13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 12:18

Fini la Finlande. De retour dimanche à Rennes, après avoir dormi une nuit à London Stanstead ! Mauvaise nuit qui plus est ! Dans la soirée j’ai appris le crash du président polonais, de sa famille et d’une partie des têtes de l’armée. Le lendemain, j’avoue y avoir pensé au moment de l’atterrissage de mon avion à Poitiers.

 

Poitiers-Tours. J’ai donné rendez-vous à ma sœur à midi dans la seconde ville et je suis bloqué à l’aéroport de la première, sans argent, sans carte bleu et sans crédit sur le téléphone. Pas d’eau, pas de nourriture. Un sac. Un pouce levé. Le réflexe instantané. Pour la première fois depuis le Tour de France j’ai replongé. Et tel un accro en état de manque, j’ai savouré. Que c’est bon cette liberté ! Que c’est bon ce sentiment d’aventure !

 

4 voitures, 4 personnages différents, 4 histoires qui se racontent.

Le premier me prend à la sortie de l’aéroport. Un homme, d’une quarantaine d’année. Il n’a pas l’air de très bonne humeur mais il n’a pas résisté à mon regard de chien battu. « Je m’arrête au prochain feu ! » C’est déjà ça de gagner ! Ma position n’était pas idéale, au niveau d’un rond point entre deux rocades. L’homme commence très vite à me donner des conseils pour le stop : « l’important c’est d’être vu et que les automobilistes aient de la place pour se garer ». J’acquiesce avec un sourire malicieux. Recevoir des conseils après un Tour de France, c’est quelque chose qu’on savoure.

Après quelques minutes au niveau du feu, c’est un couple de jeune qui s’arrête. Plutôt sympa, ils aiment prendre les auto-stoppeurs pour les dépanner mais n’ont jamais levé le pouce. C’est rare dans cette communauté, plutôt fermée. Ils me déposent à Châtellerault.

Le soleil est là, il me permet de patienter facilement même si le problème de l’eau n’est pas résolu. Après dix minutes, un nouveau couple, des retraités. C’est avec eux que je vais effectué un beau bout de chemin. Dans la voiture les discussions s’enchaînent, les expériences de voyages également. Le Tour de France, le Tour d’Europe et autres pour moi. Le Guatemala, le Mali, le Cambodge et quelques pays européens pour eux. Ils avaient un van, la Rolls-Royce du voyageur. Ils me donnent envie d’un achat fou !

15 kilomètres de Poitiers. La dernière étape sera en compagnie d’un nouveau couple de jeune. Ils sont typiques de l’auto-stop. Habillés de façon bohème, ils transportent sur la banquette arrière quelques plans de cannabis. Le garçon m’expose son envie d’arrêter son emploi, de pointer au chômage et de déménager dans l’Ariège. La fille évoque son voyage d’une année à Shanghai, où elle a trouvé les chinois sales, mal élevés, sous éduqués et ne pensant qu’à l’argent. Sacré pub ! Il me lâche à Tours.

 

En 2 heures et demi, j’ai effectué un parcours de 100 kilomètres dont google maps me dit qu’il me faut 2 heures. Et le tout gratuitement. En faisant des rencontres. En échangeant. En étant heureux.

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 11:06

Pour arriver à Saint-Pétersbourg, c’est toute une mission. Un visa à 50€, un bus Tampere-Helsinki puis un bus Helsinki-Saint-Pétersbourg. 4 contrôles à la frontière avec notre beau visa sur le passeport. Le dernier bus fut mon favori : il était russe, avec un chauffeur russe et des passagers russe. De ce fait, nous étions déjà plongé au cœur de la Russie, à l’écoute de Radio Sputnik ! Nous arrivons aux alentours de 2 heures dans une ville éclairée de milles lumières, tel un phare en plein milieu du désert de la campagne russe. Titta et Eero nous accueillent, ce sont deux amis de Canterbury, partis faire leurs études à Saint-Pétersbourg et qui bénéficient d’un appartement à l’emplacement idéal pour notre séjour : en plein centre. Pas besoin de métro ou de bus, nous pouvons attaquer très vite notre visite de la ville.

