28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 13:23

Cinq ans plus tard, me revoici dans la capitale britannique, arpentant des rues bien connues puisque tant de fois empruntées à une époque erasmussienne. Londinium, son agglo de 11 millions d’individus, ses 28 millions de touristes par an. Et moi, arrivé dans mon petit bus Eurolines à la gare de Victoria. Quatre jours pleins pour voir et revoir les charmes de la perfide. Car oui, Londres est cool. Voici les trois raisons principales :

- des musées gratuits

La National Gallery, l’un de mes musées préférés. Surplombant Trafalgar Square, où trône le grand Nelson, le musée propose quelques tableaux incroyables (les Ambassadeurs d’Holbein, les quatre âges de l’homme de Valentin de Boulogne) et d’autres ultra-connus (les Tournesols de Van Gogh, 19 Monet…). Or, quel est le prix de l’entrée ? 0. Enfin, le musée nous propose de l’aider, avec des troncs postés dans des endroits stratégiques. Le prix est le même au British Museum ou au Tate… Génial.

J’en ai profité pour découvrir le musée d’histoire naturelle (dont l’entrée fait très église !), peut-être moins impressionnant qu’à New York, mais qui vaut le détour.

Londres, I’m back

- des parcs gigantesques

Londres est verte. Bon, attention, ce n’est pas un parc naturel ! Il y a des voitures, des métros, du bruit etc. un peu partout en ville. Mais, contrairement à Paris, l’extrême centre-ville est vraiment fourni en parcs : Green Park, Saint-James Park, Hyde Park, Regent’s Park, les jardins de Kensington (avec son palais, où résident William, Kate et leurs charmants bambins….vive la République ! pardon, un réflexe).

Londres, I’m back

En vérité, il faut remercier la couronne pour ces parcs et pour cause : ce sont des parcs royaux ! A la base, ils étaient souvent des anciennes réserves de chasse de la famille royale, et aujourd’hui ils sont mis à la disposition du public grâce au bon vouloir de la monarchie (car ils appartiennent toujours en propre à la reine !). Sympa hein ! 22km² de parcs royaux sont donc présents dans le Grand Londres.

Je me suis dirigé vers Greenwich, l’un des parcs que je n’avais jamais vu… grave erreur ! C’est sans doute l’un des plus beaux ! Il est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco pour abriter l’observatoire royal : le point de départ du méridien le plus célèbre !

Londres, I’m back

La vue en haut du parc est époustouflante : on peut y voir le tout Londres ! Enfin presque ! De la City au quartier d’affaire de Canary Wharf jusqu’à l’O² Arena. La vue plongeante permet d’observer le parc, avec au fond, au centre, le musée maritime (installé dans la maison de la reine…puisqu’on vous dit qu’elle est sympa !) Juste derrière, un ensemble architectural impressionnant, l’Old Royal Naval College, aujourd’hui aux mains de l’université de Greenwich.

Londres, I’m back
Londres, I’m back
Londres, I’m back
Londres, I’m back

- une ville qui bouge

Là, une nouvelle fois, je vais comparer à Paris. Non, Paris n’est pas mort. Mais ce n’est clairement pas la ville de la fête en Europe. Londres, par contre, a une belle réputation en la matière. Mais je ne veux pas simplement parler des soirées ou boîtes de nuit. Londres vit et bouge dans son architecture. J’ai refait ma traditionnelle marche le long de la Tamise (connue de tous ceux qui sont venus me voir à l’époque). Et j’ai été surpris par le rythme des constructions ! De grandes tours ont surgi en cinq années ! J’ai notamment découvert le « talkie-walkie », surnom du 20 Fenchurch Street, terminé en 2014. Cette tour est géniale car…on peut aller au dernier étage gratuitement pour profiter de la vue ! Il faut réserver à l’avance, mais le Sky Garden vaut clairement le détour.

Bon, cette tour est également source de sacrées polémiques… (aspect visuel pour la tour de Londres, réfléchissement des vitres qui permet de faire cuire un œuf au sol dans les rues environnantes (la température peut atteindre 90°C !)). Mais pour le touriste que j’étais, elle est pratique (et cela manquait à la capitale britannique).

