29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 10:46

     Après avoir fini mon épisode rwandais, il est grand temps de revenir sur mes vacances européennes.

Pour ceux qui ont manqué quelques épisodes, j’ai donc effectué un Tour d’Europe en quarante-et-un jour au sein d’une clio 1995 avec deux amis et 3€ à dépenser pour ma survie (essence non-compris).

 

Il y a donc les photos, celles qui fascinent nos proches, qui donnent envie de voyage à tous les amateurs. Il y a les anecdotes qui interpellent beaucoup mes amis. Ma préféré : l’histoire des policiers grecques. Il y a aussi des phrases qui font mouches. « Plus de 15 000 km ». « J’ai rencontré le Père Noël ». « J’ai franchi le cercle polaire arctique ». Il y a des mets qui resteront longtemps comme des grandes saveurs européennes (avec une préférence pour les loukoums…).

 

 

 http://europatour-2009.over-blog.com/10-index.html 

 


Et puis il y a une Déception. L’impression d’être passé à côté de quelque chose que je recherchais. Les Européens. La population européenne. Les échanges, les contacts, les discussions. Quelques-unes, en compagnie des amis Erasmus. Sans aucun doute les meilleurs moments. J’ai appris beaucoup aux côtés des quelques européens que j’ai côtoyé. Leur culture, leur histoire, leur politique, leur vision du pays. Pour le reste ce fut trop bref. Trop …

 

Avec des si… Avec des si je le ferai différemment. Avec des si j’irai plus au contact de la population. Avec des si je ferai moins de kilomètres. Avec des si je visiterai moins de pays. Avec des si j’irai plus en profondeur dans certaines contrées. Avec des si je partirai en stop. Avec des si, j’aurai pu finir mon mémoire en juin et avoir plus de temps pour le stop.

Oui, avec des si, c’est plus facile.

 

Plus j’y repense et plus ce sentiment est fort. Comment revenir déçu après autant d’aventure. Justement c’est ce mot qui m’a également manqué. Tout était trop facile. Ce n’était pas vraiment une aventure. C’était des jeunes gens qui regardaient les prix bas, qui dormaient dans leurs tentes et qui partaient au petit matin faire quelques clichés d’un lieu paradisiaque. Des photos, il y en a. Trop sans doute. Taper sur Google les endroits que nous avons visité, mettez y vous avec Photoshop et dites que vous êtes partis avec nous… facile n’est-ce pas ?

 

Des touristes. Ce mot colle à mon tour d’Europe. Quant j’ai vu les photos c’était clair comme de l’eau. J’ai fait mon touriste radin. J’ai vu beaucoup de chose. Je n’ai pas beaucoup appris. Je suis revenu content d’avoir découvert des beaux endroits. Je n’étais pas changé comme je le fus l’année dernière. Je ne fus pas voyageur.

 

Bien sûr, ceci est un sentiment très personnel que mes coéquipiers sont sans doute très loin de partager. Cependant c’est le mien. Incrusté au fond de moi depuis quelques semaines, voir quelques mois. Je le sentais pendant ce tour d’Europe. Je le vivais. J’étais touriste. Je n’étais pas toujours heureux. Je ne voyais pas les choses comme l’année dernière. Pendant le Tour de France je ne me suis jamais senti aussi libre. Pendant ce tour d’Europe je me sentais prisonnier d’un système qui nous disait d’être présent dans une ville tel jour, de prendre des photos, d’effectuer un petit tour et de repartir.

 

Bien sûr c’est moi-même qui me suis enfermé dans ce système. Personne ne m’a obligé. Mais si vous songez à découvrir quelques contrées en mode aventure, ceci est juste un appel à la liberté. Lâchez les voiles mais ne prévoyez pas chaque jours de ce voyage. Vivez au jour le jour. Pensez souvent que ces moments peuvent être les derniers de votre vie.  Allez là où le vent vous emporte. Echangez, discutez, partagez avec ceux qui peuvent devenir en quelques secondes vos hôtes. Et souriez devant tant de gentillesse. C’est à ce moment là que vous comprendrez que la vie est belle.

S’il y a un moment qui m’a manqué c’est celui-là. L’accueil d’un inconnu. Sa bonté. Son grand cœur. Sa maison grande ouverte, les clefs dans mes mains.

 

Les clefs du bonheur, que je n’ai pas trouvé pendant un Tour d’Europe…   

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 10:02

 


 

 

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 09:59

 

P1030581.JPGCe dimanche là rien de notable ne vaut vraiment la peine d’être raconté. Ce ne fut que route, à une vitesse normale, avec quelques ralentissements au niveau de l’Allemagne. Vers 13h, nous avions déjà passé le Danemark et avons mangé pour la dernière fois dans une boulangerie allemande notre traditionnel pain avec un peu de confiture. Nous avons fait de l’essence une dernière fois en Belgique, alors que la nuit était déjà tombée. Nous sommes revenus par chez nous un peu après minuit, je crois.

