5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 05:10

David, avec qui Alba avait débuté son périple, est resté 15 jours à Chiang Mai pour méditer. Et il a eu du flair, tant cette ville porte une atmosphère mystique.

J’ai dû visiter seul la cité, ma partenaire étant toujours souffrante (ce qui commence sérieusement à m’inquiéter, deux hôpitaux en une semaine, et peut-être à nouveau la même à Bangkok, nous ignorons toujours ce que c’est…). Rien de tel que d’être seul pour se retrouver face à soi-même, face à ses interrogations, ses incertitudes, ses doutes ou ses craintes. La solitude de l’homme est parfois sa plus grande inspiration.

Chiang Mai (2)

J’ignore le nombre de Wats, littéralement temples-monastères bouddhistes, que contient la ville. A tous les coins de rues. Wikipédia, source d’information souvent intéressante, présente l’histoire de Chiang Mai en 3 paragraphes mais se plaît à décrire les 8 wats les plus importants !

Chiang Mai (4)

Le Bouddhisme serait la quatrième religion du monde (après le Christianisme, l’Islam et l’Hindouisme). Elle est apparue en Inde au Vème siècle avant notre ère, pour se répandre essentiellement en Asie. Peu pratiqué dans son bassin natal, le Bouddhisme reste cependant essentiel en Asie du Sud-Est. La branche bouddhiste en Thaïlande est theravada, comme dans l’ensemble des pays de la région. Pour simplifier, ce Bouddhisme rejette l’idée d’un Dieu créateur, et considère qu’il faut chercher en soi-même la vérité. C’est la doctrine des anciens, qui s’en tient à la stricte application du canon appelé Pali (si des bouddhistes passent par ici, ils peuvent me corriger).

 

 En Thaïlande, 95% de la population se revendique ainsi. Les moines font partie intégrante de la vie locale, nous les croisons souvent au coin des rues ou dans leurs monastères. Chiang Mai fut donc l’occasion d’aller visiter une dizaine de wats, tous différents d’aspect ou d’atmosphère. Je me surprends encore après plus de cinq mois de voyage à trouver tant d’intérêt dans les temples rencontrés. Souvent, à l’approche du wat, je pensais naïvement « encore un wat, rien de nouveau sous le soleil… ». Et à chaque fois j’observais de nouvelles choses, une nouvelle architecture, de nouvelles idées. Des phrases, pleines de spiritualité, pleines de bon sens, pleines de bons sentiments. Des phrases bouddhistes en somme.

Chiang Mai (5)

Chiang Mai ce fut aussi le retour de Couchsurfing, chez une Allemande (elles me suivent partout ces Allemandes !), Marina. J’ai eu peu de temps pour la découvrir mais j’en garderai le souvenir d’une fille à la recherche d’elle-même, venue en Thaïlande seule, à la sortie du bac, pour essayer d’apprendre la langue, pour découvrir une nouvelle culture. Une fille qui va se trouver tôt ou tard. La ville sera là pour l’aider.

Elle nous a notamment emmenés manger dans un restaurant japonais, et qui dit nourriture japonaise dit sushi ! Et qui dit sushi dit « je me régale et je mouline les mains à énerver un bouddhiste avec mes manières ». Un délice. Le second depuis mon départ (ça fait peu, mais ça permet de les apprécier à leur juste valeur).

Chiang Mai (10)

Enfin, Chiang Mai est la base idéale pour partir à la découverte des éléphants… j’y reviens dans le prochain article (pour un peu plus de photos, allez voir dans l'album, colonne de droite).

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commentaires

M


2 raclettes en une semaine ;)
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S

Ta phrase traduite en anglais, c'est un peu notre "un tiens vaut mieux que deux tu l'auras", non ? Ce n'est donc pas uniquement bouddhiste, ou alors Jean de la Fontaine l'était aussi... 
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