23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 14:28

Jean Cocteau, La machine infernale

 

Alors que Laïus hante les soldats pour les prévenir du drame qui s'annonce, Oedipe se retrouve devant Thèbes et rencontre le Sphinx. Après l'avoir emporté, il épouse sa mère biologique Jocaste et c'est la nuit de noce. Enfin, dans le dernier acte, Oedipe apprend la mort de son père adoptif, ce qui l'amène à découvrir la terrible vérité.

 

La machine infernale. J'attendais, derrière ce titre, une toute autre histoire ! Me revoici avec Oedipe, quelques mois après ma lecture du livre de Sophocle. La pièce est cependant différente et assez complémentaire : Cocteau imagine des scènes précédant celles de Sophocle. La première scène n'est clairement pas ma préférée (pour le côté fantastique-science-fiction) tandis que l'idée d'un Sphinx dépressif et donnant la réponse à Oedipe me laisse un peu dubitatif. Le troisième acte doit être très intéressant à voir au théâtre (attraction-répulsion). Le quatrième est mon préféré car le plus dramatique (notamment avec l'idée de la fille qui supporte son père).

Comme toujours avec la lecture d'une pièce de théâtre, j'ai envie de la voir jouer.

 

Citation : Un visage de jeune fille, c'est l'ennui d'une page blanche où mes yeux ne peuvent rien lire d'émouvant.

 

Jean-Paul Sartre, Huis Clos

 

Un homme est amené dans une pièce. Sans fenêtre. Quasiment vide. Et il doit rester là. Garcin le sait, c'est son purgatoire. Il va enfin pouvoir faire le point sur sa vie, sur ses actes. Mais la présence d'Inès et d'Estelle le dérange dans sa démarche. Chacun d'eux est pourtant là pour une raison. Pas d'échappatoire. Et une conclusion : l'enfer, c'est les autres.

 

Pièce de théâtre moderne, Huis Clos imagine une « vie » après la vie. La tension qui règne dans la pièce monte au fur et à mesures des lignes. Pièce agréable à lire, à voir ce que ça donnerait sur scène.

 

Jean-Paul Sartre, Les mouches

 

Oreste est le fils du roi d'Argos Agamemnon. Celui-ci a été assassiné, avec l'aide complice de sa femme. Oreste a été abandonné mais a survécu et est devenu un homme sage, éduqué. Il revient à Argos alors que la ville est en perpétuelle repentance, encouragée en cela par Jupiter. Après des discussions avec Electre, sa sœur maltraitée, il prend la décision de tuer l'assassin de son père, amant de sa mère, nouveau roi d'Argis, ainsi que celle-ci.

 

Pièce à l'apparence classique, les Mouches n'en demeure pas moins extrêmement anti-religieuse, opposant l'homme libre (Oreste) au Dieu Jupiter. A travers sa pièce, Sartre parvient à faire passer son message, quand bien même celui-ci peut être sanglant.

 

Citation : Le secret douloureux des dieux et des rois, c'est que les hommes sont libres

 

Alexandre Pouchkine, La dame de pique

 

Traduit par... Prosper Mérimée !

 

Hermann, jeune officier sans vice entend parler d'une histoire extraordinaire : une vieille dame, le comtesse Anne Fedotovna, aurait connu le secret de la victoire à coup sûr à un jeu de carte. Troublé, Hermann décide de séduire Lisabeta, la gouvernante, afin d'avoir accès à la vieille. Mais son plan rencontre un accroc... la dame de pique.

 

Après le Joueur de Dosto, c'est le deuxième ouvrage russe consacré au jeu que je lis. La nouvelle se lit vite et facilement (ça change). La chute est parfaite. Critique acerbe de l'aristocratie pour ses manières (ou ses non-manières) et de l'ambition des hommes, prêts à tout pour s'enrichir. Mon premier Pouchkine, que je valide bien plus que Gogol !

 

Alexandre Pouchkine, Doubrovsky

 

Cyrile Pétrovitch Triekourof est un puissant homme dans sa campagne russe. Mais il n'a qu'un seul véritable ami : André Gavrilovitch Doubrovsky. D'une insulte à une expulsion de sa demeure, il n'y a que quelques pays que Troïekounof emprunte. Son ami décède, en colère. Son fils revient alors et, fort du caractère de son père, préfère brûler la maison que de la laisser à Troïekounof. Il empunte dès lors une carrière de bandit Robin des Bois, prince des cœurs.

 

Amitié, revanche, vengeance, fierté... de nombreuses valeurs sont abordées dans cette nouvelle. Et fidélité. La chute est incompréhensible pour notre époque, et terriblement vraisemblable début XIXème.

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