 

Saint-Pétersbourg, l’orthodoxe

 

La première journée fut consacrée aux églises. Oh, je vois un sourire ambiguë naître en vous. Que je sois un amateur d’églises en générale et de cathédrales en particulier n’est plus une nouveauté. Cependant, que je me laisse emporter par une journée d’édifices religieux en compagnie de la demoiselle tient du miracle, l’atmosphère de Pâques aidant sans doute.

Oui, pour moi Saint-Pétersbourg se résume dans mon esprit à une édifice religieux : la cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé.P1080768.JPG Le nom ne vous dit rien mais la photo vous parle, j’en suis convaincu. Elle fut construite sur l’emplacement même où le Tsar Alexandre II fut assassiné en 1881. On a même détourné le canal pour que ce soit tout à fait exact. Tout se rapporte à cet assassinat : par exemple la taille de la plus haute tour est de 81 mètres, comme l’année de sa mort. Cette cathédrale m’a envouté. J’ai pris plusieurs dizaines de photo à l’intérieur et à l’extérieur pour satisfaire mon appétit de la posséder. Rien de comparable à ce que j’ai vu jusque là dans ma vie. L’intérieur est grandiose, des mosaïques à ne plus savoir où donner de la tête. Pas de doute, c’est devenu en quelques minutes mon édifice architectural favori. P1080785.JPG

 

Parmi les autres édifices religieux, la cathédrale Notre-Dame-de Kazan, qui fut un musée de l’athéisme pendant la période communiste. Puis la cathédrale Saint-Isaac nous a permit d’observer le tout Saint-Pétersbourg depuis sa tour culminant à 101 mètres.

Le reste de la journée fut occupé à se balader dans la ville pour rejoindre ces différentes cathédrales. Nous avons pu découvrir l’alphabet cyrillique et tenter de le reconstituer au fur et à mesure des enseignes que nous connaissions. Toi-aussi, joue avec Mc Donalds !

P1080793.JPG

Une nouvelle langue, un autre alphabet, une autre religion, une autre culture. Pas de doute, ma recherche du dépaysement est assurée.P1080833.JPG Quant à la magie d la ville, elle est amplifié par un opéra dans la soirée, Il viaggio a Reims (le voyage à Reims), de Rossini, au théâtre Mariinsky, un joyau. 


 

Saint-Pétersbourg, la belle

 

Le lendemain, nous bénéficions de guides en présence de nos hôtes. Les deux se livrent à un duel sans merci pour être nommé « meilleur guide du séjour » et nous bénéficions de nombreuses anecdotes et point historique tout au long de notre parcours. Nous avons tout d’abord découvert la plage de Saint-Pétersbourg.  Oui, moi aussi, j’ignorais que cela était possible. La neige se mélangeait au sable, la glace à l’eau. Et puis  soudainement nous voyons des Russes d’un âge avancé bronzer en sous-vêtements.P1080852.JPG Ils se mélangent à la neige et au sable et regardent tranquillement le soleil. J’en suis encore surpris.

Au-delà de notre séance UV, nous avons découverts la cathédrale la plus importante pour les habitants de la ville, la cathédrale Pierre-et-Paul. Elle est la nécropole des Romanov, les Tsar de Russie. Pierre le Grand, Catherine II et même la famille du dernier Tsar Nicolas II, avec notamment la petite Anastasia. J’avoue que l’alphabet cyrillique a compliqué ma tâche pour savoir qui était qui !


Ensuite direction la forteresse du même nom, où nous avons pu observer les conditions de vie des prisonniers avant 1917, avec notamment le frère de Lénine. C’est juste devant que la révolution d’octobre 1917 a débuté, avec le croiseur Aurore, qui lança les premiers canons sur le Palais d’hiver, la résidence des Tsar.

