3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 14:19

Résumer l'Espagne en un article est un travail difficile mais je souhaite m'y atteler depuis quelques jours déjà. Et pour cause, j'ai l'impression qu'un mois dans ce pays m'a permis de comprendre un peu mieux ses habitants, sa culture et ses spécificités.

 

Ce qui restera marqué, c'est cette habitude : la SIESTA ! Et une question que je me pose : comment faire tourner un pays qui s'arrête de 14 à 17h ?

Cela rejoint un sujet économique d'importance pour le pays. Près de 21% de chômage. Un désastre. Et ce n'est pas seulement le cas de l'Espagne puisque les Portugais et les Grecs que j'ai rencontrés témoignaient des mêmes symptômes. Tous étaient clairs : il existe une génération perdue. Celle qui a choisi la voie des études et qui se retrouve sans emploi à la fin de celles-ci. Une seule solution : l'émigration. Et ces pays retrouvent cette mauvaise habitude qui les a déjà handicapés dans les années 60-70.

 

Cela pourrait jouer sur le moral des Espagnols. Mais non. C'était, c'est et ça restera un pays de fête. Les tapas sont une habitude, les bottelons, interdits maintenant dans beaucoup de villes, restent une généralité. Et une Espagnole a témoigné : "L'Europe souhaite nous changer. Nous faire travailler et agir comme les pays du Nord. Ne plus fumer dans les bars, ne plus boire dans la rue. Eliminer la sieste. Mais ça n'est pas nous." L'Union Européenne doit-elle uniformiser les peuples ? Doit-elle supprimer ces spécificités, ces différences ? Et faire perdre ainsi une part de la culture des pays concernés ? J'avoue que ce voyage m'a fait grandement évoluer sur ce sujet.

 

L'Espagne est un pays de football. Bon, le fait qu'il y avait 3 Barcelone-Real Madrid peut avoir joué sur le contexte de ma visite. Mais j'ai également pu observer que 95% des enfants frappent dans un ballon rond, aux 4 coins du pays.

 

Pardonnez Mesdames, mais il nous faut parler des Espagnoles avec mes compatriotes masculins. Brunes, oui. S'habillant de plus en plus comme les Anglaises. Malheureusement. Mode du piercing importante. Je ne suis pas fan. Cependant les filles m'ont paru plutôt jolies dans l'ensemble, mais cela reste en-dessous des... Françaises, ma référence en la matière (de rien Mesdames).

 

 

Résumer l'Espagne en 4 évènements historiques. Oui, et même facilement, tant ça me parait évident.

Tout d'abord, Isabelle la Catholique et Ferdinand d'Aragon, qui achèvent la Reconquista et l'unification du pays.

Ensuite, Christophe Colomb, qui découvre l'Amérique. Cela reste l'apogéee espagnole, quelque chose dont ils sont fiers.

Puis la "guerre d'indépendance", c'est à dire la guerre contre les... Français et contre Napélon. L'un des exemples les plus frappants de l'unité du pays, face à l'envahisseur étranger.

Enfin, la guerre civile et la période franquiste. C'est clairement une blessure dans l'histoire espagnole, quelque chose qui n'est pas encore cicatrisé car trop récent.

 

Cela m'amène à parler de la tradition catholique des Espagnols. Je savais que l'Espagne était un pays plutôt conservateur, mais je n'imaginais pas à quel point la ferveur pouvait s'emparer de ses habitants au cours de la Semana Santa. Les gens pleuraient devant les processions, l'ensemble du pays s'arrêtait et marchait derrière Jésus, derrière Marie.

 

L'immigration en Espagne. On m'avait dit qu'elle était importante, qu'elle avait été encouragée par la politique de Zapatero de régularisation des sans-papiers. Connerie. L'immigration est plutôt faible comparée à la France ou à la Grande-Bretagne, deux pays que je connais bien. Et si elle était forte il y a quelques mois ou quelques années, elle a clairement disparu depuis que les emplois ont fait de même. Je pense d'ailleurs que l'immigration a pris le pas sur l'émigration.

 

Le régionalisme. Catalogne. C'est la région qui m'a le plus marqué, tant ses habitants pratiquent une langue différente. Le football est un terrain de jeu de ce régionalisme, mais il n'est pas le seul. Bien sûr, il y a le pays basque. Mais je pense que c'est surtout une mentalité différente et Bilbao reste une ville où l'on parle le castillan. Cependant, dans chacune des régions que j'ai visitées, on voulait me faire goûter des plats régionaux, et me montrer les originalités de la région. Et je sentais une certaine fierté pour Paloma de venir des Asturies, ou à Granada pour les Andalous.