Londres, I’m back
Londres, I’m back
Londres, I’m back

J’ai également eu la chance d’assister au BBC Proms, festival de musique classique, à l’intérieur du Royal Albert Hall…. Outch ! Ouf ! Argh ! Oui, c’est un peu mon résumé de cette salle de concert mythique, qui peut encore réunir 5 500 spectateurs (8 000 à la base). Je pense que c’est la plus belle salle que j’ai vue dans ma vie. Le concert débute avec la toccata et fugue de Bach, sur le deuxième plus grand orgue d’Angleterre… Au niveau du son, ça envoie ! Puis l’orchestre prend le relais, avec une présentation très show à l’américaine. Une centaine d’enfants font les chœurs. La Valkyrie. Bizet…. C’était selon le Daily Telegraph le meilleur prom de l’année. Pour 12 pounds. Merci !

Londres, I’m back
Londres, I’m back

Bon, Londres reste une grande ville, et je refuserais quand même d’y habiter pour 4 000 euros par mois… beaucoup trop de monde !! Les touristes étaient partout (une queue incroyable pour le musée d’histoire naturelle, Greenwich, et surtout à Camden Town, soi-disant haut-lieu punk et altermondialiste, mais qui pue l’arnaque touristique). La qualité de vie reste moyenne, le métro coûte un bras (et tu y perds une heure de vie par jour), la bouffe est loin d’être extra et la pollution est impressionnante pour le campagnard que je suis (mon nez était en sang chaque soir). Mais pour visiter, surtout quand on habite dans le Nord (bus aller-retour Lille-Londres pour 40€…), ça serait dommage de se priver !

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 12:03

Je sais que vous commenciez à vous inquiéter, jeunes hommes et gentes demoiselles : « il nous évoque l’Irlande, Dublin, Galway, mais pas un mot du Connemara ». Ne pleurez plus, je vous l’offre ici !
Connemara (2) Le Connemara, sous une pluie soutenue, fut la dernière étape de cette balade irlandaise. Plus de photos ici.

Connemara (5)

Entre les sosies de personnes que nous connaissons bien, et les live music toujours aussi impressionnants, j’avoue avoir savouré ce dernier jour, déjà bercé par la mélancolie des jours écoulés trop vite à mon goût. Notre équipe, handicapée des deux tiers par un gros rhume, a eu plus de difficultés à enchaîner les soirées dans les pubs et les visites la journée. La fatigue a déjà fait son apparition, la carte de conseil général a arrêté de régaler. L’Irlande est belle, mais coûteuse.
Connemara (10)Galway respire français. Dans les pubs, la langue de Molière se fait autant entendre que Shakespeare (ou plutôt James Joyce !). Le Connemara, et ses lacs. Chanté de fort bel manière par Michel Sardou. Un chant entraînant, qui vous emmène dans un tourbillon de musique irlandaise en soirée, qui vous fait sauter, danser, hurler à la mort ses lacs et la vie là bas, dans le Connemara. Cette vie que je n’imaginais qu’avec ses paroles. J’ai maintenant les images.

Quand le chauffeur de bus a demandé s’il y avait des Français dans le bus, je n’imaginais pas qu’il exaucerait notre vœu le plus cher : les lacs du Connemara lors de la visite. Nous l’avons repris en chœur, sans doute pas en rythme (vous devez le percevoir !), mais avec toutes nos tripes, toute notre voix, du plus profond de notre cœur. Irlandais nous nous sentions. Un pays de musique et de chaleur humaine pas si éloigné du mien. 

 

 

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 09:05

J’ai une faculté que beaucoup jalousent, notamment dans le monde des voyageurs, celle de pouvoir dormir un peu n’importe où, surtout dans les transports en commun. L’avion, pas de soucis. La voiture non plus. Le vélo, ça devient plus compliqué ! Mais aujourd’hui, c’est le bus pour une traversée de toute l’Irlande et ainsi rejoindre Galway. Pour moi, ce voyage se résuma à monter dans le bus, observer Dublin, dormir, et me réveiller dans la station de bus de Galway ! Une impression que le trajet n’a duré que trente minutes, alors qu’il faut y ajouter deux heures. 10€ avec Citylink, pas mal pour traverser l’ensemble d’un pays !