 

Au niveau culinaire, j’avoue avoir beaucoup découvert. Tout d’abord les blinis, sortes de crêpes bretonnes. Puis Kroschke Kertoschke, un fast-food russe dont les plats sont à base de pomme de terre. Enfin, j’ai découvert la joie des Sushi, dont le prix m’était plus accessible qu’en France.

La soirée fut un club russe très underground, avec notamment trois filles qui dansaient sur le bar en tenue légère. St-Petersburg-038.JPGTrès… russe. Les Russes sont néanmoins des gros fêtards et les clubs ne ferment pas avant 7h.

 

Saint-Pétersbourg, la ville aux deux visages

 

Le lendemain, ce fut un choc. Nous allions visiter un marché russe dans la banlieue de Saint-Pétersbourg. Après avoir pris le métro (et survécu !), nous découvrons une autre Russie. Fini les immeubles à l’architecture soignée, fini les policiers à chaque 50 mètres, fini les nettoyeurs qui travaillent 24h/24h. Me voici en Russie, la vraie. Le temps semble ici s’être arrêté en 1990. L’atmosphère est différente, les gens ne sont pas les même. Sur le marché, la boue remplace le béton. Les vêtements sont posés à même le sol. Cela ressemble à une braderie. Les objets bradés sont néanmoins très différent de Lille : Lénine et Staline sont des stars. Tu peux acheter une grenade. Ou une croix nazis ou un symbole S.S. P1080931.JPGUne partie de ce marché est composé d’ordure que les vendeurs ont jeté ci et là. On négocie chaque prix, au rouble près.

Le niveau de vie est plus faible en Russie qu’en Europe. Déjà le centre de la ville était moins cher, l’extérieur est clairement pauvre. Le rouble remonte un peu face à l’Euro, mais vous en disposez de 40 pour un simple euro. Quant aux centimes, il ne valent pas un kopeck (c’est leur nom).

 

Le lendemain, j’ai découvert le musée de l’Ermitage. Et j’ai compris pourquoi les Tsar ont été renversé. Installés dans le palais d’hiver, leurs résidence, ce bâtiment est peut-être plus joli que Versailles, en tout cas plus impressionnant. De la dorure, l’architecture, les sculptures, l’argent du peuple a bien servi ici. Il n’a pas servi ailleurs, à l’extérieur de la ville. Saint-Pétersbourg a été voulu par Pierre-le-Grand, pour ouvrir une fenêtre sur l’Europe. La fenêtre est dorée à l’intérieur mais les extérieurs sont à refaire. Le musée en lui-même n’a rien à envier aux grands musées européen : immense et bénéficiant d’une belle collection des principaux maîtres.

P1080818.JPG

Saint-Pétersbourg fut donc une belle découverte. Une surprise aussi. Je n’imaginais pas le centre aussi beau, aussi riche. Je n’imaginais pas non plus l’extérieur aussi pauvre. A voir et à découvrir si vous en avez l’occasion.

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 12:14

Attention, le fait d’avoir à nouveau regardé Into The Wild hier soir peut être une explication des propos que je vais tenir.

 

Dans 5 jours, je pars en Russie, plus précisément à Saint-Pétersbourg, ancienne Leningrad. Dans cinq jours je repars à l’assaut d’une ville, d’un pays, d’une culture qui me sont totalement inconnus. Enfin !

Les voyages me manquent. La découverte surtout. Une culture différente, un paysage différent. Je l’ai déjà trouvé en Finlande, mais j’ai déjà l’impression de connaître le pays. Je suis déjà loin des premiers jours où j’observais avec attention les différents quartiers de Tampere, ses habitants, la neige qui recouvre le paysage. Non, maintenant, je suis intégré et je marche dans cette ville comme si elle était mienne. Plus de regard à gauche, à droite, en haut, en bas. Tout droit, toujours tout droit, pour vaquer à mes occupations quotidiennes.