 

Le paysage. Etonné. J'attendais un sud quasi-désertique, avec peu de végétation. Un pays plutôt plat. Erreur. Pays super-valonné, beaucoup de montagnes, et beaucoup de verdure, notamment dans le Sud. Le seul endroit "quasi-désertique" fut entre... Barcelone et Zaragoza !

 

Deuxième pays touristique du monde (derrière la France, Cocorico !), l'Espagne est un peu plus dépendante encore du tourisme depuis la crise économique (au moins 4% de son PIB, contre 2% à la France). De nombreux projets pharaoniques de constructions d'hôtels de luxe sont à l'arrêt pour le moment, et j'ai même vu un projet de métro et de tramway arrêté à Granada, en attente d'argent frais.

Avril est la période idéale pour visiter l'Espagne, puisque l'ensemble des activités est déjà possible, la météo est bonne, et pas trop chaude, et le nombre de touristes est bien inférieur à juillet-août.

 

L'Espagne est le pays du bus. Moins cher que le train, et souvent plus rapide ! C'est le moyen privilégié par de nombreux Espagnols pour aller d'une ville à une autre, et j'ai également vu beaucoup de touristes.

 

La nourriture espagnole. J'avoue qu'après l'Angleterre, la Finlande ou les Etats-Unis je ne pouvais qu'être satisfait. Mais cela a été plus haut que mes espérances. Le jambon espagnol. L'omelette. Ou encore la glace, extraordinaire (ferrero/chocolat blanc, oh mon Dieu !). Ou les fraises, dans du jus d'oranges pressées (oh mon Dieu !). Un délice culinaire tout au long de mon parcours, et des prix bien plus limités qu'en France !

 

Enfin, la France en Espagne. Attention, prêt à faire un gros cocorico ?

- Peugeot, Renault, Citroen, clairement en tête des ventes espagnoles (attention à Seat quand même !)

- Carrefour, Auchan -Alcampo-, Decathlon, Leroy-Merlin, Kiabi... Les entreprises françaises contrôlent très clairement la distribution dans le pays.

- Dior, Chanel, Louis Vitton, Hermès... Le luxe français est présent partout dans le monde, et donc en Espagne.

- JC Decaux. Lui aussi est partout dans le monde !

- Elf !!! Alors là, ce fut la surprise. Alors que l'entreprise a changé de nom en France pour devenir Total (non non, aucun rapport avec les affaires Elf ou Elf-Aquitaine...), c'est resté Elf en Espagne.

 

En résumé une Espagne où la France est solidement implanté, bien plus que ses voisins allemands ou britanniques.

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Je suis tombé amoureux de l'Espagne. On m'avait déjà fait beaucoup de pub pour ce pays et j'avais peur d'être déçu. Au contraire, l'Espagne est entré dans mon top 3 des pays, et si la situation économique y était un peu meilleur, je pourrais même m'y installer !

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 15:12

Le dernier jour, le dernier trajet en bus avec Alsa, la dernière ville, la dernière rencontre Couchsurfing. Tout a une saveur légérement différente aux semaines qui ont précédé. Eva, une Espagnole, m'accueille dans l'appartement familial. C'est sa première fois.

D'entrée elle me prend par les sentiments en me proposant une paëlla. J'accepte pour ne pas décevoir mon hôte, oubliant par la même occasion que j'ai déjeuné dans le bus, et je me régale !

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Je ne sais pas pourquoi mais je n'attendais pas grand chose de Valence. Blasé ? Peut-être, mais ça m'a permis d'être agréablement surpris par une ville plutôt verte. J'ai notamment adoré la cathédrale à l'architecture...euh... différente. Comme souvent, j'ai voulu surplomber la ville, en empruntant les 400 marche du Micalet. Un effort qui vaut la peine d'être fait !

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Valence, c'est également la ville qui a accueilli en 2002 et 2007 les finales de la coupe d'America. Un coup de pouce économique très important pour la ville et notamment le quartier du port. S'en suit une promenade le long de la mer, pour revoir une dernière fois la Méditerranée avant... bah avant pas mal de temps !

 

Très clairement je n'ai pas envie de sortir. Mais il y a Real Madrid-Barcelone et c'est un troisième épisode que j'apprécis ! (un peu plus que le second) Après un repas au saveur panaméenne (je rencontre ici mes premiers panaméens !), soirée en ville.

 

La discrimination anti-mec. Pour entrer en boîte, tarif mec : 5€. Tarif fille : gratuit. J'enrage. Et je motive les autres à me suivre dans un bar équitable ! Pourquoi les mecs devraient-ils payer plus ?

