraintes. L'année dernière j'étais libre, cette année j'effectue ma thèse. Alors je ne pense pas partir deux fois avec les copains. Question de temps et de finances. Cependant, un périple au cours du mois d'août ne serait pas de refus ! 3 idées :

  • L’Islande

  • Les Balkans

  • Le Portugal

Comme vous le voyez, ma sélection a peu évolué, je n'ai eu qu'à changer une lettre ! 


L’Islande remplace l'Irlande. La vie insulaire, les fjords, les montagnes, les glaciers, les rivières : l'Islande sera nature. Elle sera également politique avec une drôle de démocratie participative qui se met en place là-bas (bon, c'était le cas jusqu'à la semaine dernière, puisque la droite revient au pouvoir). J'ai déjà survolé le pays en partant vers New York et j'avais (déjà) été impressionné par les paysages.


Pour les Balkans c’est l’envie de découvrir l’une des parties les moins explorées de l’Europe et, sans doute, l’une des plus atypiques. La Bosnie me fascine par son melting-pot instable, la Serbie nationaliste ou l’Albanie post-maoïste sont des particularismes que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Quant à la Roumanie (c’est déjà les Carpates), des amis voyageurs m’en ont dit le plus grand bien.


Enfin le Portugal, un pays que je ne connais pas, qui est peut être plus relaxant, ensoleillé et peut-être plus facile (que les Balkans) et moins cher (que l’Islande). De Fatima jusqu’à Compostelle (on sort un peu du pays il est vrai), un pèlerinage un peu plus spirituel où les questions de la religion catholique pourront être traitées. La visite peut également prendre une tournure politique dans ce pays où l'austérité est de rigueur.


Deux constantes :


Couchsurfing. Pour réduire encore encore un peu plus les frais sur place et rencontrer les locaux.

Le stop, qui peut également permettre de réduire les frais de transport et de  rencontrer la population. Ce sont trois pays qui ont plutôt une bonne image du stop.


A tous les amateurs de voyage et de découverte, je lance un appel. Où ? Quand ? Combien de temps ? Les négociations sont ouvertes !

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 14:57


Tour Eiffel ParisQuand tu visites Paris pour la x-ième fois, ce n'est pas pareil que lorsque c'est la première fois.

La première fois c'est ton regard qui tente d'apercevoir la Tour Eiffel à chaque instant, qui se délecte de l'architecture Haussmannienne, qui respire un air artistique à Montmartre. Quand c'est ta x-ième fois, tu contemples la tour Eiffel, apprécies l'architecture Haussmannienne et retrouves Montmartre intacte.

On a beau dire, on a beau faire, Paris restera l'une des plus belles villes du monde, la plus belle selon moi (je n'ai pas visité l'ensemble des villes du monde, mon classement a encore le temps d'évoluer). Et être à Paris avec sa chère et tendre, c'est enfoncer les portes ouvertes du romantisme.

Alors oui, les travailleurs du Louvre avaient décidé de faire grève le jour où nous y sommes allés, oui la météo était détestable, oui les Parisiens restaient fidèles à leur réputation... mais non, rien de tout cela ne gâchera notre plaisir. A défaut de vouloir y vivre, Paris reste pour moi une ville faite pour les visites express. Qui plus est quand on connaît quelqu'un sur place pour nous héberger (merci Vaness, non Lucas on ne t'en veut pas!).

Hormis les classiques Tour Eiffel et Montmartre, avec un passage avorté au Louvre, nous avons fait le Jardin des Plantes. De la verdure, des animaux, des arbres, des Parisiens qui ont le temps et qui sont sympas. Oui, c'était un peu Paris contre-nature, avec le Paris nature. On a même vu des wallabies ! 

Basilique du Sacré Coeur MontmartreOkapi-Paris.JPG

Comme quoi, pas besoin d'aller en Australie pour en croiser !

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 08:46

J'ai assez peu évoqué les activités que nous avons faites avec ma demoiselle lors de sa dernière visite dans le Nord-Pas-de-Calais. Pourtant il y a des choses à dire et des lieux à découvrir. Et notamment dès le premier jour, à Bruxelles, où son train arrivait.

Je connaissais déjà un peu la capitale belge pour y être passé il y a quatre années. Une ville agréable, plutôt jolie, et qui se fait en une journée.
Bruxelles-grand-place.JPGMannekem-Pis-Bruxelles.jpgCette fois, après avoir vu les classiques (la (très) Grand Place, (le petit) Manneken-Pis), nous avons suivi un parcours intitulé Bande Dessinée. Il faut savoir qu'en 1993, la ville a entrepris de peindre des murs en hommage aux héros de bandes dessinées. Ayant été bercé dans mon enfance par Tintin, Asterix, Boule et Bill, les Schtroumpfs ou Yakari... cette visite était un must. Et ce fut fort agréable, sous le soleil belge (si, si, on vous jure). On a donc croisé Tintin (la peinture a été réalisée par Hergé lui-même) et tant d'autres (j'avoue, j'en connaissais peu). Cela donne souvent une vie toute autre aux murs traditionnellement tristes d'une grande ville. Les gens observent, prennent des photos. Clairement une bonne idée.

fresque-murale-Tintin-Herge-Bruxelles.jpg

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Demain, rendez-vous à Paris !

