10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 14:50

6 ans putain ! 6 ans ! Il y a six ans de cela, j'allais revenir après mon premier semestre Erasmus. Je vous parlais à l'époque d'un semestre de folie, de fête et de furie. Et Dieu sait que c'était le cas !

Car dans la vie, il y a ceux qui ont fait Erasmus, et il y a les autres. C'est facile, j'ai mes deux meilleurs copains, et ils ont tous les deux fait Erasmus. Il m'est d'ailleurs arrivé plusieurs fois de devenir pote, ou tout au moins de développer une relation avec quelqu'un, quand cette personne était en Erasmus. C'était comme si ce moment nous rapprochait, inconsciemment. J'avais l'impression de pouvoir comprendre cette personne, et cette personne en Erasmus avait l'impression de pouvoir être comprise. Car Erasmus c'est comme une secte : les fêtes d'initiation sont une folie sans nom, l'eau bénite a été remplacée par le litre de bière, Dieu est en fait le diable, plein de plaisirs et de vices. Erasmus, c'est la vie dans une bulle, une bulle d'étudiants qui sont seuls au milieu d'une ville européenne, sans passé, sans futur, avec pour seule bible le Carpe Diem.

6 ans, c'est bien pour faire un bilan. Un bilan de l'après-Erasmus.
Car oui, Erasmus est un rêve, une vision, un mirage. Et l'après-Erasmus fait sacrément mal au cul. Au cœur tout au moins. A la tête encore plus. Cette putain de dépression post-Erasmus. Vous riez. Normal, vous n'avez pas fait Erasmus. Car tout ceux qui ont fait Erasmus savent de quoi je veux parler. Entendre un accent étranger en ville et se retourner. Croiser un Erasmus à la fac et lui parler (jalousie quand tu nous tiens...). Et surtout, cette tonne d’anecdotes amassées au fil des soirées, et personne à qui les raconter. Cette superbe histoire d'une maison hantée, vide, et finalement habitée. J'ai beau la raconter à mes potes de Saint-Omer, ils n'auront pas la même réaction que ceux qui l'ont vécue. Ils n'y étaient pas. Frustration. Et toutes mes photos Erasmus... (3 660, si, si, j'vous jure !) Mon après-Erasmus, ce fut un an d'université sans réelle soirée. Avant d'y retrouver goût, petit à petit. A croire que j'avais fait une overdose. Que j'avais l'impression de les avoir toutes faites.

L'après-Erasmus, c'est aussi les retrouvailles. Car si Erasmus est une sacrée agence matrimoniale, c'est aussi une agence de voyages européenne, voire mondiale. Renaud, Jonathan, Eleni, Suzanne, Franka, Suzan, Sean, Jules, Pavlina, Alfonso, Alban, Tiphaine, Alicia, Janire, Carlota, Ander, Paloma, Raquel, Oscar, Esther, Gloria, Helena, Nora, Paolo, Federico, Caroline, Ilaria, Lars, Pauline, Emmanuel, Dina, Edith, Margot, Adeline... Ils sont 34 que j'ai recroisés depuis dans leurs villes. Et encore, je ne compte même pas une fille croisée par hasard dans le métro de Lille ou dans une rue de Bruxelles. Erasmus, ça m'a fait mes voyages, encore cet été ! (Dina à Cannes) Erasmus, ça reste à vie.

Chose étonnante de l'après-Erasmus, c'est que l'on reste parfois (souvent ?) en contact avec des personnes dont on n'était pas toujours proche pendant l'Erasmus. Exemple typique d'Helena, une jolie Espagnole (j'espère qu'elle ne lira pas cet article, au risque de prendre la grosse tête !) qui m'a hébergé chez elle en Espagne, et que j'ai hébergée chez moi ensuite. Pourtant, pendant l'Erasmus, nous n'étions pas si proches. Et aujourd'hui, c'est l'une des Erasmus dont j'ai le plus de nouvelles.