Galway (5) Nous voici donc dans un endroit qui m’est totalement inconnu, et dont j’attends beaucoup. Christophe, lui, connaît un peu les lieux pour y être passé il y a plusieurs années. Notre auberge de jeunesse, le Snoozles Hostel, est idéalement située, à côté de la station de bus et à trois minutes du centre-ville. On peut même y jouer au Jenga avec des Italien(ne)s ! C’est parti pour la visite de la ville. Un peu d’art contemporain placé au centre de la place principale, toute d’herbe recouverte. Puis les rues commerçantes bondées, où le français résonna autant que l’anglais. Nous nous dirigeons vers des canaux, le soleil brille, la vie est belle, nous fainéantons sur les berges.

Galway (4)
Galway nous impressionna rapidement en soirée. Lundi soir, les pubs, pourtant bien plus immenses qu’en France, sont bondés. Une nouvelle fois, toutes les générations sont représentées. Quelque chose d’important, les pubs ont des règles établies : pas de personnes en-dessous de 18 ans (on a également vu 20 ans), demande de carte d’identité (même pour moi qui, rasé, doit apparemment faire en-dessous de 18 ans !), fermeture à 2 heures en semaine. Du coup nous sortons tôt, vers 22 heures. La live music du jour nous offre le sosie de Sinatra, même pour la voix. Lucas fut impressionné ! Nous enchaînons avec un second bar, où j’expérimente la pinte de sirop de cassis gratuite (oui, on me l’a déjà dit, je suis radin !). Nous rencontrons des Néerlandaises avec qui nous finissons la soirée dans une boîte.

J’ai là l’un des plus grands fous rires de ma vie. La faute à un malentendu que l’on doit à la barrière de la langue. Lucas et une Néerlandaise, un vrai sketch, l’un qui part sur un sujet de conversation, l’autre qui répond sur un autre. Lucas m’a tuer (pas de faute) avec son « avez-vous déjà visité des petits villages ? ». Christophe et son bras…


Pour visiter les plaines et les campagnes irlandaises, nous optons pour la location de voiture. 177€ pour deux jours. On choisit donc les bus à 20€ la journée. Et ce fut un bon choix ! Direction les Cliffs of Moher, falaises de Moher en français. Pour que vous imaginiez, 214 mètres de haut pour 8 kilomètres de long. Un décor qui a notamment servi, entre autre, de décors à l’Harry Potter et le prince de Sang-mêlé. Des photos parlent mieux que de longs discours, plus de clichés ici.Cliff of Mohers (5)

Cliff of Mohers

Nous prenons soin d’une Lithuanienne qui voyage en solo, et qui se révèle être des plus silencieuses. Mais elle reste avec nous. Mais elle ne parle pas. Mais elle nous suit partout. Bizarre. Un dolmen plus tard, quelques châteaux et une vue des plaines irlandaises, retour dans la ville de Galway pour une nouvelle soirée, avec des Couchsurfers, notamment une Brésilienne installée en Irlande. Une pensée pour le Brésil 2014 ! Toujours le même principe : le live-music. Aujourd’hui un groupe de 4 personnes, de très bonne qualité. A croire que derrière chaque Irlandais se cache un chanteur de folk. L’utilisation d’une cornemuse emplit la salle de bonheur. Certains commencent à réaliser les danses traditionnelles irlandaises, tout un art. Nous observons, béants de joie. Elle est belle cette Irlande, de jour comme de nuit.Cliffs

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 12:58

 