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A noter que mon départ n'est pas dénué de sens épique. Avion à 11h30. J'oublie de me réveiller. A croire que je ne voulais pas partir d'Espagne ! 9h30, Eva frappe à ma porte. Elle n'a pas osé avant mais elle pense que ça va commencer à être juste pour l'avion. La douche on oublie, le petit-dej' en mode rafale et c'est parti pour une course contre la montre. Heureusement, la chance me sourit et je peux revoir mon Angleterre.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 17:34

Alméria est un rêve. Même quand on la quitte. La Sierra Nevada. Sergio Leone et les western spaghetti. Ses paysages de montagnes désertiques. Et comme le bus est aussi rapide que l'économie espagnole... j'ai le temps de bien observer !

 

Aujourd'hui je pars pour Murcia. Mur quoi ? Murcia ! Pourquoi ? Bah c'est sur la route. Pas d'autres explications, tant j'ignore ce qu'il y a à faire là-bas. Mais Evi, une Erasmus grecque, me conseille de rester deux nuits. D'accord. L'avantage de voyager seul, c'est cette liberté !

 

Une pile ! Tout de suite Evi me fait cette impression. Energie, discussion, activité, pas de risque de s'ennuyer ici avec elle ! Pour la condition physique par contre...

 

Repas. Elle est végétarienne... J'entends "encore !" dans le public. Oui, j'ai l'impression que Couchsurfing est un essain de végétariens, voir d'écolos en général. J'ai notamment l'occasion de raconter l'épisode des policiers grecs qui fit beaucoup rire mon hôte.

 

Ce soir, concert ! Premier groupe : alamedadosoulna. Génial. Pop, jazz, un peu à la Kusturica. La prestation était très théâtrale, et j'avoue que ce fut une belle surprise. Puis O'funk'illo, plus connu à la vue de la réaction du public : ça crie, ça saute... Officiellement c'est du pop-rock-reggae... Personnellement j'appelle ça du métal ! Les corses du diable sont de sortie !Trop pour nous, à baraque !

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Je dors avec Mario, un Suisse-allemand (dans des fauteuils distincts, faut pas trop pousser l'amitié l'amitié franco-suisse !). De ce fait, le lendemain matin on visite la ville ensemble et discutons beaucoup du pays de mon compagnon, de ses référendums et de sa politique libertaire (droit de boire dans la rue, droit de télécharger...)

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Aujourd'hui, c'est le premier jour de la fête du printemps. Jour férié à Murcia. Oui, les Espagnols sont comme ça, ils s'inventent des jours fériés. Pour le printemps, quand ils n'ont pas trouvé meilleures excuses.

Toute la ville a revêtu des habits traditionnels, qui font très grecs selon moi, ce qui fait grandement plaisir à ma hôte. Ca commence à boire dans la rue à 14h.

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Autant vous dire qu'à 2h du matin c'est une déchéterie, au sens premier du terme. Une pensée à ceux qui nettoient.

Beaucoup de concert, music live, notamment africaine (vive les percutions), beaucoup (trop) de monde, une lithuanienne (j'entends "encore !" dans le public) et une très bonne journée.

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Le lendemain, mon hôte part aux Baléares. Oui, c'est Erasmus. Quand à moi, c'est le dernier voyage : Valence.

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 10:46

Il y avait plusieurs types d’Erasmus. Tout d’abord celle avec qui j’ai habité : Alicia. Puis celles avec qui j’ai passé beaucoup de temps : Janire, Paloma, Esther, Gloria… Et il y avait ceux que je connaissais moins : Oscar et… Helena.

Et pourtant, dés ma sortie du bus, j’ai l’impression qu’on ne s’est jamais quitté. L’accolade est franche et sincére, et la route vers la maison de ses parents est une longue discussion animée.

 

Grand luxe ! J’ai le droit a ma propre chambre, dans une sorte de sous-sol aménagée, avec lit, fauteuils, frigo, bibliothéque.. Je peux rester un mois ici en compléte autarcie.

 

D’entrée on se fait une marche le long de la mer. Almeria est une cité balnéaire qui respire grace a son activité touristique. Un peu comme l’ensemble de l’Espagne. Pour changer, on me cuisine des plats de roi, avec notamment au dessert une soupe de fraise dans des oranges pressées… J’atteints les portes du paradis !

En soirée, bar a tapas (jusque la c’est facile) et boite de nuit espagnole. Et j’ai une trés mauvaises nouvelles messieurs : les jeunes espagnoles s’habillent comme les anglaises. Les témoignages concordent, depuis 4-5 ans la mode est a la jupe archi-courte et au haut ouvert. Je sais, c’est triste.

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La plage, le soleil. La vie est facile avec mon Erasmus. Almeria est ceinturée par la Sierra Nevada, ce qui donne un certain caractere a la cité. On visite le centre, et notamment San Cristobal, qui permet d’obtenir une vue sur toute la ville. Helena n’était jamais venue, et est presqu’aussi contente que moi !