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 07:09

James CS

Il est rare que je me lance dans un portrait. Je crois bien que c'est le premier (les mauvaises langues diront que je ne fais que des portraits de ma personne, et ils n'ont pas tort!). Mais c'est également rare de rencontrer des personnes comme James. Pensez, ce type a décidé de marcher jusque Istanbul depuis son Kent natal.


Tout d'abord je rappelle pour les non-fidèles que j'ai hébergé ce marcheur grâce à Couchsurfing, site où l'on peut dormir gratuitement chez l'habitant, et qui fonctionne grâce à un système de référence (positive, neutre, négative). Après avoir profité de nombreux appartements au cours de mon précédent voyage, je me devais de rendre la pareille. Et James est arrivé, sans se presser. Il est parti il y a 9 jours et souhaite rejoindre Istanbul pour le mois de juillet/août. Oui, James est un peu fou. Comme tous les voyageurs souhaitant accomplir un rêve. Et il y croit. Il le sait. Il va le faire. Peu importe l'état de ses jambes dans quelques semaines, tout se jouera dans la tête.


James était pourtant quelqu'un que l'on pouvait qualifier de « normal ». Une enfance dans un petit village du Kent, 3 frères, et un départ pour l'université, à Newcastle. Bon, il y avait quelques éléments précurseurs. Ce grand-père, cet exemple, dont il trimbale encore l'appareil photo et qui avait quelque peu voyagé en Europe au moment de la guerre, avec sa grand-mère. Et surtout ce périple de 5 mois au Népal, alors qu'il n'avait que 19 ans. Ça, ça n'est pas donné à tout le monde.


James a suivi un cursus de bio-médical. Licence, Master, Doctorat. Après deux années à « disséquer des animaux » il se demande ce qu'il fait là et décide d'arrêter. Un problème familial l'oblige à revenir chez lui, dans son village natal. Il se retrouve alors professeur d'école primaire, poste qu'il a occupé jusqu'à l'été dernier.


James a passé 30 ans. L'âge où on fait le point. Sur sa jeunesse. Sur le futur qui arrive on ne peut plus vite. Sur la vie en général. Il a toujours rêvé d'Istanbul. Il s'est dit que c'était le bon moment. Il avait envie d'aventure, d'une dernière aventure avant de se poser.


James est un romantique. Pour lui, le charme de ce voyage réside dans la marche. Le fait d'imaginer ses pas qui, un à un, vont lui permettre de rejoindre la seconde Rome. Il n'imagine même pas le stop, encore moins le train. Il veut découvrir les paysages petit à petit, maison par maison, champ par champ. Et au-delà, se découvrir petit à petit, kilomètre par kilomètre, et enfin trouver qui il est et ce qu'il fait là, sur cette bonne vieille terre.


James a une magnifique histoire. Une histoire d'amour. Comme tous les romantiques, comme tous les voyageurs... Une fille qu'il a rencontrée alors qu'il avait 16 ans. Il a grandi avec elle. Et à 20 ans ils se sont séparés. Comme souvent. Les deux voulaient étudier, l'université, la distance... Pas grave se sont-ils dit, si à 30 ans on n'est toujours pas marié, on se rappelle. Et elle l'a rappelé. Et les voici à nouveau ensemble.

 

 

Recevoir un Couchsurfer, c'est un peu comme recevoir de la drogue, pour le junkie de voyage que je suis. Et pourtant je ne compte pas y retoucher. Je pense que je suis presque guéri. J'ai adoré l'écouter, j'ai adoré son idée. Et pourtant ça ne m'a pas traversé l'esprit : partir. Non, décidément, le précédent voyage a fonctionné comme une overdose. Et maintenant que j'essaie de me réadapter à la vie « normale », ce serait con de craquer ! Surtout qu'il y a beaucoup plus à perdre aujourd'hui qu'à l'époque.


Avec James j'ai beaucoup discuté. De voyage, mais pas seulement. De la vie, beaucoup. Des objectifs que l'on se fixe, de la pression que l'on se met. Et puis nous y sommes arrivés, à la conclusion.


