23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 13:32

Stade

FC Barcelone vs. Borussia Mönchengladbach
FC Barcelone vs. Borussia Mönchengladbach

Barcelone. Camp Nou : 99 354 sièges. Une arène, datant de 1957. Les sièges avec des couleurs blaugrana. Impressionnant. Pas de toit, c’est l’avantage d’être en Espagne.

FC Barcelone vs. Borussia Mönchengladbach
FC Barcelone vs. Borussia Mönchengladbach

Mönchengladbach. Borussia Park 54 057 sièges. Il date de 2004, et pourtant… il est mal terminé. Des gros tubes sont apparents à l’extérieur, et le gris est ultra-présent. Dommage, car l'intérieur n'est pas trop mal.

Barcelone 1 – 0 Mönchengladbach

 

Ambiance

Barcelone. Un stade de 99 000 places et un kop de… 500 personnes, à tout casser ! Forcément, ça fait tache ! Certes, j’ai l’habitude des grosses ambiances (Lens, Paris), mais même un supporter monégasque se rendrait compte de la supercherie ! Nous sommes dans un  stade de spectateurs, pas de supporters.

Mönchengladbach. Le kop, qui remplit tout le bas de la latérale, est devant nous, les supporters du RB Leipzig à côté. Et l’avant match promet ! L’entrée des joueurs est spectaculaire, ça chante, ça saute. Et puis… plus rien pendant 19 minutes du côté des supporters de Mönchengladbach. Les fans de Leipzig s’en donnent à cœur joie ! On ne comprend pas trop….jusqu’à ce qu’un décompte arrive à la 18ème minute et 50 secondes. 10 – 9 – 8…0 ! Et tout le monde, debout, se met à chanter. Le club a été fondé en 1900, et les supporters, en protestation (contre Red Bull ?), ont décidé de se taire jusqu’à la 19ème ! Qu’importe, le reste du match est très sympa, des chants, des sauts, et une belle ambiance, dans les deux camps.

Barcelone 1 – 1 Mönchengladbach

 

Football

Barcelone. Messi. Neymar. Si tu es fan de foot, tu comprends déjà. Devant nous, ce sont parmi les plus grands joueurs du monde. Le Brésilien impressionne par sa vitesse d’exécution (notamment les dribbles). Messi et son plat du pied font forcément rêver. La victoire est facile, 3-0 contre Bilbao. Enfin, le score laisse penser que c’était facile. En vérité, Bilbao a au moins dix coups à jouer, et Barcelone peut repartir avec une valise. Quelques mauvaises passes, et un niveau défensif qui fait peur (c’était avant le match contre Paris !). Ça joue par à coups, et la fin du match est sans suspense.

Mönchengladbach. Ce serait mentir que de dire que nous connaissions les joueurs de Mönchengladbach ou de Leipzig ! Thorgan Hazard, à la rigueur. Le reste, c’est du made in Bundesliga, et il faut bien admettre que l’on ne regarde pas assez ce championnat. Moins médiatisé ? Sans doute. Et c’est dommage. Parce que je suis sur le cul quand je vois le niveau technique. Ça joue vite, c'est précis, ça va vers l’avant. 90 minutes de régalade. Je pense qu’il y a eu au moins trente transversales, et elles ont toutes fini dans les pieds. Impressionnant. On comprend pourquoi on se fait déchirer à chaque fois en Europa League. Le score final est 2-1 pour Leipzig, avec un bon suspense. 

Barcelone 1 - 2 Mönchengladbach 

Le football est un sport qui se joue à onze contre onze, et, à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne.

FC Barcelone vs. Borussia Mönchengladbach
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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 19:28

Cet article est destiné avant tout aux amateurs de 4-3-3, de 10 à l’ancienne et de libéro. Il s’adresse aux passionnés, à ceux qui peuvent se remémorer un but, une action, un arrêt, dix ans après les faits. Ceux qui ont encore la chair de poule en évoquant cette victoire des derniers instants, ce but du temps additionnel. A ceux qui aiment le football.

Aujourd’hui, en Zambie, c’est l’une des seules conversations que j’arrive à lancer : le ballon rond. Hervé Renard est l’attraction phare, et pour cause, c’est lui qui entraînait l’équipe nationale lorsque le pays a gagné la Coupe d’Afrique des Nations, en 2011. C’était la première victoire du pays dans une compétition, et je peux encore voir la joie dans les yeux brillants de mes interlocuteurs lorsqu’ils me narrent cette folle nuit de bonheur et la présentation de la coupe aux chutes Victoria. J’ai l’impression que c’est tout le pays qui était heureux le temps d’une victoire. Même ceux qui n’aiment pas le football se souviennent. Vous en connaissez beaucoup, vous, des moments de bonheur qui rassemblent un pays ? Personnellement, je n’en vois pas. C’est peut-être bien le seul, même en France.

L’Euro fut un exemple. Les cafés étaient remplis, les gens étaient dehors, dans les fans zones et, bien sûr, dans les stades. Certes, les mauvaises langues évoqueront les hooligans à Marseille ou le coût de l’événement, aux bénéfices de grandes multinationales et de l’UEFA. Ils n’ont certainement pas tort. Mas j’ai eu la chance d’aller voir 3 matchs. J’ai vu des milliers d’Ukrainiens venir à Lille en bus, traversant l’Europe, pour venir encourager leur équipe. Je les ai entendus chanter, je les ai vus sauter. Et j’ai pensé à la Crimée et au conflit qui ravage l’Est du pays depuis deux ans. Quoi d’autre que le ballon rond pour oublier, un instant, ces souffrances.