Lorsqu’on repart vers la maison familliale : procession ! J’entends “encore !” dans le public. La foule, bruyante, attends le départ de la procession. Tout d’un coup le silence gagne les rangs. Jesus et Marie passent devant moi, dans un silence de cathédrale. Impressionnant.

 

Apres la traditonnelle siesta sur les jambes de mon hote (en tout bien tout honneur) et des bonnes nouvelles venues d’Italie, direction… vous avez deviné ? Oui, un bar a tapas. Une heure d’attente pour obtenir un siege, il doit etre drolement bon ! La soirée s’effectue en espagnole puisque Maria del Mar (c’est le prénom) nous a rejoint. Physiothérapeute. Je suis sous le charme. Avec mon sosie d’Angelina Jolie on passe une tres bonne soirée.

 

Mais c’est surtout la derniere journée qui restera dans les annales (sans mauvais jeux de mots).  La matin, visite de l’Alcazaba, sous la pluie. J’ai bien cherché dans les recoins, je n’ai pas vue la guigne. L’Alcazaba est un chateau fortifié qui surplombe la ville, et j’ai réelement l’impression que chaque ville du Sud possede son édifice, toujours bien conservé.

Pluie, tu n’es plus mon amie. Apres avoir patienté ½ heure que tu t’arretes, on prend la route. 45 minutes  et je marche sur l’eau. Plutot je marche dans l’eau. Au sens propre et au sens figuré. Mes chaussures sont détruites, et j’avance avec difficulté. Une sorte d’averse d’orage sur du long terme. L’état de mes cheveux pourrait etre comparé avec un chien mouillé.

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Apres une nouveau repas de délice, c’est l’apogée. Maria del Mar m’offre un massage. J’apprends que j’ai deux contractures aux épaules, une dans le dos et Maria soupconne meme un début de scoliose. Bilan : ne jamais consulter une physiothérapeute ! Plus sérieusement, elle a envoyé du reve et j’étais pendant quelques minutes au paradis. Puis sieste sur ses genous, avec mains dans les cheveux pour massage capillaire. Me marier avec une physiotherapeute.

 

Apres avoir regardé The Shinning (oui, il y a plus romantique ! mais Kubrick est un génie), la soeur d’Helena tente de m’enseigner l’Aria de Bach au piano. Certes, j’ai simplement appris les dix premieres notes mais bon sang, c’est sur ma Bucket List !

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Pour vous dire clairement les choses, Helena a mis la barre tres haut. Peut-etre meme un peu trop haut pour les autres concurents.

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 20:23

Apres la nuit que nous avons passé, nous ne pensons qu’a une chose : une bonne sieste au soleil ! Malaga, la Costa del Sol… ou pas ! Le soleil se cache, le vent est important… Decidement, l’effet Sophie la guigne est important ! On se décide a bouger pour manger : paella moyenne, riz au lait abject… Guigne, sors de ce corps !

 

L’avantage après cette nuit, c’est que tout nous semble moins dure. Et puis Malaga est plutot jolie, c’est d’ailleurs une surprise pour moi tant nos amis de Grenade était partagés sur la question. On effectue une jolie marche le long de la mer, on se balade dans le parc abjacent, puis on grimpe, longtemps, pour surplomber la ville a l’intérieur de l'Alcazaba Méme la guigne ne rale pas !

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Une assiestte de frites plus tard, et voici nos hotes qui arrivent, Andre et Sara, Portugais en stage a Malaga. C’est leur premiere experience Couchsurfing. Une premiére fois avec moi, certains en ont révé, d’autres l’ont fait. L’objectif c’est de leur donner envie de recommencer, encore et encore. Je parle toujours de Couchsurfing.

Tout d’abord il nous offre un poulet a la Portugaise, qui se révele divin. Puis on va voir Real Madrid-Barcelona, deuxieme episode. Pas forcement mon préféré. A noter que l’on a été rejoint par une Allemande, qui se révele étre le sosie de Susan Boyle, notamment au niveau de la tenue vestimentaire.

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La nuit est merveilleuse, et pour cause, j’ai un lit dans une maison chauffée. On apprécie les bases. Sophie reprend l’avion direction la France et son soleil. Elle me laisse donc avec deux hotes et la pluie. Merci la guigne du cadeau !

De ce fait, journée tapas. C’est clairement culturel ici ! On mange, on boit, on discute. Politique, economie.. pas de doute les Portugais sont en souffrance et l’immigration semble étre la seule issue pour une génération diplomée sans perspective d’emploi.

 

On rejoint Sara pour un milkshake chocolat-banane (du feu de Dieu les enfants !) puis pour un dernier verre. A noter que la pluie a fait son effet dans mes converses trouées. De ce fait, j’arbore deux magnifiques sacs plastiques a l’intérieur de mes chaussures… autant vous dire que niveau drague c’est gros handicap !