Loin des yeux, loin du cœur. Encore plus avec Erasmus, c'est certain. Mais on a une chance incroyable : Facebook. Oui, on hait tous Facebook un jour ou l'autre, mais je l'ai souvent répété : si je suis encore sur Facebook c'est notamment pour mes Erasmus. Et comme j'ai beaucoup de mal à les supprimer (je sais que certains le font !), ils restent là. Ils apparaissent toujours dans mon fil d'actualité, j'en vois un qui se marie en Pologne, j'en vois une qui se marie en Israël, j'en vois une qui fait un enfant en Finlande. Toute cette petite troupe festive rentre dans la vie d'adulte au fur et à mesure des années (sauf moi !). Je peux voir leur nouveau boulot, leur récent voyage. De temps en temps je communique avec eux, avec une petite blague, un petit débat politique très européen, ou même en lançant une invitation reprise rapidement par d'autres pour se revoir.
En vérité, se revoir est quasi-impossible. Je me vois mal faire un doodle de 100 personnes avec des emplois du temps de fous pour une simple rencontre (bien que...). Mais si le présent est absent, si tout futur semble impossible, il nous reste ce passé partagé. Ce passé d'Erasmus.

 

Et encore aujourd'hui, quand on parle de Canterbury, je souris. I love you guys & come to Bordeaux !

Après Erasmus
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 12:26

Plusieurs fois j'ai rêvé de ce moment, de cette ville, de cette Erasmus. J'entendais déjà l'accent du Kent résonnait dans mes oreilles, le musicien de High Street qui gratte sa guitare au rythme d'un vieil hymne local et le bruit des vagues de Douvres lorsque je débarquerai. Je sentais déjà l'odeur du pub venir au coin de mes narines, l'odeur de l'Angleterre pluvieuse et de sa nourriture qui ferait pleurait des francophones. Je me voyais déjà en haut de Parkwood, à observer cette ville aux milles P1060973.jpg plaisirs. J'imaginais la cathédrale et son silence abyssal ou les Erasmus et leurs cris enchanteurs.

Ici, c'est chez moi. J'y ai nombre de mes plus grands souvenirs. C'est ma ville, elle m'appartient. Du moins, elle m'a appartenu. Alors la retrouver ce fut comme repartir sur le terrain de Tilques ou entrer dans Ribot. Chaque endroit, chaque
m2 rappelle un souvenir particulier : un acte, une parole, un fou rire, une pensée. High Street c'est la rue centrale, celle que j'ai parcouru le premier et le dernier jour. Ces deux fois-là, j'ai pensé à Xavier dans l'Auberge Espagnole qui explique que la rue qu'il découvre aujourd'hui, il la parcourera des dizaines, des centaines, des milliers de foi sans plus y faire attention, il se l'aura approprier. Et puis le dernier jour, tu repars dans cette rue et tu l'observes à nouveau, parfois même des détails t'avaient échappé. Tu te rappelles de ce premier jour où tu t'étais dit que ça allait bien se passer ici, que la ville était jolie. Tu te forçais un peu à le dire car en vérité tu avais un grande peur au fond de toi de ce qui allait se passer ici, comment ça allait se dérouler...

Revenir 14 mois plus tard fut un aboutissement, une sorte d'obligation voir même de soulagement. Car il est difficile dans la vie de tous les jours de parler de cette période. Personne ne peut comprendre ce qui s'est passé là-bas pour toi. Certains ont vécu des vies similaires mais ils n'ont pas les mêmes souvenirs, les mêmes rencontres. Alors depuis je me retiens d’évoquer ces moments, sauf avec Elle. Mais il y a un manque de ces personnes qui ont marqué la meilleure année de ta vie (pour le moment). Repartir à Canterbury c’est également évoquer avec ceux et celles que tu as côtoyé le retour à la réalité. Le retour à la vie normale. Le retour à des heures décentes. Le retour à des soirées contrôlées. Le retour à un monde sans drogues, histoire de fesses et avec du boulot en prime. Alors avec eux nous nous sommes remémorés les meilleurs moments, les plus grands souvenirs que j’avais parfois classés dans un tiroir et jamais feuilletés depuis. Beaucoup n’était pas là, 80 y étaient. C’était bien suffisant puisque les principaux étaient là. Elle bien sûr, Mister Sean qui m’a offert sa maison et son odeur si habituelle, Alicia et sa tatch’ légendaire, Alfonso le coureur de jupon, Paolo monsieur l’organisateur, Orsane la folle, Lucile la chaude, Elena la comique, Ben l’alcoolique. Les français, les anglais, les espagnols, les italiens… l’Europe s’ouvrait véritablement à moi une nouvelle fois. Les échanges continuaient pour cette poignée de privilégiés qui pouvait reprendre une bonne dose de drogue pure qui leurs avait tant manquée.