Il n’y a pas que l’aspect festif de Dublin qu’il faut retenir. Il y a aussi des… fesses.
Comme je le disais donc, nous dormions dans une auberge de jeunesse. Jusque là, tout va bien. En rentrant de soirée, une illusion. Serait-ce un songe d’une nuit d’été ? Non, c’est bel et bien la réalité : elle se tient là, devant moi. Nue. Au milieu de la pièce, tanguant à droite, puis à gauche. Visiblement son taux d’alcoolémie est au plus haut, son équilibre au plus bas. Elle se penche à plusieurs reprises, j’ai mal aux yeux. Elle doit avoir la vingtaine bien tassée, plutôt rondelette. J’ignore si elle se rend compte de ce qui se passe actuellement. Elle tombe sur les genoux. J’hésite à descendre pour la coucher, mais je ne veux pas qu’elle croit que je suis le nouveau DSK (il y a en a assez d’un dans le groupe !). Tout d’un coup elle s’allonge sur le ventre. Elle reste là, immobile. J’ignore ce que je dois faire. Les deux gaillards que je côtoie sont partis dans une autre pièce. Ils manquent un moment que je n’oublierai pas de sitôt !

Dublin (6)

Sinon Dublin est une ville à peu près normale. Nous avons visité les lieux indispensables grâce au free tour. Pour ceux qui ignorent ce que c’est : un tour gratuit, accompagné d’un guide. C’est en anglais, et notre accompagnateur se rattrape plutôt bien sur les pourboires. Ritchie, avec qui on me prêta une drôle de liaison, parce que fasciné j’étais par ces propos. Tout du moins attentif, ce qui ne fut pas le cas de mes partenaires, plus tentés par un shoot dans la bouteille d’eau de notre bon Ritchie que par les petites histoires sur la ville ou sur l’Irlande. (J’mets une photo qui doit vous plaire, je me permets donc de vous tacler un petit peu).

Dublinn (11)

Après une petite sieste réparatrice, ce qui sera la mode à partir de là, nous repartons pour une folle nuit à travers Temple Bar. Je retrouve tout d’abord le quartier que j’avais visité il y a de cela trois grosses années. Les souvenirs flottaient encore sur l’hôtel et le café, les souvenirs s’incrustèrent légèrement dans mes propos, dans mes sentiments. Quittons donc cet endroit et repartons où la fête bat son plein. Le deuxième live music de la soirée nous confirme notre impression de la veille : toutes les générations se bousculent dans les pubs de Dublin (plus de photos ici). Nous discutons un peu avec des Munichoises (c’est la mode du moment) et finissions dans un autre bar où je me fais un petit plaisir : c’est trois nains qui vont à la mine. C’est normal, c’est des nains. Le premier prend une pelle. Le deuxième prend une pioche. Que prend le troisième ?
Après avoir raconté 45 fois la blague à Christophe, il finit par craquer : insulte et quolibet ! Il répétait notamment : « mais non c’est pas normal que ce soit des nains, c’est discriminatoire ! ». J’ai arrêté à ce moment là, gardant la suite de la blague pour le lendemain.

Dublinn (2)

Avant notre départ pour l’Ouest de l’île, et Galway, nous sommes passés par l’achat traditionnel des souvenirs (et une nouvelle croix symbole sur mon collier, une !) avant… d’entrer dans un casino ! Pas le magasin, mais bien l’endroit où on joue son argent. Ce fut une première pour moi. Et j’ai vu comment mes acolytes pouvaient ressentir quelques frissons devant une roulette qui tourne, et qui tourne, et qui tourne, et qui fait un zéro !Dublinn (4)

 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 15:44

Pour être tout à fait honnête avec vous, je partais à Dublin sur la pointe des pieds, poussé par mes deux partenaires. Mes souvenirs dublinois dataient d’il y a quelques années et étaient mitigés. J’avais retenu la cherté de la vie. Et hormis cela ? Pas grand-chose, si ce n’est un sentiment de déception.

Quand on n’aime pas une première fois, il faut toujours regoûter une seconde fois, dans un autre contexte.