Je suis ensuite allé voir France-Irlande à Lyon pour le compte des huitièmes de finale. D’avance j’aimais ce peuple d'Irlande, ces chanteurs nés, dans la victoire comme dans la défaite. Et j’ai vu la France rencontrer ce peuple vert. J’ai participé à la fête, j’ai chanté les chants irlandais pendant que les hommes en vert chantaient des chants français. J’ai vu une communion, européenne. C’est quoi l’UE, alors que le Brexit venait de tomber ? Son plus beau visage était là, la rencontre des peuples. Ils ne parlent pas vraiment la même langue, si ce n’est celle du football. Les Irlandais ont encouragé leur équipe, les Français ont fait de même, les Bleus ont finalement gagné, et tout ce beau monde est reparti bras-dessus bras-dessous, comme des vieux amis, se souhaitant bonne chance pour la suite, et merci pour ce moment.

Ode au ballon rond

Pour la demi-finale, j’ai fait 1000 bornes aller et 1000 bornes retour sur deux jours afin d’être à Marseille le jour J, et voir ce France-Allemagne. Ça peut paraître fou. Dans mon covoit du retour, une fille avait fait la même chose. Je n’étais donc pas le seul fou. Loin de là. J’ai vu des Bretons traverser la France pour ce match, j’ai vu des habitants de Hambourg et de Berlin faire de même. Vous imaginez beaucoup de situations où vous seriez prêts à faire 2000 kilomètres de voiture en deux jours pour 1h30 de plaisir ? On peut critiquer l’impact environnemental des 60 000 spectateurs. On également se poser la question des confrontations nationales en sport, certains y voyant une nouvelle forme de guerre, d’autres pensant que c’est une question de vie ou de mort, ou que c’est plus important que cela. La question peut se poser, mais j’ai des témoins qui peuvent prouver mon amour pour l’Allemagne, autant que pour la France. Mais, ce soir-là, avec un drapeau européen, j’étais bleu, j’étais corps et âme avec « mon » équipe, j’ai souffert avec elle le temps d’une mi-temps et j’ai explosé avec tout un stade, avec tout un pays, lors du deuxième but. J’ai sauté au-dessus d’une barrière, j’ai couru 30 mètres et 3 types que je ne connais pas sont venus m’embrasser. Ecrire ce moment, c’est avoir le frisson et, limite, les larmes aux yeux.

Certain(e)s ne comprennent pas et ne comprendront jamais cette ode au ballon rond. Je m’en désole et je les plains. Car cette balle et ce terrain, ce sont certains de mes plus grands moments de joie sur cette planète. Ce le sont lors de ces grands matchs, mais ça l’est aussi le dimanche, avec les copains, sur les terrains de district ou du FC Tilques. J’ai passé une année à perdre des matchs chaque dimanche matin, parfois par plus de dix buts d’écart. Et j’en redemandais. J’en veux encore de ces terrains boueux et de ces contrôles ratés. J’en rêve parfois la nuit, je me perds dans des pensées footballistique lors de mes longs trajets en bus, j’imagine une action, un but, un dribble. Et je souris, souvent. Ce soir, après avoir vu une rediffusion d’un match du Barça, je n’ai d’ailleurs qu’une envie : taper dans un ballon.

 

Au football, qui mélange les peuples et les milieux sociaux, pour toutes ces joies et ces peines que tu m’as procurées et que tu me procureras, j’espère, encore longtemps. Tu es l’une des plus belles inventions de ce monde, tu es compris au fin fond de l’Afrique et, même si je ne suis pas sûr que ton évolution actuelle puant le fric soit bonne, tu resteras la possession de tous les amateurs et passionnés. Comme moi. Et comme toi, qui a lu ces lignes.

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 09:19

Il y a parfois des bonnes résolutions sympas au 1er janvier. Moi, je m’étais lancé un petit défi : découvrir deux nouveaux sports. Et après le paddle sur la côte basque, me voici à Arques pour mon premier triathlon : 600 mètres de natation. 20 kilomètres à vélo. 5 kilomètres à pied. C’est ce qu’on appelle un triathlon S. Aux Jeux Olympiques, c’est le M, avec 1,5 km de natation, 40 km de vélo et 10 bornes à pied. Il existe également des triathlons XS ou XL. Et viennent enfin les ironman (3,8km de natation, 180 km à vélo, puis un marathon). Costaud.

Costaud, c’est également le profil des types autour de moi. Je vois de sacrées carcasses, avec un matériel de pro : vélo de course élancé, combinaison de natation. Moi, je suis ce qu’on appelle un touriste : mon VTT, et mon short de bain. Plusieurs fois on me demande si je vais vraiment faire le triathlon avec « ça ». Euuuuh, oui !

La grande différence avec les courses à pied, même de type semi ou marathon, c’est que vous rencontrez des gens comme vous et moi. Là, au triathlon, il y a au moins 90% de licenciés (ou ils ont l'air !). Et il y a même un type qui était aux J.O. de Rio ! C’est facile, nous étions seulement quatre vrais touristes (à savoir sans combi et sans vélo de course). Là où on pousse un peu le bouchon avec Rémi, mon acolyte du jour (car les autres nous ont lâchement abandonnés !), c’est que nous ne sommes pas du tout entraînés ! La dernière fois que j’ai fait des longueurs dans une piscine, ça remonte à des vacances en Corse il y a une année, et encore, j’en faisais 10 dans un petit bassin ! Même pas peur. L’eau est à 20°C, je remercie Seigneur météo pour ce beau mois de septembre. Et je me jette à l’eau. « Ahhhh ». Bon, ça reste frais !

 

Nous sommes à peu près 235 au départ. Le pistolet retentit ! Quelqu'un m'ayant vu 2 minutes comprend vite que je nage comme un plomb. Bon, mon seul objectif étant de finir, je vais à mon rythme. Je nage en brasse, et après quelques minutes, je suis en solo avec le kayak-balai (c’est comme une voiture-balai, mais en kayak). Je sens la vase me chatouiller les orteils. Et alors que j’arrive à la première bouée (il y en a 4), j’entends le speaker qui encourage les premiers…sortis de l’eau ! Après deux bouées, je commence à me dire que l’eau n’est pas si chaude, à la troisième je commence à avoir un peu froid. Une féminine est juste devant moi, ça sert pour le moral. Et je sors de l’eau, en dernière position, certes, mais vivant ! Et sans avoir trop souffert. Je réclame et j’obtiens une petite ovation (c’est quand même nous les plus sportifs ! On a nagé beaucoup plus de temps que les autres feignants !).