Alors aller en Russie, c’est un pèlerinage. Je vais revoir à nouveau la lumière de la découverte et de la surprise. Mes yeux vont s’illuminer. La flamme du voyageur va battre à nouveau dans mon cœur. Je vais partir à l’assaut de cette ville avec mes armes habituelles : la marche et … la marche ! Me balader dans la ville, capturer son atmosphère, observer sa population. Observer un à un les monuments, les musées, les cathédrales. Tenter de parler avec la population locale, apprendre un peu d’histoire russe, histoire de la ville, de ses habitants. Tenter d’apprendre un peu de russe, bonjour, merci, au revoir.

 

Cet été, il y aura un autre voyage. J’hésite encore sur la destination mais je pense connaître la manière dont je vais le faire. La marche, le stop, la marche, le stop. Une tente, des chaussures, un bidon d’eau et marchez jeunesse ! Je vais à nouveau attaquer la France, le Royaume-Uni, l’Irlande ou la péninsule ibérique. Voir plus loin, qui sais… Je pense partir avec Elle au mois d’août, une expérience différente des garçons… Et en juillet, je suis encore partagé. Je pourrais travailler, et puis… L’appel du voyage, l’appel de l’inconnu, l’appel de la forêt (blague Jack London). Ou peut-être un de vos appels, jeune voyageur en herbe ou vieux briscard entraîné. Car je sais que ce sujet ne vous laisse pas insensible. Je sais que beaucoup d’entre vous ont la même envie, la même soif de découverte. Et je pense que peu d’entre nous préfère le travail au voyage. Certes, il y a l’argent… Mais les voyages en ma compagnie ne coûte jamais une grande fortune et dans les 40-45 ans à venir, vous allez avoir du temps pour gagner de l’argent, pour travailler, pour fonder une famille, construire une maison, avoir des obligations…

La jeunesse, c’est la liberté extrême. Et je suis un extrémiste qui compte aller au bout. La dernière liberté, la liberté suprême, c’est la retraite. Mais l’argent que nous posséderons ne remplacera pas notre physique de jeune aventurier, près à vivre, à voyager et à dormir dans des conditions extrêmes. Laissez parler l’extrémiste qui est en vous. Laissez-le sortir, libérez-le. Et regarder une carte de France, d’Europe, du Monde. Pointez du doigt les endroits qui vous font rêver, qui vous donne envie, que vous voulez voir avant votre mort. Et réfléchissez à ce sujet, une fois par jour. Les choses deviendront évidentes. Bien sûr ! Alors, pourquoi résister ?

 

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 13:11

Une semaine de vacance, de repos, de découverte.

Train aller Tampere-Rovaniemi : 69€ (pas content)

Ensuite direction la maison de la famille de Laura à Rovaniemi. Oui Laura habite Rovaniemi. Enfin elle habite Rovaniemi comme moi j’habite Lille. Vanttauskoski, 55 km à l’est de Rovaniemi. La neige recouvre tout, à certains endroits, il y a un mètre. Manteau blanc.

Plusieurs découvertes majeures :

En un le snowboard ! Pendant 2 jours nous sommes aller à Sallatunturi, à 3 km de la frontière russe. Je vois ai déjà avoué avoir eu les pires difficultés avec le ski, et bien là, comme par miracle, les choses se sont bien déroulées. Je partais plus confiant, croyant que c’était plus simple, et j’en ai eu la confirmation. 3 heures de snowboard, beaucoup de gamelles mais à la fin je pouvais maitrisé une descente ! Bip Bip ! Ouéééééé

 

Les parents de Laura étaient sympa, ils m’ont tout offert pendant le séjour, notamment la possibilité de dormir dans un petit (grand) gite en bois couleur locale. Et le soir, après une dure journée de labeur, nous nous sommes rassemblés au coin du feu pour faire cuire une saucisse (très typique de la Finlande). Le lendemain, c’est fut de la luge en descente et un petit barbecue dehors, alors que les températures étaient toujours négatives.

