4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 08:31

Nous continuons notre remontée du Danube avec Bratislava. Et la comparaison avec Budapest fait mal à la capitale slovaque.

C’est là un de mes soucis récurrents. Comparer, villes et paysages traversés. J’ai beau essayer de me convaincre qu’il ne faut pas comparer, que chaque endroit mérite d’être vu, il n’empêche que mon cerveau le fait à l’insu de mon plein gré. Le comble du grand voyageur n’est-il pas de pouvoir dire qu’il n’aime pas New York ? Et Bratislava a grandement souffert de l’effet comparatif avec Budapest-Vienne.

Pour rejoindre la capitale slovaque nous avons choisi le bus depuis Vienne, et une heure plus tard me voici dans le 41ème pays que je vais découvrir. A la station de bus, nous faisons face à une magnifique synagogue. Il se révèle qu’elle est faite en polystyrène. Bizarre.Bratislava (3)

De bon matin nous escaladons le château, dont la construction débuta au Xème siècle. Sympa, mais pas tordant non plus.Bratislava (5) La vue sur la vieille ville n’est pas trop mal. La vue sur la banlieue est archi-soviétique : des  blocs, des blocs et des blocs de béton. Bratislava (7)
Slovaquie pièce de deux euros croix de LorraineLe château est l’un des symboles de la Slovaquie, c’est d’ailleurs ses tours qui figurent sur les pièces de 10, 20 et 50 centimes d’euros slovaques. Car oui, la Slovaquie est dans la zone euro ! Et ce depuis 2009. Une préférence pour les pièces de 1 et 2€ qui ont comme symbole les armoiries nationales, avec une belle croix de Lorraine !

Les rues du centre-ville sont très sympas pour flâner. Mignon, oui, c’est le mot qui convient. En une heure, une heure et demie de temps vous avez fait le tour. Et là, comme nous avions notre bus dans 5 heures, une question : que faire ? Alors nous avons mangé, nous avons bu, nous avons dormi. C’est ça le plaisir des vacances, pas d’obligation, pas de pression.

 

Bratislava (12)Quelques photos (plus ici). Nous discutons. De nos vies antérieures, de nos vies à venir. Le travail qui arrive, faut-il le fuir un peu plus longtemps encore ? Et l’amour ? Nous philosophions. Sans arriver à des conclusions, mais pour le plaisir des questions.

Demain, je vous emmène à Vienne, dans une ambiance royale, à la découverte de Sissi.

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 09:31

Les voyages sont une drogue dure, et je suis accro. Difficile de m’en détacher, je replonge constamment. Surtout quand j’ai du temps libre. Et comme ma rentrée arrive à grands pas, j’ai décidé de m’offrir un dernier petit périple, « pour la route ».

L’Europe centrale je l’ai traversée, à vitesse grand V. Le temps d’un tour d’Europe qui m’a laissé un goût d’inachevé dans la bouche. Nous avions tout vu, et finalement si peu. Les rencontres et les conversations m’avaient manqué. Remettre un pied à Budapest, c’est stimuler mes souvenirs et développer mes connaissances hongroises, alors que le pays traverse des turbulences politiques constantes depuis plusieurs années.Budapest (7)

42€ c’est le prix du billet d’avion depuis Charleroi jusque Budapest. 1357 km plus loin, en compagnie de Sophie et d’Olivia (qui est contente de lire son nom dans ce blog !), nous débarquons dans le pays du Rubik’s cube et du paprika. L’auberge de jeunesse est parfaitement localisée, à côté de la station de métro Astoria. La chaleur est, déjà, étouffante. Nous descendons très vite en ville pour rejoindre le free tour du côté de la cathédrale St Istvan (basilique Saint-Etienne en français), à 14h30. Pour ceux qui ne sont pas attentifs, c’est un tour gratuit de la ville avec un guide, qui se rattrape sur les pourboires.Budapest (2)

Nous visitons d’abord Pest, le côté oriental de la ville, architecturalement transformé par le règne des Habsbourg. L’histoire de la Hongrie est en effet difficile à dissocier de l’Autriche, du fait de la création de l’empire austro-hongrois en 1867. 