Sur le chemin du retour nos pensées respectives devaient être à peu près similaires. Il y avait sans doute de la surprise mêlée à de la fierté, car il faut bien avouer qu’au départ nous nous demandions si nous irions au bout. C’est notamment la question du véhicule qui posait problème, puisqu’effectuer tant de kilomètres en aussi peu de temps avec une voiture de plus de 10 ans nécessite beaucoup de chance. Nous y avons eu droit, notre destrier ayant parfaitement relevé le challenge, avec aucun problème à relever.  Dans l’équation figurait également la question du mental comme du physique. Nous partions 50 jours, ce qui au final n’est pas si énorme que ça, mais ce devait être 50 jours de privation compte tenu de l’objectif des 3 euros par jour et par personne. Là encore, nous n’avons pas failli, si l’on excepte les quelques entorses à la sacro sainte règle lorsque nous jugions qu’il nous fallait un repas à la hauteur des évènements (cf arrestation par la police grecque). De même, ça n’a l’air de rien, mais il fallait se supporter. Avantage Révillon sur ce point, qui nous connaissait bien tous les deux, alors que Romain et moi ne savions quasiment rien l’un de l’autre avant l’aventure. Il s’agissait donc de relever le défi de la communauté de vie, durant ces 50 jours, où aucun moment de solitude ne nous serait accordé, ou presque. Pour les solitaires qui sommeillaient en chacun d’entre nous, c’est une fois encore un challenge réussi, puisque si l’on excepte le petit incident norvégien, tout s’est bien déroulé.

Alors que chacun refait ses comptes dans l’automobile qui nous ramène en France en ce dimanche 16 aout 2009, je pense que le bilan est donc assez positif. Nous n’avons pas marché sur la Lune, et il n’y a pas de quoi faire ce Tour d’Europe une aventure hors du commun, qui mériterait d’être citée dans les exemples du genre. Bien des gens de notre âge ont du faire la même chose, sans doute parfois mieux. Néanmoins il semblerait tout de même qu’ils ne soient pas nombreux, et c’est là que réside notre part de fierté, dans une certaine originalité, une part de non conformisme. Il y avait dans cette aventure une recherche des autres et une recherche de soi, et alors qu’on décrit notre génération comme cherchant ses repères, nous ne nous fondons pas dans la masse. De même ce voyage était une ouverture, une ouverture à l’Europe, ce continent qui nous intéressait tant, peut être parce que nous savons que l’avenir se jouera avec lui. Mais très simplement ce périple nous aura donné l’occasion de vivre certains de nos rêves, ceux de dépasser les frontières et de voir de l’ailleurs ; et nous savons tous qu’aujourd’hui comme hier, ça n’est pas du luxe. En ce sens, pour avoir osé, pour avoir cédé à nos envies les plus folles, peut être pourrons nous un jour nous vanter d’avoir été, pendant un temps, une étrange sorte d’aventuriers.

Lucas

 

Les Allemands refont leurs ponts, et nous patientons. Sur la route de Jack Kerouac me tient compagnie et me donne d'autres idées un peu folles. Ce tour d'Europe restera positif puisque j'ai découvert de nombreux paysages et de nombreuses villes. Mais j'ai un regret qui me poursuit depuis quelques mois maintenant : celui de ne pas avoir assez appris sur la population européenne. J'ai grandement apprécié les séjours chez nos différents amis Erasmus, et c'est à ces endroits où j'ai eu l'impression d'être pleinement dans le Tour d'Europe. Alors, si quelqu'un d'un peu fou passe ici et rêve d'un tel périple, je lui conseillerai d'entrer un peu plus en contact avec la population locale. Je pense qu'on aurait pu par exemple se faire parfois quelques heures chacun de notre côté, en essayant de partir à l'abordage des autochtones. L'exemple norvégien a montré qu'après quelques milliers de kilomètres, ce n'était pas toujours facile de garder l'ambiance au beau fixe. Il faut que chacun puisse avoir un peu de liberté, un peu de temps libre, seul.

Alors oui, si je dois reprendre la route, je vais profiter de cette expérience européenne. 41 jours qui nous auront appris autant qu'une année de cours, si ce n'est plus, et pour des frais plus que réduits.  Beaucoup pensaient qu'une telle expédition de 15 000 km en Clio 1995 était impossible. Mais ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.

 

Jérémy

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 09:58

Réveil sous la pluie, un de plus !  Aujourd’hui est le jour où nous quittons la Norvège. Après un réveil tardif pour certains d’entre nous, vers 11h, nous filons alors vers Bergen, doucement, tranquillement. Une fois là bas nous aurons tout le temps de visiter la ville, puis d’embarquer dans la soirée dans le bateau qui nous conduire jusqu’au Danemark durant la nuit. Vers midi, Bergen est déjà en vue, et notre réservoir est vide. Nous avions prévu le coup afin de ne pas devoir racheter de l’essence à prix d’or ici.