Ensuite, j’ai découvert une course de rennes. J’avoue avoir été surpris par l’idée et puis les choses m’ont semblé logique et les voyant. Au milieu de Rovaniemi, avec le Père Noël pour spectateur, deux rennes trainant chacun un skieur défilé pour un 200 mètres. Plusieurs dizaines de courses avec demi-finale et finale. Il n’y avait pas de tiercé mais on aurait pu se croire à Vincennes. Beaucoup de touristes, dont moi, qui ne suis pas restés très longtemps non plus (un renne ça va, c’est quand il y en a beaucoup que ça me pose des problèmes…)

Enfin, ice-fishing, ou encore trou dans la glace pour pêcher. Juste génial. Nous étions traînés par les deux motoneiges familiaux, et en route à travers la nature finlandaise pour arriver en plein milieu de nulle part, sur un lac gelé. Et pas qu’un peu. Au moment de creuser nous nous sommes rendus comme que c’est un mètre de glace qui nous supporté. Ensuite, nous avons pris notre petite canne à pêche et attendu. Pour rien. Mais ce n’était pas le plus important. Au moment du départ, ce fut plusieurs galères avec les motoneiges bloqués, l’appel aux voisins solidaires qui sont venus nous déneiger. Un bel aperçu de la solidarité locale.

   

Hormis cela, mes cours de finnois m’ont un peu servi pour bredouiller quelques phrases de survie. Mais j’avoue que je suis perdu sans mon cahier de note… J’ai rencontré les derniers amis de Laura que je n’avais pas vu, dont certains seraient au goût de mes amis masculins. Toujours sympa, et toujours bilingue, ce qui est pratique. Et également un bowling avec la belle-famille où j’ai pu démontré que la France savait « striker » !

Voilà pour un petit résumé de cette semaine que j’ai fortement apprécié, une semaine qui m’a fait du bien et qui me permet de repartir tranquillement à la rédaction de mon mémoire.

 

Au plaisir !

 

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 13:04

Ca y est. J’y suis. Rennes city, et ma vie reprend un cours déjà connu. Immeuble, pluie, français. Cela change de neige, Laponie et petite maison en bois en Finlande. Et ça me manque déjà. En trois semaines, je suis devenu Finnois. Oui, je sais, vous allez dire que j’abuse. Un peu sans doute. Mais j’avoue être perdu dans mon identité nationale. Le fait de devenir Finnois se ressent sur certains détails que je vais vous décrire.

Cela commença pourtant difficilement. – 15°C, une langue inconnu et incompréhensible, des habitudes culinaires et culturelles différentes des nôtres, enfin des Françaises. La température, c’est le premier point qui m’a fait prendre conscience de ce changement. Passé de – 15°C à -5°C est une chose, de – 15°C à -25°C, c’en est une autre. J’ai commencé à avoir froid dans mes chaussures made in Finlande acheté pour l’occasion. Et à -29°C, j’ai atteint un pic. Le lendemain, une expression et tout a changé. A haute voix, cela a donné : « -15°C, pas trop froid aujourd’hui ».

J’y ai réfléchi ensuite, cela  m’a perturbé. La deuxième fois, ce fut dans le sauna. Toujours question de température. 60°C, 70°C, 80°C. J’ai longtemps souffert dans un endroit que je ne croyais pas fait pour moi. Et puis un soir, ça a recommencé : « 60°C, mais il fait frais non ? » J’étais atteint d’une finlandaise aigue.