Je suis dans le parc à vélos, je me sèche un peu. Chaussettes, chaussures, T-Shirt, casque obligatoire et c’est reparti. La féminine est avec moi, elle a un beau vélo, et je crains bien me prendre un bon taquet au bout de 200 mètres ! Erreur ! Nous allons au même rythme ! Parfait. Je « suce » sa roue, puis elle « suce » ma… roue. Echange de bons procédés. Le parcours est une boucle, nous rencontrons très rapidement deux gros pelotons, à un rythme assez impressionnant (40km/h !). Certains nous saluent, il faut dire qu’avec la camionnette-balai nous ne passons pas inaperçus ! Après dix kilomètres il y a une montée. J’ignore ce qui se passe, mais je vais plus vite que ma coéquipière, et je la lâche dès les premières pentes. Au milieu de la montée, je vois passer Rémi, en sens inverse (!!!!!). « C’est de l’autre côté » que je lui hurle. Mal orienté en haut de la montée, il s’est trompé de route. Et se retrouve un moment derrière la voiture-balai (ça c'est classe !). Et dois refaire la montée. Sale histoire. Je continue à mon rythme et j’arrive à la fin du parcours vélo, les cuisses un peu en surchauffe (et brûlées par le contact de la selle).

Hop, me voilà à pied, dans un sport que j’affectionne un peu plus. Je vois ma féminine et Rémi se garer alors que j’entame les premiers mètres. Mon objectif : ne pas me faire doubler par ces deux loustics ! J’ai plutôt de bonnes sensations, et j’ai l’impression d’avancer à un bon rythme. Je double plusieurs personnes (ça aide pour le moral et le courage !), et je commence la deuxième boucle. Le dernier kilomètre est un peu à l’arrache, il n’en fallait pas beaucoup plus ! J’y suis. Je suis arrivé. J’ai fait un triathlon. Content. Pour le temps, 1h40:39 ! (le premier fait 56:26 !).

C’est un sport génial. Je me sens bien après la course (au contraire du marathon, mais aussi d’un semi !), l’ensemble des muscles a travaillé et j’annonce déjà que j’en referai un jour ! Peut-être avec un peu d’entraînement, peut-être avec une combi de natation (pour le vélo, ce n’est pas tout à fait le même budget !). Mais maintenant, place au football car j’ai repris ma licence !

 

Mon premier triathlon

Merci à Rémi pour l'expérience partagée, ainsi qu'à tous ceux que j'ai croisés là-bas, et aussi à Marie-Eve pour les conseils pratiques !

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 09:30

Direction aujourd'hui l'Addis-Abeba Stadium, 35 000 places, pour l'affiche du championnat éthiopien : Saint-George SA, 2ème, reçoit Sidama Coffee, 1er !

Oui, coup de chance ! Je passe devant le stade, je vois la queue et des gens dans les tribunes. C'était déjà le cas la semaine dernière mais j'avais mon PC sur moi et un emploi du temps chargé. Cette fois, je me balade en ville et je suis libre ! 25 birr l'entrée, soit un peu plus d'un euro.... oui, ce n'est pas le même prix au Parc !

Je rentre dans un stade un peu vieillot (construit en 1940!), plutôt grand tout de même, avec une piste d'athlétisme qui sépare les tribunes des spectateurs. Ça reste un pays d'athlétisme, les portraits des grands coureurs trônant à l'extérieur du stade. Je m'installe tranquillement, surveillant la météo (car les tribunes sont loin d'être couvertes). Un cordon de policiers est placé devant nous. A mon avis, le stade est loin d'être réglementaire, les chaises devant moi se décollant... Il a tout de même hébergé trois Coupes d'Afrique des Nations, et accueille les matchs des trois équipes d'Addis.

Un week-end de football en Éthiopie

Saint-George est donc l'équipe qui joue à domicile aujourd'hui. C'est l'équipe la plus connue en Éthiopie. Le club a été fondé à Addis-Abeba en 1936 par des Grecs (il s'appelle à l'époque Kedus Giorgis, ce qui fait beaucoup plus grec !) et il servirait la lutte contre l'invasion fasciste italienne (c'est du moins ce qui se dit ici). Il compte 26 titres de champion (dont dix sur les quinze dernières années) ! Saint-George, loin de toute religiosité, est le nom d'une bière locale.


Oui, le championnat éthiopien a cette particularité d'avoir des noms d'équipes assez bizarres ! Ainsi l'adversaire du jour est Sidama Coffee. Mais il y a également parmi les quatorze équipes qui composent l'Ethio Premier Standing « Ethiopian Coffee » ou « Deshen Beer ». On a également le droit à « Commercial Bank » en mode gros argent, « Mugher Cement » en mode on bétonne derrière, ou encore « Defense Force », en mode marche militaire. Le championnat a été créé en 1947 (avec trois équipes!).

Bref, toujours est-il que les équipes font leur apparition sur la pelouse.

Un week-end de football en Éthiopie

En sang et or, Saint-George. Un kop local est dans la tribune opposée à moi. Tant pis pour l'ambiance, mais ça sera pratique pour les photos et vidéos. Les supporters sautent, chantent. De mon côté, je suis dans le « parcage » adverse.

Un week-end de football en Éthiopie

Le pelouse est moyenne (enfin, elle est fantastique par rapport au FC Tilques), mais ça n'explique pas le déchet observé en première période. Ça joue beaucoup avec des longs ballons, et les actions sont peu nombreuses. Je m'occupe en observant que même en Éthiopie l'arbitre est une cible : contact entre deux joueurs, absence de coup de sifflet, et bronca qui s'en suit !