Whatever works.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 09:25

C’est une jolie ville. Non, vraiment, très jolie. Son centre en tout cas, que nous avons arpenté de bon matin sous un beau soleil sudiste. Bordeaux, où j’allais pour rencontrer mes professeurs. Bordeaux, où j’allais pour chercher un appartement. Bordeaux, ma future ville ? Pas vraiment. Enfin, pas encore. Je n’ai pas besoin d’un appartement pour les deux premiers mois en tout cas.

Non pas que la ville ne me plaît pas. Le centre historique, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco est un plaisir visuel de chaque instant. Les quais ont été parfaitement refaits, le tramway semble être une merveille technologique (pas de ligne aérienne de contact mais l’énergie qui provient directement du sol, afin de ne pas déformer le paysage).

Bordeaux (5) Bien sûr, nous nous sommes arrêtés devant le miroir d’eau (que la ville considère comme le plus grand du monde, ça doit être sans compter celui entre le Washington et le Lincoln Mémorial de Washington !) et la place de la bourse au fond.Bordeaux (3) Bien sûr, nous avons dégusté les canelés et autres gâteaux basques.Bordeaux (4)Bien sûr, nous avons découvert la cathédrale Saint-André et son atmosphère spirituelle.

Bordeaux

Mais nous avons appris quelque chose : Bordeaux n’est plus la belle endormie, un surnom qui lui collait aux basques il y a encore une bonne décennie. Bordeaux s’est réveillé, au rythme des marteaux-piqueurs. Des grands travaux, entrepris dans la décennie 1990, en ont fait une ville de toute beauté. Les universités bondées du centre et de Pessac ont amené la vie nocturne. Alors il reste la réputation des Bordelais, qui ne seraient pas très sympas, un peu hautains, un peu bourgeois. Pour nous, adeptes du Couchsurfing, nous n’avons pas remarqué. Hébergés tout d’abord par un couple, Anna et Fred, nous fûmes reçus comme des rois. Anna vient de finir son doctorat (en histoire de l’art), nous avions donc un sacré sujet de conversation ! Puis ce fut Nelly qui nous hébergea le temps d’une nuit. Enfin, de deux nuits, mais la seconde nous étions seuls dans l’appartement. Nelly nous a laissé les clefs, et nous a dit de faire comme bon nous semblait. Un souvenir du tour de France revient, celui de cette dame un peu âgée nous prenant en stop, nous invitant chez elle, nous laissant ses clefs, nous offrant le petit-déjeuner. Alors non, je ne laisserai pas dire que les Bordelais ne sont pas sympas. Ceux que j’ai rencontré ont le cœur sur la main, prêts à porter le poids du monde sur leurs épaules !Bordeaux (6)

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 06:53

Il y a un an de cela, je partais pour un voyage qui m’a transformé. A de nombreux niveaux. J’ai une vision différente de l’Asie, des peuples en voie de développement ou des religions. Mais j’ai également évolué vis-à-vis de l’Europe et des voyages. Je prends pleinement conscience de la chance que nous avons, nous, Européens, d’être sur un « mini-continent ». Non pas que de Porto à Helsinki il n’y a qu’un pas, mais il n’y a bien souvent qu’un avion. En 1h je rejoins l’Allemagne, 30 minutes plus tard c’est Budapest. Et tout cela à un coût limité.
Dune du Pilat (7)Le fait d’être à Bordeaux m’a permis de découvrir une région que je connais peu : l’Aquitaine. Au-delà de la visite de la capitale girondine (j’y reviens très vite), nous en avons profité pour pousser une heure plus loin. Qu’est-ce qu’une heure finalement, en échange de la dune du Pilat, la dune la plus haute d’Europe, dont l’altitude varie entre 100 et 117 mètres ?! Un beau dénivelé donc, pour une vue imprenable sur le bassin d’Arcachon d’un côté, la forêt  des Landes de l’autre. En photo, voilà ce que ça donne !

Dune du Pilat (2)Dune du Pilat (4)

Dune du Pilat (5)

Dune du PilatLa dune évolue constamment. Sa hauteur donc, qui varie constamment, et sa longueur et largeur. 2,7 km de long ! 500 mètres de large. Et elle gagne chaque année un mètre au moins sur les terres !
Dune du Pilat (3)Après une halte à Laval pour visiter (et faire la surprise !) à ma sœur, nous sommes remontés par le Mont-Saint-Michel. Une heure de détour aussi, mais un incontournable de la France qu’Alba a apprécié. Le temps était maussade et la vue très mystérieuse.Mont-Saint-MichelLa baie évolue beaucoup dernièrement (de nombreux travaux sont en cours pour désensabler le Mont), et nous avons dû nous garer sur les nouveaux parkings, avant de prendre une navette. Coût du parking pour 2 heures : 8,50€ ! Oui, il y a de l’abus, tout en sachant qu’il y a deux ans c’était 5€ (ce qui était déjà cher, mais là on passe à un autre niveau). N’empêche, il reste les photos !Mont-Saint-Michel (3)Mont-Saint-Michel (2)

Demain, un tour à Bordeaux ?