Lendemain matin, c’est le grand jour. Nous sommes allées chercher notre robe et direction la cérémonie pour notre remise de diplôme de l’université du Kent dans la cathédrale de Canterbury. Sur la route les gens nous observent, les petits collégiens français nous regardent les yeux grands ouverts, nous, tellement British. Nous arrivons dans une petite pièce à côté de la cathédrale, P1060977.jpg nous sommes classés de 1 à 300. Tous prêt pour un moment qui sera unique. Nous partons à la file indienne et entrons dans la cathédrale, remplie pour l’occasion. La musique résonne, la foule observe, mon cœur bat la chamade dans un lieu si grand pour un être si petit. Nous avançons jusqu’au niveau du transept puis tournons sur la gauche pour prendre le déambulatoire et s’asseoir déjà heureux d’un moment qui restera gravé. La cérémonie est très cérémonielle, ainsi plusieurs petit groupes de personnes entrent sous la musique. Des docteurs de l’université, des professeurs, des personnes de Canterbury. Une femme entre avec un sceptre, un homme arrive avec une perruque de Lord. Louis XVI n’a pas eu la tête coupée ici, cela s’en ressent.

Puis, un à un les élèves entendent leur nom résonner et vont chercher leur diplôme : l’école de danse contemporaine de Londres débute, d’autres universités suivent puis l’université de Kent termine. Entre les deux un discours d’une éternité qui aura valu le coup lorsqu’une femme s’avança et avoua que l’un de ces ancêtres fut l’un des assassins de Thomas Becket, mort à quelques mètres de ses propos. Un bruit de rumeur parcoure la foule et un bas « oooooooohhhhhhh » retentit. Le reste, c’est un somnifère par voie orale.

Soudain, l’événement tant attendu se rapproche. On nous demande de se lever et de marcher dans le déambulatoire en direction de l’autel. Un à un les quelques dizaines d’Erasmus vont aller chercher leur diplôme. Elena est un peu avant moi et lorsque son nom retentit c’est plusieurs cris et des « wououou » qui surgissent. Le public est notamment composé d’Alicia, Paolo, Alfonso… Puis je vois peu à peu mon tour se dessiner.

  P1060975.jpg« Jérémy R. ». « WOUOUOUOU ». « Et merde ». J’avance serrer la main d’un inconnu qui sert des mains depuis une heure. Je me retourne, vois le public, vois mon diplôme. Je prends le diplôme (ô combien mérité) puis traverse dans le sens inverse la cathédrale de par son centre, avec les centaines de regard plongeant sur moi, prêt à rigoler lors d’une éventuelle chute. Je croise les yeux d’Alfonso, d’Alicia, de Paolo, d’Adeline, d’Erminia. Je fais quelques sourires malgré l’énorme boule qui fait la balance entre mon ventre et ma gorge. Je repars m’asseoir. Là, c’est moi qui fait un « ouah ».

Les derniers moments s’enchaînent très vite, nous quittons la cathédrale dans la même procession que lors de notre entrée. Je profite une dernière fois de ce majestueux édifice et le quitte sans regret. A la sortie c’est les photos de groupes et le lancer des chapeaux.

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 23:15
Raconter ma fin d'Erasmus m'aura été très difficile. J'ai rarement autant reculé devant un sujet. Pour mieux débuter cet article, il me faut revenir en arrière er raconter en quelques lignes ce que fut Mon Erasmus. C'est une histoire en deux tomes.
Le 1er semestre, septembre-décembre et l'apprentissage de l'anglais, 3 mois de galères parfois mais surtout une immense impression de rêver tout éveillé. Le temps des copains, des sorties. 3 mois de véritable vacance au sein d'un village européen. J'apprécie les espagnoles, quelques français, mes collocs... je fume mes premiers joints, je fais mes premières nuits blanches, je rate mes premiers cours. L'histoire d'Elle commence, mais sans que je le prenne au sérieux, étonnant symbole pour ce 1er tome.
Le second est très différent, un peu Jekyll après avoir été Hyde. Je reviens touriste, travailleur (un peu) et amoureux. Calme aussi. En quelques mois, j'ai pris plusieurs années. Je les ai gardé depuis. J'étais enfant jusque décembre, plus ou moins adulte ensuite. Elle m'a changé. Beaucoup plus que je ne l'aurai imaginé. Erasmus m'a changé. Beaucoup plus que je ne l'aurai imaginé. C'est la fin des français, des espagnoles, je vois un peu moins mes collocs. Le second term est consacré aux potes venus de France, les vrais comme j'ai coutume de dire. Et surtout à Elle.
J'avoue qu'au cours du second semestre j'ai parfois regretté mon enfance, je souhaitais la retrouver. Mais pas au prix de la perte des avantages de mon nouveau statut d'adulte.