 

Peu à peu la maladie a pris de l’ampleur. Une phrase à table devant toute la famille « Se oli uvää » qui correspond à un « c’était bon » et je me suis vu parler finnois en public pour la première fois. Pire, lors de la visite chez les grands-parents, je commençais à comprendre quels étaient les sujets de conversation. Mes cours de finnois n’y sont pas étrangers. Les chiffres, les nombres, les jours de la semaine, les mois, les couleurs, les verbes. Oui, non, merci, pardon. Et peu à peu le cerveau était touché. La motivation était sensationnelle, je voulais apprendre les mots de la cuisine, la météo, la famille. Et j’aimais cela ! Oui, moi, la nonchalance linguistique incarnée pendant plusieurs années de collège et de lycée au grand dépit de mes profs et de ma mère, je voulais apprendre des listes de vocabulaire.

 

Culinairement, j’ai basculé dans le côté obscur de la force. Pourtant, le traditionnel saucisse-pomme de terre me répugné au départ, surtout cuisiné de façon « recette cantine scolaire ». Et puis les finnois m’ont attrapé et fait gobé de la biche, du cerf, du renne. Sucré, salé. J’ai commencé les petits-déjeuners à base de jambon, de bacon, de beurre et de fromage. Surtout culturellement, j’ai fait des choses dont je ne me sentais pas capable en arrivant. Après le ski, ce fut une expérience de moto-neige par -25°C pour aller faire un barbecue en pleine forêt avec toute la famille. Celle-ci me laissa même pratiquer la conduite de l’engin. J’étais adopté. Je les ai adopté.

 

Pour finir, on m’a réservé l’une des spécialités finlandaises : ice-swimming, littéralement se baigner dans la glace. Tout commença logiquement par un sauna avant de sortir par -22°C en maillot de bain. La sensation est étrange, le froid vous prend et vous dépossède du manteau de chaleur que vous veniez juste d’acquérir pour vous offrir un manteau de fraîcheur. J’accélère le pas et j’observe ce lac glacé. On fait chauffé l’eau juste devant moi, elle est à 1°C. J’avance et pas à pas mon cœur accélère. « Je me baigne ». Le temps de le dire et je nage pour sortir et courir vers le sauna. C’est frais, c’est froid, c’est gelé. Mais c’est finnois. Elle aussi. Alors j’aime. Et je suis.

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 23:14

(Tour d'Europe)

europe-romain-tour.jpg

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 23:14

Europa-tour-copie-2
Saint-Omer (France)-Bruxelles-Luxembourg-Strasbourg-Zurich-Munich-Prague-Cracovie-Auschwitz

Vienne-Bratislava-Budapest-Zagreb-Belgrade-Sofia-Thessalonique-Athènes-Istanbul-Bucarest-Odessa-Kiev-Moscou-Saint-Pétersbourg-Helsinki-Stockholm-Helsinki-Copenhague-Hambourg-Amsterdam-Bruges-Saint-Omer (France)

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 14:00

essai-copie-1.jpgPlus j'avance et plus je me dis qu'on est des fous...

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 10:25

Sur la route, padam, padam padam

tour-d-europe.png

Mon idée du moment : 25 villes, 50 jours, 500 euros
Saint-Omer - Bruges - Bruxelles - Amsterdam - Hambourg - Copenhague - Goteborg - Stockholm - Riga - Tallin - Saint-Pétersbourg - Moscou - Kiev - Varsovie - Cracovie - Bratislava - Budapest - Zagreb - Lubjana - Vienne - Prague - Munich - Lausanne - Nancy - Saint-Omer
Ou 18 pays : France - Belgique - Pays-Bas - Allemagne - Danemark - Suède - Lettonie - Estonie - Russie - Ukraine - Pologne - Slovaquie - Hongrie - Croatie - Slovénie - Autriche - République Tchèque - Allemagne - Suisse - France

Les esprits chagrains auront remarqué qu'il n'y a que 23 villes. Mais c'est une ébauche.
En effet des collègues (peut-être futur compagnon qui sais !) m'ont apporté des propositions. Tel Romain D. qui préfère peut-être rester en Europe du Sud-Est (ou en Afrique). Ou Lucas D. qui souhaite entrevoir Athènes.