Dublin (2)

Après notre atterrissage à Knock, petite bourgade Ryanair de l’Ouest de l’Irlande, direction Dublin, via Charleston. Nous n’y avons point dansé, mais sommes entrés dans un pub nous rafraîchir. Ce réflexe pourrait être le résumé du voyage : la vie dans les pubs irlandais. En plein après-midi celui-ci affichait forte affluence et les regards se sont vite tournés vers nous, à l’écoute de notre dialecte si différent du leur. L’anglais et le gaélic semblent se mélanger. Guinness.jpgMes partenaires savourent leur première Guinness, LA bière noire irlandaise qui, d’après les échos qu’on m’en fait, vaudrait un repas, tant elle pèse sur l’estomac.

 

A Dublin notre auberge de jeunesse est située sur la rivière Liffey, à un pont du quartier de Temple Bar, le centre festif de la ville. Un premier fish and chips, un ! C'est le conseil général qui régale ! Oui, information très importante : pour ce séjour nous avons  reçu 200€ par tête de la part du conseil général. Un dispositif s’intitulant pack aventure, n’hésitez pas à vous renseigner chers habitants du Pas-de-Calais ! Jusqu’à 25 ans, voyageant en groupe, constituez un dossier et partez avec l’aide du département. Oui, c’est un nouvel épisode de Jérémy les bons tuyaux !
Bref, nous sommes du côté de Temple Bar et Christophe, connaissant parfaitement la ville après plusieurs mois passés ici, nous guide à travers les pubs de la capitale. Il nous emmène voir son pote Bryan, qui chante à tue-tête. Et là, c’est la révélation. Oui, les pubs irlandais sont bel et bien extraordinaires. Toutes les générations s’y retrouvent, elles se mélangent et chantent en chœur. Bryan est un mythe, un de ces Irlandais qu’on imagine plus sur un terrain du rugby que sur une scène. Crâne rasé, plutôt balaise, il vous ferait reculer sur plusieurs mètres en vous pointant du doigt dans la rue.Dublinn (10) Dans le pub, pourtant, il vous entraîne vers lui et son univers, rempli de reprises de chansons anglo-saxonnes, et surtout, de bonnes balades irlandaises comme je les imaginais. Ces chants que Christophe reprend parfois en fin de soirée lilloise, repensant à Temple Bar et à la Guinness qui coule à flot.

I met my love by the gas works wall

Dreamed a dream by the old canal

I kissed my girl by the factory wall

Dirty old town

Dirty old town

 

J’ai vu Bryan hurler, hurler des paroles qui lui coulent dans les veines. Et j’ai vu l’ensemble du pub reprendre avec lui ces chants qui sont plus que de simples rengaines. Ils pourraient à eux seuls représenter l’Irlande.

 

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 04:55

carte-irlande-map-ireland.jpgNon, je ne pars pas tout le temps en vacances. Mais quand j’ai du temps libre, je n’hésite pas. Et comme j’ai encore pas mal de temps libre en ce mois d’août…

Cette fois, direction l’Irlande, terre de Guiness et de famine, de crise économique et de paysages splendides. Deux villes sont au programme : Dublin et Galway. Je me souviens bien de la première, la capitale onéreuse, à l’ambiance animée en soirée du côté de Temple Bar. Quelques live music font nous faire entrer pleinement dans la culture et l’atmosphère du pays. Sont avec moi Christophe, dit Guiness, et Lucas, dit vodka. L’un est un habitué du pays, l’autre va le découvrir. Pour ma part la découverte se situera de l’autre côté de l’île, dans Galway et ses faubourgs. Mais ce que j’attends avec la plus grande impatience c’est le Connemara. Ses lacs, ses collines verdoyantes, ses villages paumés et son atmosphère d’Irlande éternelle.

 

 

Terre brûlée au vent, des landes de pierres
autour des lacs, c'est pour les vivants un peu d'enfer
le Connemara
Des nuages noirs
qui viennent du nord colorent la terre
les lacs, les rivières
c'est le décor du Connemara

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 15:22

A Nelson
Pour Trafalgar...

P1040767.JPG

 

A Wellington
Pour Waterloo...

P1040766.JPG

 

Et oui, même dans votre tombe, les Français vous feront toujours ch*** !

 

P1040768.JPG

 

Néanmoins, ils finissent toujours par contre-attaquer...