Qu'est-ce qu'Erasmus ? Un rêve. Non une vie. Qui passe 3 000 fois plus vite qu'ordinaire. Mon Erasmus, c'est Sean, Alicia, Caroline, Oleg, Janire, Paloma, Alfonso, Rachel, Renaud et tant d'autres. Non, mon Erasmus c'est Elle. Non c'est plutôt moi, c'est vous aussi, c'est eux.

Peut-être vous vous demandez si vous devez faire Erasmus ? Bien sûr, courrez y tête baissé ! C'est trop tard pour vous ? Dommage... Vous avez rater l'un des plus beaux endroits de ce belle planète. Un monde imaginaire où l'amitié et l'amour se ramassent à la pelle. Un monde que je regrette déjà un peu, même en plein tour de l'Europe.

Alors on se dit : "avec Facebook, on garde contact". Mais rien ne sera plus comme avant. Et certains, dans 20 ans se rappelleront de cette époque avec mélancolie et diront de cette belle année : "j'étais Erasmus à Canterbury en 2008-2009, j'ai rencontré Jérémy et il était heureux". Heureux comme jamais.

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To tell about the end of my Erasmus was a hard work. I do not use to move back in front of a subject, especially this kind of subject. To start this article better, I have to go back, to explain in few sentences what was My Erasmus. It is a story in two volumes.
The first term, September-December : I was learning English words everyday, sometime every minute. Few funny situations with my level in the Shakespeare's language, but the most important is that I felt  in a dream. It was the time when I met a lot of people, soon a lot of friends in a lot of parties. Three months of real holiday in an European tourist camp. I like Spanish girls, few French and my flatmates. I was smoking my first ..., I was living few night without sleeping, I was missing my first courses. And She arrived, but I did not want to engage myself, like a symbol of this first volume.
The second part was very different. I became a true tourist, a little bit more serious, and felt in love. Calm too. In few months, I became older of few years. I keep them. Before Christmas I was a child, now I am an adult. She changed me, more that I would have imagined. Erasmus changed myself, more that I would have imagined.
The second term was the end of French and Spanish people or flatmates. This term was devoted to my real friends from France and Her. Sometime I missed my childhood, few times I wanted to live again this period. But I did not want to lose all the advantages of my adult life.

What was my Erasmus ? A dream. No, a life, who is running three thousand times faster that ordinary. And my Erasmus was Sean, Alicia, Caroline, Oleg, Janire, Paloma, Alfonso, Rachel, Renaud... And HER. Erasmus was also me, you and them.

Maybe you are asking yourself if you have to do Erasmus in your life ? Do not hesitate. You will live one of your best year in your life, in one of the most beautiful place of the world, a dreaming world where friendship and love could be found everyday in every place, in every person. A world that I am already missing, even in the middle of my Europe Tour.