Trianon Hongrie panneaux mécontentement

L’Autriche-Hongrie comprenait en plus des deux premiers pays cités la République Tchèque, la Slovaquie, un peu de Pologne, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie, la Serbie et une partie de la Roumanie. Prague, Budapest, Sarajevo, Vienne et Split dans le même empire, ça a laissé des traces. Notamment dans les mentalités. Les Hongrois ont encore en mémoire le temps de leur grande Hongrie, et des politiques d’extrême-droite (HVIM) n’hésitent pas à encore jouer du nationalisme hongrois à l’encontre du traité du Trianon, datant de… 1920. La Hongrie, puissance vaincue de la première guerre mondiale, se voit alors amputée des 2/3 de son territoire. Récemment une requête a été adressée au tribunal de la Haye pour purement annuler le traité ! Et en 2010 ils ont même organisé une manifestation à Versailles ! (en noir sur la photo, l’actuelle Hongrie, et les territoires perdus autour).

Nous avons ensuite quitté Pest pour rejoindre Buda. Oui, c’était deux villes auparavant (jusque 1873), reliées pour la première fois par le pont Széchenyi-Lánchid, ou pont des chaînes (on gagne en prononciation), inauguré en 1849. Détruit par les Allemands il fut reconstruit par les Soviétiques, comme l’ensemble de la ville. Et notamment le château. Les Soviétiques considéraient que ce château était la marque de l’ancien pouvoir, et choisirent alors de le reconstruire à la mode soviétique. Ils ont d’abord détruit plusieurs sculptures à l’extérieur, et quasiment l’ensemble de l’intérieur. Et ils ont reconstruit assez simplement. Depuis plusieurs années, le gouvernement planifie de reconstruire à l’identique l’ancienne résidence de Marie-Thérèse, mais les fonds semblent manquer.Budapest (23)

Après plus de 3h30 de marche nous donnons quelques florins (1€ = 277 florins selon le taux de change actuel) bien mérités à notre guide.

Bains turc de Budapest vus du ciel

Le lendemain, direction les thermes Széchenyi, plus communément appelés bain turcs ! Oui, Budapest était ottomane à partir du règne de Soliman le Magnifique, en 1526, et ce jusque 1686. Entre sauna et hammam, eau à 18°C ou à 40°C, nous n’avons pas chômé ! ^^
Le soir, du goulash ! Le plat traditionnel hongrois, une soupe de bœuf baigné dans du paprika, dans une ambiance cossue (joueur de piano). Nous avons ensuite déambulé dans les quartiers de Pest, les plus vivants, avant de boire un verre pas très loin du quartier juif. En soirée, une balade sur les berges du Danube pour voir Budapest la nuit. Et que dire, si ce n’est qu’une ville est toujours plus jolie la nuit (plus de photos ici)Budapest (20) Déception lorsque nous arrivons à deux pas du parlement, toutes les lumières s’éteignent ! Il est minuit et c’en est fini de l’éclairage ! Dommache !

Heureusement, notre dernier jour de voyage nous permet de voir celui que je considère comme le plus beau parlement d’Europe, mélange de gothique et baroque, ayant eu comme modèle Westminster. Et l’élève a dépassé le maître.Budapest (21)Demain, je continue ma balade sur le cours du Danube et je vous emmène à Bratislava !

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 10:04

Bien sûr la liste de voyages ci-dessous dépend grandement du temps et de l’argent qui peuvent y être consacrés. Mais cet été, afin de ne pas trop perdre la main, j’ai l’envie d’une petite découverte européenne. 3 idées :

-          L’Irlande

-          Les Balkans

-          Le Portugal

3 voyages qui sont très différents mais qui m’intéressent pour une raison particulière.

Je n’ai découvert que Belfast et Dublin sur l’île irlandaise. Et si la première ville me laisse un souvenir très historique, la seconde a eu un goût plus mitigé. Surtout je pense que l’Irlande, sa culture, ses traditions, sont impénétrables quand on ne parcourt pas l’Ouest et le Sud du pays. Je sais que les amateurs d’Irlande sont nombreux autour de moi. N’hésitez pas à prendre l’idée au vol.

Pour les Balkans c’est l’envie de découvrir l’une des parties les moins explorées de l’Europe et, sans doute, l’une des plus atypiques. La Bosnie me fascine par son melting-pot instable, la Serbie nationaliste ou l’Albanie post-maoïste sont des particularismes que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Quant à la Roumanie (c’est déjà les Carpates), des amis voyageurs m’en ont dit le plus grand bien.