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Malaga m’a fait du bien. Apres la nuit difficile de Grenade, dormir, manger, prendre une douche, tout cela prend une autre saveur. La ville était egalement le point le plus au sud de mon sejour. Je reprends la route vers le nord, qui me raménera dans une semaine dans le Nord.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 20:29

Un élément perturbateur vient s'immiscer dans mon périple. Non ce n'est pas la grippe espagnole, mais un fléau tout aussi dangereux, Sophie la guigne. De premier abord souriante et chaleureuse, elle entraine cependant malgré elle toute une série de malheur, bientôt révélé dans cet article.

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Tout d'abord Sophie m'oblige à revoir mes plans. Elle arrive à Malaga dimanche et souhaite Granada quelques jours. Il se trouve que Couchsurfing me décoit un peu parce que je ne trouve personne pour nous héberger à Malaga le dimanche soir. Sophie la guigne. On fait avec et décidons de nous rendre directement à Granada. 2 possibilités : le train, 4 heures de trajet, 45€ aller-retour. Le bus, 1h30 et 20€ aller-retour. Pas d'hésitation.

 

Arrivés à Granada, nous sommes accueillis par Lucia qui a... 16 ans ! C'est inderdit sur le site et j'avoue être un peu méfiant. Deux Américaines seront également présentes, Leila et Kate. Nous sympatisons très vite. Elles effectuent actuellement une sorte de mini tour d'Europe, mais sur six mois ! Ils voient toujours les choses en grand nos amis Ricains !

La soirée est très bonne. Lucia m'impressionne par sa maturité et sa culture, et j'ai même un long débat sur le communisme. Nous dormons dans notre propre chambre et nous décidons donc de prolonger notre séjour ici de deux nuits supplémentaires, abandonnnant ainsi Nina qui pouvait également nous héberger. Une décision lourde de conséquences. Sophie la guigne.

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Lundi, réveil 6 heures. Sophie la guigne. Lucia veut nous emmener avant le petit-déjeuner, Sophie la guigne, sur les hauteurs de Granada. La vue est somptueuse, le soleil se lève. J'avoue que cela vaut le levé à l'aurore.

Nous allons ensuite à l'Alhambra. L'ensemble des tickets de la journée a été vendu. Sophie la guigne. Mais nous pouvons visiter les jardins. Après pas mal de marche en centre-ville et un panini, vient le moment tant attendu. Une bonne sieste dans les jardins. Mais Sophie la guigne en décide autrement. Le vent se lève, le ciel se couvre, le soleil se cache. J'ai presque froid. Heureusement, les jardins sont magnifiques.

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Dans l'ensemble, la ville est très jolie. Beaucoup de petites-ruelles piétonnes, une architecture à l'influence musulmane et... beaucoup de touristes. Et pour cause, c'est la Semana Santa.

33 processions en une semaine. Imaginez donc 33 rassemblements du Klu Klux Klan, entourés par des milliers de touristes. Chapeaux blancs bien sûr, mais également noir, violet, bleu, rouge, vert. J'ai presque fini ma collection. Au rythme de la musique, la procession traverse la ville. L'Espagne me confirme une nouvelle fois sa tradition catholique.

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Mardi, ce sera le show, Sophie la guigne, à la conquête du record du monde. Tout d'abord Lucia me peut finalement plus nous héberger. Mais elle nous refile à javier, un de ses potes qui, selon elle, habite un taudis. Sophie la guigne.

 

Aujourd'hui le temps est couvert et, pour la première fois du séjour, il pleut ! Sophie la guigne. Je rappelle que, depuis son départ, le Nord Pas de Calais souffre d'une mini-canicule.

 

Le chocolat chaud des Espagnols. Méfiez vous si vous commandez dans un café. J'imaginais un chocolat au lait traditonnel. Perdu. Sophie la guigne et nos amis espagnols m'offrent du chocolat, du vrai. Un peu comme si vous preniez 12 carrés de chocolat noir, les faisiez fondre et les buviez. Une gorgée c'est bon, une tasse, c'est écoeurant.

 

Après une sieste réparatrice, nous repartons dans la ville, sans avoir de but précis. Nous savourons les fraises qui, avec les oranges, sont vraiment la spécialité fruitière du pays. On rejoint nos Américaines qui s'étaient levées à 6 heures pour obtenir des billets pour l'Alhambra, sans succès. Quelque chose me dit que leur rencontre avec Sophie la guigne n'y est pas étranger.

 

Lucia a un peu de mal à organiser les visites. Nous allons de bar à tapas, grimpons plusieurs fois la même colline à la grande joie de Sophie. Je croise trois francaises qui font du stop depuis Barcelone jusqu'à Lisbonne, en 10 jours, et aller-retour ! Ambitieuses !