Heureusement, la deuxième mi-temps est toute autre. Saint-George touche la barre à la suite d'une erreur du portier adverse (mais l'arbitre siffle pour je ne sais quelle obscure raison). Pas grave, puisque les locaux poussent, appuyés par un public toujours présent. Ils sont logiquement récompensés à la soixantième minute par l'ouverture du score. Mieux, le n°9, l'homme du match, s'en va récupérer un ballon de derrière les fagots sur le côté gauche, crochète un défenseur et s'en va fusiller le gardien d'un missile sous la barre. Le kop exulte, le match semble plié.

Enfin, ça, c'était l'idée. Le problème, c'est qu'à force de gri-gri et de contres manqués, Sidama Coffee réduit le score sur un vieux coup-franc contré par le mur. L'ambiance est beaucoup moins sereine. Des spectateurs appellent le coup de sifflet final, mais il reste encore dix minutes ! Heureusement pour eux, Sidama ne joue pas très bien ses cartouches offensives, et peut remercier la barre d'avoir sauvé son portier à la suite du tête « Thiago Silva vs Chelsea » du n°9.

Score final : 2-1. Saint George revient à égalité de points avec son adversaire du jour, et prend même la tête du championnat grâce à une différence de buts positive. A 8 matchs de la fin du championnat, c'est peut-être le tournant de la saison.

Personnellement, je n'ai pas trouvé le niveau fou fou. Physiquement c'est solide (coucou Willy Sagnol!), mais techniquement il y avait beaucoup de déchets. Si le gardien du Sidama m'avait plutôt impressionné en première période, il a enchaîné les boulettes en seconde. Bref, tout ça m'a donné envie de reprendre une licence...

Un week-end de football en Éthiopie

...chose que j'ai fait immédiatement à mon retour à l'appartement ! Des gamins du bloc jouent à des deux contre deux. Je mets les chaussures, et je m'invite à leur compétition. Je me rappelle de ces Polonais contre qui j'ai joué à Tilques il y a une dizaine d'années, et le souvenir que j'en ai encore aujourd'hui. Alors j'en profite pour faire ma petite spéciale retourné acrobatique et tant pis si sur le terrain, il y a des trous, des pierres et des morceaux de tripes (true story!). Je deviens en une action l'idole des jeunes, qui se prosternent à mes pieds (true story x 2!). Le reste des matchs, ils ont essayé de faire des retournés !

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 15:17

C'est rare d'essayer un nouveau sport à notre vieil âge ! Et voici la bonne surprise du week-end, le squash. Dans ma tête, on jouait cela avec une chistera, contre un mur. Bon, je confondais avec la pelote basque ! Le squash se joue avec des petites raquettes, assez longues. Tout autour de nous, des murs, avec des lignes rouges. L'objectif est de frapper dans la balle en direction du mur du fond, au dessus de la ligne rouge. Dès qu'il y a deux rebonds, le joueur perd.

Le squash

Sport physique, à base de petites accélérations, le squash reste un jeu de raquette. Mais il est vraiment accessible à tout le monde. Pas besoin d'être un expert pour s'amuser. L'avantage de débuter, c'est que l'on progresse vite. J'ai compris assez rapidement l'intérêt de frapper dans les autres murs avant celui du fond, ou alors l'intérêt de tirer assez bas. Je ne suis pas devenu champion de France en un jour, mais j'ai pu voir la progression. Par contre, mieux vaut avoir des épaules solides ! Les matchs se déroulent en onze points directs (avec deux points d'écart). C'est l'un des sports les plus dépensiers en calories.
On a tellement aimé qu'on a resigné pour l semaine prochaine !

Le squash
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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 23:31

Bon allez, ça fait plusieurs fois que j'hésite à faire un article sur ce site génial, qui occupe un peu de ma vie et beaucoup de mes discussions avec pas mal de potes. Mon petit gazon, c'est quoi ? C'est un site de copains. Un site de football. Un site de manager. Attention, on est très loin de Fifa ou de Football Manager. Mon petit gazon, c'est la vraie vie. Enfin, presque.

Mon petit gazon (MPG pour les intimes), c'est un mini-championnat. J'en ai lancé deux cette année, avec un groupe de 7 copains, et un autre groupe de 5. L'idée est simple : on réalise une équipe avec des joueurs de ligue 1 (au cours d'un mercato légendaire, on dispose d'une enveloppe de 500 millions d'euros, mais c'est un système d'enchère avec ces mêmes potes, qui deviennent des ennemis lorsqu'ils ont renchérit sur Lacazette d'un million). Et puis c'est un match chaque week-end. Un exemple simple : Lacazette marque deux buts contre Lyon, j'ai Lacazette dans mon onze de départ, je marque deux buts à Lucas. Les buts réels sont des buts dans le jeu, et il y a aussi un système de notation (pas forcément aimé de tous) qui permet de marquer des buts supplémentaires, les fameux « buts MPG ».

Mon petit gazon

Autant vous dire que c'est un jeu facile à prendre en main, et qui ne prend pas beaucoup de temps. 5 minutes le vendredi, 30 minutes si vous êtes un dingue qui consulte les infirmeries et les chances de victoire de chaque équipe ce week-end !
Quelques bonus existent, tel la valise un nanard (un but de moins pour l'équipe adverse), Zahia (qui passe dans le vestiaire de votre équipe et augmente la note de tous les joueurs d'un demi-point), Suarez (qui mort votre gardien, ce qui descend sa note de deux points).

Le jeu est vraiment fun, (gratuit!), la plate-forme est très épurée et offre un mur de la taille où vous pouvez vous laisser emporter après une victoire 5-0. Bien sûr, en cas de défaite, vous ferez le mort pendant une semaine. Car Mon petit gazon est devenu en une année et demi la source de gros tacles lors de nos soirées, une fierté pour les champions, une honte pour les paillasses (dernier!). Mon petit gazon, c'est l'assurance d'un bon lundi après une victoire, ou au contraire d'un lundi de merde lorsque vous voyez votre pote qui l'a emporté contre vous ce week-end ! Je conseille le jeu à tous les fans de ballon rond. C'est facile, depuis que je joue, je m'intéresse comme jamais à la Ligue 1, je connais les remplaçants de Guingamp et de Caen, et même le troisième gardien de Bastia ! Vous serez très vite addict !

http://www.monpetitgazon.com

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 17:13

Il est 6h45. C'est l'heure du réveil et très franchement, je n'ai pas envie. J'ai mal dormi, sans doute un mélange d'excitation et d'habitude de se coucher tard. Je suis encore fatigué, et ce n'est pas vraiment un bon signe quand on s'apprête à aller courir le marathon de Paris.