Pour assurer le coup, nous décidons de rechercher le port et le quai d’embarcation dès notre entrée dans la ville. Nous peinons le trouver. Sur le bon de réservation, Jérémy nous dit qu’il faut chercher un endroit dénommé « Stavenger », c’est là que nous embarquerons. Après plusieurs recherches infructueuses, on s’aperçoit que Stavenger n’est pas un endroit de Bergen, mais une ville ! Située à 200km plus au sud ! A qui revient l’étourderie, peu importe, mais c’est ainsi que la visite de Bergen fut avortée. Car en Norvège les routes ne sont pas droites, et on ne fait pas 200km aussi rapidement qu’en France. Il nous faudra notamment prendre quelques ferrys entre les Fjords pour arriver « à bon port », et surtout remettre de l’essence…

Le premier ferry nous coûte 30 euros, la pilule est dure à avaler…je suis d’autant plus dépité que je comptais acheter quelques souvenirs à Bergen, cette entreprise parut alors difficile maintenant que l’emploi du temps fut chamboulé. Au bout de 4h, de quelques « tolls » et ferrys, nous parvenons à Stavenger. De suite, nous cherchons l’endroit où il nous faut embarquer, là encore nous galérons. On demande même renseignement au musée du pétrole norvégien, que nous rencontrons. La demoiselle qui nous accueille nous dit qu’il faut aller à Taranger, à 15km d’ici. Va-t-on trouver ce fichu rafiot ? La ville de Stavenger est construite sur plusieurs îlots, et rien ne semble indiquer un port de ferrys à proximité. On décide dont de suivre son conseil. Il s’avère qu’il fut judicieux, puisque quelques minutes plus tard nous nous retrouvons dans la file d’attente au milieu d’européens venus de contrées diverses. Pour  tuer le temps, on se refait une partie de trou du cul. Une fois de plus, notre vieille amie la faim nous fait sentir sa présence, mais nos derniers deniers norvégiens ne nous permettent d’acheter que 2 minuscules sandwichs dans un distributeur. Auparavant, dans les ferrys, j’avais réussi à couper ma faim en buvant quelques chocolats chauds obtenus gratuitement et en avalant des sucres.  Au même moment, Jérémy n’avait lui pas hésité à finir  ce qui restait dans une assiette délaissée ^^.

Alors que nous patientons toujours pour embarquer, Romain fait la conversation avec un néerlandais, celui-ci nous annonce une mer agitée pour la nuit. Sous les coups de 21h, nous embarquons enfin. Dès l’entrée dans le navire, on s’installe devant la scène du bar où le chanteur guitariste règle son instrument. En une bouchée, nous dévorons notre maigre sandwich acheté une heure plus tôt. Ce tour d’Europe promet alors de se finir dans l’esprit de sacrifice et de privation qui a prévalu presque tout le temps. Nous nous préparons à passer la nuit avec ce peu de nourriture dans le ventre…C’était sans compter la faim qui parfois vous pousse à franchir des limites qui vous paraissent infranchissables en temps normal. Ainsi, devant les poulets frites qui défilent devant nos yeux, venant satisfaire la faim des centaines de passagers, l’envie est grande de sortir la carte bleue et de faire un dernier craquage pour célébrer la fin de l’aventure. Mais il serait trop bête de craquer maintenant…Avec Jérémy nous  cherchons alors à récupérer discrètement les plateaux déposés par certains passagers n’ayant pas tout mangé leur assiette. Inutile de préciser qu’un sentiment de honte m’envahit, mais j’essaye de le mettre de côté afin de penser à l’essentiel : ne pas dormir le ventre vide. Nous sommes récompensés une première fois avec quelques frites, mais c’est encore bien trop peu. A un moment donné, je décide d’intervenir auprès de l’employée qui débarrasse les plats en les jetant à la poubelle devant nos yeux. Ma timidité semble disparaitre subitement à cet instant, même si je ne peux dissimuler ma gêne. J’ignore ce qu’elle pensa de notre situation, si elle comprit ce que j’ai voulu lui dire, mais elle m’expliqua que nous risquions d’être malades si on se mettait à manger les restes. Désemparé par sa réponse, elle qui craint surement d’être rappelée à l’ordre par ses supérieurs, et dépité par les regards accusateurs des gens aux alentours qui commencent à s’interroger, je décide d’abandonner et de retourner au bar où Romain est resté, devant le guitariste qui s’est maintenant mis à jouer. Le musicien est bon, même excellent, mais notre échec m’empêche de profiter pleinement de la situation. C’est alors que Jérémy revient en héros, avec deux assiettes pleines de saucisses et de purée ! Hilare, il nous explique que la serveuse a en fait expliqué la situation à sa supérieure, qui a décidé de « faire un geste ». Quelques secondes auparavant, un suédois qui avait compris notre petit jeu était venu voir Jérémy pour lui proposer de nous payer notre repas, mais celui-ci avait bien fait de refuser.