(à noter que cette information faisait la une des médias locaux tandis que le silence planait en France sur ce sujet)

Et vive la France !
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 15:02

2 semaines après mon retour, il est grand temps de finir ce récit d'un voyage pas comme les autres. Et la dernière étape est son apogée : la découverte de l'Ecosse en voiture avec la première dame de Finlande.
Tout commença par la location assez chère du véhicule, une Vauxhall corsa, l'équivalent anglais d'Opel. L'arnaque est pour les conducteurs de moins de 25 ans qui doivent payer une taxe supplémentaire... et il est même impossible pour ceux de 23 ans de conduire. 22 ans depuis quelques jours, j'ai donc l'interdiction de toucher le volant... En route Madame ! Le stress monte, en ville, du mauvais côté de la route. On s'engueule comme un vieux couple en voiture :  "plus à gauche", "moins vite", fais attention !".
Mais au-delà des histoires de couple, il y a le paysage. Et c'est vrai que c'est tellement mieux de s'engueuler quand il fait beau, quand les forêts et les lacs se succèdent.

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Notre première étape c'est le Loch Ness. On visite le château de Donald Duck, dont la demoiselle est fan, qui bordure le lac légendaire. On a pas scruter l'horizon, pas une trace de Nessie.
On ne s'arrête pas en si bon chemin et décidons de continuer vers l'Isle of Skye, au Nord-Ouest de l'Ecosse. Les paysages sont de plus en plus hauts, de plus en plus extraordinaires. On s'arrête et grimpe une colline. L'impression d'être seul au monde. Enfin, seul avec Elle, donc plutôt bien accompagné !

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Cette île me fait penser à la Corse. En Ecosse, certes, mais avec le soleil on s'y croirait. Les montagnes, les vallées, l'eau : le paysage est impressionnant. Les deux jours que nous passons sur cette île sont un rêve éveillé. Alors certes on dors une nuit dans la voiture (glacial !!!) et les finances sont au point bas mais on s'en fou, on vit quelque chose de grand. Petit florilège photographique.

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Certains paysages me font penser aux Philippines, d'autres à un parc Néerlandais, voir me rappellent certains souvenirs d'une enfance lointaine.

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Parfois j'en oublierai même que je suis dans le Nord de l'Ecosse, pays plus réputé pour ses parapluies que pour ses coups de soleil. Mais quelques piqûres de rappels m'expliquent que ce n'est pas tout à fait le paradis. Notamment pour ses habitants. Car nous, touristes ou voyageurs, apprécions ce paysage durant quelques jours. Mais les quelques habitants de l'île voient cela sous un regard différent. Nous avons notamment croisé quelques jeunes bien Scottish avec un accent prononcé. Cela faisait peine à voir. L'ennui est total dans la région. Portree, la plus grande ville de l'île compte moins de 2500 habitants... Parfois nous nous rendions dans des villages que notre carte nous indiquait....et nous apercevions 3 maisons. Voici le village ! Et c'est bel et bien ces 3 maisons ! Isle of Skye, paradis pour touristes, mais petit enfer si vous avez entre 15 et 30 ans...
Néanmoins je préfère finir sur le côté positif des choses. Revenir sur ces auto-stoppeurs que j'ai pris dans la voiture (réflexe tour de France)...et qui était français (ils sont partout ces French !) Je me remémore le Haggis, plat national Ecossais, au goût de fricadelle. Forcément je ne regrette pas ce voyage. 10 jours à la découverte du Royaume-Uni, parfois sous un soleil de plomb (si, si, c'est possible !) Allez, une petite dernière pour vous donner envie d'aller visiter nos amis Scottish... (et non, ça n'est pas les Philippines !) Sable fin et eau turquoise... : Scottland !

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 14:50

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Avant d'arriver à Edinburgh, il y a l'avion. Et plus le temps passe et plus ça me fait flipper. N'allez pas me demander pourquoi, mais le décollage et l'atterrissage me cause de sérieux problèmes de stress. Néanmoins la première dame de Finlande  n’est pas forcément mieux, étant donné qu’elle me brise la main à chaque décollage. On appelle cela l’amour… !