Enfin le Portugal, un pays que je ne connais pas, qui peut être plus relaxant, ensoleillé et peut-être plus facile (que les Balkans) et moins cher (que l’Irlande). De Fatima jusqu’à Compostelle (on sort un peu du pays il est vrai), un pèlerinage un peu plus spirituel où les questions de la religion catholique pourront être traitées.

 

3 constantes.

Ryanair. Pour réduire les frais de déplacement jusqu’au pays concerné.

Le stop. Pour réduire encore un peu plus les frais de déplacement sur place et rencontrer la population.

Couchsurfing. Pour réduire encore encore un peu plus les frais sur place et rencontrer les locaux.

A tous les amateurs de voyage et de découverte, je lance un appel. Où ? Quand ? Combien de temps ? Les négociations sont ouvertes !

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 11:35

Le stop, c'est beaucoup de talent et un peu de chance. Non. Recommençons.

Le stop, c'est un peu de talent et beaucoup de chance.

 

Lorsque je décide de prendre la route samedi matin, je pense déjà à une journée difficile. Il pleut. Et pas qu'un peu. Saint-Omer semble inondé. Le marché se met difficilement en place. La population court se mettre à l'abri. Et moi, je marche. Seul.

 

Samedi matin, je sais très vite que le stop va marcher. Je sors de chez moi et la première voiture s'arrête. Un monsieur de Tournehem, qui m'emmène sur la capitale audomaroise. Je dois ensuite marcher jusqu'à Blaise-Pascal pour être repris, et déposé à l'entrée de l'autoroute. Ma décision est prise, cap à l'Est.

 

Un couple et leur fille s'arrêtent très vite, direction Arras. C'est avec eux que je peux enfin développer un peu les conversations. On parle voyage, tour de France. Mon discours doit leur plaire, ils m'offrent un ticket restaurant en échange ! (je vous promets cependant que je ne fais pas du stop pour gagner de l'argent !)

 

Arras-Saint-Quentin, c'est un agriculteur. Puis Saint-Quentin-Reims. Et Reims-Strasbourg ! Le rythme accélère au fur et à mesure de la journée si bien que je n'ai même pas le temps de manger. J'annonce, l'un des bons copains de Cécile de France, bouddhiste, en combi VW, qui était prof de physique, maintenant en charge du chantier de la maison de l'actrice. Cinéma, musique, philosophie. On part parfois très loin. Et je me plais beaucoup à analyser chacun de mes conducteurs.

 

Strasbourg, 16h. Est-ce que je continue ? Je connais une Erasmus ici. Prendre un risque ?

16H15, j'ai franchi le Rhin. Une victoire en soi.

 

Très vite, une nouvelle voiture me dépose... sur une bretelle d'autoroute. Je n'aime pas. Dangereux. Et très difficile pour une voiture de s'arrêter. Tu parles. Aujourd'hui, tout me réussit. 5 minutes plus tard, nouveau combi VW ! Un Français, qui m'amène à Karlsruhe, puis jusque Stuttgart. Là, mon dernier combi VW de la journée, magnifique qui plus est (voir la vidéo), va à Augsburg. Je ne sais pas où c'est, mais allons-y !

 

 

 

Où je vais ? En fait, je pense aller rejoindre une fille. Allemande. Que j'ai rencontrée à Madrid. Elle habite Regensburg, ville inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Alors je ne m'arrête pas. Un couple d'Allemands me prend sur la voie d'accélération d'autoroute. Aichach me voici. Puis un autre Allemand. Ingolstadt. Je poursuis mon apprentissage de la géographie bavaroise. Deux Allemands. Puis un. J'avance de 10 kilomètres à la fois. 65 kilomètres de Regensburg (Ratisbonne en français). 21H15. Il me reste une heure de clarté. Je ne suis pas dans un endroit idéal.

 

Et je ne bouge plus. 22H15. Il fait noir. Les voitures accélèrent toujours, pas un seul ralentissement. Ca commence à être dangereux. Merde, ma quête s'arrête là. Je vois un pont. Echafaudage. Je prépare mon "lit". J'envoie un message à mon Allemande. Qui décide alors d'un road-trip pour venir à ma rescousse.

Minuit, Regensburg. Danube.