P1030574.JPGTout heureux de cette bénédiction, nous en dégustons chaque bouchée. Seul Romain peine à en profiter pleinement, à cause du mal de mer qui commence à lui jouer des tours. Il parviendra à le calmer par la suite grâce à un cachet de menthe poivrée. Peu après, Jérémy et Romain décident de partir vers la salle des couchettes afin de dormir. N’ayant pas sommeil, je reste encore un peu devant notre guitariste, un écossais, qui enchaine les bonnes prestations, reprenant notamment Eric Clapton. Je file ensuite faire un brin de toilette, me raser notamment, ce qui ne fut pas fait depuis la Finlande. Peu après, je visite le shop où il faut s’efforcer de ne rien faire tomber car le bateau commence à tanguer sérieusement. Quand je reviens au bar, où l’écriture de l’introduction de ce blog m’attend, ce dingue de chanteur est encore là, avec une reprise de « Highway to Hell » d’AC/DC à la demande d’une bande de potes éméchés.  C’est l’un des rares moments de solitude de ce tour, une sensation inconnue depuis maintenant 48 jours. L’ambiance est étrange, et cette fois ça pue la fin. Peinant à réaliser que nous revenons le lendemain, j’écoute notre écossais. Peinant à réaliser que nous venions de franchir 23 frontières différentes en si peu de temps, parcourus près de 15000 km, je me laisse bercer par la musique. Alors que le chanteur raccroche sa guitare, la fatigue ne  me fait toujours pas vaciller. Je m’en vais alors faire un tour sur le pont, voir d’un peu plus près l’immense masse de fer se soulever et retomber sur la mer noire et agitée, comme l’avait bien dit le néerlandais. Pas d’étoiles dans le ciel norvégien, ou peut être quelques unes, mais effacées par l’éblouissante lumière du ferry : « BERGENSFJORD ». P1030570.JPGCa venait donc de là cette histoire de Bergen… ! L’envie d’aller me coucher n’était toujours pas venue, mais il était maintenant 1h30 du matin, et je décidais donc de me rendre au devant du 4e pont, dans la salle des couchettes. Installé dans un siège qui s’inclinait peu, je mets une bonne heure à m’endormir. Alors que je commence à y parvenir, le son atroce de vomissements d’une femme assise à proximité me sortent de la torpeur ainsi qu’une partie des passagers. C’était sans compter la franche partie de rigolade qui suivit entre elle et sa voisine, ce qui cette fois réveilla toute la salle. C’était une allemande. On m’avait bien dit que les allemands étaient impossibles à vivre une fois qu’ils sortaient de leurs frontières…Ma deuxième tentative d’endormissement sera vaine, et vers 3h45, je décide donc de trouver un autre endroit où dormir sur le Bergensfjord. Je le trouve sur l’une des banquettes du bar mais le froid vient troubler ce qu’il reste de ma nuit. A 6h30, l’appel du capitaine achève mon supplice, et je retourne dans la salle des couchettes où je retrouve un Jérémy réveillé. Vers 9h30, nous débarquons. La route finale nous attend.

Lucas

P1060385.JPGCette erreur et la course poursuite qui s'en suit me fait mal. Financièrement bien sûr, mais c'est surtout un nombre considérable de Fjords et de villes que nous avons manqué. Qu'importe, nous ne manquerons pas notre Titanic ! Sur celui-ci, j'ai apprécié l'épisode recherche de nourriture qui fut un véritable succès et me permit d'observer la gentillesse de nos amis norvégiens. Et puis après une nuit paisible, j'ai vu le soleil se lever pour mon plus grand plaisir. Il reste maintenant pas mal de route avant notre retour.

Note de la journée : 10/20.

Jérémy

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 09:57

 

 

Une fois encore en terre norvégienne, la pluie nous attend au réveil. Ce matin Jérémy est déjà réveillé depuis 6h. C’est sans notre ami que nous déjeunons avec les victuailles que nous a offert la veille au soir notre seigneur éphémère.

Je me sens fatigué, il faut dire que les protéines manquent cruellement dans notre alimentation.P1030526.JPG Le fait que j’ai refusé de gober les œufs de notre ami norvégien le matin alors que Jérémy s’y est forcé n’a rien arrangé. Cette  fatigue s’accentue encore après une promenade effectuée en début d’après midi dans la nature, où ne rencontrons que peu d’hommes, mais une poignée d’ânes et de chiens. P1030510.JPG 

 

 

La balade se termine par une véritable ascension au milieu des roches et des fougères pour rejoindre notre chemin.

Au fil de la route, entrecoupée par quelques pauses, il y a l’odeur de fin. La fin de l’aventure, la fin du voyage. Rien de très précis ni d’évocateur, juste une sensation, quelque chose dans l’air. Ces derniers jours norvégiens ont été quelque peu différents du reste du séjour. Il y a d’abord le temps, qui rompt totalement avec le ciel bleu qui régnait au dessus de nos têtes jusqu’à ce que nous passions la frontière. Mais aussi notre façon d’agir, sans  véritable planning, sans contraintes de temps. Nous déambulions, nous arrêtant quand nous le souhaitions, au gré du vent, et des secrets des Fjords. C’était comme s’il n’y avait plus rien à faire, plus besoin de se presser, qu’il fallait laisser venir le temps. Mais cela avait ses avantages. Vers 16h, une pause nous permet de découvrir les charmes d’un petit village, et de ses maisons rouges, toutes faites de bois. P1060368.JPG Le fait de ne pas s’être fixé une liste exhaustive de choses à visiter nous permet de nous poser plus tôt aux emplacements prévus pour la nuit. Ce jour là, vers 18h30 la tente était déjà plantée, au pied d’un Fjord, au bord de l’eau. Entre nous la tempête est sur le point de passer. Romain décide d’aller se baigner, et de rejoindre à la nage un petit îlot. Alors qu’il n’est que 21h, on se couche en silence, après cette journée de pérégrinations.