Now we are saying : "with Facebook, keep in touch". However we know that nothing will be the same. And few of them will in 40 years remind with melancholia : "I was Erasmus in Canterbury in 2008-09 and I met J.R. and he was happy. Happy like never.
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 23:11
sciences20po20logo.jpgLe premier véritable échec d'une vie. Concours de Sciences-Po 2009, Lille. Au départ, c'est juste pour le fun. Pas de pression, pas de préparation, je voulais juste essayer un premier concours. Environ 300 candidats pour seulement 40 précieux sésames, pas un de plus.
Pendant et après l'épreuve, je n'espérais rien. Je ne rentrerai sans doute pas dans cette grande école, qui forme les futures élites du pays. Mais ce fut une bonne expérience. Néanmoins, après quelques problèmes avec mon université, mon opinion commence à évoluer. Et si j'y étais... pourquoi pas ? Pourquoi refuser cette opportunité si je peux intégrer l'école ?
Juste avant les résultats j'ai ressenti le stress qui m'a fait comprendre que cela avait de l'importance pour moi. Ce genre de stress que je n'avais pas ressenti depuis le bac et ses résultats. 19H, jeudi 16 juin 2009, premier véritable échec de ma vie. 51ème. Pas trop mal. Mais je suis triste sur le moment. Justement parce que je suis 51ème. Si j'avais été très loin, il n'y aurais pas eu d'espoir. Là c'est juste pour quelques places, pour quelques dixièmes de points sans doutes.
Non, je suis surtout triste parce que je suis rejeté à cause de mon niveau en anglais. Et pas qu'un peu : 2,75. Aïeeee !!! Ca fait mal aux fesses si vous me permettez l'expression. Est-ce que l'Angleterre ne m'a rien apporté ? N'ai-je pas progressé ? Bien sûr que non ! Je suis arrivé ici sans connaître les jours de la semaine, sans savoir dire fourchette et verre, chaise ou assiette. J'ai progressé plus que beaucoup peuvent le faire, je partais de tellement bas... Auparavant il me fallait dix minutes pour construire une phrase si bien que la conversation avait déjà évolué sur un autre sujet avant que je puisse placer le fruit de mes efforts. Oui, mon niveau en oral a progressé et j'ai des témoins qui peuvent le prouver. De même je comprends bien mieux mes amis British ou les bouquins que j'ai étudié ici (au départ ce fut une page par heure...).
Néanmoins il reste un point faible, mon niveau d'écriture. Je le savais déjà en faisant mes dissertations. Le jury a apparement confirmé la chose... De ce fait, après l'échec, c'est l'heure des résolutions. Première d'entre elle, je commence aujourd'hui à écrire mes articles également en Anglais. Un mal pour un bien, ce sera l'occasion de garder des liens avec les Erasmus en filant le lien du blog. Et puis Elle bien sûr. Seconde résolution, lire en anglais. Le seigneur des anneaux et Harry Potter sont sur la liste (culture générale diront certains...). Enfin, ma dernière résolution que j'ai déjà débuté : regarder les films en V.O.

D'un échec peut naître le prochain succès...

Résultats:
Question d'actualité (sujet philosophique sur le bonheur) : 7
Anglais (sujet sur les traités de non-prolifération nucléaire) : 2.75
Politique, économie et société (limite de la démocratie particpative : 12.5
Moyenne : 7.36
Classement : 51ème


The first veritable failure in my life. An examination to get into Sciences-Po Lille, 2009. At the beginning, it was just for fun. No pressures, no preparation, I just wanted to make a big examination, the first competitive examination in my life. Around three hundred candidates, just forty of them got accepted.
During the examination, I did not expect anything. I will not get into this school, from where the future's french elite will come. But it was a good experience. However, after few problems with my university, my opinion changed. And if.... Why not ? This school is one of the best schools in France, why would I refuse this opportunity ?
Before I got my results I was in stress. This kind of stress everybody already felt once during a big examination or before getting a result. At seven o'clock, on Tuesday 16th of June 2009, I know my first failure. My rank is fifty-first. "Not so bad". But because of that, I am sad now. Because I was not too far from the "magic places" I am sad now. If I was totally bad, in the end of the ranking, that would not be the same.
No, there is just one reason why I am sad. I will not get into Sciences-Po because of my english mark. 2.75. Ouch !
Why am I in England ? My most important reason was that I did not want to fail in my examination because of my level of English. The result is not amazing. After one Erasmus year, I failed my first competitve examination because of the language of Shakespeare. I am dissapointed.

Stupid question : Was my Erasmus year useless ? Of course, not. I improved my English level more than anybody else here. Certainly, I was one of the worst at the beginnig. I did not know all the day of the week, how to say fork or plate, chair or glass. To make a sentence, I had to think it ten minutes before. Yes, my oral English has imporved. It is the same for my understanding in conversation, and also with books. I read quite a lot of history books. At the beginnig, one page took me one hour... Everybody who knows me since the first week could say how much I improved my English.
However, I still have one weak point, my Achilles' heel : writing in English. It was already hard to write all of my essays. Few of you who corrected me, saw that my progress in English were not at the same level when I was writing. Apparently, the jury thought the same...