Un petit-déjeuner plus tard, je m'en vais vers mon tram. A la station, nous sommes 3 avec un dossard. Petits sourires. Il est 7h30. Puis c'est un métro, bondé de coureurs. Enfin l'arrivée sur les Champs-Élysées. C'est ici qu'aura lieu le départ de la 38ème édition. L'avenue est déjà bondée. Je m'en vais vers mon sas de départ : 4h00. Oui, 4h00, c'est le temps plus ou moins estimé de ma course. Je sors d'un semi-marathon de Lille à 1h35, mais ça fait déjà plusieurs mois. Et j'avoue partir dans l'inconnu. Mon entraînement n'a pas été très régulier. Je me suis surtout évertué à ne pas arriver blessé, comme c'était le cas lors de 2 semi-marathons (sur 3, saloperie de tendinite).

L'ambiance est bon enfant. Une sono nous tient informés de tout ce qui se passe, fait le décompte toutes les cinq minutes. Et surtout, il y a les entraînements collectifs ! Là, c'est folklore. Deux types surplombent les SAS, et suivent une musique entraînante. L'ensemble des coureurs participe à une chorégraphie, style Véronique et Davina. « On lève les mains bien haut, on applaudit, on lève le genou droit, on fait des talons fesses... ». Mais c'est assez marrant de voir 40 000 personnes se bouger les fesses ensemble. Une sorte de flash mob géant en fait.

Le premier SAS prend le départ à 8h45. Je n'y suis pas. Le premier SAS, c'est les barges. Ceux qui vont courir le marathon en un peu plus de deux heures, alors que je pense faire le double. Des types qui sprintent (pour moi), et ça pendant 42 kilomètres. Des monstres physiques. Alors on les applaudit, en sachant très bien qu'on ne les reverra pas (ils seront douchés et dans un avion pour le Kenya/Éthiopie avant que je sois arrivé!).
Et puis petit à petit, les SAS partent, un à un. Les 2h30, les 3h, les 3h30, les 3h45...

Le départ, 0-5 kilomètres, le plaisir

Nous sommes sur la ligne de départ. Enfin. Il est 9h35. Bekele (le futur gagnant) est déjà à mi-épreuve. Et c'est parti. On descend les Champs-Élysées sous un beau soleil. Je profite des cinq premiers kilomètres pour savourer l'ambiance, la chance d'être dans Paris sans voiture, je regarde un peu les monuments. Y a pas à dire, c'est tout de même une jolie ville !

Après le cinquième kilomètre, j'essaie de me concentrer un peu. Dans ma poche, j'ai un petit papier avec les temps de passage que je dois faire pour réaliser 4h00. Je suis bien dans les temps dès le départ. Ce n'est pas rapide pour moi, ce n'est pas fatigant. L'idée est de ne pas puiser dans mes réserves pour aller vite. Ces réserves, je vais devoir y piocher dans 20 bornes, autant les garder bien à l'abri pour le moment.
C'est fou le monde autour de moi. On est 42 000. Forcément, ça impressionne. 42 000 fous, sans aucun doute. Car courir un marathon est une sacrée folie. Je le sais déjà, je vais m'en rendre compte un peu plus encore ensuite.

5ème-29ème kilomètres, la course

Arrive la place de la Bastille. Je suis bien. Très bien même. Bon, il y a bien une petite douleur au genou droit dès le onzième kilomètre. Sur le coup j'ai un peu peur, ça sent la tendinite à plein nez. Mais mon genou est chaud, ça devrait tenir. Pendant une dizaine de kilomètres, c'est le bois de Vincennes. C'est la première fois de ma vie que je viens ici. Le château est sympa, il y a du monde dehors, dans le parc. Les coureurs autour de moi profitent de n'importe quel arbre pour pisser (j'ai l'impression d'être sur une étape du tour de France).
Les ravitaillements sont plutôt tranquilles. Et pour cause, j'ai pris mon sac « petit tuyau » avec moi. J'ai un litre et demi d'eau. Du coup pas de galère. Je me suis arrêté une fois sans grand souci pour récupérer du sucre et des raisons secs, puis quelques oranges. Mais il n'y avait pas de bousculade. Il y a beaucoup de bénévoles, l'organisation est rodée, ça se sent.
On repart vers le cœur de Paris, avec notamment les quais de Seine. Notre-Dame de Paris apparaît sur notre gauche. L'ambiance est assez folle dans les tunnels, avec des spots, de la musique électro et peu de lumière. On se croirait en boite de nuit. Les gens nous encouragent tous, même si tout le monde est plus ou moins à l’affût de la personne qu'il est venu encourager. Les groupes de musique (plus de 70 tout au long du parcours) rythment nos passages. C'est cool, c'est bon enfant. J'apprécie.

Au niveau des temps de passage, je suis bien. Plutôt régulier d'ailleurs, jugez-en plutôt :

0-5 28'16

5-10 28'36

10-15 29'08

15-20 29'11

20-25 31'45

Jusqu'ici tout va bien.