Lucas

P1030523.JPG

Après un petit-déjeuner assez original (ah oeuf et poisson cru...), je me lance à l'assault de La Fontaine et de Kérouac, alors que l'ambiance reste pesante. Le soleil est cependant présent et on peut apprécier un peu mieux les Fjords. Après une petite rando sympathique mais dispersée, on retrouve Romain isolé dans sa Mercedes. On remplit les gourdes, sans le savoir, c'est une dernière. Après un trou du cul où Lucas devient président (mais c'est une révolution), nous nous couchons avec un petit sourire aux lèvres. La vie du groupe va reprendre demain, avec de nombreuses surprises...

Note personnelle : 13,5/20

Jérémy

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 09:56

 

P1030450.JPGAprès une nouvelle nuit passée dans le froid, c’est un peu à reculons que j’entre dans cette journée norvégienne. Le climat commence à me taper sur le système, et les journées me paraissent longues. D’autant que cette journée là sera placée sous le signe de la galère. En effet, par souci d’éviter les itinéraires couteux, nous sommes contraints à plusieurs demi-tours. Ce jour là, nous décidons là aussi de ne pas respecter un planning serré, et de nous arrêter là où il nous plait.

Vers 15h30, nous nous stoppons sur une aire de repos afin de manger. Le norvégien stationné devant nous vient alors à notre rencontre, afin de discuter un peu. Si nos contacts avec la population locale ne furent pas nombreux, ils furent néanmoins plus que positifs. Cet homme fut l’incarnation de ce sentiment, venant spontanément adresser la parole aux étrangers que nous sommes, s’intéressant à la raison de notre venue dans son pays, ainsi qu’à nos vies. Je ne suis pas sûr qu’un tel état d’esprit soit commun à tous les peuples... P1030463.JPG

Durant l’un de nos arrêts, alors que nous contemplons l’océan à la limite d’un Fjord qui se jette à l’eau.


P1060350.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A ce moment là j’ai réellement le désir d’en finir avec ce tour d’Europe. Le mauvais temps ne venant en rien arranger les choses.  Cependant je n’abdique pas et continue à laisser la faim me tirailler, à l’instar de mes coéquipiers. Après le ferry, nous roulons encore un peu.

Vers 19h30, Romain finit par stopper le véhicule. A ce moment là, il faut dire que l’endroit est plutôt bien choisi, au bord d’un fjord, dans une sorte de petit village de pêcheur. Nous discutâmes pendant une bonne heure alors que le jour mourrait lentement sur les barques des pêcheurs, et ce de tout et de rien, des empereurs romains jusqu’à nos petites amies respectives. Une donnée essentielle restait en suspens : l’obscurité pointait le bout de son nez, nous n’avions toujours rien mangé en guise de repas du soir, et nous n’avions plus rien réserve si ce n’est une seule banane. Jérémy et moi décidons alors d’aller frapper aux portes, comme des mendiants, afin de demander un peu de pain, de voir un peu ce que la solidarité norvégienne avait à nous montrer. P1060363.JPGNos premiers essais ne furent qu’échecs. Les habitations n’abondaient pas dans les parages, et à la première d’entre elles, il n’y eut aucune réponse. Un peu en contrebas, nous tentons notre chance à une petite résidence isolée. Après avoir toqué, quelqu’un vint entrouvrir la porte d’entrée. A la vue d’étrangers, alors que la nuit venait de tomber, il referma aussitôt. Soudain l’accueil norvégien nous avait quelque peu refroidis. En même temps, nous devions peut être avoir l’air effrayants. Vêtus comme deux voyageurs de fortune, faisant fuir les moutons qui nous entouraient dans les pâtures avoisinantes, en pleine soirée. Alors que nous commencions à perdre espoir, nous croisons deux vacanciers, eux aussi norvégiens, revenant d’une maison éclairée au loin. Après avoir un peu discuté avec ces deux types forts sympathiques, nous nous dirigeons vers la maison, espérant la providence. Un homme nous ouvre, un peu éméché. Avec difficultés, Jérémy lui explique notre situation, il doit s’y reprendre à deux fois car notre nouvel ami n’a pas l’air de bien saisir. Finalement, après avoir compris quelque peu, il se transforme en véritable bienfaiteur. Alors que nous ne demandions qu’un peu de pain, ce norvégien nous l’offrit, accompagné de petits poissons tout justes pêchés, d’un poivron, et de quelques asperges. Nous remercions chaleureusement cet homme, et repartons manger l’unique banane qui nous restait. Après cela nous repartons sous la tente, où nous nous couchons sans dire un mot.

Lucas

 

Mister Lucas à insister sur un épisode mais il oublie le début de la journée ! Tout d'abord, une petite approche d'un glacier qui donnait envie de s'aventurer un peu plus loin ! Puis ce fut le Sognefjord, le plus grand de Norvège, le second du monde. Un rayon de soleil nous permet même quelques jolies photos ! Et puis lors de notre traditionnelle danse, "chute, chute de l'appareil photo !". Heureusement, notre chasse à la nourriture en soirée nous a permis une rencontre bien sympathique avec un norvégien taquin, toujours prêt à blaguer sur les Français.