 

Saint-Omer-Regensburg, tu peux le faire en 8h30, si tu passes par la Belgique et Cologne (890 km).

De mon côté, c'est 1063km, 11H53 de prévu. En stop. Impossible n'est pas français.

 

Julia, merci.

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 14:19

Avant chaque vacance c'est le même rituel. Que mettre dans son sac ? Cela dépend souvent du moyen de transport envisagé. En voiture, c'est la taille du coffre qui prime. On emporte souvent de tout et de rien, un peu trop de tout d'ailleurs, ce qui ne sert souvent à rien.

Pire, il y a Erasmus. Là, on vous demande de partir avec un sac qui doit vous permettre de tenir une année ! Oui, car la durée du voyage reste primordiale au moment de faire ton sac ! Une semaine au soleil, c'est plutôt facile à organiser. Une semaine au ski, c'est un peu plus lourd mais cela reste convenable. 2 mois à travers l'Europe mérite un peu plus de réflexion.

 

Et puis, il y a les voyageurs. Les vrais. Avec le sac sur le dos. Parfois le pouce en l'air. Ou voyageant de train en train. Le sac a là une importance stratégique majeure. Et nous ne sommes pas tous égaux devant notre plus fidèle compagnon.

 

L'égalité homme-femme n'est pas encore parfaite sur ce point. Car oui Mesdames, vous avez tendance à en prendre un peu plus que prévu. Souvent même, ça ne rentre pas. Et vous demandez à Monsieur de prendre quelques-unes de vos affaires. Votre trousse de toilette-maquillage fait souvent le double de la notre, et niveau vêtement vous prévoyez large. N'y voyez aucun machisme là-dedans, juste une constatation faîte au cours des années.

 

Ce week-end, je pars en stop. Un sac sur le dos. A l'intérieur ? Une liste simple, basique, les choses à ne pas oublier avant de partir en voyage :

sac-a-dos-du-voyageur-pr-milev.jpg- papier d'identité

- carte bleu/argent

- appareil photo + chargeur

- boussole

- crayon + panneau pour le stop

- une trousse de toilette et médicale

- 1 short/1 pantalon (selon ce que je met le matin)

- 1 T-Shirt

- 1 Pull

- 1 K-Way

- Des sous-vêtements assez

- 1 bouteille d'eau

- 1 couteau-suisse

 

Le reste, du vent. Ou plutôt du poids. L'important est donc de limiter au maximum. Un sac trop lourd = un voyage de merde.

Pour un plus grand voyage, style un tour du monde, ajoutez 1 short supplémentaire, 1-Thirt, 1 Pull et c'est parti. Pour l'Espagne, ce fut un sac de 8 kilos. Et encore, j'avais ma veste de Barney Stinson avec moi (cela semble supperflu mais croyez-moi, ça fait de l'effet !).

 

Alors à vos sacs ! Et ce week-end, prenez le temps de voyager !

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 09:49

A force d'observer la carte du monde dans mes toilettes en rêvant de voyage, je me suis rendu compte de quelques anomalies et de quelques persistances. Notamment le mot France qui apparaît aux quatre coins du globe. A y regarder d'un peu plus près, j'ai même constaté l'existence de territoires français dans les 3 océans, et certains que je ne connaissais même pas ! Moi, grand fan de géographie, je ne connais même pas l'ensemble de mon territoire national ! (Là, il y a quelqu'un qui frappe à la porte des toilettes, je reviens !...)
Du coup j'ai commencé à entourer tous les territoires français détachés de la métropole. 14 ! Ouah, quand même ! J'ai vite pensé à l'histoire de ces territoires, imaginant souvent à tort des colonies conservées par la métropole. Et puis avec la bible wikipédia j'ai recherché un peu d'où nous venaient toutes ces îles perdues !