On passe une bonne soirée. On se balade dans Granada, toujours rythmé par une procession. On savoure une glace au roché, au mars, au chocolat-orange. Des tapas mexicains sont grandioses même si la faim doit jouer sur mon objectivité.

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Enfin nous disons au revoir à nos amies Américaines pour rejoindre notre taudis. Une maisonde grand-mère taguée, un bout de plafond s'est récemment écroulé... Sophie la grande guigne. Cela ressemble plus à un squat qu'à une maison. Nous avons un lit pour deux, c'est glacial et des rideaux font office de drap. Sophie la guigne.

On se réveille très tôt après une mauvaise nuit pour prendre le premier bus. Vous ne vous étonnez plus quand je vous dis qu'on ne peut finalement pas et que l'on attend une heure pour le suivant, et pour cause, Sophie la guigne est avec moi.

 

PS : Cependant on rigole bien. Dans le bus, on a même la télé. Enfin, tous les autres ont la télé. Nous, elle ne fonctionne pas. Sophie la guigne...

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 16:46

Le train ! Oui, j'ai changé de moyen de transport depuis que les courbes de prix ont évolué jusqu'à se rencontrer. Clim, confort, horaire tenue, le train a ses avantages.

 

Séville, j'attends énormément de toi. J'ai presque une vision idyllique tant les espagnols m'ont vanté tes mérites. Je suis hébergé par Terrine, euh Perrine (private joke), qui effectue son Erasmus de 6 mois dans la ville sainte. Deux Audomarois qui savourent tout d'abord un Burger King avant de débuter la visite.

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Plaza de España. Woh, woh, woh, arrêtons nous tout de suite. Qui a eut l'idée de construire la plus jolie place du monde ici ? Architecture, sculpture, petit canaux à la Venise, fontaine. Ca commence fort ! Après une balade dans les parcs de la ville on se pose pour un verre dans une cité qui respire la Semana Santa.

 

Soirée Erasmus, I am back ! Entre francais ! Ca me change un peu ! Mais des francais sympa, j'vous jure, avec qui je rigole beaucoup à observer des pigeons (ou pas) sur le balcon de l'appartement. Des francais courageux, qui crient et courent à chaque battements d'ailes de l'animal blessé. Des francais, avec de l'humour francais, qui j'avoue, m'a manqué.

S'en suit, une démonstration de rock avec mon hôte, ce qui attire l'attention de la boite de nuit dans laquelle nous nous trouvons, au point de récolter les applaudissements du jury à la fin de notre prestation. Oui, je me passionne pour le rock depuis quelques semaines.

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Le soleil et la chaleur font mal depuis quelques jours. Le thermomètre explose les 30 degrés quotidiennement et la visite des villes devient un véritable sport, surtout quand le programme est chargé comme à Séville. La cathédrale, la Giralda et ses 40 étages à grimper, les parcs de l'Alcazar, la marche le long du Guadalquivir... Séville est déjà dans mon estime. Une ville somptueuse qui mérite sa place au patrimoine mondial de l'UNESCO.

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Après les bars à tapas, spécialité locale, et une sieste, spécialité nationale, place à... Real Madrid-Barcelone, premier épisode ! 8 mecs, 4 supporters de Madrid, 4 du Barca, et 4 filles qui s'en foutent. Belle ambiance pour un match un peu décevant il faut le reconnaître.

 

Perrine, et tes 50 kg de bagages, à très vite dans... le Nord. Non, ne pleure pas, on est tous passé par là.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 18:16

Je quitte cependant Madrid avec le sourire. Mes prochaines étapes donnent envie : Cordoba, Sévilla, Granada. L'Andalousie s'offre à moi et j'en attends beaucoup. De plus, j'ai dans ses villes des Erasmus. A commencer par Esther et Gloria que j'ai rencontré à Canterbury.

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Cordoba, Cordoue. Tu as déjà remarqué à quel point les francais prennent des libertés à changer les titres de livres ou films étrangers. C'est la même pour les villes : London devient Londres, Dover devient Douvres. D'accord, ce n'est pas si loin de la France et ca nous rappelle un temps où on pensait toujours convaincre nos amis British de devenir Francais. Mais Cordoue pour Cordoba je ne comprends pas !

 

5 heures de bus. Un record. Ce bus semblait aussi lent que l'économie espagnole. A sa sortie, je me délecte d'un francais qui tente désespérement de se faire comprendre au guichet. Je lui propose finalement mon aide. Et me voila avec mes trois semaines d'espagnole traduisant du francais à l'espagnol et vice-versa. Et c'est un succès ! Je pense déjà être bilingue quand Esther arrive.

 

L'accent andalou. Un accent de chien. Je ne comprends rien. Ils mangent les S, les fins de mot, on oublie les virgules et les points. Pendant deux jours, j'ai l'impression d'un retour à la case départ, sans avoir touché les 5000€.