Note personnelle : 13/20

Jérémy

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 09:55

Pour la première fois du voyage, nous connaissons la désagréable sensation d’un réveil sous la pluie, alors que l’office du tourisme nous avait prédit le beau temps, un argument touristique sans aucun doute. Une journée semblable à celle d’hier nous attend du point de vue des paysages. Sur la route, il nous faut refaire de l’essence, et cette fois ci c’est à mon tour de payer le plein. J’explose mon compte avec ce précieux pétrole norvégien ! Pour voyager dans la région, embarquer sur un ferry est quasiment une étape incontournable. Ce coin là de la Norvège est véritablement morcelé, et il faut parfois faire des détours de plusieurs dizaines de kilomètres pour arriver de l’autre côté d’un fjord. Cependant, quand cela est possible et raisonnable, nous évitons les ferrys, dont l’utilisation reste couteuse, même si le GPS joue contre nous en nous les conseillant.

P1060319.JPGAlors qu’une fine pluie continue de tomber, nous nous arrêtons faire une randonnée au bord d’un fjord. Le mauvais temps nous laisse cependant la possibilité de quelques superbes clichés. Nous récidivons plusieurs fois ce genre d’arrêts sur notre chemin, quand nous estimons que les endroits en valent la peine.

Lors de la pause du midi, on s’offre le grand luxe. Sous l’insistante pression de Romain, nous décidons d’acheter une petite portion de saumon fumé. Il faut dire qu’il serait dommage de s’en passer en Norvège, où la pêche de ce poisson est une institution, ce qui le rend d’ailleurs davantage bon marché que par chez nous.

Alors que la fin d’après midi montre à peine le bout de son nez, nous décidons déjà de rechercher P1060320.JPGun emplacement pour camper. Nous dénichons un endroit vraiment superbe, au pied d’un glacier, entourés par les petits ruisseaux glacés qui découlent de celui-ci. L’atmosphère ne peut qu’être humide dans un tel contexte, mais l’endroit nous plait. Nous sommes en fait situés dans une sorte d’endroit réservé au camping sauvage, autorisé en Norvège, puisque d’autres voyageurs ont pris position non loin de nous. C’est le cas notamment de touristes français que nous rencontrons, qui ont pris l’habitude de venir rouler chaque année en Norvège à bord de leur camping car. Cet emplacement a l’avantage de nous éviter la toilette dans l’un des petits cours d’eaux avoisinants, et de nous procurer une eau relativement chaude pour retrouver une certaine dignité. Pour ma part, je n’ai à ce moment pas lavé mes cheveux depuis Tampere, et ma barbe certes peu volumineuse nécessite cependant d’être rasée !

En début de soirée, la pluie s’est de nouveau remise à tomber, et nous sommes alors contraints de rentrer sous la tente où une traditionnelle partie du « trou du cul » nous attend. Lors de la partie l’ascenseur social semble bloquer, Jérémy restant solidement accroché à son poste de président alors que Romain et moi stagnons en classe moyenne ou au triste poste de « trou du cul » ^^.  Ainsi se termine une journée relativement tranquille, une de plus au compteur alors que notre descente vers le Sud se poursuit inlassablement.

Lucas

P1060339.JPGJ'avoue que la pluie commence à jouer sur mon moral, si bien que je décompte les jours avant notre retour dans le NPDC. Cependant, j'ai apprécié cette journée, faîte de Fjord et de glacier (même si ce n'est guère originale ici !). A plusieurs reprises, les paysages me rappellent l'Ecosse mais je regrette son soleil (si, si, je vous jure !). Notre première balade se conclu par un premier bilan du voyage et nous observons les parcmètres norvégiens : un boîte en bois qu'il faut ouvrir pour déposer l'argent. Pour le voleur, il n'y a qu'à se servir... (mais il n'y a pas voleurs en Norvège !) Une journée sympa donc, mais qui manque d'un petit quelque chose. Cette chose qui permettrait vraiment de faire décoller la Norvège dans mon coeur.

Note personnelle : 14/20.

Jérémy

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 09:54

De nouveau, c’est un ciel sombre qui vient nous saluer pour cette nouvelle journée. J’apprends ce matin là que Lens a été défait 4-1 par Bordeaux et non pas 2-1 comme voulait me faire croire le sang et or Romain.

P1030381.JPGSur la route que nous reprenons rapidement, les nuages se font de plus en plus bas au milieu des montagnes. Nous commençons à appréhender le paysage qui ne nous quittera pas pendant les jours norvégiens, celui de la route des Fjords. Les vues offertes sont splendides, même si une sorte de brouillard permanent tend à gâcher le spectacle proposé par les lacs, les monts et les chutes d’eau.  On nage en pleine atmosphère nordique, s’engouffrant dans cette fumée froide, alors que nous nous dirigeons vers notre seconde ville étape : Ålesund.