France_doutre-mer_2007_fr-copie-2.png

Perdues, le mot est juste ! Je passe sur toutes les îles connues que sont les départements d'Outre-mer (Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane et Mayotte (devenu DOM en 2011)). Je passe aussi les territoires bénéficiant d'une certaine exposition médiatique (et surtout touristique !) comme la Polynésie, La Nouvelle-Calédonie, St Martin et St Barthélémy. Enfin je fais également l'impasse sur Wallis-et-Futuna et Saint-Pierre-et-Miquelon. Là, vous vous dites : "il y en a d'autres ?" Oui, et pas qu'un peu. C'est ce que je considère comme nos "territoires français pour la recherche".
Les îles Crozet, les îles Kerguelen, Saint-Paul, Amsterdam et les îles éparses (celles autour de Madagascar) et la base Dumont-d'Urville en terre Adélie, autant d'endroits que vous n'allez jamais avoir l'occasion de visiter. Ce sont des territoires que Wikipédia classe comme "inhabités". En réalité, il y a bien quelques individus. Crozet : 23 habitants. Kerguelen : 120. Saint-Paul et Amsterdam : 20 habitants. Mais pas de boucherie, boulangerie, boîte de nuit ou hôtel de luxe pour touriste en manque de solitude. Non, juste des chercheurs.

Lorsque les chercheurs français se plaignent, ils oublient qu'une partie d'entre eux (vulcanologues, spécialistes de la flore et de la faune) bénéficient d'îles inhabitées et protégées pour faire leurs recherches. Alors, elle n'est pas belle la vie messieurs les chercheurs ?? (ironie possible) Pour voisins, ils ont le choix entre manchots royaux, gorfous sauteurs, pétrels, albatros, goélands, orques, otaries, éléphants de mer, légines et même des rennes (introduits par l'homme). Ils bénéficient donc d'endroits désertiques et d'une foule de précieux éléments dans un nature quasi-inchangée. La protection de l'environnement est à son maximum ici ! Certes, il fait parfois - 20°C sur la Terre Adélie mais l'insociable qui sommeille en moi est attiré.

 

Clipperton_Tahiti_situation.pngSurtout, il y a l'île Clipperton, en plein dans le Pacifique. J'avoue que cette île est extraordinairement placée pour notre pays. Notre plus proche territoire, les îles Marquises, est à 4 000 km ! Et sur ce territoire, 0 habitant ! Cela n'a pas toujours été le cas. Tout d'abord, cette île est devenu française parce que... la France a publié une prise de possession dans les journaux en 1858 ! Personne n'a vraiment contesté, ne voyant pas l'intérêt d'une île qui est en fait un atoll !
Néanmoins les Mexicains ont voulu récupérer l'île et l'ont occupée en 1898. Seul souci, après la révolution mexicaine, ses habitants ont complètement été oubliés par le pays. Sans approvisionnement pendant trois années, la plupart sont morts de maladie. Seul trois femmes et huit enfants ont survécu et ont été sauvés par un navire américain en 1917. C'est une affaire célèbre qui porte le nom des "oubliées de Clipperton" : le gardien du phare avait été assassiné la veille par l'une des femmes puisque celui-ci s'était déclaré roi et avait profité de celles-ci lorsqu'il s'était retrouvé le seul homme sur l'île. Bref, le Mexique, traumatisé par cette affaire reconnaît la possession française en 1959 et celle-ci sert maintenant à des expéditions scientifiques ! C'est fou non ?

Bref, je vois que je m'extasie tout seul ! Je finis avec la phrase du jour qui nous vient de Clémenceau et qui n'a aucun rapport avec le sujet : la justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique ! Au plaisir !

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 07:47

Dans 18 jours je compte bien vivre une belle aventure avec quelques voyageurs motivés. Certains ont déjà de l'expérience, d'autres un peu moins. Partageons ensemble ce que nous savons. Comment se déplacer sans argent. 3 possibilités : marcher/courir, prendre le vélo, faire du stop.

 

¤ Marcher.  la solution de base consiste à.... utiliser ses jambes ! Marchez ! "Un intellectuel assis va moins loin qu'un con qui marche" (Un taxi pour Tobrouk). Oui, le point négatif est le rythme, environ 5km/heure. Mais cela permet de vraiment profiter du paysage, de l'étudier... En cas de rencontre, vous avez le temps. Peu de risques pour la santé. Vive la randonnée ! Attention à être bien équipé niveau chaussures, vêtements de pluie et  voyager léger (c'est le cas pour chacune des possibilités).

 

¤ Le vélo. Avec de l'EPO on estime que 200 kilomètres par journée sont possibles. Cela dépend du niveau de chacun. L'avantage est que vous avancez à votre rythme. Un entraînement est cependant nécessaire. Risque de grosse fatigue après une journée dans le cas contraire. Et il faut avoir confiance en sa monture ou être capable de changer une roue. C'est néanmoins une belle solution écolo et c'est bien sympa en groupe.