Nevertheless, I have to learn from this first failure. First resolution, I will start to write my articles in English. I know that I do not have a lot of English readers yet, but they will appear. It is a solution to improve my writing skills in English. Second resolution, I have to read more in English, for example Lords of the Rings or Harry Potter. And third resolution (that I already started), watch English or American movies in original version.

After the failure will come the time of the success...

Marks :
Questions of current events : 7 (subject on happyness)
English : 2.75 (subject on nuclear treaty)
Society, Economy and Politics : 12.5 (subject : "Limits of the participating democracy")
Average : 7.36
Raking : 51
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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 23:06

J'avoue que la fin des exams m'a foutu un coup de blouse. Pourtant en plein milieu de la période je ne rêvais qu'à la terminer. Mais soudain, le grand vide. Plus de cours, plus d'examens, pourquoi rester ici, au milieu du campus, alors que l'école est finie ? Manu a décidé, retour en France. Ma première colloc qui s'en va, ou plutôt qui m'abandonne lâchement. Elle n'est pas la seule. Raquel, petite espagnole avec qui j'ai fait mes premières soirées....au revoir. Bob, le seul hongrois du campus...au revoir. Eve, la seule erasmus d'histoire avec moi...au revoir.

Le pire c'est qu'on ne s'est pas vraiment dit au revoir. Pour beaucoup je savais que c'était un adieu. Alors ce fut un discours Carpe Diem. Profiter bien du pays, des vacances. On se revoit ? Qui sais....parfois le hasard. Oui, si je passe dans ton pays je te contacte par Facebook, pas de soucis.

P1040916.jpgJ'ai l'impression que sans Facebook ou MSN la vie des anciens Erasmus étaient plus dure. Je n'imagine même pas leurs adieux, en se donnant l'adresse de leur maison. La bonne vieille carte postale ou l'onéreux téléphone, tels étaient les possibles liens à échanger. Facebook facilite la vie des Erasmus...


Enfin, arrêtons de revenir sur le passé et regardons le présent. J'ai trois semaines de vacance/écriture de mémoire. Je pense privilégier la première solution. J'ai déjà commencé. Football, diner, sortie. A l'ancienne. Alors forcément je revois des têtes perdues de vue. Le top c'est Janire. Le deuxième semestre nous a éloigné. Nous n'avions pas les même amis, les même envies. Mais à chaque fois que je la revois c'est comme si c'était hier. Ensuite il y a le Works ce soir, le football tous les deux jours, la plage cet aprem... Oui c'est cela Erasmus. Qui a dit "les vacances" ? Pas faux.

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 23:04
Touche pas à mon Yop ! Ce fut la boisson à la mode à la fin des années 90. Un yaourt à boire, ah la belle idée. Depuis que je suis en Angleterre, je suis revenu dans le passé. Yop, ma boisson officielle, proche de détrôné le coca. 
P1040882.jpg
Mieux, la couille de Mammouth ! Celle-là a fait fureur au collège. C'est un peu comme le Yo-yo, quelque chose dont on ne comprend pas trop comment c'est devenu la mode à la fin des années 90-2000. Le pire, c'est le côté hygiénique de la chose. Quelque chose que l'on mettait dans sa poche mouillée et qu'on reprenait quelque jours plus tard. Certaines couilles de mammouth avaient 6 mois d'âge, presque des pièces de collection.
P1040884.jpg
Enfin, et là on entre dans la vrai histoire : le banania et son fameux slogan : "Y'a bon banania."  Pendant la première guerre mondiale, la marque apparaît et c'est très vite un tirailleur sénégalais qui est représenté. Certains déclareront dans les années 70 que c'est un symbole du colonialisme. Et en 2006 le slogan disparait. Néanmoins, je le déclare devant vous aujourd'hui : Banania, y'a bon !P1040886.jpg
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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 23:03

Rappel des épisodes précédents :

Juin 2008 : alors que je me renseigne pour un eventuel sujet pour mon mémoire, on m'explique que je recevrai un mail pour une réunion d'information (j'attends toujours)
Novembre 2008 : le secrétariat d'histoire de l'université d'Artois se rend compte que je suis parti en Erasmus...
Janvier 2009 : en me rendant à l'université, je me renseigne pour mon master l'année suivante. On se rend compte que je n'ai pas de prof attitré ni de sujet de mémoire. Je dois donc, à la hâte, faire mes choix. Mon mémoire doit contenir 80 pages et faire l'objet d'une soutenance.
Avril 2009 : le service des relations internationales confirment mes doutes, je ne suis pas habilité à faire un mémoire si je valide déjà mes 60 crédits ECTS en Angleterre // Après 3 mois sans réponse mon professeur répond enfin à un de mes mails et m'explique comment se fait un mémoire...
Mai 2009 : la nouvelle tombe : j'effectue déjà mes 60 crédits ECTS en Angleterre. Or, un mémoire compte pour 27 crédits ECTS. J'effectue donc une année à 87 crédits ECTS...