Au départ notre séjour Ecossais devait être très romantique, en tête à tête. Et puis le hasard a fait que le reste du groupe était dans le même hôtel. Alors on est repassé dans la voyage de groupe, repoussant de quelques jours notre voyage de noce (^^).

Ma première impression fut extraordinaire. Une ville à l’opposé de Dublin. On découvre ces bâtiments chargés d’histoires, à la tombée de la nuit. La brume, les petites ruelles sinueuses, des

escaliers sans fin, l’atmosphère est mystérieuse. Un Ghost (fantôme) Tour est même organisé à 21

heures ! Néanmoins, Elle a faim, je rejoins son avis et on déguste une petite pizza, entorse à notre règle du « manger local ». La visite, ce sera demain.

Comme à Dublin, un Free Tour de 3 heures pour découvrir les charmes de la ville, du pays et les petites histoires. Ici, c’est beaucoup de meurtre ^^ Le soleil nous accompagne sur la fin, et nous permet de profiter de la vue d’Edinburgh du haut du Monument. Un peu de cornemuse, l’atmosphère est parfaite. Repas bien British, on mange un peu moins cher, ce qui me permet de laisser mon livret A à côté de l’assiette.

L’après-midi, direction le Hill, avec notamment ses monuments grecs. Alors je pose devant une sorte de Parthénon et profite d’un lieu bien différent du reste de la ville.

P1040490.JPG

De retour à l’appartement, on craque pour une sieste. Au réveil, je crois rêver. J’ouvre la porte et je vois Alicia, ma colocataire. Fou rire. Putain de hasard, après le reste du groupe, voilà Alicia, Paolo et Erminia qui sont dans le même appartement. On décide de manger ensemble. La cuisine de l’auberge ressemble à Parkwood, on parle espagnole, italien, français ou finlandais. Le voyage Erasmus est à son apogée. Direction un pub de la ville pour un live musique, l’une des soirées les plus traditionnelles dans ces belles îles Britanniques. P1040433.JPG

Edinburgh, c’est la fin de notre périple Erasmus ainsi que son apogée. On connaît très bien les autres membres de la famille Erasmus, l’arrivée d’Alicia et des Italiens me fait très plaisir. Et le tout dans une ville qui mérite le détour, Edinburgh. La suite, c’est mon amour !

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 14:45

Le transport se fait en bus entre Belfast et Dublin. L'occasion d'admirer les paysages irlandais, souvent en pleine construction. Et l'arrivée offre un contraste saisissant. Je sortais d'une petite ville sympa chargé d'histoire, Belfast. Et me voici en plein coeur d'une sorte de City irlandaise : immeuble immense, circulation dense et siège des banques. Ce que je connaissais de Dublin revient à ma mémoire, le Tigre celtique et sa croissance économique faramineuse, sa politique ultralibérale et son savoir-faire technologique. L'Irlande fut l'un des principaux bénéficiaires de l'UE. Néanmoins, le boeuf risque vite de se retransformer en grenouille. Prévision pour l'année prochaine : - 8% pour le PIB. C'est le pays européen le plus touché. Néanmoins, au-delà des considérations économiques, j'attendais beaucoup culturellement de cette visite. J'avais à l'esprit les traditions irlandaises, les chansons de U2, les combats pour la liberté. L'Irlande me faisait déjà kiffer avant d'y rentrer. Plus dure sera la chute...

Après une première soirée en toute tranquillité c'est parti pour la visite. Et là, c'est le drame... Le froid est présent dans le ciel et sur la ville. Loin de l'histoirienne Belfast, je suis en pleine mégapole. Les monuments sont planqués entre deux immeubles, la circulation est dense. On manque le free tour et décidons finalement de faire notre propre visite. Je suis peu impressionné par les lieux, l'université est une petite déception. On se pose ensuite dans un pub pour se réchauffer, le blouse monte en moi. L'après-midi on visite l'usine Guiness... oui c'est un programme commun. Mais pour l'anti-alcool que je suis, c'est un second drame. Aucune information sur les méfaits de l'alcool, juste une immense publicité : "Guiness, la meilleure bière du monde" ou encore "Guiness est bon pour vous". Autant expliquer à un accidenté de la route les bienfaits de cette voiture qui fait des pointes à 200 km/h. Beaucoup sont d'accord avec moi concernant l'aspect vendeur de la visite. Le seul point positif est le 7ème étage avec la magnifique vue de la ville sous la pluie irlandaise. Une pinte gratuite, pour moi un coca. En soirée c'est un restaurant bien sympa.