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Cordoba est une ville magnifique. Ma première matinée se déroule dans les ruelles du nord de la ville, désertées des voitures et des touristes. Ensoleillées, fleuries, toutes blanches, elles me plaisent infiniment. L'atmosphère ressentie me donnerait envie d'y rester un peu plus. L'après-midi, la résidence de la reine de Castille pour un patrimoine mondiale de l'UNESCO : l'Alhambra. J'observe également la cathédrale, qui était au départ une mosquée, ce qui lui donne une architecture hybride en tout point de vue extraordinaire.

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L'influence musulmane va se faire ressentir dans tous le sud du pays et c'est ce que j'attendais avec impatience. Je suis fan des melting-pot, des mélanges culturels et un anti-communautariste profond. Le lendemain matin, je visite la Médinat Al-Salaam, à l'extérieure de la ville. Un site archéologique majeur. Avec certaines traditions de l'archéologie. Ceci est une pierre, imaginez un palais. Surtout, l'archéologie est un art, celui d'utiliser le conditionnel ! 3 bus de collégiens francais m'accompagnent un peu bruyamment tout au long de ma visite.

 

Cordoba est l'une des plus jolies villes que j'ai visité. Son centre-ville est un plaisir visuel constant. La fête des fleurs au mois de mai est connu dans le monde entier, même Jean-Pierre Pernaut vient !

Mais ce qui est moins connu, c'est les défilés du Klu Klux Klan ! Surprise ! Ah non, c'est des catholiques. C'est que ca se ressemble parfois. Tenue vestimentaire similaire, défilé dans la ville, bienvenue à la Semana Santa ! Première acte, la répétition ! Alors que je venais de traverser le Guadalquivir, j'avoue avoir été impressionné !

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Mais Cordoba était surtout pour moi Esther et Gloria, qui ont pris soin de moi telles des mères. Les mêmes qu'en Erasmus, toujours beaucoup d'humour, et même un peu d'amour. Vendredi, j'ai le droit à ma beau gâteau anniversaire de la part d'Esther. Un cité d'or pour des coeurs d'or.

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 17:11

L'important c'est la santé. Mais quand celle-ci vous lâche, les voyages sont plus compliqués. Déjà dans la douche j'ai comme un drôle de mal de tête. Puis c'est le ventre qui se met à me faire souffrir. Malade ? Non ! Je ne veux pas ! Et puis aujourd'hui c'est Ségovia, patrimoine mondial de l'Unesco. Le top 3 des bonnes raisons pour y aller :

- je ne suis pas à Madrid tous les jours

- Oscar est interressé

- J'ai réussi à motiver mon Allemande

Je mets mes baskets et je bats la maladie, en pensant que c'est dans la tête que cela se joue. C'est mental ! Mais bien sûr...

 

Le matin c'est le marché de Madrid. Comme à Saint-Omer, mais à Madrid. C'est à dire cent frois plus grand, et avec cent fois plus de monde ! A devenir fou. Je dois m'assoir toutes les cinq minutes pour contenter mon ventre, en me tordant légèrement. Je pense que je fais pitié à voir.

 

Pour Ségovia, il faut prendre le bus à Mendez Alvaro. Enfin, c'est ce que j'ai lu sur Internet. En vérité c'est à Principe Rio, quasi de l'autre côté de Madrid... désolé. C'est pas moi, c'est la maladie ! On attrape de justesse le bus de 15 heures et partons vers Ségovia. Personnellement, je pars de plus en plus vers la souffrance. La fièvre fait son apparition, j'ai froid, ah non chaud, ah non froid... c'est excessivement énervant cette manie !

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Heureusement Ségovia est sompteuse. La ville est un musée permanent, l'aqueduc est splendide et l'Alhambra, maison royale jusqu'à la période moderne, vaut le coup d'oeil. Je me plais à découvrir ses recoins en compagnie de mes deux acolytes que j'apprécie un peu plus chaque jours.

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Le bus du retour est un mini-calvaire pour moi, alors que je suis à côté de mon Allemande. J'ai froid, très froid, toujours froid. Pourtant, quand on me touche, j'ai chaud, très chaud, toujours chaud. Alors que je lui fais mon adieu je ne pense qu'à dormir. Une néerlandaise de l'appartement m'offre un ibuprofène pour calmer la fièvre et me faire dormir à peu près correctement.

 

Pour lundi, j'ai hésité à faire un article, avec seulement écrit : "Malade". Certes, ce fut quasi le cas l'ensemble de la journée. Mon ventre me détruit et je soupçonne le chinois d'être à l'origine de la douleur. Proverbe bien connu : quand un chinois ne t'aime pas, se venge sur ton estomac. Alors que je tente d'aller chercher un coca pour aider un peu, je manque de m'évanouir à la caisse du supermarché d'en-bas, tandis que les gens me regardent comme si j'étais un zombie.