Enfin, le clos du spectacle d'une administration dépassée. Je demande des informations au secrétariat depuis plusieurs semaines. Dois-je faire, oui ou non, mon mémoire. Quel est la date de remise ? La date de soutenance ?
Réponse avant-hier (après un nouveau mail de relance) : "Votre situation a été évoquée à M. Giry. Mais le doyen ne nous a pas encore donné de réponse. Je vous tiens au courant dès que possible."

Aujourd'hui, 21 mai 2009. Je ne sais toujours pas si je dois faire mon mémoire et si oui, pour quelle date. Dans le même temps, j'effectue des démarches pour une entrée à Rennes II l'année prochaine. Délai de réponse à mes mails : une journée.

Merci l'administration d'Artois !


De ce fait, le mémoire est en ce moment en parenthèse. En pleine période d'examens et de dossier d'inscription, je ne peux pas me permettre d'effectuer un travail qui ne sera peut-être pas noté. Néanmoins je retiens le côté positif de la chose, j'ai appris beaucoup sur le génocide rwandais et j'ai plus ou moins trouvé mon sujet de mémoire pour l'année prochaine. Cependant une petite réforme de l'université française pourrait être intéressante !

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 23:01

repas-ensemble.jpgEt voila ceux avec qui je passe la plupart de mes soirées depuis quelques mois déjà. Vous pouvez comparer avec le début de l'Erasmus, les têtes ont bien changées. Et pour cause, ils sont pour la plupart arrivés au mois de janvier. Les Erasmus du Second Term comme on les appelle ici.
Vous me connaissez. J'aime découvrir de nouvelles personnes, élargir les groupes, être le plus nombreux possibles. J'ai parfois compris que c'était impossible avec certains "amis", que ceux-ci préfèrent les soirées en petit comité.

Tout d'abord il faut rappeler pourquoi je suis venu ici. Apprendre l'anglais, raison n°1. Dès le départ j'évite le français. Ce n'est pas faute d'avoir des possibilités. Mais dans ma tête, un français ne pouvait pas devenir un très bon ami ici. Je voulais voir autre chose cette année. Une sorte de discrimination positive pour les Erasmus.
Alors j'ai choisi l'Espagne, par facilité. Ils sont les plus nombreux avec les français, ils aiment sortir et il y a beaucoup de filles (oui, l'argument ne me laissait pas insensible à l'époque). Néanmoins, il y a eu un tournant aux alentours des vacances de Noël sans que je m'en rende compte. Les espagnols n'étaient devenu qu'espagnols, pas Erasmus. Et l'anglais se transformait de plus en plus en Espagnols. A ma décharge parfois, être le seul non-Espagnol...

Alors j'ai changé de groupe, comme il m'arrive peu de le faire. D'ordinaire je m'entends très vite au début d'année avec plusieurs personnes et nous restons ensemble plusieurs années. L'exemple de la fac et du lycée en témoigne. Néanmoins, ici, je ne suis là que pour 9 mois. Alors les règles changent. J'ai lâchement abandonné mes espagnols au fil du temps. Et j'ai surtout privilégié Elle.

Il se trouve qu'Elle était en collocation avec un Italien du second term. Et que les seconds term restaient pour la plupart ensemble, faute de rencontre organisée avec les premiers term. Au début je me sens comme un incruste, puis petit à petit les relations évoluent. On part en vacance ensemble et c'est là que tout se fait. Je les sens de plus en plus devenir mes amis au lieu des amis de ma copine.


Et maintenant (tam, ta ta ta tam, ta ta ta tam) ? Les relations avec les Espagnoles sont devenu de simple connaissance. Une sorte de bonjour, comment ça va ? Et les exams ? On essait de se revoir ? Bye.
L'amitié c'est quelque chose de régulier. Perdre ses amis va très vite. Il suffit de ne pas savoir ce que fait l'autre. Sans contact régulier il est difficile d'avoir une vrai amitié. Sinon la relation reste de surface. Quand tu restes avec des personnes pendant plusieurs mois, il devient facile de parler de tout. De la famille, de ta vie en France, de tes projets.