Dans la matinée, on s’arrête à l’office de tourisme d’une petite ville à l’entrée de la côte des Fjords. La tentation du vol de nourriture ressurgit chez les deux plus malhonnêtes d’entre nous, mais ils résistent. A l’office, on  récolte quelques informations sur les endroits intéressants à visiter, et la dame qui nous explique le topo souligne bien qu’il sera fort difficile de vivre avec 3€ par jour dans son pays. On s’en doutait…Cependant, alors que nous passons dans un supermarché pour nous ravitailler, première surprise : nous trouvons un pain à 0,5€ (alors que ceux vus à Trondheim approchaient les 2,5 euros). Nous profitons de l’aubaine et en achetons 4. A la caisse survient la deuxième surprise. Avons-nous influencé Romain dans le mauvais sens ? Celui-ci a-t-il jeté l’éponge devant toute tentative de nous moraliser et décidé de suivre notre route ? En effet, devant nos yeux ébahis, Romain parvient à sortir du magasin sans avoir payé les bananes que nous avions prévu d’acheter. Maladresse ou geste intentionné ? Nous ne le saurons jamais ^^.

P1030362.JPGSur la route d’Ålesund, on stoppe le véhicule à un cimetière pour y recharger nos bidons d’eau, comme nous le faisons depuis le tout début. L’église voisine  parait intéressante, tout en bois à l’intérieur, et le gardien qui se trouvait justement là nous invite à y rentrer pour une visite express. Celui-ci paraissait passionné par l’édifice, et nous profitons pleinement de ce guide inattendu.

Dans l’après midi, c’est l’arrivée à Ålesund. D’entrée on a l’impression d’une très jolie ville, impression renforcée après avoir monté la colline qui surplombe la cité. On s’aperçoit alors que celle-ci a littéralement été bâtie sur un fjord, étant composée de quelques îlots qui s’avancent vers la mer glacée.P1030346.JPG

 

 

 

Nous quittons la belle cité norvégienne en fin d’après midi pour continuer sur la route des Fjords. On fait une pause dans un petit coin perdu et humide à proximité d’un torrent, au cœur d’un bosquet. L’occasion est trop belle de déguster des poignées entières de framboise, qui foisonnent à cet endroit. Un peu plus loin, nous nous posons pour continuer notre gouter fait de pain, de confiture et de « poesia », cette pâte à tartiner dénichée dans une petite supérette norvégienne qui fut une révélation pour moi, je la préférais même au pot de nutella que nous avions embarqué à notre départ. A mon retour, j’essayais de me procurer cette pâte à tartiner mais je n’en ai trouvé qu’une pâle copie, la saveur était perdue à tout jamais dans les souvenirs du tour d’Europe. Sans doute la faim devait elle jouer pour beaucoup dans mon appréciation !P1030389.JPG

Une fois de plus nous nous couchons sur fond sonore de quelques histoires de mieux en mieux narrées au fil du temps ! Un traditionnel « mars » nous accompagne en guise de dernier repas, mais j’ai oublié sa provenance. Alors que je m’endors presque, j’entends une voiture passer et s’arrêter. Va-t-on encore devoir déguerpir ? Les norvégiens sont ils aussi accueillants que les grecs ? Finalement, rien ne se passe. Il faut dire que plus tôt dans la soirée, le « propriétaire » nous avait donné son accord, après nous avoir cependant demandé notre nationalité ! Dans un froid qui fut rarement aussi intense durant le tour, la nuit s’annonçait difficile. Elle le fut, et que ce soit jean ou pull enfilés pendant la nuit, rien n’y fit. C’est dit, nous finirons le voyage dans le froid.

Lucas

 

Aujourd'hui, Lucas a remporté notre mini-lotofoot, avec notamment la victoire de ses protégés bordelais contre les protégés lensois de Romain. Alors forcément, il a le sourire ! Romain, destabilisé par une telle nouvelle, vole, à l'insu de son plein gré, quelques bananes. Quel Arsène Lupin ce "russe" ! Cette journée reste pour moi la découverte des fables de la Fontaine, gentiment prêté par "Mister Clyde", et qui me change un peu du Rwanda. Ålesund reste également un bon souvenir d'une Norvège bien pluvieuse.

Note personnelle : 14/20.

Jérémy

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 09:52

europa tour (67)La traversée de la campagne suédoise lors de cette matinée nous  offre une nouvelle fois des paysages de carte postale. On s’arrête un instant pour déjeuner, et c’est l’occasion pour moi de constater la générosité de mes compagnons, qui m’offrent une partie de leurs morceaux de pain et de banane étant donné que j’avais, tel un glouton, mangé ma ration la veille. Au début je refuse mais finis par accepter sous leurs insistances.

Sur la route de Trondheim, nous nous arrêtons près d’une cascade haute de 35m de dénivelés. La vue est magnifique, d’autant plus qu’un arc en ciel vient faire son apparition sur les photos.

Une fois la frontière franchie, on s’arrête pour une première promenade en terre norvégienne. P1060230.JPGL’horizon n’est alors composé que de forêts. Notre ballade dure environ 2h30 dans un décor de marécages et de cascades. Vers 17h, il est alors l’heure de rejoindre Trondheim, l’ancienne capitale des rois norvégiens. Sur la route, on s’arrête pour acheter quelques victuailles et même si nous nous y attendions le prix du pain nous fait bondir.  Nous décidons alors de retirer 60 euros de monnaie en se demandant si cela sera suffisant pour les 5 jours qu’il nous reste à tirer dans l’un des pays les plus chers au monde. Cette nouvelle perspective dépensière nous décourage quelque peu puisqu’elle rompt totalement avec l’esprit de notre voyage, mais nous n’avons pas le choix.