29ème-36ème, la souffrance

Mais j'ai fait une erreur. Erreur bête. Au 29ème, j'ai voulu manger. Oh, pas grand chose, une banane et quelques oranges. Ce n'était pas mes premières, ça ne devait pas être mes dernières. Alors je me suis arrêté au ravitaillement, faisant gaffe de ne pas glisser sur une peau d'orange (j'avais vu une chute au ravitaillement précédent). Et alors que je souhaite repartir...
Aie. 3 mètres. Aie. 3 mètres. Je regarde mon genou, le genou me regarde et dit « mais, c'est pas de ma faute ! ». Je pense la tendinite, je vois la tendinite. J'essaie de me relancer mais je n'y arrive pas. Je tente quelques étirements. Mais rien n'y fait. La douleur est atroce à chaque fois que j'essaie de courir. Je marche vers le 30ème kilomètre, celui du fameux mur. Mon souffle va très bien, la jambe gauche aussi. Mais à cloche-pied, c'est plus difficile. Je réessaie encore. C'est un échec. J'ai la haine. Je suis en colère. Mais je sais que je n'y peux rien. Je marche donc, en espérant que ça passe.
Les gens essaient de me motiver, pensent que c'est dans la tête. « Allez Jérémy ! ». Oui, sur mon dossard est écrit mon prénom. Et comme je marche, ils ont bien le temps de lire ! Autour de moi il y a de plus en plus de marcheurs. Ceux qui boitent, comme moi. Et d'autres, qui n'en peuvent tout simplement plus. Dès le quinzième kilomètre j'avais vu des gens en souffrance. A partir du 30ème, j'ai vu des gens dans un sale état. Des types allongés sur le sol, une civière à côté d'eux, la Croix Rouge à leurs côtés. Un mec en pleurs, qu'on est obligé de porter. Nombreux sont assis sur le sol, et attendent je ne sais quoi.
Entre le 30ème et le 35ème kilomètres, j'ai mis une heure et huit minutes. Dont un passage à la Croix Rouge. Là, c'est mon dernier espoir. On m'accueille très gentiment, on me file une poche de glace, on prend mon pouls, ma tension. J'en vois d'autres arriver, et en comparaison je vais très bien.
Et c'est là que je comprends : le marathon est une torture. Bon, une torture choisie (je viens d'écrire sur 12 years a slave, et il n'y a pas de comparaison). Une torture pour le corps. Pour les articulations. Une folie. D'ailleurs le premier marathonien, Philippidès, celui qui a annoncé aux Athéniens la victoire des Grecs face aux Perses en partant de Marathon, le premier qui a effectué ces 42 kilomètres, il est arrivé à Athènes, il a dit « victoire » et il est mort tout de suite après ! Si ce n'est pas une preuve de la dangerosité de cette épreuve !

36-42ème, la fin

 

Blessé, à cloche-pied, à quatre pattes, peu importe : j'arriverai au bout ! Il ne m'est pas venu l'idée d'abandonner, et qu'importe si au lieu de quatre je fais sept heures ! C'est une question de fierté, une question d'objectif, je l'ai dit, je veux finir un marathon ! Et je le ferai !
Le froid a fait du bien, je vois que mon genou a un peu dégonflé. Je tente de trottiner. J'ai mal, mais seulement un peu. C'est le moment, il faut repartir. Quand le genou sera chaud, je ne sentirai plus rien !
Et ce fut le cas. Quasiment. J'étais loin d'être aérien dans ma foulée. Mais je pouvais courir. Et je n'en demandais pas plus. Logiquement, je double beaucoup de monde. Je suis ici avec ceux qui pensaient courir le marathon en plus de 4h30, un rythme plus lent que le mien. Mais je l'affirme, ce sont eux les vrais marathoniens. Ce sont eux les courageux. Parce que Bekele, soit dit en passant, est un feignant. Le type court deux heures. Et c'est tout ! Ici, je suis avec des gens qui courent cinq heures ! C'est autre chose ! C'est plus de classe, c'est plus de mérite ! C'est eux qui devraient recevoir les médailles et le plus d'applaudissements ! Car courir deux heures, moi aussi je peux le faire, et souvent d'ailleurs ! Mais courir cinq heures, faut être sacrément motivé ! Et fou !
Je cours donc dans le Bois de Boulogne, espérant chaque seconde croiser un sosie de Brandao (sans succès). Le parcours est à nouveau plat (sur les quais de Seine, le nombre de faux plats montants est assez élevé, à ma surprise d'ailleurs, avec les tunnels qu'il fallait toujours emprunter). Je profite des dernières centaines de mètres. J'ai retrouvé le sourire. Ma poche d'eau est à sec, mais je sais que l'arrivée est là, sur cette bonne vieille avenue Foch. La boucle est bouclée. Je suis officiellement un marathonien. Je suis allé au bout. J'éprouve un sacré sentiment de fierté de ne pas avoir lâché. Je souris quand je reçois mon T-Shit « Finisher » et ma médaille. J'ai la classe, malgré un vieux K-Way vert Schneider Electric. Et je rejoins Alba, exténué. 42,195 km. 5'07''27. Putain de folie.

Ma Bucket List perd donc un seizième élément. Il m'en reste vingt-quatre. Pas mal pour un type de vingt-trois ans à peine. La suite, les courses, tout ça, tout ça, ce n'est pas encore défini. J'ai traîné un énorme hématome le lendemain et le surlendemain de la course, au niveau du genou droit. Je boitais sacrément bas. Mais ça ne m'enlève pas l'idée de recourir un jour un marathon. Quelques heures après la course, j'avais envie de crier haut et fort, tel un poilu : « Plus jamais ça ! ». Mais finalement, je me dis qu'un dix kilomètres en moins de 40 minutes ou un semi en moins d'1h30 sont des choses réalisables. Pour le marathon, plus en 2014, soyez-en assuré !

Le marathon de Paris, souffrance et fierté
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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 11:48

Le sac petit-tuyau sur le dos. Le short de foot alors qu'il fait 4 degrés. Je lace mes baskets. Et c'est reparti. Je descends les escaliers 4 à 4. Je marche assez rapidement, traverse la route. Et je lance la machine. Je trottine lentement. Depuis le semi-marathon de Lille, il s'est passé plus de quatre mois. Sans réel sport. Un peu de piscine, un foot en patinoire. Entre-temps mon corps a dit stop. Tendinite au genou droit, entorse des cervicales. Alors aujourd'hui je suis content de reprendre. Ça veut dire que je suis en bonne santé. Débarrassé de mes problèmes.