Je ne pense pas avoir été toujours un exemple d'amitié. J'ai souvent été plus intéressé à profiter du moment présent sans donner de nouvelles à ceux du moment passé. Néanmoins j'ai vite compris que ceux du passé peuvent être également ceux du futur. Alors j'essaie de m'améliorer. Ce blog, c'est histoire de donner de mes nouvelles. De temps en temps je fréquente MSN ou Facebook. Pas assez pour garder des nouvelles de tout le monde. Mais j'essaie.

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 22:49

Mardi ce fut le dernier Ruby Tuesday. Déjà ? Merde alors, j'en ai pas assez profité (sic !). Every mardi c'était devenu un rituel, et tel un bon chrétien allant à la paroisse chaque jour du seigneur, j'allais trainé mes guêtres du côté d'Origins, ce bar tant accueillant, aussi connu pour sa fondu au chocolat que pour cette fête hebdomadaire. J'ai beaucoup trémoussé mon corps au départ, histoire de me faire remarqué, notamment des filles. Et puis depuis quelques semaines je lui ai préféré le Bluesday Tuesday et ses music live, bien sympa et un peu plus reposant.

Jeudi, ce fut la dernière présentation et le dernier Seminar. Pour faire simple, mon dernier cours ici. Déjà ? Oui, là j'avoue que ça me fait limite un peu ch***. 9 avril, et presque en vacance. Reste 4 examens... Alors je me suis rappelé des premiers seminars, ceux où je ne comprenais pas ce qui se passait, où j'essayais de rester accrocher la première demi-heure. Je me suis souvenu des profs qui m'ont toujours accordé un peu plus d'attention qu'aux autres élèves, qui essayent de faire des blagues en français...pas toujours drôle, mais j'avais toujours un sourire pour les récompenser de leur gentillesse.

Jeudi soir, dernière soirée du semestre à Parkwood. Je n'y vais même pas. House party, c'est fini pour le moment. Envie d'être chez moi à préparer mon avenir. Car oui, les house party font déjà plus parti du passé que de l'avenir. 9 avril, je croise Alicia, Sean, Liz dans le couloir et la cuisine à 3 heures du mat'. Une habitude qui ne change pas. J'explique que demain c'est le départ. Irlande, Ecosse. 10 jours de vacances dans une année où le travail n'aura pas toujours été de la partie (sic !). Certains diront que ça n'est pas mérité. Pas faux, mais je profite au maximum du système Erasmus. Ce fut donc des accolades, des imitations de pleurs, de "on se revoit dans 15 jours..." Pour le moment, ce fut du cinéma. Mais on est bien conscient que ça ne le sera pas le jour J.
Mercredi, Myrthe est définitivement parti. Une néerlandaise, avec qui j'ai passé quelques soirées. Certains l'ont vu devant sa maison, en pleurs. Ca me fait déjà mal d'imaginer que ce temps risque d'arriver pour moi, et pour nous tous ici. Le paradis à une fin. Il me reste maintenant à en trouver un autre pour m'accueillir.

Néanmoins, après cette petite déprime de fin de semestre, une vidéo de nous, Erasmus, en partance pour le Works ce lundi, deuxième étage du bus complet. Les Italiens se mettent à chanter leur hymne, les Français leurs répondent. Enorme... Une soirée qui fut encore magique.

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Published by milevjeryleron - dans Erasmus
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 22:48

Elle-et-moi.jpgQue dire en ce moment, hormis que ma vie tourne autour d'elle. Que chacun de mes choix, de mes décisions dépendent de ses actions, de ses sentiments. Que même mes déplacements et mes activités se font selon ses désirs, ou plutôt les miens : être avec elle.
Le futur est incertain, je le sais bien. Pour le moment j'essaie de profiter de l'instant présent, sans trop me poser de questions (oui, vous ne me croyez pas, et vous avez raison !) Va t-on continuer après Erasmus ? On compte bien essayer. Les relations à distance ? Je n'y crois pas. Mais avec elle je crois à tout.

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Published by milevjeryleron - dans Erasmus
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