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 09:17

Je continue ma remontée du Danube pour arriver à l’apogée de la splendeur architecturale des Habsbourg. Vienne, l’Autriche, le pays du génie (Mozart) et du diable (Adolf). Vienne, ville de neutralité, qui accueille le plus grand centre international d’entente sur les prix (le siège de l’OPEP) ainsi que l’ONUDI, l’OSCE et l’agence Internationale de l’Energie Atomique. Vienne, considérée comme la ville où la qualité de vie est la

meilleure depuis plusieurs années selon le classement Mercer (Paris est 30ème, Munich 4ème !).
Schönbrunn (5)Nous avons la chance d’être hébergé chez l’habitant, avec couchsurfing. Jennifer habite, avec son frère et sa mère, un magnifique appartement où il fait bon vivre. Autrichienne faisant ses études en Angleterre, elle fait plus anglophile que germanophile, tant sa culture et ses expressions me ramènent de l’autre côté de la Manche. Très vite elle nous emmène dans la capitale autrichienne sous un soleil de plomb. Nous commençons par deux bâtiments se faisant face, tel un miroir, le musée de l’histoire de l’art et le musée de Vienne. Nous passons par un petit marché, puis par l’artère commerçante avant de croiser l’opéra (Staatsoper) qui nous rappelle la place essentielle qu’a joué le pays en matière de musique classique. Nous arrivons enfin du côté de la bibliothèque nationale, le Hofburg qui abrite également le musée de Sissi, et de l’autre côté l’hôtel de ville.Vienne (15)

Vienne est un régal pour les amateurs d’histoire de l’art ou les fans d’architecture classique. A chaque regard vous pouvez vous perdre dans les multiples détails, sculptures ou peintures, que recèlent la majorité des bâtiments.Vienne (16) Nous rencontrons une statue de Johan Strauss un peu plus loin, puis un kangourou. Qui dénonce un cliché anglo-saxoA, et les problèmes de prononciation entre un Austria et un Australia. On dit même dans le pays viennois que c’est la raison du refus des Australiens d’accorder les visas vacance/travail aux jeunes autrichiens !Vienne (11)Avec Jennifer nous découvrons la vie autrichienne by night. Nous nous posons le long de la rivière, prenons le temps de découvrir ses amis, notamment un futur médecin qui parle un très bon français.Vienne (19) Le lendemain nous remettons ça, dans un appartement cossu de la vieille ville. Après m’être fait dévorer du regard nous partons vers une soirée London Calling qui reste de sinistre mémoire pour Olivia et Sophie, qui me rappela certaines grandes heures d’Erasmus pour ma part.

Schnitzel

 Le principe : du rock et de la pop britannique et US. Des années 70 à aujourd’hui. Les Clash ou Blur, The Killers et les Kings of Leon, du son qu’on apprécie écouter (pour ma part). 

Du son sur lequel les filles ont eu plus de mal à danser. Mais c’est là le grand avantage de Couchsurfing, de se retrouver dans des endroits pas forcément touristiques, seulement fréquentés par les locaux. Que dire par exemple de Beim Bannes, une auberge bondée à 40 minutes en voiture du centre-ville ? Elle est tenue par son beau-père, qui nous offrit un repas typique, avec le fameux Schnitzel (une escalope enrobée de chapelure). Et tout ça, c’est gratuit ! Elle n’est pas belle la vie ?!

Encore plus beau, l’apogée de ce voyage : Schönbrunn. Le château de Sissi et de François-Joseph, construit en 1699 pour être le Versailles autrichien.Schönbrunn (7) Les jardins, dessinés par Jean Tréhet, élève de Le Nôtre, sont à la française. S’y balader plusieurs heures sous une température caniculaire est un régal. La vue depuis la gloriette est splendide (plus de photos ici).Schönbrunn (8) Puis l’intérieur du château, que je n’avais pas fait. Autant l’histoire de l’Autriche que l’histoire de Sissi (LA star !). Un immanquable à toute visite viennoise. Le lendemain nous faisions Bratislava, mais vous le savez déjà. Nous sommes restés à Vienne, chez Alexandra. Un appartement un peu différent du précédent, plus artistique dirons-nous, avec une atmosphère très étudiante. Nous y avons rencontré le Ligretto, un jeu de société qui devient passion. C’est ainsi que s’achève cette remontée du Danube en trois étapes. Une idée me traverse l’esprit : pourquoi ne pas descendre le cours du fleuve depuis la forêt noire allemande jusqu’à la Mer Noire en canoë ? 3000 km et 10 pays traversés, tentant non ? Une idée à reprendre au vol !

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