 

¤ Le stop. Et là, une question revient souvent : comment faire du stop ?

- la base, étendre son pouce. Oui, cela semble simple mais vous allez voir que ce geste est le début de tout. Attention, ne pas confondre avec le majeur... car si les gens s'arrêtent, ce sera pour vous casser la gueule !

- l'emplacement : dans un endroit où les voitures roulent à vitesse réduite. L'idéal : une sortie de rond-point avec possiblité de se garer. Attention : interdit sur une rocade, 2 x 2 voies, autoroute. Sur l'autoroute justement, si on vous lâche sur une aire de repos, attendre juste avant la sortie. Des avantages également à être en sortie de ville.

- Un panneau. Pour avoir pas mal testé le stop, un panneau indique la direction où vous voulez aller et beaucoup de personnes refusent de s'arrêter si elles n'ont pas cette indication.

- Une bonne tête. Oui, beaucoup m'ont dit : vous avez une bonne tête. Cela semble subjectif, c'est pourtant assez simple : souriez, soyez rasé ce jour là, ne voyagez pas avec votre berger allemand....

 

Résumons : pour réussir le stop, soyez à la sortie d'une ville, après un rond-point avec possibilité de se garer, un panneau de destination à la main, un sourire aux lèvres, les cheveux au vent. L'aventure commence ainsi.

P1140907.JPG

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 03:14

faisons-du-stop.jpg

Quoi ? Un voyage le temps d'un week-end, sans dépense pour se déplacer (en stop ou simplement en marchant/courant)

 

Quand ? samedi 25 et dimanche 26 juin. Le top départ sera donné à Saint-Omer, Pas-de-Calais, à 7 heures. Le top arrivée sera le dimanche 26 juin à minuit. Pourquoi pas plus ? L'idée n'est pas d'aller loin, l'idée est une mini-aventure d'un week-end, qui sera possible au plus grand nombre.

 

Qui ? Qui le souhaite ! Tu veux le faire ? Pars ! Tu veux le faire avec quelqu'un ? Encore mieux ! Je pense que le duo est la formule à privilégier. Si certains ne trouvent pas de coéquipier, nous pouvons vous mettre en liaison (ou par Facebook). Certains préfèrent une aventure en solitaire, c'est un choix que je respecte. Attention cependant aux coups de blues. Certains préfèrent être 3, pourquoi pas, mais attention à la difficulté du stop ! (un article sera bientôt dédié au stop)

 

Les règles seront peut-être développées au fur et à mesure de ces prochaines semaines.

 

La règle n°1 est claire : pas d'argent pour se déplacer. Celle-ci amène deux sous-chapitres : interdiction de profiter d'un ami/membre de sa famille qui part justement ce jour-là à Barcelone ! De même, interdiction de prendre le train pour Lille, même si vous êtes boursiers et bénéficiez de la Transcart.

La règle n°2 est également importante : Respectons la loi. On ne prend pas le train sans payer. On ne menace pas les automobilistes pour qu'ils continuent de 5(00) kilomètres supplémentaires.

La règle n°3 est celle qui donne tout le sens à ce voyage : dimanche, minuit pile, heure de la grand-place de Saint-Omer, l'aventure se termine. Pas de rab' ! Cela vous oblige donc à savoir où vous arrêtez et commencez le chemin du retour. Il faut être à Saint-Omer à 00h, difficile donc d'être à Bruxelles à 23 heures le dimanche. Certains prendront plus de risques que d'autres, voudront aller un peu plus loin, un peu plus longtemps. Il faudra bien gérer cet aspect.

Règle n°4, on peut dépenser de l'argent pour se nourrir ou dormir. C'est une règle que j'ai acceptée, un peu contraint par la pression d'autres participants. Si vous ne souhaitez pas le faire, j'admire votre courage ! (et le mien héhé !), l'aventure n'en sera que renforcée. Mais si cela permet de rassurer des participants (et leurs parents !)...

 

Pour la suite, je laisse libre cours à vos suggestions/idées.

 

"En vérité, je ne voyage pas, moi, pour atteindre un endroit précis, mais pour marcher : simple plaisir de voyager". Robert Louis Stevenson.