Je me suis inscrit pour le marathon de Paris. Folie. 42,195 kilomètres. « Quelle idée ! » dirait ma mère. Ma Bucket List, l'envie de le faire une fois. Et je me suis dit que c'était la bonne année. J'ai couru deux semi-marathon. Mes jambes sont correctes. Je suis maître de mon emploi du temps. L'année prochaine je devrais rédiger ma thèse/bosser un concours. Alors profitons de 2014 pour le faire.

J'ai trois objectifs.
Le premier, c'est d'y participer. Ma grande peur, c'est la blessure. Notamment la tendinite. J'en ai déjà eu deux, aux deux genoux. Alors je flippe un peu par rapport à ça. Du coup je fais gaffe, je m’étire, je m'hydrate bien pendant l'entraînement. Ce serait tellement con que le 6 avril je sois à Paris sans pouvoir courir.
Le second, c'est de terminer le marathon. C'est là l'objectif principal : pouvoir dire que je l'ai fait ! Pouvoir barrer la 16ème mission de ma Bucket List.
Le dernier, c'est un objectif chiffré. Moins de 4 heures. Pour cela, il faut que je suive un entraînement régulier et assez intensif. J'ignore encore si je vais pouvoir le faire. A voir la semaine précédente comme je me sens.

Bon c'est l'hiver, le temps est moyen, il ne fait pas chaud. L'important sera donc de trouver la motivation pour aller courir, surtout qu'ici je cours forcément seul (Alba + sport = mauvaise entente).
Hier 52 minutes en footing tranquille. Et le plaisir qui revient. La sensation d'après-course, la meilleure, celle de se sentir bien. Je me souviens cet été que la course était devenue une sorte de besoin. 3 jours sans courir et j'avais comme un manque. C'était très bizarre.
marathon-de-paris-2014.jpg
Et puis cette photo qui me fait frissonner... Quand je pense que je serai peut-être l'un de ces petits points jaunes sur les Champs dans moins de 3 mois...

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 12:10

Le football a véritablement commencé pour moi vers 1996. L'un de mes premiers grands souvenirs est celui des Girondins de Bordeaux emportant le grand Milan AC en coupe UEFA. Je me souviens de Platini aux commentaires Canal, de la frappe de Dugarry pour le troisième but, et moi dans mon salon, fou. Et que dire de Paris-Steaua Bucarest. 1997, Paris perd le match aller 3-0 sur tapis vert. Impossible ? Non monsieur, impossible n'est pas français ! Une première mi-temps de folie, un Raï fantastique, et un 5-0 au final.

Malgré-moi, mes souvenirs restent ceux des victoires impossibles. Les grosses défaites du match aller transformant une équipe, et permettant un match de légende.

 

Alors, ce soir, je serai derrière les Bleus. En espérant justement cette remontée fantastique. Depuis plusieurs jours, semaines, années, on tape sur les Bleus. C'est devenu un sport national. Il faut dire qu'ils se sont donnés le bâton pour se faire battre. Mais ça ne devrait pas nous empêcher de les soutenir pendant chaque match. Je lis un peu partout qu'une nouvelle défaite permettrait la reconstruction de l'équipe en vue de l'Euro 2016, comme la défaite de Bulgarie avait permis la reconstruction pour la victoire de 1998. Pardonnez-moi de répliquer que nous sommes en constante reconstruction depuis 2006, lorsque Zidane est parti (sur un coup de tête), En 2008, après s'être fait sortir piteusement au premier tour de l'Euro, c'était à nouveau l'heure de la reconstruction. Et je n'évoque même pas 2010, avec l'élimination du premier tour et une grève restée dans l'histoire. Alors reconstruire, c'est bien joli, mais avec qui ? Parce que des Platini et des Zidane, il y en a un par génération. On peut encore attendre quinze ans avant de retrouver un tel joueur.

 

J'ai grandi avec une équipe de France quasi-invincible. En 1998, j'avais onze ans, l'âge où l'on commence sérieusement à s'intéresser au football. 1994, ce n'était pas pareil, je n'ai aucun souvenir du match de qualification France-Bulgarie. Je me souviens vaguement de la séance de tirs au but Italie-Brésil en finale, mais à part ça... Et depuis, je regarde la Coupe du Monde en supportant la France. Pas franchement une réussite à chaque fois.
Je me souviens de 2002. J'avais décidé de sécher le cours de physique-chimie pour repartir chez moi voir le match d'ouverture, France-Sénégal. Sans en informer mes parents, bien entendu. J'étais revenu à pied, mon sac sur le dos. Après l'heure de marche, j'étais arrivé au coin de ma rue, attendant que ma mère parte pour le travail pour enfin rentrer à la maison. Et voir en direct une sacré défaite.
En 2006, c'est le souvenir des cafés de Saint-Omer qui me hante. Le but de Vieira face au Togo, le huitième de final face à ces cons d'Espagnols (leur dernière grande défaite en compétition officielle). Et puis Zidane face au Brésil. La finale, chez Ptit Suisse. Le sentiment amer. La ralenti de l'action qui fera tant parler. Le silence dans la pièce. L'incompréhension.
2010, je retiens un mélange de honte et de colère. La Une de l'équipe. La grève. Les Unes de tous les journaux à travers le monde. Même l'équipe de France fait grève, c'est vous dire la passion qu'on a dans ce pays pour ce type de mouvement ! Et puis Saint-Omer, une vuvuzela plus tard, retour à la maison.

Alors 2014, le Brésil, sans la France, franchement, je ne veux pas y croire. Ça serait tellement triste. C'est pour ça que j'y crois encore. Et c'est pour ça que je reste un supporter, malgré les défaites, les déceptions en tout genre ou les fautes de comportement.