aligne.jpg

Les voyages forment la jeunesse. Oui, mais ils forment aussi parfois quelques trous dans les comptes; Dublin en est l'exemple illustrateur. Clope 8€. Kébab-Pepsi : 9,70€. Les prix sont hallucinants. Chaque bouchée est savourée, compte-tenu de la somme contenu dans la cuillère. J'ai l'impression de manger mon Livret A. On est loin d'un Tour de France avec un euro par jour. La soirée continue du côté de Temple Bar, le quartier des artistes et des assoiffés. La musique est bien sympa et réévalue ma première vision de la ville.

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Celle-ci remonte un peu plus dans mon esprit à la suite du Free Tour de mardi. Le principe est simple. Rendez-vous à 11 heures dans un lieu stratégique de la ville. Un guide est présent et vous fait une visite gratuite de 3 heures. Il aborde l'histoire de la ville, l'histoire du pays, l'anecdote sur certains lieux. On y découvre où U2 a commencé sa carrière, on y écoute un peu de musique traditionnelle. Le soleil revient dans le ciel et dans nos coeurs. Le guide mérite son gros pourboires, le temps passe trop vite. Lunch dans un pub bien Irlandais, je teste comme à chaque fois la nourriture locale, toujours avec succès. L'après-midi, les filles sont partis faire du shopping (étonnant, non ?) et les garçons continuent à la découverte de la ville. On se pose ensuite dans un pub (étonnant, non ?) et apprécions les paysages irlandaises (non, il n'y a pas de faute d'accord !)

Aujourd'hui c'est le 14 avril, je m'attends donc à quelques choses. Le coup de la surprise je connais. Alors chaque signe que je décèle me font penser que quelques choses se préparent. Dans le magasins, l'un des boys me tient à l'écart des autres pour que les autres fassent un achat spécial. Je le sais mais je fais genre de ne pas comprendre et de n'avoir rien vu. Internet café, un des mecs reçoit un appel curieux des filles et doit partir de toute urgence. Ok, je le vois venir. J'arrive à l'auberge, ils sont dehors. Que vont-ils faire ? Suspense.
En vérité je me suis fait un film. L'appel bizarre était vrai. L'auberge nous a compté 2 nuits au lieu de 3. Nous voici à la rue. Notre staff a disparu. Tout le monde a sorti les crocs dès que nous croisons celui en charge des réservations. Il comprend notre douleur, 2 bonnes heures de négociations, d'appel, d'attente. Et le dénouement heureux. Ce soir nous dormons dans l'hôtel d'à côté. Grand lit, 4 par chambre maximum. Le grand luxe. Finalement on ne regrette pas le temps perdus. La douche dans la chambre, l'eau est chaude, on a une armoire et on peux faire notre lessive. Une sorte de "Bon anniversaire Jérémy" de la part de l'hôtel. Ma soirée anniversaire fut d'être entouré d'eux, ma nouvelle famille Erasmus. Et puis la cadeau de sa part, quelque chose d'extraordinaire sur quoi je reviendrai assez vite.

Le dernier jour à Dublin me permet de visiter les deux gros musées de la ville, le musée d'histoire de l'Irlande et la National Gallery. L'étudiant en histoire de l'art apprécie plus le second. On sent la fin de notre petit séjour approché. Le groupe perd 3 éléments, parti pour rentrer au pays ou sur Londres. Alors on savoure les derniers moments together, avant, pour elle et moi, de découvrir l'Ecosse pour la deuxième partie du séjour en tête-à-tête.

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Published by milevjeryleron - dans L'Angleterre et ses ennemis
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