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 20:13

Ok, j'ai une idée débile. Comme à peu près tous les jours depuis... euh bah depuis quelques semaines en fait. Mais celle-ci peut vous amuser. Peut-être même vous me rejoindrez.

 

Je suis sûr que vous avez déjà entendu parler de cette idée voyage. Un jour, un groupe d'amis décide de partir à l'aventure. Seul problème, ils n'ont pas d'argent. Pire, ils n'ont pas de temps en commun. Ah, si, un week-end. 48 heures. 2880 minutes. C'est beaucoup. Imaginez qu'il ne vous reste plus que 10 minutes à vivre ? Difficile de choisir ce que tu veux faire. Mais 2880 minutes, cela ressemble à une éternité.

 

Finalement ils ont une idée de génie. Pourquoi ne pas se lancer un défi. Ils se retrouvent un samedi matin et décident d'une chose : tous partiront sans argent et devront revenir avant le dimanche soir minuit au point de départ. Leur challenge est simple, celui qui a réussi à être le plus loin du point de départ gagne un repas payé par ses potes.

 

Et c'est parti. Vous en êtes ? Car oui, cette idée folle peut se réaliser et cette fois pas d'excuse ! Ok, personne ne veut m'accompagner pour un tour du monde parce que c'est trop long ou parce que ça demande trop d'argent. Mais là ! Come on ! Challenge accepted ?

 

Je vous propose le mois de juin. Juin c'est bien, il n'y a rien. Quelques communions mais on n'est plus en âge de réaliser la nôtre. Toutes les personnes susceptibles d'être intéressées par ce projet se rapprochent de ma personne, par l'intermédiaire de ce blog, de facebook, de mon téléphone, voir même débarquent chez moi ! Car yes, we can !

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PS : repas limité à 10€ par participants.

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 09:50

Clap Clap

P1130152.JPG

La vie est une question de choix. Sur cette photo, vous avez une question que je me pose depuis quelques temps déjà. A gauche, mon mémoire de recherche, que je souhaite un jour convertir en thèse. A droite, mon livre de voyage, celui dans lequel je me plais à résumer mes quelques aventures à l’étranger. Ces deux là symbolisent le choix que je m’apprête à faire. A gauche, les dossiers et l’inscription pour une thèse. A droite, partir pour un tour du monde. A gauche, la raison. A droite, la passion.

 

Ceux qui me connaissent le savent depuis quelques mois déjà, le tour du monde est à mon esprit. C’est même LA priorité. Le choix est fait. Mais il reste encore des choix à faire. Le parcours. Quels continents ? Quels pays ? Partir seul ? Ou avec quelqu’un ? Je n’ai pas encore trouvé la bonne personne on dira. Et depuis quelques semaines je me suis fait à l’idée de partir seul. Je m’y suis même préparé un peu en Espagne.

 

L’Espagne justement, une vrai préparation pour le tour du monde, ne serait-ce que pour la langue, enfin découverte. L’Espagne encore, qui m’a démontré que le fait de partir seul t’oblige à aller vers les autres. L’Espagne enfin, qui m’a conforté dans l’idée que ce tour du monde doit se faire vite, très vite, pendant que je suis sans attache, sans travail. Maintenant.

 

Le Tour du monde c’est une question de choix. Ne serait-ce que pour la question des sponsors. Est-ce que je veux des sponsors ? D’un côté, l’argument financier, implacable. De l’autre, la fin de ma complète liberté. Les sponsors ne vont-ils pas dénaturer le projet ? Il m’oblige à avoir un thème, auquel je me suis fait. Les sponsors m’inquiètent avec leur demande, leur obligation. J’ai peur de devenir une marque ambulante, une publicité grandeur nature. Cependant la raison me dit « Money, money, money… ».

 

Alors il me reste encore la possibilité d’un autofinancement. Arriver en Océanie. Travailler sur place. Rester si affinité. Ou repartir à l’assaut de l’Amérique du Sud. Le problème des sponsors est qu’il m’oblige à ne pas m’arrêter quelque part. Oui, c’est vrai, depuis quelques semaines je m’interroge sur mon avenir, et même sur mon avenir en France. Ce tour du monde, c’est l’occasion de voir si l’herbe est un peu plus verte ailleurs. Et si elle l’est, alors pourquoi revenir ?

 

La vie est une question de choix.

 

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