P1060246.JPGSi devant la cascade suédoise nous étions en T-shirt, sous un climat chaud et humide, il nous faut désormais ressortir le pull et le jean à Trondheim. Nous ignorons alors que ces deux habits ne nous quitterons pratiquement plus. La visite de la ville se fait donc sous un temps maussade, mais j’apprécie beaucoup l’atmosphère qui y règne. La cathédrale notamment m’impressionne, et le cimetière qui se situe derrière elle a des airs canterburiens, avec ses tombes éparses au sein d’un gazon gras. Sous le ciel gris, on se croirait en terre anglaise. J’ignore si le climat ambiant a joué dans cette constatation, mais la population locale parait triste. Etonnant, quand on sait que les études disent que le peuple norvégien est l’un des plus heureux au monde.

Nous restons une bonne heure et demi dans la ville de Trondheim, qui avait certes de belles choses à nous montrer mais qui se visite relativement rapidement. P1060248.JPG

Il est donc déjà temps de repartir vers le Sud, en prenant soin d’éviter les péages particulièrement nombreux en Norvège  grâce à notre précieux TOM TOM, ceux-ci nous ayant déjà coûté 5 euros ! Précisons d’ailleurs qu’ici, l’honnêteté semble de rigueur puisque les péages existants ne survivent que le temps du remboursement des travaux. Ensuite, ils disparaissent. Il parait que c’est le système qui devait prévaloir par chez nous…

Vers 21h30, nous trouvons un endroit pour se poser. Manque de chance, c’est le moment qu’a choisi la pluie pour tomber. On plante donc la tente en vitesse, mais le mal est fait et l’humidité nous accompagna tout au long de la nuit.

Lucas

La visite de la Norvège commence sous des auspices peu engageantes, puisque les nuages et la pluie fine nous accompagnent. Ce sera la définition du "temps norvégien", tant cette météo va nous poursuivre. La petite randonnée dans la forêt fut bien sympatique même si l'absence d'eau me fit pester. Puis Trondheim, petite ville de pêcheur, et son atmosphère calme, paisible, et même un peu triste...

Note de la journée : 13,5/20

Jérémy

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 09:51

A 7h30, notre hôte nous réveille, après nous avoir préparé un petit déjeuner là encore copieux. On fait nos adieux vers 8h30/9h, après avoir signé un livre d’or, ce que le parrain demande à tous ses invités !

P1030248.JPGNous roulons 40km en commun avec Laura, puis à la frontière suédoise, c’est le moment des au revoir avec Jérémy. Pour la première fois depuis 4 jours, nous nous retrouvons de nouveau à 3, et cette étape finlandaise restera sans aucun doute l’une des plus réussies.

A partir d’aujourd’hui nous reprenons le chemin du véritable tour d’Europe, celui que nous avons presque toujours connu, celui des nuits dans les tentes, des privations alimentaires et des comptes au centime près. Cela s’avère d’autant plus difficile que nous nous dirigeons vers la Norvège, où le coût de la vie est encore supérieur à celui de la Finlande ! Sur la route règne le silence, et celui-ci ne s’envole pas non plus lors du repas, une fois encore au bord d’un lac, mais cette fois ci en Suède. De plus, la route est quelque peu monotone, très droite, et la suprématie de la forêt ne laisse que rarement la place à d’autres visions.

Au fur et à mesure que nous nous dirigeons vers l’Ouest, les nuages nous attendent, le ciel s’obscurcit. De là s’amoncellent les prémisses du temps qui nous attend en Norvège…Nous craignons donc la pluie pour la nuit, sachant que nous n’avons pas passé une nuit sous la tente alors qu’il pleuvait depuis…Strasbourg ! Finalement l’odeur du bitume mouillé finit par surgir aux alentours de 19h. Nous parvenons cependant à trouver un emplacement idéal pour camper, alors que la pluie s’est arrêtée.P1030252.JPG Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée, des campeurs polonais se trouvent non loin de nous. Leur présence va d’ailleurs s’avérer utile, puisque c’est à eux qui nous demandons un briquet afin d’allumer le feu qui servira à cuire nos pâtes ! Des pâtes au feu de bois, accompagné d’un restant de charcuterie et de fromage, c’est une première et surtout un délice.

Nous rentrons vite dans la tente après que Pierre Richard ait ressurgi en moi. En voulant faire ma vaisselle dans la rivière, je glisse et un de mes pieds s’enfonce dans l’eau…Sous la tente nous décidons d’essayer d’évaluer nos journées en les notant (ce que je suis d’ailleurs censé faire sur ce blog) ! Demain nous entrerons en Norvège, ce sera le dernier pays que nous visiterons.

Lucas

P1030256.JPG

J'avoue avoir eu une matinée difficile. Toutes les bonnes ont une fin... Après avoir savouré notre panier repas préparé par la demoiselle, nous avons eu le droit à un beau débat sur l'utilité du caleçon, alors que je me baigne dans un lac, chose commune dans la région. Pour le reste, c'est de la route, de la forêt, de la route, de la forêt...

Note personnelle : 10,5/20

Jérémy

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