 

Vers 19 heures, je me sens un peu mieux. Mon hôte de Tolède m'a lâché au dernier moment. Ca tombe plutôt bien, je n'étais pas en état de prendre le bus. Et puis mon Allemande...

 

Je passe la soirée en sa compagnie, en tête à tête. La douleur m'a abandonné, je redécouvre les joies de la vie. Simple comme un sourire, un rire, des yeux verts qui pétillent. Un charme irresistible. On aborde tous les sujets, des plus bénins au plus profonds. Un humour, que dis-je, un HUMOUR. Je reste cependant fidèle à mon principe, malgré cette envie intense. Elle est somptueuse, Madrid est magnifique, la vie est belle.

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Madrid, je suis amoureux. De toi. Je ne m'imaginais pas vivre dans une grande ville, encore moins dans une capitale. Je reconsidère mes propos. Ce fut un coup de foudre.

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 16:56

Titre accrocheur n'est-ce pas ?! Les reactions sont divisées ! Non, tu n'y crois pas ? Enfin, il serait temps !? C'est impossible, qu'est-t-il arrivé ? La réponse, dans quelques lignes.

 

Samedi matin, 14 heures, je décide d'émerger et de manger dans un grand restaurant américain. Erreur fatidique. Depuis New York, ca ne passe pas. Les conséquences seront désastreuses.

Je me décide à aller au centro del Arte Reina Sofia (arrête de sourire Romain D. !), connu mondialement pour Guernica. Après avoir visité la ville, c'est une suite logique. La tableau vaut le coup d'oeil il est vrai. Mais la foule amassée devant suscite à la fois la moquerie et un certain dégoût. Ca se pousse, on tente de prendre des photos avec flash alors que c'est interdit. De ce fait, ça crie. Certains sont trop près du tableau, ce qui fait sonner l'alarme. Une telle scène de désordre qui me fait penser que c'est Guernica devant Guernica ! (oui, j'en suis fier de celle-là !)

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Pour la première fois du séjour, j'ai eu accès à Internet. Et une couchsurfing propose de se voir pour boire un verre. Je la contacte, sans me rendre compte des conséquences et de l'influence que cette décision aura sur mes trois prochains jours. Sara, du Vénézuela, Jenny, d'Angleterre et Julia, d'Allemagne. Trois pays amis donc. Et toutes trois sur couchsurfing, la dernière dort d'ailleurs chez la première.  

Je tombe vite sous le charme de notre amie allemande, ja, gut ! Ach so, elle a "un espèce de copain" (je retranscris l'expression utilisée), ce qui m'interdit toute tentative.

Elles nous invitent à un concert électro, où je convie Oscar, grand amateur de musique. Et c'est ainsi que pour la première fois de ma vie, je me rends à ce type de concert, avec ce type de public. Oui, j'utilise le terme type, pas du tout de facon dégradante, mais par commodité. Car il y a une différence que je qualifie d'abyssale entre le public de Frédéric François et un concert électro underground.

 

Sara me propose du coca, je prends la paille et aspire. Au même moment, elle me dit que c'est de l'alccol. Elles ont du voir à mes yeux l'effet d'une telle annonce. Là, une course contre la montre s'engage, il faut rejoindre le plus vite possible les toilettes afin de recracher la substance pêcheresse de ma bouche. En plein milieu d'un concert électro, vois-y là une véritable mission impossible ! Arrivé aux toilettes, il y a la queue... chez les mecs ! Ca n'arrive jamais ! Je double, tentant d'expliquer avec des gestes le but de ma mission. Ouf, sauvé !

Comment ai-je pu ainsi me laisser trompé ? Non, ce n'est pas les yeux de Julia.

Calimocho. Les Espagnols ont cette horrible habitude de mélanger du vin et du coca. Et quand je dis horrible, je pense personnellement au bon coca, mélanger avec du mauvais vin ! Mais j'ai aussi vu le contraire ! Je menace Sara d'une mauvaise référence Couchsurfing !

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Nous finissions la soirée devant un live de musique, encore !, puis à l'appartement. Les filles sont toujours avec nous, ce qui n'est pas pour me déplaire. Six Italiens, un Hongrois, une Singapourienne (pas sûr !?), deux Allemands, une Anglaise, deux Francais, cocktail d'une bonne soirée. J'ai l'impression de refaire mon Erasmus ! Une discussion me reste gravée : une Italienne qui après quelques minutes m'expliquent qu'elle n'est pas fidèle... ^^

 

PS : résumé de la vie Erasmus : mon hôte ou encore l'Italienne, après le Botellon de la veille, se sont réveillés à.... 20 heures, et enchainent. C'est ce qu'on appelle le rêve Erasmus.

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