 

Que voulez-vous j'ai supporté le PSG pendant les années pré-Qatar. Je sais ce que c'est d'être humilié 4-3 par La Corogne alors que tu gagnes 3-0. Je sais ce que c'est de perdre à domicile contre Sochaux ou Lorient (souvent d'ailleurs). Et je me souviens de ce match hallucinant où Paris doit gagner à Sochaux pour rester en Ligue 1 (ah le doublé de Diané qui condamne les Lensois...). A côté de ça, la France, c'est facile. Une seule victoire, la plus importante de l'année, et on verra le Brésil d'un autre oeil. D'un oeil de supporter.France-Ukraine-2013.jpg 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 09:26

L'une de mes bonnes résolutions de l'année 2013 était de me remettre au sport. Non pas que j'avais vraiment arrêté, mais plutôt baissé le rythme. Alors depuis le 1er janvier, j'ai sauté sur chaque occasion pour un peu d'exercice physique. Le football, ma passion, la course à pied, et même récemment la piscine.

 

Depuis quelques jours, je suis à Fribourg (et je suis bien en vie). Et je me suis posé la question : que vais-je faire comme sport ici ?

Je me souviens qu'à chaque rentrée universitaire, c'était la même question. Et c'était d'ailleurs très souvent la même réponse : du foot en salle. Et du badminton. Et aussi de la muscu.

Ça, c'était le jour de l'inscription. Si vous m'avez vu une fois au cours de ces cinq dernières années, vous avez dû remarquer que ma musculature n'a pas vraiment progressé (sic!). Car s'inscrire est une chose facile, surtout quand c'est gratuit. Y aller chaque semaine, c'en est une autre.

 

Cette année, j'ai donc axé mon programme sur quatre sports : le football, la natation, la course à pied, et le vélo. Rien que ça. Je préfère être ambitieux au départ et ensuite revoir mes objectifs à la baisse si ce n'est pas possible d'enchaîner.

Tout d'abord, le football. Ça a déjà commencé. Hier, ce fut mon premier entraînement avec le SV Blau-Weiss Wiehre. Et je pense aussi que ce fut mon dernier entraînement. Pourtant, j'étais tout excité d'y aller. J'ai arrêté le foot en club il y a cinq années, après douze ans de bons et loyaux services (ESSOR). Alors reprendre le football était une réelle volonté. Ça me trottait dans la tête depuis une bonne année, mais étant sans domicile fixe (ou sans pays fixe), c'était jusque là compliqué. Cette année est la bonne année.

Oui, mais non. Car si j'ai arrêté le football en club, c'était pour une raison précise : je ne prenais plus de plaisir. Et hier, lors de l'entraînement avec mon équipe allemande, j'ai retrouvé cette sensation, l'absence de plaisir. Voyez-vous, je ne suis pas un grand compétiteur. Là vous m'arrêtez, et m'évoquez le semi-marathon. Exact, mais c'est assez différent. Pour le football, je suis un fan du football plaisir, du football beau-jeu. Du football sans stress, sans coup, avec des contacts réguliers. Et hier, à l'entraînement, j'ai revu ce que je n'aimais pas forcément : des contacts, une engueulade, et du stress. Le stress de la mauvaise passe, le stress du mauvais choix.

Attention, je ne critique pas le football en club. Je dis simplement que ce n'est pas (plus?) pour moi. Quand je fais la comparaison du football à l'université de Fribourg, en salle, sans arbitre, et celui en club, j'opte sans hésitation pour le premier. C'est d'ailleurs ce que je compte faire cette année. Il y a trois sessions par semaine, et c'est gratuit. Que des matchs, plein de buts, pas d'arbitre : j'ai l'impression d'être à Tilques ! Et c'est ce qui me correspond.

 

Concernant les autres sports - piscine, course à pied, vélo - certains remarqueront que ça pourrait me permettre de faire des triathlons. Ça tombe bien, c'est un projet 2014 ! (projet partagé avec d'autres). Pour le vélo, ce sera mon moyen de déplacement dans Fribourg. L'Allemagne est un pays de vélo, et Fribourg est considéré en Allemagne comme l'une des villes du vélo. Vous comprenez donc que le vélo ici, c'est quasi une obligation. Quand j'ai emménagé, ce fut la première question des mes colocs : où est ton vélo ? Je ne l'ai pas avec moi, mais mon retour dans le Nord ce week-end me permettra dans quinze jours de repartir avec ma bicyclette.

Parler de sport est donc un peu présomptueux ; je ne compte pas faire des déplacements de 50 bornes. Mais ça reste une activité physique, bonne pour l'environnement qui plus est.

 

foulees-eperlecquoises-3.jpgConcernant la course à pied, je reste dans mon objectif marathon de Paris 2014. D'ailleurs, si toi aussi, qui lis ces lignes, tu as l'envie de courir un jour un marathon, n'hésite pas ! C'est la bonne année, et nous pouvons le courir ensemble ! Il y a un « mais ». Oui, l'hiver approche, « winter is coming » comme ils disent. Et courir en hiver, c'est parfois un peu folklo. Surtout que je suis au nord des Alpes et que mon terrain d'entraînement est des collines boisées non goudronnées. Déjà quand il pleut un peu c'est la gadoue, alors quand il neige... On a beau dire, on a beau faire, la course à pied n'est pas un sport d'hiver dans nos régions. Reste la possibilité de courir en salle, mais le coût financier est élevé (j'en connais d'autres qui l'ont fait, mais ce sont des types qui se font cirer les sandalettes, c'est dire).

 

Enfin, la surprise du chef : la natation. Pour être clair : je n'aime pas nager. Et d'ailleurs, la nage me le rend bien : je suis un plomb. Mais il y a beaucoup d'avantages à la pratique de la nage : c'est bon pour l'ensemble du corps (ce qui n'est pas le cas du foot et surtout de la course à pied), c'est pratique en hiver (on est abrité), ce n'est pas très cher (avec le tarif étudiant) et il y a une piscine à 5 minutes de chez moi. Après avoir essayé la musculation à chaque rentrée scolaire, je me suis dit que c'était le moment d'être objectif : je n'ai pas la motivation pour aller chaque semaine de l'autre côté de la ville pour porter des poids. On va donc essayer autrement, avec la pistoche municipale.

 

Rendez-vous dans trois mois pour voir si je suis autant motivé !

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