Ce n'est que le début d'une grande aventure. Chaque point sur cette carte est négociable. L'objectif du voyage serait d'abord de découvrir chacune de ces villes, mais aussi chacune de ces cultures. C'est pourquoi par exemple nos amis Belges pourraient être visité en un jour alors que Kiev ou Budapest en nécessiteront peut-être 4.
Je ne souhaite pas partir tout seul. 2, 4, 6...ce serait mieux. Plusieurs binômes ou trinômes (ça se dit ?). Se retrouver dans les villes à des dâtes précises, à des endroits précis, pour se raconter nos aventures épiques, nos anecdotes, nos coups de blues, nos galères.
Je ne peux pas vous forcer, mais si j'étais un tyran je ne me génrerais pas ! Je vous propose une aventure hors du commun. Un voyage qui vous en apprendra plus qu'une année de cours ou de boulot. Quelque chose qui vous rendra plus fort, qui vous permettra d'avoir un sujet de conversation jusqu'à la mort. Une aventure qui vous permettra d'être connu et reconnu et surtout d'être fier de vous.

Vous voulez travailler pendant juillet-août ? Ne vous inquiétez pas, le gouvernement s'en charge pour vous. Vous allez bientôt devoir travailler jusqu'à 70 ans ! Alors ne commencez pas trop tôt... Profitez de cette jeunesse qui est loin d'être éternelle, de vos jambes de 20 ans et de votre soif de découvrir le monde.

Alors je n'ai pas peur de la route, faudra voir, faut qu'on y goûte, des méandres au creux des reins et tout ira bien là le vent nous portera !

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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 09:23

2055733673_small_1.jpgOui oui oui I want ! Depuis quelques semaines j'hésitais entre une mission humanitaire dans un pays d'Afrique et un Tour d'Europe. Et je pense avoir opté pour la seconde solution. Je pense malheureusement que la mission humanitaire pourra se faire une autre année, étant donné que la misère ne va pas se stopper tout de suite... Et plus je regarde l'Europe et plus je me dis que c'est impossible. D'où mon impatience pour démontrer le contraire !
Le tour de France a fonctionné avec un euro par jour....est ce que cela est possible pour l'Europe ?
Un tour d'Europe ou simplement d'Europe du Nord et de l'Est ?
Un tour d'Europe ça va jusque Moscou ? (De l'Atlantique à l'Oural aurait dit un ami)
Surtout un tour de France en duo...combien pour un tour d'Europe ?

Au passage je vous donne les villes que je veux voir à tout prix ! (càd pas trop cher ^^)
Prague - Vienne - Budapest - Cracovie - Moscou...(je sais, je réponds moi même à une question que je me pose mais cela reste négociable avec les personnes intéressées !

Enfin, nous sommes début octobre. Mais c'est loin d'être trop tôt. Un tour comme celui-là ne se fera pas en 20 jours. Il faudra au moins le double, voir le triple. Autant s'y prendre rapidement. Il faudrait des personnes qui ne travaille pas en juillet et en août...(donc pas d'argent mais ne vous inquiétez pas, j'ai connu des personnes qui ont fait un tour de France avec 15€...^^)
Bref, j'ai constaté que le Tour de France en avait impressionné plus d'un. Je vous donne l'occasion de réaliser peut-être un de vos rêves, un de vos fantasmes. Quelque chose que dont vous pourrez vous vanter auprès de vos amis, que vous raconterez à vos petit-enfants dans des dizaines d'années. Quelque chose de fou, d'impossible. Un tour d'Europe où vous allez découvrir mais aussi parfois souffrir. Un voyage où vous vous sentirez le maître du monde (ou tout au moins celui d'Europe).
Au plaisir !

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